Les rayons ultraviolets du soleil foudroient le visage assombri de Samuel Koloko qui venait de traverser la grande entrée de l'hôpital. Il regarda la position du soleil à l'horizon par rapport à lui il vit qu'il était seulement 10h. Quel temps massacrant il fait. Dit-il. Samuel descend les quelques marches qui mènent dans la cour de cet hôpital, il presse le pas vers le parking ou est garé sa petite starlette qu'il aime tant et ne veut pas s'en séparer. A son passage il sourit avec une infirmière.
Elle : c'est le départ docteur ? lança-t-elle
Samuel : ah oui je dois me reposer à demain
Elle : à demain docteur.
Samuel va s'engouffrer dans sa voiture. Il regarde dans le rétroviseur et remarque ses yeux enflés à cause de la nuit blanche qu'il vient de passer à la garde.
Samuel : oh merde je suis crevé
Il démarre sa voiture et sort de l'enceinte de l'hôpital. C'était récurrent dans son métier en tant que docteur de passer des nuits à l'hôpital, parfois il pouvait faire une sieste, parfois c'est carrément impossible de fermer l'oeil à cause de l'abondance des urgences comme ça été le cas la veille. Samuel est habitué, c'est la routine c'est son métier et il le fait avec tellement d'amour. Du haut de ses 43 ans, Samuel Koloko est l'un des meilleurs docteur de cette petite ville du Sud, il est beaucoup sollicité et fait des merveilles avec ses doigts. Cela va faire 4 ans qu'il a été affecté dans cette petite ville et a déménagé avec sa petite famille. Très vite, il a fait ses preuves et est apprécié de tous. Samuel Koloko roule pendant quelques minutes,sa maison n'est pas éloignée de l'hôpital, en quelques minutes il a garé dans sa cour. Il prend son sac et sort de la voiture.
La porte s'ouvre sur sa petite fille Chloé âgée de 2 ans et demi. Elle lui sourit en avançant rapidement vers lui
Samuel : ehhh ma puce attention tu vas tomber.
Samuel court vite la porter
Chloé : papa, dit-elle en se blottissant dans ses bras
Samuel : oui mon cœur je t'ai manqué c'est ça.
Il la garde dans ses bras et entre. Le petit salon du couple Koloko est vide, pas la présence de sa femme. Il se dirige dans la chambre, Mme Mélissa Koloko y est. Toute belle dans sa nuisette, elle dresse le lit.
Samuel : bonjour chérie
Melissa lève la tête et voit ses deux amours. Elle sourit et va l'embrasser
Melissa : bonjour mon chéri. Tu as ramassé la petite fille ci ou je n'ai pas su qu'elle était sortie
Samuel : elle était devant la porte tu devrais faire attention avec la porte toujours ouverte. Descend ma chérie je vais me reposer
Samuel l'a met au sol malgré qu'elle boude il se sent épuisé et ne peut rester longtemps avec elle pour l'accompagner dans ses jeux. La petite famille est heureuse, ils vivent paisiblement, pas de contact avec le voisinage, pas de sorties inutiles, Mélissa respecte scrupuleusement les consignes de son mari. Femme au foyer, Mélissa est âgée de 33 ans, son mariage avec ce beau et grand docteur remonte à 5 ans déjà. Ils ont connu des petites turbulences dues aux problèmes de conception de Mélissa mais maintenant que tout ceci est réglé, le couple tente à nouveau d'avoir un deuxième enfant pour agrandir leur famille.
Melissa : tu vas déjeuner chéri ?
Samuel : euhhh non je suis vraiment fatigué j'ai passé une nuit blanche trop de cas à gérer et les malades qui ont décidé tous d'avoir un problème au même moment pfff
Melissa : assiiaaa. Va donc te doucher je vais quand même te faire une tasse de lait tu ne peux pas dormir comme ça
Samuel : merci chérie. S'il te plaît va avec Chloé je ne veux pas jouer avec elle
Melissa : d'accord. Ma puce, on va laisser papa se reposer. Vient avec moi
En la regardant sortir avec sa tenue de nuit, Samuel la rappelle
Samuel : tu ne te changes pas ?
Melissa : si je vais me changer
Samuel : fait le maintenant je n'aime pas quand tu te balades en petite tenue dans la.maison quelqu'un pourrais arriver
Melissa : on ne reçoit même pas de visite chéri qui pourrait arriver ici sans prévenir.
Samuel : Patrick par exemple
Melissa ; ah oui c'est vrai celui la atterri seulement. Il n'est pas à l'hôpital ?
Samuel : je ne sais pas je ne l'ai pas vu depuis quelques jours mais il est là. On pourrait aller là-bas ce weekend
Melissa : c'est une très bonne idée chéri ça me ferait du bien de me balader un peu.
Melissa revient se changer elle met un kaba et sort vite faire la tasse de son mari avec sa fille sur ses pieds. Elle en profite pour retirer du congélateur ce qu'elle va préparer ce jour. La tasse prête, elle va l'apporter à Samuel qui vient juste de sortir de la douche, à l'aide de sa grande serviette il essuie son corps. Melissa entre et ferme la porte son regard se porte sur son sexe elle sourit
Samuel : qu'est ce qui t'amuse
Melissa : je me disais qu'on doit se rattraper cette semaine nous avons un bébé à faire tu sembles l'oublier
Samuel : je sais chérie ne t'inquiètes pas on le fera. Tu sais que je n'aime pas faire en désordre, ça gâche nos chances. J'aime attendre que tu sois en pleine période comme on a fait avec Chloé
Melissa : ah moi je m'en fou d'être en période ou pas, tu sais parfois on a pas besoin de l'être pour tomber enceinte tu es médecin tu sais ça
Samuel : oui c'est vrai. Ce soir toi et moi attend que je me repose
Melissa : hahahaha j'aime ça. Attend je t'aide à t'habiller
Samuel : merci mon chou
Elle lui met son t-shirt comme si elle habillait un enfant. Ensuite elle lui porte sa culotte, Samuel se prête au jeu c'est tellement gênant qu'ils éclatent de rire
Melissa : pourquoi tu ris je t'habille nor reste tranquille
Samuel : tu m'as déjà pris comme Chloé hein. En parlant d'elle va voir ce qu'elle fait cet enfant est très turbulente
Melissa : j'y vais
Elle l'embrasse et sort.
