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Elektra

Elektra

Auteur:: Plume d’or
Genre: Fantaisie
La guerre entre les chasseurs de sorcières et les sorcières a toujours fait rage. Jusqu'à ce que toutes les sorcières aient disparu. Du moins c'est ce que tout le monde pensait, jusqu'à l'arrivée de Elektra, celle qui possède le pouvoir d'unir les deux mondes. Elle porte sur elle le destin de tout un peuple. Réussira t'elle à accomplir la mission pour laquelle elle a été mise au monde ?

Chapitre 1 Prologue

Sarah Hamilton regarda la façade de la maison qui se présentait devant elle. Les murs étaient remplis de fleurs , le portail en fer forgé ressemblait à l'idéal même que l'on se faisait d'une maison de famille. Elle regarda son petit bébé qui était blotti dans ses bras. Oui elle sera bien là. Elle poussa le portail et entra dans l'allée de sa maison. Elle regarda de part et d'autre pour voir si elle avait été suivie personne heureusement.

Elle avait choisi cette maison car c'était là que vivait sa seule et unique amie humaine. Lydia. Sarah avait fuit la guerre qui se passait entre les chasseurs et les sorcières, elle ne voulait pas de cette vie pour sa fille. Elle voulait que sa fille ait une enfance normale, heureuse, avant de se plonger dans ce monde de malheur, dans ce destin si cruel qui était le sien. Mais ce que tout le monde ignorait c'était que sa fille avait pour père un chasseur de sorcière, par conséquent elle était un sang mêlé.

Son règne sera contesté si jamais cela s'apprend. Sarah avait rencontré son père un jour dans la forêt, fatiguée de cette guerre de pouvoirs entre chasseurs et sorcières, elle était allée dans la forêt pour pouvoir réfléchir, en tant que reine, elle était toujours accompagnée peu importe ce qu'elle faisait, mais cette fois-ci elle voulait être seul. C'est ainsi qu'elle a rencontré ce jeune chasseur blessé dans les bois. Elle l'a soigné en cachette, il a comme à naître entre eux des sentiments que Sarah ne pouvait s'expliquer elle-même. Il a été le premier et le seul unique amour de sa vie, puis il est parti et elle n'a plus jamais eu de ses nouvelles et Sarah elle s'est mariée à un sorcier, rustre et violent surtout parce qu'il savait qu'elle ne m'aimait pas et que cet enfant n'était pas de lui.

Maintenant, alors que la guerre fait rage, Sarah s'est enfuie ici en californie et a amené sa fille chez les seuls humains capables de la protéger. Elle frappa la porte qui s'ouvrît immédiatement sur son amie Lydia.

- Sarah ?

- Lydia !

- Puis-je entrer s'il te plaît ?

- Bien sûr, mon Dieu ! Quand j'ai reçu ton coup de fil, je me disais que tu arriverais demain matin.

- Non, ce que j'ai à te demander ne peut pas attendre demain matin.

Lydia lui indiqua un fauteuil, sur lequel elle s'assît.

- Est-ce que ton mari est là ?

- Oui attends je vais l'appeler.

Lydia descend quelques minutes plus tard accompagnée de son mari.

- Sarah appella William, que fais-tu là à cette heure avec un bébé en plus ?

Sarah essuya la larme qui s'échappe de son œil.

- Écoutez, je dois partir et je ne peux pas amener ma fille avec moi.

- Comment ça ?

- À l'endroit où je vais, je ne suis pas sûre de revenir en vie. Je veux vous donner ma fille.

- Nous donner ta fille ?

Sarah secoua la tête.

- Je sais très bien que tu ne p etc pas avoir d'enfant. Elle est la seule chose qui me reste, les seules personnes en qui j'ai confiance pour pouvoir laisser ma fille c'est uniquement en vous deux dit-elle en regardant ses amis du collèges dans les yeux.

Sarah tendit sa fille à Lydia et elle retira ensuite son collier.

- Je voudrais te demander une dernière chose s'ils vous plaît ?

- Bien sûr, tout ce que tu voudras, dit William.

- Je voudrais que vous lui donniez ce cadeau quand elle aura Dix-huit ans.

