PDV SVETLANA
Noushya- Lanaaaa! Lana Lana Lana, tu ne vas pas en croire tes oreilles ! Cria t'elle surexcitée en brandissant un journal tout en dévalisant les marches en bois pour me rejoindre dans la cave.
Je ne pris pas la peine de me retourner, continuant de ranger les vieux cartons poussiéreux. Va savoir Quelle nouvelle l'excitait autant !
Noushya - Allez Allez Allez! S'impatienta t'elle en me tendant le journal.
Je roule des yeux puis ôte mes gants pour Saisir le tas de papier.
Moi- Qu'est-ce que je suis sensée voir?
Noushya - Attends tu le fais exprès ? Regarde dit-elle en pointant du doigt une annonce.
Moi- C'est quoi ça encore...
Noushya - Rholala Lana! Râla t'elle avant de me l'arracher des mains.
Moi- Tu ferais mieux de trouver du travail Shishi au lieu de perdre ton temps à commenter des potins.
Noushya - justement je t'apporte la solution !
Moi- J'ai déjà un travail je te signale. Me défendis-je.
Noushya - Ah oui? Alors je suppose que ce job à la librairie est le travail de tes rêves.
Je roule des yeux avant de lui prendre des mains le fameux journal.
Noushya - Lis ça. Me guida t'elle en pointant de nouveau son doigt ; Le Célèbre Azor Makar cherche une nurse pour ses enfants et...
Moi- Wow wow wow! Attends une seconde, c'est quoi cette histoire, pourquoi je postulerai pour devenir Nurse?
Noushya- Parce que je ne connais personne d'aussi douée que toi avec les enfants et cette annonce est là depuis plus d'un mois, ce qui veut dire qu'il n'a pas encore trouvé la bonne.
Moi- Il est hors de question que j'aille travailler au bout du monde encore une fois...
Noushya- Allez Svetlana...
Moi- Shishi j'ai dis non, n'insiste pas. Et pourquoi tu n'y vas pas toi hein? Dis-je en remettant mes gants puis saisis un chiffon pour frotter le meuble insalubre.
C'était complètement irréfléchi de ma part car je savais qu'avec les enfants, Noushya était une véritable catastrophe.
Noushya - Moi? Je risque de les tuer ces mômes je n'y connais rien aux enfants, il va me virer avant même que j'aie commencé contrairement à toi, tu inspires confiance et en plus il doit payer une fortune!
Ah, Nous y voilà.
Moi- Tu crois que j'irai me tuer à bosser pour t'entretenir? Trouve-toi un boulot.
Noushya- Svetlana! M'appela t'elle en me saisissant les épaules d'un petit geste assez brusque; On croule petit à petit sous les dettes et bientôt on ne pourra même plus se payer cet appartement et toi et moi savons pertinemment qu'on ne peut pas oser demander de l'aide à nos parents. Ils nous demanderont de rentrer sur-le-champ à New Delhi et bye-bye notre American Dream!
Moi- Nous ne serions pas dans cette situation si tu savais garder un boulot.
Noushya- Oh mais...
PDV SVETLANA
Je venais de déposer ma valise en pénétrant à l'aéroport. Je n'étais pas très fan de cet endroit, elle faisait remonter beaucoup trop de souvenirs.
Noushya - Donc tu le salut poliment mais ne cherche pas à lui serrer la main, ce n'est ni ton égal ni quelqu'un de ton entourage. Ne parle pas trop, ne lui coupe pas la parole et surtout ne ris pas bêtement !
Moi- Quoi?
Noushya - Oui, tu as un rire aiguë entrecoupé qui peut s'avérer très agaçant !
Mais je rêve ?
Elle ne me prêta aucune attention, continuant de m'énumérer la liste de choses à ne pas faire. C'est peut-être elle qui m'avait poussé à accepter cet entretien mais je savais qu'au fond d'elle, elle en souffrait.
Depuis sa naissance on a toujours été inséparables. Elle m'accompagnait partout ! Je ne voyageais jamais sans ma petite sœur. Notre plus longue séparation était d'à peu près trois semaines et c'est parce qu'elle avait son stage à faire et moi je me préparais à me produire sur scène...
Je me retourne vers elle, quitte la file et la voit compter ses doigts comme pour être sûre qu'elle n'avait rien oublié.
Si j'étais retenue... ce qui était peu probable, je pouvais rester pendant un temps indéterminé en Grèce et ça serait un coup dur pour toutes les deux.
Noushya - Oui et surtout ne le contredit pas comme tu aimes si souvent le faire avec moi. Il ne faut pas que tu nous revienne en petits
morceaux...
Je ne la laisse pas finir puis la prend dans mes bras.
Moi- Tu vas aussi beaucoup me manquer Shishi.
Elle fît les gros yeux puis la moue.
Noushya -Tu veux me faire craquer c'est ça ?
