Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Et si c'était lui
Et si c'était lui

Et si c'était lui

Auteur:: CELANIE
Genre: Romance
Et si c'était lui l'homme de ma vie ? Que faire quand le passé vous rattrape Que faire quand vous vous retrouvez nez à nez devant votre violeur étant l'âme sœur de votre vie..

Chapitre 1 Chapitre 01

CHAPITRE 1

La sonnerie vient de retentir, le cours est terminé. Je suis fatiguée à cause de la réunion que j'ai dû préparer au boulot today. Je rassemble mes effets pour les mettre dans mon fourre tout ainsi que mon classeur. Je me lève et me dirige vers la TG2 pour wait Boniface, mon camarade et ami. Je lui fais signe que je m'avance puisqu'il est plus intéressé par ses causeries. Je sors de l'enceinte de l'établissement. Il y'a un raccourci au niveau du commissariat mais il est recommandé de le prendre à plusieurs ou au mieux dans la journée. Je me décide à descendre la colline pour me rendre devant la station Total de Nlongkak pour prendre le taxi lorsque j'entends quelqu'un héler derrière moi.

- Voix : Sil vous plaît, madame.

Je me retourne et je vois mon professeur de compta générale. Je regarde à nouveau devant moi. Les élèves sont plus avancés à la fin de la colline. Il répète sa phrase. Je me tourne et m'arrête cette fois ci.

- Moi : Monsieur, vous vous adressez à moi ?

- Lui : Oui, attendez moi un instant sil vous plaît.

Je me demande bien ce qu'il veut me dire celui là car je suis fatiguée et j'ai faim, dis donc qu'il se dépêche. Il arrive à mon niveau et dit :

- Lui : Allons y madame. Je m'excuse de vous importuner mais j'aimerai avoir une conversation avec vous.

- Moi : Monsieur, excusez moi mais il se fait tard, je ne pense pas qu'une causerie serait la bienvenue, sans vouloir vous manquer de respect.

- Lui : Non bien sûr, ne vous sentez pas obligée si vous ne le souhaitez pas. Je voudrai juste une prise de contact avec vous. Vous allez de quel côté ?

- Moi : Je prends le taxi pour le carrefour acacia.

- Lui : Je vais vous mettre dans le taxi.

C'est ainsi que nous cheminons jusqu'à la station pour attendre le taxi. Nous parlons de tout et de rien. Finalement, un taxi me prend et je lui dis aurevoir. Je suis quand même énobo (étonnée). Mon prof de compta en TG1 qui se prend pour le nombril du Pape s'abaisse à mon niveau, jusqu'à me mettre dans le taxi, habba. Il veut quoi ? Qu'il laisse ma petite vie. Je ne veux pas d'embrouille en ce moment avec les djos (hommes). N'est ce pas que le fait qu'il cause avec moi a fait que je ne me présente pas !

Je me call Alexandra MATIP. J'ai 25 ans et travaille dans une société de la place au service commercial. Depuis deux ans, j'essaie d'obtenir mon baccalauréat G1 (techniques administratives) que les gens connaissent plus sous le nom de bac des secrétaires me dérange. C'est comme cela qu'un ami de papa a pu me trouver un emploi dans cette entreprise. J'en ai profité pour faire des cours du soir à l'Institut Matafen situé non loin de la délégation à la sûreté nationale. Les cours débutent à 17h pour prendre fin à 20h. C'est fatiguant pour moi. Je commence le boulot à 7h30 et il se termine à 18h. Mes supérieurs hiérarchiques m'ont octroyé 30 mn pour que j'aille au cours le soir. J'habite dans un des appartements que mon papa nous a donné car il dit que nous devons avoir notre espace et nous assumer mais ce sont des histoires. Il nous surveille jusqu'à la gare. J'y suis avec deux cousines que je considère comme des sœurs. Nous avons chacune notre chambre. L'ambiance est bon enfant. J'ai deux grandes sœurs qui sont mariées, une qui se cherche et deux frères. Je suis la benjamine.

Je me suis assoupie pour me réveiller vers biyemassi lac car je dois descendre au niveau du carrefour acacia. Le taxi me dépose et je fais les pas jusqu'à la maison. En passant devant la grande maison, les parents sont encore éveillés car je vois de la lumière. Je ne vais pas m'arrêter ce soir, j'ai un creux. Je rentre dans l'appart et une odeur chatouille mes narines.

