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Dommage collateraux

Dommage collateraux

Auteur:: IBIZAR
Genre: Romance
Toute ma vie on m'a répété que une femme qui avait réussi était une femme qui avait mari et enfants. Que une fois marié, je devais être soumise à mon mari, que être intelligente c'était bien mais je ne pouvais pas l'être plus que mon mari, qui voudrait épousé une grande gueule. Je m'appelle Jamila je viens de décrocher mon B.E.P.C et j'ai tout juste 15 ans et au lieu de me demande ce que je vais faire l'année prochaine, je dois choisir parmi les candidatures de mes nombreux prétendants et décidés avec qui est-ce que je vais passer le reste de ma vie pour le meilleur et pour le pire devant Allah et les hommes non pas pour moi mais pour entrer dans le moule d'une société traditionaliste, sexiste, misogyne et complètement aveugle devant la souffrance de ses filles. Tariq 27 ans père de jumeaux de 6 ans et veuf. Je viens de vous donner ma bio en moins de quinze mots. La société dans laquelle je vis exige que je me remarie pour offrir à mes enfants la stabilité dont ils ont besoin, jusqu'ici ma mère s'occupait très bien d'eux mais avec sa santé qui décline je dois trouver une femme pour la seconde fois. Bon je pourrais encore rajouté quelques informations à ma bio : je suis orphelin de père, fils unique du cote de ma mère qui est la deuxième femme de mon père et troisième du cote de mon père et son successeur. Venant d'une famille polygame je sais vous dire trois choses : 1) N'étant pas l'ainé, le rôle de successeur est une plaie surtout avec les miens 2) Je dois me marié, pour ma mère, mes enfants et moi-même sinon je peux dire adieu à ma mobilité hors c'est la seule chose qui me permet non seulement d'assurer le train de vie on ne peut plus onéreux de cette famille mais aussi de ne pas devenir complètement fou. 3) JAMAIS JE NE SERAIS POLYGAME ça a tué mon mon père à petit feu et c'est en train de me tue moi aussi.

Chapitre 1 01

Chapitre 1 : Aprehensions

Tic Tac Tic Tac Tic Tac

Je me retourne encore et encore dans mon lit, je tends la main vers mon téléphone un Nokia 3210 que mon grand frère malick m'a offert pour l'obtention de mon B.E.P.C il est 3h15 dans une semaine c'est la rentrée scolaire.

Mais toute cette excitation que je resens souvent à l'approche de celle qui est cause de mon insomnie a disparu replace par une peur viscérale de l'inconnu en effet je dois me marié.

J'ai l'ai évité autant que possible mais je ne peux plus y échappé. Ça fait un an jour pour jour que en rentrant du collège Njise pour mon inscription j'ai trouvé chez deux vielle dame qui étaient là pour demande ma main pour leur fils qui vivait en Guinée Équatoriale. J'ai réussi à les faire fuir en me faisant passé pour immature et simple d'esprit bien évidement sans que mes parents ne s'en doute sinon ça aurait direction Foubot pour cultivé les champs et Adieu école.

Mais mon père m'as prévenu c'était ma dernière année scolaire après celle-ci je devais me marié pour mon père il était hors de question qu'il continué à nourrir une grande fille chez lui et pour ma mère elle ne veut pas d'une coépouse chez elle.

Donc me voilà titulaire d'un B.P.E.C avec le rêve de devenir avocate qui littéralement me ronge de l'intérieur mais que je dois étouffer dans l'œuf.

Ma mère s'est assure de me former très jeune au rôle le plus important de la vie d'une femme celui d'épouse et de mère et oui je pourrais dire sans équivoque que j'ai toujours été une très bonne élève je sais faire à manger, tenir une maison et même me taire.

Alors quand mon père m'a inscrite en 6 éme après l'obtention de mon C.E.P j'ai commencé à rêve à devenir plus que juste une épouse, plus que juste une mère mais j'ai très vite déchantée, la réalite a vite fait de me rattraper : je dois choisir et vite sinon ça sera à papa de le faire et j'ai beau beaucoup l'aimé je ne peux pas lui confié le choix de mon futur époux sinon il me vendra au plus offrant et je ne saurais même vous dire ce qui serais le pire. Le fait qu'il le fasse ou qu'il le fasse en étant intimement convaincu de le faire pour mon bien.

