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Destinée de Yasmine

Destinée de Yasmine

Auteur:: AURI
Genre: Romance
Il est mon homme Je suis sa destinée Suivez notre histoire

Chapitre 1

Anto : Yasmine je ne comprends pas pourquoi tu ne prends pas le même bus que nous. Tu préfères t'ennuyer pendant tout le trajet plutôt que de faire cinq minutes de marche et de passer le temps du trajet avec nous. Je l'aurai bien pris avec toi mais il me faut marcher pendant 20 minutes après

moi : Tu as peut-être raison. En plus il pue trop le poisson pourri dans ce bus. C'est épouvantable

Anto : yow da nga rew (Tu es trop impolie ) je te jure

Moi : Mdr même pas mais j'ai raison. Il y a toutes les femmes travaillant au port qui montent dedans donc toi même tu sais mes pauvres narines sont trop sensibles

Anto : Le jour où on va te tabasser compte pas sur moi pour t'aider. Bon alors tu viens avec nous ou pas prendre ce bus car les autres ne vont pas nous attendre éternellement

Antoinette (Anto) est ma meilleure amie. Moi c'est Yasmine, j'ai 15 ans et je suis en première. Je suis une fille assez simple de teint clair, fine, belle ( Je vous l'assure elle est très belle notre Yasmine. C'est quelqu'un de sensible, de touchant avec un grand cœur. Vous verrez bien). Ayant une mère franco Cap verdienne et un père marocco sénégalais je suis assez gâtée par la nature de par mon métissage. A cette époque les hommes ne m'intéressaient pas vraiment. Moi c'était plutôt rester a la maison à jouer avec mes frères et bûcher mes cours, eh oui je suis la bonne élève en personne. Je suis quelqu'un d'assez bavarde mais très timide quand il s'agit des hommes. Ma famille et moi venions de déménager dans un autre quartier beaucoup plus calme car ma mère s'était remariée du coup je devais changer de bus pour rentrer a la maison. Pour ne pas avoir à trop marcher je prenais un bus qui me déposait juste devant chez moi mais j'étais seule à la prendre. Mes copines de classe en prenait un autre et je peux vous dire que cela me chiffonner bien car je m'ennuyais trop dedans

moi : Ok je viens mais bien parce que c'est

Anto : Merci de me faire cette faveur ma reine

Je l'ai suivi et on alla prendre le bus a la place de l'indépendance. On était comme des folles à trop parler et à critiquer toutes les personnes qui passaient devant nous. C'était drôle mais bon on était des gamines et on prenait ça pour un jeu même si c'était mal. Le bus arriva et on monta dedans. Ils y avaient un groupe de garçons dedans qui attira notre attention. Les filles qui avaient l'habitude de prendre ce bus étaient aussi surprises que moi donc j'ai supposé que c'était la première fois qu'elles les voyaient aussi. Ils étaient très différents les uns des autres mais tous beaux chacun à leur manière. Ce qui est sur ce qu'ils ne nous ont pas laissé indifférentes mais nous aussi on leur avait fait de l'effet apparemment car ils s'arrêtèrent de parler de suite et se retournèrent pour nous regarder. Comme à ma grande habitude je me suis faite toute petite en restant derrière les autres car malgré ma grande gueule j'avais toujours peur qu'un mec vienne me parler. A vrai dire je manquais de confiance en moi. Nous montâmes et allâmes nous installer a l'arrière du bus

Adji : Vous avez vu ces bombes les filles. Ils sont juste trop beaux

Awa : Regardez celui avec la chemise il a trop la classe

Joce : De vrai dieux grecs. Je fonds

Ah oui l'insouciance des adolescentes, dès qu'un mec est mignon on le voit comme Mister monde en bavant limite dessus enfin mes copines moi je devenais la femme invisible

Anto : Il n'y en a un qui est plus beau que les autres. C'est celui avec le t-shirt blanc. Matez moi son teint hum mach'Allah, beau-gosse jusqu'au bout des ongles

Anto : Yasmine on ne t'entend jamais quand il s'agit de garçons. Tu perds toujours ta langue

Adji : Yasmine elle a la grande bouche pour mal parler aux gens mais quand il s'agit de mec elle perd ses moyens mdr

Joce : Trop tapette et timide, d'ailleurs le mec au t-shirt blanc ne cesse de te regarder. Allez sors lui le sourire qui tue

Moi : Arrêtez ce que vous faites. Vous me mettez trop mal a l'aise

Anto : Si j'étais a ta place je sauterai sur l'occasion. Quand un beau mec te fais les yeux doux il n'y a pas à réfléchir

Moi : N'importe quoi. Qui t'a dit qu'il veut de moi. En plus je ne suis pas intéressée

les filles : hum hum ...

moi : Arrêtez ce que vous faites vous êtes vraiment chiantes. En plus Joce est la plus belle de nous toutes donc pourquoi il me regarderai moi pfff

Anto : Attention les filles ils arrivent vers nous

Moi : Oh mon dieu je suis dans la merde. Et s'il me parle je lui dis quoi ?

Anto : MDR pourquoi tu stresses. Tu ne disais pas qu'il te regardait pas ?

Moi : Oui mais ça c'était avant qu'ils viennent vers nous. Là il me regarde et ça me fait peur

C'était la première fois que je ressentais ça. C'était un sentiment étrange mais très agréable. Je me suis dis que c'est juste parce que c'est la première fois que je le vois ce mec. Ça passera quand je le connaîtrai mieux. Ils arrivèrent et dirent

Eux : Salut jolies demoiselles comment vous allez ?

Les filles : Salut nous ça va et vous?

Celui à la chemise : Nous ça va. On aimerait faire votre connaissance. On vous a remarqué dès que vous êtes montées dans le bus. C'est la première fois que vous le prenaient

Awa : On allait vous poser la même question car on a l'habitude de le prendre et c'est la première fois que l'on vous voit dedans

Celui à la chemise : Ah bon nous aussi à croire que le destin n'avait pas décidé que l'on se rencontre mais là c'est fait et on ne risque pas de vous lâcher

Joce : Tu es trop toi

Celui à la chemise : Ah d'ailleurs c'est très mal poli de ma part, je monopolise la discussion sans mettre présenté. Je m'appelle Bachir, voici moussa, chimère et Mohamed. D'ailleurs ils sont bien silencieux, absorbés à contempler tant de beauté

Quel beau parleur ce mec, c'est pas croyable. Il se prend pour le fils de Senghor ou d'Aimé Césaire pour nous sortir des phrases pareilles. Et les filles qui sortent leurs 50000 dents comme des abeilles devant des fleurs à l'arrivée du printemps pff

Joce : Mdr merci du compliment alors moi c'est Joce voici Adji, Awa, Antoinette et Yasmina

les filles : Enchantée

Moi : Je restai aussi silencieuse qu'un muet tête baissée car j'avais senti le regard de Mohamed sur moi et cela me gênait beaucoup mais je m'abstins de montrer mon malaise. Ils se mirent à discuter entre eux de tout et n'importe quoi. Je suis restée dans mon coin en mode spectatrice comme à chaque fois que les filles parlaient à des mecs

Bachir : es tu toujours aussi calme

Moi : ...

Bachir : Comment elle s'appelle encore votre copine là ? D'ailleurs tellement elle ne pipe un mot j'ai omis son prénom

Mohamed : Yasmine n'est-ce pas ?

Anto (en chuchotant) : C'est à toi qu'il parle. Il a même retenu ton prénom. Si ce n'est pas un signe ça

Moi : Oui c'est cela je m'appelle Yasmine

Mohamed : Comment oublier un aussi beau prénom et de surcroît si celle qui la porte est aussi belle qu'une déesse

Je croyais que c'était que Bachir mais ils sont tous pareils, tous des beaux parleurs et sûrement de grands dragueurs. Ah ces mecs ils sont prêts à tout pour nous impressionner mais bon ce n'est pas une raison pour me laisser embobiner même si son compliment ne me laisse pas indifférente.

