Mariam : Fanta Je ne pourrai pas te payer tes études universitaires, tu n'iras plus à l'école.
Fanta : mais pourquoi maa ?
C'était en ces mots que ma mère m'annonçait qu'elle ne pourra plus me payer l'école, j'avais les rêves pleins la tête et ils venaient de se briser.
Mariam : je ne peux plus supporter le coût de tes études, mon petit boulot qui me permettait de le faire je l'ai perdu, comment pourrais-je payer ton école et celui de ta sœur et de ton frère ? Tu es l'ainée il faudra que tu te sacrifies durant un certain temps. Mes petites économies que j'ai mises de côté peuvent uniquement payer l'école de tes frères.
Fanta : maman c'est injuste je n'ai pas demandé à naître.
Mariam : la vie est injuste pour tout le monde c'est toi l'ainée je n'ai pas le choix.
L'école un endroit où un enfant s'édifiait et s'épanouissait, j'en étais privée, j'étais très douée à l'école. J'obtins mon baccalauréat avec dix-sept de moyenne devenant ainsi la première nationale. Je ne pouvais pas lui en vouloir, toute sa vie maman nous l'avait dédié elle avait bataillé sur tous les fronts pour que nous ne manquions pas de quoi manger.
Ma mère s'adonnait à tout type de petits boulots pour que nous subsistions, femme brillante elle était ! Elle aimait tellement l'école et rêvait plus grande d'être une grande femme d'affaires, ses rêves furent brisés lorsqu'elle rencontra mon père en classe de terminale, jeune étudiant sénégalais à l'époque, se fut son premier amour, papa prit ses jambes à son cou lorsqu'elle lui annonça qu'elle attendait le fruit de leurs nuits consommées...
Ce fut la dernière fois qu'elle entendit parler de lui il disparut dans la nature. Orpheline de père et de mère, sa tante l'avait chassé de sa maison lorsqu'elle sue pour sa grossesse, maman n'avait eu que ses yeux pour pleurer elle avait dû arrêter l'école pour se lancer dans les petits commerces, car il était hors de question pour elle d'avorter. Toutes ces années, maman avait trimé, des hommes avaient partagé sa vie et tous lui avaient brisé le cœur et elle avançait tout en trainant derrière elle des bouches à nourrir, abandonnées par les pères.
Je suis l'ainée d'une fratrie de trois enfants, Marlise est la deuxième de maman, son père était un riche homme d'affaires, il avait rencontré maman une nuit lorsqu'elle braisait le poisson au carrefour du quartier il sortit de sa Prado noir tout frais, bel homme à l'allure d'un acteur de film américain le sourire ravageur, il s'approcha de maman et lui parla de façon si courtoise, il faut dire qu'elle avait un penchant pour les gentleman...
Ce soir-là il était reparti avec sa commande et son numéro, je voyais maman sourire, son si beau sourire qui avait quitté son visage depuis un certain temps. Sa relation avec maman démarra sur de bons hospices, il était attentionné et répondait au moindre de ses désirs, il nous avait fait quitter notre petite chambre que nous occupions dans un quartier populeux de la ville pour un appartement luxueux dans le centre-ville, nous nagions en plein bonheur, maman se croyait être dans un de ses films ou le prince épousait sa magnifique princesse et eurent beaucoup d'enfants, elle n'avait pas connu un bonheur pareil depuis de nombreux années, celui-ci s'était gardé de lui dire qu'il avait une femme et des enfants, maman n'était qu'une conquête de plus pour lui.
Puis un jour maman se mit à vomir, elle tomba malade tout la dégoûtait, mon nouveau papa l'avait emmené à l'hôpital, à leur retour je découvrais des visages serrés, ils s'enfermèrent dans la chambre et se mirent à se disputer je pouvais les entendre jusqu'au salon, du haut de mes huit j'avais une faculté à comprendre les sujets des grandes personnes, je m'approchais de la porte pour mieux suivre, je suivis maman pleurer à chaudes larmes le suppliant de ne pas l'abandonner mais celui-ci restait sur sa position il ne voulait pas d'un bébé mais de quel bébé s'agissait-il ? J'étais perdue ! je filai m'assoir sur le canapé au salon lorsque j'entendis des pas, ils allaient certainement sortir de la chambre...
Maman le suivait tout en pleurant elle s'accrochait à sa veste mais celui-ci était resté de marbre, il la poussa et elle tomba sur le sol il se dirigea vers la porte, puis il se tourna à nouveau vers elle puis me regarda je vis dans son regard de la pitié, il bassa la tête, sortit et referma derrière lui.
Ma mère s'enroula et pleura toutes les larmes de son corps pour la première fois de ma vie je la vis dans un état de fébrilité. Mon ancien papa ne donna pas signe de vie durant un certain temps...
Les mois filaient et le ventre de maman s'allongeait je comprenais alors que le bébé en question n'était autre que celui qu'elle portait en son sein.
Maman vendait des arachides et des sachets d'eau près de la route j'étais assise auprès d'elle pour l'assister, un journée une grosse voiture noire comme celle qu'avait son ex compagnon gara devant nous puis les vitres s'abaissèrent, une femme sortit sa tête côté passager et s'adressa à maman, elle était raffinée teint clair et des cheveux courts, elle avait une bague en or sur l'annulaire gauche ça se voyait tout de suite qu'elle vivait dans l'opulence...
-Bonjour madame, je voudrai les arachides de deux mille francs s'il vous plait.
Maman se leva à toute vitesse et la servit c'était sa plus grosse cliente de la journée, elle emballa les arachides dans un grand plastique, et se dirigea vers la voiture pour lui donner, mais je vis le visage de maman se décomposer la colère s'empara d'elle, elle criait après le chauffeur celui-ci descendit pour ne pas qu'elle crée un scandale en pleine rue, je me rendis compte que c'était mon ancien papa, et la femme qui était à ses côtés n'était autre que sa femme. Maman était tellement en colère qu'elle raconta toute l'histoire à sa femme, celle-ci devint rouge de colère et monta dans la voiture, il la suivit, démarra et ils s'en allèrent...
Des souvenirs remontèrent en ma mère elle pleura à nouveau très chagrinée, sa journée fut gâchée, elle en voulait à la terre entière qu'avait-elle fait de si mal pour mériter cette misérable vie ? Se demandait-elle.
