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Enchaînée à l'Alpha

Enchaînée à l'Alpha

Auteur:: vino
Genre: Loup-garou
Enchaînée à l'Alpha Juste avant son mariage, Alina découvre l'inimaginable : son fiancé la trahit avec sa propre cousine. Dévastée et humiliée, elle fuit sa meute, laissant derrière elle son passé et ses espoirs d'une vie paisible. Alors qu'elle erre sans but, elle croise le chemin de Kael Blackthorn, l'Alpha le plus redouté de la région, connu pour sa cruauté et son ambition sans limites. Dans un moment de panique et de confusion, Alina conclut accidentellement un pacte avec Kael, croyant simplement demander un refuge temporaire. Mais elle découvre trop tard qu'en échange de sa protection, elle s'est littéralement « vendue » à lui, devenant sa compagne devant les lois ancestrales des loups. Kael, intrigué par cette louve qui ose défier les conventions, décide de jouer le jeu. Mais Alina ignore qu'elle détient un secret qui pourrait bouleverser l'équilibre de toutes les meutes : une mystérieuse marque de naissance qui, selon une prophétie oubliée, désigne sa porteuse comme la clé d'un pouvoir ancien. Des attaques brutales aux frontières, des visions troublantes d'un passé qu'elle ne reconnaît pas, et un lien inexplicable qui se tisse entre elle et Kael... Alina doit naviguer dans un monde où elle est à la fois une cible et une arme. Kael est-il vraiment son allié, ou utilise-t-il leur lien pour asseoir sa domination ? Alors qu'elle s'efforce de briser le pacte, un dilemme déchirant se pose : fuir cet Alpha impitoyable ou accepter le rôle que le destin semble lui imposer... au risque de condamner ou de sauver toutes les meutes.

Chapitre 1 Chapitre 1

Chapitre 1

La lumière douce de la lune caressait les murs de la maison familiale alors qu'Alina avançait dans le couloir, ses pieds nus glissant sur le parquet froid. Son cœur battait fort, mais pas de peur – elle était excitée. Demain serait un grand jour. Son mariage avec Darius, son compagnon désigné, devait sceller l'union entre leurs deux meutes, apportant une paix attendue depuis des générations.

Elle serra la chaîne en argent autour de son cou, un cadeau de sa mère, un talisman censé porter chance. Pourtant, une étrange nervosité l'habitait, une sensation qu'elle ne parvenait pas à chasser. Elle voulait voir Darius une dernière fois avant la cérémonie, partager ce moment intime qui les lierait avant même que les mots rituels ne soient prononcés.

Mais alors qu'elle approchait de la porte de sa chambre, un murmure la fit s'arrêter net. Ce n'était pas une conversation anodine. La voix de Darius, basse et rauque, s'élevait au milieu d'un rire féminin qu'elle reconnaîtrait entre mille. Elle hésita, son souffle suspendu, avant de pousser légèrement la porte, juste assez pour voir à l'intérieur.

Ce qu'elle découvrit la frappa comme un coup de poing en plein ventre. Sa cousine, Mélinda, était là, allongée sur le lit qu'Alina avait partagé avec Darius, son corps à moitié dénudé. Darius, penché sur elle, caressait sa peau d'un geste possessif, ses lèvres effleurant la clavicule de la jeune femme.

- Tu es sûr qu'elle ne découvrira rien ? demanda Mélinda, sa voix mielleuse teintée de malice.

- Elle est trop naïve, répondit Darius en riant doucement. Elle croit tout ce qu'on lui dit. Une fois le mariage consommé, je trouverai un moyen de m'en débarrasser.

Alina sentit le sol se dérober sous ses pieds. Chaque mot était un coup de poignard, chaque rire un rappel cruel de sa propre crédulité. Elle recula instinctivement, mais son pied heurta la porte, produisant un léger grincement.

Les deux amants se figèrent. Darius tourna la tête, ses yeux rencontrant ceux d'Alina. Pendant une fraction de seconde, un silence glacial s'installa, lourd de tension.

- Alina... commença-t-il, une pointe de panique dans la voix.

Elle entra dans la pièce, son regard fixé sur lui, brûlant de colère et de douleur.

- Ne t'avise même pas de mentir, Darius, gronda-t-elle. Je t'ai entendu. Tout.

Mélinda, à moitié recouverte d'un drap, tenta de jouer l'innocente.

- Alina, ce n'est pas ce que tu crois...

