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Feu et Glace

Feu et Glace

Auteur:: Nessie2017
Genre: Fantaisie
Capucine a un secret qu'elle cache à tout le monde depuis ses 7 ans. Elle peut maîtriser la glace. Elle n'en a jamais parlé à personne parce qu'elle sait ce que cela signifierait : se retrouver dans un laboratoire à se faire observer par tout un tas de chercheurs. Alors, au fil du temps, Capucine a bien compris qu'elle devait tout faire pour que personne ne puisse découvrir son secret. Mais le jour de la rentrée, un nouvel élève fait son apparition. Ce dernier dégage une aura de chaleur et de mystère. A partir du moment où Capucine a croisé le regard de ce bel inconnu, elle a compris que son secret n'était plus un secret...

Capítulo 1 Chapitre 1

Cela fait maintenant 10 ans que je cache ce secret à ma famille, à mes amis, mon entourage et toutes les personnes que je rencontre. Je suis seule à porter ce fardeau, car oui c'est un fardeau. Si j'avouais mon secret à ma meilleure amie, elle trouverait ça cool, fun, marrant. Mais ça ne l'est pas. Si je pouvais l'utiliser, si je pouvais montrer l'étendue de ce pouvoir, si je pouvais apprendre à le connaître, si je pouvais tester mes limites, alors oui je l'aimerais peut-être. Mais pour l'instant ce n'est pas le cas. Je m'appelle Capucine Watson et j'ai 17 ans.

J'ai un grand frère, Antoine, de 19 ans, qui n'est plus à la maison car il fait ses études maintenant. Mes parents sont tous les deux médecins : ma mère est pédiatre et mon père est chirurgien. Nous habitons une petite ville au nord des Etats-Unis. Souvent les gens se demandent pourquoi j'habite en Amérique alors que je suis française. La réponse est simple : ma mère est française et mon père est américain. Ils se sont rencontrés lors d'un séminaire en Chine, ne me demandait pas le rapport, je ne l'ai jamais trouvé. Je suis donc bilingue. Pour éviter que je ne sois meilleure dans une langue que dans l'autre, mes parents nous ont envoyé, mon frère et moi, dans une école internationale ce qui fait que ma meilleure amie, dont je vous parlais plus tôt, est italienne. Enfin, elle est italienne de père et américaine de mère. Honnêtement j'aime beaucoup mon lycée car je peux apprendre beaucoup plus de choses que dans un lycée normal, au niveau culturel bien sûr. L'enseignement en lui-même ne change pas réellement : nous avons juste certains cours en anglais et d'autres dans la langue que nous parlons à la maison. J'ai deux amies avec qui je m'entends super bien. Tout d'abord il y a Maria, mon amie italienne. Elle est complètement folle, au sens figuré du terme bien sûr. Elle n'arrête jamais de parler, elle est toujours au courant de tout, elle rigole tout le temps et bien sûr elle est amie avec les trois quarts du lycée, si ce n'est le lycée en entier. Cette fille, je l'adore car elle voit toujours le côté positif des choses. Et pour moi, c'est un réel plaisir. Mon autre meilleure amie s'appelle Abby. Elle est 100% américaine mais elle a vécu 10 ans en Allemagne donc elle parle couramment cette langue. Abby est différente de Maria. Elle est plus réservée, plus calme, et je crois que, lorsqu'elle est revenue d'Allemagne, elle s'est faite harcelée. C'est pourquoi elle est venue dans notre établissement. Abby est une fille très intelligente. Elle aime tout ce qui est policier. Elle aime les énigmes, les mystères et elle adore lire. Au début, j'ai cru qu'elle était comme moi. Qu'elle cachait un mystérieux pouvoir. Mais, au fur et à mesure du temps, je me suis rendue compte que ce qu'elle essayait de cacher, c'était sa véritable personnalité. Toutes les trois, nous sommes surnommées par les profs, et les autres élèves d'ailleurs, le trio infernal. Depuis nos 11 ans, nous sommes toujours collées les unes aux autres, et nous faisons tout ensemble. Et s'il n'y avait pas cette petite voix dans la tête qui me l'interdisait, je leur aurais avoué depuis longtemps ce que je leur cache. Mon pouvoir est apparu lorsque j'avais 7 ans. Je jouais avec mon frère dans le jardin et nous faisions semblant de nous battre. Nous venions de finir de regarder un film sur les agents secrets et nous avions décidé de reproduire les scènes de combats. A un moment, mon regard s'est porté sur le fond du jardin car j'avais cru apercevoir quelque chose bouger. Au moment où je me suis retournée vers mon frère, celui-ci, qui n'avais pas vu que je ne faisais plus attention, m'a poussé violemment. Je suis donc tombée en arrière. Manque de chance, je me suis cognée sur le bord de la terrasse. Lorsque je me suis réveillée, j'étais à l'hôpital. Je voyais mes parents discuter avec un médecin. D'après ce que l'on m'a expliqué plus tard, je m'étais sérieusement blessée à la tête et j'avais eu de la chance de m'en être sorti sans commotion. Pourtant, je savais au fond de moi que quelque chose avait changé. Je me sentais nauséeuse et j'avais froid. Très froid. Mais sur le coup, je n'ai pas compris ce qu'il m'arrivait. Deux jours après être sortie de l'hôpital, je me suis disputée avec mon frère dans le salon. Il ne voulait pas me laisser choisir le film alors que c'était à mon tour. Il voulait absolument regarder un film de super-héros, ce que je déteste par-dessus tout. Je suis donc montée dans ma chambre. J'étais énervée au possible. J'ai commencé à taper, à hurler et à pleurer. Et tout d'un coup, j'ai entendu des coups sur ma fenêtre. Lorsque j'ai levé la tête, ma chambre était couverte de neige et de glace, et il grêlait dehors. En plein mois d'août. J'ai compris à ce moment-là que j'avais provoqué quelque chose que je ne pouvais pas comprendre. Que je possédais un pouvoir avec lequel je devais apprendre à vivre. Pourtant, malgré le soin que j'ai pris à le cacher, je sais que si les gens faisaient attention, ils se rendraient compte que la température change à chaque fois que mon humeur change. Ils se rendraient compte aussi que j'ai le corps froid et que j'ai toujours froid. Ils se rendraient compte que je ne suis pas normale...