Un mois plus tard Marlise naquit dans un centre hospitalier près du quartier populeux dans lequel nous habitions. Ce fut l'un des plus beaux jours de la vie de maman, elle était le plus beau des bébés à ses yeux, cheveux bouclés, teint clair contrairement à moi qui avait un teint ébène Marlise était quarteronne issue du métissage entre un père métis franco-camerounais et une mère au teint ébène.
Ma petite sœur était la plus belle à mes yeux je ressentais le besoin de la protéger contre les maux de cette société.
Trois jours plutard nous sortions de la maternité pour notre studio qui renfermait une chambre, un minuscule salon dans lequel maman avait emménagé un coin cuisine en y installant une gazinière et quelques plats, au bout du salon nous avions une petite douche très étroite, les parois du mur se fissuraient par endroit mais nous faisions avec au moins nous avions un toit sur notre tête.
Le lendemain était jour de rentrée, maman se leva très tôt et m'apprêta pour l'école, Marlise dormait comme un ange.
Mariam : tu es une grande fille maintenant Fanta, tu feras la classe de cours moyen première année mon bébé, et moi je me contentais de sourire.
Mariam : tu iras avec tata Gaby d'accord ma puce ?
Fanta : oui maman !
Tata Gaby était notre voisine, elle avait une fille également qui fréquentait la même école que moi, elle s'appelait Sandra et nous faisions la même classe.Tata Gaby frappa à notre porte quelques minutes plus tard, Sandra était près d'elle en uniforme nous nous embrassions très excitées d'aller à l'école, je fis un bisou sur la joue à maman puis je m'en allais avec qu'elles, maman me regarda partir très émue.
L'école primaire était à environ dix minutes de la maison, à la sortie des classes je rentrai avec Sandra, nous nous arrêtions les mains tout en marchant. Nous arrivions devant le portail pour pénétrer dans la cour commune lorsque je vis un homme en sortir il me regarda c'était mon ancien papa, il sourit lorsqu'il me vit.
-Alors Fanta tu as passé une bonne journée ?
Je me contentais d'acquiescer, mon ancien papa avait perdu toute mon estime, vu toutes les peines qu'il infligeait à ma génitrice.
-Tu es très brave, je te garderai pleins de cadeaux la prochaine fois, tu prends bien soin de ta mère et de ta sœur d'accord ?
Je secouai à nouveau la tête, et il se dirigea vers sa voiture et partit. Sandra alla chez elle et moi de même, maman ne m'embrassa pas pour me souhaiter la bienvenue comme elle le faisait souvent, je la trouvais assise au salon pensive tenant le bébé dans les bras, je me demandais bien à quoi elle pensait.
Toute la semaine maman était subitement devenue très calme loin de la femme enjouée qu'elle était, un soir je pris mon courage à deux mains pour lui demander ce qu'était venu faire mon ancien papa ici.
Fanta : Maman ! Maman.
Il avait fallu que je l'appelle trois fois pour la tirer de ses pensées.
Mariam : oui ma puce !
Fanta : à quoi penses-tu ?
Mariam(sourit) : à rien mon bébé !
Fanta : ce n'est pas vrai, depuis plusieurs jours tu n'es plus la même, c'est la venue de mon ancien papa chez nous qui t'a mis dans cet état ?
Elle fut surprise par ma question.
Mariam : tu l'as vu ?
Fanta : oui maman, qu'est ce qui t'a fait ? Dis-le-moi, je vais te défendre il ne te fera plus de mal !
Maman écrasa une larme émue par mes propos, elle n'avait pas idée à quel point les situations douloureuses qu'elle traversait m'impactaient également. Elle posa sa main tendrement sur ma joue.
Mariam : ma chérie il ne m'a rien fait de mal, il est juste venue voir Marlise, tu sais c'est sa fille il a tous les droits sur elle autant que moi !Maman parlait avec tant d'assurance comme si elle l'avait tout pardonné après tout le mal qu'il lui avait fait.
Fanta : tu en es sure ? C'est tout ?
Mariam : oui ma fille, maintenant mange, c'est bientôt l'heure du dodo
Fanta : d'accord maman !Je la regardai et sourit...
En fait maman me cachait la vérité, c'est lors d'une de ses conversations avec tata Gaby que j'appris que mon ancien papa voulait récupérer Marlise, sa femme souhaitait que la petite vive avec qu'eux auprès de ses autres frères c'est pour cela que maman était tant tourmentée, elle était partagée entre donner sa fille pour qu'elle ait un bel avenir ou la garder près d'elle. Je trouvais cela très dégoutant de la part de mon ancien papa, il pouvait très bien s'occuper de ma petite sœur sans la prendre...
Il revint chez nous quelques jours plus tard, c'était un samedi et je n'avais pas école, je regardais les dessins animés à la télé tout en tressant ma vieille poupée, il entra et moi je ne bougeais pas d'un poil je fis mine de l'ignorer, maman nourrissait Marlise au sein.
Mariam : vas saluer papa !
Ce mot qu'elle avait prononcé «papa» m'énervait à un tel point, je me mis en colère et me leva regardant ma génitrice dans les yeux.
Fanta : ce n'est pas mon père, il ne le sera jamais...
Je dis ces mots pleins de rage, je sortis de la maison et je m'assis sur un des bancs de la cour commune tout en continuant à tresser ma poupée, ma mère était restée bouche bée, jamais je n'avais haussé la voix, j'étais une petite fille plutôt calme.
Mon ancien papa resta figer avec les paquets qu'il avait en mains d'ailleurs je n'en voulais pas.
Après une demi-heure, je le vis sortir de la maison et se diriger vers sa voiture très remonté, je me demandais bien ce qui avait bien pu se passer, j'entrais dans la pièce et je découvrais maman très triste tenant Marlise dans les bras.
Elle me fit signe d'avancer et me serra tellement fort dans ses bras, je compris qu'elle avait refusé de lui donner le bébé celui-ci en était ressorti très furieux. C'était la dernière fois que je vis le père de Marlise, nous étions maintenant trois filles dans le studio le temps passait et Marlise devenait de plus en plus belle, je me demandais bien comment mon ancien papa avait pu l'abandonner.
