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Des ténèbres à l'angélisme

Des ténèbres à l'angélisme

Auteur:: promotion
Genre: Romance
« Quand on lui demande : "Comment vas-tu ?" Elle répond toujours par un sourire. Elle ne laisse rien paraître. » La vie de Katarina est pleine de traumatismes. À partir de l'âge de 11 ans, elle a dû se battre contre vents et marées pour se reconstruire. Des ténèbres à l'angélisme est un ouvrage de thérapie, un témoignage, une délivrance. Il clame le message de l'espoir, car derrière l'enfer il y a toujours un espoir, une porte de sortie. À PROPOS DE L'AUTEURE Karine Ermite déverse les flots de sa souffrance et raconte son combat comme le témoignage d'une profonde résilience.

Chapitre 1 No.1

Pour mon amour,

je t'aime plus que ma propre vie.

Préface

Le vent de la vie

Des ténèbres à l'angélismede Karine Ermite est un livre qui rayonne de toute la vérité du vécu. C'est une histoire vraie, mais moins au sens d'une histoire strictement vécue, qu'au sens d'une histoire écrite à l'encre du vrai.Tout sonne juste dans ces scènes, de la vie d'une femme, qui pourraient paraître anodines si elles n'étaient pas pleines de toutes nos souffrances quotidiennes et de nos espérances communes pour l'avenir.

C'est un récit de vie, brut et émouvant, qui illustre à merveille les capacités de résilience de l'être humain, dont l'ensemble des dimensions et des mécanismes de résistance face à l'adversité n'a pas encore été totalement découvert par la science ou le corps médical.

Le lecteur suit le parcours de combattante du personnage principal, Katarina, qui réveille en nous, que l'on soit femme ou homme, une irrésistible empathie. On s'attache profondément, on s'identifie pleinement à la fraîche, piquante et pétillante « Katikat », comme la surnomme l'un de ses professeurs de danse. Sans masque ni fard, l'héroïne se heurte brutalement au mal et au malheur ; pour heureusement finir par les traverser, les dépasser, et revendiquer, avec une vraie force de caractère, ses droits : droit à la guérison, droit de tomber amoureuse, droit à une sexualité voulue et épanouie, droit à la maternité, droit à la justice

On admire ce petit bout de femme qui se dresse contre vents et marées, monstres et colosses, violents et violeurs, avec un courage féroce et une détermination de fer. On se réjouit lorsqu'elle brille de bonheur, on s'émeut lorsqu'elle est assommée de malheurs. On accompagne patiemment cette « petite fille cassée » qui doit, pièce après pièce, procéder à une lente reconstruction. Plus tard, lors de ses premiers émois, on repense nous-mêmes avec tendresse à nos premiers amours, souvent « bels et immatures », bels parce qu'immatures. Enfin, notre cœur s'allège lorsqu'elle triomphe de toutes les épreuves de son parcours et qu'elle passe d'un corps de souffrances physiques, psychiques et émotionnelles à un corps de lumière, à un corps angélique.

Aussi, ce livre est lui-même le témoin de ce combat : « Les mots sont nos vies », chante Mylène Farmer dans les oreilles de l'héroïne, et les mots de ce livre sont pleins de la puissante vitalité et de la rage de vivre d'une femme pas ordinaire. Car quelle revanche sur la vie pour la Katarina adulte que d'être parvenue à écrire ce livre, alors même qu'elle était considérée avec mépris comme un « légume », une « débile », une « bébête », une « analphabète » ! Ce témoignage livresque d'un combat doit donc inspirer au lecteur une leçon simple : toujours et quoi qu'il arrive « se battre pour la vie », se défendre contre « les ténèbres de l'obscurantisme », et surtout avancer, coûte que coûte, avancer jusqu'à la victoire finale qui survient tôt ou tard.

