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DOUTES

DOUTES

Auteur:: Plumer Pro
Genre: Aventure
23 heures. Je m'active en apercevant que l'heure est déjà bien avancé. Zen m'attend sûrement depuis une bonne dizaine de minutes et va encore me crier dessus pour mon nouveau retard. Je brosse une dernière fois mes cheveux en remettant quelques mèches en place. J'enfile ma paire de talon, sors de chez moi en vérifiant plusieurs fois que j'ai bien fermé la porte de mon appartement. Puis j'interpella un taxi venant dans ma direction et lui indiqua le lieu. Dans la voiture, je reçu plusieurs notifications et je savais déjà qui en était l'expéditeur. Zen : - tu peux te dépêcher? 23:13 - bon sang ! t'es pas foutu d'arriver à l'heure une fois dans ta vie ? 23h15 -le patron va te tuer ! mais t'as déjà l'habitude non? 23h16 Je soupire en reposant mon téléphone sur mes genoux. Il a raison, depuis que j'ai ce boulot , je ne suis pas arrivé une fois à l'heure. Mon patron m'a déjà menacé plusieurs fois de me virer si ie continuais . Mais il n'a jamais mis ces menaces à exécution, fort heureusement pour moi. Je joue avec le feu , je le sais , j'ai toujours vécu comme ça et c'est pas aujourd'hui que je vais arrêter. Le taxi frêne brutalement me faisant comprendre que je suis arrivée. Je sors de mon sac à main un billet pour payer ma course. Puis je le remercie et descend de la voiture en refermant la porte. Juste en jetant un regard à la devanture du bar, je remarque qu'il est bondé. C'est normal, cet endroit est très réputé. L'une des meilleures boites de la ville paraît-il! Je suis serveuse depuis 3 mois ici, un petit boulot qui m'aide à payer le loyer de mon appartement. Je rentre et directement j'aperçois Zen, plusieurs verres dans les mains , trop occupé à zigzaguer entre les tables pour servir les clients , il ne me voit pas. Je me dépêche de poser mon sac dans les vestiaires et de me mettre derrière le bar pour commencer mon travail. La grande pièce se remplit à vue d'œil et ne se vide jamais de clients Je prend les commandes rapidement. Zen ne m'a pas adressé la parole . Il est sûrement énervé d'avoir commencé le service seul, je le comprends. Au fil du temps, depuis que j'ai commencé à travailler ici, Zen et moi avons tissés des liens d'amitiés. Même si c'est très récent, je ne voudrais pas qu'on se dispute ce soir. Je l'apprécie. Perdue dans mes pensées, je fonce dans quelqu'un et me prend un torse en pleine face. Mon plateau me glisse des mains et les verres se renversent et éclatent par terre. Surprise je me recule , je lève la tête pour apercevoir un homme, grand , ces cheveux noir tout en bataille. Il me fixe d'un regard froid. Je baisse les yeux sur son costume et déglutis quand je vois la tache de boisson en plein milieu de son vêtement, qui doit couter plus que tout mon salaire réuni . Si mon patron apprend que j'ai importuné un de ces clients, je peux dire adieu à mon boulot Il se racle la gorge pour me rappeler sa présence. - Excusez moi monsieur , je ne vous avez pas vu. lui dis-je précipitamment, ne sachant pas comment réagir. Après quelques secondes de silence malaisant, il me toisa méchamment avant de répliquer. - pas capable de faire son travail sérieusement celle là. répondit il froidement Mon sourcil s'arqua face à sa remarque. Pour qui se prenait-il celui la ? Toutes sortes de phrases bien cinglantes traversèrent mon esprit et, sans réfléchir j'ouvris la bouche pour répliquer. _____________________________________________ Elle a 19 ans, son enfance a été compliqué mais elle a réussi à s'en sortir. Pourtant son destin va changer quand elle va récupérer ce qu'elle n'aurai jamais dû prendre. Que se passera t'il quand le chef de la mafia italienne va vouloir obtenir la chose qu'elle possède ? Leur rencontre ne sera sûrement pas de tout repos, mais l'amour triomphe toujours, ce n'est pas ce qu'on dit souvent ?

Chapitre 1

- Oh excusez moi de vous importuner , je ne vous ai pas fais mal au moins ? m'exclamai-je ironiquement en le fusillant du regard.

il me reluqua, l'espace d'une seconde, puis esquissa un rictus, énervé. Il pencha légèrement sa tête sur le côté et m'observa.

- je vois, tu veux la jouer comme ça ? Allons donc voir ton patron pour lui expliquer que son incompétente serveuse ose hausser le ton sur un client. Répliqua t'il en haussant les épaules.

- Mais alors là pas de problème, je vous montres même le chemin si vous le souhaitez. dis-je en rigolant, avant de comprendre qu'il était clairement sérieux.

Mon sourire disparu de mon visage, et ma gorge effectue une nouvelle déglutissons. Qui passa encore plus mal que la première.

Il m'invita à le suivre- ou plutôt m'obligea.

Me laissant passer devant, je sentis son regard sur moi à chaque pas que je faisais. On entendait seulement le bruit de mes talons dans ce long couloir.

Et je priais silencieusement que mon patron soit dans un de ces bon jours et qu'il ne veuille pas m'étriper dans son bureau.

