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Entre amitié et amour

Entre amitié et amour

Auteur:: Sophia Story
Genre: Romance
Entre amitié et amour est une histoire mettant en scène les deux amies Manuella et Binta, partageant leurs expériences de vie, leurs préoccupations et leur complicité. Elle évoque également l'arrivée d'un nouveau garçon, Fabrice, dans la vie de Manuella, ainsi que les défis auxquels Binta est confrontée en raison des restrictions familiales. Cette histoire met en lumière les liens d'amitié forts entre les deux protagonistes. Dans La suite de cette histoire, les personnages surmontent les défis qui se dressent sur leur chemin. Patricia fait preuve de force et de résilience, et sa foi en Dieu lui a apporté la paix et la confiance en son avenir. C'est aussi formidable de voir que Corine et Arno ont également trouvé le bonheur malgré les difficultés. Cette histoire transmet de belles leçons sur la force intérieure, la foi et la persévérance. je vous laisse découvrir l'intégralité de cette belle histoire.

Chapitre 1 Chapitre 1

ENTRE_AMITIÉ_ET_AMOUR

Manuella : Binta, je t'ai même parlé de mon nouveau dragueur?

Bintou : ( rire) ma copine dis moi tout. Il s'appelle comment ? Il vit où ? Il fait quoi dans la vie ?

Manuella : (rire) mamie japapp. C'est toute ta vie là bas. Bon il s'appelle Fabrice paraît il qu'il vit même dans ton quartier, ce qui fait dans la vie, bâh je ne sais pas trop.

Les deux amies ont éclaté de rire avant que Manuella n'ajoute.

Manuella : le gar est debout hein , à le voir on sent que c'est un athlète, il est mignon les problèmes seulement mais il ne m'intéresse pas vraiment.

Bintou : humm. Manu avec tout ce que tu dis de lui là ma co'o ? 3n tout cas, c'est toi qui connais hein. Je ne peux rien te dire je ne possède pas ton cœur. En passant c'est même quel boy là bas au quartier nor ?

Manuella : oui mamie piii, je te donne les mains. Tu veux déjà aller sur l'enfant là (rire). Apparemment il est nouveau dans ton quartier et aussi dans la ville. En plus il est trop distrait.

Bintou : ah je vois. Le professeur arrive mamie japapp on continue nos way après les cours.

Manuella et Binta ces deux amies ou dirais je alors ces deux sœurs de cœur qui se sont connus depuis la classe de sixième. Elles étaient devenues très complices, tout le lycée croyais qu'elles étaient jumelles car elles portaient les mêmes chaussures, s'assaillaient sur un banc depuis sixième jusqu'en seconde où elles étaient.

L'année scolaire tirait déjà à sa fin quand Manuella a fait la connaissance de Fabrice sans doute le garçon le plus charismatique de l'histoire mais cette dernière n'avait aucune attirance pour lui peut être par peur. Oui. Peur ; qu'il soit un voyou car c'est le métier des garçons charismatiques de nos jours.

Manuella racontait tous les détails de sa vie à Bintou et vice versa. Depuis près de six ans elle n'avait jamais eu de problème c'étaient les amies les plus soudées de la terre. Leur amitié allait au-delà des beignets ou des biscuits. Elles se partageaient tout sauf les sous vêtements et les gars.

Ce jour elles avaient fini les cours à 15h30 comme d'habitude, elles ne vivaient pas dans le même quartier mais Bintou est passé chez Manuella prendre une jupe qu'elle devait porter le samedi soir pour aller en boîte de nuit. On était déjà vendredi, les filles avaient prévu aller casser la baraque.

Bintou : la go Manou tu sais que la daronne ne me laisse pas sortir nor. Je ne sais même pas comment je vais faire.

Vous vous demandez sans doute c'était quoi ce code. Bintou étant issue d'une famille musulmane n'avait pas le droit de sortir après 18h mais chaque fois que cela s'imposait, elle disait à ses parents qu'elle devait passer la nuit chez son amie Manuella. Les parents de Manuella quant à eux étaient du genre à laisser les enfants s'épanouir donc ils ne trouvaient pas de problème à ce que les filles sortent par moment.

Le samedi soir comme prévu les deux amies sont allées s'amuser. La soirée était vraiment mouvementée, elles étaient rentrées au tour de 5h du matin.

Les jours passèrent, c'était déjà le dernier jour d'école : la remise de bulletin, évidemment elles devaient passer toutes deux en classe supérieure.