- Moi : Iki, hum ca sent bon ici, c'est pour moi ?

- Caroline (ma cousine) : toi qui ? pardon

- Moi : Si de temps en temps, tu es gentille, ca va te faire quoi ?

- Caroline : Tu poses des questions saugrenues. Vas te laver et tu viens sit pour qu'on djaf (manger)

- Moi : Voilà c'est ce que je voulais entendre. Murielle n'est pas là ? en poussant la porte de sa chambre.

- Caroline : Pas encore.

Je me dirige vers ma chambre et je l'ouvre. Je me déshabille et m'enroule avec une serviette pour aller prendre mon bain. Je finis et je porte ma chemise de nuit. Je vais à la cuisine pour me servir. C'est appétissant. Caro a fait du poulet DG. Elle prépare très bien mais la paresse veut sa mort.

- Caro : ce n'est pas parce que tu es affamé que tu vas me racler la marmite hein !

- Moi : Aka vas la bas, folle.

En mangeant, nous tapons les divers tout en regardant la télévision.

- Moi : Gars, Caro, je ne tell pas alors !

- Caro : quoi ? Accouches !

- Moi : N'est ce pas que je t'ai déjà dis que mon prof de compta mimba (prendre des airs) jusqu'à ?

- Caro : Oui, comme s'il ne chie pas.

- Moi : haha toi alors tu n'oublies rien jusqu'au moindre détail.

- Caro : continues le divers.

- Moi : Ce soir en sortant des cours, le gars dit qu'il veut me speak. J'ai wanda que est ce qu'il est perdu ?

- Caro : Qu'il y'a quoi ?

- Moi : Dis donc, hors cours un prof peut te dire quoi ? Si ce n'est te draguer.

- Caro : Et si c'est le cas.

- Moi : Aka, voyons d'abord non ? Tu crois que l'affaire d'Essono là n'est pas restée en travers de ma gorge. Mieux, je stay comme je suis là.

- Caro : tu déranges. Vas une fois au couvert pour être none.

- Moi : c'est facile à dire puisque ce n'était pas toi qui a subit tout ça.

- Caro : Pardon, il faut passer. Tu penses que tu es la première fille qu'un gars trompe. Il faut donc continuer à le pleurer.

- Moi : J'ai compris, je verrai.

Nous avons papoté un bon de temps jusqu'à l'arrivée de Muriel qui a trouvé que nous allions déjà au lit.

Le lendemain à la sortie du cours, rebelote. Le prof de compta est là piang et il m'attend. Je le salue et la même scène se répète. A la seule différence qu'il me ask mon numba et je le lui donne. A peine couchée ce soir, je reçois un sms me souhaitant « bonne nuit ». A ma question de savoir qui est mon interlocuteur, la personne me rétorque de déviner. Est-ce que j'ai le temps des bêtises comme ça à l'heure de dormir ? Pff.

Je suis contente ce matin. C'est vendredi et les travailleurs aiment le weekend, en tous cas moi j'avoue. Samedi, je fais la grasse matinée. Je prends le temps d'aller au marché si je veux préparer un repas dont j'ai envie. Je reste à papoter avec mes cousines. C'est la belle vie quoi. Aux environs de 15h, pendant que je suis entrain de rédiger un compte rendu, mon phone sonne. Je ne reconnais pas le numéro, je décroche.

- Moi : Allô

- Voix : Bonjour Alexandra

- Moi : Bonjour, à qui ai-je l'honneur sil vous plaît ?

- Voix : Olivier KAMEGNE

Ca fait tic dans ma tête.

- Moi : Ah, bonjour, monsieur. Comment allez-vous ?

- Lui : assez bien et toi ?

- Moi : Ca va bien.

- Lui : En fait, j'appelle pour t'inviter à passer pendre un pot à la maison.

- Moi : Et c'est pour quand ?

- Lui : Demain dans l'aprem

- Moi : Présentement, je suis occupée. C'est votre numéro qui s'affiche ?

- Lui : Oui. Est-ce qu'on peut passer au tutoiement ?

- Moi : D'accord, je vais donc vous rappeler.

- Lui : Te rappeler a-t-il reprit

- Moi : te rappeler

- Lui : Ok, j'attends ton appel.

Je raccroche. Mon cœur bat KOUM KOUM. Il m'invite comme ça à go chez lui. Hum, mieux je finis ce que pour quoi je suis payée.