Samuel adore la petite complicité qu'il ya entre sa femme et lui,ils s'entendent si bien et font des jaloux dans leur églises où ils ont l'habitude d'aller. Aussi, comme son ami et collègue Patrick aime si souvent le signaler, ils sont un couple parfait. Leur rencontre remonte à 7 ans, Melissa venait de perdre ses parents et était plongée dans une grosse dépression. Son grand frère, devenu son seul parent, était désespéré et ne savait quoi faire pour aider sa sœur. La perte de ses parents l'a dévasté au point où elle s'est plongée dans l'alcool pour accompagner sa dépression et malheureusement un jour elle a tenté de finir avec sa vie. Nul n'avait été l'intervention du parrain de Samuel, elle ne serait plus de ce monde. C'est dans ces circonstances que Samuel à fait sa connaissance, peu à peu il l'a sorti de son état alcoolique, lui a redonné la joie de vivre et ils sont tombés amoureux. Depuis ce jour fatidique, Melissa évite tout ce qui est alcool. Quelle joie pour son frère lorsqu'il a appris cette idylle entre sa petite sœur et ce jeune médecin et plus heureux encore lorsqu'elle lui a annoncé son mariage. L'entrée de cet homme dans la vie de Mélissa l'a complètement bouleversé. Et jusqu'ici, Samuel a su honorer son vœu de toujours la rendre heureuse. Comment ne pas l'être avec un homme si aimant, attentionné, fidèle, généreux et responsable. Elle est heureuse, ils sont heureux dans leur petite vie tranquille.
Des heures après, Melissa a fini de faire la cuisine et s'est couchée au salon avec sa fille qu'elle essaie difficilement de faire dormir. Samuel qui s'est réveillé est sorti
Samuel : ça sent bon ici
Melissa : chutt elle veut dormir
Samuel : oupss pardon.
Samuel va s'asseoir sans plus faire de bruit et zappe la télé tout en baissant le volume du téléviseur. Melissa est obligée d'aller dans la chambre pour être plus tranquille. Quelques minutes après elle est revenue
Melissa : enfin elle dort
Samuel : sommeil forcé
Melissa : pas du tout elle avait sommeil et ne voulait pas se coucher. Je te sert ?
Samuel : Bien sûr
Melissa a dressé leur petite table basse. Elle a déposé les couverts qu'elle réserve expressément à son mari et une bouteille de jus de fruit, son préféré. Elle le sert amoureusement
Samuel : merci mon cœur. Tu manges avec moi ?
Melissa : ok si tu veux.
Elle prend une fourchette et pique dans son plat. La première cuillerée, elle lui donne, il prend toujours amoureusement..
Melissa : chéri tu connais prudence ? Celle avec qui je fais la chorale bref celle qui m'apprend à chanter
Samuel : oui elle a fait quoi
Melissa : elle célèbre 5 ans de mariage elle m'a invité j'aimerais bien y aller avec ta permission
Samuel : hummm
Melissa : chéri tu m'as interdit d'avoir des amis...
Samuel : stop. Ne déforme pas mes mots, jamais je ne t'ai interdit d'avoir des amies. Je t'ai demandé de faire attention aux femmes avec qui tu discutes. Nous sommes dans une petite ville et ils ont des mentalités différentes que la nôtre. Je te demande juste de bien choisir tes amis j'ai une réputation à préserver ici en tant que docteur donc je n'aimerais pas que ma femme soit mêle à des commérages et histoires de mœurs.
Melissa : je comprends. Prudence est une bonne femme, d'après ce que j'ai vu depuis quelques mois que je la cotois à l'église. Tu acceptes alors ?
Samuel : il y a pas de problème. Elle ne vit pas loin, c'est déjà rassurant. Si je n'ai rien à faire ce jour je garderai Chloé
Melissa : merci mon amour.
Samuel : pas d'alcool laba
Melissa : pourquoi tu me dis ça? Je bois souvent ?
Samuel : je n'ai pas dis que tu bois souvent je te préviens juste
D'un ton nerveux, Melissa répondit
Melissa : tu me préviens parce que je t'ai dis que je ne suis pas consciente ? Pourquoi tu me sous estime tant
Samuel : pourquoi tu t'enflamme je suis juste en train de te rappeler ce que tu connais déjà
Melissa : ça fait des années que je n'ai plus touché à l'alcool, je suis allée à des évènements j'ai assisté aux mariages jamais je n'ai pris une goutte d'alcool je ne vois pas pourquoi je le ferais aujourd'hui.
Melissa dépose sa fourchette et s'adosse sur le fauteuil en froissant le visage
Samuel : si j'ai mal parlé excuse moi mon intention n'a pas été de te heurter, tu veux bien continuer à manger ?
Melissa le toise et ne réagit pas
Samuel : werrr tu veux que je te supplie. Ok s'il te plaît arrête de faire la tête je me suis excusé c'était déplacé
Melissa : tu ne me fais pas confiance j'ai l'impression
Samuel : mais non mon cœur que va tu t'imaginer j'ai totalement confiance en toi. Tu m'as prouvé depuis 6 ans que tu es une autre femme que tu es capable je n'allais pas t'épouser si je ne te faisais pas confiance. Vient on continue à manger et changeons de sujet veux-tu ?