Capítulo 2 Chapitre 2

Aujourd'hui, c'est la rentrée. J'ai vraiment hâte de retrouver les filles. Et bien sûr, j'ai également hâte de savoir dans quelle classe je suis.

Je me lève donc de mon lit, avec une certaine excitation. Je vais prendre ma douche, mets mon uniforme, parce que oui, dans mon lycée, nous avons des uniformes et descends prendre mon petit déjeuner. Bien entendu, je prends mon petit déjeuner seule, car ma mère est encore au lit, elle ne se lèvera que dans 30 minutes. Mon père, lui, était de garde cette nuit.

Mes parents sont des parents aimants. Le seul problème, est qu'ils ont un métier qui les empêchent d'être vraiment présents pour nous. Généralement le matin je mange seule, le midi je suis au lycée et le soir je mange, soit avec ma mère, soit avec mon père, et de temps en temps avec les deux. Je m'entends bien avec eux. Ils me laissent une certaine liberté et me font confiance. Si mes parents avaient été plus présents, je ne suis pas sûre que mon secret aurait été si bien gardé. Une fois prête, je pris mon sac, mes clés de voiture et let's go. C'est vraiment quelque chose que j'adore aux Etats-Unis, pouvoir conduire à 17 ans. En France c'est casse-pieds parce qu'on doit attendre nos 18 ans et si on n'habite pas à côté du lycée, on est obligé de prendre les transports en commun ou d'être dépendant de ses parents. Et franchement, ça m'agacerait énormément.

Le lycée est à la fois grand et petit. Nous ne sommes pas beaucoup d'élèves, et souvent, il n'y a pas beaucoup de nouveaux. Nous sommes une promotion qui se connaît depuis la 6e. Cependant, nous avons de grandes infrastructures, ce qui est super agréable parce que nous ne sommes pas entassés à 30 élèves dans une toute petite salle. Au contraire, nos salles de cours sont espacées et aérées ce qui rend quand même les cours moins ennuyants.

