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Entre Destinée & Karma

Entre Destinée & Karma

Auteur:: Mayvi
Genre: Romance
La vie ne lui avait pas fait de cadeau, la seule chose qui la reliait à son passé était une cicatrice et le même cauchemar... il lui était impossible de se rappeler "Comment et Pourquoi ?! " Le traumatisme était tel qu'elle n'avait plus aucun souvenir de son enfance. A 22 ans, Kamilya était courageuse et indépendante, elle était résolue à changer sa destinée. Son plus grand atout était sa sensibilité, elle aimait par dessus tout la simplicité de la vie. Kamilya avait un don pour ressentir les choses et les gens, son intelligence émotionnelle était bien au dessus de la moyenne. Cet instinct lui permettait de dépasser son quotidien et ses problèmes. "Tant que je serai capable d'y croire, je serai capable d'affronter l'adversité" Yowen avait tout, à croire qu'il était béni des dieux. Héritier d'une grande famille, un charisme dévastateur , c'était un vrai génie. Il avait un esprit rebelle dans un corps d'apollon. Tout ce qu'il entreprenait été une réussite. La simplicité avec laquelle il y arrivait été déconcertante. En perpétuel recherche de sensation forte; le risque, le danger, lui permettait de se sentir vivant. Yowen était conscient qu'il lui manquait quelque chose...mais quoi ?! Tel était ça malédiction, pour un génie comme lui s'en était frustrant. Kamilya et Yowen, ne se connaissaient pas, mais ils étaient tous les deux en quête du bonheur, chacun à sa manière... Ce qu'ils ne savaient pas c'est qu'ils avaient un lointain passif en commun. Tout allait dépendre d'eux , les cartes de la destinée allaient bientôt être redistribuées par le plus grand des hasards. Alors allaient-ils être à la hauteur ?

Chapitre 1 La cicatrice

" Aaaah ! Non ! S'il te plaît... ça fait mal. Noooon ! "

Kamilya s'est réveillée en sueurs, elle respirait difficilement, son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Elle essayait tant bien que mal d'émerger et de retrouver ses esprits, Kamilya s'est redressée dans son lit, elle tremblait comme une feuille. Un flot de larmes coulaient de ses beaux yeux verts mais Kamilya ne comprenait pas pourquoi...

Son sommeil était toujours synonyme d'horreur, avec le temps, elle avait fini par comprendre que c'était lié à son enfance. Une enfance dont elle n'avait aucun souvenir. Il était rare qu'elle dorme paisiblement et encore moins d'une traite. Elle souffrait d'insomnie la plupart du temps, et du plus loin qu'elle se souvienne ça avait toujours été comme ça.

Pour Kamilya c'était juste le quotidien, elle avait dû s'endurcir pour y faire face, avec le temps les blessures finissent par cicatriser, rien ne servait d'y prêter trop attention. Dans son adolescence elle avait fait des recherches, sur le subconscient, la compréhension des rêves, elle s'était mise à la relaxation avant de dormir... mais sans grand succès. Ces cauchemars paraissaient toujours si réels, qu'elle en frissonnait juste en y repensant.

Des flashs... ça se manifestait constamment comme ça. Elle revoyait encore et encore une petite fille hurler, pleurer, essayait de se débattre, contre ce qu'elle avait fini par nommer " l'Ombre Maléfique ". Cette ombre cherchait à faire du mal à la petite fille mais pourquoi ?! "L'Ombre Maléfique" tenait une sorte de tisonnier et d'une voix profondément mauvaise elle ricanait encore... et encore, jusqu'à la douleur... cette douleur qui ramenait toujours Kamilya à la réalité.

La nuit était toujours un très mauvais moment à passer.

"Encore le même foutu cauchemar..." Des bribes de souvenir sans aucun sens. Ses yeux se sont posés sur la surface de la peau où elle ressentait la douleur dans ses cauchemars... Son avant-bras gauche... Il y avait une boursouflure.

Kamylia a passé ses doigts dessus, une cicatrice d'environ cinq centimètres en forme de crochet s'y trouvait. Elle avait toujours détesté cette cicatrice, si bien, qu'à sa majorité, elle l'avait faite recouvrir par son premier tatouage... Un arbre de vie, noble et majestueux, entouré par une multitude de fleurs sauvages.

Kamilya s'était toujours sentie en adéquation avec la nature, elle pouvait passer des heures assises dans l'herbe, ses pieds nus effleurant la surface, ça lui procurait un sentiment de paix intérieur. Elle s'y sentait à sa place, dans son élément. Rien quand y repensant, un sentiment de plénitude l'a envahi. Elle a enfin retrouvé une respiration normale.

La pièce était légèrement éclairée par la lune qui brillait à travers la fenêtre de sa chambre. Kamilya s'est levée de son lit et s'est approchée de la fenêtre. Elle avait besoin de respirer de l'air frais...

