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Dix Ans Pour Me Perdre, Un Jour Pour Me Retrouver

Dix Ans Pour Me Perdre, Un Jour Pour Me Retrouver

Auteur:: Pétunia BA
Genre: Mafia
Dix ans. Dix ans que Vincent et moi partagions tout, construisant son empire clandestin à Marseille. Dix ans de passion tumultueuse, de danger et de loyauté. Un matin, tout s'est effondré. Sa voix était d'une calme glaçante lorsqu'il a prononcé ces mots : « Je vais me ranger, Chloé. J'ai rencontré quelqu'un. » Le coup de grâce ? Il m'a publiquement humiliée dans notre bar, me jetant une liasse de billets comme une vulgaire prostituée. Devant tous les hommes qui nous respectaient. J'ai arraché notre bracelet, symbole de notre lien éternel, et l'ai jeté à la mer. Ma vie, ma dignité, tout s'est noyé avec lui. Pourquoi cette fin si brutale, si cruelle, après tout ce que j'avais sacrifié ? Étais-je si peu, après tout ce temps ? La rage et le désespoir m'étranglaient, jusqu'à ce qu'une voiture noire me stoppe au bord du quai. Adrien. Mon ancien fiancé, celui que j'avais fui dix ans plus tôt, apparu de nulle part, calme et terrifiant. Il a déclaré que ma « phase de rébellion » était terminée et m'a ramenée de force dans ma prison dorée à Bordeaux. Ma vengeance fut immédiate : un baiser brûlant avec Adrien, hurlant à Vincent que mon jeu était loin d'être fini.

Introduction

Dix ans. Dix ans que Vincent et moi partagions tout, construisant son empire clandestin à Marseille. Dix ans de passion tumultueuse, de danger et de loyauté.

Un matin, tout s'est effondré. Sa voix était d'une calme glaçante lorsqu'il a prononcé ces mots : « Je vais me ranger, Chloé. J'ai rencontré quelqu'un. »

Le coup de grâce ? Il m'a publiquement humiliée dans notre bar, me jetant une liasse de billets comme une vulgaire prostituée. Devant tous les hommes qui nous respectaient. J'ai arraché notre bracelet, symbole de notre lien éternel, et l'ai jeté à la mer. Ma vie, ma dignité, tout s'est noyé avec lui.

Pourquoi cette fin si brutale, si cruelle, après tout ce que j'avais sacrifié ? Étais-je si peu, après tout ce temps ? La rage et le désespoir m'étranglaient, jusqu'à ce qu'une voiture noire me stoppe au bord du quai.

Adrien. Mon ancien fiancé, celui que j'avais fui dix ans plus tôt, apparu de nulle part, calme et terrifiant. Il a déclaré que ma « phase de rébellion » était terminée et m'a ramenée de force dans ma prison dorée à Bordeaux. Ma vengeance fut immédiate : un baiser brûlant avec Adrien, hurlant à Vincent que mon jeu était loin d'être fini.

Chapitre 1

La fumée de la cigarette de Vincent dessinait des spirales paresseuses dans l'air lourd de notre chambre sur le Vieux-Port.

Les draps étaient un chaos, comme toujours après nos nuits.

Il s'est assis sur le bord du lit, le dos tourné vers moi. Un dos que je connaissais par cœur après dix ans.

« Chloé, on doit parler. »

Sa voix était différente, calme, presque trop calme. Mon cœur a commencé à battre un peu plus vite.

« Parler de quoi ? »

Il a écrasé sa cigarette dans le cendrier.

« De nous. De l'avenir. »

J'ai attendu, le silence s'étirant entre nous.

« Je vais me ranger, Chloé. J'ai rencontré quelqu'un. »

Chaque mot était un coup sec. Je n'ai rien montré. J'ai appris à ne rien montrer avec lui.

