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El cùcùy ou l'esprit vengeur

El cùcùy ou l'esprit vengeur

Auteur:: Moya
Genre: Horreur
Aviez-vous déjà entendu l'histoire de "El cùcùy", la créature du folklore hispanique qui punirait les petits enfants enfants désobéissants ? Et bien ce livre vous parle l'autre face de l'histoire. Celle réinventée rien que pour vous, dans le but de vous faire voyager à travers l'imaginaire. La legende raconte que si deux âmes peinées, blessées et meurtries accomplissent ensemble un rituel sacré, à la pleine lune, El cùcùy sortirait des profodeurs de l'enfer, les yeux rouges comme du sang, les griffes longues, affilés comme des couteaux, l'haleine puante la chaire fraîche, les dents pointures et acérées commes des lames de rasoir, pour venger ces personnes. Ce rituel à été accompli par Rafaël et Julia qui souffraient de la perte que leur avait causé l'évolution rapide de la délinquence à Big city. Ce qu'ils ignoraient c'est que rien ne s'obtient gratuitement ici bas. Pour chaque acte posé, un prix à payer. Sympathiser avec une force du mal revient à tenir une épée à double tranchant. Prenez garde! Prenez garde chers visiteurs! Car dans la nuit noire, El cùcùy arpente les rues de Big city, à la recherche d'un malfecteur sur qui déverser toute sa soif de vengeance.

Chapitre 1 Les pleurs dans la ville

Ici, c'est Big city. Une ville qui a vu son taux de délinquence augmenter au cour de ces deux dernières décennies. Personne n'est à l'abri nulle part dans cette ville. Les lois des gangs avaient pris le dessus et les forces de l'ordre étaient pour la plupart corrompues. Chaque jour, un nouveau corps était découvert, une femme violée, un enfant enlevé ou tué, un homme éventré mais jamais de coupable n'a été retrouvé. Chaque jour, une famille pleurait la perte ou la disparition d'un être cher.

Les hopitaux grouillaient de victimes, les plus chanceuses, qui avaient réussi à survivre mais blessées et dans un état lamentable.

Il arrivait parfois que l'on retrouve dans des écoles, des restaurants, sous des ponts, des cadavres accrochés ou des personnes démembrées sur le points de mourir. Les maisons n'étaient pas sécurisées, les rues encore moins. À n'importe quel moment, ces délinquents pouvaient entrer dans votre maison et personne ne viendra à votre secours.

Pour se protéger les uns des autres, les amis, les parents et connaissances préferaient vivre en communauté. C'est au cœur de cette ville, dans un immeuble délabré que vivent Rafaël, Julia et leurs familles respectives. Lui était agent de sécurité dans un supermarché et elle, infimière. Ils se connaissaient depuis l'enfance car leur parents étaient de la même communauté.

Chaque fois que Rafaël finissait son service, il se rendait à l'hopital pour chercher Julia. La vie à Big city n'avait pas toujours été ainsi. La vie était plus paissible, plus simple et plus gaie autrefois. Mais, après l'arrivée des "Lobos", un gang sanguinaire, Big city est devenue l'une des villes les plus dangereuses du pays, poussant même l'Etat à ne plus se soucier des problèmes de cette ville.

Quand ils étaient enfants, Rafaël et Julia écoutaient toujours les histoires de mámá Rosa, la doyenne de leur communauté. Elle était un peu comme une grand-mère à tout le monde. Parmi de nombreux histoires racontées, celle d'El cùcùy était celle qui avait le plus fasciné Julia.

« Lorsqu'un enfant n'obéit pas à ses parents ou a une mauvaise conduite, el cucuy vient lui rendre visite pendant la nuit pour le punir. Telle une ombre, el cùcùy s'introduit dans sa chambre et le dévore sur le champ sans laisser de trace. C'est pourquoi, vous petits enfants, devrez obéir à vos parents » C'était ce que leur disait mámá Rosa quand ils avaient entre quatre et dix ans.

Mais à leurs quartoze ans, la vieille femme leur a raconté une autre version de l'histoire. La vraie selon elle.

