Chapitre 1 : un bon mogô
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Prémisse
Il est 22h et j'ouvre mon trolley pour la troisième fois.
Maman (au bout du fil) : je t'entends de loin !
Moi : tu penses que je devrais partir avec une valise ? En soit je n'y vais que pour trois jours mais j'ai l'impression que je vais regretter ma valise.
Elle : bien sûr que tu dois prendre une valise ! J'ai besoin que tu me prennes quelques pagnes. J'ai entendu dire qu'ils font de beaux pagnes.
Moi : justement maman, le but est de ne pas m'encombrer avec trop d'affaires. Juste u cas où tu n'avais pas compris pourquoi j'ai opté pour un trolley.
Elle : quand je voyageais et que je devais t'apporter le manioc, la vosgienne (pizza populaire au Gabon), et les coupés coupés il n'y avait pas de problème n'est-ce pas.
Elle utilise les mêmes arguments depuis que j'ai terminé mes études soit plus de 5 ans. Oui quand j'étais étudiante je voulais qu'elle vienne avec des trucs du pays.
Aujourd'hui, pour peu que je refuse de lui rapporter quelque chose, elle me sort son discours.
Elle : ok ! Que puis-je dire de plus, tu ne veux pas me rendre service.
Moi (rigolant) : je connais aussi cette technique maman ! Tu veux que je culpabilise.
Elle : tu devrais culpabiliser.
Moi : tu es sérieuse là ? Tu me fais prendre une valise quoi maman !
Je reste au téléphone avec jusqu'à ce qu'elle veuille bien raccrocher.
Je me retrouve à troquer mon trolley contre une valise pour lui faire plaisir, Dieu seul sait que je ne suis pas contente de le faire.
Après 15 minutes de rangements, je décide d'arrêter mon ordinateur et dormir.
Tic Tic Tic
Oh mon Dieu !
J'ouvre les yeux et il est déjà 8h du matin.
Je fonce à la salle de bain prendre une douche et je reviens en serviette dans la chambre car j'entends la sonnerie de mon téléphone.
Je ne reconnais pas le numéro alors j'hésite à répondre.
Après 3 petites secondes de réflexion, je décide de répondre et je découvre qu'il s'agit d'un collègue qui veut savoir si je suis "prête".
Moi : ton appel ne va pas m'aider !
Lui (rigolant) : non je voulais te dire que tu as oublié un document important sur mon bureau hier en partant.
Moi : document important ?
Lui : dis-moi merci, je viens de te sauver les fesses !
Moi : oh non je viens de recevoir ton mail.
Je regarde et je vois qu'il a scanné les papiers.
Moi : c'est un deal important, n'en parle à personne s'il te plaît.
Lui : je l'ai bien compris en le lisant. Bon voyage !
Je lui souhaite une belle journée avant de raccrocher.
Je suis vraiment embrouillé !
C'est le deal pour lequel je voyage en plus !
Je fonce m'habiller et je me rends à l'aéroport (en taxi car je ne souhaite pas laisser mon véhicule à là-bas).
******
Une fois que l'avion atterri j'affiche un sourire en regardant à travers l'ublo.
C'est la première fois que je viens à Abidjan, on m'a tellement parlé de cette ville.
J'ai hâte de découvrir les douceurs de la Côte d'Ivoire.
Étant en business classe, je descends assez rapidement et je vais au lounge attendre mes bagages.
Je mets moins de temps que prévu car un monsieur vient me prendre.
Il m'explique qu'il vient de la part de son patron et il me dirige à l'extérieur.
Moi : comment vous m'avez reconnu ?
Il sort son téléphone de sa poche et il me montre ma photo (celle que j'ai sur LindekIn = réseau social professionnel).
Moi : ah d'accord.
Je le suis bêtement jusqu'à son véhicule.
Il s'occupe de mes affaires tandis que je monte dans le véhicule.
Après plusieurs minutes de trajet il se gare devant mon hôtel et me demande combien de temps je compte prendre.
Moi : pardon ?
Lui (descendant mes affaires) : ils vous attendent à l'agence.
Je suis surprise de l'apprendre, je ne pensais pas m'y rendre avant demain matin.
Moi : ils vous l'ont dit ?
Lui : oui.
Moi : laissez-moi 20 minutes.
Lui : d'accord madame. Je vous attends ici.
Moi : ok.
Je marche jusqu'à l'accueil, je donne mon nom et on m'indique le numéro de ma chambre.
Je monte rapidement en empruntant l'ascenseur et je descends à mon étage.
Une fois dans ma chambre, je ne perds pas une seconde.
J'ouvre ma valise, je prends une robe de ville rouge, des escarpins noirs et je vais me changer.
Je lisse rapidement ma perruque et je parfume à nouveau.
Alors que je m'apprête à partir, je reviens devant le miroir.
Je ne suis pas tout à fait satisfaite, il me manque quelque chose !
