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Database

Database

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Genre: Sci-Fi
Database est un ouvrage de science-fiction, aux couleurs afrofuturistes. L'action se déroule dans un décor où la technologie et l'urbain se mélangent, dans un futur proche, pour donner une hybridation étrange dans laquelle les possibilités sont indéfinies et quasiment infinies. Dans un monde mutant, les protagonistes essaient de trouver un sens à leurs destinées particulières. Des chemins existentiels se lient et se délient au fil de l'intrigue. Jusqu'à la dernière ligne, l'on se questionne sur le dénouement de l'histoire, le fonctionnement de notre société, ses forces et ses dérives... À PROPOS DE L'AUTEUR Mario L. Amehou est auteur de science-fiction, ayant un profond intérêt pour les nouvelles technologies et leur impact sur l'évolution des hommes et de la société. Il essaie de bâtir un pont entre les genres pour réenchanter le monde à travers des histoires remplies d'esprit, d'humour et de mordante ironie.

Chapitre 1 No.1

Première partie

Manifeste d'Orphée

A ou le Manifeste d'Orphée

Akpakpa, zone des ambassades

Le soleil était haut dans le ciel, fier globe d'or. La mer de ses fines gouttelettes venait épouser épisodiquement la peau ainsi moirée. Le Ramses Club était bondé de toutes les marches du monde tandis qu'Orphée, un mecarillo d'afghane à la bouche, tapait, depuis le matin sur son écran vélin, descendant digital de la génération des premières tablettes, son traité humaniste appelé « Nephilim Noir ». Le vent était doux. La mer calme et profonde, ayant cette teinte argentée qui lui plaisait tant. Il avait exactement 137 pages. Il projetait atteindre les 150. Alentour lui, le son grisant, le sablier d'or, des drapeaux de tout ordre et de toute nation. Il fallait ajouter qu'Orphée était un néo dissident, ceux du mouvement NeoRastaz Afrofuturistik. Il était riche, jeune, brillant, président de sa compagnie et leader d'un groupuscule, une sorte de milice non armée pouvant exceller dans l'art de l'artillerie. Une guérilla de Neoheiddegeriens armée quand il le fallait et que les circonstances l'imposaient.

Il attendait son ami. Grand pilier du groupe Cyno Ergofix, immense encodeur, ayant fait des exploits auparavant dans les travaux appliqués de la courbe d'Hilbert. Il regardait sa montre dans son écran intérieur à l'aide du Neuronet.

Il était dans la périphérie. À moins de 450 m. La date : 16 octobre 2086.

Il ferma son pilote de pensescription et se détendit. Il lisait un texte. « Neuropolis »

*

Neuropolis ou Cathédrales en corps

Il est sage de savoir qu'il y a plus sage que soi.

Espace I

Devant la mer

Que faire

Se taire

Écouter la Voix

Multiséculaire

Système de renvoi

Sublime et nucléaire

On éreinte de nous-mêmes le valétudinaire

Et le Glaciaire fond

En brûloir, en thuriféraire

Espace II

Au milieu de la touffue, jungle de la conscience, viennent quelques vérités friables. Un moment paraissant solides comme le roc, puis un instant plus tard de la cendre. Cela fait partie de la perpétuelle vérification dessiccative de toute vérité ayant seulement son contraire d'égale force, mais de force manifestement plus prononcée

Le collier de la muse

Belle dame aux yeux d'amande

De votre attention je n'use quelque quémande

Vous avez le port altier comme venue de Casamance

Je suis troubadour

Propter hoc je vous dédie cette sérénade de romance

Romane poésie ayant plusieurs tours

En son sac

Je vous divine muse mienne

Sacre

D'onyx d'améthyste et d'or d'Ophir

Pour que nos noces

Illuminent le monde tel un pyre

Dans les jardins d'Hamilcar

On puisse lovés l'un dans l'autre

Voir poindre les minarets de Mégara

Espace III

Le poète est fondamentalement, par essence, un baromètre vivant, faisant des esthétiques pointes irradiant la surface de son domaine sensitif propre. Ainsi, c'est dansl'aiesthesisque l'autre âme reconnaissant les fins dogmes de perception préalable sent à son tour, adéquatement, la « morsure du feu » qui est, proprement dit, l'art scripturaire poétique.

Espace final (Torpeur en mille velours)

I

Les sensations se mélangent

Torpeur sous une peau

Peur sous un dos

Arc-bouté

Voûté

Un air dépité

Un air dégoûté

Ébauche d'un vertige

Froid et cryogène

On veut joindre l'axe

D'Imogène

Qui coite se ne gêne.

Peine de cœur,

Peine de reine.

