Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Moderne > Elle a Tout Quitté : Sauf Son Destin
Elle a Tout Quitté : Sauf Son Destin

Elle a Tout Quitté : Sauf Son Destin

Auteur:: Star Shine
Genre: Moderne
Mon fils de neuf ans, Léo, m'a regardée avec un mépris glacial, tenant une bouteille de vin vide. « Tu n'es qu'une paysanne sale, indigne de porter le nom des Larson. » Puis, il a violemment abattu la bouteille sur mon épaule, alors que des photos de moi en lingerie – des faux – circulaient parmi tous les parents. Rentré à la maison, mon mari, Jean-Luc, ne m'a même pas regardée, s'empressant de consoler sa maîtresse, Élise, qui venait de piétiner le carnet de dégustation de ma mère, mon dernier lien avec elle. « C'est encore de ta faute, Juliette ! » m'a-t-il lancé, alors qu'Élise remettait un morceau du carnet déchiré à Léo, qui le déchiquetait avec joie sous mes yeux. La douleur de la trahison de mon mari, de l'humiliation publique orchestrée par sa maîtresse, et surtout la haine que mon propre fils me portait, alimentée par des mensonges, m'ont vidée de toute substance. J'étais enceinte d'un enfant qui ne connaîtrait jamais l'amour d'un père, de la même lignée que ceux que sa grand-mère m'avait forcée à avorter par le passé. Face à leur complot, à leur froideur, et à l'accusation d'agression qu'Élise a simulée, mon cœur, autrefois brisé, s'est transformé en pierre. « C'est fini, » ai-je calmement déclaré. « Je demande le divorce. » J'ai signé les papiers, renonçant à tout, même à la garde de Léo, et ai disparu dans la nuit, vers Antoine, mon amour secret de Bourgogne, décidée à reconstruire ma vie loin de ce cauchemar.

Introduction

Mon fils de neuf ans, Léo, m'a regardée avec un mépris glacial, tenant une bouteille de vin vide.

« Tu n'es qu'une paysanne sale, indigne de porter le nom des Larson. »

Puis, il a violemment abattu la bouteille sur mon épaule, alors que des photos de moi en lingerie – des faux – circulaient parmi tous les parents.

Rentré à la maison, mon mari, Jean-Luc, ne m'a même pas regardée, s'empressant de consoler sa maîtresse, Élise, qui venait de piétiner le carnet de dégustation de ma mère, mon dernier lien avec elle.

« C'est encore de ta faute, Juliette ! » m'a-t-il lancé, alors qu'Élise remettait un morceau du carnet déchiré à Léo, qui le déchiquetait avec joie sous mes yeux.

La douleur de la trahison de mon mari, de l'humiliation publique orchestrée par sa maîtresse, et surtout la haine que mon propre fils me portait, alimentée par des mensonges, m'ont vidée de toute substance.

J'étais enceinte d'un enfant qui ne connaîtrait jamais l'amour d'un père, de la même lignée que ceux que sa grand-mère m'avait forcée à avorter par le passé.

Face à leur complot, à leur froideur, et à l'accusation d'agression qu'Élise a simulée, mon cœur, autrefois brisé, s'est transformé en pierre.

« C'est fini, » ai-je calmement déclaré. « Je demande le divorce. »

J'ai signé les papiers, renonçant à tout, même à la garde de Léo, et ai disparu dans la nuit, vers Antoine, mon amour secret de Bourgogne, décidée à reconstruire ma vie loin de ce cauchemar.

Chapitre 1

La dégustation de vin à l'école de Léo se transformait en cauchemar. C'était un événement prestigieux, et je représentais la famille Larson, propriétaire d'un célèbre château à Bordeaux. Mon mari, Jean-Luc, était soi-disant en voyage d'affaires, mais je savais qu'il était avec Élise, son amour de jeunesse.

Devant tous les parents et les professeurs, mon fils de neuf ans, Léo, m'a regardée avec un mépris glacial. Il tenait une bouteille de vin vide.

« Tu n'es qu'une paysanne sale, indigne de porter le nom des Larson. »

Sa voix, bien que jeune, était pleine de haine. Puis, il a levé la bouteille et l'a violemment abattue sur mon épaule. La douleur a explosé, mais le choc était encore plus grand.

« Grand-mère m'a tout dit ! Papa t'a épousée uniquement parce que tu pouvais lui donner un héritier, rien de plus ! »

Mon téléphone a vibré. Dans le groupe de discussion des parents, des photos d'une femme en lingerie circulaient, faussement identifiée comme moi. Une humiliation publique, orchestrée par mon propre fils et la maîtresse de mon mari.