Elle ouvrit la fenêtre, la brise souffla ses longs cheveux châtain cendré en arrière, elle ferma les yeux et pris une grande inspiration afin de respirer à pleins poumons. Kamilya se senti mieux ...

Elle finit par ouvrir les yeux. La lune entourée par une multitude de constellations brillait de mille feux dans la nuit noir. Kamilya a souri " Quel décors féerique, c'est tellement beau et paisible, je ne me lasserai donc jamais de cette vue. "

De la fenêtre de sa chambre située au premier étage, elle pouvait voir l'étendue sauvage qui entourait la maison où elle vivait depuis que celle et celui qu'elle appelait Grandma et Grandpa l'avaient recueilli. Kamilya a posé ses coudes contre le rebord de la fenêtre et reposa son menton contre son poing fermé.

" Hmmmm " Elle soupira de bonheur. C'était une fille simple, elle n'avait nullement besoin de plus pour être heureuse et oublier le cauchemar qu'elle venait de faire.

La nuit était fraîche, après tout on était quand même au mois de janvier dans la baie de Galveston mais malgré sa tenue légère, une sensation de chaleur l'envahi.

Elle détestait les pyjamas de "vieux" comme elle les appelait. Elle ne portait qu'un débardeur et un short, Kamilya aimait la sensation de chair de poule qui s'infiltrait sous sa peau, ça lui permettait de se sentir vivante.

" Vois le bon côté des choses... Si tu n'avais pas tes insomnies, tu ne pourrais pas profiter de cette vue presque magique. " C'était devenu un rituel presque quotidien.

Elle posa les yeux sur le ruisseau qui coulait au loin...

C'était le plus lointain souvenir qu'elle avait. L'endroit où finalement tout avait commencé pour elle, ou tout fini ... mais pour cela il aurait fallu qu'elle arrive à se souvenir.

Le regard rivé sur le cours d'eau, son esprit remontant douze ans en arrière, Kamilya tressailli.

Chapitre 2 Je m'appelle Kamilya

Fixant le ruisseau qui coulait au loin, elle se rappelait ce jour comme si c'était hier. Kamilya avait 22 ans... Ça c'était passé il y a douze ans et pourtant c'était encore frais dans sa mémoire.

Fermant les yeux, un poids pesant sur sa poitrine.

Douze ans plus tôt...

« Harry ! Harry ! Qu'est-ce qu'il y a près du ruisseau, on dirait un animal mort là-bas, va voir ! Il ne faudrait pas que l'eau soit contaminée, je te rappelle que les chevaux y boivent un peu plus loin. » cria Anita, excédée, se balançant d'avant en arrière sur son rocking-chair, son tricot à la main.

« Ne t'énerve pas comme ça chérie, tu te rappelles ce que t'as dit Peter il y a quelques jours ?! Tu fais de l'hypertension, respires et détends-toi je vais aller voir ! » Harry attentionné, essayait de rassurer sa femme.

Harry, descendit le perron, et marcha d'un pas rapide vers l'entrée de la propriété, âgé d'une soixantaine d'année, mais il en faisait clairement une dizaine de moins. Travailler tous les jours à la ferme le maintenait en forme. Lui et sa femme, avaient toujours vécu ici depuis qu'ils s'étaient mariés, c'était une ferme familiale... La famille d'Harry, était des grands passionnés de chevaux, ils s'étaient transmis cette passion de génération en génération. C'était un petit élevage, juste de quoi leur permettre de subvenir à leurs besoins. Ils ne cherchaient pas le profit, c'était des gens d'une extrême simplicité. Ils ne vivaient que pour leur ferme et les animaux qui s'y trouvaient.

Plus Harry avançait vers le ruisseau, plus ses yeux s'agrandissaient d'horreur et de surprise. Pris de panique par la scène se trouvant devant lui, son cœur tambourinait dans sa poitrine !

Il se mit à courir, n'écoutant plus ses jambes mais la peur qui l'envahissait de plus en plus.

Anita ne comprenait pas la réaction de son mari, elle regardait d'un œil attentif ce qui se passait, les yeux grands ouverts, figée par la réaction de son époux... " Il a oublié l'âge qu'il a ou quoi ?! Il va faire un infarctus à courir comme ça, qu'est-ce que je ferai si son cœur lâche ?! Il m'abandonnerait pour un animal mort ?! Je lui ai dit de se dépêcher certes... Mais surement pas de faire un sprint ! "

Anita n'avait jamais imaginé ce qui allait se passer quelques secondes plus tard...

Harry prit le corps mou de la fillette dans ses bras et couru, l'adrénaline coulant abondamment dans ses veines. Cet homme de nature tranquille et calme se mit à crier « Anita ! Anita ! Va vite chercher des couvertures ! Allume la cheminée, fais bouillir de l'eau, sors le kit de premiers secours ! Et dépêche-toi !! »

Anita, se leva du rocking-chair, lâcha son tricot et resta figée de stupeur face à la scène qui se déroulait. La bouche grande ouverte, les yeux pleins d'effroi. Harry courait, remontant l'allée le plus vite possible, le corps inerte d'une enfant gisant dans ses bras, malgré la distance Anita pouvait voir que l'enfant portait une robe, sa tête balançait en arrière, ses cheveux suivant le rythme du vent.