Je remets un peu de bronzer sur mon visage et je mets un rouge à lèvre rouge vif.
Là, ça va !
Je prends ma pochette d'ordinateur et je la mets dans mon sac à main (il est assez large).
Je prends la carte de ma chambre et je redescends.
Je refais le même parcours (inverse) jusqu'au garage et je monte dans le véhicule.
Lui : tout va bien ?
Moi : oui merci, c'est bon.
Il démarre et on s'en va.
Pendant qu'on roule je contemple la ville. Il faut dire que l'Afrique reste l'Afrique. A travers la vitre je vois la bonne humeur des gens.
Après 17 minutes de route, il se gare devant l'agence en question.
Je descends et j'attends qu'il m'accompagne.
Je tremble un peu, j'avoue.
Alors que je suis en sale d'attente, je vois un homme en costume sortir d'un bureau avec le sourire.
Nos regards se croisent et je sens des chenilles me chatouiller les jambes.
Son sourire me perturbe.
Lui : bonjour.
Moi : bonjour.
Lui : je crois qu'on vous attend dans le bureau.
Moi : ah d'accord.
Je me lève et ma pochette tombe.
Scène digne d'un film n'est-ce pas ?
Non vu qu'il ne se presse pas de m'aider.
À vrai dire, il est déjà de l'autre côté de la salle.
Je récupère mes affaires et je rentre dans le bureau.
Je découvre une équipe de jeune avec quelques personnes d'un certain âge.
L'échange se passe plutôt bien, ils voulaient qu'on échange avant demain.
Tout se passe très vite alors je suis hors du bureau 1h plus tard.
Alors que je marche vers le véhicule du chauffeur quelqu'un me demande de faire attention.
Quand je regarde sur ma gauche je vois une moto.
Oups !
Lui : il faut regarder à gauche et à droite avant de traverser.
Je le regarde droit dans les yeux et :
Moi : dixit l'homme incapable de venir en aide à une femme dans le besoin ?
Lui : pardon ?
Moi : tout à l'heure ma pochette est tombé.
Il me fait un sourire et :
Lui : je ne voulais pas que nos têtes se cognent et qu'on reste à se regarder comme des gamins.
Moi : je vois que monsieur se justifie dans le vide.
Je le laisse là et je quitte les lieux.
1 jour plus tard -
Je jubile depuis cet après-midi : contrat signé !
Ce soir, je suis invité à un cocktail organisé par l'agence de communication qui s'occupe de la primature, quel honneur !
C'est l'agence avec laquelle j'ai sous-traité pour le deal.
Dès que j'ai appris qu'il devait avoir du beau monde j'ai demandé sur Twitter (réseau social) à ce qu'on me recommande une bonne make up artiste.
Elle (utilisant le spray pour marquer la fin de son travail) : et voilà.
Moi : franchement merci pour tout. J'étais vraiment dans le rush et ce n'était pas prévu.
En effet, je ne pensais pas sortir ce soir encore moins me rendre à un événement important.
Je me rapproche du miroir et je me trouve sublime, autant le dire à voix haute : SUBLIME !
Elle : ton accent là m'endjaille trop quoi !
Moi (souriante) : c'est le tien qui me fait sourire !
J'aime trop l'accent des Ivoiriens et depuis que je suis ici je rigole.
Je lui donne son argent mais avant de la laisser partir je lui demande de m'aider avec ma tenue.
Dieu est vraiment avec moi ! J'avais quand même mis une tenue de soirée dans ma valise : merci maman de m'avoir encouragé à prendre une valise plutôt qu'un trolley !
Ce soir cette robe m'est utile.
Elle monte le zip et je lui demande un dernier service.
Moi : c'est possible de me prendre une photo ?
Elle (souriante) : bien sûr ! Mais il faudra m'identifier hein. C'est comme ça que je gagne mes clientes.
Moi : ne t'en fais pas.
J'arrange le fil doré (décoratif) que j'ai sur la tête pour que ce le rendu soit comme je veux.
Ce soir je ne voulais pas porter ma perruque alors j'ai fait un chignon et j'ai utilisé ma perruque en guise de postiche.
Le rendu pouvait être pire, mais ça va, j'aime.
Je recule de trois pas et je regarde l'objectif.
Elle prend une photo et je lui demande de me montrer le rendu.
Lorsque je vois la photo, j'affiche un grand sourire : je l'aime trop.
Elle : faut pas faire et puis tu vas quitter Abidjan sans ton mogô !
Moi (rigolant) : ça veut dire ?
Elle : bon un vrai gars quoi ! Ton gars !
Moi (rigolant) : je pars demain, ce n'est pas évident.
Elle : huuum.
Je l'accompagne à la porte et je lui dis au revoir avec le sourire.
Quelle belle rencontre cette femme !
Quand je regarde l'heure sur mon téléphone, je vois qu'il est 20h30, allez, j'y vais !
Oui j'ai fait exprès d'avoir 1h de retard. Je connais les noirs, ils aiment venir en retard.
