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Entre Deux Vies

Entre Deux Vies

Auteur:: Jiu Meier
Genre: Moderne
Le jour de notre anniversaire de mariage, l'hôtel de luxe baignait dans un parfum de lys, mes fleurs préférées. Mon mari, Marc, m'avait promis une surprise, mais ce soir-là, son sourire habituel me parut étrange. Enceinte de cinq mois, je me tenais en haut des escaliers majestueux quand une force violente me poussa dans le dos. Le monde bascula, mon corps dévala les marches, chaque choc étant une douleur aiguë, avant que tout ne devienne noir. À mon réveil à l'hôpital, Marc était là, le visage empreint d'une sollicitude parfaite. Puis j'entendis des voix lointaines : celle de Marc et d'une femme inconnue, planifiant non seulement la mort de notre bébé, mais aussi ma paralysie permanente. Mon mari, l'homme que j'aimais, avait orchestré ma chute pour son fils illégitime, Léo, et son héritage. La douleur physique n'était rien comparée à cette trahison glaciale. Le médecin confirma la perte du bébé et le diagnostic : tétraplégique. Marc joua la comédie du mari dévasté, mais mes larmes silencieuses étaient de pure haine. Jeanne Dubois, douce et aimante, était morte. Une autre femme était née, une femme qui simulerait sa mort pour échapper à cette prison et préparer sa vengeance. J'entendis Marc au téléphone avec Sarah, son amante et complice, jubilant de ma "paralysie" et de la mort du bébé. Ma haine grandissait, brûlante. Mais ils m'avaient sous-estimée. Nuit après nuit, je m'entraînais, regagnant secrètement le contrôle de mes membres, centimètre par centimètre. Quand Marc me proposa d'adopter pour "remplir le vide", je compris mon opportunité d'infiltrer leur monde. L\'innocence de Léo, le fils de Marc, et le bracelet que j'avais offert à mon mari, désormais à son poignet, furent des piqûres de plus. Sarah, la complice, osa se présenter, triomphante. Je gardai mon masque, attendant le moment parfait pour frapper. Lors de la cérémonie d'intégration de Léo, Sarah me murmura ses horreurs, me rappelant sa victoire. C'en fut trop. Je me levai. La gifle claqua, faisant éclater le silence. Marc me laissa brûler vive pour la consoler, confirmant ma mort à ses yeux. Je m'enfuis, jetai mon téléphone à la falaise de la Veuve, et disparus. Marc crut que j'étais morte, mais un enregistrement dévoila la vérité sur Sarah et ma « paralysie » simulée. Pendant ce temps, en Suisse, j'ai renaissait de mes cendres. L'anesthésie avait détruit mon utérus, ajoutant une dette ineffaçable. Deux ans plus tard, plus forte, plus riche, je revins. Non plus victime, mais prédatrice. J'ai acquis leur entreprise, dévoilé leur hypocrisie, forcé Marc à signer le divorce et la cession de ses biens. Il était anéanti, repentant, mais il était trop tard. Il mourut d'un cancer, me demandant pardon. Libérée de la haine, je marchai vers un avenir sans ombre, un avenir qui m'appartenait enfin.

Introduction

Le jour de notre anniversaire de mariage, l'hôtel de luxe baignait dans un parfum de lys, mes fleurs préférées.

Mon mari, Marc, m'avait promis une surprise, mais ce soir-là, son sourire habituel me parut étrange.

Enceinte de cinq mois, je me tenais en haut des escaliers majestueux quand une force violente me poussa dans le dos.

Le monde bascula, mon corps dévala les marches, chaque choc étant une douleur aiguë, avant que tout ne devienne noir.

À mon réveil à l'hôpital, Marc était là, le visage empreint d'une sollicitude parfaite.

Puis j'entendis des voix lointaines : celle de Marc et d'une femme inconnue, planifiant non seulement la mort de notre bébé, mais aussi ma paralysie permanente.

Mon mari, l'homme que j'aimais, avait orchestré ma chute pour son fils illégitime, Léo, et son héritage.

La douleur physique n'était rien comparée à cette trahison glaciale.

Le médecin confirma la perte du bébé et le diagnostic : tétraplégique.

Marc joua la comédie du mari dévasté, mais mes larmes silencieuses étaient de pure haine.

Jeanne Dubois, douce et aimante, était morte.