Lorsque j'arrive, je vois directement la masse d'élèves de terminales qui se pressent autour des fiches de classe. J'aperçois dans la cohue Maria, qui joue des coudes pour passer et, en dehors, appuyée contre un arbre, Abby qui attend que Maria revienne avec des informations. Ça me fait toujours rire de les voir à la fois si différentes mais en même temps, si complémentaires. Je décide donc de rejoindre Abby, n'ayant pas spécialement envie de me retrouver poussée de tous les côtés simplement pour voir dans quelle classe je suis. Tout comme elle, je sais que Maria nous donnera tous les renseignements que nous voulons.

Quelques minutes après, nous la voyons revenir en sautillant.

- Vous ne devinerez jamais ! déclara-t-elle toute contente. Alors oui nous sommes dans la même classe, mais surtout... il y a trois nouveaux dans la classe !

- Super Maria, répondit Abby. Tu peux m'expliquer en quoi cette nouvelle est si réjouissante ?

- Parce que j'en ai vu un des trois, et je peux te garantir qu'il est trop beau ! J'ai jamais vu un garçon aussi magnifique ! Maria sautait dans tous les sens.

- Fais attention Maria, je crois que tu as de la bave sur le coin de la bouche, lui dis-je en lui montrant le coin de ses lèvres.

- Ahah très drôle. Je suis morte de rire. Répondit-elle en croisant les bras et en tirant la langue. Tu verras bien quand tu le verras que j'ai raison.

- En attendant, je vous rappelle qu'on a cours, donc sauf si vous voulez vous prendre un billet de retard dès le premier jour, je propose qu'on bouge en cours, nous dit Abby, en nous tirant par le bras.

C'est toujours comme ça que ça se passe le jour de la rentrée. Les élèves sont excités de tous se revoir, ils se sautent dans les bras, se racontent leurs vacances s'ils ne se sont pas vus depuis, mais dès qu'il s'agit d'aller en cours, il n'y a généralement plus grand monde.

Alors qu'Abby nous traîne vers la salle de cours, je regarde cet établissement que je vais quitter à la fin de l'année. Ces longs couloirs, bordés de casiers bleus et rouges, jamais assez grands pour supporter tous les élèves qui y passent ; la cafet dans laquelle on peut retrouver les différents groupes qui composent cette école ou encore l'immense terrain de foot qui se trouve à l'arrière du lycée et qui fait la joie de tous les garçons (et de certaines filles bien sûr).

Je sors de mes pensées lorsque je sens mon bras retomber le long de mon corps. Abby vient enfin de me lâcher pour que l'on puisse rentrer dans la salle de manière normale. Et aussi pour montrer au prof que si bien sûr nous sommes motivées pour aller en cours.

L'une des nombreuses caractéristiques de la rentrée, c'est aussi que nous sommes placés dans la classe par ordre alphabétique, ce qui est toujours ce que je déteste le plus car, avec mon nom de famille en W, je suis toujours tout au fond. D'un certain côté, ça m'arrange parce que, comme ça, je suis plus proche du radiateur, mais d'un autre côté je suis hyper loin du tableau. Donc je ne vois rien.

Tous les élèves ne sont pas encore arrivés, car de nombreuses places sont encore vides. Je prends donc tout mon temps pour aller m'installer à ma place et regarder le nom de la personne qui sera à côté de moi. Sans grande surprise, je vois qu'il s'agit toujours de Daniel Warriors. Oui oui, je vous promet, son nom de famille est bien Warriors. Mais la comparaison s'arrête juste la. A part embêter le monde, faire des blagues nulles à longueur de journée et ricaner bêtement, il ne sait pas faire grand chose d'autre. C'est donc avec une grande lassitude que je commence à sortir mes affaires.

Alors que je cherchais au fond de mon sac ma trousse, et que bien sûr je ne la trouvais pas, sinon ça aurait été trop facile, je sens ma table bouger et une petite douleur au niveau du front.

- Aie, m'écriais-je. Ça fait mal !

- Pardon, je suis désolé, je n'ai pas fait exprès.

La voix que je venais d'entendre m'était totalement inconnue. Je levais donc la tête et restais bouche bée. Le garçon qui se trouvait en face de moi était grand, les cheveux blonds/roux avec des yeux bleus/verts magnifiques. Outre le fait que je le trouvais vraiment beau, ce qui m'empêchait de bouger était cette aura qu'il dégageait. Comme s'il avait quelque chose en lui de tellement puissant, que des ondes se créaient autour de lui.