Descendant effarouché

Amoureux des alcyoniennes accalmies

Taper dans le mille

Et s'ouvrir aux mille enfers

Qui lascivement vous enserrent.

Sous un crâne

Trou-ure de l'atmosphère.

Illumination et effet de serre.

On évite Maldoror

Avec une science de félin.

Fêlée, la coupe déborde

Lointain paradigme de fée en fer

On pose un baiser

Sur la copie de l'Astrée

Qu'a étreint la Bien-Aimée

II

S'enivrer ! S'enivrer de poésie, d'amour, de luxe, calme et de volupté et d'autres choses encor. Tel est le sacré dicton.

On ouvre le frigidaire des émotions

Rien ne nous y atterre.

Reluquant d'un œil vindicatif le parterre tordu de maintes chenilles processionnaires. Beauté aléatoire à reluquer à travers un casque de soie. Athéna dépose les armes.

III

Enluminure. Graviers. Illuminations

Le Grand Spectre du grand scalde bohémien insidieusement guette. Moue de mouette

Il toise l'horizon neuf

Virginité de l'atmosphère.

Le Nadir fait Dirdir embrasse Nadja

Elle porte un tatouage :

Un cobra.

Talisman contre le mauvais œil

Dit-Elle

Tandis que je m'époumone à chanter une berceuse

Sachant qu'elle est insomniaque.

*

Il finit à peine de lire le texte que son ami C. Qhristos vint. Toujours aussi élégant et preste.

- Tu m'as fait attendre.

- Excuse frère.

- T'inquiète...

- Le loup est pris dans son overcharge.

- Comme jamais.

- Supercharge.

- Maxitransfer...

- C'est le Ai et Ai.

- Le Gardien à l'œil unique.

Mechanical Animalsde Marilyn Manson passait dans les enceintes. Le « Ramsès » devenait surchargé de monde. À Berlin, il sonnait 19 h et sa muse thai s'impatientait. C Qhrystos sentit la subtile agitation de son confrère. Il lui balança le « document sous cellophane » que les deux avaient conçu pour la prochaine bombe informationnelle virale. Le synergic 56 l'attendait avec grande impatience.

Chapitre 2 No.2

« Manifeste du Collectif "HardWired"ou des "Idéalistes Silencieux" »

Résistant au bord de la rupture, un collapse général des facultés vivifiantes, le peuple s'efforce d'espérer dans le désert de l'austérité moderne. Fut-elle économique, psychologique, humaine, spirituelle ou morale. Où les gestes sont désormais mécanisés et ne sentent plus l'élan du naturel. Que l'insouciance a déserté le forum et les cœurs. Tandis qu'on spécule anxieusement sur l'avenir, à l'affût de catastrophes inimaginables, submergés de scandales plus affolants les uns que les autres. Essoufflés, asphyxiés, peuple et jeunesse errent, déboussolés, ne sachant à quoi s'accrocher.

L'emploi, une belle histoire pour l'époque de nos parents. Nous sommes nés des guérilleros du monde nucléaire où à chaque instant nous fûmes élevés, sachant que la grande planète Terre pouvait imploser à n'importe quel moment... imploser en éclats. Maintenant, nous constatons qu'elle n'a pas explosé dans le visible et la sphère physique, mais sur un plan à peine plus subtil. Le relationnel entre les différents noyaux de vie.

Notre économie est celle du désir et non du besoin.

Besoin dont on nous a abreuvés toutes nos existences dans la chaîne hyper consumériste qu'est devenu le monde ; La maison, l'Oikos est devenue une vaste chaîne marchande où tout se brade, spéculable en potentiel monétisable.

Besoin, manque, donc palliatif. Faux palliatif

Consommer uniquement ne rend pas plus heureux.

Savoir que l'on compte dans la bonne marche des choses dans l'univers est l'ultime gratification.

Savoir qu'on impacte le monde entier et autour de soi pour le mieux est l'idéal que nous revendiquons.

Le MENSONGE CAPITALISTE MONTRE AU GRAND JOUR SES INSUFFISANCES.

Une grande réforme sur la gestion géopolitique des humains et de leurs ressources est à voir.

Nous ne cédons pas aux douces fantasmagories de l'illustre Marx. Non plus.

La rapacité est un moteur trop fort en l'homme pour lui imposer le partage équitable des forces intermédiaires et infinies. Tout au moins à ce stade de son évolution.

Il nous tarde à redécouvrir les lois élémentaires de la gestion fructificatrice de mère Nature et les appliquer à nos construits économiques, relationnels, d'échange, de mise en commun et de communication intermédiative.

Que faire ? Il semble que la révolution s'impose, encore, plus que jamais.

