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Exclave sexuel: Divorce Inattendue

Exclave sexuel: Divorce Inattendue

Auteur:: Rêverie
Genre: Romance
Après des années de mariage remplies d'amour et d'espoir, Lise voit ses rêves de maternité brisés par une sombre réalité médicale. Lorsque son mari John la quitte brusquement, leur relation s'effondre, emportant avec elle les derniers fragments de bonheur. Mais la trahison et la violence ne sont que le début de son calvaire. En reconstruisant sa vie à Londres, Lise rencontre Antoine, un homme mystérieux et séduisant. Toutefois, l'ombre de son passé revient la hanter, mêlant vengeance et passion dans une spirale inextricable. Entre trahisons, mensonges et rédemption, Lise devra trouver la force de se relevé et de redécouvrir le sens de l'amour.

Chapitre 1 Chapitre 1

La vie avec mon mari, était remplie de rêves communs, notamment celui de fonder une famille. Cependant, le destin avait d'autres plans pour nous. Après de nombreux essais infructueux pour concevoir un enfant, nous avons décidé de consulter des gynécologues. La réalité nous a frappés durement : une grossesse mettrait ma vie en danger à l'accouchement.

Face à cette situation, l'adoption est devenue notre seul espoir. Mais même cette option s'est avéré compliqué. Bien que John semblait initialement d'accord, il a rapidement changé d'avis une fois la procédure enclenché. J'étais désemparée par son comportement imprévisible. Une soirée, il m'a annoncé son départ pour Vannes le week-end suivant.

- Lise, ce week-end, je pars pour Vannes.

- Pourquoi ?

- Je vais voir un ami.

- Et ça prendra tout le week-end ?

- Oui.

- Puis-je venir avec toi ?

- Non, je pars seul.

- John, cela fait quatre ans que nous sommes mariés et nous ne faisons presque rien ensemble. Je reste à la maison toute la journée.

- Ce n'est pas ma faute si tu ne fais rien. Tu pourrais chercher un emploi.

- Tu sais très bien que mon traitement me fatigue.

- Je suis là le soir.

- Tu rentres à 20 heures et passes tes soirées au téléphone. Quand tu es libre, nous ne faisons rien ensemble. Une fois, tu m'as emmenée en boîte de nuit, mais à 22 heures, tu m'as ramenée chez nous pour ressortir seul.

- Tu ne proposes jamais rien, même pour les week-ends.

- Je t'ai souvent suggéré des sorties, mais tu n'as jamais envie. Je sors seule, et quand je rentre, tu pars à nouveau. J'ai l'impression que tu ne me regarde plus.

- Je te regarde, mais tu pourrais faire des efforts.

- J'en fais chaque jour, tu ne le vois pas. Comme ce soir.

- Tu sais quoi ? Je pars et je reviendrai dimanche soir. Nous en parlerons à ce moment-là.

- Fuis encore ! Mais sache que j'en peux plus. Nous sommes deux dans ce couple. Je me remets en question chaque jour, je te prouve mon amour, mais toi, non ! Tu rejettes constamment la faute sur moi. Disparais, laisse-moi seule, comme d'habitude.

Après son départ, j'ai éclaté en sanglots. Pendant le week-end, je n'ai pas pris contact avec lui, et lui non plus ne m'a donné de nouvelles. Quand il est revenu dimanche soir, le silence s'est installé entre nous.

- Tu pourrais au moins me dire bonjour. Nous ne nous sommes pas vu du week-end, pas un seul message !

- Tu ne m'as pas écrit non plus. Pourquoi devrais-je saluer quelqu'un qui me laisse seule tout le week-end sans préciser où il va ?

- Je t'ai dit que j'allais voir un ami à Vannes.

- Je ne connais ni son nom, ni son adresse. Si quelque chose m'était arrivé, comment aurais-je pu te prévenir ?

- Tu as mon numéro.

