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Dix Millions pour Ma Liberté

Dix Millions pour Ma Liberté

Auteur:: Zephyr Codex
Genre: Milliardaire
Nous étions à l' Hôtel Drouot, une coupe de champagne à la main, sur le point d' acquérir « L' Envol », la sculpture qui devait sceller notre réussite, le symbole de notre amour. Mais au lieu de mon offre, c' est la voix de Sophie, la cousine que je détestais, qui a retenti, surmultipliant le prix. Antoine, mon mari, a souri, et a laissé faire, me poignardant en public avec l' argent de notre compte commun. L' humiliation était insupportable. Mon sang n' a fait qu' un tour : « Accès au compte suspendu pour suspicion de fraude. » C' était ma vengeance. Pourtant, quelques jours plus tard, Antoine m'a offert un voyage de réconciliation à Monaco. Trop beau pour être vrai. Dans une villa isolée, au milieu d' inconnus au regard dur, j' ai compris ma tragique erreur. Antoine, aux côtés de Sophie, ses yeux remplis d' une haine glaciale, a prononcé ces mots qui ont brisé mon monde : « Ce soir, tu es le lot principal. Un trophée humain pour le plus offrant. » La panique m' a saisie. J' étais piégée, vendue comme une bête par l' homme que j' avais épousé. Sous la lumière crue des projecteurs, mon corps, ma vie, ont été mis aux enchères. Je devais agir, trouver une issue, n' importe comment. Antoine riait, Sophie rayonnait, tandis que le monde tournait autour de moi. Il fallait que je m'échappe. Alors que le commissaire-priseur annonçait les premières offres, j'ai levé la tête, le regard vide : « Attendez ! On ne peut pas me vendre. » Antoine s' est moqué : « Et avec quoi, Jeanne ? » J' ai respiré profondément, fixant mon bourreau : « Parce que je m' achète moi-même. Dix millions d' euros ! » Son rire s' est figé. Le silence est tombé sur la salle.

Introduction

Nous étions à l' Hôtel Drouot, une coupe de champagne à la main, sur le point d' acquérir « L' Envol », la sculpture qui devait sceller notre réussite, le symbole de notre amour.

Mais au lieu de mon offre, c' est la voix de Sophie, la cousine que je détestais, qui a retenti, surmultipliant le prix.

Antoine, mon mari, a souri, et a laissé faire, me poignardant en public avec l' argent de notre compte commun.

L' humiliation était insupportable.

Mon sang n' a fait qu' un tour : « Accès au compte suspendu pour suspicion de fraude. »

C' était ma vengeance.

Pourtant, quelques jours plus tard, Antoine m'a offert un voyage de réconciliation à Monaco.

Trop beau pour être vrai.

Dans une villa isolée, au milieu d' inconnus au regard dur, j' ai compris ma tragique erreur.

Antoine, aux côtés de Sophie, ses yeux remplis d' une haine glaciale, a prononcé ces mots qui ont brisé mon monde : « Ce soir, tu es le lot principal. Un trophée humain pour le plus offrant. »

La panique m' a saisie.

J' étais piégée, vendue comme une bête par l' homme que j' avais épousé.

Sous la lumière crue des projecteurs, mon corps, ma vie, ont été mis aux enchères.

Je devais agir, trouver une issue, n' importe comment.

Antoine riait, Sophie rayonnait, tandis que le monde tournait autour de moi.

Il fallait que je m'échappe.

Alors que le commissaire-priseur annonçait les premières offres, j'ai levé la tête, le regard vide : « Attendez ! On ne peut pas me vendre. »

Antoine s' est moqué : « Et avec quoi, Jeanne ? »

J' ai respiré profondément, fixant mon bourreau : « Parce que je m' achète moi-même. Dix millions d' euros ! »

Son rire s' est figé.

Le silence est tombé sur la salle.