Une autre femme était née, une femme qui simulerait sa mort pour échapper à cette prison et préparer sa vengeance.

J'entendis Marc au téléphone avec Sarah, son amante et complice, jubilant de ma "paralysie" et de la mort du bébé.

Ma haine grandissait, brûlante.

Mais ils m'avaient sous-estimée.

Nuit après nuit, je m'entraînais, regagnant secrètement le contrôle de mes membres, centimètre par centimètre.

Quand Marc me proposa d'adopter pour "remplir le vide", je compris mon opportunité d'infiltrer leur monde.

L\'innocence de Léo, le fils de Marc, et le bracelet que j'avais offert à mon mari, désormais à son poignet, furent des piqûres de plus.

Sarah, la complice, osa se présenter, triomphante.

Je gardai mon masque, attendant le moment parfait pour frapper.

Lors de la cérémonie d'intégration de Léo, Sarah me murmura ses horreurs, me rappelant sa victoire.

C'en fut trop. Je me levai. La gifle claqua, faisant éclater le silence.

Marc me laissa brûler vive pour la consoler, confirmant ma mort à ses yeux.

Je m'enfuis, jetai mon téléphone à la falaise de la Veuve, et disparus.

Marc crut que j'étais morte, mais un enregistrement dévoila la vérité sur Sarah et ma « paralysie » simulée.

Pendant ce temps, en Suisse, j'ai renaissait de mes cendres. L'anesthésie avait détruit mon utérus, ajoutant une dette ineffaçable.

Deux ans plus tard, plus forte, plus riche, je revins. Non plus victime, mais prédatrice.

J'ai acquis leur entreprise, dévoilé leur hypocrisie, forcé Marc à signer le divorce et la cession de ses biens.

Il était anéanti, repentant, mais il était trop tard.

Il mourut d'un cancer, me demandant pardon.

Libérée de la haine, je marchai vers un avenir sans ombre, un avenir qui m'appartenait enfin.

Chapitre 1

Le jour de notre anniversaire de mariage, l'air de l'hôtel de luxe était chargé du parfum des lys, mes fleurs préférées.

Marc m'avait promis une surprise.

Je me tenais en haut des escaliers majestueux, ma main posée sur mon ventre arrondi. J'étais enceinte de cinq mois.

J'ai vu Marc en bas, il me souriait. Ce sourire, autrefois ma source de bonheur, semblait étrange ce soir-là.

Soudain, une force violente m'a poussée dans le dos.

J'ai perdu l'équilibre. Le monde a basculé.

Mon corps a dévalé les marches, chaque choc était une douleur aiguë. Le cri est resté coincé dans ma gorge.

La dernière chose que j'ai vue avant que tout ne devienne noir, c'était le visage de Marc, son sourire s'effaçant pour laisser place à une expression que je n'ai pas pu déchiffrer.

Quand j'ai repris conscience, j'étais à l'hôpital. La lumière crue du plafond me brûlait les yeux.

Marc était à mon chevet, son visage empreint d'une sollicitude parfaite.

« Jeanne, mon amour, tu t'es réveillée. Tu m'as fait si peur. »

Sa voix était douce, mais mes membres étaient lourds, inertes. Je ne pouvais pas bouger. Je ne pouvais pas parler.

Un médecin est entré.

« Nous devons l'opérer immédiatement. Le bébé est en danger. »

Ils m'ont emmenée au bloc opératoire. L'anesthésie a commencé à faire effet, une brume froide envahissant mon esprit.

Alors que je sombrais, j'ai entendu des voix. Elles semblaient lointaines, déformées.

C'était Marc.

« Assurez-vous que la dose soit suffisante. »

Une autre voix, une voix de femme que je ne connaissais pas, a répondu.

« Ne t'inquiète pas. Elle ne sentira rien. Le bébé ne survivra pas, et avec cette dose, les lésions nerveuses seront permanentes. Elle sera paralysée. Personne ne pourra rien prouver. »

Une paralysie.

Le bébé ne survivra pas.

Mon cœur a cessé de battre pendant une seconde. Ce n'était pas un accident.

La voix de Marc a repris, glaciale, débarrassée de toute trace d'amour.

« C'est la seule solution. Mon fils, Léo, doit avoir sa place. Il sera le seul héritier. Jeanne et son enfant ne sont qu'un obstacle. »

Léo. Son fils illégitime.