Je descends et je monte dans la voiture du chauffeur privé grâce à qui je me déplace depuis que je suis ici.
Heureusement que tout est au frais de mon entreprise ! Après tout, j'ai quand même signé un gros deal !
Après quelques minutes de trajet, je découvre le lieu de la cérémonie.
Je descends du véhicule et je lui dis d'aller faire un tour plutôt que rester ici seul dans son véhicule, je suis gentille, je sais !
Abidjan c'est vraiment le futur !
Je suis agréablement surprise de tout ce que je vois !
Eh bah pour rien au monde je devais rater un tel événement.
Je suis bien contente de mon look ce soir, toutes les femmes sont apprêtées.
Très vite, je fais face à la réalité. Je suis ici, à cette belle cérémonie, mais je ne connais personne.
Ça se voit d'ailleurs, tout le monde va dans les bras de tout le monde avec un grand sourire. Tandis que moi, je suis dans un coin, seule.
Je décide de prendre la première coupe de champagne que je vois passer en espérant qu'elle agisse vite en moi.
Je prends mon courage à deux mains et je me rapproche d'un groupe de femmes.
Une jolie femme : je t'avoue que j'ai de la chance.
Cette dernière me regarde droit dans les yeux et :
Elle : oui ?
Une grande femme comme quoi on me regarde aussi mal ? J'ai l'impression d'être au lycée en face de la chef de gang.
Moi : je passais.
Je bois un coup de plus et je dépose ma coupe de champagne sur la table en marchant vers l'inconnu.
En allant à l'autre bout de la cours, je découvre une bande d'hommes plutôt beaux gosses.
Ils ont tous un cigar en main, sauf un.
Je passe devant eux et :
Moi : c'est généralement le plus conscient qui se différencie de la troupe !
Oh non je n'ai pas osé ? Je parle beaucoup, je le sais, mais là j'ai littéralement vrillé.
Je continue de marcher et quand je sens que quelqu'un me suit je me tourne.
Un de la troupe : je suis vexé.
Moi : et c'est pas celui que je veux qui me parle !
C'est encore sorti seul.
Lui : tu veux lequel ? Je t'avoue que tous sont pris.
Moi : et toi non ? Tu penses que je te crois ?
Lui : au moins j'ai tenté.
Je rigole et :
Moi : je suis désolée si ça t'a vexé.
Lui : non je rigole. Tu es seule ce soir ?
Moi : oui dans tous les cas de figures.
Il éclate de rire et :
Lui : j'ai rarement croisé une belle femme aussi drôle.
Il me propose de me joindre à eux et bien sûr que je dis oui.
Quand ils nous voient nous rapprocher, ils arrêtent de rire. Un d'entre eux ose dire à son ami (je suppose qu'il s'agit de son ami) qu'il est fort !
Moi : non, je n'ai pas cédé à ses avances. Je suis ici parce que je suis seule et que j'ai besoin de compagnie.
Celui qui n'a pas de cigare me regarde et me fait un sourire, ça tombe bien : c'est le mogô qui m'intéresse.
Ah mais c'est lui ! Je le reconnais ! Il était à l'agence avant-hier : celui qui ne voulait pas m'aider.
Ils me demandent de me présenter et je dis l'essentielle.
Ah pardon ! Je perds parfois mes manières :
Je m'appelle Ludy Otonda, je suis une femme de teint "caramel" et aux formes appréciées par une catégorie d'homme. Non je n'ai pas les seins de Nastou ou encore les femmes d'Eudoxie Yao, mais ça va, je suis tout aussi bien.
Je suis âgée de 27 ans et je dois avouer que je pensais avoir un enfant et un chéri à cet âge.
Mais ce qui ne tue pas rend plus fort n'est-ce pas ? Je suis chargée de communication dans un cabinet de communication Institutionnelle à Libreville, au Gabon. Je suis d'ailleurs ici pour un deal entre mon cabinet et une agence annexe à la primature d'Abidjan. Un contrat à plusieurs chiffres, comme je les aime !
Je suis un idéal pour certains hommes voire beaucoup. Mais malheureusement, je n'ai pas de chance en amour.
Je suis déjà tombée sur un homme psychopathe, un homme abusif verbalement (à souhait), un homme bisexuel (je l'ai découvert tard) et je pense que j'ai eu ma dose pendant un bon moment.
Sauf que ce soir, dans cette ville, à cet endroit, j'ai envie de vivre !
Celui qui n'a pas de cigare se retire de nous pendant une dizaine de minutes et lorsqu'il revient, je ne sais trop pourquoi mais les autres s'en vont.
Moi : euuuuh
Lui : je suppose que je suis cramé ?
Moi : pardon ?
Lui : C'est moi qui leur ai demandé de partir.
Moi : pour quelle raison ? Qui t'a dit que je voulais rester seule avec toi ? Surtout que je sais comment tu es.
