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Divorce Forcé, Revanche Promise

Divorce Forcé, Revanche Promise

Auteur:: Skylar Finch
Genre: Moderne
La journée avait été parfaite, une de ces journées de printemps où l'air est doux et le soleil généreux. Pourtant, un appel a brisé cette quiétude : l'orchidée bicolore, ma fierté, avait été volée. Mon cœur s'est serré, et j'ai foncé au parc, l'esprit tordu de questions, de peurs. Mais là, le choc fut brutal. Assise dans le bureau du gardien, tenant ma fleur brisée, se trouvait Sophie. Ma femme. Celle qui était censée être en voyage d'affaires à Lyon. À ses côtés, un homme que je n'avais jamais vu. Le monde s'est arrêté de tourner. Puis, le couperet est tombé. Avec un rire nerveux, elle a avoué, devant l'inconnu, devant le gardien, devant moi : « Je voulais juste... offrir cette fleur à mon petit ami pour la Saint-Valentin. » Le mot "petit ami" a résonné, gelant ma colère en une douleur tranchante. Elle m'a humilié, me traitant de « papa » pour me forcer à payer l'amende du vandalisme qu'elle avait commis avec son amant. Devant cet acte de trahison, cette indécence crasse, un seul mot m'est venu, comme une évidence : « Je veux divorcer. » Elle a osé me menacer, son visage se durcissant : « Ça va te coûter cher. » Mon sang n'a fait qu'un tour. Cette femme, que j'avais aimée plus que tout, était une étrangère. Une créature égoïste, manipulatrice, cherchant à me dépouiller après m'avoir brisé. « Il est parti comme un chien battu, » a-t-elle ri à son amant, pensant que j'étais vaincu. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que cette humiliation m'avait ouvert les yeux. Mon mariage était mort, mais j' allais renaître. Je ne la laisserai pas ruiner ma vie. Je prendrai ma revanche, et elle paiera.

Introduction

La journée avait été parfaite, une de ces journées de printemps où l'air est doux et le soleil généreux.

Pourtant, un appel a brisé cette quiétude : l'orchidée bicolore, ma fierté, avait été volée.

Mon cœur s'est serré, et j'ai foncé au parc, l'esprit tordu de questions, de peurs.

Mais là, le choc fut brutal.

Assise dans le bureau du gardien, tenant ma fleur brisée, se trouvait Sophie.

Ma femme.

Celle qui était censée être en voyage d'affaires à Lyon.

À ses côtés, un homme que je n'avais jamais vu.

Le monde s'est arrêté de tourner.

Puis, le couperet est tombé.

Avec un rire nerveux, elle a avoué, devant l'inconnu, devant le gardien, devant moi : « Je voulais juste... offrir cette fleur à mon petit ami pour la Saint-Valentin. »

Le mot "petit ami" a résonné, gelant ma colère en une douleur tranchante.

Elle m'a humilié, me traitant de « papa » pour me forcer à payer l'amende du vandalisme qu'elle avait commis avec son amant.

Devant cet acte de trahison, cette indécence crasse, un seul mot m'est venu, comme une évidence : « Je veux divorcer. »

Elle a osé me menacer, son visage se durcissant : « Ça va te coûter cher. »

Mon sang n'a fait qu'un tour.

Cette femme, que j'avais aimée plus que tout, était une étrangère.

Une créature égoïste, manipulatrice, cherchant à me dépouiller après m'avoir brisé.

« Il est parti comme un chien battu, » a-t-elle ri à son amant, pensant que j'étais vaincu.

Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que cette humiliation m'avait ouvert les yeux.

Mon mariage était mort, mais j' allais renaître.

Je ne la laisserai pas ruiner ma vie.

Je prendrai ma revanche, et elle paiera.

Chapitre 1

La journée avait été parfaite, une de ces journées de printemps où l'air est doux et le soleil généreux, ce qui rendait la nouvelle encore plus brutale. Je m'appelle Jean Dubois, je suis paysagiste, et le parc municipal, c'est un peu mon bébé. Surtout la serre des orchidées.

Le gardien du parc m'a appelé, sa voix était tendue au téléphone.