Ma petite sœur faisait la classe de cours moyen première année elle avait sept ans et moi j'avais quinze ans en classe de troisième. Maman braisait du poisson pour subvenir à nos besoins et je l'aidais à mes heures libres, parmi ses clients il y'avait Mr Thierry un fidèle client, un homme de la quarantaine très aimable je l'aimais bien il avait toujours des petites blagues pour nous détendre Marlise et moi.
Je voyais bien comment il lançait des graines auprès de maman mais celle-ci faisait mine de ne pas voir ayant eu de nombreuses déceptions elle avait peur d'aimer à nouveau et d'être déçue.
Mr Thierry ne brusquait pas maman, il l'avait invité plusieurs fois au restaurant et elle avait décliné ses invitations. Maman était ma complice et mon souhait c'était de la voir heureuse et Mr Thierry était un homme sérieux pour ma part.
J'étais la deuxième mère en quelques sortes à la maison, je secondais maman dans les tâches ménagères, j'aidais ma petite sœur à faire ses devoirs, je prenais soin d'elle en quelque sorte, maman savait qu'elle pouvait compter sur moi et en était rassurée. J'étais également une élève très brillante, toujours première de la classe depuis le primaire et maman en était très fière, elle savait qu'un jour j'essuierai ses larmes...
Fanta : maa !
Mariam : oui Fanta !
M'avait-elle répondu occuper à égrainer le maïs.
Fanta : tu penses quoi de Mr Thierry ?
Mariam : c'est un homme comme tous les autres. M'avait-elle répondu sèchement.
Fanta : ce n'est pas une réponse maman, il te plait ? Elle arrêta ce qu'elle faisait et me regarda parler.
Mariam : pourquoi devrait-il me plaire ?
Fanta : c'est juste une question ne la prend pas mal. Moi je le trouve très gentil c'est ce genre de papa qu'on aimerait avoir, ça se voit qu'il t'aime bien.
Mariam : hum ! Elle continua d'égrainer son maïs.
Fanta : maman je sais que tu as beaucoup souffert dans le passé lorsque tu as ouvert ton cœur à des hommes, mais tu devrais donner une chance à Mr Thierry il m'a l'air sincère, il t'aime bien
Mariam : que connais-tu à l'amour ? As-tu déjà aimé ?
Fanta : non maman, mais ça se voit qu'il t'aime et c'est le plus important. Donne-lui une chance.
Mariam : je vais y réfléchir !
Fanta : mais maman !
Mariam: j'ai dit que je vais y réfléchir, maintenant laisse-moi travailler s'il te plait.
Je voulais tant revoir ma mère heureuse que je ne mettais pas rendu compte que ses blessures du passé n'avaient pas cicatrisé. L'anniversaire de maman était dans quelques jours et je mis sur pied un plan avec ma sœur.
Fanta : écoute Marlise, nous voulons toutes les deux que maman soit heureuse, pas vrai ?
Marlise : oui Fanta, je voudrai avoir un papa !
Fanta : j'ai un plan !
Marlise : ok !
Fanta : l'anniversaire de maman c'est dans deux jours, je l'inviterai dans un restaurant...
Marlise : où vas-tu prendre tout cet argent
Fanta? M'avait-elle coupé.
Fanta : je dirai à maman que se sont mes économies de mon petit commerce, en réalité c'est Mr Thierry qu'elle verra quand elle arrivera au restaurant et là elle ne pourra pas se défiler.
Marlise : ah ! Je comprends maintenant le plan, ma grand-sœur est un cerveau.
Fanta : voilà !
Marlise : Mr Thierry sera notre nouveau papa, il pourra m'accompagner à l'école comme le font tous les autres papas c'est chouette.
Fanta : oui bien sûr !
Marlise se jeta dans mes bras, heureuse à l'idée d'avoir un papa...
Le jour-j arriva, comme prévu avec Marlise, elle aida maman à se choisir une tenue, je lui avais envoyé l'adresse du restaurant dans son téléphone elle devait m'y rejoindre et Marlise devait rester chez tata Gaby, j'étais tout simplement cachée chez elle attendant patiemment qu'elle sorte pour regagner la maison.
Marlise et moi croisions les doigts pour que ça marche, assisent au salon nous regardions un film...
Trois heures de temps s'étaient écoulées, on frappa à la porte c'était maman j'ouvris, Marlise lui sauta dans les bras.
Marlise : maman !
Mariam : bonsoir mon poussin, tu n'es pas encore couchée ?
Marlise : non Fanta et moi t'attendions, dis Mr Thierry sera notre nouveau papa ?
Maman regarda Marlise l'air interrogateur puis se retourna pour me regarder elle n'était pas fâchée, certainement sa soirée c'était bien déroulée.
Mariam : Fanta dans quoi as-tu embarqué ta sœur ? Tu m'as bien eu.
Fanta(sourit) : haha ! À te voir sourire ça signifie que la soirée s'est bien déroulée, youpi !
Mariam : hum ! Ne criez pas encore victoire trop vite, je prendrai le temps de l'étudier pour ne pas me précipiter. Je m'étais dirigée vers ses bras elle nous embrassa tendrement avec ma sœur, les bras de maman étaient les seuls endroits où je me sentais en sécurité quel que soit le problème que j'avais, jy trouvais toujours du réconfort.
Maman entama une relation avec Mr Thierry, elle se sentait revivre, le bonheur avait enfin frappé à sa porte, ma sœur et moi avions enfin un père.
Quelques mois plus tard il lui fit sa demande en mariage, maman attendait également un heureux évènement, on célébra leur union à la mairie et l'Eglise une simple et belle cérémonie fut organisée, elle fut belle. Un mois après le mariage nous emménagions dans notre nouvelle maison, notre papa venait de finir de la construire, une demeure modeste avec trois chambres une douche un salon un petit jardin où poussaient des fruits entouré d'une clôture avec un petit portillon devant. Elle était belle notre maison !
Dieu n'avait pas oublié ma maman, le bonheur avait enfin frappé à sa porte. Notre beau-père était le meilleur des papas, il nous aimait tellement comme ses propres enfants et nous cajolait, et nous le présentions avec fierté à nos amis.
Maman donna naissance à auguste notre petit frère durant les vacances, un bébé rond et dodu, il était beau, et calme il ne perturbait point et faisait bien ses nuits. Quand auguste eu un an, papa trouva du boulot à maman, un poste de secrétaire de direction dans une entreprise de la place, elle était très heureuse et plus épanouie.
