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Dompte-moi si tu l'oses

Dompte-moi si tu l'oses

Auteur:: HERMANN
Genre: Loup-garou
Une métamorphe-louve brisée peut-elle encore trouver sa place parmi les siens ? Forcée de vivre parmi les humains depuis son plus jeune âge, Shannen est une métamorphe incapable de se transformer. Un détail qui ne l'a jamais vraiment dérangée... jusqu'au jour où un Bêta aussi arrogant qu'insupportable vient bouleverser son existence : Thalion , un Alpha puissant, l'a revendiquée comme sienne. La bonne blague. Elle qui exècre les métamorphes-loups plus que tout se retrouve contrainte de s'en rapprocher... au point de devenir l'Alpha d'une Meute. Bon Dieu, Shannen... dans quel pétrin t'es-tu encore fourrée ?

Chapitre 1 Chapitre 01

Jeudi 14 novembre

Onze heures et trente-deux minutes – Mon téléphone vibre, inutile de décrocher. Je sais qui m'appelle. Ma mère. Je sais ce qu'elle a à me dire et je ne suis pas prête à l'admettre. Ne plus la sentir m'inquiète déjà suffisamment... et je ne tiens pas à m'engueuler avec elle. Pas maintenant.

J'attrape mon téléphone, je l'éteins et me rallonge sous ma couette, le seul endroit où je me sens encore en sécurité. La couverture chaude m'enveloppe et me protège. Je ne veux pas me lever. Juste dormir. Oublier... Et me réveiller sans que tout cela ne soit jamais arrivé.

Malheureusement, je sais que cela n'arrivera pas. J'ai enfreint la règle et je ne peux plus retourner en arrière. C'est terminé.

Ma tête est lourde, je n'arrive pas à dormir. J'ai des sueurs froides depuis des heures et j'ai déjà changé trois fois de pyjama. Mes cheveux collent à mon visage et m'agacent. Je m'assois, attrape mon verre et le cachet de Nurofen sur la table. L'eau me fait du bien mais le cachet ne passe pas. Ma gorge est trop enflée.

Je me lève. Mes jambes flageolent et je manque de tomber. Heureusement que mon appartement ne fait que vingt mètres carrés. Je n'aurai jamais atteint mon réfrigérateur sinon. En l'ouvrant, je cherche le pot de compote que je n'avais pas terminé la veille. Je le prends et y insère mon cachet. Bizarrement, j'arrive mieux à l'avaler.

Je retourne enfin me coucher, mon réveil affiche maintenant onze heures et quarante-sept minutes. Anaëlle et Jessica devraient bientôt sortir de cours. Je suis sûre qu'elles ne vont pas tarder à m'appeler. Malheureusement, elles devront dire bonjour à ma boîte vocale. Pas question que je rallume mon téléphone aujourd'hui. Je ne suis pas prête à affronter la vérité. Elle peut bien attendre.

M'écrasant sur le lit, je mets le réveil pour huit heures. Je n'ai pas envie d'aller en cours demain mais je n'ai pas le choix.

·

Les lumières multicolores éblouissent la pièce. La musique électro s'échappe des haut-parleurs géants à plein volume. Des corps en sueur se frottent les uns contre les autres au rythme du son. J'aime cette ambiance. Après avoir siroté mon verre de Tequila Sunrise, je me lance à la recherche de mes deux amies. La piste est pleine et j'ai du mal à avancer. Des corps, sans visages distincts, se collent à moi, m'invitant à faire de même. J'hésite. Ma tête tourne. Probablement l'alcool. Je n'arrive pas à refuser. Commençant à me dandiner au rythme du son, je m'arrête. Mes yeux viennent de rencontrer les siens. Gris perle étincelants, sensuels et possessifs, ils me cherchent. C'est moi qu'il veut, je le sais. Son visage est plongé dans le noir mais lorsqu'il relève la tête, les lumières des projecteurs révèlent un rictus de satisfaction et deux canines d'un blanc ardent. Puis il se transforme et bondit vers moi.