« Dans une nuit de pleine lune, si deux âmes blessées et meutries se mettent dans leurs plus simples tenues et accomplissent ensemble un rituel sacré, leurs pleurs et suplications se transforment en une mélodie de détresse qui parvient au oreilles d'el cùcùy. Là, la créature aux yeux rouge comme le sang, les griffes longues et affilées comme des couteaux, l'haleine puante la chaire fraîche, les dents pointures et acérées comme des lames de rasoir sort des profondeurs de l'enfer, venger les personnes qui l'auraient appelé. El cùcùy ne se déplace jamais pour rien, c'est pourquoi il ne repond pas à tout le monde. Pour que le rituel soit une réussite, il faut que la peine des personnes soient vraies. Quand il commence sa vengeance, rien ni personne ne peut l'arrêter. Il vient comme une ombre et part comme le vent une fois sa mission terminée. Aussi silencieux que le vent, el cùcùy déchiquette ses victimes comme un loup sauvage. Prenez garde jeune gens ! Ne vous trompez pas de vocation sinon vous serez le prochain dîner d'el cùcùy. »

Julia avait fait des cauchemars pendant des années à cause de cette histoire. Mais en voyant l'état de sa ville, comme elle aurait aimé faire appel à cet esprit vengeur pour débarrasser Big city des "lobos". Elle avait grandi en voyant certaines de ses connaissances tuées, disparues, enlevées estropiées.... par cette bande de vauriens. Le plus pitoyable était de voir des enfants des communautés, le futur de cette ville se faire enroler par ce gang.

Ce soir, elle a fini un peu tard, mais elle n'avait pas peur car elle savait que Rafaël l'attendrait devant l'hôpital pour la raccompagner. Elle lui était reconnaissante d'être toujours là pour elle. Elle avait perdu son père enfant et vivait avec sa mère et sa petite sœur. Quant à Rafaël, il était le seul enfant de ses parents. C'est pourquoi, il se sentait si responsable vis à vis de ces soeurs que le ciel lui avait donné. Même si au fond de lui, il aurait préferé que Julia le voit autrement qu'un frère.

Rafaël: Tu es en retard ce soir, je t'attends depuis longtemps tu sais ?

Julia: Je sais. Je suis désolée. Il y a eu un braquage dans un fast-food et les victimes ont été conduits pour recevoir des soins. Il n'y a pas beaucoup de personnels et nous sommes obligés de travailler deux fois plus. Les personnes étrangères à cette ville refusent de venir y travailler à cause de sa mauvaise réputation.

Rafaël: Tu te souviens de Juan ? Celui qui était dans le même groupe d'étude que nous au lycée ?

Julia: Oui bien sûre.

Rafaël: Il travaillait dans ce fast-food. Il a été tué d'une balle dans la tête pendant le braquage pour dissuader les autres de tenter une action.

Julia: Oh mon dieu! Comme c'est écœurant de voir ce à quoi ressemble notre ville. Personne n'est en sécurité et l'Etat semble nous avoir oublié. Nous nous faisons agresser et tuer dans nos bus, nos maison, nos écoles, sur notre lieux de travail. Les "lobos font la loi et nous ne sommes que de simples spectacteurs.

Rafaël: Tant que je serai là, rien n'arrivera ni à toi ni Camila encore moins à ta mère. C'est d'ailleurs pourquoi je m'arrange à ce que la voiture ne soit jamais en panne pour que l'idée de prendre le bus n'efflorre jamais ton esprit.

Julia: Camilia est un peu tête en l'air. Elle pense être assez grande pour prendre ses propres décisions et cela me fait un peu peur. J'ai réussi à économiser assez d'argent. À la rentrée prochaine, je l'enverrai continuer les études chez la grande sœur de ma mère. Au moins je me ferai moins de sousci si elle n'est plus dans cette ville.

Rafaël: Comment comptes-tu t'y prendre sans éveiller les souspçons de ces monstres sanguinaires?

