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Entre loup et sorcière

Entre loup et sorcière

Auteur:: Laniemelou
Genre: Loup-garou
Olivia est une sorcière blanche, celle de la prophetie, mais elle ignore tout de ce monde. Derek est un loup-garou, l'Alpha de la meute. Il l'a attendu pendant 18 ans. Ils sont des âmes-sœurs prédestinés. Les mages noirs sont déterminés à éliminer Olivia et tout ceux qui se mettront en travers de leur chemin. Mais l'amour peut-il être plus fort que tout ? Olivia sera-t-elle le salut du monde surnaturel ? Comment gérer une horde d'ennemis, des ex en furie et l'apprentissage de ses pouvoirs ?

Chapitre 1 Prologue

Je suis au bout. Je suis à bout. Je la regarde. Ma fille, ma toute petite princesse, serrée contre moi, lovée dans un petit plaid tout doux. Ces dernières heures ont été éprouvantes, véritablement. Un massacre à eu lieu, ma communauté à été décimée, et mon partenaire a été tué. Lui. L'homme de ma vie, le père de ma fille. Nous sommes les seules à avoir survécu à l'attaque mais je suis gravement blessée et mon énergie vitale s'épuise à grande vitesse. Il ne me reste qu'une seule solution pour la sauver.

Je prend une grande inspiration et je me concentre sur elle, ma petite sœur, fille illégitime de mon père. Elle est puissante et arrive parfaitement à se faire oublier. La localiser n'est pas simple mais c'est chose faite. J'ouvre un portail qui me transporte en Amazonie. Elle y étudie une espèce de grenouille venimeuse. Je tombe lourdement sur le sol de la cabane et je fais rempart avec mon corps pour ne pas que mon bébé soit blessé. Ma sœur pousse un cri strident de surprise.

- Eleanor ! Oh ma déesse mais tu es blessée ! S'écrit elle toute paniquée de mon intrusion subite.

- Je n'ai pas beaucoup de temps Alana. Ils sont à ma poursuite. Ils...

- Eleanor mais de quoi parles-tu ?

Elle est terrifiée à l'idée de ce que je vais bien pouvoir lui dire. Je sais qu'elle a compris. Oh ma chère petite sœur pardonne-moi.

• Vite Eleanor, notre magie s'épuise et nous n'avons pas beaucoup de temps avant qu'ils n'arrivent. J'entends leur chant s'élever.

• Je sais Niméa je sais. Mais c'est tellement dur de la laisser...

• Tu fais ça pour elle Eleanor, pour qu'elle vive et qu'elle mène notre peuple à la paix.

J'acquiesse, silencieusement alors que les larmes sont des torrents sur mes joues. Alana s'affaire à prendre une trousse de premier secours plutôt bien fournie. Elle dépose ses mains sur la plaie béante qui borde mon côté gauche. Je retiens sa main et je la fixe.

- Eleanor tu dois me laisser te soigner, me dit-elle voix brisée.

Elle se retient de pleurer, dis-lui. C'est la seule solution elle ne doit pas s'effondrer.

Elle a raison comme toujours. Évidemment que ma petite sœur doit rester forte.

- Alana s'il te plaît écoute moi. Le temps qu'il me reste est compté. Dis-je d'une voix assez faible, trop faible.

- Non non non Ele, c'est impossible. Pleure-t-elle.

- Alana s'il te plaît...

Elle baissa un instant la tête pour refouler les sanglots malgré que les larmes ont continué à couler et hocha la tête.

- Bien. Protège-la. Protège ma fille. Tu ... Tout ce que tu dois savoir ce trouve dans cette pochette. Tout y est. Suis bien toute les instructions c'est important. Elle est le salut de notre monde, elle seule pourra runifier nos peuples et éviter que les ténèbres envahissent la terre. Ne lui révèle rien maintenant et élève-la dans la normalité, comme ta fille. Sois sa maman s'il te plaît, fais-le pour moi. A ses 18 ans tu devras tout lui révéler sans rien oublier parce que la magie se réveillera à ce moment là. Ils ne doivent pas la trouver...

- Mais Eleanor et toi ?

Je n'ai pas besoin de faire le compte rendu de mes blessures pour savoir que je ne vais pas survivre, mon temps est compté et je n'en ai plus pour très longtemps.