- Tais-toi, hurla-t-elle, sa voix résonnant comme un coup de tonnerre. Toi, ma propre cousine ? Comment as-tu pu ?

Darius, toujours torse nu, tenta de s'approcher, les mains levées dans un geste de supplication.

- Écoute-moi, Alina. Ce n'était qu'une erreur. Un moment de faiblesse...

- Une erreur ? cracha-t-elle, le visage tordu de rage. Te trahir avec elle n'est pas une erreur. C'est une trahison.

Mélinda, retrouvant son arrogance, se redressa légèrement, son regard provocant.

- Et alors ? Qu'est-ce que tu comptes faire ? Tout le monde sait que ce mariage est une formalité. Tu n'es qu'un pion dans ce jeu, Alina.

Ces mots furent la goutte d'eau. Alina sentit une fureur incontrôlable monter en elle, une force brute qu'elle n'avait jamais connue auparavant. Ses griffes surgirent instinctivement, mais elle se retint, refusant de leur accorder le plaisir de la voir perdre le contrôle.

- Vous pouvez garder ce lit, déclara-t-elle d'une voix glaciale. Mais je vous jure que vous regretterez ce jour.

Elle tourna les talons et quitta la pièce sans un regard en arrière, ses pas résonnant dans le couloir. Les murmures paniqués de Darius et Mélinda lui parvenaient à peine. Tout ce qu'elle ressentait, c'était un mélange brûlant de honte, de colère et de désespoir.

Elle ne pouvait pas rester. Pas après ça. Le mariage n'était plus une option, et la pensée de vivre sous le même toit que ces deux traîtres lui donnait la nausée.

De retour dans sa chambre, elle attrapa un sac qu'elle remplit à la hâte de vêtements et d'objets essentiels. Elle hésita devant la chaîne en argent, ses doigts tremblants en la décrochant de son cou. C'était un souvenir précieux, mais elle ne voulait rien emporter qui lui rappellerait cet endroit.

Un bruit sourd derrière elle la fit sursauter. Elle se retourna pour voir sa mère, son regard inquiet scrutant son visage.

- Alina, que se passe-t-il ? Tu es pâle comme un fantôme.

Les mots refusèrent de venir. Comment expliquer l'inexplicable ? Comment avouer qu'elle avait été trahie par l'homme qu'elle aimait et la famille en qui elle avait confiance ?

- Je ne peux pas rester, murmura-t-elle finalement. Je dois partir.

- Partir ? répéta sa mère, incrédule. Mais le mariage...

- Il n'y aura pas de mariage, coupa-t-elle, les larmes brûlant ses yeux. Pas avec un homme comme lui.

Sa mère sembla sur le point de protester, mais le regard d'Alina, déterminé et blessé, la fit taire.

- Très bien, finit-elle par dire à contrecœur. Mais sois prudente, ma fille. Le monde en dehors de cette meute est impitoyable.

Alina hocha la tête, incapable de répondre. Elle embrassa sa mère une dernière fois avant de descendre furtivement les escaliers. La maison était plongée dans le silence, mais chaque craquement du bois sous ses pieds lui semblait assourdissant.

Quand elle franchit enfin les limites du territoire de la meute, elle sentit un étrange mélange de liberté et de peur l'envahir. La forêt s'étendait devant elle, sombre et menaçante, mais elle n'avait pas le choix. Elle devait avancer, loin de tout ce qu'elle connaissait, loin de tout ce qui lui avait causé tant de douleur.

Le vent glacial mordait sa peau alors qu'elle s'enfonçait dans l'obscurité, son sac serré contre elle. Elle n'avait aucune idée de ce qui l'attendait, mais elle savait une chose avec certitude : elle ne serait plus jamais la victime.

Chapitre 2 Chapitre 2

Chapitre 2

Les branches craquaient sous les pas précipités, et l'air portait une tension presque palpable. La forêt s'étendait comme un labyrinthe sans fin, ses ombres dansantes ressemblant à des griffes prêtes à se refermer. Chaque bruissement faisait sursauter Alina. Elle ignorait combien de temps elle avait couru, combien de kilomètres elle avait mis entre elle et la meute, mais elle savait qu'ils ne la laisseraient pas partir aussi facilement.

Des voix étouffées résonnaient dans le lointain, entrecoupées par des hurlements autoritaires. Ils étaient proches. Son souffle se faisait plus court, son corps protestait, mais elle refusait de s'arrêter. La peur était un moteur puissant, et la sienne lui dictait de fuir à tout prix.

