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Elle Aime, Elle Ose, Elle Vit

Elle Aime, Elle Ose, Elle Vit

Auteur:: Skylar Finch
Genre: Moderne
Amélie Dubois, jeune et romantique, pensait avoir trouvé l'amour éternel en épousant le riche et charismatique Antoine Moreau. Son conte de fées s'effondra le jour de la mort de son père, quand une photo choc, envoyée par sa meilleure amie, révéla Antoine enlacé à celle qui allait changer ma vie : Sophie, ma propre tante. La trahison me frappa de plein fouet, une douleur inouïe amplifiée par l'apathie d'Antoine à son retour et la découverte d'un "sanctuaire" secret dans son bureau, empli de photos et de lettres d'amour pour ma tante, prouvant que je n'étais qu'un pâle substitut. J'y lus l'horrible vérité : ma ressemblance avec Sophie avait orchestré notre rencontre, notre mariage n'était qu'une mascarade, et même l'enfant que je portais était destiné à porter le nom de mon double. Comment avais-je pu tomber si bas, manipulée, réduite à l'ombre d'une autre, incapable de voir la monstruosité de son amour par procuration, ma vie entière n'étant qu'un mensonge pervers ? Alors, dans un acte de survie radical, j'ai secrètement orchestré mon avortement et fait signer à Antoine, aveuglé par sa culpabilité, les documents d'un divorce imminent, transformant ma douleur en l'arme d'une silencieuse et implacable revanche.

Introduction

Amélie Dubois, jeune et romantique, pensait avoir trouvé l'amour éternel en épousant le riche et charismatique Antoine Moreau.

Son conte de fées s'effondra le jour de la mort de son père, quand une photo choc, envoyée par sa meilleure amie, révéla Antoine enlacé à celle qui allait changer ma vie : Sophie, ma propre tante.

La trahison me frappa de plein fouet, une douleur inouïe amplifiée par l'apathie d'Antoine à son retour et la découverte d'un "sanctuaire" secret dans son bureau, empli de photos et de lettres d'amour pour ma tante, prouvant que je n'étais qu'un pâle substitut.

J'y lus l'horrible vérité : ma ressemblance avec Sophie avait orchestré notre rencontre, notre mariage n'était qu'une mascarade, et même l'enfant que je portais était destiné à porter le nom de mon double.

Comment avais-je pu tomber si bas, manipulée, réduite à l'ombre d'une autre, incapable de voir la monstruosité de son amour par procuration, ma vie entière n'étant qu'un mensonge pervers ?

Alors, dans un acte de survie radical, j'ai secrètement orchestré mon avortement et fait signer à Antoine, aveuglé par sa culpabilité, les documents d'un divorce imminent, transformant ma douleur en l'arme d'une silencieuse et implacable revanche.

Chapitre 1

Amélie Dubois épousa Antoine Moreau. Elle avait vingt-deux ans, lui trente-deux.

Il était riche, propriétaire d'une chaîne d'hôtels de luxe.

Il la couvrait de cadeaux, d'attentions.

Leur appartement parisien avait une vue imprenable sur la Seine.

Amélie se sentait comme une princesse.

Elle était follement amoureuse, croyait à un amour éternel, passionné.

Antoine était charismatique, séduisant.

Mais il y avait une ombre. Ses exigences intimes étaient fréquentes, intenses.

Amélie, jeune, romantique, un peu naïve, acceptait.

Elle pensait que c'était la preuve de sa passion dévorante.

Trois années passèrent ainsi, dans un tourbillon de luxe et de nuits exigeantes.

Amélie était étudiante en art, sensible, avec un lien fort à sa famille, surtout sa tante Sophie.

Sa ressemblance avec Sophie était frappante. Personne ne le soulignait trop, mais c'était là.

Un jour, le téléphone sonna. C'était l'hôpital. Son père.

Un accident. Grave.

Amélie tenta désespérément de joindre Antoine.

Son téléphone sonnait dans le vide. Encore et encore.

Elle laissa des messages, suppliant, paniquée.

Rien.

Son père mourut quelques heures plus tard, seul avec elle à l'hôpital.

Le chagrin la submergea. Où était Antoine ?

Le lendemain, Chloé, sa meilleure amie, photographe indépendante, vive et loyale, lui envoya un message.

Pas de mots. Juste une photo.

Prise sur la Croisette, à Cannes.

Antoine, souriant, enlaçait une femme élégante, sophistiquée.

Amélie zooma. Son cœur s'arrêta.

Elle reconnut la femme. C'était Sophie, sa tante.

La tante qu'elle aimait, la galeriste d'art renommée.

La trahison la frappa de plein fouet. Son mari, sa tante. Le jour de la mort de son père.

Antoine rentra trois jours plus tard.

Il avait l'air fatigué, mais satisfait.