Ce samedi matin, j'avais tellement affaire que j'ai oublié de le rappeler. A midi sonnant, je me suis mise à suivre un fil nigérian. Mon téléphone sonne et là je vois son numba. Mince mais je l'ai forget celui là.

- Moi : Allô monsieur

- Lui : Monsieur comment Alexandra ?

- Moi : C'est l'habitude, excuses moi.

- Lui : Tu devais me rappeler pour confirmer si tu viendras ou pas.

- Moi : J'ai complètement oublié. Il est 12h30 mn à ma montre. Je serai là à 16h. Vous habitez dans quel quartier ?

- Lui : Ce sera dur hein Alexandra.

- Moi : Je suis désolée. Ce n'est pas de ma faute si tu es mon professeur.

- Lui : Faudra fournir des efforts dans ce sens là. Tu prendras donc le taxi en donnant comme destination carrefour Safca. Lorsque tu y arrives, tu m'appeles.

- Moi : Nous faisons donc comme cela. A tout l'heure.

Je raccroche. Donc le gars là est même sérieux. Je call mes cousines qui sont dans leurs chambres.

Chapitre 2 Chapitre 02

CHAPITRE 2

Je raccroche. Donc le gars là est même sérieux. Je call mes cousines qui sont dans leurs chambres.

- Moi : Caro, Murielle

- Elles : Oui

- Moi : Gars, mon prof vient de m'appeler.

- Caro : Il dit quoi ?

- Moi : N'est ce pas qu'il m'a eu hier au phone pour m'inviter chez lui ? Je devais le rappeler mais cela m'est sorti de la tête.

- Murielle : Donc, il venait aux nouvelles.

- Moi : Exactement

- Caro : Comme tu pleures toujours Essono, je suppose que tu ne vas pas go.

- Moi : Maf, je le pleure quoi ? je vais go.

- Murielle : Sage décision de ta part.

- Moi : Je verrai bien sur place ce qu'il veut.

- Caro : Ekieu, vas là bas. Un homme veut quoi à une fille ?

- Moi : Il a vu quoi sur moi ? Je ne ris jamais à ses cours lorsqu'il fait ses blagues là

- Murielle : et ça fait quoi ? peut être que c'est le mystère qu'il voudrait percer.

- Moi : Mieux de lui. Laissez-moi aller djaf (manger) mon eru (légumes fait avec de l'huile rouge).

Je me dirige vers la cuisine pour me servir et revient au salon pour continuer mon film. J'ai tellement mangé que je me suis assoupie devant la télévision. Je suis réveillée par la sonnerie du téléphone de Caro qu'elle a laissé au salon. Je me lève pour prendre mon bain. Cette douche me sort complètement de mon sommeil. Je choisis une robe jaune avec des rayures blanches, assortie d'une ballerine noire et un sac de la même couleur. Je m'asperge de mon parfum préféré « amor amor » de Nina Ricci et hop, je suis en route. En empruntant le taxi, je précise au chauffeur que je ne maîtrise pas le coin où je vais. Je lui dis qu'il serait préférable de me déposer à l'endroit. Arrivée à destination, J'appelle Olivier qui arrive moins de cinq minutes plus tard. Après les salutations, nous nous dirigeons vers sa piaule. En fait le carrefour Safca est entre le quartier Ominisport et celui d'Elig Edzoa. A la vue de la chambre, grande est ma surprise. Pas parce que c'est dénigrant mais à cause de l'impression qu'il donne, comme s'il n'est pas à la hauteur du commun des mortels.

- Olivier : Bienvenue dans mon humble demeure.

- Moi : Merci.

Il me place une chaise sur sa véranda. Il est courtois car je ne m'imaginais pas entrer dans sa chambre, que c'est quoi.

- Olivier : Alors, comment vas-tu ?

- Moi : suis là et toi ?

- Olivier : Ca va

- Moi : Safca c'est une marque de cahier non ?

- Olivier : Oui, tu as vite fais le rapprochement. Le carrefour porte son nom car l'usine est implantée non loin de là.

- Moi : Je comprends mieux maintenant.

- Olivier : Quoi de neuf ?

- Moi : Tout est vieux

- Olivier : Je ne voudrais pas te mentir mais depuis l'année dernière, tu m'intéresses.

- Moi : Ah bon (très surprise)

- Olivier : J'ai été séduit par ton calme et ton indifférence mon égard.