Ramifier nos forces dans l'ère du digital pour toujours mieux créer devrait être chose étrange plus aisée.

Pourquoi ne le faisons-nous pas ?

Afin que le panier de la ménagère ne soit vide ou mal garni, que l'enfant ne puisse ne pas goûter à un minimum de rêve, l'adolescent à une direction vers la réalisation, l'époux et l'épouse, avoir la paix, la joie, la complicité dans leur ménage parmi leur descendance saine et souriante face à l'avenir, il s'impose de tout repenser, sans branle-bas, avec calme, et amorcer le « changement impératif ».

Nous, les « Idéalistes Silencieux », ne pouvant plus nous taire, émettons ce cri pour unir tous ceux qui luttent pour le mieux-être, quel qu'il soit, et le respect de la personne humaine à travers le monde.

STOP AU PILLAGE, OUI A LA CANALISATION POSITIVE DE NOTRE RAGE LÉGITIME ! CAR NOUS NE LÉGUONS PAS LA TERRE À CEUX QUI VIENNENT APRÈS NOUS. NOUS LA LEUR EMPRUNTONS.

Collectif « Hardwired », 6 juin 208

W

Le moteur du planistor vibrait silencieusement. Orphée survolait, survolté, les océans. C. Qhrystos lui avait remis des cristaux « communautairement », comme ils avaient coutume de le dire dans le jargon du synergic 56. Pour réparer et dédommager l'attente. Il allait vers sa muse thai, celle qu'il appelait sa « Gretchen Malparto », mais qui répondait au nom de Huang Li. Belle, élégante, raffinée, savante et à la sensibilité poétique. Elle était sa perle. Et lui était le bout d'or sur une bague d'argent rare. Ils allaient fêter comme toujours à deux.

Lorsque l'un avait émis un pari et l'autre l'avait remporté. Il prit dans le planistor qui était réglé en pilote automatique, les meilleures pâtisseries et l'un des meilleurs crus à Paris, du foie gras, du Sauerkraut à Cologne et de la Mozzarella à Milan, du chocolat blanc en pyramide à Genève. Elle raffolait surtout du chocolat mais là, Orphée voulait la surprendre et la goinfrer, elle, l'excessivement svelte.

Elle, la gazelle au pied de faon. Se ruiner pour elle était doux. Elle aurait probablement le meilleur chandoo... bien qu'elle préférait le dross, elle le réserverait pour son « scalde mignon ». Sur l'écran de bord, on voyait clignoter, les différentes destinations qu'il aurait pu prendre : Kuala Lumpur, Pékin, Lhassa, Phuket. Il choisit Phuket, lieu où Heung Li demeurait. Ç'a serait du Nirvana.

V

L'air était frais. Mathilde était suave, afro-asiate sensuelle. Le « Nabuchodonosor » était un hôtel que C. Qhrystos affectionnait. Lui, aussi, célébrait la victoire du Big 6. La suite présidentielle était parfaitement aménagée. « Learn to swim » de Tool passait. L'un de ses morceaux préférés de « la période d'accélération » comme on l'appelait maintenant. Le parfum de Mathilde était une volute endiablante, suave et léger fantôme de grâce.

- Tu m'as manqué

- Et toi donc...

Ils s'enlacèrent langoureusement. Puis s'embrassèrent. Tout était beau. Beau dans les bras de Mathilde.

Chapitre 3 No.3

T

Le temps était court. Il lui fallait regagner sa base en moins d'une demi-heure. Une demi-heure dans le système des équivalences était égale à un voyage tant en Patagonie, au Japon qu'en Allemagne. Lui, il allait à Londres. Et le trafic aérien ne prédisait rien de bon. Son planistor hybride ronronnait de tout son large. Il avait une missive à publier :

« Dynamite Poésie ou Télescopages de va-t'en guerre »

(Défense et plaidoyer pour une réutilitarisation de la fonction du poète au XXIesiècle).

*

Est poète total, qui pour le bien suprême de l'espèce, son édification est prêt à aller en Enfer, y va souvent, et assez fort, pour en revenir, avec de nouvelles tables de vie (sinon de nouvelles tables, de nouvelles interrogations des tables) afin d'évoquer un possible Paradis

*

Le poète, qui, torturé dans sa chair, par les intimes combats de la Conscience de son temps et pourtant arrive à transmuer par une alchimie secrète, lui étant propre, ces déchirures en un trésor d'une valeur unique et irremplaçable, ajoute humblement mais puissamment sa pierre à l'édifice du Grand Œuvre.

*

Le Poète au XXIesiècle, en réalité sera et devra être l'ingénieur, l'Architecte de la Réalité à venir, car la Puissance est dans le Verbe et celle-ci demeure avec lui...