·

La peur me réveille. Je suis allongée dans mon lit. Mon pyjama est de nouveau trempé et ma respiration est saccadée. De la main, je cherche mon verre. J'avale l'eau d'une traite et essaie de me calmer.

·

La jonction entre mon cou et mon épaule me brûle et me démange terriblement. Pour atténuer la douleur, je me mords la main. Mes jambes trouvent rapidement le sol et je cours jusqu'à la salle de bain.

·

Sans prendre le temps de me déshabiller, j'attrape le pommeau de douche et allume l'eau froide au maximum. La différence de température me déstabilise et je manque de tomber. La douleur de mon épaule commence à s'affaiblir. Je peux respirer de nouveau.

·

L'eau continue de couler. J'attends un moment avant de me décider à sortir. Sans regarder, je cherche ma serviette. Je ne la trouve pas. Le sol de ma salle de bain est trempé mais je m'en fiche. Ce n'est pas ma priorité. D'ailleurs ça n'en sera jamais une. Mes vêtements sont dans un triste état. Je dégrafe mon soutien-gorge et le laisse tomber par terre. Je me retourne et regarde dans le miroir.

La femme en face de moi semble plus pâle que jamais. Je donnerais simplement trois mots pour la décrire : lamentable, fragile et faible. Ça me correspond parfaitement. Oh ! J'ai oublié « idiote » aussi. Mais ça, je le sais déjà.

Mes longs cheveux châtains cachent ma poitrine. Des cernes énormes habillent mes pommettes rosées et soulignent la fatigue de mes yeux couleur olive. Mes sourcils sont en pagailles et j'ai encore plus de taches de rousseurs qu'avant. Si Jess voyait ça, elle hurlerait sur le champ.

Mes lèvres pulpeuses sont gercées et boursouflées comme jamais. Je fais peur à voir. C'est clair.

Puis mon regard descend vers mon cou où je ne peux m'empêcher d'y porter mes doigts.

Une marque.

Sa marque... habille maintenant le creux de mon épaule gauche.

Huit trous y sont gravés. Mes doigts frôlent légèrement le renflement de ma peau. Je ferme les yeux. Je ne saurais pas décrire ce que je ressens actuellement. Excitation. Palpitations. Ivresse. Besoin. Angoisse. Peur. Toutes ces émotions se mêlent dans mon esprit. Je suis prise de vertige et m'assois sur le plan de travail de la vasque-lavabo.

Mon corps est douloureux et hypersensible. Je ne sais pas ce qui m'arrive... En fait si, je sais exactement mais je ne veux pas me l'avouer.

Chapitre 2 02

Ni à moi. Ni à elle.

C'est pour cela que je l'ai enfermée dans mon esprit. Je sais que je ne devrais pas et qu'elle est folle de rage. Et c'est son droit. Elle veut sortir. Elle veut casser les barreaux que j'ai fortifiés autour d'elle.

Je ne m'en étais jamais servi avant.

Je n'en avais pas besoin.

Nous avions les mêmes pensées, les mêmes besoins, les mêmes envies. Mais suite à ça... je savais que je n'avais pas le choix.

Je devais la contenir. La maîtriser. La contrôler... Ma louve. Ma moitié. Mon être.

Je sais qu'elle meurt d'envie que je l'écoute. Elle en a besoin, je le sais.

Surtout en ce moment plus que jamais.

La sentir comme ça me brise le cœur. Mais elle doit comprendre. Je n'ai pas le choix. La laisser sortir serait de la folie. Elle n'aurait aucune pensée cohérente et rationnelle. Le besoin est sa priorité mais je ne peux pas la laisser faire. Je ne le dois pas. Sinon... je serais définitivement sienne.

·

Quelqu'un est en train de détruire ma porte. Enfin, vu les coups qui résonnent dans l'appartement, ça ne m'étonnerait pas...