- Moi : Comment ça ?

- Olivier : Tes camarades rigolent toujours lorsque je lance des blagues mais toi jamais.

Donc Murielle avait vu juste.

- Moi : Est-ce que je suis là pour rire ou pour suivre ton cours ?

- Olivier : Mais ca ne te ferait pas de mal de rire, c'est bon pour la santé.

- Moi : Je suis d'accord avec toi. Que devrais-je savoir te concernant ?

- Olivier : Qu'est ce qu'il y a à dire ? Je suis le deuxième né de quatre enfants. J'ai une grande sœur qui est mariée. Mes deux petits frères vivent à Bafoussam avec mon père. Mes parents sont divorcés. J'ai 26 ans (donc le gars ci est jeûne comme ca hum). J'ai un bac G2 et suis titulaire d'une licence en sciences éco.

- Moi : Waouh, tu m'as dis tout cela d'une traite ?

- Olivier : il fallait bien que je te réponde non ? Je manque aux règles élémentaires. Que puis-je t'offrir à boire ?

- Moi : du coca

- Olivier : J'arrive.

Il est revenu avec ma boisson et nous avons continué à causer. Il a voulu que je lui parle de moi à mon tour. Ce que j'ai fait. Je lui raconte mes péripéties au sujet de mon exam. Il me prodigue des conseils lorsque je m'aperçois qu'il se fait tard. A ma montre, il est déjà 18h. Il faut que je m'en aille.

- Moi : Il est temps pour moi de rentrer.

- Olivier : Avant de t'en aller, j'aimerai savoir si tu acceptes d'être ma petite amie.

- Moi : Euh.... Je propose que nous prenions le temps de nous connaître et surtout j'aimerai que tu fasses preuve de discrétion.

- Olivier : Bien sur, tout ce que tu voudras.

Je me lève et nous allons vers le carrefour omnisports pour prendre le taxi. Je trouve mes cousines à mon arrivée.

- Caro : C'était comment ?

- Moi : C'était là.

- Murielle : Ça veut dire quoi ? Pardon ne te fais pas prier.

- Moi : gars, il se sent hein, il habite dans une chambre. J'étais sûr que sa piaule était ultra chic.

- Caro : Tu sais que parfois l'apparence est trompeuse.

- Moi : Comme tu dis. Il m'a ask d'être sa girlfriend.

- Murielle : tu as dis quoi ?

- Moi : que nous devons apprendre à nous connaître.

- Caro : C'est mieux. Ne te précipites pas.

- Moi : Ok.

Après avoir causé avec mes cousines, je suis allée voir mes parents. Nous avons passé du temps ensemble. Dimanche, c'est le train train quotidien avec le réveil, l'église à la paroisse St Marc de Biyemassi Stade et ensuite l'après-midi à la maison. Il faut se préparer pour la semaine à venir.

Nous avons entamé une relation d'amitié. Olivier m'appelle constamment. Il fait son cours normalement et je suis élève comme les autres. J'ai bien dis discrétion oblige. Un samedi où je passe les épreuves de sténo et dactylo, je vois Olivier causer avec une élève qui fait les cours du jour. Ils ont l'air familier. Hum, le gars peut avoir des fantômes cachés dans le placard comme ça. Mieux, je bats le fer quand il est chaud. J'ai fini les dites épreuves et je prends le taxi pour sa piaule. Entre temps, je n'ai plus vu Olivier. Je suppose qu'il est rentré. Lorsque j'arrive à l'entrée de la porte, j'entends des voix.

Chapitre 3 Chapitre 03

CHAPITRE 3

Je toque à la porte. Je ne vais pas entrer comme si je suis chez moi.

- Olivier : Entrez

A ma vue, il est troublé. Alexandra, quelle surprise.

- Moi : Ouais, j'ai fini à l'établissement et j'ai décidé de venir te voir.

Je ne vous dis pas que la fille avec laquelle je l'ai aperçue est assise à ses côtés sur le lit. Hum, c'est quoi ça ? Nous sommes au stade des amis, mieux je stay cool.

Moi : Moi, c'est Alexandra MATIP et toi ? Puisque Olivier tarde à faire les présentations. (Tout ceci en lui tendant la main en signe de salutation)

- Fille : Moi, c'est Sonia KENFACK .

- Moi : Enchanté. Olivier, je préfère rester à l'extérieur pour prendre de l'air.

