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Destin Réécrit, Amour Brisé

Destin Réécrit, Amour Brisé

Auteur:: Fear Knot
Genre: Fantaisie
La mort était froide, bien plus froide que les hivers les plus rudes de mon royaume, et Louis, mon fiancé, avait noué les cordes de mes propres mains. Il m'avait murmuré que c'était "pour mon bien", avant de me livrer aux barbares qui souriaient de leur triomphe sauvage. Chaque jour était un supplice, mon corps couvert de blessures, mon esprit brisé, au seuil de la mort. Mon frère, Henri, m'avait envoyée à ce mariage forcé, une autre de leurs machinations, et ma dernière pensée fut une rage impuissante : pourquoi cette Sophie, mon assistante, pour une robe volée, avait-elle mérité une telle vengeance, précipitant ma fin ? Puis, une lumière aveuglante, une chaleur soudaine, et j'ouvris les yeux, de nouveau dans ma chambre, vingt ans plus tôt, le jour de mes dix-huit ans.

Introduction

La mort était froide, bien plus froide que les hivers les plus rudes de mon royaume, et Louis, mon fiancé, avait noué les cordes de mes propres mains.

Il m\'avait murmuré que c\'était "pour mon bien", avant de me livrer aux barbares qui souriaient de leur triomphe sauvage.

Chaque jour était un supplice, mon corps couvert de blessures, mon esprit brisé, au seuil de la mort.

Mon frère, Henri, m\'avait envoyée à ce mariage forcé, une autre de leurs machinations, et ma dernière pensée fut une rage impuissante : pourquoi cette Sophie, mon assistante, pour une robe volée, avait-elle mérité une telle vengeance, précipitant ma fin ?

Puis, une lumière aveuglante, une chaleur soudaine, et j\'ouvris les yeux, de nouveau dans ma chambre, vingt ans plus tôt, le jour de mes dix-huit ans.

Chapitre 1

La mort était froide, bien plus froide que les hivers les plus rudes de mon royaume.

Le vent glacial des terres barbares me fouettait le visage, mes membres étaient engourdis, non seulement par le froid, mais aussi par les cordes rêches qui me liaient à la chaise à porteurs.

Ces cordes, c'était Louis, mon fiancé, qui les avait nouées de ses propres mains.

Je me souviens encore de son regard fuyant, de ses mains qui tremblaient légèrement alors qu'il serrait les nœuds.

« C'est pour ton bien, Jeanne », avait-il murmuré, sans oser me regarder dans les yeux. « Ils ne te feront pas de mal si tu coopères. »

Il a menti.

Les barbares qui m'entouraient riaient. Leurs rires gras et cruels résonnaient dans la plaine désolée. Ils me traitaient comme un animal, me forçant à endurer des humiliations que je n'oserais même pas décrire. Chaque jour était un supplice, chaque nuit une terreur. Mon corps était couvert de blessures, mon esprit brisé.

Au seuil de la mort, alors que ma conscience s'effilochait, leur chef s'est approché de moi. Une lueur de triomphe sauvage brillait dans ses yeux.

« Tu sais pourquoi tu es là, princesse ? » sa voix était un grondement. « C'est pour Sophie. Pour l'humiliation que tu lui as fait subir. »

Sophie. Mon assistante.

L'image de mon anniversaire m'est revenue en un éclair fulgurant. La robe. Cette maudite robe impériale que j'avais mis des mois à faire confectionner. Elle l'avait volée. Elle l'avait portée devant tous les invités, dansant avec une grâce qui n'était pas la sienne.

Ma colère avait explosé. Je l'avais réprimandée publiquement, je l'avais humiliée, c'est vrai. Mais était-ce un crime qui méritait une telle vengeance ?

Mon frère, Henri, avait accédé au trône après la mort de notre père. Il m'avait envoyée ici, dans ce mariage forcé, pour « sceller une alliance ». Une autre de leurs manigances. Henri, Louis, Sophie... ils m'avaient tous trahie. Ils voulaient ma mort. Et ils l'avaient eue.