Papa à toujours pensé que avoir de l'argent voulait dire être heureux car on pouvait tout s'offrir et maman a toujours fait tout ce que dit son mari. D'ailleurs je n'ai aucun souvenir d'elle contredisant ce qu'il dit ou allant à l'encontre d'un des ordres qu'il ait donné.

Je suis la troisième d'une famille de cinq enfants. Malick l'ainé est marié et vit à Douala avec sa femme où il est Benskineur (coducteur de moto Taxi), Zuleika la deuxième est aussi marié et vit à Kiossi (ville frontaliere entre Gabon-Cameruon-Guinnée Équatoriale) avec son mari. Mes deux petits frères Abdel et Harouna âgés respectivement de 10 et 12 ans vivent avec nous c'est des petits malin et ils sont super intelligents, je sais que plus tard ils pourront absolument être qui ils veulent.

Je ne sais pas à quel moment mais je finis par m'endormir, sans être arriver à prendre une quelconque décision.

- Garçon : Arête, on vas se perdre

- Fille : Mais on est déjà perdu

- Garçon : par la faute de qui

- Fille : ... je ne t'ai pas forcé à venir à ce que je sache, alors si tu ne veux pas qu'on se fassent disputé par Ma 'a (grand-mère)

- Garçon : non toi tu te ferra disputé c'est toi qui a suggére qu'on lui fausse compagnie

- Fille : Ah bon tu crois ça ? Dois-je te rappelle que tu es l'aine

- Garçon : Mais tu ne m'écoute jamais

- Fille : parce que si je t'écoutais on se ferrai prendre tout le temps en plus de s'ennuyé à mourir

- Garçon : pffffffffff, ok Mme je sais tout on fait quoi maintenant ?

J'ai suivi la conversation entre les deux avec beaucoup d'amusement, ils me font pense à Adel et Harouna quand ils font une bêtise. Alors je me suis rapproché d'eux ma tête doit faire peur. Après n'avoir presque pas dormir j'ai dû me lève de bonne heure car aujourd'hui c'est samedi jour de marché et je dois aider ma mère qui est vendeuse d'huile de palme, Papa lui est boucher.

J'observe la fillette et le garçon depuis l'étalage de ma mère, ils sont plus jeunes que ce à quoi je m'attendais. Je dirais 6 ou 7 ans mais à les entendre on leur donnerai beaucoup plus. Ils n'ont pas toujours décidé quel chemin prendre.

- Salam, (ils se retournent vers moi) je peux vous aider ?

Quelque part dans le marché une vielle femme s'affole :

- Jamillllllll ! Aichaaaaaaaa

- (un passant la connaissant) Nah Tariq, que ce passe-t-il ?

- Mes petits-enfants ..... il faut womohhhhhhhhh je vais dire quoi à Tariq ?

- ..... (le passant)

- (criant plus fort) Aichaaaaaaaaaaaaaaaaa

- (la foule commence à se remsemble autour d'elle)....

- Jamilllllllllllllllllll

Comme un seul homme la foule s'est mise à crie comme les vendeurs à la sauvette mais au lieu de vanté leurs différents produits elle scande le nom de Jamil et Aicha.

- (une autre femme) Nah Tariq venez-vous asseoir, il fait trop chaud, on vas les retrouvé

- Nah tariq : Non ohhhhhhh, je vais m'asseoir comment, mes enfants ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhh aidez-moi ohhhhhhhhhhh. Jamilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll, Aichaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

- ......

- ........

- Nah Tariq : (elle aggripe la main du premier passant) il faut les retrouves (sa respiration se fait sifflante) il....f....fffffff......faut appelle mon .....f....ils. (elle s'écroule)

Pendant ce temps à Njiyom (quartier artisanale de Foubam)

Mon meilleur ami depuis la maternelle est venu me rendre visite, je connais Yaya depuis le berceau, nos mères étaient amies avant le décès de la sienne depuis lors ma mère l'as presque élève c'est mon frère de cœur, encore plus que mes propre frères de sang.

Je pourrais passé des heures, non toute ma vie à vous parle de nos 400 coups, du nombre de fois où il à été là pour moi et à quel point je respecte et admire l'homme qu'il est mais jusque-là ça ne serait pas assez.

Je suis rentré il y'a deux jours des USA et j'ai enfin l'impression que j'avance. Toute ma vie j'ai vécu pour ma mère, mon père, ma famille jusqu'à l'arrive de mes enfants et le décès de mon père j'ai dû revoir mes priorités. Ce projet aux USA c'est une manière pour moi de réalise un vieux rêve mais aussi de donne le bon exemple à mes enfants.