« Anita !! Je t'ai dit de te dépêcher ! Ce n'est pas le moment d'avoir une crise de panique ! Dépêche-toi, il y a une vie en jeu !! Elle est inconsciente !!! »

" Inconsciente ... Une vie en jeu ... " ça tournait en boucle dans la tête de la vieille femme. Puis elle a eu un électrochoc... " Mon dieu ... Je pensais que c'était un animal mort ... mais... c'est une enfant... Comment est-ce possible ?! "

Anita rentra le plus vite possible, remit du bois dans la cheminée afin de faire repartir les braises, sorti des couvertures d'une armoire du salon, les installa à la hâte devant la cheminée, puis elle se rendit dans la cuisine, le cœur battant, les mains tremblantes, elle mit l'eau dans la bouilloire et la posa sur le gaz.

Pendant qu'elle montait à l'étage pour récupérer le kit de premiers soins, Harry déposa la fillette devant le feu, l'enroula dans une couverture, son front perlait de sueur, sa respiration était courte et rapide, mais il n'avait pas le temps de penser à lui, il y avait plus urgent !

Anita descendit avec la trousse ... Les mains couvrant partiellement sa bouche « Qu'a cette pauvre enfant ?! Qu'est-ce qu'elle faisait gisante dans l'eau Harry ... Qui peut faire ça à une enfant ?! » Anita regardait le beau visage de la fillette inconsciente, la peau et les lèvres bleutées, son bras ouvert sanguinolent, sa petite robe rose était collée à sa peau tellement elle était trempée. La fillette était couverte de saletés et de sang.

Harry essayait de garder son calme, un tas d'émotions le traversait mais il n'avait pas le temps d'y réfléchir. Il avait fait son service militaire donc il avait des notions pour prodiguer les premiers soins à la fillette. Dès qu'Harry avait vu le corps inerte, son premier réflexe avait été de prendre son pouls, il était faible mais elle respirait encore. À ce moment-là il s'était juré de tout faire pour la sauver... Elle était un trésor à chérir.

Deux jours plus tard, la fillette était toujours allongée endormie dans le lit à l'étage. Harry et Anita avait tout essayé pour la réveiller. Ils avaient bandé ses plaies, ils étaient restés à son chevet nuit et jour, se relayant. Ils avaient fait venir leur vieil ami Peter qui était le médecin du village.

Il avait d'abord cru à une plaisanterie de son ami Harry ... Anita et lui n'avaient jamais eu d'enfant. Alors quand ils l'avaient appelé agité, Peter n'avait pas compris sur le moment. Prenant son travail très à cœur il s'était quand même rendu rapidement à la ferme, pensant qu'Harry et Anita étaient probablement devenus sénile... Mais quand Peter avait vu la fillette, son professionnalisme avait vite repris le dessus.

Peter lui a posé une intraveineuse pour la resucrer, il lui a également fait une injection d'antibiotique et a vérifié le pansement qu'Harry avait fait au niveau du bras de la fillette un peu plus tôt. La plaie était propre malgré la profondeur de la blessure, Peter était surpris... Ce jour-là il avait découvert des capacités de son ami insoupçonné, pourtant Harry et lui se connaissaient depuis longtemps.

Plus tard dans la nuit, Harry et Anita attendaient près du lit, les yeux fixés sur le beau visage angélique de la fillette, espérant toujours qu'elle se réveille.

Quand le silence a été brisé par un gémissement à peine audible, ils n'y croyaient plus.

« Hmm ... NON ... NON... Ne me faites pas de mal !! »

Harry se rapprocha du lit, caressant les longs cheveux châtains de la fillette « Chuut, tout va bien, ne t'inquiètes pas petite fille, personne ne te fera de mal ici, tu es en sécurité. »

Anita prit la main de la fillette, et lui caressa doucement en fredonnant pour la rassurer. La fillette a fini par se calmer et ouvrir les yeux.

C'était le premier contact entre eux. La fillette regarda attentivement les deux personnes d'un certain âge et pu lire dans leurs yeux, la sincérité et la tendresse malgré la fatigue qui marquait leurs visages.

« Grandma, Grandpa... ? Où... Où suis-je ? » Demanda la fillette, la voix fragile et cassée dû aux épreuves qu'elle venait de vivre.

C'était la première fois que la fillette leurs adressait la parole et pourtant leurs cœurs se sont immédiatement attendris face aux mots doux de la fillette.