Je n'ai pas crié. Je n'ai pas pleuré. J'ai juste regardé Léo, mon visage vide de toute expression. Cette absence de réaction l'a déconcerté. Il s'attendait à des larmes, à des supplications. Mais quelque chose en moi s'était déjà brisé depuis longtemps. J'étais enceinte à nouveau, mais cette fois, j'étais déterminée à partir.

Mon téléphone a vibré de nouveau. C'était un message d'Antoine.

« Je suis prêt. Dis-moi juste quand. »

Antoine. Mon ami d'université, mon amour secret de Bourgogne. Celui qui avait toujours cru en mon talent de sommelière, avant que je ne sacrifie tout pour ce mariage désastreux. Son message était la promesse d'une évasion, d'un retour à moi-même.

Les professeurs se sont précipités, réprimandant Léo pour son geste. Ils m'ont demandé si je voulais aller à l'infirmerie.

« Non, ça va. »

Ma voix était calme, distante. J'ai refusé de jouer mon rôle habituel de mère dévouée et blessée. Je sentais les regards des autres parents sur moi, pleins de pitié et de jugement. Je m'en fichais.

Léo, encouragé par mon silence, a redoublé de méchanceté. Il a montré les photos sur son téléphone à qui voulait bien regarder.

« Regardez ! C'est elle ! C'est pour ça que papa ne la veut plus ! »

J'ai pris son téléphone. J'ai regardé les photos. Ce n'était pas moi. Le corps était différent, un grain de beauté manquait sur l'épaule.

« Ce n'est pas moi, Léo. »

Je lui ai rendu son téléphone, ma voix toujours aussi plate.

« Menteuse ! » a-t-il crié, avant de s'enfuir en courant, furieux que je ne m'effondre pas.

Je ne l'ai pas suivi. Pour la première fois, je l'ai laissé courir.

Chapitre 2

De retour au château, un silence glacial m'a accueillie. Sur le sol du salon gisait une bouteille de vin brisée. Ce n'était pas n'importe quelle bouteille. C'était un vin de mon village natal en Bourgogne, une bouteille que j'avais mise en cave pour les dix-huit ans de Léo. Le liquide rouge tachait le marbre comme du sang.

Léo se tenait au milieu des débris, un sourire mauvais aux lèvres.

À côté de lui, le carnet de dégustation de ma mère, mon bien le plus précieux, était ouvert, ses pages arrachées et piétinées. C'était tout ce qui me restait d'elle, de sa passion pour le vin qu'elle m'avait transmise.

La porte d'entrée s'est ouverte. Jean-Luc est entré, suivi de près par Élise. Il n'a même pas vu ma blessure à l'épaule, ni les larmes que je retenais.

« Qu'est-ce que c'est que ce désordre ? Juliette, tu ne peux même pas surveiller ton propre fils ? Et ces rumeurs qui courent à l'école, c'est encore de ta faute ! »

Sa voix était pleine d'arrogance, la même que celle de Léo. Il m'avait promis, il y a dix ans, qu'il me protégerait toujours. C'était un mensonge.

Élise a ramassé un morceau du carnet de ma mère.

« Oh, regarde ça, Jean-Luc. C'est ce vieux cahier ridicule. Il est temps de s'en débarrasser. »

Elle a tendu le morceau de papier à Léo, qui l'a déchiré avec un cri de joie.

C'était la dernière cruauté. Le dernier lien qui me rattachait à cette vie.

J'ai regardé Jean-Luc, droit dans les yeux.

« Je veux le divorce. »

Il a ri, pensant que c'était un caprice.

« Très bien. Reste seule et réfléchis à tes bêtises. Nous sortons dîner. »

Il a pris la main d'Élise, et Léo s'est accroché à sa jambe, me jetant un regard triomphant. Ils sont partis, me laissant seule dans le silence et la destruction.

Je suis montée dans ma chambre, le cœur vide. Je n'ai plus pleuré pour eux. Ils ne le méritaient pas. J'ai refusé de jouer la femme blessée. Je suis restée assise sur mon lit, attendant.

Élise, vêtue d'une robe rouge provocante, est passée devant ma porte entrouverte, un verre de vin à la main. Un vin que Jean-Luc m'interdisait de boire.

« Léo, mon chéri, viens voir Tatie Élise, » a-t-elle dit d'une voix mielleuse.

Léo l'a rejointe, lui offrant un petit bouquet de fleurs qu'il avait cueilli dans le jardin.

« Tu es la plus belle, Tatie Élise. Pas comme elle. »

Je me suis souvenue avoir planté ces mêmes fleurs avec Léo, espérant gagner son affection. Le lendemain, il les avait toutes arrachées.

Jean-Luc a essayé de le forcer. « Léo, dis bonjour à ta mère. »

« Ce n'est pas ma mère ! » a-t-il hurlé, jetant les fleurs par terre.

J'ai fermé la porte. Le son de leurs rires dans le salon ne m'atteignait plus. J'étais déjà partie.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022