Le tout est porté par une écriture sans fioritures, dans un style direct, qui va à l'essentiel et qui recadre les souvenirs de la femme adulte dans tout ce qu'ils ont d'éminemment réel et parfois d'impitoyable, de dur, de scandaleux. Mais aussi une écriture simple et tendre qui sait capter avec subtilité les émotions humaines, qu'elles soient négatives ou positives. Ces émotions sont décortiquées dans leurs moindres nuances et la vie intérieure des personnages est analysée dans tout ce qu'elle peut avoir de beau et de brut : les peurs et les angoisses, les petites naïvetés et les espoirs immenses, les grandes trahisons et les mesquines lâchetés, les impatiences et les triomphes, les élans du cœur et les subtiles harmonies de l'amour, tout y est.

L'angélisme, qui est le couronnement de ce parcours de vie, n'est pas à comprendre comme un refus du réel. L'angélisme, c'est la force et le caractère des anges. Et pour atteindre cet état d'angélisme héroïque, Katarina aura dû traverser l'enfer, affronter les dures réalités de son existence, sans naïveté ni idéalisme, toujours avec courage et détermination jusqu'à atteindre un état d'épanouissement et de légèreté.

De Katarina, on peut dire qu'elle est comme le vent. She's like the wind, comme le suggère la chanson du film Dirty Dancing que cite l'auteure. Elle est aérienne et indépendante, c'est une âme légère enfermée dans un corps cassé, une âme qui file comme le vent tout en chevauchant la nuit des épreuves.

D'ailleurs, tout est vent, tout est souffle dans ce livre. Tout est une question de respiration. La bouffée d'air et l'oxygène des relations pures et sincères. La fougue haletante d'une passion sensuelle, d'une sexualité épanouie et partagée. Les amours qui s'essoufflent. Les jalousies qui étouffent. Les angoisses qui coupent le souffle. Le vent mauvais du vice et l'odeur âcre de la perversion. Durant tout son parcours, Katarina n'est jamais aussi heureuse et libre que lorsqu'elle « respire la vie » ou lorsqu'à l'arrière d'une moto, elle sent par exemple le vent dans ses cheveux. Et si au départ les souffles infernaux s'accumulent, ils sont bientôt balayés parce que « le vent a enfin tourné », parce que vient enfin, comme le dit la chanson de Scorpions, le « vent du changement ».

Car ainsi va le vent de la vie. Tantôt violent et impitoyable, comme un souffle de tempête, tantôt doux et tiède, comme une brise printanière. Mais qu'il nous pousse vers l'avant ou qu'il nous bloque en sens contraire, le vent de la vie nous apprend toujours à découvrir qui nous sommes au travers des épreuves, il nous incite toujours à déployer nos propres ailes pour tracer notre chemin. Dans le ciel. Dans la paix des anges.

Il ne reste donc au lecteur qu'à tourner la première page de ce livre, et à se laisser porter par le souffle de l'auteure et le vent de la vie.

22 novembre 2020

Samir El Maarouf

Chapitre 2 No.2

Prélude d'une petite fille

À l'époque, Katarina ne doit avoir que 10 ans. Elle est une jeune fille calme, sage, discrète et sans problème, mis à part le fait qu'elle a déjà vécu pas mal de chamboulements dans sa très jeune vie.

Quatrième enfant de sa mère, Nicoletta, et troisième de son père, Maurice, elle est le fruit d'un accident, d'une nuit de passion éphémère.

Depuis ses 3 ans, elle vit avec sa mère, son père vivant à l'étranger. Elle n'a d'ailleurs aucune nouvelle de lui depuis son départ dans ce pays lointain d'Asie. Elle ne s'en plaint pas, car elle a déjà déménagé plusieurs fois, au gré des désirs de sa famille.

Née en Normandie, dans l'Orne, à L'Aigle, elle n'y vivra que jusqu'à ses 2 ans. Ensuite, pour le travail de son père Maurice, ils déménagent tous à Évian-les-Bains, où ses parents se séparent peu de temps après leur installation. À ses 3 ans, elle, sa mère et ses frères vont vivre en Isère aux Avenières avec leur beau-père Noël ; quant à sa sœur aînée, Francesca, elle reste vivre à Thonon-les-Bains.

À partir de ce jour, et jusqu'à ses 6 ans, elle vivra avec sa famille dans la caravane de Noël, qui est forain. Ils vivront à la mode gitane, ce qui leur permettra d'assister à de multiples choses comme les fêtes foraines, les marchés de l'Isère, les soirées gitanes... Pendant les vacances, ils s'installent en camping en Haute-Savoie pour suivre et aider Noël sur les marchés.