Arrivée devant la porte, je m'arrêta. Prête à me retourner vers l'homme derrière moi. Mais je n'eu même pas le temps d'esquisser un mouvement que sa grande main abaissa la poignée. Sans même toquer.

Ce qui me fit froncer les sourcils.

Il était trop à l'aise à mon goût.

Et ça m'énervait encore plus.

Mon patron leva les yeux de son ordinateur. Il avait l'air d'être surpris par notre entrée. Et encore plus quand il passa son regard de moi à l'homme à mes côtés. Il se redressa de sa chaise, les sourcils froncés.

- Alvaro Costello que me vaut cette visite.

s'exclama mon patron en posant ces mains sur son son bureau.

Costello ?

COSTELLO?

Putain dans quelle merde je me suis encore fourrée.

Costello, un mafieux italien.

Connu dans tout le pays pour ces nombreuses activités malfaisantes.

Ce mec dont la photo est passé des dizaines de fois aux informations

Comment j'ai pu ne pas le reconnaître ?

J'ai déglutis plusieurs fois, mon pouls s'est considérablement accéléré

- Cette serveuse ne sait pas faire son boulot apparemment. Enzo je suis déçu de voir ton incompétence pour embaucher les bonnes personnes. commença le mafieux d'un ton ennuyé.

Mon patron, Enzo , posa enfin son regard sur moi en me jetant un regard noir, puis il soupira.

-Lina, encore toi. Je peux savoir ce qui ne tourne pas rond chez toi ? Tu n'arrives jamais à l'heure, et maintenant tu manques de respect à un de nos clients les plus importants ! s'énerva ce dernier

Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez moi? Bien trop de choses ...

Énervée de toute cette situation.

En particulier que ces deux hommes abusaient clairement de leurs pouvoirs pour m'engueuler pour une simple tâche sur une veste.

Je n'allais pas me gêner pour le faire comprendre.

Je savais déjà que j'allais être virée alors tant pis, je n'avais plus rien à perdre.

- Évitez d'hausser le ton avec moi. Je me suis excusé auprès de votre client important comme vous dites . Ce n'est pas de ma faute si il en fait tout un scandale ! Il n'avait qu'à regarder devant lui si il s'inquiète autant pour sa veste ! m'énervais-je un peu trop en vu de la personne qui se trouvait à mes côtes.

D'ailleurs je le sentis se crisper d'un coup. Mes paroles non pas du lui plaire.

Il se tourna vers mon patron.

- Enzo, tu sais quoi, laisse tomber. Je vais régler ça moi même. On se revoit à notre prochaine réunion. a t'il lancé avant de se tourner vers moi.

Il a attrapé mon bras sans aucune délicatesse et m'a fais comprendre qu'on devait sortir.

Mais je n'ai pas bougée et j'ai tiré sur sa prise pour qu'il me lâche.

Il a haussé les sourcils devant mon geste et a décalé sa veste pour me montrer son arme coincé dans son jean.

Je suis assez intelligente pour comprendre ce qu'il voulait dire.

Il me tira brutalement le bras vers la sortie de derrière.

Je n'ai même pas pu récupérer mon sac dans les vestiaires mais j'évita de lui faire la remarque pour ne pas mourir bêtement.

De toute manière, aucun son ne sortit de ma bouche. J'étais paralysée par l'enchaînement des événements.

Il claqua la porte de sortie, dehors on tomba sur trois hommes qui attendaient en fumant une clope.

En nous apercevant sortir, ils se jetèrent un coup d'œil avant d'avancer.

- Patron il se passe quoi ? dit l'un d'entre eux en m'observant.

- Un contretemps . Un putain de contretemps. répliqua celui-ci en prenant un paquet de clope de sa veste.

Il avait l'air énervé.

J'avais envie de lui répondre que je n'avais qu'à rentrer chez moi et il n'y aurait plus de contretemps mais je préféra me taire.

Pendant cinq minutes, je restais muette en regardant ces hommes fumer leurs cigarettes. S'échangeant quelques phrases dont je ne comprenais rien au sens.

De toute façon, j'avais l'esprit carrément ailleurs.

Parce que toute cette situation n'avait aucun sens.

Et je me demandais comment j'allais m'en sortir.

- Faites la monter dans la voiture. finit- il par dire en jetant sa cigarette au sol et en l'écrasant de son pied.

Je suis dans la voiture d'un homme que je ne connais pas.

Et qui plus est un chef de mafia ...

Pour un simple verre renversé, je me retrouve coincé entre deux hommes à l'arrière de la voiture.

Celui à ma gauche est blond , ces cheveux sont bouclés, il est plutôt grand. Il me semble qu'il s'appelle Kail. Je l'ai entendu tout à l'heure de la bouche de celui à ma droite.

Celui-ci est plus petit, il a les cheveux bruns attaché derrière sa tête en chignon. Ces sourcils sont épais et il a une petite moustache. Et il a l'air d'être bien plus vieux que les autres. Je crois qu'il est mexicain , de son accent.

On est assis tout les trois sur la banquette arrière de la voiture, plutôt serrés . Je ne fais pas de remarque mais j'étouffe entre eux.

La ceinture me cisaille le cou et je n'ose même pas respirer.

J'entend mon cœur battre à tout allure dans ma cage thoracique.

Devant il y a un autre homme qui conduit.