Papa était un guide touristique pour une grosse boite de la place ce qui l'emmenait à voyager parfois, leurs clients étaient principalement des étrangers parmi lesquels des européens, des américains et asiatiques.
Un jour ils devaient faire la visite guidée d'un site touristique à des étrangers, le sentier n'était bien aménagé, tout en racontant 'histoire du site il les faisait découvrir également tout ce qu'il regorgeait sur le chemin du retour, ils s'étaient tous posés sur l'herbe verdâtre du haut d'une colline pour admirer la ville, papa fut mordu par une vipère qui fila aussitôt, il se tordit de douleur, on lui fit un garrot, l'hôpital était à une heure du site le temps d'y arriver il avait rendu l'âme en cours de route.
La nouvelle nous avait paru comme un choc, j'avais l'impression d'avoir perdu une partie de moi, papa Thierry n'était plus et ma mère en était très affectée lorsqu'elle voyait auguste faire ses premiers pas elle pleurait sans cesse. Quel malheur ! ma mère était-elle poisseuse ? Pourquoi soufrait-elle autant ? Le bonheur n'était que de courte durée dans notre famille. Elle se retrouvait veuve à trente-cinq ans avec trois enfants à sa charge.
Le temps passait mais la douleur était toujours vive, auguste entra à l'école maternelle, Marlise en sixième et moi en terminale. Maman se donnait à fond dans son boulot pour oublier sa peine, le seul bien que son mari lui avait laissé était notre demeure...
Jusqu'au jour où elle rentra plus tôt, j'étais entrain de cuisiner, lorsque Marlise vint me trouver.
Marlise : Fanta, maman vient de rentrer, et elle n'a pas l'air d'aller bien tu ferais mieux d'aller la voir ça m'inquiète
Je pris les propos de Marlise au sérieux, de plus la nourriture était prête je lassai la charge à ma sœur de servir auguste. Je la trouvais au salon tenant sa photo de mariage en main, on pouvait la voir heureuse aux cotés de papa Thierry, ça me fendait le cœur de la voir ainsi. Je m'assis près d'elle essuyant les larmes qui s'écoulaient de ses yeux .
Fanta : maman calme toi tout ira bien je te le promets.
Mariam : je suis fatiguée de lutter, je n'ai plus de force.
Fanta : nous sommes là maman ! Tu as le souffle de vie tu peux toujours lutter pour t'en sortir.
Mariam : Fanta ton père m'a abandonné, celui de Marlise pareil, et Thierry l'homme qui m'a fait reprendre goût à la vie est mort...(pleures). Regarde ceci (Maman me tint une lettre et je la pris) c'est ma lettre de licenciement je n'ai plus de boulot avec quoi vais-je m'occuper de vous, je vais devoir tout recommencer à zéro...Silence...c'est quelle vie triste ça ? Qu'ai-je bien pu faire au bon Dieu ? Mes ancêtres l'ont-ils offensé pour qu'il me fasse payer le prix de leurs erreurs ? (Pleures).
Je pris ma mère dans les bras et je la serrai de toutes mes forces je ressentais le besoin de la protéger. L'entreprise était au bord de la faillite et le directeur général avait dû réduire le personnel et elle en faisait partir. J'avais la rage de vaincre, je devais réussir pour essuyer les larmes de ma mère.
J'obtins mon baccalauréat deux mois plus tard, maman était très fière, mais sa joie redescendit aussitôt, elle m'annonça qu'elle ne pourra pas me payer les études universitaires, qu'allais-je devenir ?
Tata Gaby et sa fille avaient gardé de bonnes relations avec nous, elle avait soutenu ma mère dans cette dure épreuve.
Sandra était ma meilleure amie, nous n'avions aucun secret l'une pour l'autre malgré le fait que je n'aimais pas beaucoup son mode de vie, je ne la jugeais pas pour autant, d'un côté il y'avait la Sandra qui se baladait d'homme à homme pour avoir des objets luxueux et de l'autre celle qui était mon amie et était toujours présente pour moi.
Elle aussi avait obtenu son diplôme, elle ne désirait plus poursuivre ses études...
J'étais couchée dans ma chambre repensant à la conversation avec ma mère où elle m'annonçait qu'elle n'avait pas d'argent pour payer mes études supérieures, mon téléphone sonna, c'était Sandra, je décrochai...
Sandra : salut chérie, tu es où ?
Fanta : à la maison !
Sandra : décidément tu vas te marier avec votre maison là, tchuips quand je t'invite à sortir tu refuses, tu es trop casanière une belle fille comme toi! Comment veux-tu qu'un homme fortuné te remarque si tu es toujours chez vous?
Fanta : hum Sandra je n'ai pas la tête pour des discussions pareilles tchuips, j'ai des problèmes plus sérieux. Avais-je dit sèchement.
Sandra : aka tu as quel problème qu'on ne peut pas résoudre ?
Fanta : tu sais bien que ma mère a été licencié il y'a deux mois, elle m'a dit hier qu'elle n'avait pas suffisamment d'argent pour me payer mes études universitaires, elle pourra uniquement payer ceux de mes frères cette année. Comment vais-je faire je veux aller à l'école.
Sandra : tchuips c'est tout ça ? C'est même d'abord l'école de quoi une femme ne doit pas trop fréquenter, quand je te propose de sortir avec certains de mes amis riches là tu refuses, la sainte Fanta voilà que tu lis l'heure.
Fanta : Sandra tu sais bien que jamais je ne vendrai ma dignité, encore moins pour de l'argent je préfère galérer.
Sandra : hum ! okey ! Tu es mon amie je ne peux pas te laisser tomber, je vais demander autour de moi s'il y'a un boulot même si c'est un an tu pourras économiser pour te payer les études.
Fanta : Sandra un vrai boulot pas ce que tu fais souvent.
Sandra : hum tu me prends pour qui, fanta tu es ma sœur je vais te trouver un boulot reste tranquille ne réfléchis plus, te connaissant comme tu aimes tellement l'école sur que tu as déjà réfléchir à toutes les options jusqu'à te donner les migraines.
Fanta : c'est vrai !
Sandra : je vais t'envoyer un om pardon boit quelque chose avec arrête de réfléchir les gens meurent d'avc tous les jours tu es trop jeune pour partir !
Fanta : merci Sandra !
Sandra : je viendrai en semaine à la maison pour te rendre compte !
Fanta : okey, merci ma best !