On est assis au salon en train de discute, faire le point sur mon séjour quand je reçois un coup de fil qu'aucun fils et père ne veut recevoir.

Dringgggggg dringgggggg dringggggg

- Salam

- Walaikoum salam, c'est bien Tariq Nsangou

- Oui...

- Votre mère a été hospitalisé et vos jumeaux sont introuvable

- QUOI ??????

Chapitre 2 02

Chapitre 2 : Plus de peur que de mal

Jamila.

- (je m'accroupie devant les deux enfants) Salam

- Les deux : (les mains croisés sur la poitrine) on ne parle pas aux inconnus

- Jamila : (regard sérieux) je m'appelle Jamila

- Les deux : (regard surpris et méfiants)

- Jamila : d'après mon frère dès lors que tu te présentes à quelqu'un tu n'es plus un inconnu et vous

- Le garçon : Tu sais qu'on est jumeaux

- Jamila : (la fille est toujours silencieuse).....(j'acquiese de la tête)

- Le garçon : (ton ménaçant) et qu'on peut te jeter un sort si tu nous fais le moindre mal

- Jamila : (sans sourcillé) ça me semble bien

- La fille : Aicha et lui le gros dur c'est mon frère Jamil

- Jamila : (je comprends mieux leur air étonné quand je me suis présente) enchanté, Aicha, (je me tourne vers le garçon) Jamil on a le même prénom

- (il me regarde encore sérieusement pendant quelques secondes avant de me faire un

sourire et de se tourner vers sa sœur) on peut lui faire confiance

- Aicha : ça je sais

- Jamil : Et comment Eistein

- Aicha : Bah il faut bien que d'autre utilise leur cerveau

- Jamil : Encore heureux

- Aicha : Ne me cherche pas tu as compris, allez visiter le marché c'était ton idée regarde ou on est

- Jamila : heuuu les enfants

- Les deux : se sont retournés d'un bloc) on n'est pas des enfants

- Jamila : ah bon !??

- Les deux : oui

- Aicha : (vers moi) on doit retrouver notre grand-mère (se retournant vers son frère) j'en connais qui vas être punis pour le restant de ses jours

- Jamila : ok je vais allez avec vous, Votre grand-mère s'appelle comment

- Jamil : (vers sa sœur) c'est ce qu'on verras (vers moi) Adja Mina (=Adja c'est le titre qu'on donne à toute femme ayant effectué le pèlerinage à la Mecque pour les hommes c'est ....)

- Aicha : (fait la grimace et tire la langue a son frère)

Les entendre se chamailles me fais sourire et me rends heureuse sans que je ne sache pourquoi. J'ai confié mon étalage à ma voisine et j'ai pris la route avec mes deux nouveaux compagnons, au moins ils étaient d'accord sur le dernier endroit où il avaient laissés leur grand-mère.

- Jamila : ok allons-y (les prenants chacun par la main) vous devez rendre votre mère complètement folle les terreurs. (on a continué à marcher sur 100 m avant que je n'entente Jamil me répondre)

- (voix basse et triste) On sait pas

- Aicha : (d'une voix atone) elle est morte quand on avait 3 ans

- Jamila : (Orphelins à un si jeune age, Ya ALLAH) je suis tellement désole

- Jamil : (d'un ton neutre) vous ne pouviez pas savoir

- Jamila : (je le regarde surpris par son ton)

- Aicha : (adoptant le même ton que son frère) Ma attend

Tariq

Quand je suis arrivé à l'hôpital du palais j'étais une pile électrique de nerf. J'ai horreur de cet endroit, Ici les murs ne sont pas peint de blanc mais plutôt de blanc cassé et de vert avec une bande jaune au milieu mais l'odeur d'antiseptique reste pareil avec une légère touche nauséabonde, le personnel est toujours aussi déagréable et malpolie.

Ma mère a eu une haute de tension dû à la disparition des jumeaux. Mon dieu les jumeaux, où peuvent-ils être. Ya Allah, ça fait longtemps que je n'ai pas prié, ni demande quoi ce soit à Allah depuis le soir de ma nuit de noce quand j'ai découvert qui était vraiment Asma Ngachili.

Depuis ce jour-là je me suis dit que quelque part Allah m'avait oublié, sinon comment aurai-t-il permis que j'épouse cette femme. Et quand mon père est mort quelque chose s'est définitivement brisé en moi et avec ça mes rapports avec Allah.