Quand elle les a appelés Grandma et Grandpa , ils la considérèrent de suite comme leur amour de petite fille. Anita passa une main sur son visage au charme enfantin et lui dit :

« Tu es en sécurité, Grandma et Grandpa vont s'occuper de tout, tu dois seulement te reposer pour reprendre des forces ma chérie. »

« Où sont ma maman et mon papa ? » a demandé la fillette, essayant tant bien que mal de bouger et se redresser dans le lit, ses beaux yeux verts remplis de larmes.

Il ne servait à rien de lui cacher la vérité plus longtemps... Elle finirait par l'apprendre d'une façon ou d'une autre, le plus tôt serait donc le mieux...

« Nous... Nous t'avons trouvé, tu étais seule petite fille, nous ne savons pas où sont tes parents, désolé » dit tristement Harry le cœur lourd, il s'était déjà beaucoup attaché à la fillette.

« Je... Je ... Je ne comprends pas ... » sanglotant, ses beaux yeux verts coulaient abondamment.

Passant sa main sur ses petites joues rouges, séchant ses larmes, Anita qui était une femme forte avec un caractère bien trempé, était à cet instant, attendrie par cette magnifique petite fille, si fragile. Elle avait réveillé en elle, son instinct maternel.

« Tout ira bien petit cœur, dis-nous comment s'appellent tes parents, nous les appelleront... »

La fillette qui sanglotait s'est mise à pleurer encore plus, on aurait pu penser que les chutes du Niagara n'étaient rien à côté du torrent qui coulait des yeux de cette enfant.

« Je ...je ...sniff... Je ne me souviens pas, ouuuuin ouuuuin !! »

Pris au dépourvu, ne s'attendant pas à ça, Harry et Anita se sont regardés, surpris.

" Qu'allons-nous faire ?! " Le vieux couple n'avaient pas besoin de parler pour se comprendre, un regard a suffi.

« D'accord, petit cœur, alors dis-nous ... Est-ce que... Tu te rappelles comment tu t'appelles ? Si tu ne sais pas... Ce n'est rien, je t'appellerai désormais petit cœur. » Se rapprochant de la fillette et la prenant dans ses bras pour la rassurer...

Anita n'avait jamais eu d'enfant, pourtant elle avait ressenti le besoin de protéger cette enfant comme la sienne, avec une voix douce et rassurante.

Son étreinte affectueuse, l'odeur agréable de la vieille dame l'avait immédiatement calmée, elle s'est sentie à l'aise et ses larmes ont cessé de couler.

« Oui ! Je m'appelle Kamilya. »

« Douce Kamilya... Repose-toi maintenant. »

Douze ans plus tard ...

Kamilya a ouvert les yeux, reportant son attention sur l'instant présent... Une douleur lancinante dans le thorax. Elle a pratiqué l'exercice de respiration que Peter lui avait appris des années auparavant. Elle se sentait un peu mieux ... Le stress provoqué par son traumatisme, avait toujours été compliqué à gérer, mais avec l'expérience, elle y arrivait de plus en plus rapidement.

Kamilya était de nature très observatrice, surtout parce que pour elle, les détails étaient la clef. On pouvait comprendre et apprendre énormément de choses sur une situation ou sur quelqu'un rien qu'en l'observant attentivement.

Elle restait souvent en retrait de tout et tout le monde. Non pas qu'elle était asociale, au contraire elle était très humaine et se sentait heureuse de pouvoir se rendre utile et être serviable. Malgré cela elle était intimement persuadée qu'en se mettant en avant, elle raterait les détails de la vie et passerait à côté de la vraie nature des gens ...

Il est vrai que si vous observez une scène à distance, il est plus facile de voir l'entièreté de la situation, aucun faux semblant. En étant acteur de la situation, il devient plus difficile de ressentir les tenants et les aboutissants.

Kamilya avait une sensibilité et un instinct qui se démarquait de la nature humaine en générale.

Elle ne pouvait pas l'expliquer avec des mots c'était plus un ressenti, quelque chose qui venait du plus profond de son âme, et la guidait dans son quotidien. Elle voyait son don comme un super pouvoir, mais pour cette raison elle était souvent incomprise, et seule.

Durant son adolescence, elle avait eu peu d'ami, pour les autres elle n'était qu'une paria, mais Kamilya s'en fichait. Elle se sentait plus proche de la nature et des animaux. Les chevaux sont des animaux instinctifs et hypersensibles, elle se sentait beaucoup plus à sa place auprès d'eux. Avec eux, elle n'avait pas besoin de parler, ils sentaient sa bonté d'âme et son grand cœur.

Elle n'avait aucun souvenir de son enfance... En vieillissant Kamilya s'était faite une raison. Après tout, il ne fallait pas être Einstein pour comprendre qu'elle ne s'était pas totalement remise de son traumatisme. Elle faisait des cauchemars quasiment toutes les nuits, elle avait une cicatrice qu'elle n'expliquait pas et Grandma et Grandpa l'avaient accueilli dans des circonstances étranges.