Sandra : je t'en prie !
Sandra raccrocha, le sourire se dessina à nouveau sur les lèvres, Sandra tenait toujours ses promesses c'était le genre de fille que lorsqu'elle vous estimait elle était prête à mourir ou aller au front pour vous. Comme promis Sandra vint me trouver à la maison quatre jours plus tard, les bras chargés de cadeaux pour mes petits frères, ils étaient heureux de la voir comme à chaque fois, maman visionnait au salon, elle relooka Sandra de la tête au pied.
Sandra : bonsoir maman !
Mariam : bonsoir ma fille comment tu vas ?
Sandra : très bien et toi ?
Mariam : bien, et ta mère Comment va-elle ?
Sandra : bien maa !
Mariam : pourquoi te laisse-elle t'habiller ainsi ? Tous ses vêtements classes et chics qui te les donne Sandra ?
Sandra : euh...Maa je travaille !
Mariam : c'est quel boulot qui te permets de te payer tous ses vêtements et chaussures luxueux, ma fille le dehors que tu vois là à les dents, nous avons tous fait ça fais attention !
Sandra : d'accord maa !
Mariam : allez-y ! (s'adressant à Sandra et moi)
Je la pris par la main et nous nous déridions dans ma chambre. Nous nous sommes posées sur le lit pour discuter.
Sandra :ta mère est plus qu'un militaire, mince !
Fanta : je suis sur que si tu vivais ici, tu aurais été droite comme une aiguille, elle ne frappe pas mais elle est très stricte sur l'éducation, elle n'a pas besoin de gueuler pour se faire entendre chacun sait ce qu'il a fait.
Sandra : haha ! Mais je l'aime bien ta mère au moins elle a du temps pour vous, elle se consacre à vous, pas comme ma part qui est tout le temps dehors on ne sait même pas ce qu'elle cherche.
Fanta : on ne choisit pas ses parents, on fait avec !
Sandra : si moi on m'avait donné le choix, j'aurais choisi la tienne ! bref par rapport à ce qu'on s'est dit, je t'ai trouvé quelque chose à faire ?
Fanta : quoi ma copine ? Demandai-je toute excitée .
Sandra : j'ai un ami qui m'a dit qu'on recherchait une ménagère chez un de ses amis d'enfance, celui-ci étudie au canada et ses parents vivent dans un quartier huppé dans le centre-ville.
Fanta : hum Sandra, ménagère c'est ta part de travail que tu as vu que tu pouvais me donner là-bas tchuips.
Sandra : regardez-moi sa bouche, jusqu'à elle allonge ça mek mek ! Tu as trouvé mieux ? Mon ami dit qu'ils peuvent bien te rémunérer, au bout d'un certain temps tu pourras suffisamment économiser pour financer tes études supérieures et aider même ta mère dans certaines charges, tu pourras même avoir des bonus. Tu crois que tu vas trop travailler quoi ? Réfléchis bien avant de prendre une décision je vais te laisser j'ai un rendez-vous. Tiens c'est pour toi !
Fanta : Sandra tu en fais trop, tu m'as déjà donné de l'argent il y'a quelques jours.
Sandra déposa la somme sur le lit.
Sandra : tu racontes même quoi, en tout cas donne-moi vite ta réponse des offres comme ça, ça ne court pas les rues bisou ma best.
Sandra partit et je restai longtemps cogiter. Le soir venu j'en parlai avec maman.
Fanta : maman j'aimerai que nous discutions.
Mariam : oui ma fille, je t'écoute !
Fanta : il y'a quelques jours tu m'as annoncé que tu ne pourras pas me payer les études universitaires par faute de moyen, en fait j'ai trouvé un boulot femme de ménage dans le centre ville ça me permettra d'économiser sur toute l'année !
Je n'avais pas dit à maman que c'était Sandra qui me l'avait trouvé de peur qu'elle refuse pensant à des choses louches.
Mariam : c'est super ma fille, toi-même tu sais que ça me brise le cœur cette situation. Tu es déjà ne grande fille de surcroît très mature, tu es l'ainée et tu dois montrer le bonne exemple à tes cadets, j'espère qu'ils te traiteront bien, au moindre problème tu m'en parle ma fille.
Fanta : d'accord maman, ils veulent une ménagère résidente.
Maman réfléchir longuement.
Mariam : quel est le salaire que tu percevras à à fin du mois ?
Fanta : je ne sais pas j'ai rendez vous avec ma patronne dans quelques jours, c'est une famille fortunée, ils me paieront certainement très bien.
Mariam : tu as toutes mes bénédictions ma fille, viens dans mes bras(Mariam serre chaleureusement sa fille dans ses bras) beaucoup de courage.
Fanta : merci maman !
Le lendemain j'appelais Sandra pour lui annoncer la bonne nouvelle, elle était très contente, elle appella aussitôt son ami pour lui faire part de ma décision. Il en fit part aux parents de son ami qui organisèrent un petit entretien prévu dans deux jours. Je stressais et priait dans mon petit cœur pour qu'ils me prennent comme leur femme de ménage j'avais vraiment besoin de ce boulot, je priais du plus profond de mon cœur pour que Dieu exauce mon souhait.
#fanta
3.
Le jour tant attendu arriva Sandra m'envoya l'adresse de leur maison, elle était située dans un quartier très huppé de la ville.
Pour le rendez vous maman m'a lissé mes longs cheveux, qu'elle avait joint au bout pour en faire un magnifique chignon, je me vêtis convenablement : j'arborai une belle robe fleurie, des magnifiques chaussures à sandales basses. Je fis un léger maquillage effet nude, je me regarde à nouveau dans le miroir et l'image que je reflète me plait énormément. Je prends mon sac et dis au revoir à maman, elle me bénit et je pris la route.
Après 1heure de trajet le taxi me déposa à ma destination, je descendis...
Devant moi se dresse des maisons aux allures hollywoodiennes avec une architecture si particulière, toutes ne sont pas des maisons conventionnelles comme en on trouvait dans nos quartiers, elles sont si magnifiques.
Selon l'adresse que Sandra m'avait envoyé leur maison n'était pas bien loin. Je longe le chemin qui se dresse devant moi puis je prends le chemin de gauche. Leur bâtisse était celle peinte en blanc parsemée de fleurs. C'était plutôt une grande belle maison construite sur deux niveaux, vu de l'extérieur elle avait du cachet.