Julia: J'y réfléchis encore. Ah mon cher Rafaël si tu savais combien de fois je souhaite que l'histoire de mámá Rosa sur el cùcùy ne soit pas qu'une simple légende.

Rafaël: Tu es encore dans tes délires ? Je pensais qu'avec les années tu avais oubliée ces sottises. El cùcùy n'est qu'une histoire racontée pour faire peur aux petits.

Julia: Ce n'est pas ce que dit mámá Rosa.

Rafaël: Pour l'amour du ciel Julia tu as vingt ans maintenant. Grandis un peu.

Chapitre 2 La dispute

Rafaël et Julia étaient rentés depuis bientôt une heure, mais Camila était encore dehors. Julia aida sa mère à préparer la table et se rendit chez mámá Rosa pour lui apporter des médicaments. Rosa se faisait vieille et trouver le sommeil devenait difficile pour elle. Julia lui donnait des pilules pour l'aider à remédier à ce problème. Mámá Rosa était une voyante qui avait la manille de tirer les cartes à tous ceux qui lui rendaient visite.

À chaque fois que Julia venait chez elle, elle devait trouver beaucoup d'excuses aussi bidons les unes que les autres pour ne pas que Rosa lui lise son avenir. Pas qu'elle n'y croyait pas, mais elle préférait laisser les choses venir d'elles-mêmes.

Contrairement aux autres jours, màmà Rosa ne lui a pas proposé de lui lire son avenir. Elle lui a donné une tisane et quand elle eut fin de la prendre, la vieille femme récupéra sa tasse.

Julia: Que fais-tu avec cette tasse mámá ?

Rosa: Je lis ton avenir. Tu es la seule à qui je n'ai pas encore lu l'avenir dans ce quartier alors j'essaie d'y remédier.

Julia: Mámá...

Rosa: Chut...

La vieille femme se tendit sur sa chaise et commença à touner la tête dans tous les sens en répétant des mots inaudibles et incompréhensibles. Sa prise sur la main de Julia se resserra, ses yeux se révulsèrent laissant place au blanc. Julia prit peur et volut retirer sa main de celle de la vieille femme mais en vain.

Rosa: Ta vie est sur le point de connaitre un grand changement.... Tu seras amenée à prendre une décision... Une décision pour tout un peuple... Quand le moment viendra, tu devras répondre présent... Une trahison, une grande trahison... Pauvre enfant.... Ne doute jamais de toi car selon ta décison.... Vivra ou mourra...

Julia retira vite sa main de celle de Rosa. Elle avait encore peur quand la vieille femme redevint comme avant en un rien de temps. Et ce courant d'air sorti de nulle part qui lui avait donné des frissons.

Rosa: Tu veux une autre tasse de tisane?

Julia: Non merci, je vais rentrer maintenant si cela ne te dérange pas.

La vieille femme secoua la tête pour dire que cela ne lui posait aucun problème. Julia avait peur du changement brusque de Rosa. Tout à l'heure, Rosa ressemblait à une autre personne, elle était comme possédée et maintenant elle se comportait comme si de rien était. Julia la trouvait bizarre comme son appartement peu éclairé d'ailleurs.

En rentrant chez elle, elle croisa Rafaël. Celui-ci semblait la chercher.

Rafaël: Où étais-tu bon sang ? Tout le monde te cherche non de Dieu. Camila est rentrée dans la voiture d'un homme...

Julia: Quoi ? Je vais la tuer cette fille. Je galère pour nous trouver de quoi mettre sur la table et elle au lieu de prendre ses études sérieusement, elle se permet de fricoter avec des garçons ?

Rafaël: Ce n'est pas ça le plus important. C'est l'homme même qui pose un problème. Il est membre des "lobos". Quand nous somme sortis à leur rencontre, ta mère à essayé de la ramener de force. Elle a été frappée par cet homme. Elle a perdu connaissance et maintenant, elle est étendue dans notre salon toujours inconsciente.

Julia: Et Camilia ?

Rafaël: Repartie...

Julia, se rendit dans leur appartement, prendre sa boîte de premiers secours avant de se rendre chez les Chávez prendre soin de sa mère.