Chapitre 1

La salle des ventes de l'Hôtel Drouot baignait dans une lumière dorée, le murmure des conversations se mêlant au parfum coûteux des invités. Je tenais une coupe de champagne, mais je n'y touchais pas. Mes yeux étaient fixés sur la scène, où une sculpture de bronze attendait son nouveau propriétaire. C'était "L'Envol", une pièce que mon mari, Antoine, et moi convoitions depuis des mois pour notre collection familiale. C'était censé être le point d'orgue de notre soirée, un symbole de plus de notre réussite. J'avais prévu de faire l'offre finale, une surprise pour lui, un geste pour nous.

Je sentais le regard d'Antoine sur moi depuis l'autre bout de la pièce, il me souriait. C'était ce sourire qui m'avait fait tomber amoureuse, un sourire qui promettait le monde. À côté de lui, sa cousine, Sophie Leclerc, lui chuchotait quelque chose à l'oreille. Je n'ai jamais aimé Sophie. Il y avait quelque chose de faux dans son regard, une jalousie mal dissimulée. Mais pour Antoine, la famille était sacrée, alors je tolérais sa présence.

Le commissaire-priseur a annoncé le lot numéro 47. "L'Envol". Mon cœur s'est mis à battre plus fort. Les enchères ont commencé, grimpant rapidement. J'attendais le bon moment, la main légèrement levée, prête. J'ai fait une offre, puis une autre, me rapprochant du prix que nous nous étions fixé. La salle est devenue silencieuse, il ne restait plus que moi et un autre enchérisseur anonyme au téléphone.

"Un million cinq cent mille euros, une fois", a scandé le commissaire-priseur.

C'était mon tour. J'allais clore la vente.

Soudain, une voix claire a retenti depuis la place d'Antoine.

"Deux millions d'euros !"

C'était Sophie. Tous les regards se sont tournés vers elle. Elle tenait un paddle avec le numéro d'Antoine, un sourire triomphant sur les lèvres. Un silence stupéfait a parcouru la salle. Deux millions, c'était une offre absurde, bien au-delà de la valeur de la pièce. C'était ce qu'on appelle "allumer un cierge", une offre démesurée faite pour écraser toute concurrence et humilier les autres.

Le commissaire-priseur, surpris, a regardé Antoine, qui a simplement hoché la tête, son sourire toujours en place. Mon propre sourire s'est figé. Je ne comprenais pas. C'était notre projet, notre sculpture. Pourquoi laissait-il Sophie faire ça ? L'humiliation m'a envahie comme une vague glaciale. J'étais la risée de la salle, la femme dont le mari laissait sa cousine la ridiculiser en public.

"Deux millions d'euros, une fois... deux fois... Adjugé, vendu !"

Le marteau est tombé, et avec lui, mon monde. Les gens autour de moi chuchotaient, me lançaient des regards pleins de pitié et de curiosité malsaine. Je me suis sentie vide, trahie. J'ai posé ma coupe et j'ai quitté la salle sans un regard en arrière, le son des applaudissements polis me suivant comme une insulte.

Sur le chemin du retour, dans le silence glacial de la voiture, mon téléphone a vibré. C'était un SMS d'Antoine.

"Sophie est ravie de son achat. C'est un superbe ajout à notre collection. L'argent a été débité de notre compte commun. Ne m'attends pas ce soir. A."

Le choc m'a coupé le souffle. Notre compte commun. Il avait utilisé notre argent pour me poignarder dans le dos, pour financer mon humiliation publique. La colère a remplacé le choc, une colère pure et froide. J'ai sorti mon téléphone, mes doigts tremblants mais déterminés. En quelques clics, j'ai accédé à notre compte bancaire en ligne. J'ai vu le débit de deux millions d'euros. Sans hésiter une seconde, j'ai trouvé l'option pour bloquer immédiatement le compte et toutes les cartes associées.

"Accès au compte suspendu pour suspicion de fraude."

C'était fait. Une petite vengeance, mais une vengeance quand même. Il allait devoir expliquer à sa cousine pourquoi sa carte de crédit de millionnaire ne fonctionnait plus.