• C'est maintenant Eleanor, éloignons-les maintenant pour les sauver.

Je ferme alors les yeux un instant en transmettant tout mon amour, tout notre amour, à notre fille et ma sœur.

- Je vais ouvrir un portail, une fois celui-ci fermé tu iras là où se trouve l'arbre de notre premier souvenir. De là tu auras la marche à suivre. C'est le seul moyen de vous garder en sécurité.

Ma voix est faible mais je sais qu'Alana m'a entendue et m'a comprise. Elle saura faire face et protéger mon petit trésor.

Je regarde ma fille une dernière fois et la serre contre moi. Je l'embrasse délicatement et je la donne à ma sœur qui me serre à son tour dans ses bras. Elle me transmet mentalement notre devise.

"Retrouvons-nous dans notre vie d'après, ensemble à jamais"

"Je t'aime Alana. Je vous aime toutes les deux"

"Moi aussi je t'aime. Ne t'inquiète pas, ma vie pour la sienne. Pars en paix".

Nous nous séparons et elle m'embrasse sur le front. Ma fille dans ses bras, elle glisse la pochette dans son sac à dos. Après un dernier sourire et un adieu mental, je leur ouvre un portail. Elles disparaissent dedans et mon cœur s'envole avec elles. Une fois le portail refermé j en ouvre une multitude d'autres aux quatre coins du monde. Une fois qu'ils sont tous bien refermés je sors difficilement de la cabane et je l'a fait exploser. Puis, suivant un sortilege bien précis, je fais disparaitre toutes les traces de la cabane, de ma soeur et de ma fille. Ils ne doivent rien savoir de ma sœur.

Je me traîne pour m'adosser à un arbre quand ils apparaissent. Leur chef sapproche et s'agenouille devant moi. Il me donne une gifle d'un revers de la main qui me fait cracher du sang.

- Parle créature avant de crever comme la lâche que tu es ! Me siffle-t-il entre ses dents avec dédain.

- Jamais ! Je mourais en emportant le secret avec moi ! Ricanai-je en le défiant.

Un sale rictus apparu sur ses lèvres et il me cracha dessus tout son mépris.

- Fouillez la zone. Trouvez l'enfant et amenez-le moi ! Ordonna-t-il à ses acolytes. Je vais la tuer devant tes yeux misérable créature et puis je t'enverrai rejoindre ton partenaire après t'avoir torturé ! Me cracha-t-il.

Je ne répondis rien, j'étais épuisée. Il me gifflait toutes les 30 secondes pour me tenir éveillée. Ses hommes revinrent bredouille évidemment, ce qui le mit dans une colère noire profonde. Je ne pus m'empêcher de ricaner.

- Ca te faire rire en plus ? Je vais te tuer...

- Je suis déjà morte !

Il fulminait, et faisait les cent pas en hurlant contre ses acolytes et contre moi surtout.

• Je suis fière d'avoir été ta moitié dans cette vie Reine Eleanor. Je ne sais pas où je vais me retrouver ensuite, mais je te fais la promesse de veiller sur elle. Pars en paix ma moitié, tu resteras à jamais dans ma mémoire et mon cœur, ainsi que la plus courageuse de mes moitiés.

• Merci Niméa. Je ne pouvais rêver de meilleure moitié que toi.

Après ces derniers mots, je vis l'homme qui me torturait depuis un moment toujours en colère et fulminant. Un dernier rictus de victoire m'échappa et la vie s'envola de moi, me faisant disparaître en un pluie de poussière.

Chapitre 2 Dix-huit ans plus tard.

*Bonnie*

- Olivia dépêche-toi tu vas être en retard pour ton dernier jour de cours ! Criais-je du bas des escaliers.

- Ouiiiii c'est bon j'arrive !

Ma fille va me rendre totalement folle ! La ponctualité n'est pas son fort, c'est sûrement de famille.

- Ma chérie tu connais notre fille, elle est sûrement encore en train de se maquiller ou de se changer pour la 10eme fois depuis qu'elle est réveillée. Dit mon mari sur le ton de la moquerie.

- Je te promet John qu'elle va finir par me rendre chauve !

- Mais non, mais non. Me répondit-il amusé.

Je finis par repartir dans la cuisine afin de lui emballer le petit lunch qu'elle n'aura probablement pas le temps d'avaler ici. Ma tornade rousse dévale l'escalier et saute dans les bras de son père, lui plaquant un énorme bisous sur la joue.