*

Bombarder systématiquement l'Apathie et réenchanter le Monde d'espoir et de Beauté : les deux impératifs catégoriques du modus operandi du poète-kamikaze du XXIesiècle

*

Dans un âge d'anti-mythes, l'une des plus titanesques tâches du Poète sera de recréer et de réenchanter les anciens mythes, mais surtout créer de nouveaux mythes, car ce sont eux qui par la démesure de leurs idéaux et des nobles leçons qu'ils renferment, nous font aspirer et entrevoir le merveilleux, le noble, le spirituel, le grand, le louable, le bon, le véritablement beau en l'Homme. La démesure dans son dépassement, son désir d'aller par-delà sa nature originelle pour tendre vers un au-delà s'apparentant au DIVIN (à l'état brut)

*

L'Homme est l'Homme, l'homme demeure l'homme où qu'il soit, quels que soient ses croyances, principes, us, coutumes, cultures, affects, rêves, valeurs, etc. car la gamme d'émotions lui étant centrale, est toujours la même... c'est en ce sens que l'on pourrait dire que le créateur, le poète, l'artiste, celui s'exerçant au faire, à la « poiesis », accède à l'universel, et accédant à ce centre sacré de l'affect millénaire, séculaire de l'espèce, peut transmettre de nouvelles visions.

*

Les Anti-mythes sont des inhibiteurs de l'espace du Rêve, en l'Homme, imagicides, l'inversion des Symboles dans un certain cynisme et esprit de Nihilisme, tenant un métadiscours d'inversion et de négation subtilement, tacitement laissant sous-entendre que nos mythes les plus nobles, poussant l'espèce dans une noblesse morale, trait même de l'authentique civilisation, l'élan à devenir meilleur, n'étaient pas plus que des mensonges blancs, de vagues contes de fées, ni plus, ni moins, sans proposer nonobstant une vision digne du nom à réinspirer l'Homme, semblant avoir pour but en soi, l'anti-vision, l'impossibilité de « VOIR », ni de « CONCEVOIR » les Splendeurs... étant, ayant été, devant être promises.

*

Ainsi le mythe le plus récent, mais en réalité, beaucoup moins récent que l'on se l'imagine souvent, le plus puissant dans son évocatrice synthèse de toutes les plus nobles valeurs de l'âme humaine, condensées, accumulées l'une sur l'autre, de façon démesurée, est la figure du Surhomme, du Ubermensch, sculpté par la sensibilité brillante et brûlante de Nietzsche...

*

Et pourtant la figure du Ubermenschau XXIesiècle, par nous, doit être et se doit d'être dépassée. Démesure, criera-t-on, et pourtant c'est dans la démesure (dans l'entreprise du bon, du beau, du grand et du noble) que tout notable progrès n'a jamais été accompli.

*

Le poète du XXIesiècle devra être celui qui « montre » la Voie, du « par-delà le Ubermensch»

*

C'est une intelligence parfaite et à part entière d'être et de pouvoir être PUREMENT réceptif. Ainsi le poète plus qu'un émetteur, est celui qui a l'art de la sensation, l'art de la réception, qui sait recevoir pour après transmettre de façon forte et appropriée, unique ce qui était naguère « agissante » réception, puis devenant, transmuée par le filtre de la sensibilité unique du Poète, suprême alchimiste des émotions et de la Sensibilité, « fulminante vision »

*

Car bien sentir est parfois SA-VOIR

*

Au milieu de notre tantôt béate, tantôt amère admiration de nos Hommes Dieux, ne pas oublier que ces derniers étaient loin d'être parfaits, n'y avaient jamais prétendu, tout au plus inspirer une idée de la perfectibilité à travers la volonté, par l'exemple du cheminement particulier de leurs existences respectives, propres et uniques...

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Le Poète, tantôt griot, tantôt scalde, tantôt beatnik, tantôt barde, tantôt révolutionnaire, tantôt chevalier, tantôt citharède, tantôt scribe, tantôt Haut Prêtre des Mystères, tantôt Messie, tantôt Czar... le Poète a été la constante dans l'Histoire et au sein de l'histoire de la Conscience.

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E * L

HA. HA

Pharaoniquement, le Possédé du verbe, s'éveille et avec mainte verve conquiert l'espace des étendues vierges. Il se veut disert et pourtant se sent désert, mais pétille de mille pétales couleur or, pour le monde c'est de l'or mais pour lui, c'est du toc. La Vraie Parole est ailleurs... au tréfonds des limbes abyssaux du Silence tout Puissant... parlant en bribes des vérités littéralement bouleversantes, pour ne pas dire dynamite.

*

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