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Destins croisés

Destins croisés

Auteur:: The world of stories
Genre: Romance
Oh mon Dieu qu'est ce que c'est bon! Oh mon Dieu est ce que je pourrai le droguer et m'en aller comme prévu? Oh mon Dieu pourquoi ai-je autant envie qu'il me pénètre? Il me lapait tellement bien que tous mes sens étaient en éveil. Tout se compliquait. Entre gémissement et plaisir, j'avais du mal à réfléchir correctement . Je voulais juste qu'il termine ce qu'il avait commencé. Il s'est soudain arrêté avant de me prendre par la main et me conduire sur le lit. S'est déroulée sur ce lit, la meilleure partie de jambe en l'air de toute ma vie. J'ai joui à trois reprises au cours de cette nuit. Oui!!3 fois putain!!! C'était magique. Le première fois, il m'a fait jouir en léchant mes seins. Avec ses dents, il titillait mes tétons tout me faisant l'amour avec ses doigts. C'était tellement bon que j'étais heureuse de constater que le somnifère n'avait pas eu d'effet sur lui. Il me fit passer une superbe nuit..

Chapitre 1 PROLOGUE

DÉSIRÉE Sur un ton de reproche): Humm ma copine ! Tu ne trouves pas ta robe un peu trop moulante ? Regarde comment tes fesses sont plaquées dedans!

Je fis un tour rapide sur moi-même avant de répondre:

MOI: Ma chérie c'est mon café cacao qui est là! si je ne mets pas en valeur je vais faire comment?

Elle m'a regardée avec un sourire dans le coin puis a répliqué

DÉSIRÉE: Tu as un entretien le jeudi prochain; tu devrais commencer à le préparer.

MOI(agaçée): Je suis fatiguée de me promener de bureau en bureau pour chercher du travail alors que je sais que c'est peine perdue. On me sort toujours la même phrase.

Les mains croisées sur la poitrine, elle m'a lancée un regard interrogateur.

MOI(Poursuivant): "Votre profil est très intéressant mademoiselle Kablan mais qui vous a recommandée?" Tu fais comme si tu ignores comment les choses fonctionnent dans ce pays.

Nous avons répondu en même temps

:<< Relation est mieux que diplôme !>>

MOI: Donc tu sais ça et puis tu me fatigues? Ma chérie pardon j'ai décidé de me consacrer à autre chose.

DESIREE: À quoi donc?

MOI: Ma pote Imane m'a branchée sur un nouveau tuyau! je t'expliquerai plus tard!

Je lui ai fait la bise et je suis sorti de la pièce. Désirée et moi, c'est comme le jour et la nuit . Nous vivons les mêmes galères mais avons des conceptions très différentes de la vie.

Nous nous sommes rencontrées à une formation pour assistante de direction et nous sommes liées d'amitié. Tout comme moi, elle vient d'une famille très pauvre qui vit à l'intérieur du pays. On a donc décidé de prendre un studio ensemble à Yopougon ( Quartier populaire de la ville d'Abidjan) et de partager les charges. ça va faire bientôt 1 ans que nous sommes diplômées mais aucune de nous ne s'en sort vraiment. Désirée gère un call box(cabine téléphonique) devant la maison et moi je me débrouille avec les pointeurs qui payent sans le savoir, ma part de loyer.

Etant donné que je refuse de coucher avec eux, ils sont de moins en moins généreux et j'ai de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. ça fait trois mois que Désirée paie le loyer toute seule et je suis mal à l'aise face à cette situation. Fatiguée de cette galère, j'ai décidé de suivre les conseils de ma copine Imane pour me faire un peu de sous.

Celà consiste à se mettre sur son 31 et aller dans les endroits les plus branchés de la ville pour pigeonner les gars Vicieux.

Pour commencer, elle m'a suggéré d'aller avec elle et sa bande au forty forty, un bar sis dans la commune du Plateau et qui attire les chics gars du pays.

Avec la robe que j'ai portée , je n'ai pas eu de mal à me faire remarquer . Nous nous sommes installées dans un salon VIP et avons commandé du champagne. Malgré le bruit qu'il y avait autour de nous, je l'ai quand même avertie.

MOI(Discrètement): Imane, c'est le champagne que vous commandez? moi je n'ai rien sur moi deh!

IMANE: T'inquiètes,j'ai prévenu les autres que tu es nouvelle donc on partagera la note entre nous comme d'habitude .

MOI: Mais pourquoi vous commandez des boissons aussi chères?