- Comment va mon papa préféré ? Lui demanda-t-elle de façon un peu trop mielleuse.

Loin de se laisser berner, John arqua un sourcils et la dévisagea alors qu'elle me faisait un énorme bisous et me complimenta sur ma coiffure qui n'était rien de plus qu'un chignon transpirant le slogan "je suis une mère débordée et anxieuse".

- Que nous vaut autant de compliments ?

- Rien rien, se défendit-elle. Juste je suis chanceuse d'avoir des parents aussi géniaux que vous !

- Liv... dit John de façon amusée.

- Mais non papa je suis sérieuse. Très sérieuse. Pas beaucoup de jeune fille de mon âge on cette chance d'avoir des parents aussi cool que vous ! Et puis maman t'es un amour de me faire des pancakes ...

Décidément elle ne sait pas enjoliver les choses. Je lui fais des pancakes au moins 2 fois par semaine. Je pose sur elle un regard amusé. Elle a quelque chose à demander.

- Olivia, la coupa John, crache le morceaux !

Elle soupira bruyamment, roula des yeux et s'affala sur la chaise en face de son père.

- Toujours les grands mots ! Je n'ai même pas le droit de vous complimenter !

Elle fit la moue de la jeune fille faussement vexée ce qui nous amusa.

- Allez ma puce, ne fait pas la tête et dis-nous ce qu'il se passe. Ton père est grincheux le vendredi matin tu le sait bien.

John me regarda de façon légèrement outrée ce qui me fit pouffer de rire. Mais au moins notre fille cracha enfin le morceau.

- Bon OK... commença-t-elle, j'aimerai sortir ce soir au cinema et puis se faire un burger avec Louna et Nina...

Elle se tripotait les doigts et regardait partout sauf dans notre direction.

- Liv ma puce... je sais pas trop si c'est une bonne idée, un gros voyage nous attend la semaine prochaine et ça nécessite beaucoup de préparatifs. Et en plus il y a la cérémonie de remise des diplômes demain matin.

- Roh mais maman s'il te plaît ! C'est mon anniversaire demain et dans 4 jours on s'envole pour la Norvège. Allez dites oui s'il vous plaît ! Pitié ! Gémit-elle.

Je regarde John qui semble aussi perplexe que moi mais qui fini par acquiesser. Même lui se ligue contre moi quand sa petite fille chérie lui fait ses yeux de chaton en mal d'amour. Il m'énerve ! Je souffla bruyamment et capitula.

- OK mais sois rentrée pour 23h30, on fêtera convenablement ton anniversaire demain soir.

- Oh merci ma petite maman tubes la meilleure et toi le meilleur des papas du monde entier !

Une voiture klaxonna et olivia bondit sur ses pieds et nous embrassa à la hâte mais avec tellement d'amour.

- Je file, c'est Louna avec sa nouvelle voiture, cadeau pour son diplôme... si jamais ça peut vous donner une idée pour féliciter le petit génie que je suis ...

- Fous le camp, oust, dehors jeune fille! Gronda malicieusement son père.

- Bye je vous aime d'amour mes parents chéris !

- Nous aussi chérie, lui criais-je alors qu'elle refermait la porte et courrait vers la voiture de son amie.

Je m'assis à côté de John et ma mine s'assombrit. Mon bébé a grandit. Mon bébé devient une femme. John me serra la main. Je sais à quoi il pense, je ressens toutes ses émotions.

- Tu crois qu'on a eu raison de la laisser sortir ce soir ?

- Je crois oui.

- Mais s'il lui arrivait malheur ?

- Chérie... elle sera de retour avant minuit. Tout ira bien.

- Qui essaies-tu de persuader ? Toi ou moi ?

J'ai craché ces derniers mots avec tant de colère que la pièce se mit à trembler. John n'était pas impressionné. Que du contraire. Il planta ses yeux dans les mieux et ils prirent une couleur dorée.

- Cesse de faire trembler cette maison Alana !

- Cesse de déployer ton aura de loup sur moi !

Nous nous fixame quelques minutes avant de nous rendre compte que la pièce avait cessé de trembler et que ses yeux avaient repris leur couleur d'origine. Bleu acier.

- Ne m'appelle plus comme ça... murmurai-je.