Melissa se redresse et reprend sa fourchette. Samuel lui donne un baiser sur la joue, ce qui a laissé des traces d'huile de cuisson. Il prit un mouchoir pour l'essuyer.
Samuel : dis moi comment va ton frère ça fait longtemps qu'on a pas causé il va croire que je l'ai oublié.
Melissa : Il va bien. Ne t'inquiètes pas il n'a même pas le temps de penser à toi sa femme et lui ont des problèmes ça semble sérieux je n'en sais pas plus il ne veut rien me dire
Samuel : hummm je suis sur que c'est à cause de ses multiples infidélités ton frère exagère
Melissa : c'est son problème il grandit il ne voit pas. A chacun son foyer ohh
Samuel : je vais l'appeler en semaine uniquement pour le saluer. C'est ton seul frère il est pour moi mon beau frère, mon beau père ma belle sœur donc je ne dois pas le négliger
Melissa : c'est comme tu veux chéri. Bon je te laisse finir de manger je m'allonge un peu avant que Chloé ne se réveille.
Melissa s'allonge sur le fauteuil et ferme les yeux. Samuel a fini de manger il va dans la chambre changer sa culotte, il enfile un pantalon et sort. Il s'accroupit à l'oreille de sa femme pour lui parler
Samuel : baby je vais prendre les habits au pressing
Melissa : ok
Répond Melissa déjà emportée par le sommeil. Samuel sort et ferme la porte. Cette fraîcheur du soir lui frise la peau, ses poils se redressent. Il va à pied au carrefour qui n'est pas si loin de la maison. À son passage, il salut quelques personnes qui le reconnaissent. Il se dit avoir sûrement soigné la moitié de ses personnes. Arrivé chez le teinturier il donne le reçu et celui-ci va chercher ses vêtements qu'il classes dans un plastique et lui donne
Samuel : merci bien
Lui : de rien docteur
Samuel sortit. Dehors, il s'accroche à une femme qui venait aussi au pressing. Ses mèches remplies sur sa tête ne permettent pas à Samuel de l'identifier. Lorsqu'elle leva la tête, il l'a reconnu
Samuel : bonsoir prudence
Prudence : docteur Koloko bonsoir. Comment allez- vous allez ?
Samuel : je vais bien merci et vous
Patience : idem. On ne vous vois plus même à l'église
Samuel : et pourtant je veux bien être là tous les dimanches mais le travail à tout moment ton téléphone sonne.
Prudence : c'est normal il faut sauver des vies. J'ai parlé de mon événement à Melissa ça me ferait plaisir de vous voir tous les deux
Samuel : oui elle m'en a parlé. Je ne peux pas encore vous confirmer ma présence, néanmoins Melissa sera là. Déjà je vous félicite d'avoir supporter jusqu'à 5 ans hahahaha
Prudence : hahahaha très drôle docteur koloko. Merci. Le mariage c'est la persévérance. 5 ans c'est rien j'espère en faire même 30
Samuel : inchallah dieu vous a écouté. Bon j'y vais bonne soirée
Prudence : merci docteur bonne soirée.
Samuel continue son chemin. Il change de chemin et va plutôt vers celui qui mène au stade. Il ne sait pas pourquoi il adore passer du temps à cet endroit. Samuel arrive au terrain de basket, des hommes sont en train de jouer. Il va s'asseoir sur un banc vide à l'ombre. Quelle sérénité ! Il souffle une bonne air. Cet endroit lui rappelle son arrivée dans cette petite ville. Il l'avait découvert un soir en faisant quelques pas avec sa femme et très vite c'est devenu leur lieu de balade. Le soir surtout c'est le lieu idéal pour regarder le coucher du soleil ou faire un peu de sport. Le jeu des hommes devant lui l'amuse, il les trouve nul. Malheureusement il ne peut pas faire partie de cette équipe. Samuel se lève et rentre. Il passe à la boutique du quartier prendre une tablette de chocolat pour sa fille et rejoint son domicile. Son épouse est endormie, il ne fait pas de bruit et va dans sa chambre déposer son linge. Les bruits surviennent de la chambre de sa fille, il va regarder. Elle est réveillée
Samuel : ehhh mama tu es déjà debout. Ne fais pas de bruit maman dort. Attend je te porte je t'ai acheté le chocolat
Elle écarquille les yeux pressé d'avoir son chocolat, son père lui donne et ils sortent pour s'asseoir dans la cour. Samuel va chercher le petit ballon qu'il lui a acheté dernièrement et l'invite à jouer avec lui. Chloé accepte en gardant son chocolat en main, elle court derrière son père qui tient le ballon. Il va marquer et crie de joie
Samuel : wehhhhh j'ai marqué
Chloé se met aussi à crier et va chercher le ballon. Son père essaie de récupérer la balle, elle fuit. Fuir n'est pas une solution, son père est plus rapide qu'elle, elle a la brillante idée de ramasser la balle et aller la jeter dans les Goal, son père est mort de rire. Tellement il rit qu'il va s'asseoir sur les marches de la véranda.
Melissa : vous criez quoi ici
Melissa vient de sortir, elle vient s'asseoir près de son mari
Samuel : ta fille croit qu'elle est trop intelligente. Comme elle voit que je gagne elle joue avec les mains
Melissa : hahahaha toi aussi tu n'as pas honte de gagner l'enfant
Chloé : papa joue
Samuel : oui je viens. Ma chérie regarde nous jouer
Melissa reste à l'écart pour observer son mari s'amuser avec sa fille. Celui-ci marque encore et jubile sa fille qui n'est pas contente ramasse la balle pour la jeter loin. Melissa n'en peux plus de rire et surtout la nervosité de sa fille lui fait encore plus rire. Elle décide de venir l'aider. C'est ainsi que la petite famille passa la fin de soirée, entre rires, jeux et câlin aromatisés d'un océan d'amour. Quel beau tableau ils font !
