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Dans la mythologie grecque, les Hespérides se comptent traditionnellement au nombre de trois. Leurs noms varient, mais ceux qui reviennent le plus souvent sont Eglé, Erythie et Hespérie. Elles résident dans un fabuleux jardin; le jardin des Hespérides.
Ici elles se prénomment India, Oksana et Gwenaelle. Elles n'ont absolument rien en commun, et pourtant, elles vont devenir les nouvelles Hespérides, en quête de leurs pommes d'or.
Je suppose que les présentations s'imposent, en tout cas, je pense qu'il est nécessaire de les faire, afin de comprendre comment trois filles que tout oppose, vont devenir, ensemble, la bande de bâtardes les plus riches que ce monde n'est jamais connu ...
Commençons avec Gwen.
De son nom complet, Gwenaelle Morel, née le 27 mars 1996 à Lille. Sa mère est camerounaise et son père français, ce qui veut dire qu'elle est métisse. Dès son plus jeune âge, la jeune fille s'aperçue qu'elle avait de certaines facilitées en mathématiques, mais pas ses parents. Elle était toujours première de la classe, mais aucun professeurs ne voyaient le cerveau brillant qui se trouvait en face d'eux.
Même au collège, elle restait la meilleure. Elle aurait facilement pu sauter au moins trois classes. Mais personne ne s'en souciait. Elle passait ses journées au CDI, à lire des livres scolaires de la section lycée. Elle était notamment fasciner par la physique-chimie et la biologie, biochimie en générale. Elle aimait le côté théorique, mais elle aimait encore plus la pratique, ... et faire des expérience, avec tout ce qui lui passait sous la main et se qu'elle "empruntait" pendant ses cours de sciences. Elle ne se contentait pas de reproduire, mais de créer, d'inventer. Son géni est comparable à celui de De Vinci, et c'est pas des paroles en l'air.
Pour son stage de troisième, elle s'est rendue dans un laboratoire de recherche qui ne se trouvait pas très loin du centre ville. Elle l'aurait adoré, mais elle a dû l'arrêter en avance. Pas par choix, mais parce que lors de la visite, elle a dit à un des scientifique que son calcul était faux, qu'il avait fait une erreur. Je vous laisse imaginer, un scientifique qui travaille là depuis plus de trente ans, se faire reprendre par une gosse de 14 ans, et le pire, c'est qu'elle avait raison. Elle a dû rentrer chez elle.
L'année suivante, c'est là que les choses on dérapées. Pas niveau scolaire. Non. Mais niveau social. Déjà qu'au collège, sa popularité n'était pas vraiment élevée, au lycée, elle s'est encore plus détériorée. Elle a commencer à subir de l'harcèlement. Certains élèves de sa classe, qui aurait certainement aimés avoir son niveau intellectuel, ont dit que la raison pour laquelle elle avait les meilleures notes, était dû à un favoritisme raciale. Ils l'emmerdaient tous les jours avec ces conneries. Et pour ne pas arranger les choses, son père mourut la même année, d'une tumeur cérébrale. Et quelques mois plus tard, sa mère sera diagnostiquée de la maladie d'Alzheimer. Heureusement, et sans difficultés, elle finit par obtenir son BAC, mention très bien avec 19 de moyenne.
Elle a décidée de poursuivre ses études en recherche physiologique et génétique des micro-organismes. C'était ce qui la passionnait.
Arrivée dans le monde du travail, elle qui croyait avoir laissé le racisme derrière elle, se rendit compte qu'il était toujours là. Elle qui avait toutes les capacités, s'est vu fermer toutes les portes. Alors que si on lui avait donné sa chance et le matériel pour, elle aurait certainement trouvé le remède contre le cancer avant ses 40 ans.
Gwenaelle sortait à l'instant d'un autre entretient d'embauche, toujours le même échec. Elle avait réussi à mettre un peu d'argent de côté, grâce à sa bourse d'études et à quelques cours particuliers qu'elle donnait durant l'été. Elle s'était trouvé un petit appartement à Toulouse, un studio en réalité. Gwen savait très bien que si elle ne trouvait pas de boulot rapidement, elle se retrouverait à la rue.
Elle entra dans un petit pub qui faisait l'angle entre son appartement et l'arrêt de bus. Ce n'est pas le genre de personne à aimer boire ou faire la fête, mais là, un shot ne lui ferait pas de mal.
Le 29 février 1999, en Ukraine, naissait Oksana Serdyukova.