Mon réveil affiche deux heures et vingt-huit minutes. Ce n'est certainement pas le facteur. J'ignore les coups et me plonge sous la couette. Puis les frappements recommencent. Plus forts cette fois-ci.

Si je n'y vais pas, c'est le voisin que je vais me taper et honnêtement je n'ai pas besoin de ça.

Je grogne et me lève. Mes pieds traînent sur le lino blanc et longent les rebords du tapis à poils longs de mon espace à vivre. Mes pas résonnent et les coups sur la porte cessent.

J'inspire un grand coup puis l'ouvre.

Personne. Quelle bonne blague. Je pousse un grondement sourd. Encore ces imbéciles de voisins. Ils aiment vraiment me faire chier, ma parole.

Énervée, je referme la porte puis retourne vers ma chambre. Je m'arrête net sur le palier.

Un homme d'une vingtaine d'années est adossé à mon canapé. Ses traits sont fins et ses yeux azurs brillent comme le diamant. Ses cheveux sont clairs, presque blancs, et décoiffés. Il porte une veste en cuir noir et un piercing à l'arcade sourcilière gauche.

- Salut, me dit-il avec un sourire à tomber.

Je ne réponds rien. Je l'observe juste. Ma louve grogne. Elle a senti quelque chose. Elle veut sortir.

Je recule d'un pas. J'ai une boule au ventre. Ma louve est de plus en plus dure à canaliser. Elle se cogne contre les barrières invisibles de mon esprit. Sa rage monte, prête à défendre son territoire contre cet étranger. Ce loup.

Elle hurle. Je ne peux plus la retenir.

Mes ongles s'agrandissent et durcissent. Ma respiration augmente rapidement. Mes gencives me font mal. Je sais que je ne me transformerai pas entièrement. Je n'ai jamais réussi. Vivre sans meute n'a pas beaucoup d'avantages. Depuis plusieurs années, nous sommes seules avec ma mère. Elle n'a pas pu tout m'apprendre. Elle vit déjà difficilement sa solitude depuis que mon père a été tué.

Un hurlement s'échappe entre mes lèvres. Mes yeux verts foncés laissent place à ceux de ma louve, plus étincelants, plus brillants. Je reste sur mes gardes, ma louve m'indiquant ses pensées. Elle veut que je reste en position de force. Je suis chez moi et cet individu doit disparaître.

L'homme continue de sourire. Il se rapproche de moi. Je grogne plus fort. Je suis apeurée.

Depuis que j'ai libéré ma louve, je sens une multitude d'émotions m'envahir. Des liens invisibles s'échappent de partout. Des liens de Meute. La plupart proviennent d'un même point. Il y en a trop pour que je les compte. Si je les sens, c'est qu'ils me ressentent aussi. Ma louve semble contente. Elle allait pouvoir être parmi les siens.

- Ta louve semble ravie.

Je reporte immédiatement mon attention sur cet intrus. Pas si intrus que ça finalement. Un lien nous lie, lui et moi.

Je reste tout de même sur mes gardes.

- Qu'est-ce que tu m'as fait ?

Il me jauge du regard.

- Pardon ?

- Pourquoi m'as-tu marqué, espèce de connard ?

Il se met à rire puis, d'une vitesse incroyable, il m'agrippe et me plaque contre le mur.

- Quoi ? Elle ne te plaît pas ?

Ma louve hurle comme un chiot apeuré. Sa main soulève le tissu de mon T-shirt de pyjama, dévoilant ma marque. Ses doigts sont fins et longs. Ses lèvres sont proches de ma marque. Je sens son souffle chaud parcourir ma peau. Une montée de stress me prend le corps et ma tête tourne.

- J'adore ta peau, Shannen.

J'avale ma salive. Ma louve, elle, semble moins apprécier et continue de grogner.