La trahison m'a frappée avec la force d'un poing en plein visage. La douleur physique des escaliers n'était rien comparée à ça.

Mon mari, l'homme que j'aimais plus que tout, avait planifié ma chute. Il avait ordonné la mort de notre enfant. Il voulait me laisser paralysée, prisonnière d'un corps inutile.

Tout ça pour un autre enfant. Pour son héritage.

Une rage froide et impuissante a déferlé en moi, mais mon corps ne répondait plus. L'obscurité m'a finalement engloutie.

À mon réveil, le silence de la chambre était assourdissant.

Marc était là, les yeux rouges, comme s'il avait pleuré.

« Jeanne... »

Sa voix s'est brisée.

« Le bébé... notre bébé est parti. »

Il a pris ma main, mais je n'ai rien senti.

J'ai essayé de bouger mes jambes. Rien. Mes bras. Rien.

Un vide terrifiant s'était installé dans mon ventre et dans tout mon corps.

Le médecin est entré, le visage grave.

« Madame Dubois, je suis désolé. Suite à la chute et aux complications de l'opération, vous avez perdu le bébé. De plus, vos nerfs spinaux ont été sévèrement touchés. Vous êtes... paralysée des quatre membres. »

Paralysée.

Le mot a résonné dans le vide de mon esprit. Marc avait réussi.

Il a enfoui son visage dans mes draps, ses épaules secouées par des sanglots. Une performance parfaite.

J'ai fermé les yeux, les larmes coulant en silence sur mes tempes. Ce n'étaient pas des larmes de chagrin. C'étaient des larmes de haine.

À cet instant, Jeanne Dubois, la femme douce et aimante, est morte.

Une autre femme est née dans ce lit d'hôpital. Une femme qui allait simuler sa mort, s'échapper de cette prison et préparer sa vengeance.

Plus tard dans la soirée, alors qu'il me croyait endormie, je l'ai entendu au téléphone dans le couloir.

Sa voix était basse, mais chaque mot parvenait à mes oreilles.

« C'est fait. Le bébé est mort. Elle est paralysée. »

Un silence.

« Oui, Sarah, je sais. C'était difficile. Mais c'était nécessaire pour Léo. Notre fils aura tout ce qu'il mérite. »

Sarah. C'était donc elle, la femme au bloc opératoire. Sa complice. La mère de Léo. Et j'ai appris plus tard, un médecin et son ancienne camarade d'université.

J'ai serré les draps avec la seule partie de mon corps qui répondait encore un peu, mes doigts. La haine était un poison brûlant dans mes veines.

Il est revenu dans la chambre, s'est assis près de moi, et a murmuré.

« Pardonne-moi, Jeanne. Je n'aurais jamais dû te laisser monter ces escaliers. Tout est de ma faute. »

La nausée m'est montée à la gorge. Il osait. Il osait me regarder et mentir avec un tel aplomb.

Il a continué, sa voix pleine d'un faux remords.

« Je prendrai soin de toi. Pour toujours. »

Non, Marc. Tu ne le feras pas.

Car pour toi, et pour le reste du monde, je serai bientôt morte.

Et quand je reviendrai, je détruirai tout ce que tu as construit sur les ruines de ma vie et de celle de notre enfant.

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Chapitre 2

Les jours qui ont suivi se sont écoulés dans une brume de douleur et de tromperie.

Marc jouait le rôle du mari dévoué à la perfection.

Il me nourrissait, me lavait, me parlait doucement, me racontait des histoires de notre passé heureux. Chaque mot, chaque geste était un mensonge qui me donnait envie de vomir.

« Tu te souviens de notre voyage à Venise, mon amour ? Tu étais si belle dans ta robe rouge. »

Je le regardais avec des yeux vides, mon visage un masque d'impassibilité. À l'intérieur, je brûlais.

Je me souvenais de Venise. Je me souvenais de la robe rouge qu'il m'avait offerte. Il me disait que c'était la couleur de la passion. Quelle ironie.

Pendant qu'il me parlait, je me concentrais sur une seule chose : bouger mes orteils.

Au début, il n'y avait rien. Juste le vide. Mais je persistais, heure après heure, envoyant des ordres silencieux à mes membres inertes.