D'ailleurs, elle leurs devait tellement, Kamilya se sentait finalement chanceuse, ils l'avaient élevé et éduqué comme leur petite fille, elle les aimait profondément et elle était extrêmement reconnaissante envers eux, elle aurait pu mourir ce jour-là, elle aurait pu également tomber sur des gens bien pire mais une question persistait dans son esprit...

Qui était-elle avant ce jour ?! Sa famille n'était jamais venue la chercher... Pourquoi ??

Chapitre 3 Houston I

Yowen était assis à son bureau, situé au dernier étage de l'entreprise familiale. Il lisait un dossier qui lui permettrait de conclure une affaire, rapportant plusieurs millions à Oswald Entreprise. Pour certain ça aurait été une grande fierté, mais pour lui ce n'était qu'un casse-tête de plus qu'il avait résolu avec une facilité déconcertante.

" Tellement ennuyant ! "

Yowen était un génie, il n'était âgé que de 25 ans mais le monde des affaires n'avait plus aucun secret pour lui depuis bien longtemps. C'était un PDG qui avait, déjà, fait ses preuves et qui était respecté par ses aînés.

Tout le monde à Houston connaissait Yowen Oswald, il fallait être fou ou ignorant pour le défier ou refuser une affaire avec lui. Le prénom de Yowen était synonyme de richesse et de réussite.

Son père lui avait transmis toutes les parts de l'entreprise, afin que Yowen se sente plus investi dans les affaires de la famille. Oswald Entreprise était une multinationale, l'entreprise était transmise de père en fils depuis plusieurs générations, malgré tout, une fois Yowen nommé PDG, il avait réussi à faire tripler le chiffre d'affaires, en faisant les bons choix et les bonnes alliances.

Yowen ne voulait pas de ce poste, mais son père ne lui avait pas vraiment laissé le choix...

Bien que personne ne puisse dicter sa conduite, ça restait quand même son père et son héritage familiale, il était indépendant et rebelle mais pas irrespectueux vis à vis de ses parents et de son patrimoine.

Après avoir réglé le problème que ses assistants avaient passé quinze jours à essayer de démêler, lui avait remarqué la faille dans le contrat en moins de dix minutes, et ensuite il avait lui-même appelé l'entreprise rival. Le PDG rival n'avait eu d'autres choix que de céder... Face à Yowen personne n'était à la hauteur.

C'était un requin en affaires. Il était prêt à tout, peu de gens pouvaient en dire autant.

N'ayant plus aucun intérêt à rester dans son bureau, il s'est nonchalamment étiré sur son siège, a sorti son téléphone et a appelé Ian, son secrétaire particulier.

« Ian prépare la voiture, je veux être partie dans cinq minutes ! »

« Bien Mr Oswald, je vous attends en bas. »

Après ce coup de téléphone, Yowen a appelé Rafael, son meilleur ami. Ils se connaissaient depuis l'adolescence, ils avaient fait leurs études ensemble. Rafael était le PDG d'un grand groupe de boutique de luxe international.

« Salut mon pote que puis-je faire pour toi ? »

« Raf, es-tu au bureau ? »

« Il est 11h, on est vendredi, où veux-tu que je sois ahahah ? » a répondu Rafael sur le ton de la rigolade.

" A qui croit-il parler comme ça ?! " s'est dit Yowen.

Rafael assis derrière son bureau attendait la réponse de son ami mais rien... Il a éloigné son téléphone de son oreille pour vérifier qu'il était toujours en ligne.

" Et merde c'est Yowen ... Pendant un instant j'ai oublié que faire de l'humour avec lui, n'est pas la meilleure approche... "

Rafael s'est repris immédiatement :

« Oui Yo je suis au bureau pourquoi ? »

« Finis ce que tu es en train de faire, je serai en bas dans quinze minutes... Ne sois pas en retard, tu sais que je déteste attendre ! »

Rafael sur le point de répondre à ouvert la bouche mais Yowen avait déjà raccroché. Rafael avec un grand sourire, a secoué la tête en rangeant son téléphone.

" Il ne changera donc jamais. "

Un quart d'heure plus tard, Rafael montait dans le Mercedes 6x6 G63 AMG noir mat qui venait d'arriver devant son entreprise.

« Alors Yowen où allons-nous ? »

« J'ai envie de me détendre, nous allons voir ce que donne mon dernier investissement, mais avant on va s'arrêter au salon pour marquer à l'encre indélébile ma dernière réussite. »

Rafael se mit à rire : « Yowen tes parents vont te tuer s'ils savent que tu t'es encore fait tatouer ! »

Yowen le regard sombre, fixa son ami : « Ils n'ont rien à dire, je fais ce que je veux de mon corps ! »

Il baissa la vitre qui séparait l'habitacle arrière du conducteur.