Quelques jours plus tard, Antoine est rentré à la maison. Il n'était pas en colère, mais étrangement calme, presque doux. Il s'est excusé pour la vente aux enchères, a dit que c'était un malentendu, que Sophie s'était emportée. Il a proposé un voyage à Monaco pour nous deux, pour nous retrouver, pour nous pardonner. J'étais méfiante, mais une partie de moi voulait le croire. J'aimais l'homme que j'avais épousé, ou du moins, l'idée que je m'en faisais. J'ai accepté.

Le voyage était parfait. Trop parfait. Suites de luxe, dîners aux chandelles, promenades au bord de la mer. Il était redevenu l'Antoine charmant et attentionné que je connaissais. Le dernier soir, il a organisé une "surprise". Une soirée privée, disait-il, dans une villa isolée sur les hauteurs de la ville. Une voiture avec chauffeur est venue nous chercher. En arrivant, l'atmosphère était étrange. Il y avait des hommes en costume sombre, des invités au visage dur, parlant à voix basse. Ce n'était pas une fête, c'était autre chose.

Avant que je puisse poser une question, deux hommes m'ont attrapée par les bras. J'ai crié, cherchant Antoine du regard. Il était là, à quelques mètres, me regardant sans aucune expression.

"Antoine, qu'est-ce que ça veut dire ? Aide-moi !"

Il n'a pas bougé. Les hommes m'ont traînée à travers un couloir, vers une grande salle remplie de gens riches et blasés, assis sur des chaises dorées. Au centre de la pièce, il y avait une estrade et, sur l'estrade, une cage en fer forgé. Ils m'ont jetée à l'intérieur comme un animal et ont verrouillé la porte. La panique m'a saisie. C'était un cauchemar.

Puis, je l'ai vu. Antoine a pris place au premier rang. Et à côté de lui, souriante, se tenait Sophie. Il lui a pris la main et l'a embrassée. Puis il a tourné son regard vers moi, un sourire sadique étirant ses lèvres.

"Tu vois, Jeanne," a-t-il dit, sa voix résonnant dans le silence de la salle. "Tu as voulu m'humilier en bloquant mes comptes. Tu as voulu humilier Sophie. Maintenant, tu vas apprendre ce qu'est la véritable humiliation. Ce soir, tu es le lot principal. Un trophée humain pour le plus offrant."

La réalité m'a frappée avec la violence d'un coup de poing. Ce n'était pas un malentendu. C'était une vengeance. Froide, calculée, et absolument monstrueuse. J'étais piégée, vendue comme un objet par mon propre mari, sous le regard amusé de sa maîtresse.

"Comment as-tu pu ?" ai-je réussi à articuler, ma voix brisée par les larmes et l'horreur.

Il a ri, un rire sans joie.

"Tu n'aurais jamais dû me défier. Personne ne me défie."

Il a fait un signe au commissaire-priseur de la soirée, un homme au visage patibulaire. On m'a arrachée de la cage, on m'a forcée à me tenir debout sur l'estrade. Mes bras ont été attachés dans mon dos. J'étais exposée, vulnérable, dépouillée de toute dignité. L'homme a commencé son discours, présentant la "marchandise". Mon corps, ma vie, mis aux enchères. Le cauchemar ne faisait que commencer.

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Chapitre 2

La lumière crue des projecteurs m'aveuglait. J'étais debout sur l'estrade, les cordes me sciant les poignets. La foule était un monstre sans visage, une masse de silhouettes sombres et de regards avides. Je pouvais sentir leurs yeux sur moi, me déshabillant, me jaugeant, me privant de mon humanité. L'air était épais, saturé de l'odeur de cigares et de parfum bon marché. Chaque respiration était une suffocation.

Je me suis forcée à analyser la situation, à étouffer la panique qui menaçait de me submerger. J'étais seule. Personne ne savait où j'étais. Antoine avait tout planifié. Ce voyage, cette "réconciliation", n'était qu'un prétexte pour m'attirer dans ce piège. Mon mari, l'homme avec qui j'avais partagé mon lit, mes rêves, mes secrets, m'avait vendue. La prise de conscience était si brutale qu'elle en devenait presque irréelle. Il n'y avait pas d'amour, pas de respect, seulement un ego blessé et une cruauté sans fond.