IMANE(Zmusée): Le beau attire le riche ma belle! En commandant le champagne, on dissuade les plaisantins de nous approcher. C'est toujours plus facile de draguer des filles banales qui boivent de la bière plutôt que des filles super jolies qui boivent du Moet dans le carré VIP. Il faut donc être sûr de soi et de sa poche avant de nous aborder.

MOI: C'est donc une technique pour trier les pointeurs?

IMANE: Exatement !

C'est ainsi qu'a commencé la soirée. On buvait,dansait tout en repérant les potentiels bons partis et en faisant de notre mieux pour que ces derniers s'intéressent à nous. Certaines étaient déjà entrain de danser avec les hommes qu'elles avaient choisi.

J'ai toujours aimé dansé mais j'étais tellement intimidée que je me contentais de bouger sur mon siège.

IMANE(rangeant son téléphone après un snap): Ce n'est pas en restant assise ici que tu vas te faire remarquer

CAROLE: Je crois qu'elle a déjà été remarquée. Le beau goss au fond, ne fait que la dévorer du regard. Tout à l'heure, quand elle s'est levée pour te parler à l'oreille, il était figé sur elle.

IMANE(Après avoir avoir jeté un coup d'oeil dans la direction indiquée par Carole): En plus il est frrrrais!! Allez ma chérie, allons danser sur la piste.

Je l'ai suivie et je me trémoussais sur la piste de danse , galvanisée par les regards admiratifs des autres...

Chapitre 2 Chapitre 1 : Qui ne risque rien n'a rien !

****Alice Kablan ****

Je dansais, me trémoussais sur la piste, galvanisée par les commentaires et regards admiratifs des autres.

Ressentant plus tard le besoin de vider ma vessie, je me suis dirigée vers les toilettes. Fatiguée de danser sur ces talons de torture, je marchais péniblement quand j'ai entendu

LUI ( Sur un ton moqueur): Vous devriez les retirer, on sent qu'elles vous font souffrir

MOI: Ah ouai?? Et je devrais rester nus-pieds ici c'est ça?

LUI: Ou alors, vous pourrirez rentrer et mettre des chaussures plus confortables.

MOI: Je ne me souviens pas vous avoir dit que je souffrais le martyre dans cette chaussure

LUI: ça en a tout l'air en tout cas!

MOI(vexée): Allez-vous faire foutre!

J'ai rejoint les autres dans notre salon vip après avoir uriné.

IMANE: Alors?? il a pris ton numéro

MOI: Laisse celui là, je l'ai envoyée balader.

CAROLE: Mais t'es folle?? Il a tout pour plaire. S'il s'intéressait à moi, je crois que je me le taperais volontiers avant de le droguer et le voler.

J'avais oublié de vous dire que le plan d'Imane consiste à droguer celui qui voudra passer la nuit avec nous et le dérober de tout ce qu'il possède sur lui avant de fuir. C'est pour cette raison qu'elle m'a interdit de donner des informations vraies sur moi.

IMANE: toi vraiment innnh! qui te demande de le trouver sympa? le but n'est pas de sortir avec lui mais de le voler.

Elles m'ont fait des reproches et m'ont rappelé ce pourquoi j'étais là.

MOI: Je vais me rattraper

CAROLE: tu as intérêt. Bon les filles, mon pigeon vient de m'envoyer un message pour que je le retrouve dehors.

IMANE(s'exclamant): hannn! ma copine tu es devenue un experte. Je n'ai même pas vu à quel moment tu lui as donné ton numéro.

CAROLE(rigolant) : qu'est ce que tu crois? Je me bonifie avec le temps.

Elle a donné sa part de cotisation à Imane et s'en est allée. J'ai quant à moi décidé de me reprendre en main et je suis retournée sur la piste . J'avais tellement mal au pied que je n'ai pas tenu 5min de plus et je suis sortie du bar pour prendre l'air. Une fois dehors, je me suis adossée sur une voiture et j'ai retiré mes chaussures sans me soucier des gens qui me dévisageaient.

LUI: Je constate que vous avez fini par suivre mes conseils.

MOI: encore vous?? Vous n'avez rien à faire que de me suivre?

LUI: Techniquement, je ne vous ai pas suivie. C'est vous qui êtes venue m'attendre.

MOI(après un soupir): N'importe quoi.

LUI: Expliquez-moi alors ce que vous faites adossée à ma voiture.

MOI(gênée) : euuuuh

Le fait que je sois mal à l'aise l'amusait visiblement.

LUI: Vous voulez que je vous dépose pour changer de chaussure?