Je sonne et le gardien m'ouvre, un jeune homme de trentaine de teint noir, il me parle poliment et me fait entrer, il m'emmène à l'intérieur. Je suis subjuguée par la beauté et l'immensité des lieux, on peut apercevoir une belle piscine et un beau jardin bien entretenue.
Nous pénétrons dans une grande pièce meublée qui représentait certainement le salon, il me demande de l'attendre et il monte à l'étage et redescend quelques secondes plutard en compagnie d'une belle femme d'âge mûre qui avoisine certainement la cinquantaine, teint claire et de taille moyenne, un charisme naturel s'émanait d'elle, qu'elle prestance, me dis-je intérieurement...
Elle me regarde un instant et sourit, son rire...
Mme Edima : bonjour jeune demoiselle, je suis Mme Edima Nathalie maîtresse des lieux.
Fanta : bonjour Mme Edima, enchantée de faire votre connaissance, je me nomme Badiane Fanta !
Mme Edima : ce nom n'est pas très commun ici d'où te vient-il ?
Fanta : de mon père, il était de nationalité sénégalaise.
Mme Edima : il était, est-il décédé ?
Fanta(pris un air triste) : je n'en aucune idée je ne l'ai malheureusement pas connu...
Mme Edima : je vois ! Désolée petite !
Fanta : merci !
Mme Edima : asseyons nous, nous serons plus à l'aise !
Les deux prirent part sur les canapés en face de l'une de l'autre.
Mme Edima : Hector( ami de son fils) nous avait dit qu'il nous avait trouvé une personne, je ne savais pas que c'était une jeune et magnifique fille.
Fanta : Merci ! Dis-je toute gênée.
Mme Edima : parle moi de toi, ton âge, ta famille ...
Fanta : j'ai 18 ans, je suis l'aîné d'une fratrie de 3 enfants et nous vivons avec notre mère...
Mme Edima : quel niveau d'études as-tu ?
Fanta : j'ai obtenu le baccalauréat scientifique il y'a quelques mois !
Mme Edima( toute surprise) : félicitations !!! Tu ne te trouves pas trop jeune pour exercer un tel métier pourquoi ne continues-tu pas avec tes études ?
Fanta : j'aimerai bien mais il y'a quelques mois ma maman a perdu son emploi et elle peut uniquement envoyer mes cadets à l'école, je voudrai travailler de moi-même pour l'aider et me financer des études plus tard, je serai tellement heureuse que vous me preniez comme votre aide à domicile je sais très bien prendre soin d'une maison vous ne serez pas déçus.
Mme Edima : tu es vraiment une jeune fille très mature pour ton âge , c'est très louable de ta part de chercher à gagner de l'argent dignement. Sais-tu faire la cuisine ?
Fanta : oui Mme, je sais très bien le faire, j'ai très bien appris auprès de ma mère. Dans le temps c'était la meilleure restauratrice et braiseuse de poisson, donc la cuisine c'est une affaire de famille.
Dis-je fièrement ce qui l'amusa...
Mme Edima(sourit) : ça m'enchante de le savoir, tu es engagée !
Fanta : pour de vrai ? (Surprise)
Mme Edima : oui !
Je lui saute au cou et la serre de toutes mes forces sur le coup...
Mme Edima : je crois qu'à force de me serrer ainsi tu risques de m'étrangler...
Fanta : oh ! Pardonnez moi-même je ne me suis pas contrôlée tellement la joie déborde merci !
Mme Edima : ne t'en fais pas je ne t'en tiens pas rigueur. J'ai 4 enfants.
#fanta
Purée elle était plutôt bien conservée pour une femme de quatre enfants me parlant intérieurement.
Mme Edima : deux enfants en bas âge de 10 ans Bryan et Luna ce sont des jumeaux, ils sont très adorables mais surtout ne te laisse pas attendrir par leurs visages d'anges ils peuvent être te tourner en bourrique. Ma fille aînée Sophie vit également avec nous, elle a caractère assez difficile ne t'inquiète pas rien de bien méchant
#fanta
Hum ça sentait déjà la fumée, je sens qu'avec cette Sophie ça sera l'enfer.
...Et enfin mon fils Évrard, c'est le deuxième de la fratrie il poursuit ses études à l'étranger et y travailler également. Mon mari Jacques est quelqu'un d'assez discret il travaille et voyage aussi par moment pour les affaires tu le verras moins mais la plupart du temps il réside avec nous.
Fanta : vous avez une belle famille !
Mme Edima : merci Fanta ! Tu auras le temps de tous les connaître. Tu auras un salaire mensuel de cent mille francs, tu seras nourrie, logée, tu travailleras durant cinq jours le week-end ce sont tes jours de libre tu pourras rendre visite à ta famille si tu le souhaites, mais ça peut arriver que j'ai besoin de toi également les weekends si j'ai des cérémonies ou autres...cela te convient ?
Fanta : oui Mme cela me convient parfaitement ! Merci pour cette chance que vous m'offrez !
Mme Edima :Ne me remercie pas, à toi de me prouver que je ne me suis pas trompée en faisant ce choix, fais bien ton travail et tout se passera bien. Tu commenceras dès lundi prochain je serai là pour t'accueillir et t'expliquer certains choses sur nos habitudes culinaires ou autres...Tu peux rentrer c'est tout pour aujourd'hui.
Fanta : d'accord Mme. Bonne journée !
J'étais très heureuse à l'idée de travailler pour les Edima, il ne reste que trois jours pour que lundi arrive, je quittais leur domicile la tête dans les nuages et je regagnais la maison.
Mme Edima était une femme douce, très sûre d'elle, elle parlait avec une telle aisance tout en y ajoutant de la douceur dans sa voix tout le contraire des préjugés que l'on peut se faire de la classe bourgeoise, elle m'avait bien accueillil.
De retour à la maison je m'étendis sur mon lit tout en rêvassant sur la nouvelle vie qui m'attendait chez les Edima, je l'appréhendais tout de même je n'avais jamais travaillé auparavant je me demandais si j'allais être à la hauteur des attentes de cette famille, je n'avais qu'une hâte que lundi arrive vite. Toutes ses réflexions me conduisirent dans les bras de Morphée.
La séparation avec ma famille n'avait pas été facile Marlise et Auguste étaient très tristes. Maman confia Auguste à Marlise et m'aida à transporter mes deux valises pour prendre le taxi.