Mes enfants sont la chose qui m'ont permis de tenir, ils sont ma lumière dans les ténèbres. Je me rends compte que je suis assis à même le sol la tête entre les mains quand Yaya s'accroupie devant moi et me secoue.

- Je te promet qu'on vas les retrouve

- (la gorge noue) je... je

- Je sais, ils ont besoin de toi, besoin que tu sois fort alors levé toi, j'ai fait venir le commissaire

Jamila :

Quand je suis arrivée devant la boutique de pagne ou les jumeaux avaient laissé leur grand-mère, j'ai appris qu'elle avait été conduit à l'hôpital et la dame a été assez aimable pour me montre le chemin.

Tout le trajet j'ai dû rassuré Aicha et Jamil, pauvres petit ils ne peuvent pas perdre leur grand-mère Allah ne le permettrai pas. Il (Allah) est certes dur avec les personnes qu'il aime mais n'ai point injuste. J'ai fait une courte prière me promettant de faire deux rakas (unités de prières) de plus le soir et de jeune un jour. On est enfin arrivés devant l'accueil de l'hôpital.

- Jamila : (je me dirige vers l'infirmière derrière, la bonne dame se lime les ongles alors le hall est rempli de malades, l'autre a une plaie ouverte sur le genoux et saigne abondamment mais celle qui attire le plus d'attention c'est la femme enceinte qui gémi de douleur. Je n'ai même pas le temps de lui parle que je vois les jumeaux courir, alors je les suis en ne tenant pas compte de l'appel de l'infirmière) Jamil..... Aicha

- Les jumeaux : PAPA PAPA....

- Jamila : (je les vois se jette sur un homme grand brun et tellement beau)

- L'inconnu : (faussement en colère, les tenant chacun par une oreille) vous allez être punis pour le reste de vos jours

- Jamila : (je veux intervenir quand j'entends Jamil demande)

- Jamil : et Ma

Alors là je vois le grand type se mettre à genoux et les serre dans ses bras. Toute trace de fausse colère évapore.

- L'inconnu : elle vas bien, (avec un sourire) mais la punition reste maintenu

- Aicha : (d'une toute petite) jusqu'à nos 25 ans

- L'inconnu : (éclats de rire) petite maline, tu essayes toujours de tout négocie

Un autre inconnu grand noir habillé tout de bleu s'accroupie devant les jumeaux.

Inconnu n°2 : (regard vers le premier inconnu) avec réduction de peine

Inconnu N°1 : (l'air choqué)...

Aicha : (Se jettant dans les bras du second inconnu) Tonton Yaya

Jamila : (Jamil a vite fait de faire pareil que sa sœur, donc il s'appelle Yaya)..

Yaya : (de nouveau vers les jumeaux) on a contacté la police pour vous, alors refaite encore ça et c'est moi personnellement qui me charge la punition (air faché) c'est clair pour vous deux

Les jumeaux : (la tête baissé) oui tonton

Je pouffe derrière eux sur que c'est n'est sûrement pas la dernière fois qu'ils feront une bêtise mais malheureusement ça attire l'attention du groupe sur moi.

Inconnu N°1 : et Vous ?

Chapitre 3 03

Chapitre 3 : Incertitudes

Jamila

- (j'étais comme tétanisé) Heuuuuuu....

- Inconnu N°1 : quoi vous avez avalez votre langue

- Yaya : (souriant) tu ne vois pas que tu fais peur à la fille d'autrui

- Inconnu N°1 : (air mi-surpris, mi-choqué) moi ?

- Yaya : (vers son ami) oui toi, avec ta grosse voix (vers moi) vous vous avez appelez comment ?

- Jamila : heuuu......J..e....(je bégaye)

- Aicha : C'est Jamila

- Jamil : elle nous a aidé

- Aicha : Oui parce que quelqu'un (elle imite des guillemets avec ses mains) nous a égarés dans le marche

- Jamil : Einstein tu n'étais pas obligés de venir

Aicha est sur le point de rétorqué quand il interviens.

- Inconnu N°1 : je m'en fou qui a entrainé qui vous seriez punis pareils (il se tourne vers moi) Merci beaucoup (il se rapproche de moi)

- ....(et moi je recule)

- (il tend la main vers moi) je ne vous remercierais j....

- (Je ne le laisse pas finir sa phrase et me tourne vers les jumeaux) SVP faites attention à vous et ...si vous par mégarde vous vous perdez encore au marché passez me faire un coucou ok ?