Bintou : j'ai eu 13 mais tu sais qu'on a battu le record des heures d'absence donc je n'ai pas eu le tableau d'honneur.

Manuella : (rire) c'est toi qui gère les détails là ma belle, l'essentiel pour moi c'est de passer en classe supérieure quelque soit la moyenne.

À vrai dire, Bintou n'était vraiment pas dans son élément elle se sentait mal à cause de sa moyenne et l'état de son bulletin de notes.

Bintou : Manou, toi-même tu sais que ce n'est pas free chez nous comme chez vous. Non seulement le père va me priver de l'argent de poche et va aussi annuler mes vacances chez ma tante à Yaoundé.

À ce moment Manuella est aussi devenu triste.

Manuella : j'oubliais l'autre détail là Binta, alors qu'on avait déjà prévu aller en vacance dans la même ville. Mais ne t'inquiètes pas tu sais que nous sommes inséparables donc je ne peux pas voyager dans une autre ville sans toi.

Bintou : je sais ma sœur, comme Daphné a chanté là nor, toi et moi c'est jusqu'à la gare.

Manuella : même après la gare ma sœur, soudées jusqu'à la fin.

Bintou : rentrons, je pars recevoir mes punitions à la maison.

Manuella : tu sais que mon argent c'est ton argent et vice versa donc si le pater ne te gère pas tu viens on gère ma part en attendant et parlant des vacances à Yaoundé moi-même je ne vais pas y aller si tu ni vas pas.

Bintou : merci vraiment Manou, tu es vraiment ma jumelle.

Après ces mots elles se sont faites un tendre câlin avant de se séparer. Le soir à la maison, chacune d'elles devait recevoir les réprimandes de ses parents.

LE SOIR CHEZ BINTOU

Sa mère : donc quand ton père s'efforce à t'envoyer à l'école là c'est pour que tu nous ramène un bulletin pareil ? Tes grands frères et sœurs sont sortis de cette maison on avait jamais eu ce genre de bulletin. Hey qu'ai-je fait pour mériter une fille comme toi.

Son père : en tout tu es privée de l'argent de poche pendant un mois, et les vacances à Yaoundé n'y pense même plus.

C'était prévisible, elle est partie dans sa chambre toute triste, mais elle avait quand-même son amie pour la consoler alors elle prit son téléphone.

*****Au téléphone*****

Manuella : allô, j'imagine que tu as déjà eu à faire à tes parents.

Bintou : (avec une voix innocente) oui et je t'avoue que je ne vais pas vraiment bien.

Manuella : je te comprends, même ici ça ne c'est pas passé comme toujours. La mater m'a grondé jusqu'à elle a failli prendre la chicotte.

Bintou a éclaté de rire parce que c'était la première fois depuis l'histoire de leur amitié que Manuella était réprimandée à cause de ses notes.

Manuella : warr ne ris plus je suis sérieuse. Tous les voisins ont entendu comment elle me grondait massah, la honte de ça.

Bintou : acia Manu (rire)je ne sais que le mot honte n'existe pas dans notre dico (dictionnaire) donc calme le modèle là.

Manuella : (souriante) c'est vrai, mais il faut que l'année prochaine on se met au travail sinon le probatoire là va nous montrer feu .

Bintou : tu as raison. Je vais te laisser ma puce. Bonne nuit.

Manuella : bonne nuit ma sœur, prends soin de toi.

*Fin de l'appel*

Chapitre 2 Chapitre 2

Après l'appel chacune des deux s'est endormi. Comme les parents de Khadija avait refusé qu'elle change de ville pour les vacances, Patricia a aussi fait pareil. Elles étaient inséparables donc pas question que l'une aille loin de l'autre.

Le temps passait, elles se manquaient. Elle ne se voyait plus chaque jour comme elles le faisaient en période de classes. Elles se parlaient chaque jour soit par appel ou soit par SMS, elles se faisaient même les appels vidéos mais ce n'était pas suffisant pour deux amies qui s'aiment comme des sœurs. Alors ce weekend Khadija avait décidé d'aller passer du temps chez son amie. Évidemment que ses parents allaient riposter. Son père et sa mère regardaient un documentaire à télévision quand elle est sortie de sa chambre avec un petit sac qui contenait sans doute ses affaires de deux jours hors de la maison.

Père de Khadija: où tu vas avec ce sac Dija?