Il a les cheveux noir plaqué en arrière avec une masse de gel considérable. Il porte des lunettes de soleil noir.

Il est concentré sur la route mais échange quelques mots avec le passager.

Le passager qui n'est autre que celui qui m'agace depuis le début de la soirée.

Je prend le temps de l'observer, ne sachant pas quoi faire pendant cet interminable trajet.

Il est très grand. Ça je l'ai remarqué quand on se tenait à côté dans le bureau de mon patron. Il doit me dépasser d'au moins 2 têtes.

Il est vêtu tout en noir.

Ses cheveux sont noirs également, ébouriffés et une mèche tombe sur son front .

Il a de nombreux tatouages qui remontent le long de son cou, et d'autres qui descendent jusqu'à ces mains.

Ces yeux sont noirs, perçants et sombres.

Sa mâchoire est parfaitement bien tracée, ses traits sont tirés et ses sourcils sont froncés.

Sa chemise noir est retroussé ce qui me permet d'apercevoir des tatouages et ses veines le long de son bras.

Il est incroyablement séduisant, à mon plus grand malheur, je ne peux pas le nier.

Mais pour ma part ça le rend encore plus agaçant.

En entendant son nom à la radio ou à la télé, je ne l'aurait jamais imaginé comme ça. Pour moi, il était bien plus vieux. Alors que la, il doit avoir dans la vingtaine. Vingt cinq ans je dirais.

Son air arrogant et sa façon de parler me donne envie de l'étrangler.

Il a du sentir mon regard persistant sur lui puisque qu'il se retourne légèrement vers moi.

Ces yeux me sondent. Il m'examine longuement. Je ne respire plus. Je ne bouge plus. Et mon regard se détourne en premier quand je sens mes joues chauffer de gêne.

Heureusement, la voiture s'arrête.

Il se détourne de moi et ouvre sa portière.

Suivi des trois autres hommes qui descendent à leurs tours de la voitures en claquant les portes. Je me retrouve seule dans la voiture.

Ne sachant pas si je devais les suivre. Je reste assise. Des multiples pensées se battent dans ma tête.

Qu'est-ce que je fais ? je tente le diable ?

Essayer de m'enfuir pour sauver ma peau.

Je réfléchis rapidement. Pesant le pour et le contre.

De toute manière, je n'ai plus rien à perdre.

Je regarde par la vitre teinté sur ma gauche. Les quatre hommes sont dehors en train de discuter. A quelques pas de la voiture.

Je me déchausse de mes talons pour avoir plus de facilité pour m'enfuir

J'ouvre ma portière d'un coup et tape le sprint de ma vie sans regarder derrière moi.

En face j'aperçois un portail grand ouvert. Putain c'est ma chance. Je peux l'atteindre.

Je cours

Plutôt rapidement

Je n'ai iamais couru aussi vite

J'entend derrière moi des mouvements . mais

aucun pas ?

Je me risque à me retourner , ils sont encore là, ils n'ont pas bougé d'un pouce

Ils sont juste là à me regarder

Je ne comprend pas ?

Dans la main d'un des hommes j'aperçois un talkie-walkie

Je me retourne pour regarder devant moi mais je percute un torse qui me fait perdre l'équilibre. Je tombe au sol.

- Ma jolie tu comptes aller où comme ça ? dit la voix d'un homme en rigolant

Merde.

- Tu croyais sincèrement pouvoir t'enfuir ?

Tu sais à qui tu as à faire au moins ? Parce que depuis le début de la soirée tu ne m'as pas l'air très informé. dit la voix rauque du mafieu derrière moi.

Je me relève et lui fais face. Il s'est approché de moi, les mains dans les poches l'air de rien, toujours une cigarette pincé entre ces lèvres

- puis-je savoir pourquoi vous m'avez kidnapper ? tentais-je

Il émit un rictus et tira doucement une latte de sa cigarette.

-Lisandro laisse nous s'il te plaît. ordonna t'il à l'homme qui m'avais empêché de m'enfuir.

Lisandro haussa la tête et s'en alla

- suis moi.

Je le suivis, j'avais qu'une envie c'était de l'étrangler.

Cet homme me donnait des ordres à tout va et je comprenais pas bien pourquoi il m'avait ramené ici.

Mais pour l'instant je l'écoutais.

Il fallait que je cherche une solution moins bête de m'enfuir au plus vite

Je ne savais pas ce qu'il me voulait , mais étant

T'homme le plus dangereux du pays.

Je n'avais pas trop envie de le découvrir.

On repassa devant les trois hommes qui fumaient, adossés contre les multiples voitures dans l'immeuble cour.

On rentra dans une énorme villa. La première pièce était un immense salon, complètement épuré, très lumineux. De grandes baies vitrées faisaient le tour de la grande maison.

La majorité des murs étaient blancs. Les meubles était très modernes. Exactement comme dans les catalogues de belles maisons.

Elle était magnifique.

Il se tourna vers moi , sûrement pour regarder ma réaction face à l'immensité de la villa

Mais je restais stoïque.

A l'intérieur de moi, j'avais envie de m'émerveiller devant chaque pièces et chaque décorations. Mais je n'allais pas lui donner cette satisfaction.

- Je peux savoir ce que je fous ici ? risquais-je en le voyant commencer à avancer plus loin.