J'avais envie de l'insulter et m'en aller mais les paroles de Carole et Imane me revinrent à l'esprit " tu n'es pas censée l'aimer mais le voler" .J 'ai donc répondu par l'affirmative :

MOI: Si vous insistez

LUI: Je n'insiste pas mais bon

Je ne sais pas pourquoi mais ce gar m'énerve à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Il est super prétentieux , arrogant et m'a l'air d'être de ceux qui se croient tout permis. Son attitude m'encourageait davantage à le dépouiller de tout ce qu'il avait sur lui.

MOI(lui tendant la main): Je suis Carine Esmel !

Bien entendu, je lui ai donné un faux nom.

LUI: Cedric Yoan Nzola pour vous servir!!

MOI: J'habite Yopougon, ananeraie. Tu es toujours partant pour me déposer?

Quand il a entendu Yopougon, il a eu une expression faciale que j'aurais du mal à décrire.

LUI: Tu as quitté Yopougon pour venir jusqu'ici?

MOI: C'est quoi le soucis?

CEDRIC: Je trouve que c'est dangereux. tu n'es pas véhiculée et on agresse de plus en plus dans les taxis.

MOI: euuuuh monsieur mon père, vous me déposez ou pas?

CEDRIC: Que dirais-tu de passer la nuit chez moi et demain matin je te dépose?

MOI(faisant semblant d'hésiter): Qu'est ce qui me garantit que tu n'es pas un psychopathe?

CEDRIC: disons que je suis un psychopathe galant

MOI(riant) : okay

Nous prîmes la route pour son domicile et avons roulé environ 25minutes avant d'arriver dans une belle cité de la Riviera .

Les maisons étaient toutes très impressionnantes de l'éxtérieur. Nous en avons dépassé quelques unes avant qu'il ne klaxonne devant l'une d'elles. Un homme que je présume être plus âgé que lui est venu ouvrir le portail. Bien qu'étant dans la voiture, ce que je pouvais voir de l''intérieur de la maison m'a coupé le souffle. Je faisais de mon mieux pour ne pas paraître intimdée.

CEDRIC: Attends-moi dans la voiture

Intérieurement, je fis un ouf de soulagement, parce qu'avec ce gardien , j'aurais du mal à m'enfuir après avoir atteint mon but.

Il est descendu et est revenu quelques minutes après avec un trousseau de clés.

MOI: Si j'avais pris un taxi, je serais déjà rentrée. Où allons-nous,?

CEDRIC: Chez moi

MOI: Ici c'est chez qui??

CEDRIC(faisant marche arrière) : Ici, c'est chez mes parents.

Nous avons roulé à peine 10minutes qu'il garait devant une duplex

CEDRIC: Nous sommes arrivés

MOI(ebahie ) : Tu vis seul ici?

CEDRIC: en principe j'ai un gardien mais il a pris une semaine pour se rendre auprès de sa mère qui est mourante.

MOI: ok....j'ai besoin d'aller aux toilettes

CEDRIC: allons à l'étage, je te montrerai.

Je le suivais dans ses escaliers et j'en profitais pour relooker ses fesses que je trouvais très séduisantes.

CEDRIC: Arrête de mater mes fesses!

MOI(honteuse): pff pourquoi est ce que je regarderai tes fesses.

Il s'est retourné, m'a regardée de longuement en souriant puis a continué son chemin. Nous avons traversé un couloir bien éclairé et il s'est finalement arrêté devant la porte qui était au fond.

CEDRIC: Voici ta chambre pour la nuit. Il y a des toilettes à l'intérieur. Moi, je serai dans ma chambre.

Je me suis tout à coup sentie humiliée. Je croyais qu'il m'avait invitée chez lui parce qu'il avait envie de moi alors que non. Moi Alice Kablan? me faire jeter de la sorte? Soit cet homme est gay,, soit il est impuissant. Sans prétention aucune, je sais que je suis une femme qui en fait rêver plus d'un.

MOI(cachant ma déception) :ok

Je suis rentrée dans la chambre et j'ai refermé sans lui adresser un regard. Moi Alice?? Je suis peut être pauvre mais ça n'altère en rien ma beauté. S'il veut me défier, il en aura pour son compte. .

Je me suis déshabillée pour me rafraîchir et j'ai appliqué sur la pointe de mes seins le somnifère à la fraise que m'a donné Imane.

Toute nue, j'ai ouvert quasiment toutes les portes du couloir mais cet idiot n'était dans aucune d'elle . Je refermais la dernière quand je l'ai entendu tousser dans mon dos.

MOI(sursautant): Tu m'as effrayée

J'ai remarqué qu'il s'était changé. Il portait juste un bermuda et un débardeur qui mettaient parfaitement son corps d'athlète en valeur.