Khadija : euh... je vais à... euh, je vais passer les weekends chez

Mère de Khadija: la période des classes, quand tu partais là bas c'était pour étudier. Peux tu nous dire ce que tu vas faire là bas présentement ?

Khadija : maman, toi aussi, ça fait déjà un mois et demi comme nous sommes en vacances. Je ne la vois presque plus elle me manque énormément.

Père de Khadija: elle ne peut pas venir ici ?

Khadija : papa, s'il te plaît laisse moi y aller juste pour ces deux jours. Je t'en supplie, elle est comme une sœur pour moi.

Elle a fait un câlin à sa maman avant de s'en aller. Elle était débordée de joie. Patricia était surprise et heureuse de la voir.

Patricia : Dija je suis sans voix. Tu m'as vraiment fait une surprise.

Khadija : on ne dirait pas. Si tu es aussi émue pourquoi ne pas me faire un gros câlin.

Patricia : ( en l'embrassant) je suis désolée ma besty. Tu m'as vraiment manqué.

Khadija : toi aussi Pati (les deux amies ce sont mis à rire).

Patricia : comme tu peux constater je suis entrain de cuisiner, maman à voyager. Ce soir d'abord on go (part) en bt (boîte de nuit). Nos moments de folie m'ont manqué.

Khadija : on s'est vu pour la dernière fois au marché nor. En passant je ne sors pas, on peut rester ici regarder la télévision. N'oublie pas que mes parents m'ont à l'œil.

Patricia : oui Mami japapp pardon va même d'abord mettre ton sac dans la chambre avant de venir on continue.

Tellement elles avaient à se dire que Khadija avait même oublié qu'elle avait un sac qui fallait garder. Après avoir mis son sac dans la chambre de son amie, elle est revenue la rejoindre au salon devant une telenovelas. Elle se détendait attendant que l'eau tarisse dans la marmite.

Khadija : tu prépare quoi Pati? J'ai même faim.

Patricia : c'est du riz sauté. Bref, laisse d'abord tomber le côté-là, raconte moi les bonnes choses.

Khadija : mami japapp, yes FBI en action (elles ont éclaté de rire).

Patricia : ne m'embrouille pas, on se connait bien. Donc parle vite.

Khadija : tape une fois mon ventre ça sort nor (rire). Je n'ai rien à dire.

Patricia : je te connais assez, tu ne vas pas tenir deux minutes avant de me raconter.

Khadija : oui c'est vrai. Mama j'ai rencontré un nouveau djo, le gar est debout. Beau mal seulement, un sportif d'abord, imagine ses abdos.

Patricia : je confirme, je sens ma copine a déjà libéré.

Khadija : (rire) libérer quoi mama ? Tu joue avec ta vie hein, le gar a l'argent et c'est ce qui m'intéresse, la couleur de mon caleçon je la garde pour moi.

Patricia : tu parles là on dirait même que tu portes trop le caleçon (rire).

Khadija : Pati tu hume l'odeur qui passe dans mes narines là ?

Patricia : (en essayant de flairer) quelle odeur ? Wooooo Khadi, la marmite au feu.

Patricia a pris une course en direction de la cuisine pour arrêter le feu.

Elles étaient plongées dans les causeries au point d'oublier la marmite du riz sur le feu.

Khadija : qu'est ce qu'on va manger présentement ? J'ai vraiment faim hein.

Patricia : on va juste récupérer le dessus, moi-même j'ai faim. Tout ça à cause du japapp (rire).

Khadija : sers moi pardon, j'ai vraiment faim.

Pendant qu'elles mangeaient elles continuaient de causer malgré que le goût de ce plat n'était plus vraiment celui attendu. Mais elles n'avaient plus évoqué le sujet du prince charmant de Khadija sans doute par oublie.

Les deux amies s'étaient endormi aux environs de minuit, entre telenovelas et commentaires elles ne s'ennuyaient vraiment pas.

Elles avaient passé les moments merveilleux entre filles, c'était déjà dimanche soir, il fallait que Khadija rentre malgré qu'elles ne voulais pas séparer. Il le fallait car elle avait juste la permission de rester jusqu'à dimanche soir.

Elle était vraiment triste.

Khadija :non Pati, moi-même je suis triste mais je peux pas rester. Si je reste une nuit de plus papa va se mettre dans ses états et il ne va plus jamais me laisser venir ici.

Patricia : je veux bien venir faire même trois jours chez vous mais toi-même tu sais que j'ai peur de ton père il est trop rigoureux.