Il ne répondit rien, pas un regard . I continuait de m'amener à l'étage.

-Je ne sais pas si c'est votre trip de kidnapper des femmes, mais moi personnellement ce n'est pas mon délire. continuais-je en le suivant.

Il souffla mais ne me repondit pas.

Je ne continua pas à l'énerver, voyant qu'il essayait de garder son sang froid avec difficulté

C'était un kidnapping?

Il ne m'avait pas menotté.

Ni même violenté ou drogué.

Je ne comprenais vraiment pas pourquoi je me trouvais ici.

On arriva dans une chambre, elle était vraiment magnifique, tout était épuré. Je me retourna vers mon " kidnappeur " .

Il me regardait déjà.

Je n'arrivais pas à déceler la moindre émotion.

Il se retourna et partit sans rien dire.

Rien aucun mot. Aucune explication.

Bon sang qu'est ce que je foutais la ?

Chapitre 2

Point de vue d'Alvaro :

Je descendis en quelques enjambées les escaliers pour rejoindre mes hommes dehors.

- Alvaro enfin, c'est quoi le plan ? me demanda Kail en me voyant revenir.

Un plan, je n'en avais pas.

Mais je me suis bien gardé de le faire savoir aux trois hommes en face de moi.

Ils attendaient des ordres

Mes ordres.

Mon esprit était tourmenté, par mes affaires certes , mais surtout par la femme qui se trouvait dans ma villa... Lina.

Bon sang, tout est allé si vite. Je n'ai pas vraiment réfléchi.

J'étais dans cette boite , assis comme à mon habitude à ma table , avec mes hommes .

Je buvais quelques verres. Quand un homme que je connais que trop bien s'est installé tranquillement en face de moi. Un sourire arrogant accroché à son visage.

Parèz. Un gars avec qui j'avais travaillé de nombreuses fois.

Je lui ai demandé ce qu'il voulait et il m'a rapidement expliqué qu'une jeune femme était recherchée.

Apparement elle aurait des informations importantes sur des codes .

Plusieurs mafieux la recherche. Apparement ces informations valent beaucoup d'argent.

Et ça, ça m'a tout de suite plus intéressé.

Pas que j'ai besoin d'argent , loin de la . Mais j'ai toujours besoin de sentir le pouvoir.

Et hors de question de laisser d'autres sans accaparer.

Il m'a ensuite indiqué où se trouvait la jeune femme.

Derrière le bar . Il me fallait ces informations avant les autres . Alors je me suis levé sans réfléchir, pour aller à sa rencontre

Mais c'est sans compter que cette idiote ne regardait pas où elle allait et m'a renversé la moitié des bières sur ma veste.

Elle m'a ensuite répondu.

Son audace m'a surprit . Mais j'ai vite compris après être allés dans le bureau de son patron, qu'elle ne m'avait pas reconnu.

J'ai adoré voir sa réaction quand elle a enfin compris qui j'étais.

Je n'ai pas vraiment réfléchi et je l'ai embarqué dans la voiture. Et bien sûr elle ne s'est pas laissé faire. Ça m'a amusé de l'écouter répondre avec audace. Je savais que dans peu de temps .Cette audace allait être vite remplacé.

Parce que quand je veux quelque chose je l'obtiens toujours.

****

Réveillée par des bruits a l'extérieur, je me suis levé du lit en sursaut . Hier les événements m'avaient exténué et je m'étais rapidement assoupie.

Quelque chose attira mon attention dans le coin de la chambre, sur un siège , Alvaro était assis, il me regarda longuement en fumant une cigarette.

Il paraissait calme. Il tira une derrière taf avant d'écraser le bout dans un cendrier posé sur l'accoudoir du siège noir.

Puis il se leva, marcha lentement jusqu'à moi. Sans me lâcher du regard. Tout en faisait accélérer mon pouls . Si ça continuait mon cœur allait lâcher .

Il s'est assis au bord du lit , à posé ses coudes sur ces genoux et a inspiré profondément avant de re planter son regard dans le mien.

- Dis moi ce que tu sais. a t'il dit d'une froideur intense.

Ce que je sais ? J'en sais des choses . Mais je ne savais pas de quoi il parlait

Il arqua un sourcil face à mon long silence et sembla s'impatienter.

- Ce que je sais ? De quoi parlez vous ? dis-je d'une voix assurée

Sa mâchoire s'est contractée.

-J'ai pas le temps d'attendre, ne fait pas l'innocente et parle de ce que tu sais où je te jure qu-, tonna t'il

- Évitez d'hausser le ton ! Je ne suis pas un de vos hommes à qui vous donnez des ordres ! D'abord vous me kidnapper et vous- répliquai-je rapidement sans réfléchir

Je n'ai pas eu le temps de terminer ma phrase.

A une vitesse effrayante, sa main s'était enroulé autour de mon cou.

Sa poigne était ferme.

Nous étions proches ,il me dépassait largement .

J'ai levé les yeux vers lui Son regard était intense

Ses yeux était noirs ,très sombres . On s'est regardés pendant quelques secondes qui m'ont semblés interminable.

Puis je suis revenu à la réalité quand je n'ai plus senti l'air passer .

J'étouffais . Il l'a sûrement remarqué parce qu'il a desserré sa main de mon cou sans pour autant me lâcher.