Elle passa toute son enfance en Ukraine, jusqu'au jour où son père finit par mourir, d'un accident de voiture. Alors qu'elle avait 11 ans, sa mère décida d'aller en France, afin de prendre un nouveau départ. Elles déménagèrent à Lyon, et effectivement, ce fut une nouvelle aventure qui s'offrait à elles, mais pas dans le bon sens du terme. C'était compliqué pour sa mère de trouver du travail, étant donné qu'elle ne parlait pratiquement pas français. Puis elle finit par ramener de l'argent à la maison, une petite somme chaque jour. Sa mère lui avait dit qu'elle avait trouvée un job de serveuse, pour le plus grand bonheur de sa fille.
A 15 ans, alors qu'elle était en cours, les surveillants demandèrent à voir Oksana. Ils l'emmenèrent chez le proviseur, où un policier l'attendait. Elle ne comprenait rien à la situation. Puis le policier lui annonça que sa mère avait été arrêtée pour possession et revente de drogue. Oksana n'en croyait pas un mot. Pour elle, même si elle avait des problèmes d'argent, jamais sa mère n'aurait fait une chose pareille. Malheureusement, Oksana fut vite confrontée à la réalité, lorsqu'on lui présenta sa nouvelle famille. A première vu, ils paraissait tous charmants, mais au fil du temps, un an environ, elle commença à subir des attouchements de la part de son "frère". Si seulement ça s'était arrêté là...
Un matin, alors qu'elle avait 17 ans, ce même "frère", l'intercepta accompagné de quatre autres amis, tandis qu'elle se rendait en cours. Il était sept heures du matin, ils avaient passé la nuit dehors, à se bourrer et se défoncer la gueule. Ils finirent par l'emmener dans l'appartement où avait eut lieu leur petite fête. Inutile de vous raconter les détails. Vous vous doutez surement de ce qu'il s'est passé.
Elle ressortit trois heures plus tard, en pleurs, à bout de force. Elle n'alla pas en cours, ça peut se comprendre. Elle n'y alla pas pendant plus d'une semaine, prétextant qu'elle était malade. A son retour, Oksana se rendit vite compte que les regards se posaient sur elle. Au début, elle ne s'inquiétait pas. Puis c'est quand elle vit que les gens commencèrent à faire des messes basses qu'elle se posa des questions. Mais c'est lorsque sa journée s'acheva, en sortant du lycée, qu'elle obtenue les réponses. Ses camarades, son enflure de "frère" et ses merdes embumantes de potes se mirent à faire des gestes et positions obscènes en la désignant du regard. Lorsqu'elle passa devant eux, elle se fit traitée de tout les noms. Elle comprit alors que pour tout le monde, elle était devenue la pute de service qui avait couchée délibérément avec quatre gars. Si seulement ils savaient...
Elle rentra, prit son sac, le remplit de ses affaires jusqu'à ce qu'il déborde, prit de la nourriture, et de l'argent qui devait servir à payer les études de ce fils de pute. Car quitte à être traitée de salope, autant qu'il y est une bonne raison cette fois !
Elle quitta la maison. Elle était à deux semaines près d'avoir dix-huit ans, elle n'avait qu'à disparaitre pendant cette durée. De ce fait, elle serait libre, elle n'aurait pas à retourner là bas. Elle se rendit à la gare et prit le train en direction de la première qui s'affichait; un allez simple pour Toulouse.
Durant le trajet, elle réussie à trouver une fille qui recherchait une colocataire via les réseaux sociaux. Oksana sauta sur l'occasion. Une fois arrivée, et la colocation signée, elle pouvait enfin se reposer. Elle pensait à un truc, c'est que malgré l'argent qu'il lui restait, il fallait qu'elle trouve un job, et vite. Elle n'avait aucun diplômes, presque plus d'argent, se retrouvait dans une ville inconnue à cohabiter avec une inconnue, ... elle était seule.
Elle finit rapidement par trouver un job. Celui de barista dans un pub/bar du coin. Ce n'est pas ce qui la faisait rêver, de devoir servir des verres à des gens la plupart du temps alcooliques et casse-couille, ou des mecs qui essayent d'avoir son numéro et passent la soirée à la draguer de la manière la plus relou qui soit. Oksana aurait adoré devenir historienne, c'était son rêve, ... on en est bien loin.
Heureusement, il y avait une présence féminine au bar qui lui remontait un peu le moral. Elle parlait très peu, juste pour commander la même chose à chaque fois depuis près de 4-5 ans; une Piña Colada.