« Ian, direction le salon ! »

" Il va encore se faire tatouer... C'est un véritable génie des affaires, il est PDG de la plus grande multinationale du Texas mais il agit encore comme un adolescent rebelle... " pensa Ian mais ne voulant pas se faire foudroyer sur place par son patron, il a juste répondu :

« Tout de suite Mr Oswald ! »

Pendant ce temps, Kamilya venait d'arriver à Houston. Elle n'était pas habituée à la grande ville, elle y venait rarement, mais ce weekend c'était l'anniversaire de mariage d'Harry et d'Anita et pour l'occasion elle voulait marquer le coup.

Elle avait économisé et fait agrandir et encadrer leur photo de mariage dans un cadre fait à la main avec de magnifique dorure pour qu'ils puissent l'accrocher dans leur salon. Ça lui avait coûté 5000 dollars. Toutes ses économies...

Elle avait rendu beaucoup de services et fait des petits boulots en plus de son travail chez l'antiquaire pour le leurs offrir.

Pour Kamilya , Harry et Anita étaient sa famille. Ils l'avaient sauvé, élevé, ce n'était qu'un maigre sacrifice en retour. L'argent avait peu d'importance pour elle, il ne pouvait servir qu'à rendre heureux les personnes chères à son cœur.

Marchant tranquillement dans les rues de Houston, son casque de musique sur les oreilles, de la pop en fond. Kamilya admirait la hauteur des buildings, elle observait les passants marcher à vive allure, les voitures défilant devant elle... Elle était émerveillée par la vivacité de la vie ici.

" Prennent-ils le temps de lever la tête et d'observer ce qui les entourent, de respirer un instant ?"

En y pensant elle leva les yeux vers le ciel et sourit.

" Prendre le temps de vivre, n'est-il pas le but de la vie ?! "

Son téléphone se mis à biper, la tirant de ses pensées.

« Hello Kam, comment se porte la plus belle ? Alors tu es enfin arrivée dans ma ville ? Ça doit te changer de la baie ahahah !! »

Son sourire s'est élargi, montrant ses dents blanches parfaitement alignées. Kamilya s'est arrêtée pour prendre le temps de lui répondre.

« Coucou Emmie, ne serait-ce pas toi la plus belle ?! Ouuui je suis enfin arrivée, et je dois bientôt récupérer mon colis à la boutique, je passe chez toi après ça te convient ? »

Quelques minutes après son téléphone se remit à sonner.

« Tu sais bien que pour ma meilleure amie je suis toujours disponible, tu veux bien me faire une faveur... Sortons ensemble ce soir, et dors chez moi, tu pourras repartir demain ? Tu es rarement en ville et on ne sait pas vu depuis longtemps... Ne réfléchis pas trop et dis simplement oui !! »

Kamilya s'est mise à rire toute seule, coupée du monde grâce à la musique qui inondait ses oreilles.

" Elle ne perd jamais le nord, mais... comment lui dire non c'est vrai que ça fait longtemps, et elle me manque horriblement ! "

Elle tapa une réponse rapidement.

« Je ne pourrai jamais rien te refuser, tu le sais bien... Je te retrouve chez toi en fin d'après-midi. »

La réponse ne s'est pas fait attendre.

« Yes ! On va bien fêter ça, tu ne le regretteras pas ! »

Kamilya était enfin arrivée devant la boutique. Le cadeau était tel qu'elle l'espérait, elle était plus que ravie. Après avoir remercié le commerçant, il lui restait quelques heures avant de retrouver son amie. Elle flânait dans les rues quand elle s'est arrêtée devant la devanture d'un salon de tatouage.

" Hmm c'est l'occasion, j'ai un peu de temps devant moi. "

Kamilya a ouvert la porte, a salué poliment en cherchant les dessins disponibles. Elle a commencé à observer les dessins, son casque toujours sur les oreilles, elle fredonnait la chanson qui passait.

Yowen allongé sur le ventre, était en train de se faire tatouer au niveau de la colonne vertébrale. Il avait choisi un motif de dragon japonais qui s'étirait de la nuque au bas de son dos. II avait reposé sa tête sur ses mains, les yeux fermés, profitant de cette tendre douleur, anesthésiant son corps.

" C'est tellement bon, je ne m'en lasserai jamais ! "

Une voix chantante la sortie de son doux paradis. Il a ouvert les yeux, puis a légèrement levé la tête, il ne faudrait pas que son tatouage soit raté.

" Qui ose me déranger dans un moment pareil !! "

En relevant la tête, il est tombé sur une paire de basket, puis de longues et fines jambes maintenues dans un jean, qui moulait parfaitement sa silhouette. La fille était de dos, Yowen pouvait voir qu'elle se trémoussait légèrement, la musique était inaudible de là où il était mais elle avait l'air perdu dans son monde.

Il ne pouvait quitter du regard cette silhouette. Elle paressait examiner les cahiers de dessins attentivement. Yowen a continué son expertise...