- Dix-huit ans ? Mais pourquoi ?

- Promettez le moi dit Sarah en pleurant.

- Mais...

- Promettez le moi.

- Très bien dit William en se levant, nous te le promettons, nous prendrons soin d'elle comme si elle était la notre.

- Je le sais dit-elle en souriant tristement.

Sarah posa la main sur le front de sa fille et récita un sort de protection, son seul bien le plus précieux. Elle savait que Lydia prendrait soin de sa fille comme de la prunelle de ses yeux.

- Elle est tellement belle, comment s'appelle t'elle ?

- Elektra.

- Elektra répéta Lydia dans un soupir.

Les hiboux se mirent à chanter et Sarah compris qu'il était temps de partir, ses sœurs l'appelaient déjà pour la bataille finale. Elle regarda sa fille une dernière fois et se dirigea vers la porte. Le moment viendra ma chérie ou tu uniras les deux monde, tu seras dotée d'une immense force et alors là, les humains et les sorcières vivront dans un même monde en paix.

Avec un dernier regard vers la maison elle courut en récitant un sort qui changea ses vêtements et fit apparaître son épée, puis elle traversa le portail qui la menait au combat final.

Chapitre 2 Chapitre 1

Elektra

Dix-huit ans plus tard.

- Aïe ! Dis-je en laissant tomber mon plateau.

Encore une fois Nancy Russo vient me chercher des noises, sauf que cette fois ci elle a renversé tout mon plateau. Je regarde par terre et je vois tout le repas qui m'était destiné, je ne peux plus rien récupérer et le pire, elle le sait que si je ne mange pas maintenant, je ne pourrais plus rien manger le soir.

- Tu pourrais au moins faire semblant d'être désolée.

- Oups dit-elle avec un regard faussement compatissant. Je ne t'avais pas vu, en même temps tu es tellement invisible.

- Bien sûr. Je suppose que tu ne l'as pas fait exprès, dis-je sarcastique.

- Je t'ai déjà dis non, peut-être si tu diminuais la masse de cheveux sur ta tête tu entendrais beaucoup mieux.

Elle me balance ça et s'en va d'une démarche nonchalante, je la regarde partir sans rien dire. Depuis que je suis petite, la couleur de mes yeux et de mes cheveux ont toujours été sujet à moquerie.

Je suis rousse aux yeux bleus. Mes cheveux sont assez longs et foncés ce qui fait ressortir le bleu de mes yeux. J'ai eu droit à toutes les moqueries du monde, mais j'en suis venue à bien apprécier une Raiponce. C'est vrai qu'en y réfléchissant bien le sous-attendu c'est que je suis une princesse prisonnière, mais Raiponce était aussi une princesse courageuse, rebelle.

- Espèce de sale garce murmurais je.

Je me baisse pour ramasser le plateau, quel gâchis. Je déteste devoir jeter toute cette nourriture.

Je me tourne en direction de la poubelle et je me heurte à lui. Je lève mes yeux dans sa direction et je suis comme hypnotisée. Ses cheveux bruns en bataille lui donne l'air d'une canaille, ses yeux couleur noisettes me transportent, il tient solidement mon bras pour m'empêcher de tomber, c'est la première fois que je regarde aussi longtemps quelqu'un dans les yeux. Je finis par baisser les yeux et je m'excuse.

- Je suis désolée.

Il ne dit rien et se contente de passer pour aller s'asseoir à la table de Nancy. Je le regarde partir, il s'agit Alphonse Collins l'un des garçons les plus beaux du lycée, sur qui je craque en secret depuis que j'ai rejoins cette foutue école. Mais lui ne me remarque même pas, même Nancy essaye d'attirer son attention sans trop grande réussite, alors moi ? Je jette mon plateau dans la poubelle et je vais m'asseoir près de mes deux meilleurs amis, Luna et Caleb. Je m'assoie d'un air dépité.

- Laisse-moi deviner commence Luna, Nancy t'a encore bousculé accidentellement dit-elle en mimant les guillemets.

Je regarde mon amie et je secoue la tête pour lui dire oui.

- À ce rythme ça devient du harcèlement et tu ne fais rien contre.