-Ose, ose encore me parler sur ce ton et je te garantis que tu vas vite te retrouver avec une balle dans ta putain de tête. gronda t'il d'une voix rauque.

Je l'ai fixé sans pour autant répondre

Il a arqué son sourcil

- Répond moi quand je te parle. continua t'il agacé.

- Oui. soufflais-je doucement.

il a légèrement penché sa tête sur le côté.

- Oui quoi ?

- Oui j'éviterais de vous froisser à l'avenir.

Je ne voudrais pas que des rides sur votre visage viennent avant l'âge. rétorquais-je.

Répondre comme ça était sans doute du suicide.

Mais depuis que mes parents étaient morts . J'avais vécu difficilement en faisait des choix désespérés.

Ce qui m'avait emmené à côtoyer des personnes qui m'avait déjà menacés.

On m'a limite torturé pendant quelques jours.

Alors certes en face de moi se trouvait le chef de la mafia italienne, mais je n'allais surtout pas me laisser faire .

Il m'a regardé, puis il a ricané, un rire nerveux.

Pour me faire comprendre que je n'aurais pas du ouvrir ma bouche de cette manière . Il m'a attrapé le poignet et m'a tiré hors de la chambre. On est descendu les escaliers rapidement. J'ai failli trébucher plusieurs fois à cause de la force avec laquelle il me tirait , mais il avait l'air de s'en foutre complètement.

On est arrivé à la cuisine , les hommes qui étaient avec moi dans la voiture, s'y trouvaient.

-Antonio, Kail, Diego , faites moi le plaisir de lui montrer nos salles du bas . dis Alvaro a ces hommes

Les salles du bas ? J'avais aucune envie de voir ce que c'était.

Celui qui devait s'appeler Diego répondit.

-Les salles du bas patron ?

- J'ai l'air de deconner ou quoi?

- Bien. acquiesça t'il en s'approchant de nous.

Alvaro me lâcha le poignet et Diego me poussa vers les escaliers du bas .

- Attend tu m'emmènes ou? demandais - je paniquée

- Ferme la, à ce que je vois t'as bien énervé le patron pour qu'il t'emmène faire un tour en bas » dit-il en me jetant un regard noir

On est arrivés en bas. Du sang séché sur le sol et une odeur de mort trônait dans ce couloir

J'ai vite, très vite compris que j'étais bien plus dans la merde que je le croyais

Point de vue d'Alvaro

Je suis remonté dans mon bureau en vitesse . Cette fille est insupportable, me manquer de respect comme elle l'a fait est inconcevable.

Elle ne manquait pas de caractère

Même face à moi.

J'ai tué pour moins que ça, mais j'ai encore besoin de cette fille , elle a des informations très importantes qui pourrait aider mon business.

Tout mes ennemis sont sûrement à sa recherche, mais c'est chez moi qu'elle se trouve.

Elle n'a pas l'air de bien comprendre ce qu'elle fout ici

Soit elle est bête soit elle joue très bien son rôle d'innocente

Mais je vais vite obtenir ce que je veux et je la tuerai sur le champ

La petite promenade qu'elle va faire dans les sous-sols vont sûrement lui remettre les idées en place.

Et si elle ne se décide pas à me raconter ce qu'elle sait, je passerais à la manière moins tendre.

Point de vue de Lina

Cela fait dix minutes que Diego m'a enfermé dans une cellule minuscule. L'odeur est nauséabonde.

Le sol est taché de sang et la pièce est à peine éclairée.

J'ai des sueurs froides , et j'ai envie de vomir Mais ce qui m'inquiète le plus c'est que je fais de l'asthme. Et que je n'ai pas d'inhalateur sur moi.

Mes long cheveux sont emmêlés entre eux et je porte toujours ma robe . Je n'ai plus mes talons qui sont sûrement restés dans la voiture avant ma tentative de fuite.

Je tremble , j'ai froid et je commence fortement à angoisser de me retrouver ici, sans savoir pourquoi

« dis moi ce que tu sais »

Ce que je sais ? Au vue de mes nombreuses fréquentations on m'en n'a raconté des choses. Et puis mon travail se terminait souvent très tard et comme je faisais la fermeture il restait les mafieux bourrés qui me racontaient leurs problèmes futiles.

Ils se disaient qu'une fille comme moi ne ferait pas attention à leurs confidences

Mais au contraire, j'écoutais.

Pourquoi?

Pas que je pensais que ça me serait utile après mais simplement ça me divertissait pas mal.

Et ça n'a pas loupé, le chef de la mafia italienne m'a kidnappé pour des informations.