« Une fille bien. »

Il a ajouté ça, comme pour justifier. Comme si j'étais le contraire. Après dix ans à ses côtés, à l'aider à bâtir son petit empire dans les bas-fonds de Marseille, j'étais devenue "pas une fille bien".

« Je vois. »

C'est tout ce que j'ai réussi à dire. Ma gorge était sèche.

« Elle s'appelle Léa. Elle est étudiante en art à Aix. Elle est... simple. Douce. »

Il décrivait la fille que j'étais à dix-huit ans, quand je l'ai rencontré après avoir fui Bordeaux et ma prison dorée.

« Tu dois quitter l'appartement. J'ai besoin de place. Pour ma nouvelle vie. »

Il n'a même pas osé me regarder.

J'ai hoché la tête, lentement. Je me suis levée, j'ai ramassé mes vêtements éparpillés sur le sol.

« D'accord, Vincent. »

Ma voix était stable. Étonnamment stable.

« Je te laisse jusqu'à demain. »

Il a dit ça comme une faveur. Je n'ai pas répondu. J'ai enfilé mon jean, mon vieux t-shirt. J'ai attrapé mes espadrilles usées, celles que je portais toujours.

En sortant de la chambre, je l'ai entendu soupirer.

« Chloé, ne fais pas l'enfant. C'est mieux comme ça. On a assez joué. »

J'ai fermé la porte derrière moi sans un mot. Le jeu était terminé. Il avait gagné.

Chapitre 2

Le lendemain, je suis retournée à son bar principal sur le port. C'était notre bar, celui qu'on avait monté ensemble avec l'argent de ses premiers trafics.

Je portais les mêmes vêtements que la veille. Jean, espadrilles. Un retour aux sources, un retour à la fille qu'il avait rencontrée dix ans plus tôt.

Je n'avais qu'une chose sur moi : les clés de l'appartement.

Ses hommes étaient là, accoudés au comptoir. Marco, le plus ancien, m'a vue et son visage s'est assombri.

« Chloé... Qu'est-ce que tu fais là ? »

« Je viens rendre ça. »

J'ai posé les clés sur le bois usé du bar. Le bruit a semblé résonner dans tout l'établissement.

« Il est fou, » a murmuré un autre. « Te jeter pour cette gamine. Tu vaux cent fois mieux qu'elle. »

Leur loyauté me faisait un peu de bien, mais c'était inutile.

La porte s'est ouverte. Vincent est entré.

Et il n'était pas seul.

À son bras, une jeune fille. Robe d'été blanche, espadrilles neuves. Elle me ressemblait, c'en était troublant. La version plus jeune, plus innocente.

C'était Léa.

Son regard a balayé la salle, s'arrêtant sur moi. Un petit sourire a flotté sur ses lèvres.

« Oh, regardez. Elle essaie de me ressembler. C'est mignon. »

Sa voix était douce, mais les mots étaient cruels.

Le visage de Vincent s'est durci. Il a vu que ses hommes me soutenaient. Il a vu mon silence. Ça l'a mis au défi.

« Qu'est-ce que tu veux, Chloé ? »

« Je t'ai rendu les clés. Je m'en vais. »

« C'est tout ? Après dix ans ? »

Il a sorti un portefeuille épais. Il en a tiré une liasse de billets.

« Tiens. Pour le temps que tu as perdu avec moi. »

L'humiliation. Publique. Devant tout le monde. Il me payait comme une prostituée.

Le sang m'est monté à la tête. Mes mains tremblaient. J'ai regardé mon poignet. Il y avait un bracelet en argent, fin et usé. Il me l'avait offert il y a des années, quand on n'avait rien, après un coup qui avait mal tourné. Il disait que c'était pour nous lier pour toujours.

Je l'ai arraché. Le fermoir a cédé.

Sans un mot, je me suis retournée, j'ai marché jusqu'au bord du quai.

Et j'ai jeté le bracelet dans l'eau sale du port.

Il a coulé sans un bruit.

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