Un éclat métallique traversa l'air, un sifflement à peine audible, avant que quelque chose ne s'enfonce dans l'arbre juste à côté de sa tête. Une flèche. Ils étaient armés. Alina réprima un cri et s'accroupit derrière un tronc, ses mains tremblantes agrippant son sac. Elle n'avait jamais pensé que sa propre meute irait aussi loin pour la ramener.

- On sait que tu es là, Alina ! hurla une voix grave. Fais pas l'idiote, reviens et tout ça peut s'arranger.

Elle serra les dents, le cœur battant à tout rompre. Ils mentaient, bien sûr. Il n'y aurait rien à arranger. Elle n'était plus qu'une traîtresse à leurs yeux, une fugitive qui avait défié l'ordre établi.

Le silence se fit plus oppressant. Elle retint son souffle, espérant qu'ils passeraient sans la voir. Mais un craquement de feuille juste derrière elle brisa ses espoirs. Avant qu'elle n'ait le temps de réagir, une main s'abattit sur son épaule.

- Je te tiens.

L'instinct prit le dessus. Elle se retourna violemment, ses griffes surgissant, et planta ses ongles dans la chair de son assaillant. Un hurlement de douleur résonna, mais elle n'attendit pas de voir qui c'était. Elle se remit à courir, le goût amer de l'adrénaline brûlant dans sa gorge.

Elle ne vit pas la clairière avant d'y pénétrer soudainement. Tout autour, la forêt semblait s'arrêter, comme figée par un pouvoir invisible. Une présence la submergea, quelque chose de primal, de dangereux, et elle comprit qu'elle n'était plus seule.

- Tu cours vite, mais pas assez pour échapper à une meute.

La voix grave, autoritaire, provenait de l'obscurité devant elle. Alina s'arrêta net, ses yeux cherchant l'origine. Il apparut alors, émergeant de l'ombre comme une silhouette sculptée dans la nuit. Grand, imposant, et entouré d'une aura qui commandait le respect autant que la peur.

Kael Blackthorn.

Elle le reconnut immédiatement. Sa réputation le précédait, un Alpha redouté connu pour sa cruauté et son absence totale de pitié. Si elle avait cru être en danger avec sa propre meute, la perspective de se trouver face à lui la pétrifiait encore plus.

- Vous... Vous êtes...

- Kael, compléta-t-il, un sourire carnassier aux lèvres. Et toi, tu es loin de chez toi, petite louve.

Avant qu'elle ne puisse répondre, le bruit des patrouilleurs se rapprocha. Les hommes émergèrent des arbres, leurs armes prêtes, mais s'arrêtèrent en apercevant Kael.

- Blackthorn... dit l'un d'eux, visiblement mal à l'aise. Nous ne voulons pas de problème.

- Alors pourquoi êtes-vous sur mon territoire ? répliqua Kael d'un ton tranchant.

Le patrouilleur hésita, cherchant ses mots.

- Cette louve appartient à notre meute. Nous avons le droit de la ramener.

Kael observa Alina, ses yeux perçants la détaillant comme s'il pesait ses options.

- Elle est sur MON territoire maintenant. Vos droits s'arrêtent ici.

- Ce n'est pas votre affaire, grogna un autre patrouilleur.

Kael bougea si rapidement qu'Alina eut à peine le temps de comprendre. En une fraction de seconde, il était devant l'homme, sa main refermée sur sa gorge.

- Peut-être que je devrais vous rappeler ce qui arrive à ceux qui me manquent de respect.

L'homme suffoqua, ses pieds battant l'air, et ses camarades reculèrent, visiblement terrifiés.

- Non... attendez ! Nous allons partir, promit le premier patrouilleur.

Kael le relâcha, et l'homme s'effondra au sol, toussant violemment.

- Alors partez, ordonna Kael. Et dites à votre Alpha que s'il veut récupérer cette louve, il devra venir me voir lui-même.

Les patrouilleurs n'attendirent pas une seconde de plus. Ils disparurent dans la forêt, leurs murmures paniqués se dissipant rapidement.

Kael se tourna vers Alina, qui était restée figée, trop choquée pour bouger.

- Tu es en sécurité, pour l'instant, déclara-t-il. Mais la question est : que fais-tu ici, toute seule, à attirer des ennuis sur mon territoire ?

Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son ne sortit. Sa gorge était sèche, et son esprit tournait à toute allure.

- Je... Je fuyais, murmura-t-elle finalement.

- Fuyais, répéta-t-il avec un sourire moqueur. De quoi ? De qui ?

Elle détourna le regard, incapable de soutenir le sien.

- Ce n'est pas important.

Kael émit un rire bref, sans joie.

- Tout ce qui arrive sur mes terres est important. Alors, parle, petite louve, ou je pourrais décider que tu n'es qu'un problème de plus à éliminer.

Son ton n'avait rien de menaçant, mais elle savait qu'il ne plaisantait pas. Alina prit une profonde inspiration avant de lui raconter brièvement ce qui s'était passé. La trahison, la fuite, les patrouilleurs.

Kael l'écouta en silence, son expression impénétrable.

- Intéressant, dit-il finalement. Alors, tu cherches quoi, exactement ? Un refuge ?

- Je ne savais même pas que j'étais sur votre territoire, répondit-elle, essayant de garder une voix ferme. Je cherchais juste à mettre de la distance entre eux et moi.

Il croisa les bras, la dominant de toute sa stature.

- Et maintenant ?

Elle hésita. Demander son aide semblait être une idée suicidaire, mais avait-elle vraiment le choix ?

- Si vous pouviez juste... me laisser rester ici, quelques jours. Le temps qu'ils abandonnent.

Kael sourit, un sourire qui n'augurait rien de bon.

- Rester sur mon territoire a un prix, petite louve. Rien n'est gratuit dans ce monde.

Elle serra les poings, les dents serrées.

- Quel genre de prix ?

Il s'approcha, son regard intense fixé sur elle.

- Cela dépend. Es-tu prête à te lier à moi ?

Les mots la frappèrent comme une claque.

- Vous voulez dire... devenir votre compagne ?

- Quelque chose comme ça, répondit-il nonchalamment. Pas un vrai lien, bien sûr. Juste assez pour que ta meute sache que tu es sous ma protection.

- Et si je refuse ? demanda-t-elle, défiant.

Kael se pencha légèrement, son visage proche du sien.

- Alors tu es seule, et ils te retrouveront. Ce choix t'appartient, mais je te conseille de ne pas trop hésiter.

Alina le regarda, son esprit en ébullition. Il était dangereux, imprévisible, mais il avait raison sur un point : seule, elle n'avait aucune chance.

- D'accord, finit-elle par dire, sa voix à peine audible.

Kael sourit à nouveau, mais cette fois, il y avait une lueur de satisfaction dans ses yeux.

- Bien. Tu ne le regretteras pas... enfin, pas tout de suite.

Elle frissonna, incapable de dire si c'était à cause de ses mots ou de la manière dont il la regardait. Une chose était sûre : elle venait de conclure un pacte qui allait changer sa vie à jamais.

Chapitre 3 Chapitre 3

Chapitre 3

« Alors, c'est d'accord ? » La voix de Kael, basse et autoritaire, résonnait encore dans sa tête. Alina n'était pas certaine de ce qu'elle venait de faire. Ses lèvres avaient articulé un « oui », mais chaque fibre de son être protestait. Elle avait pris une décision sur un coup de tête, poussé par la peur et le désespoir, sans réfléchir aux conséquences.

Kael la fixait, son regard intense, presque triomphant. Il tendit la main comme pour sceller leur accord. Elle hésita un instant, consciente qu'il n'y avait probablement pas de retour en arrière, puis posa sa paume contre la sienne.

Un frisson la traversa. Ce n'était pas un simple contact physique. Quelque chose de plus profond se produisait, quelque chose qu'elle ne comprenait pas encore. Une chaleur étrange monta dans son bras, jusqu'à son épaule, puis disparut aussi vite qu'elle était apparue.

« Nous avons un accord, alors, » déclara Kael en relâchant sa main.

Il n'attendit aucune réponse et se détourna, comme si tout était déjà réglé. Alina resta immobile un moment, respirant difficilement, essayant de calmer les battements frénétiques de son cœur.

« Viens, » ordonna Kael sans même se retourner. « Il est temps que tu découvres ce que tu viens de signer. »

Elle le suivit à contrecœur, consciente qu'elle n'avait plus vraiment de choix. Ils traversèrent la forêt, Kael avançant d'un pas assuré, tandis qu'elle trébuchait derrière lui. Il n'offrait ni explication ni encouragement. C'était comme si elle n'était qu'un fardeau supplémentaire qu'il tolérait temporairement.