Ah la femme aime mentir ! Je suis bien contente d'être seule avec lui mais je n'arrive juste pas (pour l'instant) à l'extérioriser.
Lui : Lucien, et je suis désolé pour la fois dernière.
Bon il est beau alors je passe à autre chose. Oui je suis faible, j'assume.
Moi : ton prénom ?
Lui : oui, Lucien Jacket.
Moi : tu n'es pas Ivoirien toi.
Lui : je suis Gabonais.
Je ne sais pas pourquoi mais j'apprécie cette information.
Moi : je vois.
Lui : j'ai reconnu ton accent tout à l'heure.
J'ai envie de lui demander s'il n'avait pas fait attention la fois dernière mais bon...
Moi : on a un accent ?
Lui : comme tout le monde.
Il est grand, comme j'aime !
Beau teint noir. Ça se voit qu'il n'utilise pas n'importe quelle crème.
Lui : pourquoi j'ai l'impression que tu veux me dire quelque chose ?
Moi : bon écoute, je rentre demain à Libreville. Tu me montres un coin spécial de la ville ?
Il me regarde et :
Lui : comme ça ? Ça ne te dérange pas ?
Moi : oui, ne t'en fais pas pour ma tenue.
Lui : je vais devoir dire au revoir à certaines personnes. On se retrouve dehors.
Je respecte ce qu'il me dit et je l'attends dehors.
Quand je le vois arriver je fais tout pour éviter de sourire.
Son costume lui va si bien...
Lui : tu veux vraiment faire un tour ?
Pourquoi il me pose autant de questions ? Je ne fais rien de spécial ici.
Moi : ta voiture est où ?
Il me fait un sourire et me la montre du doigt.
Ensemble on se dirige vers celle-ci et il prend la peine de m'ouvrir la portière.
Moi : hum gentleman.
Lui (me regardant dans les yeux) : non je ne le suis pas.
Moi : si tu le dis.
Je mets ma ceinture pendant qu'il fait le tour et lorsqu'il monte à son tour il met sa ceinture.
Lui : tu veux aller quelque part en particulier ?
Moi : je ne connais pas Abidjan.
Lui : ok.
Il démarre et on quitte les lieux.
Pendant le trajet, on échange sur tout et rien.
Je fais tout pour réduire mon temps de parole, de peur qu'il me traite de pie.
Lui : tu fais souvent ça avec les hommes ?
Moi : ça ? De quoi tu parles ?
Lui : tu dragues souvent les hommes ?
Moi : pardon ? À quel moment je t'ai dragué ? Tu fais souvent ça ? Interpréter tout le contraire de ce qui est ?
Il se gare et :
Lui : nous y sommes.
Il descend et attend que je fasse de même.
Je cogne à la fenêtre (mon côté) et il vient m'ouvrir la portière.
Moi : je t'ai vite jugé ! Rien d'un gentleman et c'est bien dommage.
Il rigole et :
Lui : c'est incroyable ce que tu dis depuis tout à l'heure.
Je découvre le spot et je suis contente de son choix.
Il m'explique que les gens viennent ici pour se détendre et passer du bon temps la nuit.
Moi : ok.
On prend place et :
Moi : tu travailles à l'agence ?
Lui : j'étais de passage pour déposer un document
Moi : tu fais quoi dans la vie ?
Lui : ancien comptable, j'ai tout claqué pour l'entreprenariat. Aujourd'hui je bosse dans le cacao et les services tels que Uber en côte d'Ivoire.
Moi : ah oui quand même !
Après ma réponse il y a un blanc.
Je ne sais de quoi parler et je pense que lui aussi.
Puis je me demande pourquoi nous sommes venus ici ? Oui je voulais mais j'ai un moment de doute.
Moi : tu vas souvent au Gabon ?
Lui : oui. Je dois y aller dans une semaine d'ailleurs.
Moi : pour la famille ?
Lui : oui mais aussi pour me reposer.
Son téléphone sonne et il ne décroche pas. Il ne regarde même pas le prénom de la personne qui appelle.
Moi : tu ne réponds pas ?
Lui : non, je suis avec toi.
Ce qu'il dit me fait sourire et :
Moi : je dois le prendre comment ?
Lui : non je ne cherche pas à te séduire.
Moi : qu'est-ce qu'on fait ici alors ?
Lui : mais tu es grave toi ! Tu m'as dit que tu voulais découvrir Abidjan.
Moi : oui mais si ton but n'est pas de me séduire, je ne vais pas découvrir Abidjan comme il se doit.
Lui (rigolant) : tu es la meilleure, mais vraiment !
Il expire un coup et :
Lui : on associe pas une femme aussi belle à une telle ouverture d'esprit.
Moi : merci pour le compliment.
Lui : en général les femmes comme toi sont fermées. Elles attendent tout de l'homme. Mais toi, tu fais la discussion sans aucun problème.