Frida la mère de julia avait la santé fragile depuis la perte son mari. Ce sont les parents de Rafaël, les Chávez qui l'ont aidé à prendre soins de Julia et Camila, jusqu'à ce Julia soit en mesure de se trouver un travail. Aujourd'hui, toute cette responsabilité reposait sur les épaules de Julia. Elle faisait tout pour que sa sœur n'ait pas à confronter la dure réalité mais Camila voyait le monde autrement.

À Big city, il était interdit d'essayer de quitter la ville sous peine de mort. Quand la violence a commencé à faire ravage des décennies en arrières, des familles ont commencé à quitter la ville. Les "lobos" voyant que la ville se vidait de son monde, ont établi une nouvelle loi. Il était interdit à toute personne de quitter la ville pour plus de deux jours. Au moins, deux membres de la famille devaient rester sur place si les autres membres voulaient s'en aller pour un temps. C'était leur façon à eux de s'assurer que Big city restera toujours peuplé.

Frida s'est reveillée une demie heure plus tard. Après avoir pris ses médicaments et son diner, Julia l'accompagna dans sa chambre. Quand elle eut fini de l'aider à se coucher, Frida lui saisit la main.

Frida: Je t'en prie ma fille, je sais que je t'en demande trop mais je crois que le moment est venu pour vous de me quitter ta sœur et toi. Allez chez votre tante Maria et vivez une vie heureuse.

Julia: Et te laisser ici? Hors de question. J'enverrai Camila chez tante Maria et je resterai pour pendre soin de toi.

Frida: Je suis très malade et tôt où tard je mourrai. Je n'ai plus rien à craindre mi hija, mais toi tu as un avenir devant toi. Ne gâche pas ta vie pour moi.

Julia: Dors bien maman, demain on en reparlera.

Elle embrassa le front de sa mère et descendit attendre sa sœur au rez-de-chaussée. Rafaël lui teint compagnie pendant un moment. Elle profita pour lui parler de ce qui s'était passé plus tôt chez mámá Rosa.

Rafaël: C'est vraiment que des sottises, il ne faut pas prêter attention à tout ce que dit mámá . C'est une diseuse de bon aventure alors elle fait tout pour plaire à sa clientèle.

Julia: N'empêche que c'était très réaliste.

Ils ont papoté pendant des heures jusqu'à l'arrivée de Camila. Rafaël s'éclipsa pour laisser les deux sœurs discuter tranquillement. Si l'on pouvait appeler cela ainsi. On pouvait les entendre à des kilomètres.

Julia: D'où viens tu ?

Camila: Je sais que tu le sais déjà, alors ne m'embrouilles pas.

Julia: Qui était l'homme avec qui tu étais ?

Camila: Mon petit ami.

Julia: Tu n'as que seize ans et tu parles de petit ami? Il ne s'agit même pas d'un jeune de la communauté ou d'une autre communauté mais d'un membre des "lobos". Camila, je souffre pour nous payer de quoi manger, pour payer tes cours et toi pour me récompenser tu as un petit ami pire encore membres des "lobos" qui ose de surcroît frapper ta mère? C'est avec ce genre de personne que tu veux passer le reste de ta vie ? Un homme qui n'a aucun respect pour ta famille, que fera t-il te toi quand vous vivrez ensemble ? Ta priorité doit être tes études tu me comprends ?

Camila: Et bien peut-être que je n'ai plus envie de continuer les études. À quoi bon si c'est pour finir comme une pauvre infirmière avec un salaire de merde ? Je suis assez grande pour prendre seule mes décisions. Si tu n'es pas d'accord avec mes décisions alors ça n'engage que toi. Fichez-moi la paix maman et toi. Ce n'est pas de ma faute si papa est mort ni si toi tu es une coincée ringarde suivie de son toutou qui ne fait que rémuer la queue pour elle.

SPLASH, Julia coupa sa sœur dans ses propos avec une grosse gifle. Elle ne comprenait pas comment sa petite Camila était passée d'un petit ange à une furie.

