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Françoise: La Revanche D'une Épouse Bafouée

Françoise: La Revanche D'une Épouse Bafouée

Auteur:: Star
Genre: Loup-garou
Pendant vingt ans, j'ai été le cerveau de l'empire Verlaine, la femme de l'ombre qui a tout construit. J'ai supporté la trahison publique de mon mari, Cléophas, et de ma protégée, Danitza. J'ai même élevé leur fils biologique, Gaspard, avec tout l'amour d'une mère. Le jour de la cérémonie où il devait hériter de tout mon travail, le drame a éclaté. Poussé par ses vrais parents, Gaspard m'a publiquement reniée. « Tu n'es qu'une incubatrice stérile qui a volé notre fils. » Il m'a chassée de ma propre maison, me jetant une pension ridicule comme une insulte finale. Le garçon que j'avais élevé venait de me poignarder en plein cœur. Mais au lieu de m'effondrer, la louve en moi s'est réveillée, patiente et affamée. J'ai accepté leur sentence avec un sourire. En guise de cadeau d'adieu, je leur ai offert le Sceptre d'Or, un ancien héritage de ma famille. Ils pensaient recevoir une couronne, sans savoir que je venais de leur tendre la corde pour se pendre.

Chapitre 1

Pendant vingt ans, j'ai été le cerveau de l'empire Verlaine, la femme de l'ombre qui a tout construit. J'ai supporté la trahison publique de mon mari, Cléophas, et de ma protégée, Danitza. J'ai même élevé leur fils biologique, Gaspard, avec tout l'amour d'une mère.

Le jour de la cérémonie où il devait hériter de tout mon travail, le drame a éclaté.

Poussé par ses vrais parents, Gaspard m'a publiquement reniée.

« Tu n'es qu'une incubatrice stérile qui a volé notre fils. »

Il m'a chassée de ma propre maison, me jetant une pension ridicule comme une insulte finale.

Le garçon que j'avais élevé venait de me poignarder en plein cœur. Mais au lieu de m'effondrer, la louve en moi s'est réveillée, patiente et affamée.

J'ai accepté leur sentence avec un sourire. En guise de cadeau d'adieu, je leur ai offert le Sceptre d'Or, un ancien héritage de ma famille. Ils pensaient recevoir une couronne, sans savoir que je venais de leur tendre la corde pour se pendre.

Chapitre 1

Françoise Monier POV:

Le baiser de Cléophas était doux sur ma tempe, un geste si familier qu'il aurait dû apaiser, mais il ne faisait qu'ajouter une couche supplémentaire à la pièce que je jouais chaque jour. Ses mains se posèrent un instant sur mes épaules, une étreinte rapide, presque possessive. Juste assez de pression pour que je sente son intention, pas assez pour me réconforter vraiment.

"Tu aurais dû y aller, ma chérie," murmura-t-il, sa voix grave caressant mon oreille. "Le Conseil t'attendait. Tu as fait tout le travail. Laisse-moi prendre le crédit pour une fois."

Je me suis légèrement tournée, mon sourire parfaitement dosé. "Les chiffres sont clairs, Cléophas. Peu importe qui les présente. Et Gaspard avait une petite fièvre ce matin. Je ne pouvais pas le laisser seul avec la nounou, pas après ce qu'il a traversé la semaine dernière."

Son pouce a tracé un cercle sur mon bras. "Toujours la mère attentionnée. C'est ce que j'aime chez toi, Françoise. Ta dévotion est sans limite." Il fit une pause. "Alors, tout va bien avec notre petit loup ? Il a son atelier d'art cet après-midi ?"

J'ai hoché la tête, mon regard déviant vers la fenêtre où le soleil se levait sur les jardins impeccables de la Maison Leduc, désormais fusionnée avec le Groupe Verlaine. "Oui. J'ai arrangé avec Mademoiselle Rochon. Elle a une main incroyable avec lui. Il l'adore."

Un soupir de soulagement à peine perceptible escapa des lèvres de Cléophas. "Danitza est une bénédiction. Elle a toujours été si douée avec les enfants. Et si loyale envers nous. Je suis sûr qu'elle en prendra bien soin. Notre Gaspard est un enfant spécial, Françoise. Il appréciera ton sacrifice un jour, tu verras. Il te rendra tout au centuple."

Je l'ai regardé, un sourire étrange se dessinant sur mes lèvres. "Je ne fais que mon devoir de mère, Cléophas. Je ne demande rien en retour."