- Mais que veux-tu que je fasse ?

- Tu pourrais te défendre, je ne sais pas moi.

- Ou tout simplement aller en parler au proviseur conclut Caleb.

- Je sais pas, je vais y réfléchir.

- Ouais c'est ça et en attendant tu meurs de faim à l'école tu commences vraiment à me soûler.

Je regarde la brune incendiaire assise en face de moi et qui est ma meilleure amie, elle a des airs de fille gothique, rouge à lèvre noir, cheveux noirs, vernis noir. Mais c'est la fille la plus douce et plus belle que je connaisse. J'admire sa confiance en elle et son courage. Elle est courageuse pour tout mais elle n'arrive pas à dire à Caleb qu'elle est amoureuse de lui. Caleb lui est un geek à la fois beau et sportif, il est sorti avec bon nombre de filles dans le lycée et Luna ne dit qu'il craque pour moi. On est bien d'accord que c'est du n'importe quoi. C'est juste un prétexte pour ne pas lui déclarer sa flamme.

Je les regarde tous les deux pourtant ils formeraient un si joli couple. Puis je lève la tête vers le garçon qui hante mes rêves, il a mis des lunettes de soleil et regarde dans notre direction, je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que c'est moi qu'il regarde. Je baisse à nouveau la tête gênée.

- Bon et si on parlait de quelque chose de plus gaie, dit Luna tapant dans ses mains.

- Comme quoi ?

- C'est ton anniversaire idiote.

J'avais complètement zappé, j'ai dix-huit ans aujourd'hui.

- J'avais oublié murmurais je.

- Tu es la personne la plus bizarre que je connaisse. Qui donc oubli son anniversaire ?

- Moi dis je en levant le bras.

- Bon on pourrait aller au bowling, ou au cinéma !

- Ou même les deux dit Caleb.

- Exactement et avant que tu ne dises non, j'ai déjà demandé la permission à tes parents.

- Et si moi je ne voulais rien faire de tout ça ? Et que je préférerais rester dormir à la maison ?

- Qui t'a dit qu'on te laissait le choix ?

- Luna...

- Non, c'est décidé ce soir pour ton anniversaire on se fera une sortie entre amis.

Je regarde mes amis et je souris, j'ai vraiment les meilleurs amis du monde, toujours là pour me remonter le moral et être là pour moi quand suis au plus bas. La journée de cours s'achève, je rentre chez moi, comme àeir habitude, mes parents ont envoyé le chauffeur Patrick de venir me chercher.

C'est un homme d'un certain âge que j'adore, il est comme un grand-père pour moi. D'autant plus que mon propre grand-père est un homme excecrable que je ne supporte pas. Patrick m'ouvre la portière de la voiture, bien que je lui ai demandé de ne plus le faire.

- Bonsoir mademoiselle Hamilton.

- Bonsoir Patrick comment vas-tu ?

- C'est à vous que je devrais poser cette question. C'est votre anniversaire aujourd'hui paraît-il.

- C'est ce qu'il parait oui.

Il contourne la voiture et monte s'assoir derrière le volant.

- Tenez mademoiselle dit-il en tendant un paquet cadeau.

- Tu n'aurais vraiment pas dû te déranger pour ça Patrick.

- Bien sûr que si.

J'ouvre le paquet et j'y découvre une magnifique boîte à musique, cette boîte à musique je l'avais remarqué le week-end dernier lorsque j'avais accompagné maman à la brocante, j'avais aimé les détails incrustés dans le bois, et la danseuse semblait danser sans se soucier le moins du monde de ce qui se trouvait autour d'elle dans son tutu blanc, j'avais complètement craqué.

- C'est celle que nous avons vu ce week-end à la brocante.

- Oui j'ai remarqué comment vous la regardiez.

- Oh merci Patrick dis-je en me tournant pour le prendre dans mes bras.

- C'est le moins que je pouvais faire pour vous.

Je souris et je garde précieusement la boîte à musique dans mon sac à dos. Une fois à la maison, un manoir du style victorien, ma mère et mon père m'attendaient dehors avec un énorme gâteau. Je descendis de voiture et je courais vers eux.