Il s'éloigne doucement et me sourit.

- Malheureusement, je ne suis pas celui qui t'a marquée.

Malheureusement ? C'est censé vouloir dire quoi, ça ?

Il me jauge du regard, la main au menton.

- Il n'a pas si mauvais goût que ça.

C'est sûr. Il me drague, ce con.

- Attends. Ce n'est pas toi ? demandé-je les yeux écarquillés.

Il s'avance et me plaque à nouveau contre la porte.

- Vu que votre revendication n'est pas encore complète, je pourrais très bien te voler à lui, non ? Rien que d'imaginer sa tête... ça m'excite.

Ce type est dingue. Complètement dingue. Je le repousse et grogne en lui montrant mes yeux de louve.

- Ne t'inquiète pas. Je ne suis pas assez fou pour te voler à un Alpha.

- Un... un Alpha, bégayai-je.

Il me regarde avec interrogation.

- Ne me dis pas que tu ne sais pas qui t'a revendiquée...

Mes doigts griffent la porte et je sens que je commence à trembler. Il se met à rire. Nerveusement, cette fois.

- Sérieusement ?

Il se passe la main dans les cheveux.

- Je n'y crois pas. Bon, laisse tomber. Prends tes affaires et on y va, dit-il en me poussant et sortant de l'appartement.

- Je ne viens pas.

Il se retourne et me regarde avec mépris.

- Il ne me semble pas t'avoir demandé ton avis. Mon Alpha m'a demandé de venir te chercher et en tant que Bêta, je me dois d'assurer ta sécurité.

- Oh, tu es le messager-protecteur ? Génial, tu diras à ton toutou de chef que je ne viendrai pas. Ni aujourd'hui. Ni demain. Et... Oh ! Après-demain non plus, lui dis-je en lui faisant signe de la main de se casser.

Il se met à glousser.

- Notre louve semble avoir un sacré caractère. Tant mieux. Le rôle de l'Alpha femelle n'est pas simple. Surtout dans une meute où il n'y a presque que des mâles, affirme-t-il avec son regard de tombeur.

Je grommelle.

- Je t'ai dit que je ne viendrai pas.

- Pourtant tu n'as pas le choix. Cette marque en est la preuve, dit-il en désignant mon épaule que je recouvre instantanément. Tu es des nôtres maintenant, Shannen Faulds.

- Casse-toi ou je te fais très mal, sale con !

Sans prendre le temps de le laisser répondre, je referme la porte. Je boucle la serrure. Je déplace ma table et la renverse devant. Je ferme tous les volets et les barricade.

Mes mains tremblent. Ma louve semble aussi déboussolée que moi. Si ce n'est plus.

Chapitre 3 03

Je m'enroule sous la couette. Il est seulement trois heures et onze minutes du matin et je dois me lever dans quelques heures...

Non. Je ne pourrais pas y aller. Je ne peux pas sortir. Il est encore là. Je le sens grâce à notre lien de Meute.

La Meute... Ce que je n'ai pratiquement pas connu. Ma mère et moi avons été chassées il y a quelques années de ça... lorsque mon père a été assassiné.

Il était l'Alpha de sa meute. La Meute de Tangrak. À l'époque, nous n'avions pas beaucoup d'alliés fiables et mon père luttait pour notre survie.

Ma mère n'était pas une dominante et n'arrivait pas à soutenir mon père dans son rôle. Plusieurs membres se sont rebellés et ont quitté la Meute. Une dizaine, je crois. Je savais à peine courir.

Puis un jour, ils sont revenus. Pas pour être réintégrés, non. Ils voulaient sa place. Notre place.

Kröwls, l'ancien Bêta, a défié mon père. Ce que nous ignorions à ce moment-là, c'est qu'il n'était plus simplement Bêta. Il était devenu Alpha.

Ce connard... l'a tué. Il a tué mon père. Détruit nos vies...