Anto : Yasmine arrête de faire la timide et joins toi à la discussion

Chimère : une fille timide est un fille douce

Adji : Ah vous les mecs tous beaux parleurs

Awa : C'est quoi même. Toutes les éloges sont pour elle alors qu'elle ne vous a même pas adressé la parole depuis le début

Chimère : Toi aussi Awa ne soit pas jalouse. D'ailleurs moi je n'ai d'yeux que pour toi

Mohamed : les filles je vous pique votre copine quelques minutes

Moi : Comment ça Tu me piques ? Et pour quoi faire

Mohamed : juste pour discuter. Ne t'inquiètes pas, je ne vais pas te voler. On ne peut aller nulle part à moins que tu sois arrivée chez toi

Il faut dire qu'il y avait des embouteillages donc on avait pas beaucoup avancé depuis qu'on est entré dans le bus. Il était bloqué juste avant Colobane une vraie galère de rentrer après les cours. Il y a tout le temps un embouteillage de fou qui nous fait perdre du temps précieux

Moi : Oui je t'écoute. Que veux tu que me dire de si important

Mohamed : Tu es tout le temps sur la défensive comme ça

Moi : Ça dépend

Mohamed : Relaxe je ne vais pas te manger. Je veux juste mieux te connaître histoire de sympathiser et d'être amis

Moi : Bon d'accord

Mohamed : A ce que je vois tu es une élève mais tu es en quelle classe car tu fais jeune par rapport a tes copines

Il faut dire que j'étais petite de taille et mince donc les filles avaient l'air d'être mes grandes sœurs

Moi : je suis en première G et j'ai 15 ans

Mohamed : moi aussi je suis en première mais j'ai 18 ans

Moi : 18 ans? première? tu as repris des classe

Mohamed : on pourra pas dire que tu dis ce que tu penses lol. Oui j'ai repris des classes

il m'a fait un de ces sourires. Houlala j'ai cru que j'allais mourir paralyser sur place, des dents blanches parfaitement alignées et un sourire trop beau. Il me semble être la parfaite panoplie du fils à papa qui obtient tout ce qu'il veut

Moi : Eh bien quand j'ai une question je la pose. Au moins je ne me fais pas de soucis ou je ne reste pas sans réponse à mes interrogations.

Mohamed : Tu m'as l'air d'une fille qui consacre sa vie a étudier vu comment tu es calme

Moi : Les apparences sont trompeuses. Oui je consacre ma vie aux études sauf que je ne suis point calme

Je suis une vrai pipelette d'habitude. Je parle à longueur de journée, plus bavarde que moi existe pas. C'est juste avec les garçon je ne suis pas à l'aise

Mohamed : Pourquoi tu es stressée de cette façon alors ?

Moi : Pour rien

Mohamed : tu es assez mystérieuse tout comme ta beauté

moi : hum tu es flatteur a ce que je vois

Mohamed : flatteur non je ne dis que la vérité tu es très belle

j'étais tellement occupée à lui parler que je n'ai pas vu le temps passé. Le bus était arrivé devant son arrêt

Mohamed : Ah je descend au prochain arrêt

Moi : déjà ?

Mohamed : je te manques déjà

Moi : Mais ça va pas dans ta tête ou quoi. Tu t'es pris pour qui ? Non mais oh tu t'es cru assez important pour...

Je criai tellement fort que Antoinette attrapa ma bouche avant que je ne termine ma phrase

Anto : Yasmine calme toi. Qu'est qui te prend ?

Moi : Je n'avais pas vu qu'on avait déjà passé le pont de Colobane. Donc il m'a dit qu'il descendait et je lui juste répondu déjà par rapport au fait que je me disais que ça allait être long et monsieur a commencé à supposer qu'il allait me manquer. il est gonflé comme mec quand même

Mohamed : Ce n'était pas méchant. Je plaisantai c'est tout

Antoinette : Tu vois Yasmine. il te taquinait juste

Mohamed : je m'excuse Yasmine. Je suis vraiment désolé, je ne cherchai pas à te fâcher

Il descendit du bus, d'ailleurs ils descendirent tous

Anto : Yasmine pourquoi tu es devenue si agressive avec ce pauvre garçon

Moi : Je n'en sais rien

Anto : Il faudrait peut-être que tu arrêtes de tout le temps te braquer de la sorte

Moi : Oui ma puce t'inquiètes

Anto : Ne me dis pas oui ma puce t'inquiètes

Moi : Ne t'en fais pas ma puce c'est juste que je me méfie

Anto : Il y quelque chose qui te bloque et qui fait tu es tout le temps sur la défensive

A cet instant j'ai pensé à mon passé douloureux. Je suis ce qu'on appelle un enfant avec des problèmes d'adulte. Je n'ai pas eu une vie facile. Il m'est arrivé quelque chose d'affreuse, une vilaine cicatrice que l'on traîne comme un fardeau. M'en décharger et les autres problèmes que j'ai eu est la raison pour laquelle j'ai décidé de vous raconter mon histoire. Mon lourd secret est ce qui me rend si désagréable . J'ai fini par me dire que cela ne devrait pas me bloquer dans ma vie de tous les jours mais c'est tellement dur de faire comme si j'étais « normal ». Néanmoins je fais mon possible pour que ça ne m'empêche pas de vivre ma vie à fond. C'est peut-être la raison de mon bavardage incessant, sûrement une manière pour moi d'oublier. Quand on me voit on a l'impression que je suis l'archétype de la fille qui ne demande qu'à croquer la vie à pleine dent et qui dégage la joie de vivre mais c'est tout le contraire . N'empêche je ne me plains pas et je prends ce que la vie me donne. Comme quoi ce n'est pas parce que tu vois quelqu'un tous les jours que tu le connais vraiment. Souvent les gens qui paraissent les plus heureux sont ce qui cachent une grande tristesse. Dites jamais que vous connaissez parfaitement une personne car je vous assure que c'est faux. La seule personne qui se connaît parfaitement est la personne elle-même. Vous ne pouvez pas comprendre si ça ne vous arrive pas et je ne souhaite que ça arrive à personne.

Moi : Tu te fais des idées Anto

Joce : Elle est juste coincée comme fille

Anto : Bah qu'elle se décoince alors parce que là ce n'est plus possible. Si tu connais à faire fuir tous les garçons qui s'intéressent à toi tu finiras vieille fille je te le dis

Moi : Je te rappelle que j'ai 15 ans et j'ai beaucoup de temps devant moi pour trouver l'homme de ma vie

Anto : A ce rythme tu seras célibataire à 50 ans

Les filles soutenaient Antoinette mais je ne vois pas pourquoi je me presserai. J'ai beaucoup de temps devant moi. Mais elles ont sûrement raison donc je pris la résolution de me montrer plus calme à l'avenir

PARTIE 2 : Je t'aime. Aime-moi

Arrivée à mon arrêt je dis au revoir à mes copines avant de descendre. En marchant vers ma maison je me mis à penser à Mohamed. Pourquoi ne me laisserai-je pas aller dans une histoire pour une fois ? Toutes mes copines avaient un copain ou en avait déjà eu alors que moi pas un seul. Je n'avais jamais embrassé de mec de ma vie. Je n'ai aucune idée de ce qu'on ressent enfin juste ce qu'on en dit dans les films. Bref pas la peine de me torturer pour rien, je suis sure qu'il n'est pas intéressé. Pourquoi le serait-il ? Je suis trop timide face aux mecs et Joce est bien plus jolie que moi et beaucoup plus sure d'elle alors je n'ai aucune chance si je le voulais ce mec. Une fois chez moi je fis la bise à tout le monde. Eh oui c'est comme cela à la maison, on vit à la française parce que maman est française. Je rentrai dans ma chambre et pris mes cahiers enfin d'apprendre mes cours mais il faut dire que je n'étais pas concentrée car j'étais sur la lune lol.