Katarina est une enfant pleine de vie, joyeuse, souriante et très sociable. Elle comprend que sa vie est atypique, ses frères lui disant souvent qu'ils rêvent de revivre en maison. Elle se sent comme une princesse. Elle aime les foires, les marchés, les soirées gitanes.

C'est une enfance faite de moments magiques, assez joyeuse, si l'on oublie les violentes scènes entre leur beau-père et leur mère. En effet, ces deux amants vivent un amour tumultueux, mêlant violence physique et passion.

Kat ira seulement deux fois en vacances en Suisse, chez son père Maurice, avant son départ pour l'Asie. Elle n'en a pas de grands souvenirs. Elle ne possède qu'une seule photo pour en attester, une photo d'elle sur des skis. À part cette scène sur la neige, de brefs souvenirs de sa belle-mère Flo, une jeune femme tyrannique avec elle, et de quelques moments passés avec son père. Elle ne se souvient pas d'autres moments passés avec Maurice.

Mais Katarina ne lui en tient pas rigueur, car pour elle, son père reste son père.

Et surtout, à cette époque-là, elle est trop jeune pour comprendre.

Un soir, sa mère décide de quitter Noël et de retourner avec ses enfants en Normandie, à L'Aigle.

Cette année-là, Katarina entre en CP. De cette période, elle ne se rappelle pas grand-chose, à part des bribes de souvenirs. Le seul souvenir d'école de cette rentrée, c'est que c'est le jour de son anniversaire. Elle sera d'ailleurs la seule de sa classe à ne pas le fêter avec ses camarades, la maîtresse l'ayant oubliée. Puis l'image de son grand frère Lorenzo, la joue enflée par une piqûre de guêpe.

Mais surtout, elle garde le souvenir marquant d'une bêtise qu'elle a faite. Un jour, elle est rentrée chez elle toute seule de l'école qui se trouvait en bas de la ville. Son grand frère Lorenzo, qui doit la récupérer en sortant de son lycée, est en chemin mais est un peu en retard. Katarina pense qu'il a dû l'oublier. Elle décide donc de rentrer chez elle toute seule. En arrivant chez elle, elle ne voit personne devant sa maison, et attend sagement sur le perron.

Lorenzo, affolé, la cherche partout. Arrivant en courant devant la maison, il la retrouve toute souriante, en train de s'amuser en l'attendant. Il est à la fois soulagé et furieux.

Lorenzo la dispute avant de la prendre dans ses bras. En la voyant pleurer, il lui demande pardon d'avoir cru que personne ne viendrait la chercher, il la réconforte.

Lorenzo lui explique calmement qu'il est sorti en retard du lycée, puis qu'il a couru la récupérer. Ne la voyant pas, il a pensé au pire.

Il lui fait promettre de ne plus partir seule sans quelqu'un de la famille ni de partir avec un inconnu, car cela lui ferait trop de mal de la perdre. Ce qu'elle lui promet immédiatement.

Aujourd'hui encore, elle se rappelle cette promesse et surtout le regard que Lorenzo portait sur elle. Ce regard fait à la fois de peur et de soulagement en voyant sa petite sœur, avec une petite pointe de colère. Normal, elle avait désobéi. Elle n'avait pas attendu. Elle était partie de l'école toute seule.

Depuis ce jour, elle a toujours bien attendu que l'on vienne la récupérer et surtout, elle savait que son grand frère ne l'oublierait pas.

Ils vivront un an dans cette jolie petite maison normande, avant de repartir rejoindre sa grande sœur Francesca, restée en Haute-Savoie.

Un matin, Francesca appelle leur mère à l'aide. Ni une ni deux, Nicoletta décide de partir avec ses 3 enfants sous le bras pour la rejoindre. Francesca avait un réel besoin de sa mère. Pour Nicoletta, rien n'a plus d'importance que d'aller soutenir sa fille à cet instant. C'est une vraie mère poule italienne, la mama, une vraie louve.