Il a pressé mes mains, son regard rencontrant le mien, empli d'une affection si intense qu'elle en était presque palpable. "Tu es la chance de ma vie, Françoise. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi."

Je me suis contentée de lui offrir un sourire, un de ceux qui atteignaient mes yeux mais jamais mon cœur.

Notre histoire avait commencé il y a toutes ces années, une fusion de deux mondes, la prestigieuse Maison Leduc et le Groupe Verlaine. J'étais l'héritière, le cerveau derrière le succès, celle qui bâtissait l'empire brique par brique. Cléophas, l'héritier des Verlaine, était le visage public, le charme, la vitrine. Il était le loup charismatique que les gens aimaient suivre, tandis que j'étais le stratège dans l'ombre, la force silencieuse qui faisait tourner les rouages.

J'avais toujours été la femme forte de l'équation, celle qui assumait les responsabilités, qui prenait les décisions difficiles. Je me demandais parfois pourquoi j'avais choisi cette vie avec lui. Était-ce par amour ? Par devoir ? Par cette étrange fascination pour son aura, si différente de ma propre nature réservée ?

Avait-il jamais vraiment aimé Françoise Monier, la femme, ou seulement l'héritière, le talent, la machine à succès ?

Pourtant, il y avait eu des moments... des moments où sa tendresse avait semblé si réelle. Les fois où j'étais tombée malade, épuisée par le travail acharné, il était là, veillant sur moi, me servant du thé, me lisant à voix basse. Il m'avait surprise avec des voyages spontanés, des bijoux rares, des compliments susurrés à l'oreille, me promettant un amour éternel, des serments prononcés dans l'intimité de la chambre, sous la lumière tamisée de la lune.

Un cri joyeux a brusquement brisé le silence de la grande maison. "Maman, Papa, regardez !"

Mon cœur a manqué un battement. Gaspard. Je me suis tournée vers la porte, et mon regard a rencontré une scène qui, pour d'autres, aurait été ordinaire, mais pour moi, elle était une piqûre familière.

Danitza Rochon, ma protégée, souriait, son visage rayonnant d'une lumière que je n'avais jamais vue lorsqu'elle était à mes côtés. Elle tenait Gaspard dans ses bras, le faisant tournoyer, ses rires cristallins remplissant le hall. C'était une image de bonheur, de complicité, d'une intimité que je n'avais pas seulement acceptée, mais encouragée.

Quand Danitza m'a vue, son sourire s'est figé. Un instant de pure panique traversa ses yeux avant qu'elle ne le masque derrière une expression de surprise innocente.

Cléophas s'est éclairci la gorge. "Danitza, quelle agréable surprise ! Je ne savais pas que tu étais là."

"Oh, Monsieur Verlaine," a-t-elle commencé, sa voix un peu trop aiguë. "Gaspard m'a dit qu'il avait peur d'être seul. Je suis juste venue le rassurer un instant. Je sais que Madame Monier avait des choses importantes à régler."

J'ai hoché la tête, songeant au jour où Gaspard était né. Danitza était restée à l'hôpital des heures durant, plus excitée que n'importe quelle amie ou employée. L'infirmière-chef avait même plaisanté : "On dirait que Mademoiselle Rochon a donné naissance elle-même ! Quelle joie !"

Danitza a continué, visiblement mal à l'aise avec mon silence. "Je peux le ramener à son cours, Madame Monier. Ne vous inquiétez pas."

Cléophas a posé une main protectrice sur l'épaule de Danitza. "Oui, Françoise. Laisse Danitza s'occuper de lui. Tu as beaucoup à faire."

Gaspard a couru vers moi, ses petits bras s'enroulant autour de mes jambes. "Maman, tu vas travailler ? Danitza peut rester avec moi ! On va faire de la peinture !"

J'ai posé ma main sur sa tête, mes doigts s'emmêlant dans ses cheveux soyeux que j'avais tant caressés. "Mon amour, tu veux que je parte seule sans toi ?"

Il a levé ses grands yeux bleus, une copie parfaite des yeux de Cléophas. "Oui, maman. Tu es toujours si occupée. Danitza est plus amusante. S'il te plaît ?"

Cléophas a rapidement enlacé Gaspard, comme pour le rattraper. "Gaspard, ce n'est pas gentil de dire ça à Maman."

Danitza a ri, un son cristallin mais faux. "Oh, c'est un enfant. Il ne pense pas à mal. C'est normal qu'il préfère s'amuser."