Ghislaine : Yasmine peux-tu m'expliquer mes devoirs de maths ?

Ghislaine est ma petite sœur. Elle était en classe de CM1 à cette époque.

Moi : Va voir Steven il va t'expliquer

Steeven est mon grand Frère

Ghislaine : Mais il ne veut pas m'expliquer. Il a dit qu'il était occupé

moi : Bon d'accord viens

En fait j'étais la petite surdouée de la famille et de ma classe. Ça agaçait Steeven qui avait un peu plus de mal avec les études que moi. Pourtant je ne fais rien de mal mais apparemment ça ne plait pas à mon frère que je me débrouille aussi bien. Le fait d'être aussi intelligente me gênait un peu car j'avais l'étiquette de la fille modèle, respectueuse, et travailleuse qui n'avait le droit à aucun écart et c'est un peu pesant je dois l'avouer.

Je lui expliquai ses exercices à ma sœur chérie avant d'aller dans la cuisine pour donner un coup de main à la bonne. A vrai dire je n'avais pas besoin de bosser dur pour connaître mes leçons. Je suis du genre à retenir tout ce qui se dit en classe donc une fois à la maison je traînai plutôt dans la cuisine ou devant la télé ou encore dans la chambre de mon frère. Ma mère Sabrina vint nous rejoindre dans la cuisine

Sabrina : Qu'est ce qui t'arrive ma chérie ? D'habitude on n'entend que toi dès que tu es dans la maison mais tu es bien silencieuse aujourd'hui

Moi : Rien maman

Sabrina : Ne me mens pas. Je te connais assez bien pour savoir quand tu es tracassée

Ma mère préparait le repas pour mon beau père. Elle était sa seconde femme et c'était son tour ou son jour si vous préférez donc comme à chaque fois elle s'attelait à la cuisine. Je cuisinais pour elle quand elle ne pouvais pas le faire. Il faut dire que mon beau père mange que si c'est maman ou moi qui préparions le repas vas savoir pourquoi

Moi : Ne t'inquiètes pas maman tout va bien

Sabrina : C'est quoi, tu as un copain ?

Moi : Non maman qu'est ce que tu racontes ? Jamais de la vie

Sabrina : Je ne sais pas qui ou quoi t'a rendu muette aujourd'hui mais en tout cas je lui offrirai bien une médaille car pour te faire taire il en faut, une vrai pipelette

moi : MDR, maman ne dis pas ça.

Sabrina : Au moins je t'ai fait sourire mais c'est quand même la vérité

On continua de faire à manger en se taquinant. J'étais très proche de ma mère. On a eu quelques moments difficiles elle et moi mais les épreuves vécues ensemble ont contribué à augmenter notre complicité donc je lui dis tout ce qui m'arrive et une vraie confiance s'est installée entre nous. Les personnes avec qui on est très proche sont généralement celles qui ont partagé avec nous les mauvais moments de notre vie. On passa à table quand le repas fut prêt. Ils étaient tous en train de discuter pendant que je restai toujours aussi silencieuse. Je me surprenais moi-même tellement je n'avais pas l'habitude d'être aussi calme. Mohamed aurait-il déjà un tel effet sur moi ou est-ce juste un sentiment de culpabilité pour avoir été aussi brusque et désagréable avec lui ? Dans tous les cas je ne peux m'empêcher de penser à lui

Après le dîner je suis partie me doucher avant de me coucher. Le lendemain comme d'habitude je suis allée réveiller tout le monde pour qu'ils se préparent à partir à l'école. Le matin je prenais le bus scolaire pour m'y rendre. Arrivée a l'école je racontai à Antoinette ma soirée d'hier

Moi : Anto hier je suis restée muette de la soirée. J'ai du parler une fois ou deux. Même ma mère était inquiète. D'ailleurs je me suis même surprise de penser autant à Mohamed

Anto : Ma pu-puce est amoureuse

Moi : Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne suis pas amoureuse du tout

Anto : C'est ça l'amour ma chérie, quand on arrête pas de penser à la personne

Moi : N'importe quoi

Anto : Tu ne te rends même pas compte mais tu souris en me parlant de lui

Sur le moment je me suis sentie bête. Elle m'a charrié pendant un moment puis elle m'a lâché pour le reste de la journée. A la fin des cours on alla prendre le bus et je priai au fond de moi qu'il n'y soit pas tellement j'avais peur que mon mal-être refasse surface et que je l'agresse une seconde fois. Le bus arriva et je poussai un ouf de soulagement en voyant qu'ils n'y étaient pas ni lui ni ses amis. De toute la semaine on ne les revit ni la semaine qui suivit, d'ailleurs. Ils avaient disparu, envolé. On les avait un peu oublié. Même moi je m'étais sortie Mohamed de la tête enfin jusqu'à ce que l'on monte dans le bus un autre jour et qu'on les vit cette fois-ci assis a l'arrière du bus à croire qu'ils nous attendaient. Dès que nous sommes arrivées à leur niveau, ils nous ont salué avant de nous céder leurs places. J'avoue que c'était galant. Ils restèrent à côté de nous à parler. Je me fondis dans la masse en me rendant limite invisible encore une fois

Chimère : Yasmine tu as mangé quoi ce midi ?

Moi : Rien pourquoi cette question ?

Awa : On vous a dit qu'elle est bavarde comme une pie

Moi : Awa yow bayil di ma khass ( Awa arrête de me clacher de la sorte)

Joce : Moi je dis qu'elle a totalement raison. La dernière fois tu faisais ta timide mais nous on te connaît tu es une vrai géweul (griotte)

Anto : Arrêtez de vous acharner sur ma pu-puce. Elle était juste impressionnée par vous lol

Moi : Merci Antoinette de me défendre, je n'ai pas l'habitude de parler à des étrangers surtout quand ils sont des mecs

Bachir : Tu vas pas nous faire le coup du maman m'a interdit de parler aux étrangers?

Moi : MDR et pourquoi pas ? C'est exactement ça

Tout le monde éclata de rire sauf Mohamed qui avait ses écouteurs dans les oreilles et qui nous avait tourné le dos comme si on ne l'intéressait aucunement. Qu'est-ce qu'il a lui ? La dernière fois il me draguait aujourd'hui il m'ignore royalement. Je lui arrachai ses écouteurs en lui disant

Moi : C'est quoi ton problème ? Pourquoi tu ne parle pas avec nous ? On a la peste ou quoi ?

Chimère : Yasmine vas y doucement avec Mohamed. En ce moment il n'est pas bien

Moi : Qu'est-ce qu'il a ? Je ne pense pas que cela soit une raison valable pour nous tourner le dos et faire comme si on existait pas. Il n'est pas le seul à avoir des problèmes dans sa vie

Mohamed: Tu veux vraiment savoir ce qui m'arrive

Moi : Si tu veux en parler pourquoi pas. En tout cas sache que c'est très mal poli de tourner le dos aux autres.