Lorsque mon regard eut enfin croisé le sien, je vis de la surprise dans ses yeux puis de la curiosité. A ce moment-là, je compris qu'une partie de mon secret venait d'être percée.

Capítulo 3 Chapitre 3

Je suis figée. C'est la première fois que je me sens aussi vulnérable. Pourtant il n'y a rien de méchant dans son regard. Mais j'ai l'impression qu'il sait que je cache quelque chose. Et je sens que lui aussi se rend compte que je ne suis pas normale, que ce que je dégage n'est pas totalement humain. Pourtant, il ne dit rien. Nous nous perdons juste dans le regard de l'autre, en cherchant à savoir ce qu'il y a derrière. En essayant de comprendre d'où vient ce tiraillement et cette sensation de connaître l'autre, alors que c'est la première fois que nous nous rencontrons.

- Mr Johnson, pourriez-vous vous asseoir s'il vous plaît, nous allons commencer le cours.

La voix du prof nous ramène sur terre. Pendant qu'il se rassoit, je replonge au fond de mon sac pour sortir ce que je cherchais avant d'être interrompue.

Lorsque j'eus enfin trouvé cette fichue trousse, qui s'était coincée entre mon agenda et mon bloc, je me rassis correctement. Mauvaise idée. La première chose que je vois, est tout simplement la nuque du dénommé Mr Johnson. J'ai beau me tordre dans tous les sens, je n'arrive pas à voir le prénom qui est écrit sur sa table. La seule solution est donc d'attendre que ce charmant prof principal fasse l'appel.

D'un côté, j'ai envie de lui parler. J'ai envie d'apprendre à le connaître. Je veux savoir qui il est et d'où il vient. Mais d'un autre côté, je n'ai qu'une envie : celle de partir en courant. Je sais qu'il sait quelque chose. Et vu son regard rempli de curiosité, je sais qu'il va chercher à savoir. Et si jamais il découvre mon secret, rien ne l'empêchera de l'ébruiter. L'objectif est donc de trouver son secret avant qu'il ne trouve le mien.

Le cours passa à une lenteur infernale. Au moment où je sentis que ma tête se rapprochait dangereusement de la table, j'entendis la cloche sonner. Super ! Je pris mes affaires et, sans un regard pour mon charmant voisin de devant qui, je l'avais appris, s'appelait William, je fonçais vers Maria. Je suis sûre qu'elle sait des choses sur lui.

- Okay Maria, j'ai absolument besoin de toi, m'écriais-je en lui sautant pratiquement dessus. Il faut que tu me dises tout ce que tu sais sur William Johnson.

- Tu vois, je te l'avais dit que tu craquerais sur lui. Bon c'est pas lui que j'ai vu ce matin, mais ses deux autres copains sont plutôt beaux gosses aussi, répondit-elle avec un clin d'œil. - Maria, je ne craque pas sur lui, je veux juste des renseignements.

- D'accord, d'accord. Bon écoute j'ai pas grand chose pour l'instant. Il n'est pas du genre bavard. Mais de ce que je sais, il a emménagé en ville cet été. Ils vivent tous les trois ensemble et ils ont 18 ans.

- Ils ont redoublé ? Demandais-je.

C'est bizarre, ils ont l'air intelligent pourtant.

- Non ils n'ont pas redoublé mais ils viennent d'un pays du nord de l'Europe et là bas, il n'ont pas le même système scolaire que le nôtre.

- Et ils vivent tous les 3 ensemble ? Ils font une coloc tu crois ?

- Non je crois qu'ils vivent chez l'oncle de Mathew, le beau gosse que j'ai vu ce matin.

- Ah d'accord. Je suis plutôt étonnée. Dans notre petite ville, les infos circulent de manière plutôt rapide. Et je n'avais pas entendu dire que de nouveaux habitants avaient emménagé pendant l'été. Mais après, il faut dire que je ne suis pas trop portée ragots. Enfin sauf quand j'ai besoin d'informations.

***

Bien que nous soyons dans la même classe principale, nous n'avons pas tous les cours en commun, ce qui fait que je n'ai pas reparlé à William. Bien sûr, nous nous sommes croisés plusieurs fois dans les couloirs, mais dès que je sentais sa présence, je baissais la tête et faisais genre que je ne le voyais pas. Je savais bien qu'il avait parlé de moi à ses amis, je sentais leurs regards sur moi. Mais je ne savais pas s'il leur avait dit que j'étais une fille bizarre.