- Comme si ça suffisait. Le repas est prêt, il ne reste qu'à le réchauffer. J'ai déjà mangé. Je vais au lit, je n'ai pas bien dormi depuis vendredi, ne sachant pas si tu étais bien arrivé.

Le lendemain matin, la tension était toujours palpable.

- Lise ?

- Quoi ? Tu ne peux pas me laisser prendre mon petit-déjeuner ?

- Il faut que je te parle.

- Ça attendra que j'ai fini de manger.

- Je veux divorcer.

- Quoi ? Tu m'annonces ça comme ça ? Pourquoi veux-tu divorcer ?

- Parce que je veux des enfants et tu refuses d'arrêter ton traitement.

- Tu sais bien que si je l'arrête, ma maladie peut revenir.

- Mais tu es guérie ! Les scanners sont clairs.

- Les médecins ont expliqué les risques. Je ne veux pas mourir.

- Ils ne savent rien !

- Et toi, tu en sais plus qu'eux ? Tu es devenu médecin ? Ce traitement est nouveau, il n'y a pas assez de recul. Je suis d'accord avec les médecins.

- Il y a une solution : le divorce. J'ai 35 ans, il est temps pour moi de devenir père.

- Fais ce que tu veux. Mais ce n'est pas la seule raison. Nous aurions pu adopter si tu n'avais pas arrêté la procédure. Alors, divorce. Peut-être serai-je plus heureuse sans toi.

Il s'approcha de moi avec des intentions que je rejetai fermement.

- Laisse-moi ! dis-je exaspérée.

- Comprends-moi, j'ai envie d'être père.

- Tout ce que je comprends, c'est que tu ne penses qu'à toi. Tu te poses en victime alors que tu n'as aucun traitement à suivre.

Cette remarque l'irrita, et il quitta la pièce brusquement.

- Je sors. J'ai un rendez-vous.

- Fais comme tu veux. Sache seulement que je ne serai plus là quand tu reviendras. Je pars.

Je ne pouvais plus supporter une seconde de plus cette situation.

Un an plus tard, notre divorce a été prononcé rapidement, car nous étions d'accord sur les termes. J'étais soulagée, mais aussi profondément déçue. La réaction de John avait été si étrange et injuste. La veille de son départ pour Vannes, j'étais prête à lui annoncer une merveilleuse nouvelle : j'étais enceinte et prête à garder l'enfant !

Cependant, son comportement si violent et rempli de mensonges m'a convaincue de ne rien regretter. Trois mois après son départ, j'ai pris la décision de me faire avorter, ce qui m'a plongée dans une profonde dépression.

Pourquoi je ne regrette rien ? Parce que j'ai découvert que John me trompait depuis des mois et que sa nouvelle compagne était enceinte.

Depuis, j'ai quitté Lorient pour Londre, où j'essaie de reconstruire ma vie.

Trois mois après le divorce, alors que je me balade seule, une main me saisit violemment et me plaque contre le mur d'une maison. Sous le choc, je n'identifie pas immédiatement mon agresseur. Cependant, dès qu'il commence à parler, je reconnais la voix de mon ex-mari, John.

- Bonjour, Lise. Enfin je te retrouve.

- Que veux-tu ? Lâche-moi !

- Je ne veux prendre aucun risque. Je veux que tu nous donnes une seconde chance.

- Tu plaisantes ? C'est toi qui as demandé le divorce ! Maintenant que tu as un enfant avec une autre, tu penses que je veux revivre avec toi ?

- Oui, je t'aime toujours.

- Je ne te...

Sa main s'abat sur mon visage une fois, puis une seconde fois. À la troisième gifle, une main intervient.

- Depuis quand on frappe une femme ? interrompt une voix d'homme.

- Mêlez-vous de vos affaires et laissez-moi ! rétorque John.

- Oh non ! Vous partez d'ici tout de suite ou j'appelle la police, menace l'inconnu.