Mohamed: C'est toi qui ose me parler de politesse alors que tu viens de m'arracher mes écouteurs. De surcroît tu me parles comme si j'étais ton petit frère

Monsieur a retrouvé sa langue apparemment mais je vais vite le faire descendre sur terre. Il se prend pour qui celui-là, non mais dis donc

Moi : Oh tu va descendre d'un étage déjà. Je ne t'ai pas mal parlé mais juste demandé ce qu'il y avait mais bon bref on s'amuse bien sans toi donc vas y laisse tomber

Mohamed : ...

moi : Vous êtes trop macho vous les mecs, tous pareils

Il me regarda avec des yeux énervés mais je m'en foutais royalement. On continua avec les autres notre discussion et ils comprirent vite que j'étais l'intello du groupe vu que j'ai vite fait de tourner la discussion autour du cours de compta ou d'économie ce qui ne manqua pas de me faire faire engueuler par les filles et les garçons aussi d'ailleurs. Le seul avec qui je pouvais discuter de ça c'était Moussa lui aussi intello de son groupe. Du coup on a partagé nos idées et on a même fait nos devoirs dans le bus le temps du trajet. On continua de faire le trajet du retour avec les garçons pendant un bon mois. Mohamed et moi ne nous sommes pas reparlés depuis ce jour même s'il était avec nous dans le bus tous les jours. N'empêche je continuai de beaucoup penser à lui. Vu comment il m'ignorai je me suis dit que mes sentiments n'étaient pas réciproques

Chapitre 2

On était en décembre et un mois s'est écoulé depuis notre petite dispute dans le bus. Un vendredi alors qu'on allait prendre le bus on trouva Mohamed à l'arrêt du bus qui avait l'air de nous attendre. On s'avança vers lui. Les filles lui dirent bonjour pendant que moi je décidai de l'ignorer. Je me suis avancée vers la vendeuse de maad sans lui accorder un regard, comme toute bonne sénégalaise je raffole de ce fruit. je sentis une présence derrière moi mais je me retournai pas. Quelques secondes après on me tira par le bras pour me retourner

Mohamed : Il t'arrive de dire bonjour

Non mais je rêve le gars il me fait passer pour invisible pendant plus d'un mois et il s'attend à ce que je l'accueille les bras ouverts avec le sourire d'une hôtesse de l'air. Il est culotté quand même ce mec , incroyable

Moi : Quand j'en ai envie oui et puis lâche-moi tout de suite. Tu te prends pour qui ?

Mohamed : Pour quelqu'un qui t'aime. J'en ai marre de rester toujours là à te voir discuter et rire avec les autres sans m'accorder un seul petit regard. je suis venu t'attendre pour te parler aujourd'hui

OMG il a dit qu'il m'aime. Ai-je bien entendu ? En plus il est direct. Peut-être qu'il veut dire juste amicalement. oh oh mademoiselle redescends sur terre avant que ta chute ne soit terrible. Et puis ce mec n'est pas fait pour toi.

Mohamed : C'est à toi que je parle là. Tu as perdu ta langue ou quoi ?

Moi : Non je n'ai pas perdu ma langue. C'est juste que khamo sa boppe (tu es trop prétentieux). Tu es vraiment marrant. Tu ne m'as pas adressé la parole pendant un mois et tu oses me sortir que tu m'aimes tranquillement et à l'aise. Tu as cru que c'était la fête au village ou que je suis à ta disposition peut-être

Mohamed : Oh tu parles trop. Je t'ai dit Yasmine je t'aime point barre

Il mériterai une gifle celui-là. Il s'y croit trop là avec son point barre là. Il croit qu'il va me sortir un je t'aime et que je vais lui répondre moi aussi mon prince. Il a rêvé oui

Les filles : le bus est là

Moi :Vas voir ailleurs si j'y suis. Tchip

Je m'apprêtai à partir prendre mon bus mais c'était sans compter sur la persévérance de monsieur aujourd'hui

Mohamed : Tu me réponds ou tu ne monteras pas dans ce bus

Moi : Mais on va le rater. Arrête de faire le gamin

Mohamed : Je m'en fous que tu le rates ton fichu bus. En plus quand je te parle j'aimerai que tu me répondes en Wolof (langue sénégalaise). Vous aimez trop jouer aux toubabs (françaises) vous les filles

Mais pour qui se prend-t-il lui pour me donner des ordres ou me dire la langue que je dois parler ou pas. Même ma mère ne me parle pas de la sorte. Ce garçon a vraiment besoin que je le remette à sa place le plus vite possible. Il a de la chance que je sois pressée

Moi : Va te faire foutre

Je me dégageai de ses mais et m'engouffrai dans le bus au moment où les portes se refermaient, juste à temps. Ouf je me suis enfin débarrassée de lui

Anto : Qu'est-ce qu'il te voulait ce Mohamed ?

Moi : il est venu me dire qu'il m'aimait et il s'attendait à ce que je lui réponde sans tarder, de vrais goujats ces hommes

Anto : Ne sois pas si dure ma puce. Il est juste amoureux

Moi : Est-ce une raison pour se comporter aussi sauvagement ? Il m'a fait très mal au bras en plus

Anto : Avoue que tu as le béguin pour lui

Moi : Oui il me plaît mais il est trop brute comme mec. On ne demande pas à une fille de sortir avec nous de cette manière

Anto : Je crois qu'il est bien déterminé à l'obtenir sa réponse

Moi : Pourquoi tu dis ça?

Anto : Eh bien il t'attends au prochain arrêt de bus

Elle était assise près de la fenêtre donc elle pouvait voir dehors. Je jetai un coup d'œil dehors et le vit entrain de regarder dans notre direction. Il faut dire que depuis que je suis entrée dedans, le bus n'a même pas fait le tour de la place de l'indépendance du coup monsieur avait eu le temps de marcher et de rejoindre le prochain arrêt pour m'y attendre. Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de lui ?

PARTIE 3 : Dois-je lui dire oui ?

Moi : Punaise ma puce que vais je faire de lui ? Il est comme un pot de colle et moi je risque de craquer parce qu'il est tellement mignon

Mohamed est beau avec un teint marron, les yeux noirs, corpulence moyenne, ni grand ni petit genre Will Smith, non mais il est trop craquant ce mec. Il est monté dans le bus quand on arriva à son niveau

Anto : En tout cas il est là. Bon je vous laisse discuter, bonne chance ma chérie

Moi : Non ne me fait pas ça. Reste

Mohamed : Tu peux nous laisser Antoinette

Anto : Bien sûr, pas de soucis

Elle s'en alla s'asseoir avec les autres en me faisant un clin d'œil. Je me tourna vers la fenêtre pour ne pas lui parler

Mohamed : Je ne vais pas te manger. Tu peux me regarder

Moi : Que veux tu ?

Mohamed : Yasmine je t'aime depuis le premier jour que je t'ai vu et je n'arrive pas à t'oublier. Quoique je fasse tu restes dans ma tête

Moi : Oui tu me l'as dit tout à l'heure et ?

Mohamed : tu es toujours aussi désagréable ?

Moi : Non

Mohamed : Donc sois un peu plus aimable mademoiselle

Moi : Bon d'accord

Mohamed : J'aimerai avoir une réponse de ta part

Moi : Eh bien j'ai le droit de réfléchir ou pas?

Mohamed : OK pas de soucis mais maintenant pouvons-nous faire plus ample connaissance

Moi : Je t'écoute

Mohamed : Parle-moi de toi, de tes origines, de ce que tu aimes, de tout quoi

Moi : Eh bien j'ai 15 ans je suis en première G. Ma mère est franco cap verdienne et mon père est sénégalo marocain. Dans ma famille nous sommes cinq, trois filles et deux garçons une famille soudée On ne vit plus avec mon père depuis très très longtemps mais n'empêche on le voit toujours mais rarement. Ma mère s'est remariée il n'y a pas longtemps. Je suis du genre à profiter de ma famille et de mes bouquins bref voila en gros. Ah d'ailleurs je ...