Ses deux amis s'appellent Matthew et Dave. Ils sont tous les deux grands comme William et dégagent également une sorte d'aura mystérieuse autour d'eux. Ils ne sont pas à proprement parler introvertis et asociaux, ils ont l'air d'avoir fait connaissance avec d'autres garçons, mais on peut sentir qu'ils ne veulent rester que tous les trois.

Matthew a les cheveux noirs et les yeux extrêmement foncés. En fait, tout en lui est sombre. Même l'uniforme semble étrangement foncé sur lui. Il porte par dessus sa chemise obligatoire, un large sweat noir dont il a rabattu la capuche sur sa tête, ce qui lui permet de cacher une partie de son visage. Comme l'a dit Maria, il est très beau. Mais sa beauté me fait plus peur qu'autre chose.

Dave, lui, a les cheveux plus clairs. Ils sont châtains. Ses yeux sont verts mais il a la peau très bronzée, comme s'il passait son temps au soleil. Pourtant, Maria m'a dit qu'il venait du nord de l'Europe et je ne suis pas sûre qu'il y ait beaucoup de soleil dans cette zone-là. Peut-être qu'il est naturellement mate de peau après tout. Toujours est-il que lui, semble beaucoup plus détendu. Il sourit beaucoup, mais d'un sourire flou, un peu comme s'il était dans un autre monde.

Tous les regards convergent vers eux. Ils sont différents des autres élèves. Pourtant, je me sens attirée par eux. Moi aussi j'ai été scrutée et jugée par les autres. Au début, je ne comprenais pas pourquoi. J'étais petite et je ne savais pas pourquoi les autres me regardaient bizarrement. Et puis j'ai compris. Après mon accident, il n'y a pas que mon pouvoir qui est apparu. Ma sensibilité s'est développée. J'étais beaucoup plus sensible au temps, aux bruits, aux humeurs des autres. Comme si, soudainement, mon empathie avait augmenté. J'étais aussi beaucoup plus à l'écoute, j'arrivais à me concentrer plus longtemps et mon instinct s'était développé. Si bien que j'avais augmenté mes notes en un temps record. Mais surtout, ce que j'avais remarqué, c'est que j'étais beaucoup plus sereine lorsque j'étais en contact avec la nature. C'est pourquoi, je faisais souvent des promenades dans les bois, derrière chez moi.

Un soir, alors que je me sentais démoralisée, j'étais allée me balader dans la forêt et j'étais tombée sur un endroit magnifique et surtout isolé. C'est là que je vais quand je sens que j'ai besoin de « travailler » mon pouvoir. Ce dernier n'est pas facile à cacher. Parfois, j'ai l'impression qu'il est vivant. Ce que je veux dire, c'est que si je le garde trop longtemps au fond de moi, il explose. C'est pour ça que je vais régulièrement dans cette clairière. Là bas, je peux baisser mes barrières et libérer ainsi une partie de mon pouvoir.

***

Ça y est. La journée vient enfin de se finir. Je coupe le moteur de ma voiture, prends mes affaires, et sors en faisant bien attention de fermer la voiture. En rentrant dans la maison, je jette un coup d'œil au planning de mes parents et vois qu'ils sont tous les deux de garde cette nuit. Ça arrive de temps en temps. Même s'ils essayent de ne pas travailler au même moment, parfois ils n'ont pas le choix.

Je décide donc d'aller courir en attendant l'heure du repas étant donné que je n'ai pas de devoirs.

La forêt est très agréable. Nous sommes sur la fin de l'été et l'air, bien qu'il soit encore chaud, laisse passer un courant d'air frais automnale. J'adore courir avec ce temps là ; je me sens légère.

Au bout d'une heure de course, je décide de me rendre dans la clairière. Il y a un très joli lac au milieu, sur lequel se reflète toujours d'une manière très belle, la lumière du soleil. C'est donc face à ce paysage magnifique, rougit par le coucher du soleil, que je laisse échapper de mes mains des arabesques de glace, sans me douter un seul instant, que trois paires de yeux m'observent.

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