- Ma chérie, me dit mon père. Joyeux anniversaire.

- Merci papa.

Ensuite ma mère passa le gâteau à mon père et me prit dans ses bras.

- Ma petite princesse grandit de jour en jour. Joyeux anniversaire ma chérie.

- Merci maman.

- Allez viens on t'a préparé une surprise à l'intérieur.

- Encore ?

Sérieusement, moi j'aurais préféré rester à la maison et dormir, toutes ces surprises me mettent mal à l'aise.

- Tu mérites tout ce qu'il y'a de meilleur ma chérie.

Je regarde ma mère en souriant si seulement tout le monde pensait comme elle, mon père me tient par la main et nous entrons dans la maison.

Je pousse un petit cri de surprise, la maison a été joliment décorée pour l'occasion. Tous nos domestiques sont là pour me souhaiter mon anniversaire, je souris c'est vraiment tout ce dont j'avais besoin. De voir tous ces gens qui m'ont vu grandir être là pour moi.

- Bon anniversaire mademoiselle Elektra.

J'essuie la larme qui s'échappe de mon œil. Je suis beaucoup trop émotive.

- Merci beaucoup les amis dis-je en allant les prendre dans mes bras pour un câlin collectif.

Mon père ramasse prend une petite boîte sur la table et me la remet, je le regarde intriguée puis j'ouvre la boîte. Il y'a à l'intérieur des clés.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Les clés de ta voiture.

Je jette mon sac par terre et je le regarde ahurie.

- Vous m'avez acheté une voiture ? Criais je.

- Bon moi je n'étais pas trop d'accord. Mais ton père a insisté.

- Tu nous a prouvé que tu étais plus responsable pour ton âge alors je me suis dit pourquoi pas.

- Oh papa ! Est-ce que je t'ai déjà dis à quel point je t'aime ?

- Non pas depuis trente minutes.

Je saute dans ses bras et je suspend à son cou, je lui dépose une pluie de baiser sur la joue.

- Je t'aime, je t'aime, je t'aime...

- Et moi ? Je descends des bras de mon père et je vais aussi faire des bisous à ma mère.

- Ne soit pas jalouse, je t'adore toi.

Elle me sourit et me sert dans ses bras.

- Moi aussi j'ai quelque chose pour toi. Elle nous fait assoir sur le canapé et ouvre une boîte à bijoux, elle en fait sortir un magnifique collier qu'elle me présente.

Je saisis le collier d'une main tremblante et je le regarde de plus prêt. Au centre, il y'a un énorme diamant bleu, sur une chaîne en argent. Il est délicat et magnifique.

- Maman c'est magnifique.

- Il était à ta mère.

Mes parents ne m'ont jamais caché que j'avais été adoptée, au contraire ma mère adoptive éprouvait une énorme fierté à me parler de ma mère biologique qui était sa meilleure amie au lycée. Par contre ils ne m'ont jamais dit pourquoi si elle m'aimait autant qu'ils le disent, elle m'avait abandonné.

- Elle voulait qu'on te le remette à ton dix-huitième anniversaire. Elle t'aimait plus que tout et la dernière chose qu'elle voulait était de te quitter.

Mon père se saisit du collier et me le passe autour du cou.

- Il est enfin là où il doit être, dit-il en souriant.

Je caresse le collier autour de mon cou et je monte dans ma chambre.

J'envoie un sms à mes amis pour les prévenir de ne pas se déranger je passerais les chercher. J'enfile une robe verte décolleté, je nous mes longs cheveux dans une queue de cheval et je mets des sandales, je prends ensuite les clés de ma nouvelle voiture et je descends au garage. Une magnifique Volkswagen rouge m'attend garée bien au chaud dans le garage, je tourne autour de la voiture avec des petits extatiques. Je suis tellement contente. Patrick vient m'ouvrir la portière de la voiture et je monte à l'intérieur en lui disant merci.

- Ce ne sera plus la même chose sans vous dans la voiture.

- Tu pourras toujours me conduire tu sais.

- Je l'espère bien.