Khadija : ce n'est pas comme si l'une de nous va mourir. L'école reprend bientôt, donc on se verra chaque jour. Entre temps on se verra toujours, et le téléphone existe aussi.

Patricia : c'est vrai Khadi, je t'accompagne jusqu'en route.

Chose dite, chose faite. Patricia a occompagné son amie jusqu'en route et juste avant qu'elle ne monte sur la moto qu'elles avaient stoppé pour l'amener jusqu'à chez elle mais avant elles se sont fait un gros câlin, on pouvait croire qu'elles n'allaient plus jamais se revoit, Patricia avait presque pleuré. Pendant que certains priaient que les vacances ne finissent jamais. Elles priaient plutôt que l'école recommence le plus tôt possible.

Dieu merci pour elles, le temps était vite passé. Un mois et demi c'était écoulé, place à la rentrée scolaire. Patricia et Khadija étaient les premiers élèves de leur classe à franchir le seuil du lycée. Les retrouvailles étaient émotionnelles, elles s'étaient beaucoup manquées, six semaines sans vraiment passer du temps ensemble. Toute la journée aucun professeur ne s'était pointé, mais elles ne s'ennuyaient aucunement. La journée s'était achevée dans de bonnes conditions.

Le lendemain comme le jour d'avant, aucun professeur ne s'était pas toujours pointé. Elles ont continué les causeries.

Khadija : Pati, tu te rappelles du gar dont je t'avais parlé pendant les vacances ?

Patricia : euh... non... tu parles de qui ? Je me rappelle pas vraiment.

Khadija : tu es toujours comme ça. Tu veux dire que tu ne te rappelles pas de mon beau goss ?

Patricia : ah...oui oui. Ça me revient. Tu ne m'avais même pas dire son nom.

Khadija : son nom ne sera pas suffisant, regarde cette photo ( en sortant son téléphone).

Chapitre 3 Chapitre 3

Patricia est restée bouche bée devant cette pendant près de deux minutes.

Khadija : Pati tout va bien ? C'est quoi ? Tu as vu un fantôme ?

Khadija : quoi ? Comment ? Ne me dis pas que...

Patricia : non, Dija ne te dérange. C'était juste mon dragueur depuis la seconde. Je t'avais parlé de lui.

Khadija : ahn ok. Je vois, je me rappelle que tu m'avais parlé d'un mec en seconde mais je ne savais pas que c'est lui.

Patricia : ne te dérange pas pour ça, demande lui quand même s'il se rappelle de moi. J'avais coupé le contact avec lui quand j'ai changé de numéro de téléphone.

Khadija : sans problème, je vais passer chez lui en rentrant. Il n'est que mon dragueur pour le moment. .

Patricia : vu qu'aucun professeur n'est venu, je ne sais pas ce qu'on fait ici. Je ne sais pas pour toi mais je vais rentrer, j'ai les commissions de la daronne à faire.

Khadija : Pati tu me fais peur, tu es devenu subitement bizarre. J'espère néanmoins que tu vas bien.

Patricia : je vais bien, Khadi. Ne t'inquiètes pas pour moi.

Au fond Patricia n'allait pas vraiment bien, revoir Christian en photo avait éveillé en elle les sentiments endormi depuis longtemps. Il est bien vrai qu'elle ne s'était jamais mis en couple avec ce garçon mais elle avait les sentiments pour lui. Sa raison du refus était que Christian était vraiment trop canon et pour elle sortir avec un garçon comme lui était avoir les maux de tête chaque jour à cause des filles qui vont lui tourner autour.

Arrivée chez elle, elle s'est encore mis à penser à ces moments où Christian la courtisait , à leurs échanges par message, à leurs rencontres, à sa sympathie. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce gar grand de taille, clair de teint, barbu avec l'allure de sportif. « Mon Dieu qu'est ce que je fais là ? Non, je suis entrain de me faire les idées sur le dragueur de ma meilleure amie. Loin de moi cette idée » tels sont les mots que Patricia avait prononcé, avant de décider d'oublier Christian.

Le lendemain, la journée était plutôt chargée, les enseignants commençaient à se présenter, elles n'avaient plus trop le temps de causer. Plus les jours passaient, les cours devenaient intenses, l'examen approchait à petit pas mais comme on ne nourri pas la poule le jour du marché elles s'étaient très vite mis au travail. Elles n'avaient plus trop le temps de parler '' garçon''.