Moi- Et j'ai réussi on dirait.
Noushya - Prends soin de toi... ne parle pas aux inconnus et surtout reste sage, n'attire pas sur toi les foudre de ce Milliardaire s'il te plaît. Dit-elle la voix cassée.
Moi- Je t'aime aussi très fort, je te promets de t'appeler dès que j'atterris.
Noushya - Tu as intérêt !
On se dît difficilement au revoir avant que je rejoigne l'avion...
Tout ça c'était de la folie pure et pourtant j'étais assez surexcitée.
J'allais en Grèce et dans la maison du Légendaire Azor Makar! Si ça ce n'était pas un délire, je ne sais comment l'appeler. L'hôtesse m'installe près du hublot et je voyais au loin Le visage tout triste De Shishi. Je me retourne immédiatement pour éviter son regard puis l'avion décolla.
Voilà !
Je ne pouvais plus faire machine arrière, le compteur venait de se remettre en marche.
La voix de l'hôtesse me réveille après des heures de vol interminables. On arrivait enfin! Je me frotte les yeux puis Prends de nouveau un comprimé avant de boire dans ma bouteille d'eau histoire de prévenir toute mauvaise surprise. C'était un voyage assez excitant mais à la fois très dangereux car j'allais peut-être travailler pour un homme dangereux. Noushya me mettait toujours dans des situations hors du commun mais là je dois avouer qu'elle venait de battre son propre record.
PDV SVETLANA
J'avais cogité toute la nuit. Je n'avais presque rien avalé du repas que l'on m'avait apporté. Noushya ne décrochait pas et je commençais quelque peu à m'inquiéter. Je lui ai fais un long texte lui racontant que je n'allais sans doute pas faire long feu à cause de cet entretien catastrophique. J'allais probablement rentrer ce soir et reprendre le cours de ma vie en Inde car on serait bien obligées de faire intervenir nos parents.
Je range mes affaires me préparant à quitter la Grèce.
Pendant un instant j'eus envie de voir ce dieu grec et lui rappeler cette fameuse nuit à Venise...
Quelle idée stupide!
Je m'habille rapidement et brosse ma crinière bouclée. Il y'avait quelque chose de décevant dans tout ça et je n'avais pas l'impression que Azor Makar avait prit cet entretien au sérieux et pour couronner le tout il a fallut que Je récite mon long discours.
Pas très flatteur tout ça!
Je me lève immédiatement quand la porte s'ouvrît sur Fanny, un plateau en main qu'elle manqua de renverser quand un petit bonhomme passa sous son épaule en riant joyeusement.
Fanny- Oram! Arrête de courir partout comme ça, tu sais très bien qu'elle voudra te suivre. Se plaignît-elle.
Le petit bonhomme se retourna vers moi et resta sans bouger, se demandant sûrement qui j'étais. Il était tellement mignon avec ses cheveux bouclés et Ses beaux yeux marrons semblables à ceux de son père. Il était le portrait caché de son père!
Une autre petite tête entra, les yeux clairs et une assez longue crinière noire et lisse. Elle ressemblait à un petit ange tellement elle était belle dans sa petite robe blanche. Elle alla tout de suite se réfugier chez Fanny visiblement en colère contre son frère. Fanny la prît dans ses bras alors qu'elle me regardait avec la même curiosité que son frère. je lui souris gentiment et elle me fît un coucou timide avec sa petite main en souriant.
Fanny- Excusez-nous...
Moi- Oh, Aucun soucis.
Elle s'approcha et prît la main du petit gamin pour sortir mais tomba nez à nez avec Mirza Dunek. Elle rougît instantanément Puis s'excusa en sortant avec les gamins. Mirza de son côté, également perturbé, se gratta la nuque avant de se retourner vers moi :
Mirza- Bonjour Mademoiselle Von Daahir. Lança t'il d'un ton sympathique.
Moi- Monsieur Dunek.
Mirza - Vous avez passé une bonne nuit?
Moi- La chaleur de La Grèce contraste beaucoup avec le climat de New-York mais ça va c'est agréable.
Il me sourît simplement.
Mirza - Monsieur Azor Makar voudrait bien vous voir, vous êtes prête ?
J'acquiesce de la tête et Mirza allongea son bras pour que j'avance.
La peur au ventre et les joues brûlantes, je pénètre de nouveau dans le bureau et vois Le propriétaire sourcils froncés, yeux sur son ordinateur. Mirza n'entra pas et ferma la porte.
Je déglutis, joins mes mains avant d'entendre cette voix puissante lancer :
Azor- Approchez Mademoiselle Von Daahir.
J'eûs un hoquet d'appréhension avant de me calmer, avancer et tirer sur le siège pour m'asseoir. Il était si beau ! Les mèches rebelles de ses cheveux retombaient sur son visage. Il était habillé d'un Parfait Costard mais ne décolla pas ses yeux de l'ordi.