« Jean, tu ferais mieux de venir vite. C'est à propos de l'orchidée bicolore. »

Mon cœur s'est serré, cette fleur n'était pas juste une plante, c'était mon chef-d'œuvre, une variété rare que j'avais mis des années à acclimater. J'ai sauté dans ma camionnette et j'ai foncé, imaginant une maladie, un parasite, n'importe quoi, mais pas ça.

En arrivant, j'ai vu la tige brisée, nette, comme si on l'avait arrachée sans le moindre soin, le vide à la place de la fleur était comme un trou dans ma poitrine. Le gardien m'a montré deux personnes assises dans son bureau, l'air penaud. Un homme et une femme.

« Ce sont eux, je les ai attrapés juste à la sortie. »

Je suis entré dans le bureau, la colère montait en moi, prête à exploser. J'allais leur dire ce que je pensais de leur vandalisme, de leur manque de respect.

Puis mes yeux se sont posés sur la femme.

Le monde s'est arrêté de tourner.

C'était Sophie. Ma femme.

Elle était censée être à Lyon pour un voyage d'affaires, elle m'avait envoyé un texto le matin même pour me dire que sa réunion s'était bien passée. Et là, elle était assise à moins de dix kilomètres de notre maison, tenant mon orchidée volée dans sa main, à côté d'un homme que je n'avais jamais vu.

Le choc était si violent que j'ai eu l'impression de recevoir un coup de poing dans le ventre. Elle m'a vu, et son visage a changé, la surprise a laissé place à une panique mal déguisée. L'homme à côté d'elle, un type à l'air suffisant avec des vêtements trop chers pour lui, n'a pas semblé comprendre.

« Jean ? Qu'est-ce que tu fais là ? » a-t-elle balbutié, comme si c'était moi qui n'avais rien à faire ici.

Le gardien, sentant la tension, a pris la parole.

« Monsieur Dubois, c'est votre épouse ? Elle et son... ami ont cueilli la fleur. Il y a une amende de 500 euros pour la dégradation. »

Sophie a eu un petit rire nerveux, un son qui m'a glacé le sang.

« Oh, chéri, ne t'inquiète pas. C'est juste un malentendu. Je voulais juste... offrir cette fleur à mon petit ami pour la Saint-Valentin. »

Elle a fait un clin d'œil à l'autre homme.

« Elle symbolise l'amour éternel, tu sais. C'est romantique, non ? »

Le mot "petit ami" a résonné dans le silence du bureau. Elle l'avait dit devant moi, sans même ciller, comme si c'était la chose la plus normale du monde. La colère qui bouillonnait en moi a gelé, remplacée par une douleur froide et tranchante. J'ai regardé l'homme, puis Sophie, puis la fleur abîmée dans sa main. Mon amour éternel, elle venait de le piétiner.

« Paye l'amende, Jean. On n'a pas que ça à faire, » a-t-elle ajouté d'un ton impatient, comme si je la dérangeais.

J'ai secoué la tête, lentement.

« Non. »

Son sourire s'est effacé.

« Comment ça, non ? Ne fais pas de scène, c'est ridicule. Paye. »

« Je ne paierai pas pour ça. Ce n'est pas mon problème. C'est le tien. Et celui de ton... petit ami. »

J'ai craché les mots, et j'ai vu la peur dans ses yeux. Elle a compris que je ne jouais plus. D'un seul coup, son attitude a changé, la panique a pris le dessus. Elle s'est levée et s'est approchée de moi, me saisissant le bras.

« Jean, s'il te plaît, écoute-moi. J'ai eu un accident de voiture en rentrant de Lyon, j'étais secouée. C'est pour ça que je suis là. J'avais besoin de réconfort. J'ai besoin d'argent pour les réparations. »

Son mensonge était si énorme, si pathétique, que j'ai failli en rire. Elle passait de l'amante désinvolte à la victime éplorée en quelques secondes.

« Un accident ? Vraiment ? »

« Oui ! S'il te plaît, papa, donne-moi juste un peu d'argent, je te promets que je te rembourserai, » a-t-elle pleurniché, en utilisant ce stupide surnom qu'elle sortait quand elle voulait m'amadouer.