Julia: Pour commencer, tu vas baisser d'un ton. Ensuite tu montreras du respect à papa, maman et Rafaël. Pour finir, je t'enverrai chez tante Maria la semaine prochaine. Tu resteras avec elle jusqu'à ce que tu finisses les études. Tu ne veux pas être une infimière ringarde comme moi, d'accord, mais il est hors de question que tu deviennes la catin shootée à je ne sais quelle merde d'un "lobo".

Camila: Je n'irai nulle part. Enlèves toi vite cette idée de la tête.

Julia: On verra, Camilla. On verra laquelle de nous deux porte la ceinture.

Chapitre 3 Les représailles

Cette nuit a été des plus mouvementées pour les sœurs Guerrero. Heureusement que Julia avait donner les médicaments à sa mère. Ces pilules rendait son sommeil plus lourd. Camila refusait de quitter la ville et Julia insistait pour qu'elle se fasse à l'idée de partir.

Le lendemain, Rafaël déposa Julia à son travail avant de se rendre au sien. Elle avait demandé plus tôt aux membres de la communauté de ne laisser Camila sortir sous aucun prétexte du quartier. Mais que peuvent des personnes terrifiées au plus profond de leurs âmes par les "lobos" face à l'une fille supposée être la maîtresse de l'un de leurs membres?

Camila a menacé de faire appel aux "lobos" si les membres de la communauté essayaient de la retenir. Personne ne voulait avoir affaire aux "lobos", alors on laissa Camila s'en aller. Quelqu'un appella Julia pour la prevenir de la situation. À son tour, elle fit appel à Rafaël pour lui faire part de la situation. Son ami lui promit de trouver les informations sur cet homme afin de mesurer la gravité de la situation.

D'un autre côté, les membres de la communauté se sont réunis pour trouver une solution au problème naissant. La communauté regorgeait de jeunes filles du même âge que Camila. Son comportement frivole pourrait avoir des répercussions sur les autres si une solution n'était pas prise au plus vite. Les parents avaient peur pour leurs filles c'est pourquoi ils ont décidé de couper la mauvaise herbe à la racine.

Dans cette réunion, seule Frida n'était pas invitée. Une fois qu'ils se seraient mis tous d'accord sur un point, un porte-parole irait lui faire le compte rendu.

Dans une salle, tous était réunis. Pablo animait la conférence, à ses côtés Rosa la doyenne. Pablo était le chef de la communauté du nord. C'était un homme âgé connu pour sa sagesse. Quand les membres de la communauté ont commencé les plaintes, il a trouvé raisonnable d'organiser cette assemblée en urgence. Big city comptait jusqu'à six quartiers mais seules quatre de ses quartiers appartenaient à la population. Ces quatre quartiers étaient donc divisés en communauté pour mieux se protéger des "lobos".

Pablo: Chers frères et sœurs, nous sommes ici réunis pour prendre une décision quant au problème qui s'oppose à notre communauté. Comme vous le savez tous, la plus jeune fille de Frida Guerrero fréquente un "lobo" et c'est une chose qui n'est jamais arrivé dans notre communauté depuis sa création. Il est donc de notre ressort de trouver solution à ce problème avant qu'il n'ait plus d'ampleur. Nous sommes à l'écoute de toute proposition et/ou suggestion.

« Les Guerreo doivent quitter la communauté sinon nos filles copieront les mauvaise manières de cette fille. »

« Aujourd'hui ce n'est qu'une fille mais que deviendra la communauté quand elles seront deux, trois, dix? »

« Nous ne voulons pas avoir d'histoire avec ces babares, c'est pourquoi elles doivent s'en aller »

Bientôt se fut le désordre total. Un brouhaha s'installa. Après que Pablo ait tapé plusieurs fois son marteau sur la table, le calme revint. C'est alors que Carlo Chávez le père de Rafaël demanda à prendre la parole.