Il était calme et me dévisageait sans dire mot. Ses yeux passaient de mon visage à ma poitrine puis faisaient le tour de mon corps.

MOI(me rapprochant de lui): La chambre est trop grande pour moi, j'ai besoin de compagnie.

Son silence et ses yeux emplis de désir m'encourageaient à continuer. Ne dit-on pas que qui ne dit rien consent?

MOI(me touchant les seins tout en me mordillant la lèvre inférieure): Tu comptes rester là à me regarder sans rien faire?

Je n'ai pas attendu qu'il me réponde, j'ai ouvert la porte et je me suis installée sur le divan de la chambre.

MOI: ça te dérange d'éteindre le climatiseur? j'ai froid.

Toujours silencieux , il a attrapé la télécommande du clim et s'est retourné pour éteindre. Quand il m'a fait de nouveau face, j'étais jambes écartées, entrain de me caresser le sexe dans son divan.

L'effet que je lui faisais m'amusait. C'est fou comme les hommes sont faibles. On aurait pas dit le même homme arrogant de tout à l'heure. On voyait juste un homme super excité, qui bavait devant moi. J'ai fait mine de ne pas le voir quand il a sorti son sexe de son bermuda mais en vrai, sa virilité ne me laissait pas indifférente. La nature a été vachement généreuse avec lui. En plus d'être un homme riche et beau , il a un pénis vachement impressionnant.

Il s'est rapproché de moi et s'est accroupi entre mes jambes. Il les a davantage écarté et a remplacé ses doigts par sa langue.

MOI: oh mon DIEU!

Ce groupe de mots n'avait jamais eu autant de sens à la fois.

Oh mon Dieu qu'est ce que c'est bon! Oh mon Dieu est ce que je pourrai le droguer et m'en aller comme prévu? Oh mon Dieu pourquoi ai-je autant envie qu'il me pénètre?

Il me lapait tellement bien que tous mes sens étaient en éveil. Tout se compliquait.

Entre gémissement et plaisir, j'avais du mal à réfléchir correctement . Je voulais juste qu'il termine ce qu'il avait commencé. Il s'est soudain arrêté avant de me prendre par la main et me conduire sur le lit. S'est déroulée sur ce lit, la meilleure partie de jambe en l'air de toute ma vie. J'ai joui à trois reprises au cours de cette nuit. Oui!!3 fois putain!!! C'était magique. Le première fois, il m'a fait jouir en léchant mes seins. Avec ses dents, il titillait mes tétons tout me faisant l'amour avec ses doigts. C'était tellement bon que j'étais heureuse de constater que le somnifère n'avait pas eu d'effet sur lui. Il me fit passer une superbe nuit..

. Le matin, Ce n'est qu'à mon réveil, que j'ai réalisé la bêtise que je venais de commettre. Comment ai-je pu être si facile et me laisser prendre de la sorte au premier rendez-vous? Qu'est ce qu'il pensera de moi à son réveil? Il me verra comme une pute parce que c'est ce que j'ai été cette nuit. Heureusement pour moi, il m'avait l'air profondément endormi. Je crois que c'est à cause du somnifère.

MOI(intérieurement): Vaut mieux tard que jamais.

Je me suis rhabillée dans la précipitation et j'ai fouillé la chambre en prenant le soin d'emporter tout ce qui me paraissait cher et facile à transporter. Montres, parfums, chaines et 450.000f que j'ai trouvé dans la commode .

MOI: quel idiot peut garder autant d'argent dans un endroit aussi facile d'accès?

Après avoir pris tout ce qui m'intéressait, j'ai hélé le premier taxi que j'ai aperçu et je suis rentrée chez moi.

DESIREE: Tu aurais pu au moins me prévenir que tu ne dormirais pas ici. Je me suis inquiétée.

MOI: Je ne suis pas une enfant; en plus tu n'es pas ma mère.

DÉSIRÉE: Hum ok

MOI: tiens

DESIREE(se retournant): quoi?

MOI: 200mil frcs; C'est pour te rembourser les quatre mois que tu as payé pour moi et aussi ma part pour les quatre prochains mois.

DESIREE(ouvrant grandement les yeux): Où as-tu enlevé tout cet argent?

Quand je lui ai expliqué elle s'est écriée:

DESIREE: Seigneur Jesus!!! Alice tu es devenue voleuse et prostituée?

MOI(me changeant): Toi tu aimes trop te jouer aux mamans-pasteur. tu n'étais pas fatiguée de payer le loyer toute seule?