Très tôt le matin, Samuel s'est réveillé pour aller faire son petit déjeuner. Il ne veut pas déranger sa femme qui s'est couchée très tard. Après avoir déjeuner, il est allé s'apprêter pour le travail. Pendant sa préparation Melissa s'est réveillée. Elle s'étire en ouvrant les yeux
Melissa : hummm chéri tu es déjà debout
Samuel : oui et prêt à partir
Melissa : tu as déjà déjeuné ?
Samuel : oui ne t'inquiètes pas..tu peux continuer à dormir en attendant que ta fille ne se réveille
Melissa : d'accord. N'oublie pas de payer la facture de la lumière
Samuel : d'accord. Allez bonne journée
Melissa : bonne journée mon lapin
Il va l'embrasser et sortir. Dehors, la rosée a recouvert sa voiture. il prend une serviette pour la nettoyer un peu. Ensuite il entre et démarre. Direction station service pour carburer. De là, il regarde les enfants aller à l'école. Certains se disputent pour avoir un bout de pain. Ça lui fait rire et se rappelle que sa fille ira bientôt à l'école . Le service fini il s'en va à l'hôpital. C'est toujours un plaisir pour lui de retrouver ses collègues, les patients qu'il a laissés la veille et c'est encore mieux de les savoir guéri. Samuel va se garer ou sont garés les quelques véhicules de ses collègues. Il remarque celui de son ami Patrick, ce qui veut dire qu'il est présent. Il salue sur son passage ses collègues et va dans son petit bureau où il porte sa blouse. Au couloir il n'y a pas de patients qui attendent, c'est déjà une bonne nouvelle. Contrairement à certains matin ou il arrive trouver du monde. Après avoir fait le tour de ses malades, Samuel est rentré dans son bureau. Au même moment son ami Patrick a fait son apparition
Patrick : docteur Koloko
Il va s'asseoir sur la chaise en face de son ami
Samuel : humm donc tu vis. De toute la semaine je ne t'ai pas vu
Patrick : j'étais dans un petit village là pour gérer un business laba même le réseau il n' y avait pas
Samuel : mais tu es bien hein tu as les business tu ne me dis pas
Patrick : c'est le docteur NOMO qui m'y a conduit. Nous étions juste deux. Gar c'était chaud Là-bas
Samuel : hummm donc tu marches déjà avec le chef ok c'est bien. Donne alors ma part de sous que tu as reçu de cette mission mystérieuse
Patrick : hahahaha t'inquiète pas on va gérer. Sinon comment ça va
Samuel : Très bien. Melissa a proposé venir chez toi ce weekend donc je te passe l'info
Patrick : donc c'est maintenant à vous de décider quand vous allez venir chez moi ? C'est une obligation de vous accueillir alors
Samuel : oui et dit à ta femme que je mangerais bien le bouillon de pattes de bœuf
Patrick : hahahaha vous êtes terrible. En tout cas, il n'y a pas de problème, on va vous recevoir... Bon je vais aller en ville
Samuel : Moi aussi je vais régler la facture de lumière. Toi tu y vas pour quoi
Patrick : j'ai un petit rendez vous à ne pas manquer
Samuel : Pat arrête de tromper ta femme elle ne mérite pas ça
Patrick : je fais quoi de mal ? Et elle n'est pas au courant du coup elle n'a pas mal. Tu devrais goûter au dehors mon frère tu comprendras le goût que ça fait de varier les repas hahahaha
Samuel : tu es un voyous je te l'ai déjà dit. Et non merci le dehors ne m'intéresse pas
Patrick : ok quand tu recevras la coupe du meilleur fidèle de la ville où du pays on en reparlera sinon moi je suis devant
Samuel : je n'ai pas besoin de ca Pat. Je suis un homme de principe j'ai une femme que jaime et que je respecte je ne sais pas ce que j'irai voir ailleurs
Patrick : ok si tu ne veux pas c'est pas un problème mais ne m'interdit pas de le faire. Si tu veux on va ensemble tu verras cette fille elle est trop belle mince.
Samuel se lève et retire sa blouse qu'il cintre et va l'accroche sur un clou dans un coin de la petite salle
Samuel : j'espère seulement qu'elle n'est pas mineure
Patrick : tu es malade ou quoi je ne sors pas avec les enfants moi. Elle est bien mature et boss dans un shopping
Samuel : ok. Allons-y alors.
Patrick : attend moi je vais prendre mon téléphone
Patrick est sorti. Samuel en a profité pour échanger quelques messages avec sa femme. La porte s'ouvre c'est une infirmière qui entre toute apeurée
Elle : docteur docteur
Samuel : oui Carole c'est quoi
Carole : il ya une patiente là qui vient d'arriver elle va très mal je ne sais pas si vous pouvez venir la voir docteur NOMO n'est pas là
Samuel : sans problème
Il va en vitesse décrocher sa blouse et la mettre tout en suivant l'infirmière Carole où se trouve la patiente en question. Elle est couchée sur un banc et grelotte.
Samuel : ça va Madame ?
Il ne reçoit pas de réponse. Avec l'aide de Carole, il la porte pour la mettre sur le lit dans une salle.
Samuel : ça va aller. Carole fait lui une injection rapidement
Carole : d'accord docteur. Mais il faut payer à la pharmacie
Samuel : va chercher Didon payer quoi tu ne vois pas qu'elle va mal elle va payer après. Dis leur que c'est moi qui t'envoie
Elle court à la pharmacie prendre le nécessaire et revenir. Samuel essaie de lui parler mais la jeune fille ne réagit pas et semble épuisée. Carole lui fait une injection. Très vite, elle commence à se calmer.