- C'est ton prénom.

- C'était. Avant. J'ai changé et tu le sait. Toi aussi d'ailleurs tu as changé le tiens ... Victor !

Pour toute réponse il me grogna dessus mais peu importe, je ne comptais pas me laisser impressionner par mon âme-sœur !

- J'ai tellement peur pour elle.

- Moi aussi. C'est ma fille et je l'aime.

Les larmes commencèrent à couler et il me prit dans ses bras.

- 18 ans, ça y est. Demain ses pouvoirs vont se révéler et elle saura. Elle va nous détester, elle...

- Demain la jeune femme que nous avons élevé ensemble saura qui elle est et que tout ce qu'on a fait était pour la protéger ! Me coupa-t-il.

- Elle va nous détester John...

- Non. Elle va être bouleversée elle va pleurer et nous en vouloir mais jamais elle ne nous détestera.

- J'ai peur de la perdre... de base elle n'est que ma nièce mais... c'est ma fille, notre fille. Et je ne peux résoudre à lui dire adieu.

- Ca ne sera pas le cas ma chérie. Je te le promet.

Nous restons un peu enlacés puis John parti au travail et moi je commençais à préparer nos valises pour le voyage en Norvège, le fameux voyage des lettres de ma sœur. La dernière étape. Je n'ai pas failli à ma mission de protéger Olivia. Je suis restée jour après jour sur le qui vive pour la garder en sécurité. Nous l'avons gardé en sécurité. John et moi. Oh ma déesse puisses-tu encore nous aider pour les épreuves à venir !

*Olivia*

Je cours jusque la voiture de Louna et monte à l'arrière. J'ai à peine le temps de mettre ma ceinture de sécurité que Louna démarre en trombe. Elle est dingue cette fille mais je l'adore.

- Alors ? Commença Nina

- Alors quoi ?

- Bah pour ce soir tiens idiote ! Renchérit Louna.

Je fais une moue un peu triste, je suis une bonne comédienne. Louna souffle bruyamment et Nina lâche un juron pas très joli à entendre. Mais je me met à rire et donc elle comprennent vite que c'est ok.

- Purée mais à chaque fois tu nous fait le coup ! C'est pas drôle j'y ai vraiment cru cette fois ! Râla Nina.

- Ouais c'est pas cool Liv j'étais déjà prête à faire demi tour et menacer tes parents de les enfermer à la cave !

Le pire ? Elle en est capable Louna ! Nina aussi d'ailleurs. Ce ne sont pas mes deux meilleures amies pour rien, nous formons un trio explosif et inséparable. Quand je leur ai annoncé que nous partions un an en Norvège, elles ont été extrêmement déçues et tristes. On devait aller à l'université ensemble. En repensant à ce souvenir je frissonne. Je me rappelle être rentrée chez moi et avoir vu mes parents avec une expression indéchiffrable sur le visage. Sur la table étaient posées des lettres, des réponses à des candidatures pour intégrer des universités. Toutes étaient biensur positives. Mes deux comparses étaient elles aussi prises. Nous irions quoi qu'il arrive dans la même université. Mais c'était sans compter sur le projet de mes parents. Ils m ont expliqué qu'une année sabbatique me ferait le plus grand bien pour moi renouer avec mes origines, que mes amies seraient encore là quand nous reviendrons. Je suis passée par toutes sortes d'émotions. J'ai été en colère, déçue, triste, puis je me suis résignée. Aller en Norvège pendant un an n'est pas donné à tout le monde. Mes amies ont elles aussi été déçues mais on s'est promis de rester évidemment en contact et de nous voir aussi régulièrement que possible en visio. Notre amitié ne prendra pas fin avec mon départ.

- Allez go la dernière journée les bichette ! Nous dit notre pilote en enlevant les clés.

- Ouais ouf ! Et demain fiesta diplôme ! Dit Nina en faisant une petite danse de la joie.

Je les suit en riant, elles vont me manquer ces bourriques. La matinée se passe plutôt bien et quand arrive l'heure du déjeuner je me précipite à la cafétéria rejoindre mes amies. Nous prenons toutes les trois la même chose tous les jours et sans se concerter. Nous sommes comme connectées. Aujourd'hui c'est des lasagnes. Miam. Nous rigolons tout le repas mais juste avant de sortir je me sens fiévreuse d'un coup. J ai chaud j'ai froid. Et j'ai un mal de tête affreux et atroce. Ca bourdonne.