Mais cette fois, c'était différent. Elle l'avait dit devant tout le monde. Devant son amant. Se faire passer pour mon père. L'humiliation était totale.

J'ai retiré mon bras, mon visage était une pierre.

« "Papa" ? Sophie, je ne suis pas ton père. Je suis ton mari. Ton mari qui pensait que tu étais à Lyon pour le travail. Ton mari qui pensait que tu l'aimais. »

Chaque mot était une sentence. Son visage est devenu blanc. L'amant, qui jusqu'ici observait la scène avec un air détaché, a commencé à comprendre l'ampleur du désastre. Il s'est agité sur sa chaise, mal à l'aise.

« Je... je ne comprends pas, » a-t-il bégayé en regardant Sophie.

Sophie m'a lancé un regard furieux, plein de haine.

« Tu vas le regretter, Jean. Tu me le paieras. »

Elle a essayé de me faire peur, de me manipuler une dernière fois. Mais quelque chose s'était brisé en moi. La naïveté, la confiance, l'amour que j'avais pour elle. Tout s'était évaporé dans ce bureau sordide.

Le gardien, voyant que la situation était sur le point de dégénérer complètement, s'est interposé.

« Monsieur Dubois, venez avec moi. On va prendre l'air. Laissez-les régler ça. »

Il m'a gentiment poussé vers la porte. Avant de sortir, j'ai jeté un dernier regard à Sophie. Elle ne me regardait plus, elle était en train de chuchoter furieusement à son amant, probablement en train d'inventer une nouvelle histoire, un nouveau mensonge.

Dehors, l'air frais m'a frappé le visage, mais il n'a pas réussi à calmer le chaos qui régnait dans ma tête. L'orchidée était morte, et mon mariage aussi.

Chapitre 2

Le gardien m'a emmené dans son petit local de repos, m'a fait asseoir et m'a tendu un verre d'eau. Mes mains tremblaient tellement que j'ai failli le renverser.

« Ça va aller, monsieur Dubois ? C'est... un sacré coup. »

J'ai hoché la tête, incapable de parler. Le gardien, un homme simple et bon du nom de Robert, me connaissait depuis des années, il avait vu ma passion pour ce parc grandir, ma fierté pour cette orchidée. Il comprenait ce que je ressentais, pas seulement pour la fleur, mais pour la trahison.

« Je savais qu'il y avait quelque chose qui clochait, » a-t-il dit doucement. « Ils riaient fort, ils se moquaient de tout. Pas le genre de personnes qui respectent le travail des autres. »

Sa simple compassion était un baume sur une plaie béante. Je suis resté là un long moment, à fixer le mur, à essayer de rassembler les morceaux de ma réalité qui venait de voler en éclats. Chaque détail des dernières semaines me revenait en mémoire, chaque "voyage d'affaires", chaque "dîner entre copines", chaque dépense inexpliquée sur notre compte commun. J'avais été aveugle. Complètement aveugle.

Finalement, je suis rentré à la maison. L'appartement était silencieux, mais je sentais sa présence. Je l'ai trouvée dans notre chambre, elle était au téléphone, le dos tourné vers la porte. Elle riait, d'un rire léger et complice, le même rire que j'entendais quand elle parlait à ses amies.

« Non, ne t'inquiète pas, mon amour. C'est juste un idiot. Un plouc qui ne comprend rien. Oui, bien sûr. Je vais m'en débarrasser, et tout sera à nous. »

Elle n'avait même pas pris la peine de baisser la voix. Elle parlait à l'autre, à Marc. Elle l'appelait "mon amour" dans notre chambre, dans notre lit.

J'ai poussé la porte violemment. Elle a sursauté et s'est retournée, son téléphone toujours collé à l'oreille. La peur a de nouveau traversé son visage quand elle m'a vu.

« Je dois te laisser, » a-t-elle murmuré dans le téléphone avant de raccrocher.

Elle a tenté de composer un masque de fausse assurance.