Samuel : ça va aller. Carole il faut lui faire une prise de sang pour les examens
Carole : on recherche quoi exactement
Samuel : son palu est aigu à ce que je vois, ajouter à ça la typhoïde ou une infection on fera d'abord ses examens. Il faudra aussi prendre ses paramètres
Carole : d'accord docteur
Samuel est sortie de la salle pour se rendre dans son bureau, devant la porte Patrick attend
Patrick : mais tu es encore allé ou je t'attends depuis
Samuel : j'ai eu une urgence tu vas aller seul je dois m'occuper de cette patiente
Patrick : ok sans problème
Samuel : tu peux m'aider à payer ma facture s'il te plaît c'est le dernier délai aujourd'hui si je ne paie pas ça Melissa va me tuer
Patrick : c'est vrai que je n'avais pas envie d'arriver Laba mais bon vas-y donne moi et rappelle moi s'il te plaît la fille la peut m'embrouiller et j'oublie
Samuel : n'essaie même pas d'oublier je t'avertis.
Patrick : hahahaha
Samuel est allé chercher la facture et lui a donné aussi de l'argent Patrick est parti. Samuel rentre dans la salle de sa patiente, elle a les yeux ouverts, l'injection fait son effet. Carole vient de faire une prise de sang qu'elle apporte au laboratoire pour examen. Samuel s'assoit sur le lit en face de celui de sa patiente
Samuel : ça va mieux ?
Elle se contente de secouer la tête en guise de réponse.
Samuel : ça va aller on vous a fait une injection ça va vous soulager le temps de recevoir les résultats de vos examens.
Très doucement elle ouvre la bouche
Elle : merci
Samuel : je vous en prie. Bon il faudra qu'on vous enregistre vous avez un carnet ?
Elle : non
Samuel : d'accord on vous prendra un. Et la famille? on peut prévenir une personne ?
Elle : ma sœur
Elle regarde son sac comme pour signaler de prendre son téléphone. Carole revient en salle
Samuel : Carole il faut lui prendre un carnet et tu pourras appeler sa sœur
Carole : je vais prévenir sa sœur comment es ce que je la connais
Samuel : ne soit pas bête elle va te donner son contact
Carole : ah ok. Je vais prendre un carnet tout ça c'est à crédit ohhh j'espère que...
Samuel : va prendre Carole je déteste me répéter
Carole : désolée docteur
Elle a couru à la pharmacie et est revenue
Carole : hummm docteur elle ne voulait même pas me donner
Samuel : dépêche toi de prendre ses paramètres avant qu'on ne commence un traitement
Carole s'approche de la patiente, elle sort son stylo de la blouse pour prendre les informations de la patiente
Carole : nom
Elle : Caprice SIM
Carole : âge
Caprice : 29 ans
Carole : profession
Caprice : je travaille dans un restaurant
Carole : déjà accouché?
Caprice : non
Carole : ok je vais prendre ta température maintenant et ton poids quand tu pourras te redresser.
Carole lui place le thermomètre à l'aisselle
Carole : bon dites moi qu'est ce qui vous dérange
Caprice : je ne sais pas depuis quelques jours je ne me sens pas bien
Carole : et tu as attendus que ça te ramasse pour venir à l'hôpital
Samuel : c'est comme ça que tu interroges un patient ?
Carole : désolée docteur mais les gens exagèrent c'est quand ils sont sur le point de mourir qu'ils courent à l'hôpital alors que dès le départ lorsqu'on ne se sent pas bien on commence à chercher ce qui ne va pas
Samuel : donne moi le carnet la tu sort.
Carole : werrrr docteur excusez moi je parle trop
Samuel : vas chercher ses résultats stuippp
Carole est sortie. Samuel a pris sa place
Samuel : excusez là pour son manque de respect
Caprice : pas grave elle a quand même raison
Samuel : ok qu'est ce que vous ressentez
Caprice : j'ai horriblement mal à la tête, j'avais froid très froid même, aussi les vertiges, j'ai même vomi
Samuel : pouvez-vous être enceinte ?
Caprice : non je n'ai même pas de Petit ami
Samuel : autres choses à dire ?
Caprice : euhhh non ça va. S'il vous plaît vous pouvez prévenir ma sœur je n'ai pas d'unité
Samuel : d'accord je vais demander à l'infirmière de le faire reposez vous.
Il se lève et sort pour se rendre dans son bureau. Il signale à Carole de prévenir la sœur de Caprice. Quelques minutes après, ils reçoivent les résultats et le diagnostic qu'il avait fait est tombé.
Samuel : euhh Carole
Elle arrive en trombe dans son bureau
Carole : oui docteur
Samuel : apprête le nécessaire pour la perfusion. Sa sœur n'est toujours pas arrivée ?
Carole : pas encore et il faut payer tout ce qu'on prend là. Docteur la pharmacienne ne va plus rien me donner sans argent
Samuel : hummm ok j'irais moi même prendre.
Carole : oui si c'est vous elle va accepter
Samuel est allé en pharmacie et a pris tout ce qu'il fallait pour le traitement de sa patiente. Il est allé lui placer la perfusion. Il cherche en vain la veine pour la piquer
Caprice : ayiiiii docteur ça fait mal doucement nor
Samuel : si tu te calmais c'est que j'ai fini une petite piqûre comme ça tu cries
Caprice : ok je suis calme.
Elle ferme les yeux et suit les consignes de son docteur. Enfin il a pu passer le cathéter veineux et a pu placer la perfusion. Il est rentré dans son bureau
Samuel : ouff. J'ai faim..
Lorsqu'il se prépare à sortir manger une jeune dame entre
Elle : bonjour docteur.