Mohamed : Tu parles toujours autant et aussi vite car je n'ai pas vu à quel moment tu as respiré

J'avais dit tout ça avec un débit de paroles incroyable. Il se croit drôle lui comme si il pouvait voir les gens respirer

Moi : Ha ha je suis morte de rire

Mohamed : C'était de l'humour

Moi : Oui oui à ce que je vois. Le hic est que ce n'est pas drôle du tout

Mohamed : Tu pourrais rigoler de temps à autre. En plus je t'entends rarement parler le wolof

Mais qu'est-ce qu'il a lui avec sa manie de me faire parler wolof. Je ne vois pas qu'est-ce que ça peut lui faire si je parle wolof ou français. Il comprend ce que je dis non

Moi : Eh bien chez moi on parle que le français, désolée pour toi

Mohamed : Pour moi mais tu devrais plutôt être désolée pour toi ma chère car moi j'adore ma langue et mon pays

Mais quel prétentieux ce mec, il m'énerve. Et puis qui lui a dit que je n'aimais pas le Sénégal

Moi : Tu es grave comme mec hein. Qui t'a dit que je n'aimais pas mon pays. Ce n'est pas parce qu'on parle français qu'on est pas sénégalais ou qu'on ne l'aime. Je suis toucouleur (ethnie sénégalaise) malgré mon métissage. Je te signale que ma mère est deuxième femme donc on connait bien la culture et je suis née ici donc stop avec tes aprioris et tes préjugés de merde

Mohamed : Oh calme-toi tu es trop agressive. Une fille se doit être douce

Moi : Qu'est-ce que tu en sais ? Tu n'es pas une fille que je sache puis je fais ce que je veux

Mohamed : Tu es trop impolie Yasmine

Moi : Tu l'es plus que moi. Tu ne te sens pas je te jure. D'ailleurs la discussion est close

Il était mort de rire alors que moi j'étais verte de colère. Je ne voyais pas ce qu'il avait de drôle dans la situation

moi : Qui y a-t -il de drôle?

Mohamed : Toi

Moi : Moi quoi ?

Mohamed : Tu n'arrives même pas faire une phrase complète en wolof et tu oses te fâcher quand je te fais la réflexion. Tu sais il ne faut pas le prendre mal c'est juste une remarque

J'étais gênée car il avait raison au fond mais avec ma grande bouche je ne pouvais pas rester sans rien répondre

Moi : Oui et après, ce n'est pas de ma faute. Je vis avec ma mère depuis toujours, elle ne me parle que français, avec mes copines on ne parle que le français donc que veux-tu ? Je ne m'en plains pas. Bref

Mohamed : Oui comme tu dis bref

Moi : Arrête de dire du n'importe quoi et parle-moi de toi

Mohamed : Et bien contrairement à toi je suis cent pour cent sénégalais. Je vis avec mes deux parents, j'ai deux frère et deux sœurs. J'aime pas les études mais on m'y force. Avec ma famille c'est chacun pour soi, Dieu pour tout. Du moins je n'ai pas à faire avec eux. Voilà en gros

A ce que je vois il est tout le contraire de ce que je suis. Il devrait plus aimer sa famille. C'est ce qu'il y a de plus important dans la vie. Elle est indispensable pour l'épanouissement. La famille nous apporte tellement de chose comme l'amour, un soutien infaillible, la sécurité, le sens du partage. Elle sera là dans les bons et les mauvais moments. C'est la première chose que la vie nous offre et nous devons en prendre soin. Ça me rend malade de voir certaines familles se déchirer pour une chose sans importance telle que l'argent ou une autre. L'amour des siens est tellement plus important que toute richesse mais beaucoup de gens l'ont oublié et c'est vraiment dommage. Même si je vous accorde qu'il y a une plaie dans chaque famille et des personnes totalement mauvaises et irrécupérables, avant de quitter la votre pour les beaux yeux d'une femme ou d'un homme souvenez vous que c'est dans votre famille que vous avez appris à aimer pour la première fois et essayez de trouver une solution pour arranger les choses. La famille est la base de tous, ne l'oubliez jamais. Entre temps on arriva à l'arrêt où il devait descendre

Mohamed : Tu me files ton numéro

Les mot s'il te plaît et merci ne font vraiment pas partie de son vocabulaire apparemment mais bon je lui remis quand même

Mohamed : Je t'envoie un message

moi : OK à plus

Il descendit du bus en me faisant son plus grand sourire agrémenté d'un clin d'œil. Je peux vous dire que ça m'a mis le baume au cœur qui lui battait la chamade. J'étais aux anges. Mademoiselles les curieuses sont venues dès qu'il a posé un pied hors du bus

Elles : Vas y raconte. On veut tout savoir

Adji : Tu lui as dit oui ?

Awa : Alors vous avez rendez-vous ?

Joce : J'ai vu que tu lui as donné ton numéro

Anto : Doucement les filles à ce rythme elle risque de rien nous dire. Vous la connaissez non elle va se refermer comme une huître si vous continuez

Moi : Non je n'ai pas dit oui, non on n'a pas de rendez-vous et oui je lui ai donné mon numéro. C'est bon j'ai répondu à vos questions

Adji :Tu es sérieuse. Tu te fous vraiment de nous

Awa : Tu aurais pu nous expliquer plus dans les détails

Anto : C'est bon lâchez la. Elle vous a déjà répondu

Moi : Vous voulez que je vous dise quoi ? Il m'a dit de lui parler de moi ce que j'ai fait et lui aussi a fait pareil c'est tout. Pour mon grand malheur c'est mon total opposé

J'avais résumé l'histoire car la seule personne à qui je parlai de moi c'était Antoinette et ça elle l'avait compris d'où elle leur disait d'arrêter de me poser des questions

J'étais arrivée à mon arrêt de bus. Je leur fis la bise avant de descendre

Moi : A lundi les filles

Adji : Quel lundi demain on doit se faire un resto. Ne me dis pas que tu as oublié?

Moi : Euh je vous appelle après je dois descendre

Elles descendirent toutes avec moi. Vu qu'on était vendredi elles ne sont pas pressées de rentrer je crois

Adji : Tu es folle Yasmine

Awa : A cause de toi on est toutes descendu

Moi : C'est vous qui êtes folles je vous jure

Adji : Mais tu avais dit que tu venais avec nous. Non mais sérieux arrête de déconner

Moi : C'est juste pour cela que vous êtes descendues

Awa : Bien sûr tu sais bien que les sorties sans toi n'ont pas de sens parque que tu sais remettre les gens à leur place. En plus on délire plus quand il y a toute la clique

Il faut dire que même en classe on s'assied toute dans la même rangée côte à côte. Les profs nous aimaient bien car on travaillait bien mais on nous appelait les diablesses. J'avais en plus géweul comme surnom tellement je parlai beaucoup

Moi : Mais on aurait pu parler de ça au téléphone ou que j'en parle à Antoinette et qu'elle transmette le message

Joce : Yasmine quand tu dis on verra on sait toutes que c'est non et la on aimerait bien se faire quelque chose avant les fêtes de noël

Anto : Elle a raison quand même j'aurai pu vous tenir au courant

Joce : Toi ? Yasmine arrive toujours à te convaincre du contraire

Anto et moi n'aimions pas trop sortir. On était plutôt du genre à se voir chez nous, aller faire du shopping de temps à autre, de bouquiner ou d'étudier et pour elle passer du temps avec son copain son beau et tendre Michel comme elle l'appelait

Joce : On t'écoute

moi : OK OK je viens. Je passerai prendre Anto a 19h donc voyez avec elle où on se retrouve car votre bus est là les filles

Au même moment ma mère m'appela sûrement pour savoir pourquoi je tardai à rentrer

Sabrina : bébé tu es où?

Moi : j'arrive maman je suis en route je discutais avec les filles mais je suis en route

Sabrina : OK à tout de suite chérie

Moi : Bisous maman je t'aime

Je mis mes écouteurs et marchai en direction de la maison. Mon esprit voguait vers Mohamed tout d'un coup. Arrivée chez moi comme d'habitude je fis la bise à tout le monde et j'allai directement dans la chambre de ma mère

Moi : Maman je peux te parler

Sabrina : Oui je t'écoute ma fille qui y a-t -il?