Ça a l'air plutôt important au vue de son énervement de tout à l'heure quand je lui ai dit que je ne comprenais pas de quoi il parlait

Le problème c'est que je ne savais vraiment pas de quoi il parlait , sauf que monsieur n'est pas du genre à expliquer ces attentes et préfère hausser la voix que parler calmement

J'ai eu peur pour la suite

Je pense sincèrement qu'il va me tuer, il ne doit pas être du genre à faire visiter ses sous-sols super accueillant et laisser repartir la personne

De toute manière je n'ai personne qui m'attend chez moi

Mes parents ont été tués a la suite d'un cambriolage qui a mal tourné

Moi je ne m'y trouvais pas à ce moment là

Je suis fille unique, aucune autre famille déclarée

Pas de vrais amis, seulement des fréquentations ou connaissances

Je ne pense pas que quelqu'un va pleurer ma mort

J'ai besoin de fumer

une mauvaise habitude que j'ai depuis peu

A cause de mon dernier petit copain qui ne faisais que me stresser

Depuis je ne m'arrête plus

Et quand je n'ai pas mon cotât de cigarette par journée, je suis encore plus énervé

Et c'est vraiment pas le moment

Des sons et des pleurs proviennent des cellules a côté de moi

Je n'ose même pas regarder dans quel état sont ces gens

Je suis fatigué, je ne sais pas quelle heure il est mais mon manque de sommeil se fait ressentir

Sauf que je lutte , je ne veux pas m'endormir ici, surtout pas

Point de vue de Kail

Je toque à la porte du bureau d'Alvaro.

- Entre

Je passe le pas de la porte et trouve Alvaro assis sur son siège, une cigarette à la main, l'air pensif

- Patron par rapport à- commençais-je

- si c'est par rapport à la fille je m'en fous .

La seule chose qui m'intéresse venant d'elle c'est si elle a craché les infos . Sinon je m'en contre fou » me coupa t'il méchamment

Il est sur les nerfs, compris

- Elle est dans une cellule depuis maintenant 3 heures, on devrait lui donner à manger ou a boire. dis-je

Il me reluqua et émit un rictus

-Je peux savoir d'où te viens cette soudaine envie de t'occuper d'une prisonnière, il y a plusieurs filles en bas et c'est la première fois que tu proposes ça. jugea t'il

- Oui seulement je-

- Ne me dit pas que t'es sous le charme de cette puttana ? ricana Alvaro

Cette fille était indéniablement belle c'est vrai, mais ce n'était pas pour ça

Dès que je l'ai vu elle m'a fait penser à ma petite

Sœur

Mais il faut que je me reprenne vite devant Alvaro, surtout ne pas montrer que cette fille me touche et reprendre son rôle de mafieux

- Non Alvaro cette fille n'est pas attirante , je faisais seulement une proposition, Bien maintenant que faisais nous ? menti-je en attendant ces ordres.

- Je pense qu'on devrait descendre lui rendre une visite. termina Alvaro en se redressant de son siège.

Chapitre 3

Point de vue Alvaro :

20 minutes avant

J'étais assis dans son salon , avec mes deux bras droit

Antonio était en train de chercher je ne sais quoi dans le frigo en s'extasiant des goûts de cette fil Et Kail était silencieux, dans ses pensées comme à son habitude

Cette fille avait plutôt des bons goûts en terme de décoration enfin si on peut appeler ça de la décoration

C'était impersonnel, aucune photo de famille ou de chose personnelle ,

c'était limite si quelqu'un vivait ici

mais elle avait l'air d'être maniaque puisque

L'appartement était d'une propreté indiscutable

Antonio était revenu dans le salon , ce qui m'a fais sortir de mes pensées

Cela faisait bien 5 minutes que Lina était dans sa chambre

Qu'est-ce qu'elle foutait , récupérer un papier c'était pas compliqué?

en 30 secondes ça aurait du être fait

Elle a le don de m'énerver putain

toujours à me provoquer

- je vais voir ce qu'elle fout. dis-je à mes gars

Ils hochèrent la tête

J'ouvris la porte de sa chambre

Elle était en bordel

J'ai vu une ombre sur le côté, j'ai tourné la tête et je l'ai vu sauter par la fenêtre

Sauter par la fenêtre ?

Du 3ème étage ?

Putain qu'est-ce qui tournait pas rond chez cette fille ?

Je suis allé rapidement au rebord, elle s'était accrochée au rebord du 1er étage

Elle m'a regardé et elle est descendu avant de courir dans la ruelle

Merde, je suis directement retourné dans le salon et j'ai prévenu mes hommes.

- Elle s'est enfui cette stronza(salope).

m'écris-ai je

- Hein ? comment ? lâcha Kail surpris

- Bouger vous putain faut pas qu'elle se barre trop loin

On est descendu en 4e vitesse et on a rejoint la voiture

Diego avait l'air surpris de nous voir débouler mais j'ai pas eu le temps de lui expliquer

On est montés dans la voiture et on a démarré.

Valait mieux pour elle qu'elle soit déià loin

Parce qu'elle venait sincèrement de me chauffer

On était en voiture avec mes hommes pour aller la chercher, elle allait me filer entre les doigts et ça

c'était impensable

C'était une manie chez cette fille de s'enfuir

J'ai vite compris qu'elle nous avait mener en bateau et qu'elle n'avait pas les codes

qu'elle ne voulait pas nous les donner

Dans tout les cas , elle allait mourir pour m'avoir fais perdre mon temps

En plus de ça j'avais reçu un appel durant le premier trajet qui m'informait que Leandro Rossi, mon pire ennemi, un fils de puta. Il était également à la recherche de cette fille.

Ce fils de pute m'a trahi. Et pour ça, une haine immense s'invite en moi à chaque fois que j'entend son prénom.

C'était à l'époque, mais depuis nous sommes en concurrence et si je pouvais la maintenant le tuer je le ferais.

Mais je ne peux pas.

