Amélie est une jeune fille heureuse malgré avoir perdu sa mère si tôt. Elle aime s'occuper des pauvres du royaume et répandre son sourire enchanteur partout où elle va. Sa peau est blanche comme neige, ses cheveux noirs mettent en valeur ses yeux verts perçants. Elle aime monter à cheval et est très studieuse, tout le monde l'aime pour sa douceur...
Vêtue d'une robe de couleur verte, elle était sortie tôt pour se promener, il y avait toujours quelque chose d'important ou quelqu'un qu'elle pouvait aider. Elle courut en montant les escaliers du palais en tenant la traîne de sa robe, jusqu'à rencontrer le roi dont l'expression était mécontente.
- Où étais-tu Amélie ? Encore à traîner parmi les misérables de Scarlatti ? - Demanda-t-il irrité.
- Pardonnez-moi, père, je suis simplement allée apporter des fleurs à la tombe de maman !
- Cesse d'être si sotte, je suis le roi et ton père. Je ne veux pas que tu te balades dans ces bois, plus jamais. - Il cria, la laissant très triste.
Amélie courut jusqu'à sa chambre au sommet du château, c'était son refuge de paix. Là, elle cherchait à comprendre les raisons qui poussaient son père à être si méchant.
Amélie
Parfois, je pense que mon père ne m'aime plus et que ma mère, en mourant... a emporté tous les bons sentiments qui pouvaient encore exister en lui. Pourquoi ne peut-il pas m'aimer ? Chaque jour, je m'efforce d'être une bonne princesse, je ne peux même pas recevoir une caresse de sa part !
Aujourd'hui, il y avait une lueur différente dans son regard, un mécontentement plus grand qui l'a rendu si dur. Delilah est l'une de mes dames de compagnie, elle est venue dans ma chambre pour savoir si j'avais besoin de quelque chose.
- Que s'est-il passé, Amélie ? Tu sembles triste !
- Je suis triste, Delilah, il n'y a rien de plus dans ma vie que ce qui était déjà là avant. À part avoir un père qui me déteste ! - Je me suis assise devant un miroir.
- Qu'a fait Votre Majesté pour vous ?
- Il a été stupide comme toujours, mais cette fois-ci, son ton était encore pire.
Elle a marché et s'est approchée de la fenêtre, croisant les bras.
- Tu n'es toujours pas au courant ? Le roi Octavio a vu ses troupes être défaites au royaume de Florence la nuit dernière, ton père est furieux, car il était sûr qu'il s'emparerait du territoire cette fois.
- Papa veut conquérir le monde au prix de beaucoup de sang versé.
Delilah est partie, j'ai pris un bain et passé le reste de la journée enfermée dans ma chambre. Je pense que voir mon visage pourrait lui rappeler des souvenirs tristes de maman et de la façon dont nous l'avons perdue si tôt.
[...]
La nuit est arrivée, tout le monde était prêt pour le dîner. Amélie devait attendre les ordres de son père pour pouvoir s'asseoir à table avec lui et les autres autorités du château. Sa voix était presque toujours ignorée parmi eux, les femmes étaient subjugées et n'avaient jamais de pouvoir dans quelque décision que ce soit. Elle arriva silencieusement, apportant un peu de sa lumière dans cet endroit rempli d'hommes sans âme.
- Assieds-toi, Amélie ! - Ordonna Octavio.
- Pardon. - Amélie s'assit, avant de prendre une gorgée d'eau et de commencer à manger, le roi lui dit ce qu'il avait déjà prévu pour son avenir.
- Sois prête, tu iras à cheval au royaume de Florença et tu devras rencontrer Nathan.
- Comment, aller dans un autre royaume ?
- Tu as compris, ma fille. Les maudits ont remporté la bataille, mais pas la guerre !
- Vous ne pouvez pas m'envoyer seule pour gagner une guerre déjà perdue, je suis juste une fille.