Kat ne comprendra que bien plus tard les raisons de ce départ précipité de son petit paradis normand. Le petit ami de sa grande sœur a eu un grave accident de moto et elle se retrouve toute seule face à ce drame et face à sa peine.

Chapitre 3 No.3

Prémices de violences

Le jour du déménagement, Maurice, le père de Kat, débarque. Il veut prendre sa fille pour l'emmener avec lui, mais Nicoletta s'y oppose et ne veut pas la lui laisser.

C'est un véritable déchirement pour cet enfant de voir ses parents se battre pour savoir avec qui elle doit aller. Mais finalement, vu la pugnacité de Nicoletta, Maurice part, à cause de la violence des propos de Nicoletta et parce qu'il ne veut pas voir sa petite puce pleurer davantage, il préfère renoncer.

La petite famille retrouve donc Francesca à Thonon-Les-Bains. Ils sont heureux de se retrouver. Peu de temps après, Nicoletta rencontre un souci de santé et Francesca appelle son père Pierre à la rescousse pour l'aider à s'occuper de ses frères et de Katarina.

À sa sortie de l'hôpital, Nicoletta voit son premier mari repartir avec Léo. Lorenzo, ne supportant plus tous ces cris et chamboulements, veut rester avec sa sœur pendant au moins un an avant de partir vivre chez son père. Quant à Kat, elle reste avec sa mère, son père n'ayant pas été prévenu.

Nicoletta décide donc de repartir avec sa fille aux Avenières, chez Noël, l'homme qu'elle a quitté un an auparavant.

Pendant 3 ans, Kat vivra seule avec sa mère et son beau-père, qui l'aime comme sa propre fille. Elle transitera entre l'Isère, la Haute-Savoie et la Savoie, toujours au gré des foires et des marchés. Grâce à son statut, Katarina peut profiter des manèges, des stands de bonbons et elle s'y amuse beaucoup. Au point d'être considérée comme la petite princesse des foires, que tous surveillent et protègent.

Elle voyagera aussi souvent au lac Léman, à Chambéry...

L'été, elle passe ses vacances en camping à Thonon-Les-Bains « Le Saint-Disdille ». Elle suit Noël sur les marchés d'Évian-les-Bains, Morzine... C'est une excellente vendeuse, personne ne résiste à sa petite bouille d'ange.

Et durant la période scolaire, elle vit aux Avenières, ce petit village d'Isère situé entre Lyon et Grenoble.

De ses 6 à ses 9 ans, elle ne vivra qu'avec sa mère et Noël, dans les montagnes des Alpes. Un vrai petit paradis, malgré le fait qu'elle assiste au quotidien aux aléas du couple : un jour, ils sont calmes, et un autre, la violence physique reprend le dessus.

Elle est témoin malheureusement de scènes violentes et tragiques entre Nicoletta et Noël, des scènes dures pour la jeune enfant qu'elle était. Elle grandit donc au milieu d'une violence inouïe.

Ces scènes de violences plus ou moins intenses sont quasi quotidiennes ces derniers temps. Cela commence par des joutes verbales, puis des bagarres et se finit régulièrement par des coups violents que porte Noël sur Nicoletta.

La dernière scène est tellement violente que, du haut de ses 9 ans, Katarina s'interpose entre sa mère et Noël.

Noël brandit sa tronçonneuse sur Nicoletta. Katarina, du haut de ses 9 ans, se place entre eux et fait comprendre à son beau-père que c'est la dernière fois qu'ils se battent !

Elle se dresse devant ce colosse en lui lançant ces mots simples :

« Si tu veux tuer ma mère, il faut me passer sur le corps d'abord ! »

Le colosse s'effondre.

C'est le moyen le plus radical pour le calmer.

Il fond en larmes et demande pardon, mais c'est sans compter sur la détermination de Katarina, qui oblige sa mère à faire leurs valises et l'entraîne à partir de ce foyer néfaste.

Quelques instants plus tard, elles partent toutes deux définitivement de ce lieu construit par Noël pour elles et de ses propres mains, et n'y reviendront plus jamais y vivre.

Ce soir-là, elles sont accueillies chez une amie, Maddie, qui est très chère au cœur de Nicoletta et qui les héberge pendant quelques mois jusqu'à ce qu'elles trouvent enfin un appartement.