En plus ce que j'ai eu me permettra de commencer un petit commerce

DESIREE(s'asseyant sur le lit): Tu sais? Je sais que ce n'est pas facile mais si tu tombes dans la facilité, tu ne pourras jamais t'en sortir et un jour, tu tomberas sur quelqu'un qui te honniras ou même qui s'en prendra à ta vie. Même dans la difficulté, reste digne et fléchis genoux. Dieu agit lentement mais puissamment.

Ces paroles m'ont profondément touchées. C'est exactement ce que j'avais besoin d'entendre.

MOI: J'ai compris Dési; je te promets que c'est la première et la dernière fois que je m'adonne à de tels actes.

Elle m'a fait un câlin et a rangé l'argent du loyer.

Le jeudi, je suis allée à mon entretien et comme Dieu ne dort pas, j'ai été embauchée.

RECRUTEUR: Vous commencerez dès lundi mademoiselle Kablan!

MOI: Merci beaucoup monsieur! Je vous assure que je serai la meilleure assistante de direction que vous n'avez jamais eue.

RECRUTEUR: oh non! Vous ne travaillerez pas pour moi. Je suis juste chargé de vous faire passer l'entretien. Vous serez l'assistante du directeur. Il est en congé maladie en ce moment mais revient lundi.

MOI:C'est noté

Il m'a ensuite donné un agenda contenant toutes les infos qui me seraient utiles.

J'ai appelé mes parents pour les informer et je suis rentrée chez moi annoncer la bonne nouvelle à Desirée.

Nous avons prié pour remercier le seigneur pour sa grâce.

Le vendredi après midi, elle m'a accompagnée au marché de Kouté pour acheter des tenues pour le boulot. On a eu de beaux articles à des bas prix.

DESIREE: Que Dieu bénisse le vieux qui a construit ce marché! regarde tout ce qu'on a eu avec 50mil?

MOI: avec 47mil ma chérie

Nous avons rigolé avant d'emprunter un wôrô wôrô(taxi communal appelé,aussi appelé warren).

***Lundi matin***

Je suis réveillée depuis 5h30. Je suis tellement impatiente de débuter cette journée de travail que je ne pouvais pas dormir plus longtemps.

Pour mon premier jour de boulot, j'ai opté pour un ensemble tailleur de couleur saumon et des escarpins noires de marque ZARA que j'ai achetés à 3mil francs au marché de Koute. Je me suis légèrement maquillée et me suis parfumée avant de sortir de la maison à 6h20 environ. Il faut être à l'heure pour faire bonne impression . Je suis arrivée au bureau à 8h moins le quart. Installée à mon nouveau poste, j'ai reporté certaines infos qui étaient mentionnés dans l'agenda que m'a remis le recruteur dans mon propre agenda et j'ai aménagé le bureau à ma convenance.

Je ramassais mon stylo qui est tombé sous le bureau quand j'ai entendu

"bonjour monsieur le directeur, bon retour parmi nous"

LUI: Merci monsieur Ahoussi.

Cette voix m'était étrangement familière.... Avec mon stylo en main, je me suis rapidement relevée pour me présenter à mon nouveau patron. Une fois debout, je me suis retrouvée nez à nez avec lui.....Cedric Yoan NZOLA! !

C'est donc lui mon nouveau patron ?? Oh Seigneur ne me fais pas ça. Je suis foutue !

Chapitre 3 CHAPITRE 2: A MALIN MALIN, MALIN ET DEMI

****ALICE KABLAN ****

Cette voix m'était étrangement familière.... Avec mon stylo en main, je me suis rapidement relevée pour me présenter à mon nouveau patron. Une fois debout, je me suis retrouvée nez à nez avec lui.....Cedric Yoan NZOLA!

Seigneur je suis foutue !

Je voulais rentrer sous terre, m'envoler bref je voulais disparaître. La honte de ma vie!!!

Il m'a regardée de manière impassible et m'a lancée

CEDRIC N(d'un calme déconcertant) : Bonjour Mademoiselle. Je suppose que vous êtes la nouvelle assistante. Bienvenue dans notre équipe.

MOI(titubant ) : d'accord.... Eeeh je veux dire... enfin merci monsieur

CEDRIC N : C'est une très belle montre que vous avez là

Seigneur Jésus !!!! Il il vient de me complimenter sur ma montre ou plutôt sa montre. Cette montre Cartier, je l'ai prise chez lui. C'était la seule qui était un modèle mixte pouvant être portée tant par une femme que par un homme. J'ai donc préféré la garder au lieu de la vendre comme les autres.