J'ai souri, un sourire si glacial qu'il aurait pu fendre la pierre. "Bien sûr, mon chéri. Si tu préfères Danitza, alors va avec elle."

Gaspard a sauté de joie, attrapant la main de Danitza. "Allez, Danitza ! On va jouer !"

Ils sont partis, un trio joyeux qui ne se doutait de rien. Cléophas, Danitza et Gaspard. Ma famille.

Je les ai regardés s'éloigner, le sourire toujours figé sur mon visage. Mon loup intérieur, qui avait hurlé de douleur pendant des années, s'était tu. Il était maintenant un prédateur patient, tapi dans l'ombre.

Pourquoi souris-tu ? a demandé ma voix intérieure, celle de la louve blessée. Pourquoi acceptes-tu leur insulte, leur trahison ?

Je souris, ai-je répondu au fond de moi, parce que je sais que le jour du jugement approche. Et je serai là pour les regarder tomber. Je suis la mère qu'ils ont reniée, et mon amour, comme ma vengeance, est éternel.

Chapitre 2

Françoise Monier POV:

Après ce jour, Danitza Rochon est devenue de plus en plus audacieuse. Elle pensait que j'étais aveugle, que ma gentillesse était de la faiblesse. Elle me considérait comme une femme naïve, facile à manipuler. Ses visites ne se limitaient plus à des "hasards" ou des "urgences" concernant Gaspard.

Elle venait sous des prétextes de plus en plus minces. Un jour, c'était pour "apprendre une nouvelle recette" avec la cuisinière, mais elle passait la majeure partie de son temps à se pavaner près de Cléophas. Une autre fois, c'était pour m'offrir des "herbes rares" pour mes migraines, mais ses yeux scrutaient chaque recoin de la maison, évaluant la richesse, la grandeur. Puis, elle a commencé à demander de l'aide pour ses "projets d'entreprise", des fonds pour des "opportunités prometteuses".

Je savais exactement ce qu'elle faisait. Je voyais ses jeux, ses calculs. Je savais qu'elle se voyait déjà à ma place. Je n'ai jamais refusé. Jamais. J'accueillais chacun de ses caprices avec un sourire poli, une hospitalité impeccable.

Cléophas était ravi. Il aimait cette situation, la commodité d'avoir sa maîtresse et son fils biologique sous mon toit, sous mon œil complice. Il ne réalisait pas que mon silence n'était pas de l'ignorance, mais une lente et méthodique acceptation. Il flirtait ouvertement avec elle devant moi, des regards appuyés, des rires partagés, des gestes intimes. Le dégoût me nouait l'estomac, mais je le masquais derrière mon masque impassible.

L'attachement de Gaspard pour Danitza s'est renforcé. Il l'appelait "ma Danitza", un titre qu'il ne m'avait jamais donné. Sa loyauté m'avait été volée, sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Mais j'avais un plan. Un plan qui leur ferait payer cher chaque rire, chaque caresse, chaque regard volé.

Cette situation a duré jusqu'au jour du test de leadership de Gaspard. Un rituel de passage crucial pour tous les héritiers de notre lignée, qui devait déterminer sa capacité à diriger le Groupe.

Ce matin-là, Danitza était déjà là, se mordant les ongles, attendant les résultats avec une anxiété que je n'avais pas même ressentie le jour de ma propre évaluation.

Quand les résultats sont tombés, ils étaient lamentables. Gaspard avait à peine réussi le minimum requis en logique et stratégie, mais avait échoué catégoriquement aux tests d'empathie et de vision à long terme.

Cléophas a explosé. "C'est inacceptable ! Comment est-ce possible ? Un héritier Verlaine ne peut pas avoir des résultats aussi médiocres !"

Gaspard, lui, s'est contenté de hausser les épaules, un air d'indifférence hautain sur son jeune visage. "Je n'ai pas besoin de ces tests stupides. Je suis un Verlaine. Le Groupe est à moi de toute façon."

Cléophas m'a jeté un regard furieux. "C'est ta faute, Françoise ! Tu l'as trop gâté ! Tu l'as couvé ! Regarde le résultat ! Comment va-t-il gérer ton empire, ton travail acharné, ton génie, s'il est aussi incompétent ?" Il a marqué une pause, son regard glissant vers Danitza, puis revenant vers moi. "Tu as porté le poids de cette responsabilité seule pendant des années. Comment pourrais-je te demander de continuer si notre propre fils n'est pas à la hauteur de l'héritage que tu as bâti ?"