- Les jumeaux : (ils sont venus se jeter dans mes bras exactement comme avec leur père)

- Jamila : (je me suis levé et je me suis dirigé vers la sortie sans tenir compte de l'air ahuri de Yaya, de l'inconnu ni de l'air triste des jumeaux. J'ai fuis.)

Tariq

- Tariq : (vers son ami) c'est quoi son problème ?

- Yaya : (hoche les épaules) ...

- Aicha : (elle tire sur la main de son père) tu l'as effrayé

- Tariq : Heinnnn en faisant quoi ?

- Jamil : (riant) avec ta grosse voix

Je lui lance un regard sévère avant de regarde Yaya qui hoche les épaules genre je te l'avais bien dit. Je n'ai pas le temps d'épilogue sur la question car le médecin apparaît pour me dire que ma mère vas bien et qu'elle peut recevoir de la visite.

Dès qu'ont entrés dans sa chambre les jumeaux se jettent sur elle la couvrant de baisers. Elle fait semblant de les grondés pendant qu'eux lui raconte leurs aventures dans le marché. Je ne sais pas pourquoi je tends l'oreille quand il commence à parle de la jeune fille qui les a aidés. Yaya se joint à la conversation et posé exactement toutes les questions que j'aurais posé si j'y participais.

Mais même là, elle a donné très peu d'information aux jumeaux qui permettrait de savoir qui elle est, où elle habite, si elle fait des études si oui lesquels, est-elle marié ? bref aucune information sauf le lieu de l'étalage de sa mère.

Je suis perdue dans mes pensées quand ma mère m'appelle

- Ma : Tariqqqqq, tu m'écoute ?

- Tariq : (je me rends compte que les enfants et Yaya sont sortis) Ils sont où ?

- Ma : j'ai demandé à Yaya de les amène pour qu'on puisse discuté

- Tariq : Ma....

- Ma : (elle leve sa main et me stoppe dans mon élan) ça devient urgent et tu ne peux plus te défilé

- Tariq : (je ferme le yeux, inspire et avec difficulté admet) je sais Ma

- Ma : ....

- Tariq : (son air choqué m'arrache un sourire) Oui je vais me marié

- Ma : ....

- Tariq : Choisi qui tu voudras et je l'épouserais avant de retourner aux États unis

- Ma : (elle se lève et me serre dans ses bras toute trace de tristesse et d'inquiétude disparu)

Jamila

Le reste de la journée est passé très vite. Une fois rentrée j'ai fait un compte rendu de ma journée à ma mère en édulcorant un peu les choses. J'avais fini de faire à manger et je suis allez m'allongez dans ma chambre pour me remettre de ma journée mais c'était sans compte sur ma sœur qui est venu nous rendre visite pour soi-disant nous voir car ça fait longtemps qu'elle n'est pas revenu alors que la vrai raison est q'elle est là, pour m'aider à faire le choix de mon futur époux.

Alors je ne suis nullement surprise quand elle entre dans la chambre que autrefois on partageais et s'assois sur le lit.

- Zuleika : Tu as déjà fait ta prière de Magrib (c'est l'avant dernière prière de la journée celle de 18h00)

- Jamila : Oui (j'attends qu'elle crache le morceau parce qu'elle comme moi savons qu'elle n'est pas là pour ça)

- Zuleika : et le marché ? maman m'as raconté qu'au marché...

- Jamila : (je lui coupe la parole) Mongwé STP aborde le vrai sujet de conversation qui t'amène

- Zuleika : (offensé) Donc je ne peux plus prendre de tes nouvelles ou causé avec ma petite sœur sans qu'elle ne me prête une arrière-pensée

- Jamila : (je la laisse s'époumoné en sachant pertinemment qu'elle vas finir par lâche le morceau, mais je baisse la tête en signe de respect)

- Zuleika : vraiment Jamila je te savais pas aussi insolente, Ok passons donc au chose sérieuse

- Jamila : (nous y voilà)

- Zuleika : Tu as déjà choisi ton mari ? ...(elle marque un temps de pause face à mon silence) dois-je te rappelle que le délai fixé par le père est déjà ....

- Jamila : (lui coupant encore la parole) Je sais Mongwé

- Zuleika : Et ??