Leandro était le fils d'un ami à mon père , et il m'avait fais promettre avant sa mort, de prendre soin de lui

sauf que ça c'était avant qu'il me la mette à l'envers putain

Le fait qu'il veuille récupérer la fille me mettait hors de moi. C'est moi qui l'avait trouvé.

Et il est impensable qu'il mette la main sur elle

Nous sommes dans la voiture depuis quelques minutes et nous venons de rentrer dans le centre ville.

Les rues sont envahis de passant. Les innombrables feux créer de longues files de voitures.

Mes nerfs sont mis à rude épreuve. Tout pour nous faire perdre du temps, et nous éloigner de sa position.

Mes hommes sont tendus ‚personne n'ose parler car ils savent que je ne suis pas d'humeur

Meme Antonio la ferme et putain ça fais un bien fou.

Diego commence à ralentir la voiture. Je relève les yeux de mon téléphone, me tourne vers lui et le fusille du regard

- Tu fous quoi la ? Accélère bordel on va la perdre .m'énervais-je

- Regarde Patron. Lança Diego en mouvant son menton devant lui.

Je lança un coup d'œil en face de moi, un attroupement de personnes bloquaient la rue, de la ou on se trouvait,on ne voyait pas grand chose.

Puis mon attention se porta sur une ambulance garé à quelques pas de notre voiture. Les sirènes retentissaient encore.

On avait pas que ça a faire alors je suis sorti de la bagnole, j'ai claqué la porte et je me suis dirigé vers le regroupement rapidement.

J'ai bousculé les quelques personnes sur mon chemin. Et je suis arrivé au milieu

Et mes sourcils se sont froncés quand j'ai compris la situation. Que j'ai remarqué ces long cheveux blonds.

Allongée sur un brancard, inconsciente.

Qu'est-ce qu'elle foutait la?

Je me suis rapproché rapidement d'elle

Des ambulanciers s'occupaient d'elle et l'un d'eux m'a dit

- Monsieur reculez de la , vous ne pouv-

Il s'est arrêté de parler, parce qu'il m'a reconnu.

Ces yeux se sont écarquillés et il a déglutit.

Il s'est rapidement repris en reculant d'un pas.

- Pardonnez moi monsieur Costello , que puis-je faire pour vous ?

- Que s'est il passé ?

- Elle a été renversé monsieur

Je jeta un coup d'œil vers elle. Elle avait les yeux fermés , ils l'avaient mis sous intubation.

J'ai passé une main dans mes cheveux et j'ai soufflé d'exaspération. Cette fille putain je le sentais, elle allait m'apporter des problèmes.

Je suis monté à l'arrière avec eux dans l'ambulance.

Elle a démarré en trombe, laissant derrière nous une agitation.

Putain cette fille ne pouvait pas regarder devant elle sérieusement ?

Les codes d'accès allaient devoir attendre

Mais dès son réveil, je serais là pour l'accueillir et croyez moi elle va s'en souvenir

J'ai sortis mon téléphone et j'ai appelé Antonio

- Rejoignez-moi a l'hôpital maintenant.

ordonnais-je

Un silence pesa avant qu'il ne réponde.

- Comment ? A l'hôpital? On ne cherche plus

Li-

J'ai raccroché

Cet imbecile était toujours obligé de poser des questions

À de nombreuses reprises j'ai failli l'étrangler de mes mains

Il était insupportable, à faire ses blagues pourris , toujours à faire de l'humour, même dans les situations sérieuses mais il ne m'a jamais trahi et c'est rare dans ce milieu

On se connaît depuis qu'on est gosses, on a commencé a faire des bagarre de rue et on a terminé dans la mafia italienne

Je sais qu'il ne me trahirait pas , je suis tout ce qu'il lui reste

Ses parents se sont fait assassinés par une organisation et sa sœur s'est fait trancher la gorge ,

Giulia

Elle était amoureuse de moi

Moi non

e

L'amour est pour moi qu'éphémère

Tot ou tard cela vous détruirait car aimer c'est souffrir

Je n'étais jamais tombé amoureux et ça n'arriverais jamais

Je m'en suis fais la promesse

C'est ce que mon père m'a toujours répété. Depuis mon plus jeune âge. Il m'a rentré dans le cerveau que l'amour était une faiblesse. Et que je ne devais pas m'éloigner de mon principal objectif. Le business.

Mi padre est mort il y a 3 ans maintenant

Il était cruel, c'était le chef de la mafia italienne et il m'a passé le flambeau quand il est mort

Emporté par une foutu maladie

Nous sommes arrivés à l'hôpital, ils ont descendus la fille de l'ambulance

Je les ai suivis , j'ai observé leur moindre fait et gestes

Puis ils l'ont emmené dans la salle d'opération

Et je suis resté planté la comme un imbecile

Si cette fille mourait , je n'aurais pas les codes et putain j'allais égorger chaque médecins que je croiserais.

J'étais tendu, les nerfs à vif

j'ai attendu là 45 min

Quarante cinq minutes qui m'ont paru une éternité

Mes bras droit m'avaient rejoint, ils patientaient eux aussi

Antonio était parti dragué une infirmière, comme à son habitude

Diego était au téléphone pour gérer les marchandises

Et Kail lui je ne l'avait pas vu depuis un bon bout de temps.