- Les filles, allez-y je vous rejoins, j'ai très mal à la tête et je vais aller me passer de l'eau sur le visage.

- T'es sûre que tu ne veux pas qu'on vienne avec toi ? Me dit Nina tandis que Louna me fixait en froncant ses fins sourcils.

- Oui oui allez-y j'ai juste besoin d un peu de fraîcheur sur ma figure.

Elle acquiessent mais je vois l'inquiétude sur leurs visages. Je vais jusqu'aux toilettes des filles qui heureusement ne sont pas très loin. Je regarde en vitesse à l'intérieur et ouf elles sont vides ! Je me penche vers les lavabo et mon visage est quasi méconnaissable tant il est tordu par la douleur. Mes yeux bleu nuit sont tout vitreux. Une pointe de douleur se fait alors ressentir en plein milieu de mon front et là douleur s'élargit. En quelques secondes j'ai tellement mal que j'ai envie de me taper la tête dans le mur. Puis la douleur se calme et j'entend comme un murmure dans ma tête puis tout revient soudain à la normale. Bordel de merde mais il vient de se passer quoi là ? Je me passe de l'eau fraîche sur le visage. Bon sang ça s'est réellement passé ou j'ai rêvé ? Je prend quelques minutes pour me ressaisir. Allez Olivia souffle un bon coup. Je me lave les mains et je sors des toilettes en direction de ma salle de cours pour ma dernière après-midi au lycée.

Chapitre 3 Le début.

*Olivia*

La journée est enfin finie, ouf. Ces deux dernières heures ont ete interminables. Louna me dépose chez moi après avoir déposé Nina chez elle. On s'est donné rendez-vous à 19h devant le cinéma, ma mère m'y déposera car elle doit aller faire les derniers achats pour notre voyage et surtout elle doit prendre de quoi faire un super apéro pour demain après la cérémonie de remise des diplômes. Lorsque je rentre, mon père est déjà de retour et il aide ma mère qui tente de faire un gâteau. Je les regarde silencieusement pendant un moment, c'est un sacré carnage. Maman tente de façonner une sorte de glaçage mais la casserole lui échappe des mains et atterri sur le sol. Papa se penche pour ramasser mais maman se penche en même temps et bim ils se toquent la tête et explosent de rire. Je ne peux m'empêcher de rire aussi et ils le remarque.

- Alors ma puce et cette dernière journée raconte, me demande papa.

- Oh tu sais ça été, c'était un peu bizarre quand même de me dire que ca y est, c'est fini.

- Pour fêter ça, ta mère a voulu faire un gâteau mais regarde le carnage, se moqua-t-il en enlacant ma mère tendrement.

- Je ferai mieux d'aller en acheter un au lieu debtransformer la cuisine en champ de bataille.

- Ah parce que tu crois que pire c'est faisable ? Renchérit mon père, hillare.

Maman fit la fausse vexée et envoya le torchon de vaisselle dans la figure de mon père qui se tenait le ventre en riant aux eclats. Après quelques minutes à tous rigoler, nous reprenons notre sérieux.

- Maman tu vas bien faire des courses ce soir ?

- Oui pourquoi ?

- Tu veux bien me déposer vers 18h45 devant le grand cinéma s'il te plaît ?

- Oui pas de soucis ma puce.

- Merci maman t'es la meilleure ! Bon je file dans ma chambre je vous laisse mes parents chéris et adorés.

- Eh minute jeune fille, tu ne nous aide pas pour le gâteau ?

- Pour le carnage tu veux dire, rigolai-je. Nan maman je te laisse gérer comme une pro, d'ailleurs regarde papa a déjà foutu le camp !

- Roh le lâcheur, dit-elle en partant dans le living à la poursuite de mon père. John reviens ici tout de suite !

Pour toute réponse j'entendais le rire de mon père qui tentait d'échapper à ma folle de mère. Je monta les escaliers quatre à quatre et me rendit dans ma chambre. Mon téléphone émit un léger bip, signe que j'avais un message. Steven. Décidément il ne lâchera jamais l'affaire. C'est pénible.

»Steven

Salut ma belle, alors ça y est t'es libre !