J'allai répondre quand mon portable vibra

Mohamed : hello beauté tu es bien arrivée? C'est mon numéro

Moi : Oui je suis bien arrivée. Ok je l'enregistre après

Mohamed : tu sais que tu es belle

Moi : merci soudé ay nakh sakh grawul ( Si c'est même pour du faux je prend)

Qui n'a pas dit ça étant ado, que des barres. L'adolescence est le meilleur moment de la vie

Mohamed : Je dis pas les choses pour faire genre

Un coup sur la tête de ma mère me ramena à l'ordre et sur terre en même temps

Moi : Aïe

Sabrina : tu te fous de qui ? Tu viens me déranger pour ensuite te mettre à parler au téléphone. Je vais le confisquer tu va voir

Moi : Non maman chérie, ne fais pas ça

Sabrina : Tu voulais me parler de quoi?

Moi : De rien

Sabrina : Tu es impolie ma fille

Moi : hum maman

Sabrina : C'est vrai tu es très impolie mais bon c'est comme ça que je t'aime ma fille

Moi : Je t'aime aussi maman. Au fait les filles veulent qu'on se fasse un resto demain

Sabrina : Tu peux aller mais ne rentre pas trop tard. Ça te fera du bien de sortir car tu restes tout temps à la maison à croire qu'on t'a cloîtré ici

Moi : Mdr merci maman

Sabrina : De rien ma puce demain tu me le rappelles avant de partir comme ça je te remet des sous

Moi : Compte sur moi. Bon je vais dans ma chambre

Je sortis en courant pour aller répondre aux messages de Mohamed car j'en avais déjà reçu trois qui disaient « tu me plais beaucoup et tu es très belle », « je te parle », « il t'arrive de répondre aux messages »

Moi : Désolée je parlai avec ma mère. Merci pour le compliment

Mohamed : ah ok tu aurais pu me le dire plutôt. Je pensais que tu ne voulais plus me parler. Bref je peux avoir ma réponse

Moi : Tu es chiant avec ça je ne te connais même pas. Laisse faire les choses

Mohamed : ok si tu le prends de la sorte. En tout cas tu as l'air coincé avec les mecs

Moi : Si tu le dis

Mohamed : C'est vrai. Tu es tendu, no panique. Je ne vais pas te manger.

Moi : Je sais que tu vas pas me manger. Tu me l'as assez dit

Mohamed : Alors demain tu fais quoi ? Ça te dit qu'on se voit?

Moi : Euh non je ne peux pas demain

Mohamed : Et pourquoi ?

Moi : Parce que je sors avec les filles

Mohamed : Ah tu es comme ça toi. Tu fais la sainte mais en réalité tu es une fêtarde

Moi : Pense ce que tu veux. Tu ne me connais pas pour me juger de la sorte donc je m'en fous

Il est bien gonflé lui au point de me juger sans me connaître. Peut-être que ce n'est pas un mec pour moi finalement. Je me posais trop de questions du genre est-ce qu'il ne voulait pas juste jouer avec moi ? Ce qui m'empêche de lui dire oui. J'ai besoin de réfléchir

Moi : Bon je te laisse. Je dois aller bosser. A plus

Mohamed : Tu es très studieuse

Moi : Tu devrais t'y mettre aussi

Mohamed : Non les études ne sont pas pour moi

Moi : Tu es bien mon contraire

Mohamed : Dis moi à quoi ça sert d'étudier si tu sais déjà que tu vas prendre la relève de papa ?

Je ne mettais pas tromper sur son compte. C'est un fils à papa qui croit que parce que son père a de l'argent rien ne lui ai du. Je suis sure que s'il prend le bus c'est parce qu'on l'a puni pour avoir fait une bêtise

Moi : Personnellement à ta place je préférerai travailler pour mon compte ou dans une autre entreprise que celle de mes parents. c'est mon rêve le plus grand. Je veux voler de mes propres ailes sans rien attendre de papa et de maman

Mohamed : Je ne fatigue pas plus

Moi : Bon à bientôt

Ce garçon n'est pas bien dans sa tête. Il s'en fout de ses études. Il sait que quoiqu'il se passe il aura un bon boulot sans se fatiguer. Ah la vie maintenant n'est fait que de bras longs. Il faut connaître beaucoup de monde pour avancer. On m'appela pour manger. Après le repas alors que tout le monde s'affairait devant les , moi j'étais là à lire un livre de Danielle Steel jusqu'à m'endormir. Le lendemain petit-déjeuner en famille puis je partis faire mes exercices de la semaine. Mon samedi se passa comme les autres. A 18 heures je commençai à me préparer, jeans, débardeur et nu-pieds. Je pris un petit sac et j'allai voir ma mère

Chapitre 3

Maman : Tu t'habilles toujours aussi simple. Sois plus coquette ma fille

Moi : Oui maman. Je peux y aller maintenant

Maman : Mais tu vas pas te changer

Moi : Non c'est bon je suis à l'aise comme ça

Maman : Ok si tu le dis

Elle me remit de l'argent avanct de me demander de ne pas rentrer tard et de l'appeler pour lui dire comment ça se passe

Maman : D'ailleurs vous allez où ?

Moi : Au césar ou à la gondole. Je ne sais pas ce que les filles ont décidé

Maman : ça se voit que tu n'as pas envie de sortir. Tu ne t'intéresse même pas à l'endroit. Ceux sont les filles qui t'ont forcées ?

Moi : Oui un peu. J'aime bien rester avec vous en famille sinon avec Antoinette

Maman : vas y avant qu'elles ne s'impatiente et n'oublie pas de me donner ta position

Moi : Ok maman. Bisous

Elle me fit un gros bisous puis me donna sa bénédiction comme à chaque fois que je dois sortir.

Je partis chercher Anto et on prit le même taxi pour aller en ville. On allait au césar manger une pizza puis à la gondole pour le dessert

Moi : Ma puce hier on n'a même pas pu discuter tranquille

Anto : Grave alors dit moi vous vous êtes dis quoi ?

Moi : il m'a demandé de lui parler de moi chose que j'ai faite et lui aussi mais il est tellement différent de moi que ça me fait peur

Maman : Comment ça ?

Moi : Il déteste l'école et c'est un fils à papa qui ne prend en compte que ce qui lui fait plaisir

Anto : Mais toi aussi tu es une fille à maman. C'est juste que tu ne le montre pas

Moi : C'est exactement ça. Si moi je ne le montre pas, lui il vit de ça et en est fier

Anto : Ah ok je comprend mieux en effet. Ce n'est pas très top

Moi : En plus il me saoule à vouloir que je lui dise si je l'aime ou pas

Anto : Tu sais ma chérie c'est comme ça. Il faut dire à la personne si oui ou non tu veux être avec

Moi : Oui mais on peut aussi laisser faire le temps

Anto : tu sais que tu parles comme une adulte. Dis toi qu'on est des ados. Profite de la vie chérie

Moi : Oui mais moi je veux y aller doucement. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Il n'y a pas le feu

Anto : Si tu le dis

On arriva en ville assez vite. Les filles nous attendaient déjà. A force de parler avec maman je suis allée prendre Antoinette en retard

Awa : Ça fait 15 minutes qu'on vous attend

Adji : Vous faisiez quoi?

Anto : C'est Yasmine. Elle a mis du temps à venir

Joce : Je parie qu'elle hésitait à venir

Moi : Non je terminai mes devoirs et je parlai avec ma mère

Joce : Quelle traîtresse ! Nous , on n'a même pas fait nos devoirs

Anto : Ah moi si

Adji : Toute façon qui se ressemble s'assemble donc voilà. Forcément vous avez fait vos devoirs sans nous

Moi : Mais ce n'était pas prévu qu'on les fasse ensemble.

Awa : C'est bon les filles, on ne va pas se disputer? On est venu passer un bon moment

Anto : Oui c'est vrai. Profitons de cette soirée

On rentra dans le césar et on passa commande puis nous mirent à papoter de tout et de rien comme d'habitude, de vraies pies. On a pris chacune une pizza différente histoire de pouvoir goûter à celles des autres, trop gourmande. Deux heures après on avait fini de manger. Comme prévu on décida d'aller à la gondole vu que ce n'est pas très loin on a entrepris de marcher quand soudain on entendit des voix nous appeler. On se retourna toutes et devinez qui nous appeler? Mohamed et sa bande d'amis. Dakar était tellement grand mais il fallait qu'on tombe sur eux.