Il l'était sorti dehors il y a 15 minutes mais il n'était toujours pas revenu

Je me suis levé de ma chaise et je suis allé la où il était sorti

J'ai confiance en Kail, mais c'est le plus jeune d'entre nous. Il a 21 ans

J'ai toujours la méfiance qu'ils se fasse manipuler et qu'il retourne sa veste

Pourtant je le considère comme mon petit frère

Je l'ai aidé alors qu'il n'avait plus rien , je l'avait protégé.

Puis il m'aide à obtenir des armes pour mon business et il a fini par rentrer dans la mafia

Il est bon en armes , tout ce qui concerne les armes , il maîtrise

Le meilleur tireur que je connaisse

Antonio lui c'est l'informatique, il peut tout déjouer, tout craquer

C'est un élément indispensable

Grace à lui j'ai des yeux et des oreilles partout

Et Diego, c'est un ass du volant

Un collectionneur de voiture depuis son plus jeune

âge,

il participait à des courses de voiture et je l'avais repéré pendant l'une d'elles.

Ce sont mes frères et je sais que si on essayait de leur faire du mal, je mettrais tout en œuvre pour faire souffrir ces personnes.

J'ai trouvé Kail, adossé contre un mur , l'air pensif

Antonio est arrivé derrière nous

- La ragazzina (gamine) est sorti du bloc, elle est dans une chambre

On est re rentrés

J'ai fais un signe à Diego qui a raccroché, et on s'est dirigé vers sa chambre d'hôpital

La numéro 107

Bien

J'ai ouvert la porte.

Et je suis tombé net avec ses yeux, elle était tourné vers la porte

On s'est fixés pendant quelques secondes

Puis j'ai émit un sourire en la voyant déglutir

Au moins elle savait ce qu'il l'attendait

Point de vue de Lina :

20 minutes avant l'arrivée d'Alvaro dans la chambre:

J'ai la tête qui tourne

J'ai ouvert mes yeux il y a 2 minutes,

Je suis dans un hôpital comment je suis arrivée ici ?

J'ai repris peu à peu mes esprits

Kidnapping

Alvaro

Les codes

Ma fuite

Je me souviens avoir été sur le passage piéton, puis avoir entendu un klaxon

J'ai eu un accident ?

Bon dieu j'avais mal partout, mes bras étaient recouvert de pansements.

Un médecin a ouvert la porte, une jeune femme souriante

- Bonjour vous venez de sortir d'une opération, je suis le docteur Offman, vous avez eu un accident, mais vous vous en êtes sortie,

Comment vous sentez vous?

- Bien je crois, balbutiais-je

- C'est normal vous êtes encore sous le choc , vous avez des blessures sur certaines parties du corps, mais aussi vous avez aussi fait un infarctus pulmonaire, vous êtes asthmatique?

- Oui

- Heureusement que vous avez été prise en charge rapidement . Vous aurez quelques séquelles, au niveau respiratoire, vous ne devez pas pratiquer trop de sport durant les jours qui viennent . M'expliqua t'elle gentiment avant de me gratifier d'un sourire.

Bien je vais vous laisser vous reposer

Elle s'est retourné pour sortir de ma chambre mais je l'ai interpellé.

- Attendez docteur ! Combien de temps vais-je rester ici?

Elle se retourna vers moi

- Vous pourrez partir demain si vous vous sentez bien, d'ailleurs certaines personnes souhaitent vous voir, dit elle avant de prendre la porte

De la visite ? Mon dieu ils m'avaient retrouvés, c'est

sur

J'ai eu à peine le temps de réfléchir plus longtemps que la porte s'est rouverte

Sur Alvaro

On s'est regardés , il a sourit et moi j'ai déglutis

Son regard était sombre, vraiment très sombre

Diego , Antonio et Kail étaient derrière lui

Ils se sont adossés contre le mur sur le côté de la chambre

Alors qu'Alvaro s'est avancé lentement vers mon lit, tout en me fixant

Mon cœur battait beaucoup trop vite, j'avais du mal à respirer, ma gorge était devenu toute sèche

-Lina, Lina, Lina . Souffla t'il

Tu t'es bien remise j'espère? Tu vois je t'avais dit que tu ne devais pas t'enfuir, résultat tu te retrouves dans un hôpital

- Je préfére encore être dans un hôpital que d'être avec vous.

Il a rigolé

- Tu n'as pas compris ? Tu ne peux pas t'échapper, la où tu iras, je te retrouverais.

Et puis moi ce n'est pas à l'hôpital que je vais t'envoyer mais directement à la morgue , si tu ne me dit pas ce que je dois savoir .´

Il était proche de moi , je sentais son souffle et son parfum d'homme.

J'ai encore déglutis

-Je n'ai pas les codes, ils ont été volés soufflais-je doucement

Il a haussé un sourcil et eu un temps d'arrêt, avant de se reprendre.

- Ne me prend pas pour un idiot.

-Je vous assures, ils étaient dans mon tiroir et la ils n'y sont plus !

Je voyais ces traits de visage se tendre

Il m'a attrapé la gorge et m'a plaqué contre la tête du lit

- Putain tu peux pas savoir comment tu me chauffe en me racontant ta merde, tu me fais perdre mon temps bordel

J'étouffais, mon cœur s'emballait et je ne sentais plus l'air dans mes poumons

Il allait me tuer

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