Ma dernière pensée fut une rage impuissante. Si seulement je pouvais recommencer. Si seulement...

Une lumière aveuglante. Une chaleur soudaine.

J'ai ouvert les yeux.

La soie douce de mes draps caressait ma peau. Les rayons du soleil filtraient à travers les rideaux de ma chambre, dessinant des motifs dorés sur le tapis. L'air était empli du parfum des lys, mes fleurs préférées.

Je me suis redressée d'un coup, le cœur battant à tout rompre. J'ai regardé mes mains. Elles étaient lisses, sans aucune cicatrice. J'ai touché mon visage. Intact.

Une musique festive me parvenait de l'extérieur. La mélodie... je la connaissais. C'était la valse qui avait ouvert le bal pour mon dix-huitième anniversaire.

J'ai sauté du lit, mes pieds nus s'enfonçant dans le tapis épais. J'ai couru vers le grand miroir. Mon reflet m'a montré une jeune fille au visage encore empreint de l'innocence de la jeunesse, vêtue d'une simple chemise de nuit en soie.

Ce n'était pas un rêve. C'était réel. J'étais revenue.

Les souvenirs de ma mort, de la torture, du froid mordant, étaient si vifs, si réels. Ce n'était pas une vision, c'était ma vie passée. Une vie de souffrance et de trahison.

La rage, cette même rage impuissante qui m'avait consumée à ma mort, a reflué en moi, mais cette fois, elle était différente. Elle était froide, acérée, pleine d'une détermination de fer.

Je ne ferais pas les mêmes erreurs.

J'ai enfilé une robe de chambre et je suis sortie de ma chambre, ignorant les appels de mes servantes. J'ai descendu le grand escalier, mes pas résonnant sur le marbre. La grande salle de bal était bondée. La noblesse du royaume était là, vêtue de ses plus beaux atours.

Et au centre de la piste de danse, sous le grand lustre de cristal, elle était là.

Sophie.

Elle portait ma robe. La robe impériale, d'un bleu profond brodé de fils d'or, une création unique réservée à la famille royale. Elle était magnifique, gracieuse, et chaque mouvement qu'elle faisait était une insulte à ma mémoire, à ma mort. Elle dansait avec Louis, mon fiancé, qui la regardait avec une adoration non dissimulée.

Mon frère, Henri, les observait depuis le côté, un sourire satisfait aux lèvres.

Les trois serpents. Tous réunis.

La musique s'est arrêtée. Les invités applaudissaient. Sophie a fait une révérence parfaite, son visage rayonnant de bonheur et de triomphe.

C'est à ce moment-là que j'ai parlé. Ma voix, claire et forte, a traversé la salle, glaçant l'atmosphère festive.

« Venez. »

Tous les regards se sont tournés vers moi. Le silence s'est fait.

J'ai pointé un doigt accusateur vers Sophie, qui avait pâli soudainement.

« Arrachez-lui cette robe. Qui est-elle pour oser porter une robe impériale ? »

Chapitre 2

Le silence dans la salle de bal était total. On aurait pu entendre une épingle tomber. Tous les visages, figés par la surprise, étaient tournés vers moi, puis vers Sophie.

Sophie, dont le sourire triomphant s'était figé en un masque de stupeur. Ses yeux se sont écarquillés, et elle a instinctivement porté les mains à sa poitrine, comme pour protéger la robe qui était au centre de tout.

Puis, son visage a changé. La surprise a laissé place à une expression de blessure, de confusion innocente. C'était un talent qu'elle maîtrisait à la perfection. Des larmes ont immédiatement commencé à poindre au coin de ses yeux.

« Princesse... » sa voix était un murmure tremblant, assez fort pour que tout le monde l'entende. « Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Vous... vous m'avez dit que je pouvais la porter. Vous avez dit qu'elle me seyait si bien... que c'était votre cadeau d'anniversaire pour moi. »

Un murmure a parcouru l'assemblée. Des regards de pitié se sont tournés vers elle. La pauvre assistante, humiliée publiquement par une princesse capricieuse le jour de son propre anniversaire. Le scénario était parfait. C'était le même qu'elle avait utilisé dans ma vie passée pour gagner la sympathie de tous.