- Tu as le sang de ta mère et s'il y a quelqu'un au monde qui peut prendre ce royaume pour moi, c'est toi Amélie. Ne discute pas et prépare tes affaires pour partir cette nuit !
- Je n'irai pas et c'est décidé, papa. - Elle sortit en courant vers sa chambre, le roi ne pouvait pas accepter une tel affront de sa fille devant tous ces hommes.
Il la poursuivit en courant et enfonça la porte de la chambre.
- Veux-tu jeter ton sang dans le déshonneur ?
- Ce que vous me demandez est une grande folie !
- Ne me fait pas perdre patience, maudite enfant. - Il s'approcha d'elle, la main prête à la gifler, mais se souvint des pouvoirs de sa fille et préféra ne pas prendre de risques.
Amélie pensa à quel point sa vie était malheureuse dans cet endroit où les gens étaient traités comme de simples marionnettes malheureuses d'un roi, et vit cette mission comme une opportunité de fuir toutes ces humiliations.
- Tu n'as pas besoin de me frapper, papa, j'irai là-bas...
Avec des larmes aux yeux, Delilah prépara quelques affaires pour que la jeune fille puisse les emporter avec elle.
- Tu vas vraiment partir ?
- Oui, Delilah, plus rien ne me retient ici. Je n'ai absolument rien ici !
Les deux femmes s'enlacèrent, Delilah pleura en voyant son amie partir pour une mission si dangereuse.
Amélie
Je suis simplement partie, emportant avec moi mon cheval et quelques vêtements, qui sait si ma place n'est pas là-bas. Papa ne peut pas comprendre que tout ce que je voulais, c'était qu'il soit un père différent et aimant, quant à tuer ce certain Nathan, je ne sais pas ce que je trouverai... s'il est quelqu'un comme mon père, peut-être vaudra-t-il mieux que je le tue, et tout dépendra de ce que je verrai dans ce royaume. J'ai monté mon cheval, mis ma cape, car c'est une nuit froide... nous avons galopé pendant de nombreuses heures et j'étais épuisée.
Dès que j'ai vu les arbres changer pour une apparence plus sèche et le temps froid avec une légère chute de neige, j'ai su que j'étais déjà hors de Scarlatti. Nous avons continué à chevaucher pendant un certain temps.
J'ai entendu quelques hurlements et je n'ai jamais ressenti autant de peur de toute ma vie. J'ai descendu de cheval et l'ai attaché... avec quelques brindilles, j'ai fait un feu et je me suis appuyée contre cet arbre froid jusqu'à ce que je finisse par m'endormir.
[...]
Nathan était avec ses sujets et ses fidèles amis du royaume, ils participaient à une course de chevaux juste au lever du jour. Ils aperçurent la fumée d'un feu récemment éteint, Nathan se pencha et ressentit encore la chaleur de la flamme tout juste éteinte. Ils trouvèrent étrange que quelqu'un puisse errer seul dans cette région, connue pour abriter des animaux dangereux.
Amélie était déjà montée sur son cheval et s'était éloignée à une courte distance de là. Elle entendit les chevaux de Nathan, même au loin. Elle fut effrayée et fit galoper son cheval. Le roi entendit un grondement d'ours et un cri féminin.
- Avez-vous entendu ça ?
- Oui, Votre Majesté, ça vient du côté droit.
- Allons voir. - Il leur ordonna. Ils virent Amélie tomber de son cheval, qui effrayé s'enfuit dans la forêt, la laissant seule face à l'ours, mais l'animal ne l'attaqua pas et s'éloigna simplement la regardante droite dans les yeux... comme s'il pouvait la comprendre.
Nathan descendit de son cheval, Amélie se traîna un peu plus loin de lui.
- Que fais-tu à te promener seule dans cette partie de mon royaume ?
Dès qu'il parla de son identité, elle esquissa un léger sourire. Elle était déjà arrivée à sa destination et savait exactement qui elle devait éliminer.
- Je vois que vous êtes de la royauté, bien habillé et sentant la rose ! - Il s'approcha et l'aida à se relever, sa beauté était bien trop jeune pour lui, mais elle attirait tout de même son attention.