Samuel : bonjour madame
Elle : je suis Mégane, la sœur de Caprice
Samuel : ah d'accord je me demandais si vous allez venir
Mégane : désolée j'étais bloquée au travail. J'ai pu me libérer. j'étais là voir merci de l'avoir prise en charge rapidement
Samuel : de rien c'est mon travail
Mégane : j'imagine qu'il ya des factures
Samuel : oui vous allez voir les différentes factures dans son carnet et vous rendre directement à la pharmacie pour payer.
Mégane : d'accord j'y vais merci encore
Elle est sortie. Samuel est content c'est ce genre de satisfaction qu'il aime lire sur le visage de ses patients ou encore c'est le résultat de son travail, le merci. C'est plus grand que le salaire qu'il perçoit tous les fils de mois. Il sort et va en route se chercher un bout de pain. Il n'a pas l'habitude de manger dehors dans d'autres cas, lorsqu'il a beaucoup faim il rentre manger avant de revenir sinon il passe la journée le ventre vide. L'ambiance de l'hôpital ce jour est triste. Pas de mouvement, pas de pleurs, pas de joie dû à un accouchement, pas même d'accident grave, les médecins sont en train de vadrouiller au couloir, certains sont assis au bar à côté pour attendre sagement l'heure du retour ou une urgence. Samuel n'aime pas s'asseoir dans les bars, il dit que ce n'est pas hygiénique pour un médecin. De retour à l'hôpital il tombe sur un collègue
Lui : docteur Koloko je vous ai cherché.
Samuel : ah bon j'étais en route il y a un soucis ?
Lui : non le directeur veut te voir
Samuel : humm j'ai fait quelque chose ?
Lui : hahahaha je n'ai aucune idée vraiment mais je pense que c'est rien tu ne fais jamais rien de mal détend toi
Il lui tapote l'épaule et s'en va. Samuel respire un coup avant de se diriger dans le bureau du directeur. Il ne savait même pas que ce dernier était dans l'enceinte de l'hôpital. Samuel se pose des questions sur la raison de sa convocation et pourquoi il ne l'appelle pas au téléphone ? Il n'a rien à se reprocher mais lorsqu'on travaille dans un enceinte pareille et qu'on est apprécié de tous, on peut se faire des ennemis. Il arrive devant la porte de son chef, cogne et entre. Le directeur est gaillardement assis dans son fauteuil qui semble être petit pour son corps immense. Il regarde Samuel entrer et lui sourit ce sourire le calme et le rassure qu'il ya rien de grave.
Samuel : bonsoir monsieur
DG : bonsoir docteur Koloko asseyez-vous
Il s'assit timidement
Samuel : je ne savais pas que vous étiez à l'hôpital
DG : oui je venais d'arriver. Comment allez- vous ?
Samuel : je vais bien merci et vous ?
DG : à part mon poids qui refuse de partir je vais bien
Samuel sourit, il aime bien le sens de l'humour de son patron. Il sait que ses employés se moquent de lui à cause de son énorme poids
DG : bon je ne vais pas vous perdre de votre temps. Je vous ai appelé parce que je me suis entretenu avec les patrons de l'hôpital général de la capitale et il semble qu'ils ont besoin d'une personne pour occuper la place d'un docteur décédé. Bon c'est une grande ville, c'est la capitale et c'est l'un des plus grands hôpitaux du pays donc ça demanderai beaucoup de travail et qui dit beaucoup de travail dit beaucoup d'argent. J'ai pensé à toi parce que vous êtes une personne intègre, vous êtes loyale, ordonné, vous êtes travailleur, vous aimez ce que vous faites. J'ai pensé que ça serait bien si cette place vous revient. Qu'est ce que vous en pensez?
Samuel : waouhh c'est pour moi un honneur de vous entendre me faire autant d'éloges Merci vraiment, merci d'avoir penser à moi et oui j'aimerais bien exercer dans cet hôpital majestueux
DG : d'accord je lui enverrai votre dossier et une recommandation.
Samuel : Merci monsieur
DG : maintenant vous devriez croiser les doigts parce votre dossier ne sera pas le seul à être étudié ça prendra du temps, voir des mois
Samuel : d'accord il n'y a pas de problème. Le fait déjà de me porter comme votre candidature constitue déjà une victoire pour moi même si je ne suis pas choisi, je me sens honoré
DG : vous pouvez l'être, c'est mérité. vous pouvez retourner à vos occupations
Samuel : merci encore
Il se lève et sort. Il pousse un ouff de soulagement. Quelle joie pour lui s'il allait travailler en ville. Il croise les doigts pour que son dossier soit accepté.
Samuel va dans la chambre de caprice, elle est endormie, sa sœur est assise sur le lit d'à côté..
Samuel : ça va ?
Mégane : oui elle va mieux je crois
Samuel : ça va aller. je lui mettrai une deuxième perfusion avant de rentrer.
Elle : d'accord.
Il est retourné à son bureau. toujours pas de nouvelles de son ami. Ça ne l'inquiète pas, c'est son habitude de disparaître pendant des heures. Il reconnaît que son ami est un voyous mais à côté de ça c'est une belle personne qui l'a beaucoup soutenu et aidé lorsqu'il est arrivé dans cette ville étrangère.
Le temps passe, Samuel pense à rentrer il va d'abord placer la deuxième perfusion de caprice qui semble récupérer peu à peu, ensuite il regarde le programme de demain il sera de garde toute la nuit du coup il viendra au travail en soirée. Il donne des consignes sur ses patients au médecin qui sera de garde ce soir et il s'en alla. Une journée sympa, pas de pleurs, pas de mort, pas de pieds amputé, pour lui, c'était une bonne journée.