Patricia était tout de même curieuse de savoir à quel niveau sa copine Khadija était avec Christian.

Patricia : Khadi, dis... depuis la rentrée tu m'avais parlé de Christian. J'ai demandé que tu lui demandes s'il se rappelle de moi tu ne m'as jamais donné la suite jusqu'aujourd'hui. Nous sommes déjà en janvier.

Khadija : désolée Pati, il est bien vrai que je sors avec lui mais il ne m'intéresse pas trop c'est son argent que je veux.

Patricia : quand est-ce que tu vas changer ? Quand Khadija ? Sois responsable au moins pour une fois.

Khadija : la moraliste, merci. Pour ta préoccupation. Il avait dit qu'il se souvient très bien de toi d'ailleurs tu peux reprendre son numéro si tu veux.

Patricia : ok, désolée copine. Écrit son numéro sur ce papier je ne suis pas venu avec mon téléphone, depuis la dernière fois qu'on a détruit les téléphones des élèves au rassemblement je n'ai plus le courage de venir avec le mien.

Patricia : merci, voilà le prof de français qui arrive.

C'était la fin de la pause, quel soulagement pour Patricia. Elle pouvait rester en contact avec Christian mais jamais se mettre avec lui. Pour elle être au moins son amie était déjà quelque chose de bien.

Arrivée à la maison le soir après les cours, elle n'a pas tardé à prendre son téléphone qui était posé au chevet du lit. Elle a tout d'abord enregistré le numéro de Christian, elle a voulu lui faire un message mais elle s'est dit que ce n'était pas une bonne idée car sa copine Khadija devait être avec lui. Elle est allée se servir un bon plat de pommes sautées que sa mère avait fait, elle a mangé puis elle a fait une sieste dans le but d'avoir l'esprit posé pendant les révisions le soir.

Khadija de son côté, était passé chez Christian comme prévu. Il était couchée quand elle est entrée, la porte n'était pas fermée. Il vivait dans une chambre modeste et belle.

Khadija : ça signifie que tu te sens au moins bien. (En s'assaillant sur le canapé qui était juste en face du lit)

Christian : pourquoi tu ne t'assoies pas ici ? Tu...

« Le lit est fait pour se coucher et le canapé pour s'asseoir » avait répliqué Khadija avant que Christian ne place un autre mot.

Christian, garçon calme et respectueux qu'il était n'a pas voulu insister.

Christian : ok. C'est comme tu veux. Tu dis quoi alors bae ?

Khadija : j'ai dit je suis venue prendre l'argent du sac à main que je t'ai demandé. S'il te plaît dépêche toi, si je rentre tard maman va faire tout un drame.

Christian : je t'ai dit que ça ne va pas, tu ne cherches même pas à savoir de quoi je souffre. Il est bien vrai que je t'ai promis l'argent aujourd'hui, mais je n'ai pas pu l'avoir.

Khadija : comment ça ? Depuis une semaine que je t'ai demandé cet argent, tu veux que je cours après toi pour dix mille francs ? En tout cas débrouille toi comme tu peux moi je veux seulement mon argent.

Christian : Khadija, je t'ai dit que je n'ai pas pu avoir l'argent. Si tu veux bavarder, tu bavarde et si tu veux te calmer tu te calmes.

Khadija : je ne sais pas ce que je fais ici, je vais partir. Je veux mon argent de transport.

Christian : il y'a deux mille là bas sur la table, prends mille francs tu laisses le reste.

C'était trois billets de banque dont deux de cinq cents francs et l'un de mille francs. Khadija a pris mille cinq francs, puis elle est partie. Même après avoir constaté cela il est resté calme car ce n'était pas dans ses habitudes d'être bavard.

Le lendemain à l'école, Khadija n'a pas caché à Patricia ce qui s'était passé chez Christian.

Patricia : excuse moi hein Khadi, je ne trouve pas que tu devrais lui parler de la sorte. Ce n'est pas comme s'il n'a jamais rien fait pour toi.

Patricia : c'est toi-même qui m'a dit qu'il te donne toujours ce que tu lui demandes alors qu'il n'a jamais vu la couleur de tes sous vêtements. Si cette fois il ne l'a pas fait c'est parce qu'il n'a pas.

Khadija : en tout cas je lui ai dit qu'il me trouve l'argent, je me fiche de savoir comment il va faire.

Patricia : c'est comme tu veux ma chérie, je te donne juste mon point de vue. Range toi voilà le méchant prof de maths qui arrive.

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