Je n'ai pas pu lui dire merci pour son compliment. C'en était trop pour moi.

CEDRIC N : c'est quoi votre nom ?

Il se fout de moi ou alors il ne me reconnaît vraiment pas ? C'est mieux qu'il appelle maintenant la police au lieu de me torturer de la sorte.

MOI(perturbée) : Je suis Alice

CEDRIC N( toujours aussi serein) : Je suppose que Alice est votre prénom. J'ai demandé votre nom.

MOI : eeuuh je m'appelle Kablan .... Alice Kablan

CEDRIC N(après un léger sourire) : Très bien mademoiselle Kablan. Je vous laisse prendre vos marques. Si vous avez des questions, je suis à mon bureau.

Si j'ai des questions ? Bien sûr que j'ai des questions. Je veux savoir à quel moment il compte prévenir la police.

De mon coin de bureau, je le voyais à l'intérieur de son bureau entrain de passer un coup de fil. S'il croit que je vais sagement rester là qu'on vienne m'arrêter, il se trompe complètement.

J'ai rapidement ramassé les effets que j'avais mis sur mon comptoir et je marchais d'un pas décidé vers l'ascenseur pour m'enfuir. J'ai d'abord cru avoir mal entendu mais il a répété

CEDRIC N(d'un ton ferme) : Appelez la sécurité svp !!!

Lorsque j'ai entendu sécurité, mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines. Mon rythme cardiaque s'accélérait pendant que je perdais tous mes moyens. J'étais tétanisée. Mes pieds se sont alourdis comme si on m'avait lancée un sort qui m'empêchait de bouger. Submergée par la peur, J'ai senti des gouttes verser dans mon pantalon... de fines gouttes qui ont ensuite doublé d'intensité sans que je ne puisse rien faire pour stopper cela. J'étais entrain de me pisser dessus.

Vraiment quand Dieu veut te punir, il n'y va pas de main morte.

CEDRIC N : Mais qu'est-ce qui se passe ? Vous allez bien ?

Aucun son ne pouvait sortir de ma bouche..

CEDRIC : Vous m'expliquez s'il vous plaît ? Je vous demande d'appeler la sécurité parce que j'ai des questions à poser à leur chef et vous, vous faites une crise.

Toujours aucune réponse de ma part. Des larmes remplirent mes yeux

CEDRIC N : Je sais que c'est votre premier jour de boulot mais déstressez voyons. Je ne vais pas vous torturer ou vous voler.

Il me regardait droit dans les yeux en disant <> ;ce qui m'a davantage mise mal à l'aise. Les larmes que je refoulais depuis ont envahi mon visage.

Donc il m'a reconnue ? Pendant un bref instant, j'ai espéré qu'il ne me reconnaisse pas. Il a agit au début comme s'il ne savait pas qui j'étais. J'ai fait des calculs dans ma tête en me disant que même s'il n'était pas vraiment soûlé, c'était possible qu'il ne me reconnaisse pas. Certaines personnes ne sont pas physionomistes du tout. J'espérais qu'il soit de cette catégorie.

J'étais toujours arrêtée au milieu de mon urine qui a fini par s'étaler au sol après avoir mouillé le pantalon de mon ensemble tailleur.

CEDRIC N(appuyant sur le bouton de l'ascenseur) : Venez avec moi

Je suis finie ooooh ! Il me conduit à la police pour qu'on m'enferme ?

MOI : Notre père qui est aux cieux. Que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé . (Il m'a regardée et a éclaté de rire. J'ai alors réalisé que j'avais prononcé cette partie <> à voix haute.)

MOI(Continuant à voix basse) : Et ne soumet pas à la tentation mais délivre nous du mal. Car c'est à toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour des siècles et des siècles. Amen

Nous étions à présent dans l'ascenseur mais au lieu d'appuyer sur le chiffre 1 il a appuyé sur T

MOI(intérieurement) : eeeeh ça c'est quoi encore ow ? Donc il va me tuer au lieu de me livrer à la police ?

Nous sommes arrivés dans un parking sous-terrain. Il a décondamné sa voiture et m'a invitée à prendre place dedans. C'était la même voiture que la dernière fois. C'est toute honteuse, que je suis montée.

Est-ce que j'ai besoin de décrire l'atmosphère dans la voiture ? C'était juste infernal.

Parfois on voit les gens mourir de crise cardiaque sans comprendre ce qui s'est passé. Je me trouvais dans une voiture avec l'homme que j'ai volé la semaine passée et qui feignait de ne pas me reconnaître. Il conduisait en silence et suivait l'itinéraire du commissariat de police. Je sentais l'urine et j'étais à deux doigts d'avoir une attaque cardiaque. Ce qui me perturbait le plus, C'était son indifférence. Il faisait celui qui ne comprenait rien.