Un soir, alors qu'il était sorti pour "prendre l'air", sa mère est venue me voir. Une femme froide et autoritaire qui ne m'avait jamais aimée.

Elle s'est assise sur la chaise, me regardant de haut.

« C'est une tragédie. Mais la vie continue. Marc a besoin d'un héritier. La famille Dubois a besoin d'un héritier. »

Elle n'a pas mentionné mon bébé décédé une seule fois. Pour elle, il n'avait jamais existé.

« Heureusement que Léo est là. »

Son regard était dur. Elle savait. Toute la famille savait et était complice.

Après son départ, la colère m'a donné une force nouvelle. J'ai contracté tous les muscles de mon corps avec une volonté féroce.

Et puis, je l'ai senti.

Un frémissement. Infime. Presque imperceptible. Dans le gros orteil de mon pied droit.

Une larme de triomphe a coulé sur ma joue. Ils ne m'avaient pas complètement détruite.

Un jour, Marc a laissé son téléphone sur la table de chevet en allant aux toilettes.

Mes doigts, qui avaient retrouvé un peu de mobilité, l'ont attrapé. Mon cœur battait à tout rompre.

Je n'avais pas de code. J'ai essayé sa date de naissance. Non. La nôtre. Non.

Puis, une idée m'est venue. J'ai tapé la date de naissance de Léo, que j'avais entendue au détour d'une conversation.

Le téléphone s'est déverrouillé.

J'ai ouvert sa galerie de photos. Il y avait des centaines de photos de Léo. Un petit garçon souriant, avec les yeux de Marc. Et à ses côtés, une femme. Sarah.

Ils formaient une famille. Une vraie famille.

J'ai ouvert ses messages. Les conversations avec Sarah étaient explicites. Ils planifiaient leur avenir ensemble, une fois que je serais "hors du tableau".

Un message a attiré mon attention.

« J'ai parlé au neurologue. Il a confirmé que les dommages sont irréversibles. Elle ne marchera plus jamais. Nous sommes en sécurité. »

Ce message était daté d'hier.

J'ai reposé le téléphone juste avant qu'il ne revienne. Mon visage était redevenu un masque de vide.

Mais à l'intérieur, un plan se dessinait, clair et précis.

Les jours suivants, j'ai continué ma comédie. J'ai laissé mon corps mou et sans vie entre ses mains.

Pendant la nuit, quand l'hôpital était silencieux et qu'il dormait dans le fauteuil à côté de mon lit, je m'entraînais.

Le frémissement dans mon orteil est devenu un mouvement. Puis un autre dans mes doigts. Lentement, douloureusement, je reconquérais mon corps, centimètre par centimètre.

Un après-midi, Marc m'a regardée avec une pitié feinte.

« Jeanne, je sais que c'est difficile à entendre maintenant... mais nous sommes encore jeunes. Quand tu iras mieux, peut-être que... nous pourrons essayer d'avoir un autre enfant. »

Le monstre. L'hypocrite.

Il voulait m'enfermer dans cette vie, dépendante de lui, tout en me faisant miroiter un avenir qui n'existerait jamais.

J'ai dû puiser dans toutes mes forces pour ne pas lui cracher ma haine au visage.

À la place, j'ai laissé une larme couler.

J'ai secoué la tête, un mouvement à peine perceptible que j'ai pratiqué pendant des heures.

Puis, avec une voix que j'ai rendue faible et rauque, j'ai murmuré mon premier mot depuis l'accident.

« Non... plus jamais. »

Il a semblé surpris, puis son visage s'est adouci. Il pensait que c'était le chagrin qui parlait.

J'ai continué, chaque mot étant une pièce de mon puzzle.

« Mais... un enfant. La maison est si vide. Peut-être... adopter ? »

La lueur dans ses yeux m'a confirmé que j'avais visé juste.

Adopter. Cela signifiait qu'il pourrait faire entrer Léo dans notre vie officiellement, sans éveiller les soupçons. J'étais la femme brisée et généreuse, prête à élever le fils d'une autre.

Il a pris ma main.

« Oh, Jeanne. Tu as un cœur si grand. Bien sûr. Nous y penserons. Laisse-toi d'abord le temps de te reposer. »

Il était tombé dans mon piège.

Maintenant, il était temps de passer à l'étape suivante. Il fallait que je rencontre ce Léo. Et sa mère.

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