Je démarre la voiture tout en musique Say it Right de Nelly furtado. Je mets le volume à fond et je roule en direction de la maison de Luna. Quinze minutes plus tard, je les vois placer sous le porche à m'attendre, je klaxonne, ils regardent autour et s'avance vers moi.

- Nom de Dieu Elektra ! Crie Luna. Waouh. Elle est à toi ?

- Cadeau de mes parents.

- Elle est superbe, dit Luna en ouvrant la portière pour monter.

- Je peux conduire me demande Cal.

- Bien sûr, mais il faudra y faire attention.

Je passe les clés de la voiture à Caleb et je monte m'asseoir derrière avec Luna. Caleb démarre la voiture et nous conduit dans le pub un peu plus loin. Nous prenons une table pour trois et nous asseyons près de la fenêtre. Caleb va passer commande et Luna et moi allons nous asseoir.

- Tu as vraiment les meilleurs parents du monde.

- Je sais oui dis-je en souriant. D'autant plus que j'aurais pu tomber dans une famille d'accueil totalement cinglée.

- Ma mère m'a remis ça dis en lui montrant le collier.

- Il est magnifique, c'est des vrais diamants là ?

- Oui. C'est un cadeau de ma mère biologique. - Elle t'a enfin dit qui elle est ?

- Non toujours pas et je me demande bien pourquoi, je remets le collier sous ma robe lorsque Caleb revient.

- C'est vraiment cool de la part de tes parents de t'avoir offert cette voiture.

- C'était une idée de mon père. - Bon qu'est-ce qu'on fait après ?

- On va aller au cinéma. Hurle Luna.

- Film d'horreur ?

- Bien sûr ! Tu t'attendais à quoi ? Je souris et ne répond rien, je regarde mes amis manger.

- J'en connais une qui va crever de jalousie. - S'il te plaît, j'imagine déjà ce qu'elle va me faire endurer au lycée.

- Ma chérie, il va falloir que tu apprennes à te défendre face à elle.

- Je ne sais pas face à elle, j'ai comme la nette impression de perdre tous mes moyens. - Tu fais chier Elektra !

- Je sais oui.

Nous continuons à manger, puis nous allons au cinéma. Une fois là-bas, je m'assoie à côté de Luna et Cal vient s'asseoir à côté de moi. Ce film qui passe est vraiment effrayant, je me lève et je vais aux toilettes, dans le couloir, je me heurte à quelqu'un.

- Désolée... Murmurais je.

- Ça fait deux fois aujourd'hui me dit une voix grave.

Je lève la tête et je croise encore une fois son regard.

- Je suis désolée...

- Arrête de t'excuser tu veux ? Sois juste plus vigilante.

- Tiens c'est pour toi dit-il en me lançant une boîte .

Aussi étrangement qu'il est apparu devant moi, il disparaît de la même manière. Je regarde la boîte, c'est une boîte cadeau, je l'ouvre et je découvre un bracelet en argent, incrusté de pierres précieuses, il est magnifique. Mais comment il a su que c'était mon anniversaire ? Je referme la boîte et je cours vers la sortie.

- Comment as- tu su que c'était mon anniversaire ? Hurlais-je dans le couloir.

Mais personne ne me répond. Il a encore disparu, je regarde la boîte et je la met dans mon sac. Je retourne ensuite dans la salle de cinéma avec les autres. Une fois le film terminé, nous retournons à la voiture pour rentrer. C'est à moi de conduire cette fois. Je prends le volant et je mets la musique et je roule.

Nous chantons à tue-tête, c'est grisant. Soudain, j'ai une sorte de vision. Je vois une femme qui me ressemble comme deux gouttes d'eau se battre contre une armée, ils ont réussi à la capturer et lui enfonce un couteau dans le ventre, je ferme les yeux et je commence à trembler.

- Elektra crie Luna.

Je l'entends mais je ne parviens pas à réagir, je suis comme plongée dans une sorte de transe, je vois du sang, des corps, j'assiste à une guerre.

- Elektra hurle Cal, en me frappant l'épaule.

J'ouvre soudain les yeux, et je freine brusquement, ma respiration s'accélère. - Elektra m'appelle Luna. Mon corps est toujours parcouru de soubresauts, je ne parviens plus à respirer.