PARTIE 4 : Début d'une histoire

Moi : Oh non pas eux. On les voit toute la semaine

Anto : Je ne te le fais pas dire

On voulait juste passer une soirée entre filles. Est-ce trop demander ?

Adji : En tout cas j'espère qu'ils ne vont pas nous coller comme des mouches

Ils s'approchèrent en voulant nous faire la bise mais c'était sans compter sur notre sauvagerie. On les connaissait à peine et on n'était pas chaud pour passer la soirée avec eux

Chimère : Mais Adji je veux juste te faire la bise. Qui y a t-il?

Adji : On ne se connaît pas si bien pour avoir ce genre de rapport. On a discuté dans le bus oui mais sans plus

Chimère : D'accord. Je ne savais pas que vous étiez comme ça

Adji : Comme quoi?

Bachir : Oh les filles on ne va pas se prendre la tête

Joce : Bien sûr que non. Comment allez-vous ?

Eux : Ça va et vous ?

Nous : On va bien aussi

Bachir : Vous faites quoi en ville ?

Adji : On est venu manger et passer une soirée entre filles

Bachir : Ah ok cool et vous faites quoi après ?

Joce : Là on va manger une glace pourquoi ?

Bachir : Ça vous dit qu'on se joigne à vous

Moi : Non merci

Anto (en chuchotant) : Yasmine soit plus polie. Ce n'est pas correct ce que tu viens de faire.

Moi : Toute façon ce que je viens de dire vous arrange bien. Vous le pensez tous

Mohamed : Les mecs on se casse. Elles sont trop chiantes ces filles

Moi : Vous l'êtes plus que nous. Vous ne voyez pas par hasard que vous dérangez ?

Anto : Excusez la mais c'est juste qu'on avait prévu de rester entre filles

On se tourna et partit. Les filles me sautèrent dessus dès qu'on s'éloigna

elles : Yasmine tu aurais pu mieux leur parler quand même. Ça ne se fait pas

Moi : Rien à foutre. Je vous ai bien arrangé le coup. Arrêtez de faire les hypocrites. Il faut être franc. Bref allons manger

Nous rentrâmes dans la gondole et commandâmes nos glaces. On parlait de tout et de rien à 21h 30. On décidait de rentrer parce que Maman n'arrêtait pas de m'envoyer des messages pour savoir où j'étais ? Je rentrai avec Antoinette et Adji. On a pris le même taxi qui nous déposa les unes après les autres. A peine arrivée chez moi je courus dans ma chambre car j'avais un message je pensais que c'était Mohamed mais non c'était Antoinette qui voulait savoir si maman ne m'avait pas grondé. Je me suis pas fait engueuler pour ne pas lui avoir répondu rapidement. On a rigolé un peu puis on s'est souhaité bonne nuit. Je n'ai pas eu de nouvelles de Mohamed du week-end et d'ailleurs de la semaine sûrement par rapport à mon attitude de samedi mais bon après tout on ne peut pas me reprocher de dire ce que je pense. Il ne me recontacta que la semaine suivante

Mohamed : Toi si on t'envoie pas de message tu ne le fais pas

Moi : Bonjour on t'a appris à le dire

Mohamed : Oui bonjour Yasmine

Moi : Bonjour et pour quelle raison je devrais t'envoyer un message si toi tu ne le fais pas

Mohamed : J'ai été le dernier à t'en envoyer

Moi : Et alors ? Ce n'est pas une raison

Mohamed : Ok ok rangeons la hache de guerre et reprenons tout depuis le début. Tu me plais beaucoup malgré tout et j'aimerai vraiment essayer de construire quelque chose avec toi. Je sais qu'on est jeunes JE TAIME YASMINE

Oh my god ai-je bien entendu ? Il me connaît que depuis peu et il veut déjà construire quelque chose avec moi. Il va droit au but lui ça c'est sûr

Mohamed : Pourquoi tu ne réponds pas ? Je peux t'appeler ?

Moi : Oui

Il m'appela et on commença à discuter. C'est bête mais en entendant sa voix j'ai eu le sourire aux lèvres et le cœur qui battait fort. Quel est ce sentiment si bizarre qui m'envahissait d'un coup. est ça ce qu'on appelle l'amour?

Mohamed : Yasmine s'il te plaît donne-moi une réponse

Pourquoi ne pas accepter pour une fois de ma vie, ça ne me coûte rien d'essayer après tout.

Moi : Je veux bien mais allons-y doucement. Je ne suis jamais sortie avec quelqu'un. Tu es mon premier petit ami

Mohamed : Franchement tu viens de faire de moi l'homme le plus heureux sur cette terre

On continua à discuter tranquillement comme avant

Mohamed : On peut se voir demain

Moi : Euh non, pas pour le moment. Il faudrait que j'en parle à ma mère d'abord

Mohamed : Tu es sure que tu veux que ma mère soit au courant

Moi : Tu n'as pas de bonnes intentions avec moi ou quoi ?

Mohamed : Bien sûr que si

Moi : alors où est le problème ?

Mohamed: J'ai peur de sa réaction

Moi : Ne t'inquiète pas. Je dis tout à ma mère

Dans le courant de la semaine je parlai à ma mère de Mohamed. Elle entreprit de me conseiller

Maman : Ma fille si vous voulez vous voir qu'il vienne à la maison il n'y a pas de soucis et fais très attention à toi. Je sais que c'est ton premier copain

Moi : Oui maman ne t'inquiètes pas

Maman : En plus si tu lui as dit oui c'est qu'il te plaît vraiment car toi et les hommes ce n'est pas vraiment le grand amour

Moi : Oui c'est la raison pour laquelle je ferai attention

Maman : Alors je vais le connaître quand ce

Mohamed en plus j'espère qu'il est beau

Moi : Oh oui maman très beau avec un de ces teints et une dentition de malade. Tu l'aurai vu maman trop craquant. A ce qujet est-ce qu'il peut venir déjeuner samedi à la maison

Maman : Hum ma fille a grandi. Pourquoi pas c'est une bonne idée comme ça tu nous le présenteras

Moi : Oui maman pas de soucis merci

Je lui fis un gros bisous et sortis en courant toute contente. J'envoyai un message direct à Mohamed

Moi : Je t'invite samedi à la maison pour te présenter ma famille

Mohamed : D'accord. Je viendrai

Jétais super contente. Je sautillai dans toute la maison. Mes sœurs pensaient que j'étais devenue folle. Je m'empressais d'en parler à Antoinette qui était contente pour moi. Le week-end arriva assez vite et comme une bonne fille et puisque c'était mon invité je rentrai dans la cuisine. Je lui fis un tiebou kétiakh (riz au poisson séchée, excellent). Certains penseront que c'est ringard mais monsieur Mohamed derrière ses airs de bosse raffolait de ce plat. Il me l'avait dit donc pourquoi rater une occasion de lui montrer mes talents de cuisinière lol . Il arriva a 13h pile. Il m'envoya un texto pour me dire qu'il était en bas. Je descendis pour aller lui ouvrir la porte. Mon cœur ne put s'empêcher de battre quand je le vis à travers la grille

Mohamed : Toi en tenue traditionnelle

Moi : Dis bonjour d'abord. Tu es trop pas civilisé

Mohamed : Oui Bonjour

je lui ouvris la porte et lui fit la bise sur la joue. Il était assez surpris mais pour moi c'était normal. On m'a éduqué de cette manière

Mohamed : Ah oui c'est comme ça avec toi

Moi : Quoi donc ? C'est juste une bise

Mohamed : ok mais je pensais pas que tu mettais ce genre de tenue

Moi : Et pourquoi j'en mettrais pas j'adore ça ?