Un combat éclate entre eux. Les coups fusent, et dans un mouvement brusque, John esquive un coup de mon sauveur et en profite pour s'enfuir comme un lâche.

- Vous allez bien ? me demande-t-il.

- Oui, merci.

- Vous le connaissez ?

- C'est mon ex-mari.

- Vous tremblez, dit-il en me soutenant par la taille pour éviter que je tombe. Venez, je vous invite à boire un verre pour vous remettre.

- Ce n'est pas nécessaire, je n'habite pas loin.

- J'insiste. Votre ex-mari pourrait encore rôder dans les parages.

Chapitre 2 Chapitre 2

Devant l'insistance de sa remarque, je réalise que ramener John chez moi serait une erreur. Et puis, après ce choc, je n'ai pas envie de me retrouver seule tout de suite.

- D'accord, mais pas longtemps.

- Promis. Connaissez-vous un bar à proximité ?

- Oui, il y en a un pas loin.

- Très bien.

Mon sauveur me soutient par la taille alors que nous nous dirigeons vers le bar. À notre arrivée, nous nous installons dans un coin tranquille.

- Que voulez-vous boire ? demande-t-il.

- Une tasse de thé, ce sera parfait, dis-je.

Le serveur arrive, et l'homme commande mon thé et un café pour lui-même. En observant sa main, je remarque des égratignures.

- Vous avez mal ? lui demandai-je.

- Non, ça ira. Et vous ?

Je touche ma joue, encore douloureuse de la première gifle de John.

- Ça ne fait pas trop mal. Merci d'être intervenu.

- Je ne supporte pas qu'on frappe une femme.

- Si vous n'étiez pas intervenu, cela aurait pu être pire. Je ne sais pas comment vous remercier.

- Commencez par me donner votre prénom.

- Lise.

- Enchanté, Lise. Moi, c'est Antoine.

- Enchantée.

Le serveur revient avec nos boissons, nous offrant un moment de silence pour nous observer.

- Savez-vous pourquoi votre ex-mari vous a frappée ? demande Antoine.

- Oui, j'ai refusé de lui donner une seconde chance. Alors que c'est lui qui a demandé le divorce, qui a été prononcé il y a trois mois.

- Vous frappait-il lorsque vous étiez ensemble ?

- Non, c'est la première fois. Et vous ? Enfin, je veux dire, êtes-vous marié ?

- Non, je suis célibataire et je travaille pour une maison d'édition.

Je vois ses égratignures de plus près.

- Vous devriez soigner votre main, lui dis-je.

- Ça ira, ne vous inquiétez pas.

- J'insiste. Je peux au moins faire ça après ce que vous avez fait pour moi.

Antoine acquiesce. Il règle l'addition, puis nous nous rendons chez moi. J'attrape une trousse de premiers soins et nettoie ses égratignures avec de l'alcool désinfectant. En appliquant un pansement, je ressens une sorte de connexion électrique entre nous.

- Merci, me dit-il.

- Non, c'est à moi de vous remercier de m'avoir sauvée.

Il sort une carte blanche de sa poche, écrit dessus et me la tend.

- Voici ma carte de visite, avec mon numéro professionnel. J'ai mis mon adresse personnelle au dos, si jamais vous souhaitez me joindre. J'espère vous revoir dans de meilleures circonstances.

- Merci pour tout.

Il me dit au revoir et part. Le soir même, alors que je décide d'oublier Antoine, je me retrouve à lui envoyer un texto. Je prends la carte posée sur la table de la salle à manger. En la retournant, je lis « au plaisir de vous revoir. »

« Je voulais encore vous remercier pour cette après-midi. Est-ce que votre main va mieux ? Lise. »

Envoyé. Je reprends mes activités, mais je ne peux m'empêcher de penser à Antoine. Qu'est-ce qu'il fait ? A-t-il reçu mon message ? En rentrant de mon cours de yoga, un message clignote sur mon téléphone. C'est lui !