Moi : en général, les hommes comme toi s'empressent de dire ce qu'ils attendent des femmes comme moi. Mais toi, tu tournes autour du pot.
Lui (rigolant) : je n'attends rien de toi.
Il dépose délicatement sa main sur la mienne et :
Lui : je veux juste que tu passes un bon moment. Je veux être un bon host. Ce soir tu es ma guest (mon invité).
Son téléphone sonne à nouveau et il décide de le mettre sur silencieux.
Moi : c'est madame ?
Avant qu'il ne me donne une réponse je poursuis.
Moi : tu n'es pas obligé de répondre si c'est indiscret de ma part.
Lui : non ce n'est pas indiscret. Non ce n'est pas madame.
Je le regarde dans les yeux avec un sourire en coin.
Lui : tu ne me crois pas ?
Moi : c'est pas important.
Lui : ok.
Je lui raconte la scène que j'ai vécu tout à l'heure à l'évènement et :
Lui : ah mais ça ne m'étonne pas. Tu sais je n'ai pas hésité à partir avec toi parce que je ne suis pas fan de ce genre d'ambiance. Tout le monde fait semblant. Les femmes se critiquent entre elles. Les plus complexés finissent mal à la fin de l'événement. C'est toute une idéologie comme on le dit ici.
Moi : c'est propre à tous les cercles africains je pense.
Il me regarde et :
Lui : tu as passé un bon moment ici ?
Moi : je n'ai pas vraiment découvert la ville. Par contre j'ai fait mon plein de beignets.
Il rigole et :
Lui : je suis habitué à entendre « alloco »
Moi : au Gabon on dit beignet.
Alors qu'on discute, le DJ met Best thing I never had de Beyoncé.
J'expire pour continuer de la discussion.
Cette chanson je la chantais tous les jours après ma dernière rupture.
Nous sommes à une terrasse privé et il n'y a pas beaucoup de monde.
Moi : tu sais danser ?
Lui : tu ne vas pas me faire danser.
Moi : lève toi.
Je me lève, je laisse ma pochette sur la table et je lui tends ma main.
Je ne suis pas pourquoi mais je veux danser sur cette chanson.
Il se lève et fait le tour de la table.
Il se retrouve devant moi et passe sa main droite derrière mon dos tandis que sa main gauche est dans la mienne.
Lui : tu me permets de dire que tu es dingue ?
Moi (rigolant) : je te l'accorde.
On danse pendant 1 minute sans rien se dire.
Moi (murmurant) : merci.
Je recule et je retourne prendre place.
Il me regarde et reproduit la même chose.
Lui : me faire danser c'est un exploit.
Moi : je n'ai pourtant pas négocié des heures. A croire que tu voulais le faire.
Lui : non, tu me l'as demandé gentiment.
Je vois dans mon verre et :
Lui : tu sors d'une rupture ?
Moi : pardon ?
Lui : tu m'as quand même fait danser sur Best thing I never had (la meilleure chose que j'ai jamais eue)
Moi : et ?
Lui : je suppose que tu sais de quoi elle parle dans cette chanson.
Moi : tu veux être the best thing (la meilleure chose) en question ?
Il rigole et :
Lui : tu es incroyable !
Il me propose de prendre des shots et je dis oui sans hésiter.
Il passe une commande à travers la tablette qui est face à nous et en moins de 5 minutes on les reçoit.
Moi : Abidjan c'est le futur !
Lui : et comment !
Je prends le mien et :
Lui : à cette soirée ?
Moi : tu n'as pas mieux comme toast ?
Lui : à Abidjan ?
Moi : ma main est levé depuis 1 minute là !
Lui : à notre rencontre.
Moi : allez !
On trinque et consomme cette tequila.
Moi : ouuuuh.
Je pense que je vais arrêter. J'ai pris du champagne, du vin blanc et maintenant de la tequila.
Lui : on en prend d'autres ?
Moi : tu veux que je rampe ou quoi.
Lui : allez, tu dois juste dire oui.
Moi : non.
Lui : allez.
Moi (souriant) : n.o.n
Il rapproche son visage du miens et insiste.
Moi (nez à nez) : no...
Je ne peux plus me retenir.
Je colle mes lèvres aux siennes et je me laisse emporter pendant de longues secondes.
Un baiser langoureux et tendre à la fois.
Mes mains sur son visage pour rythmer nos coups de langues.
Ça devient de plus en plus intense.
Oh mon Dieu il s'y prend si bien.
Quand j'ouvre un œil pour le guetter je vois qu'il a ses yeux fermés : yes !
Ça veut dire qu'il aime ce qu'il fait.
Après plusieurs secondes de tendresse, je décolle mes lèvres des siennes et :
Moi : non je ne fais pas avec tous les hommes.
Lui : je sais.
Moi : comment tu le sais ?
Lui : je l'ai ressenti.
Moi : tu me raccompagnes ? Je veux rentrer.
Lui : j'ai fait quelque chose que je devais pas ?