- Oui, je suis venue ici pour...
- Avant de donner plus d'explications, je pense qu'il vaut mieux partir d'ici, demoiselle. Viens ! - Il monta sur son magnifique destrier noir et lui tendit la main pour l'aider à monter derrière lui.
Amélie regarda la forêt et le mit en garde.
- Je ne partirai pas sans mon cheval !
- Ici, tu ne donnes pas d'ordres, princesse d'on ne sait où. - Il insista en relâchant les rênes du cheval pour partir de là.
Amélie menaça de sauter de la selle du cheval, Nathan saisit son bras et le plaqua contre son abdomen pour l'empêcher de bouger.
- Mes hommes iront chercher votre cheval, maintenant tâchez de vous comporter.
- Vous pouvez me lâcher... Votre Majesté !
Il relâcha les rênes du cheval et ils partirent en direction de la forêt. Avant d'arriver, le roi commença à lui poser quelques questions. Ses sujets la regardaient avec désir, bien qu'elle fût très jeune, elle avait un charme capable de susciter le désir chez n'importe quel homme.
- D'où vient cette demoiselle ?
- Je viens de Scarlatti ! - Il força le cheval à s'arrêter brusquement.
- Vous venez de cet endroit, vous êtes la fille d'Octavio ?
- Oui, allez-vous me laisser en chemin, Votre Altesse ?
- Je devrais le faire, ou vous renvoyer d'où vous venez.
- Et que comptez-vous faire ?
Nathan pensait qu'il ne pouvait pas simplement se débarrasser d'elle comme ça. Si elle venait de là-bas, elle pourrait lui apporter des informations et lui donner ce qu'il désire tant.
Nathan resta silencieux et décide d'offrir à la jeune fille un endroit où rester, à condition qu'ils gardent leurs distances. C'était déjà trop pour lui d'avoir quelqu'un de ce royaume sur ses terres, et encore plus, la fille de son pire ennemi. Ils s'arrêtent dans une cabane un peu éloignée du château.
- Vous ne me conduirez pas à Florence ?
- Descendez ici ! - Répondit-il brusquement.
- Mais...
- Si vous voulez rester, ceci sera votre palais à partir de maintenant... comment... comment avez-vous dit que vous vous appelez, jeune fille ?
Il attendit qu'elle descende du cheval.
- Je n'ai pas encore dit mon nom, je m'appelle Amélie.
- Amélie, d'accord !
Il fit demi-tour avec son cheval et elle le suivit.
- Attendez, vous allez me laisser ici seule ? Sans servante ou demoiselle de compagnie ?
Nathan s'en alla et la laissa là.
Amélie
C'est un endroit simple et il n'y a presque rien dans cette cabane, mais ici, je pourrai avoir la paix et vivre sans voir les méchancetés que mon père commet. J'ai trouvé un lit simple et poussiéreux, j'ai juste secoué pour le rendre plus acceptable, c'était ironique que quelqu'un comme moi, qui a toujours dormi dans des draps de satin... doive maintenant se contenter de cela. Je me suis allongée, j'ai rêvé du visage de ma mère et elle souriait, peut-être que c'est un signe que tout ira bien présentement.
Le lendemain, je me suis réveillée au son des chevaux approchant de la cabane. Je pensais que c'était peut-être Nathan qui venait me chercher pour me ramener à son château, mais j'avais tort.
- Votre Majesté a demandé que nous apportions de la nourriture et quelques vêtements pour la demoiselle.
Je pensais qu'il me laisserait ici à mon sort, mais apparemment, il n'est pas si cruel que ça. L'un d'eux avait mon cheval, j'ai soufflé de soulagement en le voyant bien et ce jour-ci en sécurité et près de moi.
- Votre roi a-t-il dit autre chose ?
- Non, Votre Altesse !