Lorsqu'ils atteignirent la lisière, une tension invisible se matérialisa. Des yeux apparaissaient dans l'obscurité, brillants, menaçants. Des murmures se faisaient entendre, presque des grondements. Kael s'arrêta brusquement et posa un regard sévère sur Alina.

« Reste près de moi. Ils ne te toucheront pas si tu es sous ma protection. Mais je te préviens, tout faux pas pourrait leur donner une excuse. »

Elle hocha la tête, incapable de répondre. L'air était saturé d'hostilité, et chaque pas qu'elle faisait était comme une épreuve de courage.

Ils entrèrent dans ce qui ressemblait à un camp, mais rien ici ne ressemblait à une communauté accueillante. Les loups se rassemblaient, les fixant comme des prédateurs évaluant une proie. Kael ne semblait pas s'en soucier.

« Écoutez-moi bien, » lança-t-il d'une voix forte, coupant net les murmures. « Cette louve est sous ma protection. Si quelqu'un a un problème avec ça, qu'il vienne me le dire maintenant. »

Personne ne bougea. La tension était palpable, mais personne n'osa défier son autorité.

Une femme s'avança néanmoins, son regard fixé sur Alina avec une froideur qui fit frissonner cette dernière. « Qui est-elle ? Et pourquoi est-elle ici ? »

Kael croisa les bras, un sourire amusé aux lèvres. « Elle est ma compagne. »

Un murmure de choc parcourut l'assemblée. Alina ouvrit la bouche pour protester, mais Kael lui lança un regard qui la fit taire instantanément.

« Une compagne temporaire, » précisa-t-il, son ton laissant entendre que personne ne devait poser de questions supplémentaires. « Et vous allez la traiter comme telle. »

La femme recula, visiblement mécontente, mais elle ne répondit rien. Kael se tourna vers Alina et fit un signe de tête en direction d'une petite cabane à l'écart du camp.

« Va là-bas. Je t'expliquerai le reste plus tard. »

Elle obéit, soulagée d'échapper aux regards hostiles qui la transperçaient. Une fois à l'intérieur, elle s'effondra sur le lit rudimentaire, son corps tremblant encore de l'adrénaline de la journée.

Elle releva sa manche pour vérifier une éraflure qu'elle avait obtenue en courant dans la forêt, mais ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle vit quelque chose d'inattendu. Une marque, fine mais distincte, serpentait sur son avant-bras. Elle n'avait jamais été là auparavant.

Alina toucha la marque du bout des doigts. Elle semblait presque brûlante, comme si elle avait été gravée sous sa peau.

« Tu l'as remarqué, n'est-ce pas ? »

Elle sursauta. Kael se tenait dans l'embrasure de la porte, l'air satisfait.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-elle, montrant son bras.

« Le pacte, » répondit-il simplement.

« Un pacte ? Vous avez dit que c'était temporaire ! »

Kael haussa un sourcil, amusé par son indignation.

« Et c'est le cas. Mais temporaire ou non, un pacte est un pacte. Cela signifie que tu es liée à moi, au moins jusqu'à ce que je décide autrement. »

Elle sentit une vague de colère monter en elle. « Vous auriez pu me prévenir ! »

« Et tu aurais refusé, » répliqua-t-il calmement. « Avoue-le, petite louve. Tu avais besoin de mon aide, et je t'ai offert une solution. »

« Vous m'avez piégée, » murmura-t-elle, les dents serrées.

« Je t'ai sauvée, » corrigea-t-il, son regard se faisant plus dur. « Et tu devrais me remercier pour ça. »

Il s'approcha, son aura dominante emplissant la pièce. Alina recula instinctivement, mais elle refusa de détourner les yeux.

« Tu es en vie grâce à moi, » dit-il doucement, mais avec une menace sous-jacente. « N'oublie jamais ça. »

Elle ne répondit pas, mais sa mâchoire serrée et son regard défiant parlaient pour elle.

« Repose-toi, » ajouta-t-il en se dirigeant vers la sortie. « Demain, tu commenceras à comprendre ce que signifie être liée à un Alpha. »

Lorsqu'il partit, Alina se retrouva seule avec ses pensées. La marque sur son bras semblait pulser légèrement, comme un rappel constant de ce qu'elle venait de perdre : sa liberté.

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