Moi : non au contraire. Je suis fatiguée et je rentre demain.
Lui : ok.
Il va régler l'addition et revient vers moi pour qu'on aille.
Pendant tout le trajet il m'indique certains endroits de la ville à connaître.
Je suis plus calme que tout à l'heure mais j'apprécie tout autant ce qu'il me montre.
Après quelques minutes de trajet, il se gare au parking et :
Lui : merci pour la soirée.
Moi : pourquoi merci ? C'est à de te remercier.
Lui : tu m'as fait sortir de ma de ma zone de confort.
Moi : je vois.
Je ne sais pas pourquoi mais je me rapproche tendancieusement de lui pour lui voler un baiser.
Alors que je veux reculer, il me bloque et m'embrasse.
C'est encore mieux que tout à l'heure. J'ai des papillons dans le ventre.
Je me sens si bien pendant ces quelques secondes.
Mais une fois de plus, je décolle mes lèvres des siennes.
Une chose qui est frustrante pour moi car je sais que j'en ai besoin.
Mais je ne sais pas pourquoi je le fais.
Moi (nez à nez) : si tu viens à Libreville, cherche moi ok ?
Lui : ok.
Je dépose un bisou sur sa joue gauche et je descends de son véhicule.
Je marche aussi vite que possible jusqu'à l'ascenseur, puis ma chambre.
Une fois seule, je relâche la pression.
Alors que je suis seule dans ma chambre, je réalise que je n'ai pris les pagnes de ma mère.
Je décide de faire un programme avec le chauffeur pour qu'il me prenne demain matin tôt et m'emmène au marché.
Je vais y aller dans l'aéroport.
Je veux éviter les problèmes.
Chapitre 3 : l'impression d'être au bon endroit
- une semaine plus tard -
Je suis assise au salon avec ma meilleure amie.
Je suis bien trop fatiguée pour prendre l'apéro dehors.
Elle (confortablement assise sur mon canapé) : tu es sûre que tu ne veux pas sortir ?
Moi : pas aujourd'hui Louma, je te connais et tu ne vas pas réussir à me faire changer d'avis.
Elle : ah toi-même là-bas.
Moi (rigolant) : tu me laisses penser que je suis à la chasse.
Elle : mais c'est le cas ! Tu cherches un homme !
Moi : non je ne cherche pas. Je veux me poser, oui, mais je ne cherche pas.
Elle : dans ce cas tu ferais mieux de chercher. Quoi de mieux que profiter d'un after work au Radisson ? Tout le monde sait que le jeudi soir il y a du beau monde.
Moi : prochainement on ira.
Elle : ah prochainement ? Et le gars que tu devais rencontrer aujourd'hui, tu penses qu'il sera là-bas prochainement ?
Je rigole parce que je sais qu'elle a raison.
C'est mieux que pleurer.
Je lui demande si elle veut plus de glaçons dans son verre pour le Baileys et lorsqu'elle me dit oui je vais remplir le seau à glaçons.
Alors que je suis à la cuisine elle crie mon prénom.
Moi (depuis la cuisine) : oui ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Elle : ton téléphone sonne.
Moi : qui appelle ?
Elle : c'est un appel depuis messenger je pense.
Je ne m'inquiète pas plus que ça et je continue de remplir le seau.
Une fois que j'ai suffisamment de glaçons, je retourne au salon.
Je prends mon téléphone et je vais voir de qui il s'agit.
Mon visage se fige quand je lis le prénom de la personne.
Je rentre dans la conversion et je vois que j'ai reçu un « bonsoir, tu es là ? »
J'ai à peine le temps de souffler que mon téléphone sonne à nouveau.
Je regarde Louma et :
Moi : c'est lui Louma, c'est lui !
Elle : pardon ? Qui ?
Moi : tu ne comprends pas vite toi !
Je me lève et je réponds.
Moi : allô ?
Lui (calme) : bonsoir.
Moi : bonsoir.
Lui : comment vas-tu ? Je voulais te dire que je suis là.
Moi : tu es à Libreville ?
Lui : oui.
Je me mute et je danse pendant 5 secondes avant de remettre le son.
Moi : ah ok.
Ah ok ? Je fais semblant mais je suis trop contente !
Lui : je t'ai demandé comment tu vas.
Moi : je vais bien et toi ?
Lui : je suis content d'être à la maison (Gabon).
J'ai envie de l'inviter chez moi tellement je suis contente.
Lui : ça te dit qu'on se voit ?
Moi : ce soir ?
Je suis prête à dire oui !!!
Lui : non je pense que tu dois être fatiguée, demain soir après le boulot.
Même ce soir je suis chaude !
Tout d'un coup je ne suis plus fatiguée, comme par hasard.
Louma me guette alors j'arrête de sourire comme une maboule.
Je décide de le suivre pour demain.
Lui : je te laisse tout planifier ? Je suppose que tu connais les meilleurs spots de la ville.
Moi : fais un effort et cherche sur Google.