CEDRIC N : Détendez-vous. Ça restera entre nous.

MOI(balbutiant): Je ....vous voulez dire quoi?

CEDRIC N: Que personne ne saura que vous vous êtes pissée dessus en ma présence. Disons que ça sera notre petit secret.(en faisant un clin d'œil)

J'ai cru un instant qu'il parlait de l'incident de la dernière fois. Ce gar joue vraiment avec mes nerfs. Avant que je n'eus le temps de répondre, il avait déjà garé devant le commissariat du 8ème arrondissement.

CEDRIC N: Allez! descendez

MOI(en tremblant): Est ce que je peux appeler ma copine Désirée pour qu'elle prévienne mes parents au moins?

CEDRIC(me prenant par la taille) : On doit traverser

De l'autre côté de la rue, se trouvent des magasins de vêtements de luxe. Ce gar veut que je l'accompagne faire du shopping avant d'aller en prison? ça n'a aucun sens. Comme s'il lisait dans mes pensées, il a répondu

CEDRIC N: Choisissez une tenue et changez vous.

Je le regardais, ébahie et stupéfaite. Que signifie tout ceci? Donc il ne m'a vraiment pas reconnue? Ou alors c'est un moyen pour me déstabiliser et me faire péter les plombs.

MOI: Je ne comprends pas ce que vous voulez. Je dois choisir des vêtements ici? Je n'ai pas les moyens.

CEDRIC N:C'est moi qui offre ! Il faut que mon assistante soit à mon image. Sans vous vexer, votre tenue n'est pas vraiment de bonne qualité.

MOI(d'une voix faible): Je ne suis pas d'humeur à faire du shopping. Je veux juste être située sur la suite de ma vie

CEDRIC(me fixant dans les yeux): si vous coopérez, tout se passera bien.

Je comprenais tout ce qu'il disait au sens figuré; le moindre propos sonnait comme une menace pour moi. Je savais que je n'avais plus rien à perdre. Si je dois aller en prison, je refuse de supporter ce supplice encore Longtemps.

Sur un coup de tête, j'ai attrapé rapidement un vêtement, je l'ai pris par le bras et l'ai tiré dans la cabine d'essayage avec moi.

MOI: Si je coopère comment ? , qu'est ce que vous voulez dire? Allez droit au but.

On était tellement à l'étroit dans cette cabine que nos deux corps se frôlaient provoquant au passage, une agréable sensation.

CEDRIC N(visiblement distrait par cette proximité): Si vous êtes une bonne assistante, je serai un bon patron. C'est aussi simple que ça. De quoi voudriez-vous que je parle? Vous m'avez l'air très tendue mademovisiblemen

MOI: Monsieur Nzola si vous comptez porter plainte, traversons pour aller au commissariat et finissons-en une fois pour toute. Je suis au bord de l'infarctus et c'est pire que la prison.

CEDRIC N:(faussement étonné): Plainte??? Pourquoi est ce que je devrais porter plainte? Simplement à cause du pipi? Tout le monde a été stressé pour son premier jour de travail.

Il a marqué une petite pause avant de reprendre

CEDRIC N(sortant de la cabine): Si vous ne voulez rien prendre, alors je vous dépose chez vous;

MOI: Pardon?????

CEDRIC: Vous avez bien entendu. Je vous dépose chez vous et on se voit demain. Tâchez d'être plus zen demain.

D'un pas nonchalant je l'ai suivi jusqu'à la voiture.

CEDRIC N: Laissez moi deviner! je parie que vous habitez à Yopougon.

MOI: houm

CEDRIC N: Qu'est ce qu'il y a? Je me trompe?

MOI: houm non ow!

Je me sentais comme condamnée. Cet homme joue avec moi. Il fait comme s'il ne me reconnaît pas mais me montre clairement le contraire.

Nous sommes arrivés une cinquantaine de minutes plus tard devant l'immeuble dans lequel Désirée et moi louons notre studio.

MOI: C'est ici que je vis. Merci

CEDRIC N: J'ai très soif! Est ce que je peux monter boire un verre d'eau chez vous?

Bien qu'étant certaine qu'il prétextait la soif pour être sûr que je ne lui donne pas une fausse adresse, je n'ai pas eu d'autre choix que de le faire monter.

Après avoir bu ,

CEDRIC: très bien Mademoiselle Esmel! Désolé je voulais dire Kablan! Je vous vois demain au bureau sinon je viendrai vous chercher.