Mohamed : Hum c'est bien

Moi : Allez, on monte

Il me suivit à l'étage. Il y avait tout le monde au salon qui l'attendait. C'était trop drôle à croire qu'il avait fait quelque chose

Mohamed : Yasmine je stresse

Moi : Mais non t'inquiètes, ils veulent juste t'impressionner. N'aies pas peur

Mohamed : OK je te fais confiance

Quand on arriva dans le salon un grand silence s'installa. Tout le monde se tourna pour le regarder. Il ne manquait que mon beau père qui n'était pas là aujourd'hui. Il enleva ses chaussures et pénétra dans le salon. Je le devançai et fit les présentations

Moi : Voici Mohamed S.... Mohamed voici ma mère Sabrina, mon grand frère Steeven, ma petite sœur Ghislaine, mon autre sœur Soraya et mon petit frère Tidiane

Mohamed : Bonjour

Sabrina : bonjour mon fils. Assieds toi

Il s'assit et ma mère commença son questionnaire. Attention inspecteur Colombo est dans la place lol. Elle m'a trop fait marrer. Je retournai dans la cuisine terminer le repas. Vers 13h30 je servis. Pas de grand bol chez nous, on mangeait à table lol chacun avec son assiette. On se mit à table et ma mère continua son enquête et lui sortit tout naturellement

Maman : J'espère que tu ne veux pas jouer avec elle?

Steeven : J'espère pour toi car c'est ma princesse

Mohamed prit de peur se mit à bégayer comme pas possible. C'était trop marrant à voir. Je crois que s'il était blanc il serait devenu tout rouge

Mohamed : Non tata je suis là pour du sérieux

Après cette réponse l'atmosphère fut plus détendue. On continua à discuter paisiblement. Ma mère se leva de table. Je débarrassai avec la bonne puis on alla sur la terrasse Mohamed et moi. on s'installa là-bas et discutâmes jusqu'à 18h puis il me dit qu'il allait partir. Durant cette discussion je lui redonna goût aux études. Comme je vous l'avez dit monsieur n'aimait pas trop l'école mais il était très intelligent. Il me promit de faire des efforts par rapport à ces études. Je le raccompagna jusqu'à ce qu'il prit son taxi. Il m'envoya un message une fois chez lui et on se textota jusqu'à tard dans la nuit. Ce fut comme ça durant toute la semaine. Le jeudi monsieur m'invita à son tour chez lui parce qu'il voulait me présenter aussi à sa famille. J'acceptai après accord de ma mère et cette fois-ci c'était moi qui était en stress total. Je ne vous raconte même pas. C'était la première fois que je mangeai chez d'autres personnes tellement je sortais pas. Moi c'était école, maison, chez Antoinette, chez Adji, Awa ou Joce ou resto sinon je n'avais pas mangé autre part. Je n'allais même pas dans les mariages tellement j'avais peur d'avoir une indigestion alors imaginez un peu mon stress. Il me rassura du mieux qu'il pouvait. Arrivée devant chez lui j'étais tellement tétanisée que je me suis mise à pleurer. C'est sa grande sœur Nafi qui vint me réconforter et me fit entrer chez eux alors que Mohamed était choqué de me voir comme ça. Il me présenta à sa famille.

Sa mère : Mohamed ta copine là est magnifique. Ne lui fais pas de misère. Si tu ne veux pas d'elle tu la laisses partir parce qu'elle est quelqu'un de bien

Sa sœur : Tu es son premier copain donc ne fait pas l'idiot. Tu as vu l'état dans lequel elle était tout à l'heure. Elle n'a pas l'habitude de sortir avec des garçons donc sache que faire

Son père : Moi je n'ai jamais joué avec une fille donc tu n'as pas intérêt à le faire

En entendant tous ces mots gentils de leur part, je me sentis soulager et en confiance.

Mohamed : J'ai compris. Il n'y a pas de soucis

Après un court interrogatoire sur ma famille et mes origines sa sœur apporta le repas on mangea tous dans un bol par terre. je n'étais pas du tout habituée à manger de cette façon du coup j'étais mal a l'aise. Je mangeai comme ça que quand j'étais invitée chez Awa ou Adji. Après le repas il m'invita dans leur cour et on s'assit sur la balançoire à discuter puis il amena ses exercices pour que je lui explique. Vers 5h maman m'appela et je rentrai. Ses parents étaient très gentils et contents pour nous, moi aussi d'ailleurs. Une fois chez moi je racontai ma journée à maman et Antoinette qui était là-bas à m'attendre pour qu'on fasse nos exercices ensemble. Le soir ma mère nous appela mes frères et moi pour nous annoncer une nouvelle

Maman : C'est bientôt noël et avec tonton on aimerait aller en vacances durant les fêtes. Qu'en pensez-vous ?

Moi : Tu vas nous manquer mais ça te fera du bien je pense

Steeven : enfin la maison à nous seuls

Maman : Vous ne serai pas seuls la bonne va rester avec vous pendant ces jours

Les petits ne comprenant rien à la discussion retournèrent jouer.

Maman : alors les grands ça vous gêne pas

Nous : Non maman profitez en bien

On lui fit un gros câlin et retournèrent chacun dans nos chambres vaquer à nos occupations. C'est bien la première fois depuis que je suis née que j'allais être séparée de maman. J'avais commencé à me sentir mal alors qu'il reste encore une semaine avant son départ. Il n'y a pas cinq minutes j'étais contente et là je devenais triste. A vrai dire je repensais à ce passé douloureux et je me disais comment j'allais faire seule pendant deux longues semaines sa ma mère mon soutien. A vrai dire avec ce qui m'est arrivée j'avais l'impression d'être tout le temps le sujet de discussion de tout le monde mais aujourd'hui avec du recul je me rend compte que ce n'était pas le cas. Mais à 15ans je ne pouvais pas savoir que personne ne parlait de cette histoire donc ne peut avoir ma mère à me côté me faisait un peu peur. La semaine passa à une vitesse éclaire. Ils se préparaient à partir en voyage aux îles Canaries. C'était bien pour eux et enfin maman retrouvait le sourire qu'elle a perdu depuis fort longtemps. D'ailleurs Mohamed était là le jour de son départ

Maman : Mohamed ici c'est comme chez toi, tu peux venir quand tu veux mon fils

Mohamed : Merci tata je prendrai soin de Yasmine promis

Maman : D'accord je compte sur toi

On les accompagna jusqu'à l'aéroport. Je me mis à pleurer après les au revoir. j'arrivai pas à me calmer. J'ai pleuré pendant tout le retour. Même Mohamed n'y parvenait pas. Finalement il rentra vers 23H après maintes tentatives sans succès. Le lendemain il revint me voir on passa la journée ensemble chez moi. On fit nos devoirs de vacances de noël ensemble. En une journée c'était bouclé. je lui expliquai tous les chapitres de nos cours et même ceux qu'il n'avait pas encore vu car on avait un coup d'avance sur eux. Durant ces vacances il vint tous les jours me voir et on passait nos journées ensemble. C'était merveilleux d'être à ses cotés. Quand il me prenait dans ces bras j'étais juste trop bien. Maman appelait tous les jours pour prendre de nos nouvelles. On passa noël pour la première fois sans elle. Une chose je n'avais toujours pas fait depuis qu'on s'est mis ensemble est embrasser Mohamed. A vrai dire il voulait que ça vienne de moi donc il me laissait le temps. Le 31 décembre il vint à la maison le passer avec nous. On fit un réveillon avec mon frère. On invita des amis. Il y avait Anto, Adji, Awa, Joce, Mohamed, chimère, moussa, Bachir, mon frère et ses potes et quelques cousins et cousines. On passa un agréable nouvel an que je ne suis pas prête d'oublier. A moment de la soirée j'appelai Mohamed pour qu'il me suive

Moi : Bébé je peux te parler seul à seul

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