Je souffle d'exaspération et lève les yeux au ciel. Ca fait plus de six mois que j'ai rompu avec lui. Il devenait bizarre, et me parlait de sorcellerie et de ma famille. J'ai préféré couper court au bout de quelques semaines de relation. Même Jeffrey avec qui je suis restée deux ans n'a jamais été aussi chelou. Lui on s'est quittés l'an dernier quand il est entre à l'université. Il partait à l'autre bout du pays et mes parents ne m'auraient jamais laissé partir le rejoindre le week-end. Et puis je l'aimais bien, j'étais amoureuse mais sans plus. Je m'en suis remise sans difficultés. Notre histoire a été jolie mais je savais depuis le début qu'il n'était pas le bon. Celui avec qui je me marierai et avec qui j'aurais des enfants. Un autre bip se fait entendre. Il a décidé de me pourrir la soirée ou quoi ?!

»Steven

Je sais que tu es dans ta chambre, répond moi.

Je me fige et fonce vers mes fenêtres afin de scruter l'extérieur. Il me surveille ou quoi ? Mais non, tout semble normal là-dehors. Je deviens parano en plus. Bip.

»Steven

Roh allez réponds ! Je ne vais pas te manger. Enfin ... sauf si tu me le demande !

Mais il est sérieux lui ?! Je me décide à lui répondre quand même et ce pour la dernière fois.

»Moi

Ecoute maintenant tu me laisse tranquille, je bloque ton numéro. Et si l'envie te reprend de vouloir me recontacter je te rappelle que mon père bosse à la police !

J'envoie le message et je bloque directement son numéro. Je décide d'aller me relaxer dans un bon bain avec le gel moussant que louna m'a offert pour Noël. Il sent bon la fleur de cerisier. Je ne sais pas comment ça se fait mais j'ai toujours réussi à me laver dans de l'eau hyper chaude. Je me rappelle une fois où les filles sont venues dormir ici et que Nina avait été se laver juste après moi. Elle n'avait pas bougé la température et avait fini comme un homard. Maman avait du lui mettre des cataplasmes d'argile. La pauvre quand même quand j'y repense ! Je me glisse dans mon bain brûlant et je savoure l'odeur enivrante. Quand l'eau commence à refroidir je décide de sortir de l'eau et de me préparer. Je mets un jean slim basique avec un petit pull léger blanc et mes converses rouges. Je descend rejoindre mes parents qui se chamaillent à présent pour une histoire de place dans leurs valises. Les herbes et autres thés de ma mère ne sont pas une nécessité a emporter pour mon père ! J'attrape un cookie dans le bocal quand mon mal de tête refait surface, comme ça, d'un seul coup en m'arrachant un cri de douleur par la même occasion. Je laisse tomber le bocal sur le sol et me plie en deux, la tête entre mes mains. Mes parents se précipitent à mes côtés, ils sont paniqués.

- Ma puce regarde-moi, dis maman. Allez Liv regarde-moi s'il te plaît. John vite apporte-moi ma petite bouteille ambrée qui est dans mon sac de secours.

Je sens papa se lever de derrière moi et se diriger vers la petite pochette de maman. Il pousse un juron et je l'entend dire qu'elle a un sacré bordel la dedans alors que sa pochette est minuscule. Quand il arrive maman lui prend la fiole et me penche la tête en arrière afin d'y déverser le contenu. Elle a une sacrée poigne. Presque instantanément, mon mal de tête disparaît. Je me sens mieux.

- Doucement ma chérie, ça va ? me demande maman alors que je tente de me relever.

- Oui oui mais ton produit la il est miraculeux ! Degeu mais miraculeux !

Papa et maman ont rigolés et maman m'a expliqué que cette concoction venait de sa maman qui était très axée nature et plantes. Je n'ai pas connu mes grands-parents. Aucune d'entre eux, c'est juste nous trois, depuis toujours. Mais alors que je me relevais, j'ai entendu maman parler mais sans bouger les lèvres.

- Quoi ? Qu'est-ce qui commence ? Demandai-je à haute voix.

Maman baissa les yeux et papa paru surpris mais il se reprit très vite.

- Mais ma puce, maman n'a rien dit.

- Oh bordel de merde, sa grand-mère mangeuse de tulipe! Jurai-je.

- Olivia ! Me gronda maman.

- Mais quoi ?