« Chère Lise, ne me remerciez pas. J'ai vu une belle femme se faire frapper, j'ai simplement réagi. Au plaisir de vous lire, merci de m'avoir soigné. »

Oh ! Mon Dieu, il m'a répondu.

« C'était normal. »

Envoyé. Je range mon téléphone et continue ma marche. Mon mobile vibre de nouveau.

« Sachez que si c'était à refaire, je le ferais sans hésiter, mais faites attention, vous m'avez invité chez vous, je pourrais être un tueur. »

« Vous, un meurtrier ? Je n'y crois pas une seconde. Ne me faites pas la morale, j'ai déjà mes parents pour ça. Après ce que j'ai vécu, je ne suis pas prête à refaire confiance à un homme. »

« Ne vous fâchez pas. Non, je ne suis pas un tueur. Pourquoi ne faites-vous plus confiance aux hommes ? »

« Quelqu'un a trahi ma confiance ainsi que celle de mes parents. »

« Je me contenterai de cette réponse. »

« Je dois vous laisser, je vais dîner. »

« Bon appétit. »

« Merci. »

Je repose mon téléphone et m'occupe de mon repas. Alors que je finis de ranger la cuisine, un bip retentit.

« Fini de manger ? Je voudrais vous inviter à dîner demain ou un autre jour. »

Je n'en reviens pas, il m'invite, mais je ne suis pas libre demain.

« Bonjour, belle Lise ! Je vous envoie un message car, en me réveillant, j'ai pensé à vous. J'espère que vous avez bien dormi ? »

Depuis hier, j'ai l'impression de rêver. Un homme incroyable me sauve, puis me donne son numéro. C'est moi qui ai fait le premier pas en lui envoyant un message, mais ça ne change rien. On a bien discuté hier. Même si je ne comprends pas pourquoi il me trouve belle. Je dois admettre que lorsque j'ai touché sa main et qu'il a embrassé ma joue, j'ai ressenti quelque chose. Comme il me pose une question, je dois lui répondre.

« Bonjour, Antoine ! Oui, j'ai bien dormi cette nuit. Merci. Et vous ? Bonne journée de travail. »

Je pose mon portable, puis je continue à mettre mes affaires dans mon sac pour le week-end. Au bout d'une heure, tout est prêt, il ne me reste plus qu'à descendre la poubelle quand mon téléphone émet un bip.

« Oui, j'ai bien dormi. J'ai même fait un rêve où vous jouiez un rôle. Merci, ma journée avait mal commencé, mais grâce à vous, elle s'illumine. »

En lisant cela, mon cœur bat plus vite. Il a juste dit que son début de journée était difficile, mais que maintenant tout allait bien. Je lui réponds :

« J'en suis heureuse si votre journée se passe bien. Pour ma part, je suis occupée à faire le ménage avant de partir. »

Après avoir descendu la poubelle et mis mes affaires dans ma voiture, je monte chez moi. Je me rends compte que ma vie est étrange. Divorcée depuis trois mois, j'essaie de reprendre goût à la vie, mais j'ai encore du mal avec mon corps et à faire confiance à un homme. Pourtant, avec Antoine, j'ai pris la décision de l'inviter chez moi. Il s'est blessé en me sauvant, je lui ai donné mon numéro, et j'envisage même d'accepter sa proposition de dîner, alors que je le connais depuis un jour. Et encore, quand je dis le connaître, c'est exagéré. Sur sa carte, que je garde précieusement, je lis :

```

Monsieur Delaunay Antoine, Président Directeur Général

15 avenue des feuilles

36900 Londre

```

Hier, il m'a dit qu'il travaillait dans une maison d'édition, mais pas qu'il en était le PDG. Bon, je ne lui ai pas demandé en quoi consistait son travail. Moi qui rêve de publier mon premier roman, j'ai été sauvée par le PDG de la maison d'édition Shakespeare, qui est à Paris en plus. Je n'en reviens pas. Je pose la carte, puis je vais manger. Pendant mon repas, je reçois un SMS.