Je suis certaine qu'il a fait exprès de dire Esmel parce que c'est le nom que je lui ai donné la dernière fois.

Il est sorti, me laissant plantée là en me demandant ce que j'ai fait au ciel pour me retrouver dans une situation pareille.

*****DE L'AUTRE COTE DE LA VILLE *****

***NADINE MILA***

Quand papa a pris sa retraite, sa pension ne suffisait pas pour maintenir le niveau de vie très modeste que nous avions. Ayant une plantation de cacao au village, il décidé qu'on retournerait tous s'y installer. Je me souviens encore du jour où il nous a informé de sa décision. C'était un mercredi après-midi.

PAPA: On déménage le dimanche.

MOI(toute enthousiaste): C'est vrai papa? On déménage dans une maison plus grande?

PAPA: Oui oui une maison beaucoup plus grande dans un endroit moins bruyant

ALAIN (mon petit frère): On va habiter à Cocody papa?

MAMAN: Dis leur la vérité. Ils ont le droit de savoir qu'on va vivre au village

ALAIN ET MOI: Au village???

Papa a lancé un regard noir à maman qui s'est tout de suite tue.

PAPA: Oui au village. On va y aller pour les vacances et au retour, on ne viendra pas dans cette maison mais dans la nouvelle.

Le dimanche qui a suivi, un camion de déménagement est venu transporter toutes les affaires qu'on avait emballées pour les mettre dans notre future maison en attendant notre retour. Heureuse d'aller juste passer les vacances au village, ma joie s'est dissipée lorsque j'ai vu le même camion de déménagement devant notre maison du village.

MOI: Ahi papa! pourquoi c'est ici qu'il décharge les affaires?

MAMAN: houm! je vous avais dit ow!!

MOI (en pleurs): Nooon papa je refuse de déménager de la sorte. Je n'ai même pas dit au revoir à mes amis. Moi je refuse de vivre définitivement ici.

PAPA(ton sévère) : Si je t'entend te plaindre encore, tu verras de quel bois je me chauffe. On vivra ici, un point,un trait. Si tu comptes retourner en Catimini à Abidjan, non seulement le car dans lequel tu iras feras un accident, mais en plus je renierai même ton cadavre.

J'étais déconcertée par les menaces de mon père. Il a toujours été très doux et j'ai toujours été sa préférée....

Les premiers mois ont été les plus difficiles. Je déprimais presque et boudais mon père. Progressivement, Je me suis faite de nouveaux amis et j'ai commencé à apprécier la vie du village. Les choses vont mieux avec mon papa, je suis redevenue proche de lui comme avant. ça fait aujourd'hui deux ans que nous sommes au village et je suis en classe de terminale. J'ai hâte d'avoir mon bac pour habiter chez le frère de maman en ville pour aller à l'université.

Nous sommes en plein examen blanc et je viens de finir les épreuves du jour. Arrivée à la maison, j'ai vu mon père entrain de donner des beignets de haricot à manger au fils de la voisine. J'ai tendu la main pour en prendre et il a refusé en disant:

PAPA: tu es trop vieille pour ça!

Je n'ai pas eu insisté et je suis rentrée me changer et me reposer.

Je faisais le sieste quand j'ai entendu les gens crier dehors. Quand je suis sortie voir, c'était le fils de la voisine qui faisait une crise bizarre. Les gens s'agitaient autour de lui jusqu'à ce qu'il soit transporté en toute urgence au dispensaire du village. Analyses faites, il a été révélé que l'enfant avait été empoisonné à travers des beignets.

Mon père m'a appelée dans sa chambre pour me faire promettre de ne rien dire à personne. Selon lui, les beignets qu'il a donnés à Ali n'étaient pas empoisonnés mais il refuse de se dénoncer de peur d'être emprisonné.

Quelques jours plus tard, la vendeuse de beignets du village a été mise aux arrêts.

Je savais intérieurement qu'elle était innocente mais rien ne prouvait que mon père était coupable. Par amour pour mon père, j'ai décidé de garder le secret. Je n'avais pas prévu que la vendeuse apparaîtrait tous les jours dans mes rêves.

C'était toujours le même scénario. Elle pleurait en me disant "tu sais que je suis innocente. Mes enfants sont orphelins de père. Qui les nourrira à présent? Je compte sur toi pour rétablir la vérité". Je faisais exactement le même songe toutes les nuits.

Fatiguée de cette situation et refusant de devenir folle, j'ai décidé de m'enfuir du village. J'ignorais que c'était le début de mon calvaire.

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