Un flash de mémoire m'a traversé l'esprit. Une soirée d'hiver, il y a des années. Nous étions blottis devant la cheminée de notre maison de campagne. Il m'avait enlacée et avait murmuré : "Avec toi, Jeanne, je suis invincible. Tu es ma force." Ces mots, qui m'avaient autrefois remplie de bonheur, sonnaient maintenant comme une blague cruelle. Sa force ? J'étais son jouet, son objet de vengeance, rien de plus. La douleur de cette prise de conscience était plus aiguë que celle des cordes à mes poignets.

"Regardez-la bien, messieurs," a dit le commissaire-priseur d'une voix huileuse. "Une pièce rare. Une galeriste d'art renommée. Cultivée, raffinée. Imaginez ce que vous pourriez en faire."

Des rires gras ont éclaté dans la salle.

"Je parie qu'elle sait apprécier les belles choses," a lancé un homme au premier rang.

"Surtout quand elle est la chose," a ajouté un autre, provoquant une nouvelle vague de rires.

Leurs mots étaient des coups, chaque syllabe une nouvelle violation. Ils me réduisaient à un corps, à un objet de plaisir et de pouvoir. Mon regard a croisé celui d'Antoine. Il savourait chaque instant, chaque humiliation. Sophie, à côté de lui, rayonnait, son visage transpirant la satisfaction. Elle se penchait vers Antoine, lui murmurant des choses à l'oreille, et ils riaient ensemble. Ils étaient les spectateurs d'un spectacle dont j'étais la victime crucifiée.

"Nous allons commencer les enchères à cinq cent mille euros," a annoncé l'homme sur l'estrade. "Un prix de départ modeste pour une acquisition d'une telle qualité."

La bile m'est montée à la gorge. Ma vie, ma liberté, valaient donc un demi-million d'euros pour commencer. La vente de mon propre corps allait débuter. Je devais faire quelque chose, n'importe quoi. Je ne pouvais pas les laisser gagner.

"Attendez," ai-je dit, ma voix plus forte que je ne l'aurais cru.

Le commissaire-priseur s'est tourné vers moi, surpris. Le silence est retombé sur la salle.

"La marchandise souhaite dire un mot ?" a-t-il demandé avec un sarcasme évident. "C'est inhabituel, mais pourquoi pas. Un peu de divertissement avant la vente."

J'ai ignoré son ton méprisant et j'ai fixé Antoine droit dans les yeux.

"Avant de commencer... je voudrais un verre d'eau. Et un moment seule pour me... préparer."

C'était une demande absurde dans cette situation, mais c'était la seule chose qui m'est venue à l'esprit. Gagner du temps. Réfléchir. Trouver une faille.

Antoine a froncé les sourcils, agacé par cette interruption.

"Pas de caprices, Jeanne. Le spectacle doit commencer."

"J'ai soif," ai-je insisté, ma voix tremblante mais ferme. "Vous me vendez. Vous pouvez au moins m'accorder ça. Ou avez-vous peur que je m'évanouisse avant que le marteau ne tombe ? Ce serait dommage pour vos acheteurs."

Un murmure a parcouru la foule. Certains semblaient amusés, d'autres impatients. Un homme corpulent, assis près d'Antoine, s'est penché vers lui.

"Laisse-la boire, Moreau. Je ne veux pas acheter une femme à moitié morte. Je la veux en pleine forme."

La vulgarité de sa remarque m'a donné la nausée, mais elle a servi ma cause. Antoine, visiblement contrarié de devoir céder, a fait un signe de tête agacé à l'un des gardes.

"Donnez-lui de l'eau. Et cinq minutes. Pas une de plus. Dans la pièce du fond. Assurez-vous qu'elle ne puisse rien faire de stupide."

Le garde m'a détachée et m'a poussée brutalement vers une petite porte derrière l'estrade. C'était une victoire minuscule, dérisoire, mais c'était une victoire. J'avais cinq minutes. Cinq minutes pour trouver un moyen de m'échapper de cet enfer.

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