Quelques jours ont passé et ils me fournissent toujours de la nourriture et quelques vêtements. Malgré le fait que je suis loin de chez moi et dans un endroit où je ne suis pas la bienvenue, je dois admettre que Nathan m'a apporté un peu de soutien. Pas autant que je le voudrais, je dois toujours laver mes vêtements dans la rivière, cueillir des fruits dans le verger et cuisiner ma propre nourriture, en plus de ramasser du bois tous les jours pour me tenir au chaud. Les hurlements des loups au milieu de la nuit ne me font plus peur et j'apprends à faire de ma solitude une alliée.
- Cette fois, notre roi a demandé que nous amenions une servante et elle vous donnera des cours.
Des cours ? J'étais confuse quant aux véritables intentions de ce qu'on m'apprenait. Cela incluait d'apprendre à être une bonne épouse et à utiliser la magie. Je ne comprends pas, pourquoi ferait-il cela s'il ne me veut pas dans son royaume ? Peut-être qu'il veut me rendre autonome pour que je parte une fois pour toutes... mais cela n'est pas arrivé.
[...]
Nathan était dans son château, il pensait à Amélie lorsque ses sujets arrivèrent du chalet avec des nouvelles.
- Chaque jour, elle apprend de nouvelles choses, Majesté.
- C'est précisément pour cela que je lui ai demandé de l'instruire !
- Votre Altesse ne craint-elle pas qu'après tout cela, elle parte ?
- Et où irait Amélie ? Si elle voulait retourner chez son père, elle l'aurait déjà fait.
- Mais elle pourrait chercher refuge dans un autre royaume ou village, où elle trouverait un mari pour prendre soin d'elle !
- Je m'occupe déjà d'elle.
Nathan
Calvin a raison, les femmes recherchent la protection et les soins de quelqu'un qui les épouse. Je ne peux pas perdre cette fille et les chances qu'elle me donne de me venger, je devrais m'unir à elle pour la forcer à rester ici pour toujours. Combien cela me coûtera-t-il de lui donner mon nom de famille, la fille de mon pire ennemi et le poste de reine de Florence !
Amélie
Au milieu d'une de mes leçons d'étiquette, Nathan arriva à la cabane accompagnée d'un autre homme.
- Habillez-vous avec quelque chose de plus formel et approprié.
- Approprié pour quoi, exactement ? - Il soupira d'insatisfaction en devant me répondre.
- Parce que je vais me marier avec toi !
- Et tu me le dis comme ça, sans même savoir si je veux faire ça.
- Tu n'as pas le choix, jeune fille, tu es dans mon royaume... où tu as reçu des soins et de la protection.
- Des soins ? Supposons que tu...
- Votre Altesse !
- D'accord, supposons que Votre Altesse m'ait offert toutes les honneurs, cela ne te donne pas le droit de choisir mon destin.
- Tu dis non à l'opportunité de devenir ma reine ?
- Oui !
- Oui, tu acceptes ? - Il demanda avec espoir.
- Oui, je dis non !
- Attends Amélie, regarde-moi... nous avons l'occasion de mettre fin à toute une guerre qui dure depuis des années, en nous unissant, nous mettrons fin à une souffrance qui perdure depuis des décennies. Réfléchis-y et je t'attendrai.
J'ai pensé à toutes les vies perdues à cause de cette bataille, si je me marie avec lui, nous pourrons y mettre fin. Je suis prête à faire ce qu'il faut pour que cela se produise, je suis sortie de la pièce et je lui ai dit oui, cette même nuit, je suis devenue sa femme. Mais tout comme mon père m'a toujours rejetée, j'ai été rejetée par cet homme aussi, il ne m'a jamais touchée et ne venait même pas me voir pour savoir si j'étais en vie ou non. Peut-être que mon destin est de ne jamais être aimée par personne dans ce monde.
J'ai continué à suivre des cours, il était difficile de comprendre toutes ces choses et les règles pour me comporter comme on l'attendait de moi, mais j'ai toujours fait de mon mieux.