Tout en marchant nous discutions.
Mariam : Fanta ma fille tu as fait de moi une femme en devenant mon premier bébé je t'ai tenu dans mes bras avec beaucoup de joie malgré les tempêtes que je m'apprêtais à braver, tu étais si petite et fragile je compris en ce moment là que je devais te protéger et te donner tout l'amour qu'une mère pouvait donner à son enfant, dommage que ton père a fui il ne verra pas la belle femme que tu deviens une jeune fille sage et intelligente. Tu es l'Ainée tu as vu comment la vie m'a montré de toutes les couleurs, je n'ai pas eu de chance en amour je ne demandais qu'à être aimé et avoir un foyer stable dans lequel mes enfants seront heureux mais malheureusement je n'ai pas eu la chance de rencontrer des hommes qui partageaient la même vision de la vie que moi je vous souhaite tout le contraire, mais je remercie le ciel car il m'a donné les plus beaux présents que la vie pouvait m'offrir vous mes enfants.
J'ai fait du mieux que je pouvais durant toutes ses années pour que tes frères et toi ne manquiez de rien mais aujourd'hui où tu as le plus besoin de moi je ne peux malheureusement pas te payer des études supérieures pardonne moi mon enfant.
Fanta :maman tu as été une mère exceptionnelle, tu n'as pas à te reprocher de quoi que ce soit, je n'aurai pas demander au bon Dieu une autre mère que toi, j'admire ta force et ton courage et je te rendrai fière.
Mariam : merci ma fille ! Où tu t'en vas sache que je ne serai pas là. Tu seras emmener à côtoyer des inconnus qui ont des caractères différents de ceux de ton entourage alors ma fille sache les prendre avec beaucoup de pincettes, sois sage, patiente, tolérante. Le respect ne s'arrache pas mais il se gagne, tu peux l'imposer par ton travail, ton comportement, alors tâche de bien faire ton travail pour que tes patrons soient satisfaits. Tu as mon numéro, tu pourras m'appeler au moindre soucis, prends les bonnes décisions mon enfant je voudrai pas que tu reproduise le même schéma que moi.
#Fanta
Je suivais religieusement les conseils de ma mère, elle aurait bien pu m'avor*ter, ou me donner la vie et m'abandonner après m'avoir donner naissance mais elle avait fait le choix de me garder malgré les préjugés et les tourments que la vie lui avaient réservé, elle avait fait le choix de me garder et s'occuper de nous, je lui en étais très reconnaissante...
Nous arrivâmes en route, maman stoppa un taxi et m'aida à charger les valises dans la malle...
Elle me serra si fort dans ses bras, et les larmes m'envahirent c'était la première fois que j'allais loin de ma famille, elle essuya mes larmes d'un regard tendre elle ouvra la portière je me glissai à l'intérieur et elle referma.
Fanta (les yeux larmoyants) : je t'aime maman !
Elle me sourit et me regarda s'éloigner. Je pouvais lire de la tristesse dans son regard...
Le trajet me paru si long que la fois dernière. Le taxi gara chez les Edima et je déposa mes bagages, je le reglai et il s'en alla.
Je sonnai et le gardien m'ouvra et m'aida à transporter mes bagages à l'intérieur de la maison j'admirais à nouveau la belle cour qui se dressait devant moi. Mme Edima nous attendait elle était bien habillée elle devait certainement se rendre à un rendez-vous .
Mme Edima : bonjour Fanta, il s'en est fallu de peu tu ne me trouvais pas, j'ai un rendez vous très urgent avec un client, Ousmane ( le gardien) te conduira dans ta chambre, pour le dîner il y'a tout le nécessaire au frigo, et les jumeaux rentrent de l'école à treize heures tu leur feras le goûter avant de faire le dîner du soir. À ce soir !!!
#fanta
Je n'avais même pas eu le temps de lui dire au-revoir qu'elle avait déjà filé, Ousmane avait courir aussitôt pour lui ouvrir le portail, elle démarra sa voiture et s'en alla, il referme et me rejoignit à nouveau.
Il m'aida à monter mes valises et me montra ma chambre.
Ousmane : si tu as besoin de quoi que ce soit je serai dehors.
Fanta : merci Ousmane, je me prénomme Fanta !
Ousmane : enchanté ! Mr et Mme Edima sont de belles personnes, tu seras bien traitée ici, je te laisse t'installer.
Fanta : merci !
Je referme la porte et j'admire ma chambre elle était plus grande que celle que j'avais chez moi elle renfermait une douche, un grand placard tout prêt duquel était disposé une petite bibliothèque on pouvait retrouver toute une collection de livres scientifiques, romans, nouvelles et autres, la personne qui détenait cette chambre avec la passion pour les livres comme moi je n'allais pas m'ennuyer avec tous ses bouquins.
La chambre est très spacieuse et peinte avec des couleurs sobres. Je vois une porte fenêtre qui mène sur un petit balcon je me précipite et l'ouvre. j'ai une superbe vu sur le jardin le parfum des fleurs me piquent jusqu'au nez une petite table et une chaise y sont posées, bel endroit pour lire ou prendre un bon bol d'air frais. Je rentre à l'intérieur de la chambre je me jette sur le lit il est moelleux de très bonne qualité, il y a des petites boutons auxquels j'y comprenais rien j'appuie sur l'un deux et le lit se soulève je prends peur, j'appuies sur un autre et il se replace à nouveau dans un bonne posture.
Je me mets à ranger mes habits dans l'armoire puis je mets une robe et je descends en cuisine, il me fallait apprêter le goûter des enfants, puis le dîner du soir. Les jumeaux n'allaient pas tarder à arriver...
La cuisine donnait sur la cour arrière elle était très grande et spacieuse et bien équipée je n'avais jamais vu autant d'équipements de ma vie. Le frigo et le congélateur renfermaient tout ceux dont j'avais besoin pour le goûter et le dîner du soir.
Je fais des jus de fruits et me met à faire cookies ils allaient aimer mes petits frères en raffolaient, concentrée sur mon travail tout en chantonnant je n'ai pas remarqué leur présence.
Je me retourne et découvre deux enfants adossés à l'entrée de la cuisine m'observant, la fille me rappelle Marlise avec ses grands yeux et ses longs cheveux, le garçon est placé derrière il a l'air timide.