- Luna, elle a du mal à respirer, on fait quoi ? Ma meilleure amie descend de la voiture et ouvre la portière, puis elle me prend le visage et me dit.

- Elektra fait comme moi d'accord ? Respire doucement, inspire, expire doucement. Je commençais à pratiquer l'exercice de respiration que m'a montré mon amie et à 'un moment donné ma respiration finit par se calmer.

- Ça va ? Me demande t'elle. Je lui dis oui de la tête.

- Et si tu allais derrière plutôt et me laissais conduire ?

Je descends simplement de la voiture pour laisser la place à Luna. Une fois assise, Luna démarre la voiture et nous repartons. Je crois que ma crise d'angoisse vient définitivement de plomber l'ambiance.

- Qu'est-ce qui s'est passé Elektra ? Me demande Caleb.

- Vous me croirez si je vous disais que je venais d'avoir une vision ?

- Une vision ? Me demande Luna de quoi ? J'hésite un instant avant de le leur dire, mais si je ne leur en parle pas à eux à qui vais-je pouvoir me confier ?

- Je crois bien que c'était ma mère.

- Ta mère Elektra, tu ne la connais même pas.

- Je sais, je sais que ça peut paraître dingue, mais je viens de voir ma mère se faire tuer. Avec une épée.

- Tu sais quoi ? On dira que c'est le film qui te monte à la tête.

- Je sais dis-je en soupirant, ça a l'air complètement idiot.

- Non, moi je me dis que c'est peut-être le fait que tu portes ce collier, tu te sens beaucoup plus proche d'elle dit Luna.

Je pose ma main sur le collier et je le caresse. - - Tu as sans doute raison, ce doit être ça.

Mes amis me déposent à la maison et stoppe un taxi pour rentrer, je m'excuse auprès d'eux parce que c'était moi qui était censé les déposer. Mais maintenant avec toute cette histoire, je me sens vraiment fatiguée et je ne peux pas conduire dans cet état. Je monte dans ma chambre me coucher, je me déshabille, brosse mes cheveux et mes dents, j'enfile ma robe de chambre et je me couche sur mon lit. Je me retrouve soudain dans une forêt, en plein milieu d'une guerre, des centaines de personnes sont tuées, des hommes, des femmes, des enfants. C'est horrible.

Je suis entourée de flammes, des flammes partout, j'ai chaud, je suffoque, j'ai du mal à respirer, j'ai chaud, j'ai soif, je m'étouffe, une femme est dans un bûcher, ils veulent la brûler vive, cette femme c'est moi. Non... Hurlais je en me réveillant en sursaut là main sur ma gorge. Mon lit est trempé de sueur, ma respiration est haletante. Je regarde autour de moi, déconcertée, ce n'était qu'un cauchemar, qu'un horrible cauchemar, je suis dans la chambre, dans ma chambre et je vais bien.

Chapitre 3 Chapitre 2

Elektra.

- Tu as une sale tête me dit Luna.

Je pousse un soupir avant d'enfiler mes tennis, nous sommes les dernières à encore être dans les vestiaires, tous les autres sont déjà partis.

- J'ai passé une nuit affreuse.

- Encore des visions de ta mère ?

- Non, c'était encore plus horrible que ça, il y'avait des corps partout, des gens brûlés vifs, c'était horrible dis-je en fermant mon casier.

- Y'a pas à dire tu fais de drôle de rêves. Je lui souris et nous nous dirigeons dans le gymnase. Nous trouvons notre professeur de sport au centre et tous les élèves autour de lui. - Aujourd'hui je vais vous faire retomber en enfance, nous allons jouer à la balle aux prisonniers. Luna et moi poussons un soupir de dépit. Nous sommes toutes les deux nulles à ce jeu.

- Vous allez former deux équipes et la dernière équipe encore debout gagne.