Le gars est gêné la mort seulement. Il ne sait plus où se mettre. Est-ce que je gère cela ? Il n'a encore rien vu. La fille n'a plus mit du temps. Il est allé la raccompagner. J'ai mis mes écouteurs pour écouter la musique. Il revient et se met s'expliquer. Ecoutons aussi.

- Olivier : Alexandra, j'ai eu une relation avec Sonia mais cela est terminé.

- Moi : Et qu'est ce qu'elle faisait donc là ?

- Olivier : Nous avons gardé une relation d'amitié.

- Moi : Tu me prends pour une gourde ou quoi ? Quelle qualité d'amis ? Sil te plaît, si tu ressens encore des sentiments pour elle, cela ne sert à rien de vouloir jouer avec moi.

- Olivier : Sil te plaît, entrons dans la chambre.

- Moi : Pour y faire quoi ?

- Olivier : Sil te plaît.

Je pénètre entièrement dans la chambre. C'est la première fois. Elle est de surface moyenne et toute simple. Elle comporte un lit, une penderie démontable, une petite armoire où des ustensiles de cuisine sont entreposés ainsi qu'une commode où des livres sont posés.

- Moi : Je t'écoute donc.

En me retournant vers lui, il se penche et m'embrasse. Je suis surprise quelques secondes mais je me laisse faire. Ce n'est pas aussi mal comme idée. Il est doux ce baiser. Mais s'il pense qu'il va noyer le poisson, il ment. Je me détache de lui et il me jette un regard de chien battu.

- Moi : C'est trop facile, tu ne trouves pas ?

- Olivier : Je voulais le faire depuis mais j'attendais le moment adéquat.

- Moi : Et tu supposes que c'est maintenant ?

- Olivier : Alexandra, arrêtes de te prendre la tête. Je t'ai dis la vérité.

- Moi : (sceptique) Ok, je te laisse le bénéfice du doute.

- Olivier : C'est déjà quelque chose.

Il s'approche de moi et je m'assieds sur le lit.

- Olivier : Comment se sont déroulés les épreuves ?

- Moi : Abordables dans l'ensemble.

- Olivier : Je ne peux t'offrir à manger ici car je n'ai pas de plaque.

- Moi : Et pourquoi ?

- Olivier : Quand tu regardes, est ce que tu vois de l'espace ?

- Moi : C'est à toi d'en créer.

- Olivier : Tu vas donc m'aider dans ce sens là.

- Moi : si tu le veux.

Nous avons causé. Il m'a raconté son enfance auprès de ses parents. Il m'a parlé de ses origines. Il est Baham. Dans la généralité, il est un bamiléké. Il est originaire de la région de l'Ouest. L'aprem s'est égrené comme un chapelet et je suis rentrée à la maison, contente de ma journée.

Les mois se sont écoulés. Nous sommes officiellement en couple. Mes pauses de midi, je les passe avec Olivier chez lui. Les weekend ends, j'y vais les samedis. Je joue encore à la belle. Nous n'avons pas encore dépassé le stade du baiser. C'est vrai que vous allez me dire que j'exagère comme si je suis vierge. Mais je préfère prendre mon temps. Donc un samedi, je me décide de préparer un bon plat d'Okok pour lui car il aime bien. Je le fais avec du manioc. Je finis la cuisine, je m'attaque au ménage dans la maison. Eh oui, nous avons fait un planning. Chaque weekend end, l'une de nous fait le grand ménage ainsi que la cuisine. Jusqu'à présent, cela marche. Je n'irai chez Olivier que vers 19h d'autant plus que j'ai pris la résolution d'y passer la nuit. Je l'ai déjà assez frustré même s'il ne dit mot. Je choisis un string presque invisible ainsi qu'un soutien de couleur rouge. Je mets dessus un legging noir, un tee shirt bleu ciel assortis avec des tennis bleu ciel. Je prends mon sac fourre tout où j'y mets une nuisette, un plastique pour mettre les gamelles de nourriture. Je suis obligée de transporter la damé (nourriture) puisque monsieur ne veut pas buy la plaque sous prétexte que ses costumes vont sentir l'odeur de la cuisine. N'est ce pas sa particularité est de porter des costumes ? Au début, cela me paraissait bizarre pour quelqu'un de son âge car ceux de sa génération préfèrent juste porter une chemise ou chemisette avec cravate. J'ai compris que c'est son style, donc je me suis habituée.