Au domicile du couple Koloko, Melissa est assise à la véranda, elle fait les tresses à sa fille qui a déposé sa tête sur son genoux. Melissa passe ses journées à la maison, elle ne fait presque rien, se contente de s'occuper de la maison et de ce qui a trait au confort de sa famille. Pendant qu'elle coiffe sa fille,elle reçoit la visite de prudence qui lui apporte un cahier.
Prudence : bonsoir madame Koloko
Melissa : bonsoir. Tu vas ou comme ça le soir
Prudence : je passe te donner le cahier de la chorale je ne serais pas là dimanche
Elle lui tend le cahier.
Melissa : Ah d'accord. Ne me dis pas que c'est toujours les préparatifs de ta fête qui t'occupe tant
Prudence : oui vraiment j'ai trop trainé et j'ai beaucoup à faire
Melissa : si tu as besoin d'un coup de main je peux t'en donner
Prudence : ne te dérange pas mes belles sœurs sont là elles m'aident déjà
beaucoup. J'ai vu ton mari hier je l'ai invité
Melissa : ah bon il ne m'a pas dit c'était ou?
Prudence : il sortait du pressing. Je suis presque sûr qu'il ne sera pas là
Melissa : je ne sais pas ça va dépendre de son programme. Mais pour moi c'est déjà confirmé
Prudence : super. Parmi les femmes de la chorale il ya que toi et Gaëlle que j'ai invité les autres la ne m'inspirent pas
Melissa : hahahaha tu fais déjà comme mon mari vous triez les gens hein
Prudence : c'est le sang qui ne colle pas avec elles. Ta fille ne me gère même pas
Melissa : hahahaha elle est nerveuse ses tresses ont duré
Prudence : assiiaaa maman c'est le nyanga. Bon je te laisse on va se voir la semaine prochaine
Melissa : d'accord beaucoup de courage
Prudence : merci
Elle est partie. Melissa la regarde s'éloigner, elle est ravie que sa vie se passe bien car dernièrement elle se plaignait beaucoup des disputes avec son mari. Comme on dit la vie en couple n'est pas facile il y a des bons et des mauvaises périodes. Elle continue à coiffer sa fille. Les bruits de la voiture font sursauter Chloé qui se lève de sa chaise.
Melissa : ekieeee dès que tu suis le bruit d'une voiture passer tu te lève tu crois c'est uniquement ton père qui a une voiture
Chloé ; papa
Melissa : Ce n'est pas papa, assois toi je finis on fait vite avant que papa n'arrive.
Elle s'assoit presque de force, sa mère continue à la coiffer. Quelques minutes après elle suit à nouveau les bruits de voiture et cette fois-ci elle sent que c'est son père, elle se lève et descend sa mère rit. Heureusement elle a bien deviné Samuel est arrivé dans sa voiture. Il se gare à sa place et descend.
Samuel : ehhh ma princesse bonsoir
Il va la porter et récupérer son sac à l'arrière.
Melissa : ta fille connaît déjà le ronflement de ta voiture
Samuel : c'est très normal. Bonsoir ma puce
Il se baisse pour embrasser sa femme. Celle-ci prend son sac entre ses mains et ils entrent tous.
Samuel : il y a les pots de yaourt dans le sac tu peux retirer et donner un à Chloé. Ma chérie va prendre le yaourt à maman moi je vais me doucher
Il l'a dépose au sol, elle a suivi sa mère à la cuisine et il est allé dans la chambre. Melissa en a profité pour dresser la table et attendre son mari qui n'a pas tardé à la rejoindre après sa douche.
Samuel : j'ai vraiment faim
Melissa : laisse moi te servir. Tu as le reçu de la lumière je vais classer ?
Samuel : euhhh non Patrick ne m'a pas remis
Melissa : comment ça Patrick ne t'a pas remis, c'est lui qui a payé ?
Samuel : oui je lui ai demandé de le faire
Melissa dépose son plat devant lui, il porte sa fille sur ses pieds pour manger avec elle
Samuel : merci ma chérie
Melissa : tu es sur qu'il a payé ? Tu sais comment il a la tête en l'air
Samuel ; oui je l'ai appelé il a payé.
Melissa : je veux seulement le reçu. Toi même tu faisais quoi pour ne pas aller payer ça
Samuel : j'ai eu une urgence. Il y a une fille qui est arrivée presque mourante je te dis. Les gens sont malades ils ne vont pas à l'hôpital ils supportent c'est quand ça devient grave qu'ils rampent à l'hôpital
Melissa : hahahaha chéri tout le monde n'aime pas l'hôpital
Samuel : tu parles de toi n'est ce pas, tu es pareil si ce n'est pas grave tu ne vas rien dire.
Melissa : elle va comment ?
Samuel : ça va mieux son palu était élevé plus la typhoïde
Melissa : si elle va mieux c'est bien. Heureusement qu'elle est tombée sur toi, tu prends très bien soin de tes patients. Ce sont les témoignages des gens hein
Samuel : c'est mon devoir.
Melissa : Patrick travail même quoi Là-bas
Samuel : laisse mon ami tranquille il travaille quand il veut
Melissa : on va lui dire quoi c'est le neveu du ministre qui va lui parler fort stuippp
Samuel : je ne veux pas qu'on ait à parler de ce sujet, ce qu'il est ou ce qu'il fait de sa vie ne nous regarde pas. Moi je fais ma part et ça produit ses fruits. Figure toi que mon directeur a inclus mon dossier au ministère de la santé pour un poste vacant à l'hôpital général de Yaoundé
Melissa : tu es sérieux bébé
Samuel : moi même j'ai eu la même réaction que toi lorsqu'il me l'a annoncé
Melissa : On va aller vivre à Yaoundé chéri ? Vrai vrai ?