" Elle est bien foutue, un joli petit cul ! "

Ses yeux ont continué de l'explorer. II pouvait voir ses longs cheveux châtains couvrir une grande partie de son dos. La fille continuait de fredonner, Yowen s'est surpris à espérer la voir se retourner pour en voir plus, et s'est finalement arrivé.

Kamilya avait le sentiment d'être observée mais elle était trop occupée à chercher méticuleusement un model avec envie pour y prêter un quelconque intérêt ... Jusqu'au moment où ses yeux sont tombés sur le dessin parfait.

"Celui-là, c'est celui-là que je veux !! "

Kamilya s'est retournée et s'est figée ... Perdue dans le regard magnétique et froid d'un homme. Il avait la tête posée sur les mains, ses beaux yeux bleus, la fixant, avaient une expression intense. Ses cheveux presque noirs étaient ébouriffés et quelques boucles tombaient légèrement sur son front. Il était torse nu...

Kamilya pouvait voir seulement à la taille de ses bras et de ses épaules, qu'il était bâti comme un dieu grec.

" Waouh mais depuis quand les tops model se font tatouer ?! "

" Mamama ... Elle est encore plus canon de face. Un visage angélique, de longs cils recourbés sur de grands yeux verts, un nez parfait, une bouche rose, pulpeuse ... que j'ai bien envie de goûter... Attend mais qu'est-ce qu'il me prend ?! Depuis quand je reluque et je m'intéresse à une femme ?! J'en ai presque oublié pourquoi je suis là, il faut que je me calme..."

Le cœur de Kamilya s'est mis à battre la chamade. Elle lui a juste fait un petit sourire gêné et a retiré son casque de ses oreilles.

" Putain mais pourquoi elle me sourit, pourquoi mon cœur s'accélère, mon pantalon devient serré, faut vraiment, vraiment que je me reprenne !! "

Yowen a baissé la tête et a refermé les yeux, l'ignorant complètement.

Kamilya a feint l'ignorance également, puis s'est avancée pour parler du dessin qu'elle avait choisi au tatoueur, mais s'en était trop pour Yowen.

Les yeux toujours fermés, le parfum floral, léger et séduisant de Kamilya, commençait à inonder ses navires et à lui monter à la tête... Ça l'excitait.

"Qui est cette fille, bon sang ?! Son parfum... Si seulement on était seuls ... Si elle s'avance encore, je pourrai faire quelque chose de regrettable, rien à foutre qu'il y ait des gens ou pas !! "

En oubliant presque que l'aiguille été toujours sur son dos, Yowen a relevé la tête, ses yeux envoyaient des éclairs, de sa voix grave et rauque, il a presque rugi :

« Et ! L'intimité tu ne connais pas ? »

" C'est quoi ce goujat ... Ce n'est pas parce qu'il ressemble à un Apollon qu'il peut prendre tout le monde de haut. "

Kamilya s'est mise à rougir intensément, gênée et en colère, elle le foudroyait également du regard. Elle a mis sa main sur sa taille et lui a répondu :

« Et toi ! La politesse tu ne connais pas ? Tu devrais revoir ton éducation Mr-le-Goujat !! »

" Mais c'est que derrière son visage angélique, elle mordrait presque... "

Yowen a légèrement souri, et a répondu sur un ton plein de sarcasme :

« A qui crois-tu parler comme ça ?! »

Kamilya était choquée ...

" Mais il se prend pour qui lui, avec ses grands airs de macho, je vais vite le faire redescendre de son nuage, tout là-haut ! Je ne supporte pas l'impolitesse et l'irrespect !! "

Sur le même ton sarcastique, Kamilya lui a répondu, en faisant presque une révérence :

« Oh ... Veuillez me pardonner Mr-le-Goujat-misogyne, vous devriez descendre de votre piédestal, et revenir parmi les simples mortels, là où est finalement votre place !! »

Kamilya n'a pas attendu sa réponse. L'ignorant, elle lui a tourné le dos, a remis son casque sur les oreilles et s'est assise, attendant tranquillement son tour le sourire aux lèvres.

Yowen avait un grand sourire lui aussi, une multitude d'émotions l'envahissaient. II était à la fois surpris puis séduit et finalement conquis.

" Mais qui est donc cette fille ?! Personne n'a jamais osé me parler comme ça, et je ne laisserai personne me parler comme ça... mais elle ... Cette fille m'intrigue et attise ma curiosité, elle est très... stimulante, aussi bien physiquement qu'intellectuellement. Je ne me suis pas autant amusé depuis longtemps, voir même jamais enfaîte... "

Au même moment, Rafael est entré dans le salon. II avait profité que Yowen se fasse tatouer pour régler deux trois affaires dans la boutique de luxe qui lui appartenait à côté. Il est resté figé quand il a vu Yowen en train de se disputer avec... Avec une fille !!