Bien entendu Luna et moi nous retrouvons dans l'équipe la plus nulle parce que le capitaine de l'autre équipe c'est Nancy et que bien sûr Nancy nous déteste. Le jeu commence, j'essaye d'éviter les balles tant bien que mal en me cachant derrière les autres. Je ne sais pas jouer à ce jeu, je déteste tout ce qui est violent. Je vois tous mes coéquipiers tomber les uns après les autres, mais ceux de l'équipe adverse sont toujours pour la plupart debout. Mon regard dérive immédiatement sur lui, il ne participe pas, il reste à l'écart. Je repense à la soirée d'hier, à son cadeau que je n'ai pas encore porté.

- Elektra attention !

Je tourne la tête vers elle sans comprendre, elle me fait signe de me pousser, mais le temps pour moi de comprendre, je reçois une balle en pleine tête et mon tout devient noir autour de moi. Je me réveille dans une sorte de forêt, une forêt en ruine, celle qui a été brûlée dans mon rêve. Les flammes se sont éteintes, mais il reste toujours de la fumée, j'arrive à sentir l'odeur de viande grillée qui flotte dans les airs. Je choisis de me convaincre que c'est de la viande, plutôt que de penser que c'est de la chair humaine. J'avance dans la forêt, toujours vêtue de ma tenue de sport, je marche sur les cendres de la forêt sombre.

- Il y'a quelqu'un ? Demandais-je.

Aucune réponse. Je continue de marcher sans savoir où je vais, me laissant uniquement guidée par le vent. Soudain j'arrive à une sorte de fontaine, elle est en ruine, je touche à ces pierres qui ne ressemblent plus vraiment à des pierres mais de la cendre. - C'était autrefois une magnifique fontaine, la fontaine de la vie, la source de nos pouvoirs. Je me tournais vers la voix et la regardais, c'était une magnifique femme. Elle était toute vêtue de blanc et une étrange lumière m'empêchait de voir son visage. Elle s'approcha de moi et je pu enfin distinguer qui j'avais en face de moi. Une femme aux traits délicats et fins, des cheveux rouges flamboyants et des yeux aussi bleus que les miens, il s'agit de ma mère. - Elektra murmura-t-elle. Tu as tellement grandi. Je la regarde sans vraiment savoir comment réagir. La repousser parce qu'elle m'a abandonné ? Ou alors courir dans ses bras et lui dire combien je me suis sentie seule sans elle. Je choisis de ne rien faire et de la regarder.

- Je vois que tu as mis le collier. Écoute ma chérie je n'ai pas beaucoup de temps avec moi et mes pouvoirs sont encore faibles. Tu dois raviver la fontaine de la vie, tu dois rendre aux sorciers leurs pouvoirs, tu dois...

- Elektra ? Elektra réveille toi.

J'ouvre les yeux et je rencontre le regard inquiet de mon professeur et de Luna.

- Tu vas bien ? J'essayais de me lever et ma tête se mit à tourner.

- J'ai mal à la tête dis-je faiblement.

- C'est normal après le coup que tu as pris à la tête, et tout ça c'est de ta faute Nancy, mais qu'est-ce qui t'a pris de lui lancer une balle en pleine tête ? Demande Luna.

- Elle n'avait qu'à faire plus attention ! Dit celle-ci pour toute forme d'excuse.

- Tu l'as fait exprès hurle mon amie.

- Lu ça va, je vais bien.

- Non ça ne va pas, non tu ne vas pas bien. Cette fille te fait toujours les pires crasses et s'en tire sans jamais être inquiétée et moi j'en ai plus que marre.

- Lu, laisse tomber, aide moi plutôt à aller à l'infirmerie.

Mon amie secoue la tête et m'aide à me relever, on va ensuite jusqu'à l'infirmerie où l'infirmière me passe un bon savon et m'applique ensuite une pommade. Je passe toute la journée avec un violent mal de tête. Alphonse lui aussi vient à l'infirmerie pour un mal de tête. Il n'arrête pas de me regarder, comme s'il voulait me dire quelque chose, mais il se retient. Lorsqu'on sonne la fin des cours, je sors avec mes deux meilleurs amis et nous allons à ma voiture.

- Oh mais c'est une vilaine bosse que tu as là. Me dit la voix acerbe de Nancy. Encore une fois je suis vraiment désolée me dit-elle.

Je pousse un soupir et je passe devant elle pour mettre mes affaires dans ma voiture.