- Vous devez savoir cuisiner et vous comporter à table, savoir parler uniquement aux moments appropriés. Une femme noble ne se comporte jamais comme une petite fille.
- Oui madame !
[...]
À Florence, le roi attendait l'arrivée de ses soldats, comme un jour ordinaire.
- Sont-ils allés voir Amélie ?
- Oui, Votre Altesse, elle va bien et elle suit des cours plus avancés.
- C'est suffisant, c'est tout ce que je peux offrir à quelqu'un comme elle !
Quatre ans ont passé, la beauté d'Amélie s'est encore plus épanouie et avec les cours, elle savait se comporter comme une dame. Un jour, alors qu'Amélie revenait d'un de ses cours et se préparait à laver des vêtements dans la rivière, une domestique étrange s'approcha.
- Le roi m'a envoyée pour te chercher !
- Me chercher ? - Amélie savait qu'il ne l'emmènerait jamais dans son royaume et bien que confuse, elle n'y prêta pas trop d'importance et suivit la domestique jusqu'à un endroit isolé entre les arbres dont les feuilles étaient toutes tombées au sol. Soudain, la domestique sortit un poignard et attaqua Amélie brusquement, la faisant crier et les oiseaux s'envolèrent loin.
Amélie était seule dans cet endroit et très blessée. Elle ne voulait pas mourir, mais il était inutile de lutter contre la furie de cette femme avec un poignard. Elle fut poignardée par la mystérieuse domestique et gisait gravement blessée sur le sol, saignant abondamment. Alors que la domestique s'apprêtait à la tuer d'un coup au cœur, Nathan apparut soudain et maîtrisa la femme comme un lion, la retenant par la main. La cruelle femme s'enfuit dans la forêt, tandis qu'Amélie pleurait de douleur et que Nathan la prit dans ses bras, devenant la dernière chose qu'elle vit avant de s'évanouir.
- Nathan ?
Il partit avec elle sur son cheval, le sang laissant une trace sur le chemin, son cœur se serrant à chaque seconde, craignant que la jeune femme ne meure.
Amélie
Je sens mon corps perdre ses forces à chaque seconde, cette douleur semble me couper le souffle. Je ne peux sentir que la chaleur du corps de Nathan me réchauffant du froid de la mort, je sens que je vais rejoindre ma mère et que mes jours de souffrance prendront fin aujourd'hui.
[...]
Nathan revint avec elle dans ses bras, inconsciente, et demanda à un médecin de s'occuper de cette blessure...
- J'ordonne de la sauver, faites-le !
Tous ceux qui étaient présents remarquèrent la peur qu'il avait de perdre Amélie, mais les blessures semblaient être trop graves. On l'emmena dans une chambre, sa blessure fut nettoyée et on y appliqua des herbes, mais les nouvelles ne paraissaient pas bonnes.
- Je suis désolé, Majesté, mais je crains de ne rien pouvoir faire pour la demoiselle !
Nathan soupira, réfléchit à ce qu'il pouvait faire à ce moment-là et une seule solution lui vint à l'esprit.
- Apportez la magicienne, s'il n'y a pas de guérison dans notre monde... il y en a dans la magie.
- Oui, Votre Majesté.
Pendant que les sujets partaient à cheval chercher cette puissante femme, qui vivait loin du royaume, mais était toujours prête à aider ceux qui avaient besoin de sa sagesse.
- Nous venons vous chercher sur ordre du roi Nathan.
- S'il a besoin de mon aide, alors il l'aura !
Elle a dû prendre quelques affaires pour sa mission, quelques herbes, des livres pour la guider dans le sort approprié.
- Je suis prête, nous pouvons partir.
Ils lui donnèrent un cheval et elle les suivit à travers la forêt aussi rapidement qu'ils le purent, chaque minute pouvait coûter une vie importante. Quelques heures plus tard, la magicienne arriva avec ses équipements pour tenter de guérir le corps d'Amélie, avant qu'il ne soit trop tard. Les deux femmes restèrent seules dans la chambre et la magicienne prépara ses sorts, mais quelque chose la fit s'arrêter soudainement pour simplement admirer, une lueur de couleur blanche était sur le lit où la jeune fille se trouvait.