- Ton langage s'il te plaît ! Intervint alors papa.

Je souffla bruyamment en signe de mécontentement mais je me résigna à lâcher un "désolé" qui m'a arraché la gorge comme si une armée de cactus y était passé. Papa m'a quand même souris et m'a demandé d'aller attendre ma mère dans la voiture. Ils ont bien compris que malgré ma migraine aussi atroce que passagère, rien ne m'empêchera d'aller à la dernière soirée avec mes amies. J'embrasse donc papa et je vais attendre maman dans la voiture, elle ne me laissera pas conduire malgré que j'ai mon permis mais tampis, je choisirai au moins la musique.

*Bonnie*

Je suis en panique totale. Mes mains tremblent et je sens mon cœur prêt à exploser dans ma poitrine. John est à mes côtés comme toujours. Il rompt le silence.

- Ca commence plutôt que prévu.

- Oui ... Heureusement que j'avais préparé des potions à l'avance... Elle est fort John, son degré de magie est impressionnant. J'ai ressenti toute son énergie, même Eleanor n'était pas aussi puissante. Son aura est déjà très développée. Elle avait raison...

- Qui ?

- Sa mère.

- Tu es sa mère, Olivia est notre fille.

Je le regarde compatissante et passe ma main sur sa joue. Olivia est notre seul enfant et le restera, je ne peux pas avoir d'enfants. Je suis considérée comme une sorte d'erreur qui n'aurait pas dû naître, une sorte de demi-sorcière, une humaine dotée de certains dons, je peux faire trembler les murs, je ressens les auras, je peux guérir les gens, mais je ne suis pas une sorcière. John essuie les larmes qui coulent sur mes joues et m'embrasse le dessus de la tête.

- Eleanor avait raison. Olivia est notre salut, celle qui va réunifier les peuples celle qui éloigner les ténèbres, les mages noirs.

- Je vais prévenir le roi alpha et l'alpha en chef de la meute Eriksen. Nous devons avancer notre départ à demain, me dis John sur un ton ferme et résolu.

- OK mais on va lui laisser sa soirée comme convenu, des demain sa vie va changer à tout jamais. Laissons-la être insouciante encore 24h.

- D'accord, tiens voilà la carte d'urgence, prend tout le nécessaire et donne moi la liste de ce que je dois mettre dans les 3 sacs que tu as préparé.

- OK, allez j'y vais elle m'attend.

John me sourit faiblement et pose un doux baiser sur mes lèvres. Je vais rejoindre ma fille dans la voiture. Je ne sais toujours pas comment je vais lui dire ni comment elle le prendra. Mais je n'ai absolument pas le choix. Olivia m'attend déjà dans la voiture et chante à tue-tête. Je grave à jamais ce moment dans ma mémoire. Ma petite fille. Je monte alors dans ma voiture en fixant un large sourire que j'espère convaincant sur mon visage.

- Bon alors ma puce il est 17h30 et si ça te dis avant ta soirée on peu faire un peu de shopping... regarde ce que papa m'a donné !

- Sa carte spéciale urgence ?! Bordel j'y crois pas !

- Liv ton langage !

- Oh maman c'est bon ne fais pas tout un plat. Mais rolala ça veut dire shopping extra pour partir en Norvège ?

Je lui souris de toutes mes dents en guise de réponse et elle commence à se dandine sur place en criant "danse de la joie". Je démarre tout en riant et je me dirige vers le centre commercial qui n'est qu'à deux kilomètres de notre maison. Près de 5000 dollars plus tard, nous avons tous une nouvelle garde robe pour la Norvège.

- Maman, on va faire comment pour prendre tout ça avec nous ? On a le droit que à une valise chacun.

- Oh ma puce ne te tracasse pas avec ça, on va envoyer dès ce soir nos affaires via une société de transport. C'est hyper sécurisé. Tu connais ton père il est intransigeant la dessus.

- Oh que oui, me dit-elle en riant aux eclats.

Je dépose Olivia devant le cinéma et la voit rejoindre ses amies. Je viendrai la rechercher au burger vers 23h45. Il faut absolument qu'elle prenne une autre fiole avant minuit. Demain quand nous arriverons au chalet nous lui dirons la vérité. Toute la vérité. Oh ma déesse, faites qu'elle ne se met pas en colère, faites que tout se passe bien.

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