Mais je n'étais plus la Jeanne naïve et impulsive d'autrefois. J'ai laissé un petit sourire froid se dessiner sur mes lèvres.

« Mon cadeau ? Sophie, tu es mon assistante. Ta famille n'est qu'une branche cadette et appauvrie de la famille de mon fiancé. Penses-tu vraiment qu'un cadeau que je te ferais aurait plus de valeur que le domaine de toute ta famille ? »

Ma voix était calme, presque conversationnelle, mais chaque mot était choisi pour frapper juste.

« De plus, cette robe n'est pas une simple robe. Le motif d'aigle doré sur l'ourlet est un symbole réservé exclusivement à la lignée directe de la famille royale. Le porter sans autorisation est un acte de haute trahison. Dis-moi, Sophie, qui t'a donné le courage de commettre un tel crime ? »

Les larmes de Sophie ont cessé de couler. La panique a remplacé la fausse tristesse dans ses yeux. Elle n'avait pas anticipé cette réponse. Dans ma vie précédente, j'avais simplement crié, l'accusant de vol, ce qui m'avait fait passer pour une enfant gâtée. Aujourd'hui, j'invoquais la loi, le protocole, la trahison.

« Je... je ne savais pas... » a-t-elle balbutié, se tournant vers Louis pour de l'aide. « Louis, tu étais là, tu sais que la princesse me l'a offerte... »

Louis, mon lâche de fiancé, s'est immédiatement interposé entre Sophie et moi. Son visage était rouge de colère.

« Jeanne, ça suffit ! C'est ton anniversaire, ne fais pas de scène. Tu humilies Sophie devant tout le monde. »

« Je l'humilie ? » J'ai ri, un rire sec et sans joie. « C'est elle qui m'humilie. C'est elle qui humilie toute la famille royale en portant un vêtement qui ne lui est pas dû. Et toi, Louis, mon fiancé, tu la défends ? Tu défends une femme qui commet un acte de trahison ? »

Le mot « trahison » a fait tressaillir plusieurs nobles dans l'assistance. L'affaire prenait une tournure bien plus sérieuse qu'une simple querelle de jeunes filles.

« Ne sois pas si dramatique ! » a rétorqué Louis, exaspéré. « Ce n'est qu'une robe ! Tu en as des centaines ! Pourquoi es-tu si méchante avec Sophie ? Elle t'admire tellement ! »

J'ai avancé d'un pas, réduisant la distance entre nous. J'ai levé le menton, le forçant à me regarder dans les yeux.

« Il ne s'agit pas de la robe, Louis. Il s'agit de ce qu'elle représente. Il s'agit de respect. De statut. Une chose que ton ambitieuse cousine semble oublier. »

Je me suis ensuite tournée vers les gardes qui se tenaient près de la porte, immobiles et embarrassés. Ma voix est redevenue impérieuse.

« Qu'attendez-vous ? J'ai donné un ordre. Arrachez-lui cette robe. Maintenant. »

Les gardes ont hésité, regardant vers mon frère Henri, qui n'avait pas encore bougé.

Louis a serré les poings. Son visage s'est durci.

« Jeanne, si tu continues ce cirque, ne t'attends pas à ce que notre mariage se passe comme prévu. Pense à ta réputation. Pense à la réputation de notre famille. »

Une menace. Il me menaçait. Lui, qui dans ma vie passée, m'avait ligotée et livrée à mes bourreaux. Une vague de haine pure m'a submergée, mais j'ai réussi à garder un visage impassible. La peur ne fonctionnait plus sur moi.

« Ma réputation ? » J'ai dit doucement. « La seule réputation qui est en jeu ce soir est celle de la famille royale, et je suis en train de la défendre. Quant à notre mariage... »

J'ai marqué une pause, savourant l'inquiétude qui se lisait sur son visage.

« ... nous en reparlerons plus tard. Gardes ! Votre princesse vous a donné un ordre. Obéissez. »

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