Danitza est intervenue, son visage grave, feignant l'inquiétude. "Gaspard, mon chéri, tu dois comprendre. Ta mère a sacrifié tout pour ce Groupe. Tu dois te montrer digne de son héritage."

J'ai brisé le silence, ma voix calme et posée. "Peut-être a-t-il besoin d'une formation plus rigoureuse. Loin de la maison, dans un environnement où il pourra vraiment apprendre ce que signifie la responsabilité. Un entraînement intensif avec nos alliés des Territoires de l'Est."

Les yeux de Cléophas se sont illuminés. "C'est une idée brillante, Françoise ! Une excellente idée ! C'est exactement ce dont il a besoin ! De la discipline, de la rigueur !"

J'ai posé un regard doux sur Gaspard, un sourire maternel sur mes lèvres. "Gaspard, mon amour, si tu acceptes, je te promets que tout ce que j'ai, tout ce que j'ai construit, te reviendra. Tu seras le seul héritier. Le Groupe Verlaine sera entièrement à toi."

Leurs yeux, ceux de Cléophas, de Danitza, et même de Gaspard, ont brillé d'une avidité à peine dissimulée. Ils ont souri. Ils ont cru que j'étais vaincue, que j'abandonnais enfin.

J'ai souri avec eux. Idiots. Naïfs. Vous ne comprenez pas que je vous tends la corde avec laquelle vous allez vous pendre.

Ne les sous-estime pas, Françoise, a murmuré ma louve intérieure, sa voix pleine de colère contenue. Leur avidité est une maladie.

Je ne les sous-estime pas, ai-je répondu. Je les connais mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes. Leur cupidité est ma plus grande alliée.

Cléophas a posé une main sur mon épaule, un geste de fausse gratitude. "Françoise, tu es vraiment trop généreuse. Notre héritier aura tout ce qu'il mérite grâce à toi."

Danitza a ajouté, sa voix pleine de fausse déférence. "Madame Monier est d'une noblesse rare. Gaspard, tu as une mère formidable."

J'ai pensé à l'entraînement qui attendait Gaspard, loin de nous, dans les Territoires de l'Est. Un entraînement qui n'était pas destiné à faire de lui un leader, mais à exposer son incompétence à la vue de tous. Un entraînement qui me donnerait le temps de consolider mes propres alliances, de tisser ma toile.

Gaspard m'a serrée dans ses bras. "Merci, Maman ! Je serai le meilleur ! Je te le promets !"

Il ne sait pas qu'il marche vers son propre abîme, a gémi la louve.

J'ai caressé ses cheveux, mon sourire figé. Laisse-le croire. Plus la chute sera haute, plus elle sera douloureuse.

Les jours suivants, Cléophas et Danitza se sont affairés à préparer les affaires de Gaspard, agissant comme le couple parent parfait, débattant des vêtements, des livres, des fournitures. Je les ai observés de loin, mon regard glacial. Pendant ce temps, j'ai signé les documents, les autorisations, les transferts. Chaque signature était un nœud de plus sur la corde, chaque paraphe une pièce de plus dans le piège que je leur tendais.

Chaque document que je signe est un anneau de plus dans le lacet que je tisse pour eux, ai-je pensé, ma plume glissant sur le parchemin.

Le soir avant son départ, nous avons eu un dîner d'adieu. Cléophas, Danitza, Gaspard et moi. Ils ont levé leurs verres, célébrant l'avenir radieux de Gaspard, leur future fortune.

J'ai porté mon verre à mes lèvres, mon visage empreint d'une sérénité maternelle. Ils sont aveuglés par leur avidité, leur arrogance. Ils pensent que je leur offre la couronne, mais ils s'apprêtent à s'asseoir sur un trône de ronces.

Ils ont mis le roi en échec, ai-je ajouté silencieusement, mais ils ne savent pas que je suis la reine qui va les mater.

Le jour du départ est arrivé.

Chapitre 3

Françoise Monier POV:

Le soleil d'aube teignait le ciel d'un orange mélancolique le jour où Gaspard est parti. Cléophas lui a serré la main avec une gravité forcée, son visage jouant le rôle du père dévoué, comme s'il souffrait d'une déchirure inimaginable. Ses yeux étaient légèrement humides, mais je savais que c'était plus pour le spectacle que

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