La maison de Maddie est un endroit sûr et sécurisant. Maddie s'occupe bien d'elles et aide Nicoletta dans ses recherches pour trouver un appartement et du travail en la soutenant.

Au bout d'un an, en mars 1991, toutes deux déménagent à nouveau. Mais cette fois en direction de la région parisienne, pour, enfin, y rester définitivement.

Elles y retrouvent Francesca, Lorenzo et Léo qui vivent auprès de leur père.

C'est Léo et Pierre qui viennent les aider à déménager dans leur nouvel appartement de Montigny-lès-Cormeilles, dans le Val-d'Oise.

Pendant le voyage, Léo chante à Kat une chanson qui reste pour elle le meilleur moment de ce périple.

Il siffle et puis chantonne « Wind of change » :

I follow the Moskova (Je longe la Moskova)

Down to Gorky Park(Jusqu'au parc Gorky)

Listening to the wind of change(En écoutant le vent du changement)

An August summer night(Une nuit d'été en août),

Soldiers passing by(Des soldats passent)

Listening to the Wind of change(En écoutant le vent du changement).

Il siffle et siffle, encore et encore...

The world is closing in(Le monde se rapproche)

Did you ever think(Avez-vous jamais pensé)

That we could be so close(Que nous pourrions être si proches),

like Brothers ?(comme des frères ?)

The future's in the air(L'avenir est dans l'air),

I can feel it everywhere(Je peux le sentir partout)

Blowing with the wind of change(soufflant avec le vent du changement).

Take me to the magic of the moment(Emmenez-moi à la magie du moment)

On a glory night(Par une nuit de gloire)

Where the children of tomorrow(Où les enfants de demain)

Dream away (dream away) (rêvent loin [rêvent loin])

In the wind of change(Dans le vent du changement)

Hum Awa ...

Walking down the street(Marcher dans la rue),

Distant memories(Les souvenirs lointains)

Are buried in the past forever(Sont enterrés dans le passé pour toujours).

I follow the Moskova(Je longe la Moskova)

Down to Gorky Park(Jusqu'au parc Gorky)

Listening to the wind of change(En écoutant le vent du changement).

Take me to the magic of the moment(Emmenez-moi à la magie du moment)

On a glory night(Par une nuit de gloire)

Where the children of tomorrow(Où les enfants de demain)

share Their dreams (share their dreams)(partagent leurs rêves).

With you and me(Avec toi et moi)

Take me to the magic of the moment(Emmenez-moi à la magie du moment)

On a glory night (the glory night)[Par une nuit de gloire (la nuit de gloire)].

Where the children of tomorrow(Où les enfants de demain)

dream away (dream away) Rêvent loin (rêvent loin)

In the wind of change(Dans le vent du changement)

The wind of change(le vent du changement)

The wind of change(Le vent du changement)

Blows straight into the face of time(Souffle droit devant le temps),

Like a stormwind(Comme un vent de tempête)

that Will ring the Freedom bell(qui sonnera la cloche de la liberté).

For peace of mind, (Pour la tranquillité d'esprit),

Let your balalaika sing(Laisse ta balalaïka chanter).

What my guitar wants to say(Voilà ce que ma guitare veut dire) :

Take me to the magic of the moment(Emmenez-moi à la magie du moment)

On a glory night(Par une nuit de gloire)

Where the children of tomorrow(Où les enfants de demain)

share their dreams (their dreams)[partagent leurs rêves (partagent leurs rêves)]

With you and me (with you and me) [Avec toi et moi (avec toi et moi)]

Take me to the magic of the moment (Emmenez-moi à la magie du moment)

On a glory night(Par une nuit de gloire)

Where the children of tomorrow(Où les enfants de demain)

dream away (dream away)[rêvent loin (rêvent loin)]

In the wind of change(Dans le vent du changement)

In the wind of change (dans le vent du changement)

Il continue à siffler et siffler, encore et encore

Katarina l'écoute et sait déjà qu'elle adorera cette chanson toute sa vie. Plus tard, elle deviendra d'ailleurs une grande fan du groupe « Scorpions ».