« Pas trop épuisée par le ménage, j'espère ? J'ai un peu de temps pour moi. »

« Pas fatiguée, je fais ça tous les vendredis. »

« Bien alors. Auriez-vous un peu de temps pour discuter ? »

« Je mange, mais oui. »

« Bon appétit, je ne veux pas vous gêner. »

« Vous ne me dérangez pas. »

« Je suis heureux. Alors, à part le ménage, qu'avez-vous fait ? »

« Pas grand-chose, préparer mes affaires pour le week-end. Et vous ? »

« Moi, j'ai eu des rendez-vous toute la matinée. C'était fatigant, mais vers 10h30, j'ai reçu un SMS d'une femme raffinée, ce qui m'a aidé à tenir. »

Hier et ce matin, il me disait que j'étais belle, et maintenant, je suis raffinée. Je ne sais même pas quoi répondre.

Chapitre 3 Chapitre 3

« Je suis désolé si je vous mets mal à l'aise. Mais tout est vrai, je vous trouve sublime. »

« Ne vous excusez pas. Ce n'est pas votre faute si je n'arrive pas à comprendre comment un homme comme vous me trouve sublime. »

« Si je tenais celui qui vous a fait souffrir, je lui dirais qu'il a eu tort. »

« J'ai un passé sentimental difficile et douloureux que j'essaie d'oublier. »

« Si j'étais à côté de vous, je vous prendrais dans mes bras, je vous dirais des mots doux, et je vous embrasserais. »

Oh ! Mon Dieu, je ressens encore la même chose qu'hier. En un SMS, il a réussi à déclencher des sensations que je ne connaissais pas. Je vais vite dans ma chambre chercher mon vibromasseur et je l'utilise pour me calmer.

« Vous êtes toujours là ? »

« Oui, désolée, j'ai dû m'occuper de quelque chose. »

Je ne vais quand même pas lui dire que je viens de jouir en pensant à lui.

« D'accord, je dois vous laisser, mon rendez-vous est arrivé. »

« Pas de problème, je dois aussi prendre la route. »

« Faites attention sur le chemin. À plus tard, bisou, ma belle. »

« Je fais toujours attention, à plus tard Antoine, bisou. »

Maintenant, je dois laver la vaisselle et ranger les couverts avant de partir. Je dépose mon vibromasseur dans mon sac, car j'ai l'impression que je vais en avoir besoin ce week-end. Je sors vers 14 heures. Avant de prendre la route, je fais un détour à Conforama. Mon installation récente dans mon appartement ne m'a pas permis de l'aménager complètement. Alors que je choisis un fauteuil et un bureau, un message me distrait.

« Est-ce que vous êtes bien arrivée chez vos parents ? »

« Oui, je suis bien arrivée, je suis partie de Londre vers 17 heures, j'ai fait un petit tour avant. »

De retour chez moi, je me mets au travail. J'ai écrit une fiction pour adolescent et depuis quelques semaines, je recherche des maisons d'édition spécialisées dans mon thème. Quelques-unes ont retenu mon attention et je dois maintenant écrire les lettres d'accompagnement. Encore un bip.

Je viens de finir ma journée de boulot. C'est dommage que tu sois chez tes parents, mais je comprends. On dînera un soir ensemble. Je suis libre tous les soirs, mais plus vite on se voit, mieux c'est.

Eh bien, je ne sais pas trop quoi lui répondre. J'ai envie de dire oui, mais en même temps, je n'aime pas qu'on me force. Sauf au lit !

Je suis absente jusqu'à dimanche soir. Je ne sais pas à quelle heure je serai chez moi.

Disons lundi soir alors.

Je ne sais pas.

Allez, dis-moi oui. Depuis que je t'ai rencontrée hier, je n'arrête pas de penser à toi. Un souper, ça n'engage à rien. Je te promets que je saurai me tenir.