- Arrête Nancy, il n'y a personne ici, tu peux cracher ton venin.

Elle hausse un sourcil et regarde la voiture derrière moi.

- Elle est à toi ?

- Quoi tu ne savais pas qu'Elektra avait eu une voiture comme cadeau ? Quoi tu ne dis plus rien ? Elle est plus belle que ta vieille boîte à sardines, lui dit Luna.

Nancy semble un instant décontenancée, je me dit que pour une fois on a réussit à lui coudre le bec, mais c'est sans compter sur le mauvais caractère de Nancy.

- C'est tout à fait normal que ses parents lui achètent son amour après tout, qui aimerait une fille comme elle ?

Et là, ce fût trop. Personne ne parle de mes parents. Non personne.

- Écoute moi bien espèce de sale pétasse mal élevé. Le jour où tu parles encore de mes parents, je te fais bouffer tes extensions. Pour qui tu te prends pour mal parler des gens ? Alors oui ces gens ne sont peut-être pas mes parents biologiques, mais eux au moins, ils m'adorent, ils m'aiment pas comme tes vrais parents à toi qui au lieu de rester avec toi, préfèrent voyager plus tôt que de voir ta sale tronche !

Sur ce, je lui fais un doigt d'honneur et je monte dans la voiture Luna et Caleb à mes trousses. Puis je démarre.

- Wow me dit Luna. C'était qui cette fille que je viens de voir ? Ce n'était sûrement pas ma meilleure amie...

- Si c'était bien moi. C'est juste que je déteste lorsque l'on parle à mal de mes parents. Ce sont des personnes biens et que j'adore, tu vois.

- Bien sûr, je comprends tout à fait. Cette fille est une garce.

- Ouais.

Je démarre la voiture et nous y allons. Je dépose mes amis chez eux et je rentre chez moi. Je trouve ma mère dans le jardin, elle va s'inquièter pour moi c'est sûr. Lorsque je descends de la voiture, j'essaye tant bien que mal de cacher ma bosse avec mes cheveux, mais c'est mal connaître ma mère.

- Bonsoir maman.

- Bonsoir ma chérie dit-elle en déposant ses gants de jardinage.

Je dépose un baiser sur sa joue et lorsque j'essaye de passer, elle me retient par le bras.

- Une minute jeune fille, qu'est-ce que c'est que ça ?

- Quoi ? Demandais-je comme si je ne connaissais pas qu'elle parle de l'énorme bosse sur mon front.

- Elektra ne joue pas à ce jeu avec moi, tu t'es battue à l'école ?

- Maman dis-je dans un soupir, comment ça avec qui je me suis battue ? Personne voyons, nous avons joué à la balle au prisonnier.

- Balle aux prisonniers ?

- Oui et j'ai reçu une balle en pleine tête. Elle pousse un soupir.

- D'accord, va prendre une douche et je te rejoins pour t'appliquer une pommade.

- D'accord maman.

Ma mère me sourit et je monte dans ma chambre pour prendre une douche. Je me déshabille et je vais dans al salle de bain, j'ouvre l'eau de la baignoire, je la regarde couler dans celle-ci. Je suis comme hypnotisée par cette eau qui coule du robinet et mon étrange rêve me revient en mémoire.

- Tu dois trouver la source, tu dois rendre aux sorciers leurs pouvoirs, tu dois sauver notre espèce.

Je m'approche de l'eau qui s'écoule du robinet et je passe ma main dessus, je puise un peu d'eau entre mes mains pour me rincer le visage, lorsque je rapproche l'eau de ma face, un visage apparaît à l'intérieur.

- Tu dois trouver la source Elektra, la source de nos pouvoirs. Tu es la seule capable de la trouver, sauve ton peuple Elektra. Sauve les. Prise de panique, je verse l'eau dans la baignoire et je me recule jusqu'à sur le mur.

- Elektra ?

Je me tourne vers ma mère qui me regarde d'une drôle de manière.

- Tout va bien ?

Je regarde ma mère et je regarde l'eau couler sans savoir quoi lui répondre, parce que moi même je ne sais pas si je vais bien ou pas, je crois que je suis sur le point de devenir folle.

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