Il rigole et :
Lui : tu es incapable de trouver un spot pour demain ?
Moi : je veux que tu le fasses.
Lui : je t'ai connu plus entreprenante.
Moi : demain, 20h30, je t'envoie l'adresse du lieu par message.
Lui : tu vois, quand tu veux, tu peux.
Je lui souhaite une bonne soirée et je raccroche.
Quand je reviens au salon j'entends le bruit qui prouve qu'elle n'était pas assise.
Moi : je t'ai vu !
Elle (rigolant) : un contact messenger te fait sourire ? Toi ?
Moi : c'est le gars d'Abidjan.
Elle (surprise) : il ressemble a quoi ?
Je vais sur son Facebook et je lui montre la photo.
Elle : il me dit quelque chose, il est beau.
Moi : bien sûr qu'il est beau.
Je n'avais pas remis mon numéro de téléphone, je lui avais dit de me retrouver. Il a réussi, bon point.
Je reprends mon téléphone et je le garde près de moi.
Le reste de la soirée se passe bien.
Elle reste avec moi jusqu'à 21h20 avant de rentrer chez elle.
Louma et moi sommes amis depuis ma dernière année d'étude.
Depuis, les choses se passent bien.
C'est l'une des seules femme avec qui je partage ma vie privée.
Je ne débarrasse tout ce qu'il y a sur la table avant d'aller me prendre ma douche.
Pendant qu'on y est, alors que je suis allongée sur le lit à compter les moutons pour m'en dormir je peux aller voir les réseaux sociaux de Lucien.
Je vais regarder toutes ses photos et je scrute les commentaires des femmes. Je vais sur chaque profil pour vérifier certaines informations.
Après quelques minutes de travail (oui c'est un travail). Je décide de dormir.
Tzs Tzs
Je me réveille en sursaut et je tire mon téléphone.
Moi : allô ?
Maman : je t'ai réveillé ? Tu ne viens pas à la messe ?
Moi : quelle heure il est ?
Je regarde et j'ouvre grand mes yeux.
Moi : je suis en retard maman.
Je fonce prendre ma douche, je me prépare et je quitte la maison en direction du bureau.
Dieu merci quand j'arrive au boulot j'apprends que certains sont bloqués dans les embouteillages : on a une réunion importante dans 20 minutes.
Je vais souffler quelques minutes dans mon bureau avant d'aller en salle de réunion.
La journée la plus longue de ma vie !
J'ai l'impression que le temps n'avance pas. Les minutes sont comme des heures.
J'affiche un grand sourire à mes collègues aux environs de 17h10.
Tzs Tzs
Moi (me dirigeant vers mon véhicule) : allô ?
Louma : vous allez où ?
Moi : ah mince ! J'ai oublié de lui dire.
Elle : je te connais tellement.
Je raccroche et je lui fais un message en lui indiquant le lieu.
Je fonce à la maison avec la musique à fond dans le véhicule.
Je sens bien cette soirée, mon petit doigt me dit que je vais passer du bon temps.
Après 20 minutes de trajet, je me gare enfin dans ma concession.
Je descends et je demande au gardien de ne pas aller loin parce que je vais ressortir bientôt.
Pour l'instant je n'ai pas la tête à discuter avec mon gardien. Je pense à la changer, il n'est jamais là.
Il passe sa vie avec les autres gardiens chez le boutiquier au bout de la rue. C'est une chose que je n'apprécie pas, bien évidemment.
Bref, je rentre dans mon appartement et je file dans ma chambre.
Alors que je me dirige vers mon dressing pour choisir une tenue, mon téléphone sonne.
Moi (décrochant) : allô ?
Maman : Ludy ?
Moi : oui maman ?
Elle : ça va ? Tu as passé une bonne journée ?
Moi : oui et toi ? Merci de m'avoir réveillé.
Elle : oui ça va. Tu fais quelque chose ce soir ? J'ai envie d'aller dans un restaurant japonais.
Moi : ah mince j'ai déjà un programme.
Elle : tu ne peux pas l'annuler pour moi ?
Moi : maman on peut remettre ce programme à demain ?
Elle (murmurant) : si demain tu ne me fais pas un faux bon.
Moi : non maman, promis.
Ma mère n'a plus que moi, mon petit frère est décédé l'année dernière.
C'est une maman poule qui a du mal à se détacher de moi.
Je la comprends et maintenant que je suis adulte, ça ne me dérange plus tant.
Je sais qu'elle a besoin d'une amie de sang.
Avec ses sœurs ce n'est pas évident, certaines sont jalouses des quelques biens qu'elle a.
Ma mère est l'une des seules qui a réussit à s'en sortir dans sa famille. Bien évidemment, elle n'a rien fait d'extraordinaire, juste l'école.
Alors que ses sœurs misaient sur leur beauté physiques, elle bûchait ses cours.
Aujourd'hui le résultat est clair, elle ne dépend de l'argent de personne.