Il a raison, un dîner, c'est juste un dîner. Il m'invite, je devrais en profiter. Je ne sors pas souvent au restaurant.

D'accord pour lundi soir.

Tu ne vas pas le regretter. J'ai vu un petit bistrot sympa. Tu veux que je vienne te chercher ?

Non, donne-moi l'adresse, je te rejoindrai là-bas.

Je m'y attendais ! Restaurant L'Imaginaire, rue Fautra, tu connais ?

Je vois où c'est, mais je ne connais pas.

Je vais te faire découvrir, mais t'es sûre que tu ne veux pas que je passe te prendre ?

J'en suis sûre.

D'accord, on dit 20 heures, ça te va ?

Oui, à lundi alors.

À lundi, ma belle. Reste comme tu es. Pas la peine de chercher une nouvelle tenue, c'est juste un dîner.

Je ne réponds pas, mes parents m'appellent. Il est déjà 19 heures, je n'ai pas vu le temps passer. Je vais les aider à préparer l'apéro. Après le film et le repas, je vais au lit. Pendant la nuit, je rêve d'Antoine. Dans mon rêve, je suis allongée sur un lit, les poignets attachés derrière mon dos. Antoine me met quelque chose dans le sexe.

- Je t'ai mis un œuf vibrant dans ta chatte, tu vas bientôt comprendre à quoi ça sert.

Il me caresse, puis prend quelque chose sur le lit, je sens des vibrations en moi. Il m'embrasse. Après vingt minutes, il retire l'œuf, met un préservatif et me pénètre directement.

Le matin suivant, en me réveillant, je suis tout excitée. C'est bien la première fois que je fais un rêve pareil, alors je prends vite mon vibromasseur pour me donner du plaisir. Je jouis, puis je me lève. La journée passe doucement. Mes parents et moi faisons une balade au bord de la mer. Ça me fait du bien. Je n'ai pas eu de nouvelles d'Antoine. Après la balade, j'ai envie de lui envoyer un petit message.

Bonjour, j'espère que vous allez bien ?

Je reçois sa réponse immédiatement.

Bonjour, je vais bien. Je commençais à croire que vous m'aviez oubliée. Je plaisante, je sais que vous profitez de votre week-end. Je pense à vous, en espérant que vous alliez bien.

Je vais bien. Non, je ne vous oublie pas, je viens de rentrer de promenade.

D'accord, c'était bien ? Dites-moi, vous pensez un peu à moi quand même, je veux la vérité.

Ma balade au bord de la mer était sympa. Oui, je pense à vous... un peu.

Je ne vais pas lui dire que j'ai rêvé de lui et que je me suis réveillée toute excitée, quand même !

Merci. Moi, je pense à vous tout le temps, vous êtes dans mes rêves depuis deux nuits, j'ai hâte, à lundi.

Pour tout vous dire, moi aussi, j'ai hâte. À lundi, je dois vous laisser.

Vous m'en voyez ravi, pas de souci. Quand vous serez rentrée chez vous, envoyez-moi un message. Bisous.

Je rentre demain et je n'en ai pas pour longtemps, mais d'accord.

Le dimanche soir, une fois mes affaires rangées, j'envoie un SMS à ma mère puis à Antoine.

Bonjour, je viens de rentrer chez moi, bisous.

Il répond tout de suite.

Bonjour, merci d'avoir tenu parole. À demain, ma belle. Bisous.

Je tiens toujours mes paroles. À demain.

Je passe le reste de la soirée à me demander comment je vais m'habiller. Il m'a dit de rester comme je suis, mais je sais que c'est le restaurant le plus chic de la ville. Je ne peux pas y aller en jean et T-shirt. Je verrai demain dans mon placard. Par contre, je n'aime pas conduire la nuit, je prendrai le tram. Il faudra juste que je fasse attention à l'heure pour ne pas rater le dernier.

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