Il expliqua une urgence professionnelle à Monaco, un problème imprévu dans un de ses hôtels.

Il n'avait pas eu une minute, son téléphone était en dérangement.

Amélie l'écouta, le visage fermé, les yeux secs. Dévastée mais silencieuse.

Elle ne dit rien sur la photo, rien sur son père.

Elle lui tendit deux documents.

« Signe ça, s'il te plaît. C'est pour une œuvre d'art que je veux acheter. C'est cher, mais tu sais que j'en rêve. »

Sa voix était neutre, presque morte.

Antoine, distrait, peut-être un peu coupable, signa sans lire.

Il la prit dans ses bras.

« Ma chérie, je suis désolé pour cette absence. Je vais me rattraper. »

Il lui parla de leur avenir, de l'enfant qu'elle portait. Elle était enceinte de quelques semaines.

« Je viendrai avec toi chez le gynécologue la prochaine fois, je veux tout suivre. »

Son téléphone sonna. Il regarda l'écran. Un léger sourire.

« Excuse-moi, c'est urgent. Le travail. »

Il s'isola pour répondre. Amélie entendit des bribes. Une voix de femme. Douce, familière.

Puis il revint, pressé.

« Je dois filer. Sophie a besoin de moi pour sa galerie, un petit souci. Je ne serai pas long. Tu vas bien ? »

Il l'embrassa rapidement et partit, la laissant seule, le cœur en miettes.

Sophie. Encore Sophie.

Amélie se laissa tomber sur le canapé.

Flashback. Leur rencontre. Un petit accident de scooter. Elle était tombée, égratignée, effrayée.

Antoine était apparu, comme un sauveur. Charmant, prévenant.

Il l'avait réconfortée, soignée.

Le coup de foudre. Rapide, intense.

Il avait été si attentif, si présent. Sauf la nuit, où sa passion devenait presque une corvée pour elle.

Avant de mourir, son père lui avait dit :

« Antoine est un homme bien. Il te protégera. Je suis heureux de te savoir avec lui. »

Son père n'avait pas pu voir Antoine une dernière fois. Antoine n'était pas là.

Amélie se souvint de l'insistance d'Antoine pour avoir cet enfant.

Dès les premiers mois de mariage, il en parlait.

« Un enfant de nous deux, Amélie. Ce serait merveilleux. »

Elle avait fini par céder, touchée par son désir apparent de fonder une famille.

Maintenant, tout prenait un sens différent, amer.

Troublée, le cœur battant, Amélie monta dans le bureau privé d'Antoine.

Une pièce habituellement interdite. « Mon sanctuaire, mon jardin secret », disait-il en riant.

La porte était entrouverte.

Elle poussa doucement.

L'air était chargé d'un parfum qu'elle connaissait. Celui de Sophie.

La pièce n'était pas un bureau. C'était un mausolée.

Un sanctuaire dédié à Sophie Lefevre.

Des photos d'elle partout. Sophie jeune, Sophie riant, Sophie à la plage, Sophie dans des galeries d'art.

Des lettres d'amour passionnées, écrites par Antoine, jamais envoyées.

Des cadeaux luxueux, encore emballés, avec des cartes au nom de Sophie.

Et un journal intime. Le journal d'Antoine.

Amélie s'assit, les jambes tremblantes, et commença à lire.

Dix ans de leur vie. Leur relation tumultueuse, leurs voyages romantiques à Venise, à Saint-Barth.

Sa douleur lors de leur rupture, juste avant qu'il ne rencontre Amélie.

L'écriture était fiévreuse, obsédée.

Amélie comprit tout.

Antoine avait orchestré leur rencontre. L'accident de scooter n'était pas un hasard.

Il l'avait épousée parce qu'elle ressemblait à Sophie.

Elle était un substitut, une doublure.

L'enfant qu'elle portait... c'était pour lui. Pour recréer quelque chose avec l'image de Sophie.

Une nuit, dans son sommeil, Antoine avait murmuré un prénom : « Antoine-Sophie ».

Elle avait cru rêver. C'était donc ça.

Son amour, sa vie, un mensonge.

Effondrée, vidée, Amélie prit une décision. Radicale.

Elle appela une clinique. Prit un rendez-vous secret.

Le lendemain, elle subit une interruption volontaire de grossesse.

Les documents qu'elle avait fait signer à Antoine...

L'un était la demande de divorce.

L'autre, le consentement pour l'IVG.

Il avait tout signé, aveuglément.

Elle était seule. L'anesthésie se dissipait lentement, laissant place à une douleur sourde, physique et morale.

Mais aussi à une étrange résolution.

Chapitre 2

Amélie rentra de la clinique, pâle mais déterminée.

Elle cacha sa douleur physique, son immense tristesse.

Elle appela la gouvernante, une femme discrète et efficace.