Enfin bref, je reste au téléphone avec elle pendant une quinzaine de minutes avant de raccrocher.
Je me sens mal de la lâcher mais c'est peut-être pour mon grand bonheur.
Je vais prendre ma trousse de vernis et je remets une couche de base sur mes pieds.
Ting *bruit message*
Je tire mon téléphone et je lis le message.
Lucien (via messenger) : bonsoir Ludy, c'est possible d'avoir ton numéro ?
Je réponds au message en lui donnant mon numéro et même pas 2 minutes plus tard je reçois un appel.
Moi : allô ?
Lui : je passe te chercher. Je préfère t'avoir dans mon véhicule.
Moi : tu as un véhicule ici ?
Lui : quand je viens à Libreville je loue un véhicule.
Moi : ok, ça me va.
Lui : ton adresse ?
Je lui donne mon adresse et je raccroche.
Ouuuf il m'évite de conduire, quelle joie !
Ting
Je regarde mon téléphone et c'est un message de Louma : « mets ta robe noire. Celle que tu as acheté en début d'année et que je guette depuis. Celle avec les motifs. Elle te rendra sexy »
Moi (par message) : pour un date ? Bizarre non ?
Elle : tu la mets sans soutien, bye !
Je rigole et je mets mon téléphone en charge.
Je n'étais pas partie sur cette tenue, mais je vais peut-être suivre Louma, elle s'y connaît mieux en séduction.
Avant de prendre ma douche je décide de me faire une tartine avocat sardine, oui c'est mon combo gagnant.
Je savoure cette tartine en me prélassant dans mon canapé au salon.
La réalité me rattrape vite, quand j'ouvre les yeux je vois qu'il fait tout noir au travers des rideaux.
Oui je me suis endormie sur le canapé.
Je vais dans la chambre et je regarde l'heure.
Mince il me reste à 55 minutes pour être prête.
Je cours à la salle de bain prendre ma douche et quand je termine, je colle à nouveau ma perruque avant de la lisser.
Je bâcle vite ce travail par faute de temps.
J'enchaîne avec mon make up en faisant tout le nécessaire pour ressembler à quelque chose.
Alors que je termine mon make up, je décide de regarder l'heure.
J'ouvre grand mes yeux parce qu'il est 20h40.
Mais il ne m'a pas appelé, bizarre.
Je mets ma robe, mes talons et je mets quelques effets importants dans un petit sac.
Quand je vois 20h50 je décide de l'appeler.
Après deux sonneries il décroche.
Moi : allô ?
Lui : tu es prête ?
Moi : oui oui, tu es en chemin ?
Lui : je suis devant ton portail.
Moi (surprise) : comment ça ? Tu m'attends depuis ?
Lui : ça va faire 20 minutes.
Moi : je suis désolée, je sors.
Je me parfume, je prends mes clés et je sors de la maison.
Quand le gardien m'ouvre le portillon, je découvre une belle Nissan grise.
Je marche rapidement vers la portière et je monte.
Oh mon Dieu !
Le revoir me chamboule complètement.
Il est tout beau, bien coiffé, il sent bon, c'est vraiment trop pour mon petit cœur.
Il me regarde et me fait un petit sourire.
J'ai envie de lui soumettre mon âme, c'est trop.
Moi : salut.
Il se rapproche délicatement de moi et me fait un bisou sur la joue gauche.
Le contact de ses lèvres sur ma peau me rend folle.
Lui (couchant) : tu es magnifique.
Moi : merci.
Il porte une chemise noir en soie et jet de la même couleur.
Son style du soir lui va si bien !
En même temps j'ai les étoiles dans les yeux, difficile d'avoir un avis objectif.
Lui : ok je me calme.
Moi : tu te calmes ?
Lui : tu me donnes chaud !
Moi : je sais, je fais cet effet aux gens.
Il mord sa lèvre inférieur et :
Lui : calme toi.
Moi : allez on y va !
S'il ne démarre pas cette voiture je vais demander à ce qu'on descende tous les deux.
Il me met ma ceinture pour je ne sais quelle raison et fait de même pour lui.
Il démarre et on quitte les lieux.
Tout le long du trajet on se jette des regards.
La tension sexuelle entre nous est plus que palpable. Je lutte depuis notre première rencontre et je ne suis pas certaine de tenir longtemps.
A un moment, suite à une manœuvre, sa main frôle ma cuisse.
Ouuuh non pas ça !
Je ferme les yeux le temps d'un instant et quand je les ouvre il se gare.
Moi : parfait.
Il arrête le moteur et m'enlève ma ceinture.
Moi : tu vas au moins m'ouvrir la portière ?
Lui : ah mais tu as gâché le délire. Maintenant je ne vois plus l'intérêt de le faire.
Moi (rigolant) : tu n'as même pas honte.
J'ouvre la portière et je descends du véhicule.
Il descend à son tour et il fait le tour de la voiture.