Carlo: Ecoutez-moi chers amis. Je sais que vous avez tous peurs et moi aussi je ne vous le cache pas, mais nous ne devons pas oublier que Frida est une sœur. Nous sommes tous témoins de sa mauvaise santé et du sacrifice de Julia son autre fille. Ces filles sont nées et ont grandi dans cette communauté que deviendraient-elles une fois livrées à elles-mêmes ? Je vous en prie laissons leur une chance. Essayons de ramener la petite à la raison. Nous sommes une famille et c'est notre fille à tous.

« Une chance pourquoi ? Si cette fille et son copain n'ont pas eu de remords pour sa pauvre mère malade, penses-tu qu'ils en auront pour nous? C'est plus facile pour toi de parler car tu n'as pas de fille »

« C'est vrai il a raison »

« Elles doivent parties, nous le faisons pour nos filles, notre communauté »

Les voix reprirent de plus belle. Pablo tapa la table de son marteau et le silence revint.

Pablo: Nous sommes donc tous d'accord pour dire que Frida doit quitter très prochainement notre communauté en compagnie de ses filles ?

« Oui » repondit la majorité de l'assemblée.

Pablo: Que dis-tu de cela mámá ?

Rosa: Que puis-je dire ? La majorité l'emporte. Laissez-moi juste être celle qui apprendra la nouvelle aux Guerreo.

Ainsi donc, la majotité des membres de la communauté avait décidé que les Guerrero devaient s'en aller loin. Le soir venu, Rafaël alla attendre Julia. Comme toujours, elle sortit de l'hopital avec plus d'une heure de retard. La raison était la même: le manque de personnels pour venir à bout des victimes des "lobos".

Julia: Alors ces informations ?

Rafaël: Ça n'a pas été facile mais j'ai pu avoir l'éssentiel. L'homme en question s'appel Luca Zapata. Il est le représentant des "lobos" dans ce secteur.

Julia: Le chef des "lobos" du secteur?

Rafaël: Oui! Il a trente ans et aime s'entourer de jeunes lycéennes. Pour finir, elles abandonnent les bancs pour travailler comme strip-teaseuses dans les bars avec au moins un enfant à la charge. En un mot, il est dangereux julia.

Julia: Je pense que je ferai vite d'envoyer Camila loin d'ici.

La voiture se gara devant l'immeuble et Julia descendit suivit de son ami. Dans l'appartement, ils trouvèrent les parents de Rafaël, mámá Rosa et Frida assis le visage sérieux. Cela inquiéta Julia. Les personnes âgées demandèrent aux jeunes de prendre place, ce qu'ils firent.

Frida: Mi hija, face aux agissements honteux de ta sœur, la communauté a décidé de nous chasser. Ils nous demandent de partir car il ne veulent pas avoir à traiter avec les "lobos".

Julia: Quoi ? Ils ne peuvent pas faire ça. Cette communauté est tout ce que nous avons. Nous sommes nées et avons grandies à leurs côtés, qu'adviendra t-il de nous ? Quelle autre communauté voudra bien de nous?

Carina: Mon mari et moi avions essayé de leur faire entendre raison mais leurs esprits sont déjà en paniques. On ne peut raisonner un homme guidée par la peur car c'est la peur qui parlera toujours à sa place.

Rafaël: C'est absurde de prendre une telle décision sur un coup de tête.

Julia: Mámá , toi au moins, ils t'écouteront car tu es très respectée. Je t'en prie parles leur demain. Camila ne sera plus un problème. Je te l'assure dès demain, je l'envoie chez ma tante Marie. Je prendrai sur moi, toute responsabilité quant à cette décision.

Carina: Tu es bien brave ma fille mais que dira ta sœur ? Sera t-elle du même avis que toi ?

Frida: Camila est sortie de ce quartier en proférant des menaces. Depuis ce matin, elle n'est pas encore rentrée. Crois-tu qu'elle acceptera de partir sans faire d'histoires?

Julia: Camila, j'en fais mon affaire personnelle. Mámá, toi occupe toi de convaincre les autres.

Après le dîner, Julia accompagna sa mère au lit en s'asurant de lui donner ses médicaments. Elle déscendit au rez-de-chaussée attendre sa sœur en compagnie de Rafaël.

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