- Ce ne peut être qu'elle !
Elle sortit rapidement et alla parler à Nathan...
- Altesse, j'ai besoin que vous veniez avec moi un moment.
- Elle est sauvée ? - Demanda-t-il inquiet.
- Cette jeune fille a un voile, Votre Majesté !
- Que signifie cela ?
- Elle possède des pouvoirs magiques, à en juger par l'éclat intense qu'elle dégage... elle est très puissante. Elle n'est encore qu'une jeune fille, mais avec le temps, ses pouvoirs s'épanouiront de plus en plus chaque jour, faisant d'elle la plus grande sorcière que j'aie jamais connue.
- Êtes-vous sûre de ce que vous dites ?
- Je n'ai aucun doute !
Nathan
Si elle possède de véritables pouvoirs, elle pourra me servir et m'aider à combattre la tyrannie d'Octavio, c'est ainsi que je pourrai venger l'assassinat de mon père. Après sa mort, j'ai dû apprendre à régner et devenir un leader bien plus tôt que je ne l'aurais imaginé... Je suis entré dans la chambre, elle était dans ce lit et toujours dans un profond sommeil. La magicienne m'accompagnait, je voulais voir de mes propres yeux la force dont on parlait, mais apparemment, elle ne voulait pas se montrer à moi.
- Altesse, si vous me permettez un conseil, vous devez la contrôler et la maintenir près de notre royaume. Une force comme la sienne est préférable de rester sous contrôle.
- Je le sais, elle est bien plus utile à mes côtés que sur mon chemin, mais dites-moi comment faire pour la maintenir sous mon contrôle ? Je ne sais pas comment gérer cela, j'ai besoin de votre sagesse en ce moment.
Pour elle, c'était si facile à comprendre, mais ce jeune homme avait besoin d'une lumière.
- Seul l'amour peut contrôler une femme, Altesse. Faites en sorte qu'elle vous aime de tout son cœur et elle vous servira chaque fois que vous le lui demanderez.
Il sourit, tant qu'Amélie tomberait amoureuse de lui... tout serait entre ses mains.
Amélie se réveilla, confuse.
- Comment vous sentez-vous ? - Demanda Nathan en s'approchant d'elle.
- Encore un peu faible et confuse à propos de ce qui s'est passé, mais je ne m'attendais pas à te trouver ici à mes côtés, Nathan.
Amélie
Même après toutes ces années de mariage, il n'avait jamais montré autant d'inquiétude, il m'a sauvée une fois de plus et cela me perturbe.
- Maintenant que vous allez bien, je peux enfin partir !
Il se leva pour partir soudainement.
- Nathan, attends...
- Que veux-tu ?
- Peux-tu me permettre de vivre dans une maison du royaume ? Je me sens très seule dans la cabane !
- Non, tu resteras là où tu es !
- S'il te plaît, même en dehors du palais.
- Ne discute pas, Amélie.
Je ne sais pas pourquoi il me traite ainsi, il me veut comme épouse tant que je reste à distance de lui. Je me suis rétablie très rapidement de ma blessure, bientôt j'étais debout à nouveau et je pensais à ce qui avait pu se passer dans le royaume de Scarlatti depuis que j'en suis partie il y a quatre ans pour venir ici.
[...]
L'employée qui a failli causer la mort d'Amélie a été capturée par les gardes de Nathan et conduite dans les cachots du château. Il arriva au château et demanda à être conduit jusqu'à elle, désireux de découvrir les raisons de cette tentative d'assassinat.
- Emmenez-moi auprès d'elle ! - Ordonna-t-il, entra dans ce lieu sombre et vit cette femme à l'apparence étrange. - Qui êtes-vous et pour le compte de qui avez-vous essayé de tuer Amélie ?
Cette femme semblait porter en elle une fureur qu'il ne pouvait comprendre.