Je prends le taxi et j'arrive pour trouver sa porte fermée. Heureusement qu'il m'a remit une clé. J'entre et je pose mes affaires. Je l'appelle.

- Moi : Allô chéri où es tu ?

- Olivier : Je suis chez Jean. Il a des soucis avec sa copine.

- Moi : Et je devine que c'est toi l'arbitre.

- Olivier : Non, j'étais de passage quand j'ai trouvé le problème. J'essaie de les calmer.

- Moi : Ne tardes pas trop.

- Olivier : je fais au plus vite.

Je raccroche le téléphone. Je me souviens qu'il n y avait pas de télévision. Je me suis posée la question de savoir comment il pouvait vivre comme cela. Il travaille de l'argent pour avoir l'abcès au bras. S'il ne peut pas se faire plaisir, tout cela ne sert rien. J'ai donc décidé de mettre a touche féminine en ajoutant des fleurs, des rideaux, des tableaux au mur et j'ai tout fait pour que monsieur buy la télé. C'était dur la bataille mais je l'ai gagnée.

Je me suis mise à l'aise en enlevant mes vêtements pour revêtir la nuisette. Il est vrai que j'ai certains habits de rechange que j'ai apporté au fil le temps. Cela m'évite de toujours avoir des plastiques. Je zappe la télé en cherchant un programme intéressant. C'est à ce moment que j'entends des pas. Je baisse le volume. Les pas s'arrêtent aussitôt. Mon cœur bat. Je suis inerte. On introduit la clé dans la serrure. J'ai le réflexe d'éteindre la lumière. La porte s'ouvre et j'entends :

- Olivier : Alexandra ?

- Moi : (en allumant) Ouf, tu m'as fais une de ces peurs. Je n'ai pas reconnu tes pas.

- Olivier : Désolé de t'avoir effrayé, tel n'a pas été mon intention.

- Moi : As-tu mangé ?

- Olivier : Oui, la copine de Jean m'a servi un plat de « tenue militaire » (mets de la région de l'Ouest fait avec les feuilles de macabos).

- Moi : Tu vas garder l'okok pour demain (l'air boudeur)

- Olivier : (criant) tu m'as fais l'okok ? Pour rien au monde, je ne raterai ça.

Il se lève et va se servir. C'est quelqu'un qui se débrouille lui-même. Pas le genre qu'il va me ask de le servir. Il mange tout en regardant le film nigérian que j'ai mis. Je suis si concentrée comme le lait que je ne me rends pas compte qu'il a terminé et va prendre son bain. Voilà alors les maisons que les gens habitent. N'est pas que les toilettes sont dehors ? Moi, j'ai le pot pour faire pipi la nuit que j'ai acheté en prévision de quand je viendrais dormir. Je ne saurai sortir la nuit pour faire mes besoins. Pendant qu'il va à l'extérieur, j'enduis mon corps d'une huile essentielle. Je mets du papier hygiénique sur l'ampoule de la chambre pour la tamiser et je me couche de façon à lui présenter mon popotin. Je l'entends entrer et soupirer. Je fais semblant de dormir. Il referme la porte et se glisse dans le lit. Tout en se rapprochant de moi, il passe sa main autour de mes hanches. C'est notre position de dodo. Mais ce soir, je vais faire plus que dodo. Je me retourne vers lui et retrouve ses lèvres. Nous nous lançons dans un baiser interminable. Je laisse ses lèvres pour caresser son membre qui est déjà bien tendu. A ce moment, il me met dos au lit et happe mon sein gauche. Je gémis et m'agrippe à lui. Mais il se détache de moi et ouvre le tiroir de sa table de chevet. Il enfile le préso et me pénètre d'un coup sec heureusement que je suis déjà mouillée sinon j'aurais eu mal. Je le sens en moi, ça a le goût jusqu'à. Nos va et vient sont incessants. Je suis entrain de grimper aux rideaux lorsque je l'entends dire « restes fixe ». J'arrête de tourner mes reins et je le regarde que comment il y'a quoi ? En fait, le gars est au moment ultime donc il jouit. Mais de quelle façon ! Dès qu'il a versé son jus, il se couche à côté de moi. Ouf, ça a été chaud quand même. C'est ainsi que je me suis endormie dans ses bras.