« Madame Dubois, vous avez besoin de quelque chose ? »

« Oui, Maria. Rassemblez tous mes bijoux, mes sacs de luxe. Tout ce qu'Antoine m'a offert. »

Maria obéit, intriguée mais silencieuse.

« Organisez une vente aux enchères chez Artcurial. Discrètement. Et versez tous les fonds à une association pour enfants malades. Je vous donnerai les coordonnées. »

« Bien, Madame. »

Amélie se sentait plus légère, comme si elle se débarrassait d'un poids invisible.

Ces objets étaient les symboles de son illusion, de sa prison dorée.

Antoine rentra quelques jours plus tard, rayonnant.

Il ignorait tout de l'IVG, du divorce imminent.

Il la trouva dans le salon, lisant un livre d'art.

« Ma chérie, j'ai une surprise pour toi. Une nouvelle vente chez Drouot, des impressionnistes magnifiques. On ira ensemble. Et j'ai pensé qu'on pourrait acheter cette petite maison en Normandie dont tu parlais... »

Il parlait, parlait, de projets, d'avenir.

Il interprétait son silence, sa pâleur, comme une fatigue due à la grossesse.

Il était aveugle. Complètement.

Le téléphone sonna. C'était l'oncle Bernard, le frère de sa mère et de Sophie. Gardien des traditions familiales.

« Amélie, ma petite. Sophie rentre d'Italie. Nous organisons un dîner de famille ce week-end, dans la propriété en Normandie. Pour fêter son retour. Vous viendrez, n'est-ce pas ? Antoine aussi, bien sûr. »

Amélie sentit un frisson la parcourir. La Normandie. Sophie.

Avant qu'elle ne puisse répondre, Antoine prit le téléphone.

« Bernard ! Quelle bonne idée ! Bien sûr que nous serons là. Avec grand plaisir ! Amélie se réjouissait justement de revoir Sophie. »

Son empressement était suspect, presque fiévreux.

Amélie le regarda, un goût amer dans la bouche.

Il raccrocha, tout sourire.

« Formidable, non ? Un week-end à la campagne, en famille. Ça te fera du bien. »

Elle acquiesça silencieusement. Le piège se refermait, mais cette fois, elle était prête.

Le samedi matin, ils arrivèrent dans la grande demeure familiale normande.

Antoine était d'une humeur exquise.

Il tendit à Amélie un écrin.

« Tiens, c'est pour toi. Enfin, pas exactement. »

Elle ouvrit. Un collier somptueux. Des diamants et des saphirs. Magnifique. Et hors de prix.

« C'est pour Sophie, » dit Antoine. « Tu lui donneras de ma part. Discrètement. Comme un cadeau de bienvenue. Elle adore les saphirs. »

Amélie sentit la nausée monter.

Il utilisait même ses cadeaux pour atteindre Sophie.

Elle prit l'écrin, le cœur lourd. « Comme tu voudras. »

Le dîner de famille.

Sophie arriva, rayonnante, élégante. Elle salua tout le monde chaleureusement.

Quand elle vit Antoine, il y eut un instant suspendu. Un regard. Une étincelle.

Ils feignirent la surprise polie.

« Antoine ! Quelle surprise de te voir ici ! »

« Sophie ! Tu es magnifique. L'Italie te va bien. »

L'oncle Bernard, bonhomme, intervint :

« Mais enfin, vous vous connaissez ? Antoine est le mari d'Amélie, notre nièce. »

Un léger malaise flotta.

Amélie observait, silencieuse.

Elle voyait les regards furtifs, les sourires entendus entre Antoine et Sophie.

Leurs mains qui se frôlaient "accidentellement".

Sophie parlait de ses projets, d'ouvrir une nouvelle galerie à Florence, peut-être même de s'y installer.

Antoine écoutait, captivé, un air sombre passant sur son visage à l'idée de son départ.

Amélie tendit le collier à Sophie, comme convenu.

« Tiens, Sophie. C'est de la part d'Antoine. Pour ton retour. »

Sophie parut surprise, puis ravie.

« Oh, Antoine, c'est... c'est trop. Il est sublime. » Elle le mit aussitôt. Les saphirs brillaient à son cou.

Amélie ajouta, la voix neutre : « Antoine a toujours eu très bon goût. Surtout pour les choses qui te plaisent. »

Un silence. Antoine la foudroya du regard. Sophie sourit, un peu gênée.

Pendant le repas, Antoine était aux petits soins pour Sophie.

Il s'assurait qu'elle ait son vin préféré, s'enquérait de ses goûts.

Amélie, soi-disant enceinte, avait des besoins spécifiques.

Des plats à éviter, des boissons interdites.

Antoine n'y prêta aucune attention. Il la servait distraitement, se trompant dans les plats.

Il semblait avoir oublié sa "grossesse".

Amélie mangea peu, le cœur serré. Elle se sentait invisible.

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