" Il faut toujours qu'il se fasse remarquer celui-là. Mais je rêve ou ... c'est la première fois que je le vois prendre le temps de faire une phrase complète pour s'adresser à une fille ... Même en colère, il les trouve bien trop ennuyante d'habitude. Ça me rappelle Evy... Pauvre fille, depuis qu'on est adolescent, elle lui court après, mais il ne prend jamais vraiment la peine de lui répondre, même un regard c'est déjà beaucoup pour Yowen. "

« Et Yowen t'as fini ?! C'est bientôt l'heure de la course, et ce soir on a l'anniversaire de Lip ... »

« Hmm, va m'attendre dans la voiture j'arrive. »

Au moment de sortir, Rafael a tourné la tête une dernière fois pour regarder furtivement cette fille qui suscitait tant d'intérêt pour son ami, de nature chaleureuse, Rafael lui a souri.

Kamilya jouait sur son téléphone, elle a relevé la tête au moment où quelqu'un est passé à côté d'elle. Quand elle est tombée sur le visage d'un charmant jeune homme qui lui faisait un sourire. Elle lui a souri en retour, par politesse, elle avait de bonnes manières, quand même.

" Et ben ... il est moins beau et en impose moins que l'autre type mais il a l'air plus aimable, ça le rend bien plus charmant, ça fait même toute la différence !! "

Yowen qui avait fini, s'était relevé entre temps. II n'avait pas fait attention au résultat du tatouage, il était focalisé sur l'échange de sourire entre les deux personnes devant lui. Son sang s'est mis à bouillir ... Alors qu'il essayait de remettre tant bien que mal les boutons de sa chemise, il était irrité, il ne savait pas pourquoi, mais il avait une folle envie de battre à mort son meilleur ami.

Yowen a payé le tatoueur en lui tendant une grosse liasse de billets, sans faire vraiment attention à combien il avait donné. Il a réfléchi, a tourné la tête, vers cette mystérieuse tentatrice et il a rajouté :

« Pour mon tatouage et pour le sien aussi ! » En désignant d'un regard Kamilya au tatoueur.

En prenant la direction de la sortie, il a jeté un dernier regard vers Kamilya qui l'ignorait complètement.

Yowen a pris son ignorance comme un défi, et ce qu'il aimait par-dessus tout c'était le challenge. Pour un compétiteur comme lui, qui portait peu d'intérêt aux choses et surtout aux gens, la vie n'avait aucun sens, se lassant très vite.

Une lueur est alors apparue dans son regard...

" Tu as raison ignore moi ça me donne encore plus envie de te posséder ... Toi... Ton corps... Ton cœur... Chaque fibre de ton être, que le jeu commence tu crieras bientôt mon prénom ... "

Yowen, ahuri par ses propres pensées, n'y trouvait aucune logique ... Il ne connaissait même pas le prénom de cette fille.

Jetant un regard discret sur le dessin qu'elle avait choisi, avant de finalement sortir du salon. Il a de nouveau souri et a rejoint sa voiture.

Montant dans celle-ci, Yowen avait toujours le sourire aux lèvres. Rafael choqué de voir son ami sourire, n'en revenait pas. Depuis qu'ils se connaissaient, il ne l'avait vu que trop rarement sourire... Ce n'était pas le Yowen qu'il connaissait.

Profitant de sa bonne humeur Rafael l'a taquiné :

« Alors mon pote, je ne savais pas que te faire tatouer te rendais si heureux ! » puis il a rigolé.

Grosse erreur, le sourire de Yowen a immédiatement disparu pour laisser place à sa froideur habituelle. Ses yeux menaçants, fixait Rafael...

« Tu connais cette fille ?! »

Rafael senti le vent tourner et c'est immédiatement repris :

« Non ... Bien sûr que non Yo. »

Yowen a alors rajouté, en se rapprochant dangereusement de son ami, son aura pouvait le figer sur place :

« Pourquoi lui as-tu souri alors ? »

Rafael ne savait quoi répondre...

" Ce n'était qu'un sourire de politesse, est-il devenu fou ?! Pourquoi réagit-il comme ça ? Depuis quand s'intéresse t'il aux filles ? À moins que ça soit seulement cette fille ?! "

Rafael savait pertinemment qu'il était dangereux d'offenser Yowen, il n'était pas assez fou pour ça.

Il s'est senti obligé de se justifier :

« Ce n'est pas ce que tu crois... Ce n'était qu'un sourire de politesse, je ne la connais pas, je l'ai à peine regardée, je ne pourrais même pas la reconnaître si je la croisais à nouveau, elle ne m'intéresse pas. »

Yowen satisfait de la réponse de son ami, a simplement hoché la tête, en signe d'approbation, puis s'est tourné vers son assistant :

« Ian ! Direction l'hippodrome, une course nous attend ! »

Ian était visiblement surpris par la discussion des deux amis...

" Depuis quand mon patron s'intéresse à quelqu'un ?! Encore plus une fille ?!! "

Il a malgré tout répondu docilement :

« Bien Mr Oswald ! »

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