Pour aller en direction de leur nouvel appartement, il faut traverser Paris.

Katarina, qui n'avait jamais vu la tour Eiffel ni les Champs Élysées, est émerveillée par toute cette beauté.

Pendant tout le voyage, le frère et la sœur ne se lâchent pas une seconde. Ils sont heureux de se retrouver.

Ils arrivent enfin en fin de journée. L'appartement est dans un imposant immeuble. Partout où se porte le regard de Katarina, des immeubles, une école et un gros centre commercial. Elle est peu habituée à ce genre de paysage.

Pendant que les hommes s'occupent des meubles, les femmes se chargent des cartons. Kat s'occupe de ranger ses affaires quand elle peut.

Le soir, tout le monde va dîner chez Pierre et sa nouvelle femme Dany. Kat passe du temps avec ses frères et sa sœur aînée qu'elle ne lâche pas.

Le lundi suivant, Nicoletta emmène sa fille dans sa nouvelle école juste derrière chez elles.

Katarina craint un peu le changement au début, mais au bout de quelques jours, elle s'est déjà fait de nouvelles copines.

Dans ce nouvel appartement, elle vit avec sa mère et sa sœur aînée de 24 ans, Francesca. Toutes trois occupent un grand appartement.

Ses deux grands frères, Lorenzo, 19 ans, et Léo, 16 ans, vivent avec leur père Pierre et leur belle-mère Dany. Y vit aussi sa fille Laurie qu'ils considèrent comme leur sœur.

Ils vivent tous à deux pas les uns des autres.

La vie de Katarina est donc bien remplie et entourée.

Pour tout le monde, Katarina paraît heureuse et pleine de vie.

Et pourtant, ce n'est qu'une apparence. Elle a déjà beaucoup déménagé depuis sa naissance, au fil des pérégrinations de sa mère. Avec souvent des changements de vie radicale.

Mais elle a enfin retrouvé ses grands frères et sa sœur aînée.

Elle a enfin retrouvé toute sa famille.

Pourtant une ombre plane sur ce tableau idyllique : le manque de son père Maurice se fait cruellement ressentir. Est-il toujours vivant ?

Parti vivre sa vie à l'autre bout du monde lorsqu'elle avait 7 ans, elle ne s'en souvient pas beaucoup.

Elle n'était partie que deux fois en vacances avec lui après ses 3 ans à Jougne dans le Jura suisse. Elle ne se plaignait pas de ce manque, au contraire, elle donnait plutôt l'impression de s'en moquer. Il faut dire que le sujet est plutôt tabou.

Sa mère n'avait jamais vraiment aimé Maurice. Nicoletta préférait que sa fille soit le moins possible en contact avec lui. Nicoletta était persuadée que Maurice voulait lui enlever sa fille et ne jamais plus la lui rendre.

Quant à Maurice, il préféra sûrement laisser sa fille en famille avec ses frères et sœur, plutôt que de l'emmener avec lui à l'autre bout du monde, dans un autre pays. Il aimait voyager léger.

D'ailleurs, il fit de même avec ses deux enfants aînés, une sœur et un frère, que Katarina ne vit que deux ou trois fois dans sa vie d'enfant.

Après la Suisse, Maurice part en Thaïlande. Au départ, c'était seulement pour des vacances. Mais il tombe amoureux du pays, s'y installe et ne reviendra que très peu souvent en France.

D'ailleurs, il y vit toujours et Katarina a même un petit frère, Cyriaque, qu'elle ne connaîtra que bien des années plus tard.

Maurice a donc quatre enfants, deux de son premier mariage, Magalie et Bertrand, Katarina et Cyriaque.

Elle a donc en tout deux grands frères et une grande sœur du côté de sa mère, et une grande sœur, un grand frère et un petit frère du côté de son père, soit au total sept frères et sœurs.

Malgré le fait qu'elle ne voit pas sa fratrie paternelle, elle ne se sent pas vraiment seule, entourée de sa fratrie maternelle ; et pourtant, elle ressent un certain vide, un manque dans son cœur.

De plus, elle venait enfin de les retrouver et vivait désormais auprès d'eux.

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