Ma mère ne s'en est jamais remise. La perte de l'Âme-sœur... est la pire chose qui peut arriver à un loup.

·

Je tourne en rond dans mon lit. Je n'arrive pas à me rendormir. J'attrape mon PC portable et ouvre Facebook. Huit notifications. Trois demandes d'amis. Un message.

Je regarde d'abord mes notifications. Rien de nouveau. Encore des posts sur les maltraitances animales. Ça me crève le cœur. Je n'ai pas la tête à ça.

Parmi les demandes d'amis, il y a Killian. Un gars que j'ai rencontré la dernière fois en boîte. Il n'est ni beau, ni moche. Juste pas mon genre.

Il m'a même laissé un petit mot du genre « Coucou ! J'espère que tu te rappelles de moi. Je me disais qu'on pourrait se revoir pour boire un café ou autre. À plus, Killian J. »

Direct le mec.

Je lui réponds gentiment que sans façon.

Les deux autres demandes sont de types que je ne connais pas. Je les ignore donc.

Rien de nouveau dans le fil d'actualité. Je vais donc sur un de mes sites de drama coréen préférés et lance le téléchargement de l'épisode quatre de "Angry Mom".

La connexion ici n'est pas terrible. J'en ai au moins pour cinquante minutes pour un épisode. Les joies du débit.

Je ferme mon ordinateur et m'allonge, bras au-dessus de la tête. J'ai besoin d'aller courir. Ma louve n'arrête pas de tracer des cercles dans mon esprit. J'ignore s'il est encore là. Je me concentre et le cherche.

Il y a trop de liens. J'ai du mal à me concentrer sur un en particulier. Mais aucun ne semble être proche. Enfin, proche – à quelques mètres, je parle... Je récupère mes clés de voiture, enfile mes baskets et me dirige vers la fenêtre de la chambre. Je suis au deuxième étage. Je devrais pouvoir sauter sans me faire mal.

Je laisse la porte entre-ouverte et saute. J'atterris sur mes jambes qui fléchissent instantanément. J'inhale l'air frais du parc. Il est très tôt. Ou tard. Tout dépend des personnes.

Je cours vers ma Renault dix-huit grise. Elsa. J'aime cette vieille voiture. Elle est grande et agréable à conduire. Quelques griffures ont marqué la peinture mais je m'en fiche. Elle roule et c'est très bien comme ça.

·

Je me dirige vers la forêt à quelques kilomètres de chez moi. Plus je m'éloigne de la ville, moins il y a d'éclairage. Je me gare à l'endroit habituel et récupère une lampe dans la boîte à gants.

Une louve avec une lampe torche, drôle non ? Mais bon, pas le choix. Ma transformation n'est pas complète et je n'ai pas la vision d'un loup mature en pleine nuit.

Je cherche mon téléphone dans ma poche. Rien. Je me rappelle maintenant que je ne l'ai pas pris. Quelle idiote.

Bon, ça ne sert à rien de me morfondre.

Rien ne va m'arriver... n'est-ce pas ?

J'angoisse. Ma louve est sur ses gardes elle aussi. J'hésite à faire demi-tour... Non. Je ne suis pas faible. Qu'est-ce qui pourrait m'arriver ? Je cours deux fois par semaine ici depuis un mois et ça s'est toujours bien passé.

Je me mets la pression toute seule.

Non pas toute seule. À cause de lui !

Je dois garder mon calme. Je ne dois pas me laisser dépasser par les événements. Si cela se trouve, il regrette aussi et la revendication ne se fera pas. Il la révoquera et nous serons à nouveau heureux tous les deux !

Ma louve grogne et désapprouve l'idée. Quelle louve souhaiterait ne pas être liée au plus puissant des mâles d'une meute ? Pas elle en tout cas et elle meurt d'envie de savoir s'il est au niveau de sa puissance. Et comme elle n'en a pas, ça ne va pas être bien compliqué...

Je rigole.

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