« Qu'est-ce que tu veux encore ? Tu ne vois pas que je suis occupée ? »

« On doit parler, Sophie. »

« Parler de quoi ? De la scène pathétique que tu as faite au parc ? Tu m'as humiliée devant Marc ! »

L'audace de sa réponse m'a coupé le souffle. C'était moi, l'humilié. C'était moi, le trahi. Et elle osait m'accuser.

« C'est toi qui m'as humilié ! Tu m'as menti, tu me trompes, et tu as le culot de me reprocher quelque chose ? »

Ma voix a monté d'un cran, la colère froide laissait place à une rage brûlante.

« Oh, arrête ton cinéma ! » a-t-elle craché avec mépris. « Tu es tellement prévisible, Jean. Tellement ennuyeux. Tu crois que j'allais passer ma vie à te regarder planter tes fichues fleurs ? J'ai besoin de vivre, moi ! J'ai besoin de passion, de luxe ! Des choses que tu ne pourras jamais m'offrir. »

Chaque mot était choisi pour blesser, pour me rabaisser. Et ça marchait. Je sentais la douleur physique de ses insultes. J'avais travaillé comme un forcené toutes ces années, acceptant des chantiers supplémentaires, renonçant à mes week-ends, tout ça pour qu'elle puisse avoir la vie qu'elle voulait, ses sacs de luxe, ses vacances hors de prix. Et pour elle, ce n'était rien. J'étais rien.

« Alors c'est ça, » ai-je dit, ma voix soudainement vide de toute émotion. « C'est une question d'argent. »

« C'est une question de tout ! » a-t-elle hurlé. « Marc, lui, il sait comment traiter une femme. Il est excitant, il est vivant ! Toi, tu sens la terre mouillée et le compost. »

C'en était trop. J'ai regardé cette femme que j'avais aimée plus que tout, et je ne voyais plus qu'une étrangère, une créature égoïste et cruelle. Le voile de l'illusion s'est déchiré, et j'ai vu la vérité, crue et laide.

« Je veux divorcer. »

La phrase est sortie toute seule, calmement. C'était une évidence.

Sophie a été surprise, elle ne s'attendait pas à ça. Elle pensait probablement que j'allais supplier, pleurer, lui demander de rester. Mais le ressort était cassé.

Son visage s'est durci. L'actrice a disparu, laissant place à la calculatrice.

« Très bien. Si c'est ce que tu veux. Mais je te préviens, ça va te coûter cher. »

« Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Je veux l'appartement. C'est moi qui l'ai décoré, il me revient de droit. Et je veux la moitié de ton entreprise. J'y ai droit, j'ai été ta femme, je t'ai "soutenu". Et bien sûr, une pension alimentaire conséquente. Je ne peux pas maintenir mon niveau de vie sans ton aide. »

J'ai éclaté d'un rire sans joie. C'était surréaliste. Elle me trompait, m'insultait, et maintenant elle voulait me dépouiller.

« Tu rêves. Tu n'auras rien de tout ça. Tu n'auras rien de moi. »

« C'est ce qu'on verra devant un juge, » a-t-elle menacé, un sourire mauvais aux lèvres. « On verra qui il croira. La pauvre femme abandonnée ou le mari violent et colérique qui fait des scènes en public. »

Elle se croyait si intelligente, si maligne. J'étais épuisé, vidé. Je n'avais plus la force de me battre.

« Fais ce que tu veux. Je m'en vais. »

J'ai pris un sac, j'y ai jeté quelques affaires au hasard, sans même regarder. Je devais partir, fuir cet endroit devenu toxique.

Alors que je quittais l'appartement, j'ai commis l'erreur de jeter un dernier regard à travers la porte entrouverte. Sophie n'avait pas perdu une seconde, elle était déjà en appel vidéo avec Marc. Elle lui faisait un grand sourire, lui montrant la pièce.

« Tu vois, chéri ? Bientôt, tout ça sera à nous. Il est parti comme un chien battu. C'était plus facile que prévu. »

Elle riait, et son rire a été le dernier son que j'ai entendu de notre vie commune. Un son qui allait me hanter pendant longtemps.

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