Quelques jours plus tard, je suis au bureau lorsque mon boss me call pour me dire que nous irons à un séminaire au Mali pour une semaine. Quelle n'a pas été ma joie à cette nouvelle. J'ai donc décidé avec les économies que j'aurai de faire un repas pour mon anniversaire. J'ai contacté le cuisinier de mes parents qui tient le restau de l'agence « centrale voyages ».Il a accepté et m'a établi un menu. J'ai avancé une partie de la somme demandée.

Le dimanche soir, je me suis envolée avec ma meilleure amie Josiane qui est secrétaire de Direction. Elle a une peur bleue de l'avion. Donc, je la tiens par la main. Dès que l'avion amorce le décollage, elle se relâche. Je ne la comprends pas alors qu'elle a l'habitude de voyager par ce canal. Nous sommes arrivés au milieu de la nuit et avons été accueillis par certains membres du comité d'organisation.

Josiane et moi partageons la même chambre pour diminuer les frais. Le séminaire s'est bien passé durant la semaine. Le vendredi est une journée de libre. Un voyage est prévu à Tomboctou. Il faut bien se détendre. Le vol de retour est prévu à 08h. Dans l'avion, il nous a été remit des espèces de foulards pour couvrir la tête et le nez car cette ville a beaucoup de chaleur qui s'accompagne avec des mouches. Des voitures et chameaux sont à notre disposition. Je choisis le chameau pour tenter l'expérience. Mama, je savais alors ce qu'il m'attendait. Vous-même vous connaissez la frousse de Josiane non ? Elle a préfère la voiture. Le chameau qui m'a été attribué est allongé lorsque je m'approche de lui. Je monte et m'assieds. Mamayem (ma mère), noon je ne peux pas. Je ressens une peur immense quand il se lève. Il est grand. Je préfère faire la distance à pied. Imaginez comment le sol est recouvert de sable. Heureusement que j'ai mis des ballerines parce que ça aurait été chaud. C'est environ deux km que je me suis tapée à pied et avec cette chaleur. C'est le sport forcé. C'est moi-même qui ai cherché. Ouf, finalement, je suis arrivée à bon port. Des tentes ont été installées. Les organisateurs nous ont fait un festin de chameau grillé avec du jus de baobab. Cet intermède a été agréable. Le soir, nous étions de retour à l'hôtel.

Le vol de retour a été prévu pour samedi matin mais il y'a un problème au niveau des places. Mon boss a voyagé avec son épouse. Il prend toujours la classe affaires. C'est quand même lui le patron. Sa femme est très simple comme personne. Elle préfère la classe éco. Je l'apprécie beaucoup. Elle n'est pas comme ces grands qui lorsqu'ils ont les moyens se prennent la tête. Donc, je disais que mon boss a pu avoir une place mais il s'est gâté car sa femme devait attendre le prochain vol. Il a dit que si son épouse ne voyage pas avec lui, l'avion ne bouge pas. Mince les gens de Camair sont dépassés. Ils ont recours au pilote qui manage et finalement il a gain de cause. Nous autres avons attendu le prochain vol. Je suis arrivée au petit matin. Murielle et Caro dorment encore. Je suis obligée de sonner et c'est Muriel qui vient m'ouvrir. Nous tombons dans les bras l'une de l'autre. Je cogne à la porte de Caro qui vient nous rejoindre au salon. Mes valises sont ouvertes et je déballe mes affaires. J'ai eu le temps de faire les courses avec Josiane. Les maliens sont tellement accueillants que je me suis sentie à l'aise. A mes sœurs, j'ai rapporté des robes brodées et à mon gars une chemise en bazin. Je leur ai fait un bref résumé de mon séjour. Je me couche pour me reposer. J'ai un anniversaire à honorer.

Je me dirige vers le restau. Waouh, Monsieur Martin, le cuisinier de papa me surprend. La salle est pleine de banderoles, de ballons. Je suis émue à la vue de ces décorations. Mes amis sont déjà là ainsi que mon gars. Le repas se déroule agréablement bien. Il y'a plein de nourriture, boissons sans oublier les cadeaux. L'aprem a été bien dans son ensemble.

A la fin, je vais chez Olivier avec lui. Je lui remets son paquet et il en est content. Tellement heureux que nos corps se retouvent sur le lit. Je vous épargne les détails. Je vois vos regards. Olivier sort pour m'acheter un jus. Je me lève pour ramasser un livre qui est tombé. Mais je rêve ou quoi ? Je n'en crois pas mes yeux. C'est quoi ça?

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022