Je me plonge alors dans la revue de mes prétendants. J'en huit au total :

Prétendant N°1 : Abdou, 25 ans vivant à Kiossi et très ami avec mon beau-frère. C'est d'ailleurs celui-ci qui nous l'as présentés et l'as accompagné se présenter à mon père et demander officiellement ma main

Prétendant N°2 : Baba je ne sais plus quoi, est un riche berger vivant à Mabouo un petit village de l'arrondissement de Njimon. Quand sa première épouse une femme de l'âgé de ma grand-mère maternel est venue demandé ma main à mon père elle à précise que c'était pour remplacer la quatrième qui était morte en couche. Bien évidement elle ne l'as pas formulé comme ça mais ça revenait au même.

Prétendant N°3 : Cheik Salim, lui à deux femmes doit avoir dans la quarantaine et vit à Médine, mais pas avec ses femmes c'est chacune son tour. À chaque fois qu'il revient il en amène une avec lui. Il à cinq enfants âgés de 20 à 10 ans.

Prétendant N°4 et 5 vivent respectivement à Douala et Yaoundé. Ce lui qui vit à douala est chauffeur taxi et celui de Yaoundé fonctionnaire. Mais je ne les ai jamais vu c'est leur famille (je ne saurais plus vous dire qui exactement) qui sont venus demande ma main pour leur fils.

Prétendant N°6 : est ce qui se rapproche le plus d'un petit ami. Hamed est un jeune débrouillard qui vit à Njijwom c-à-d qu'il fabrique des pièces d'art et rêve d'aller en Europe les vendre. Il me fait la cour mais selon ses propos n'est pas prêt pour le mariage. Par contre il veut coucher avec moi.

Les deux restant j'ai oublié leur noms, je sais juste qu'ils vivent en Europe et en Asie où exactement je ne sais pas. Leurs famille respective aussi sont venus demander ma main de manière très officiel à mon père. Avec leurs photos que je n'ai même pas pris la peine de voir.

Donc voilà les options que j'ai. Que choisir ???

- Zuleika : si tu choisi Abdou on pourras être ensemble mais c'est un pauvre type qui n'as rien, si tu veux mon avis

- Jamila : (comme je la regarde sans répondre elle prend mon silence pour un oui)

- Zuleika : choisi un de ceux qui vivent en Europe comme ça il vas aussi t'amené avec lui

- Jamila : ...

- Zuleika : tu te souviens de mon amie Amina, elle est partie avec son mari en France

- Jamila : (j'ai envie de lui rappelle que pour Amina c'était un coup de foudre et elle ne savait pas que son époux était un mbengetaire(=Argo Camerounais : nom qu'on donne à tous ceux qui vivent ou voyage jusqu'en Europe))...

- Zuleika : je pourrais aussi me vante partout que ma sœur est en Europe

- Jamila : pourquoi toi tu as choisi ton mari ?

- Zuleika : (elle me regarde l'air de ne pas comprendre ma question)

- Jamila : (alors je reformule) sur quels critère as-tu choisi ton mari ??

- Zuleika : c'est simple, il était le plus riche en plus il allait me sortir d'ici. Mais toi tu as beaucoup de chance regarde tu as les bah cheik ohh, riches berges ohhh, mbengetaires ohhhhhh

- Jamila : alors tu ne l'aime pas, je veux dire Allah prescrit le mariage jeune pour limité le pêché certes mais....

- Zuleika : (rire moqueur) arête de te leurré petite soeur, l'amour n'as rien avoir dedans (elle se rapproche de moi) et si tu fais l'erreur de tombe amoureuse de ton mari c'est que tu es bête

Ya Allah, j'ai regardé ma sœur sans être capable de cacher la crainte que ses paroles avaient provoqués en moi. Certes Allah demande qu'on marie les jeunes en âge de se marie et qui le souhaite pour limite le pêche mais il a prescrit aux époux l'amour. L'amour qui se construit doucement, lentement de manière hésitante dans le doute l'appréhension, l'acceptation des différences et des défauts de l'autre mais l'amour quand même avec le grand « A ». Et même si je n'ai pas le souhait de me marie tout suite au moins je souhaite épouse quelqu'un que je pourrais apprendre à aimer. Et à l'heure d'aujourd'hui aucun des prétendants ne convient, ne m'inspire suffisamment confiance.

Alors j'ai remercié ma sœur pour ses précieux conseils me promettant de faire tout le contraire d'elle. Des jours de jeûne et de prières m'attente, Allah me guidera vers ce qui est mieux pour moi, j'en suis sûr : il faut juste que je demande.

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