Fanta : bonjour Bryan et Luna. Moi c'est Fanta
Eux : (silence)
# Fanta
C'est mal barré pour moi ...
Fanta : euhh...vous aimez les cookies
Les deux acquiescèrent...
Fanta : ça vous dirait de m'aider à en faire pour le goûter ?
Eux : oui ! (Tout excités)
Fanta : avec en peu de volonté vous arrivez à parler...
Luna : tu m'as l'air gentille Fanta, maman a dit que tu t'occuperas désormais de nous.
Fanta : oui !
Bryan lui ne cessait de me regarder
Fanta : Bryan tu n'as pas l'air très bavard toi !
Luna : il est juste timide, il est comme ça avec les étrangers.
Fanta : qui est sortie en premier de vous deux ?
Luna : c'est lui !
Fanta : vous allez m'aider à étaler la pâte, comme ceci vous pouvez le faire ?
Eux : oui
Fanta : lavez-vous les mains avant de commencer
Eux : d'accord !
Apres quelques minutes avec Les jumeaux en cuisine le goûter était prêt. Ils mangent avec appétit ça me fait plaisir de voir des sourires se dessiner sur leurs visages, au moins ça me réconforte ils me rappelaient tellement mes frères.
Les jumeaux m'entrainent dans leurs chambres, celle de Luna fait très girly avec cette couleur rose et les poupées Barbie, pour Bryan est bleu ciel, ils sont plutôt très ordonnés pour des enfants de leur âge. Je vérifie avec qu'eux les devoirs nous les ferons plutard il fallait que j'aille faire le dîner du soir.
Les deux firent une sieste, je me redirige à nouveau en cuisine et me met aux fourneaux, la maison s'emplie du parfum des repas que je confectionne. Près de deux heures en cuisine je n'avais pas vu le temps passé, cuisiner était l'une de mes passions et je le faisais avec plaisir.
Les jumeaux se sont réveillés et prirent leur bain ensuite ils me conduisaient dans leur salle d'études emménagée pour qu'ils puissent étudier en toute tranquilité.
Je me mis à les aider à faire les devoirs avec eux. Les deux étaient en classe de cours moyen deuxième année donc ils préparaient leur brevet de fin de cycle primaire...
Fanta : non Bryan réfléchis bien chéri, l'exercice dit Damien a acheté une douzaine d'œuf sachant que l'unité coûte 100 francs . Quel est le prix de la douzaine d'œuf ?
Luna : c'est si facile les math
Fanta : pour toi ça l'est mais Bryan a besoin de plus de temps pour comprendre la matière. Je vais t'aider si tu paies 2 paquets de biscuits pour toi et Luna et qu'un paquet coûte 100 francs. À combien as-tu acheté les deux paquets ? Réfléchis bien.
Brayn : je sais ! À 200 francs très facile.
Fanta : bravo ! Tu vois ce n'est pas compliqué c'est pareil que dans cet exercice. Dis moi à combien Damien payera-il la douzaine d'œufs
Luna : moi je sais je peux le dire ?
Fanta : ma chérie tu l'as déjà trouvé dans ton cahier, c'est à Bryan de me prouver qu'il peut y arriver, je sais qu'il peut le faire.
Bryan : euh...une douzaine d'œufs renferme 12oeufs, si un œuf coûte 100 francs, je fais 12×100 ça fera 1200 francs, Damien achetera la douzaine d'œufs à 1200 francs.
Fanta : waouh trop fort. Tchek dans ma main( lui montrant ma main, et il le fit fièrement).
Luna : et moi aussi je peux aussi tchek ?
Fanta : bien-sûr ma belle ! Vous avez très bien travaillé aujourd'hui...
Eux : merci maîtresse
Nous : rire
Eux : maman !!!
Tous les deux l'enlassent!
Luna : tu es là depuis ?
Mme Edima : non ! Je vois que vous avez fait connaissance avec Fanta ?
Bryan : oui ! Elle est géniale !
Luna : nous étions entrain de faire les devoirs avec qu'elle !
Mme Edima : je suis ravie de voir tout cet engouement pour elle, vous allez bien vous entendre. Et toi Fanta la journée s'est bien déroulée ? Tu t'es bien installée ?
Fanta : oui Mme ! Merci, la chambre est magnifique et confortable. Le repas est déjà prêt !
Mme Edima : la maison sent agréablement bon ! Ma fille et mon mari sont également là vient je vais te les présenter ensuite tu serviras le repas. Les enfants venez !
Nous descendons tous au grand salon, Mr Edima lisait le journal tout en parlant avec sa fille de politique.
Mme Edima : désolée de vous interrompre, voici Fanta notre nouvelle aide de maison ! Fanta voici mon mari Mr Edima, ma fille Sophie.
Mr Edima : bonsoir ma fille, sois là bienvenue chez nous !
Fanta : merci Mr ! Vous avez passé un bonne journée ?
Mr Edima : la routine, merci !
#fanta
sophie ne cessait de me dévisager, elle avait ignoré ma salutation, cette fille allait me donner du fil à retordre c'est certain.
Sophie : maman tu pouvais trouver mieux comme boniche, tu es certain qu'elle pourra bien faire son travail ?
Mme Edima : Sophie ne commence pas stp !
Sophie : je dis ça je dis, bref ce n'est pas mes oignons , j'ai une faim de loup. Tu ferais mieux de nous servir. (Puis elle se leva et alla à l'autre bout de la pièce s'assoit sur la table à manger tout en manipulant son téléphone, qu'elle fille méprisante celle-là, encore une fille à papa (m'étais-je dit).
Mme Edima : comme je t'ai dit Sophie a un fort caractère, ne prend pas à cœur ses propos. Tu peux nous servir...
Fanta : ne vous en faites pas madame.
Je mis les couverts et le repas sur la table, ils avaient bien manger et Mme Edima m'avait remercié pour le repas, le bilan de la journée était plutôt satisfaisante, je finis de tout débarrasser et tout nettoyer et ranger et je m'éclipsa dans ma chambre, enfin je pouvais me relaxer, je pris un bain dans la superbe baignoire, j'avais de la chance d'avoir une si belle chambre je ne savais pas à qui elle avait appartenu mais j'étais reconnaissante envers ma patronne de m'y avoir logé. Après ma douche je me mis en pyjama et m'endormir paisiblement.