Samuel : je dis oui. Le directeur a dit qu'il donnera mon dossier avec une recommandation de sa part ça peut jour en ma faveur
Melissa : youpi youpi youpi on va vivre dans la capitale youpi
Samuel : chérie calme toi je ne suis pas le seul sur la liste
Melissa : je vais prier mon cœur. Je vais même jeûner pour qu'on prenne ton dossier. Tu nous imagine dans cette grande ville
Samuel : grande maison beaucoup d'argent on sera bien
Melissa : très bien mon chéri..déjà je te félicite il faut être brave pour que ton patron porte son attention sur toi ça veut dire que tu es brillant
Samuel : je me suis sentie vraiment flatté. Restons juste dans l'attente ça va mettre un peu long
Melissa : d'accord. Prudence est passé ici elle m'a dit qu'elle t'a vu hier
Samuel : ah Oui j'ai oublié de te dire. Je sortais du pressing elle m'a invité à son événement je ne pense pas que j'y serais
Melissa : pas grave.
Samuel : je suis de garde demain soir donc on va passer la journée ensemble.
Melissa : on pourra aller au stade le matin
Samuel : d'accord. Tu veux aller jouer au ballon ma puce ?
Chloé : oui papa
Samuel : ok demain on ira au stade. Merci pour le repas ma chérie je suis rassasié
Melissa : mais tu n'as pas beaucoup mangé
Samuel : tu connais mon organisme quand j'ai très faim je mange un peu. Je vais m'allonger' Chloé tu viens
Melissa : non je vais finir sa tête
Chloé semble ne pas être d'accord avec sa mère elle se colle à son père
Samuel : tu peux finir demain nor
Melissa : non aujourd'hui ou rien
Samuel : stuippp tu torture la tête de l'enfant avec les tresses tu ne pouvais pas faire les gros macabo
Melissa : c'est une fille, elle doit s'habituer aux tresses. Chloé vient je fini ta tête
Elle va se cacher derrière son père
Melissa : tu crois que tu es trop cachée hein. Ton père c'est mon mari je te rappelle comme tu te colles à lui comme la sangsues.
Samuel : hahahaha Chloé dis lui que tu es ma fille et le mariage entre nous peut finir mais pas notre lien
Melissa : ah bon hein ok j'ai compris
Mélissa se fâche et va rester dehors.
Samuel : voilà maman est fâchée ma chérie je blaguais toi aussi. Chloé va te coiffer après tu vas prendre un autre pot de yaourt d'accord
Elle accepte et sort retrouver sa mère Samuel peut enfin se reposer.
La soirée s'acheva dans la bonne ambiance qu'à toujours eu la famille Koloko.
Le matin ils sont allés au stage courir un peu et jouer au ballon avec leur fille. C'est un moment de détente que Samuel aime passer avec sa famille. Après le sport ils sont rentrés et c'est toujours dans cette mouvance qu'ils ont fait la cuisine. Il était 17h lorsque Samuel a pris la route pour l'hôpital. Il gare sa voiture au parking et sort. Patrick arrive
Patrick : ah tu es là moi je pars déjà je suis crevé
Samuel : crevé des balades ou est la facture
Patrick : ah oui un instant
Il ouvre son sac, sort le reçu qu'il a eu hier et le donne à son ami
Patrick : gar on va causer demain je suis en miette
Samuel : d'accord
Samuel a rejoint son poste c'est le moment de faire la visite de ses patients' il va porter sa blouse et commencer sa ronde. La chambre de caprice est la première où il entre, elle est seule couchée et regarde le plafond sa perfusion est presque finie
Samuel : bonsoir
Caprice : bonsoir docteur
Samuel : comment tu vas aujourd'hui
Caprice : ça va mieux sauf que je n'ai pas l'appétit
Samuel : c'est ça la maladie ça ne veut pas que l'on mange mais il le faut tu dois manger parce tu as besoin de force. Ta sœur est où ?
Caprice : elle est allée me faire à manger j'espère pouvoir avaler un peu
Samuel : je veillerai à cela. Bon je vais voir mes autres malades je passerai vérifier si ta perfusion est finie pour que je place une autre
Caprice : d'accord. Vous êtes de garde ?
Samuel : oui pourquoi
Caprice : pour rien je me sens juste en sécurité
Samuel : tu l'es ne t'inquiètes pas.
Samuel est sorti pour se rendre dans la deuxième chambre, le malade aussi va mieux, il compte signer sa sortie demain. Que de bonnes nouvelles ce soir. Après sa ronde, il va rester dans son bureau. Il prend un magazine pour lire et perdre le temps. Sa porte s'ouvre Carole entre
Carole : docteur la perfusion du patient Sim est fini
Samuel : SIM c'est qui ?
Carole : celle qui est arrivée ici hier mourante.
Samuel : ah ok caprice d'accord j'arrive
Carole reste là et le regarde comme si elle n'avait pas fini
Samuel : autre chose ?.
Carole : euhh oui docteur c'est que bon voilà enfin euhhh
Samuel : qu'es ce qu'il ya Carole tu me perd le temps
Carole : docteur c'est que mon fiancé est arrivé aujourd'hui et je voulais m'absenter pour deux jours et je voudrais savoir si vous pouvez me couvrir auprès de la hiérarchie pour que mon absence ne soit pas signaler et qu'on ne coupe pas mon salaire
Samuel sourit en s'adossant il croise les pieds ce qui rend encore plus nerveuse Carole qui se gratte la tête
Samuel : donc comme ça tu veux deux jours de congés pour les passer avec ton fiancé' il vient d'où ?
Carole ; de l'Europe docteur
Samuel : vous êtes ensemble depuis ? Ou c'est une relation des réseaux sociaux
Carole : non on se connait depuis avant qu'il ne parte
Samuel : et vous avez des projets ?
Carole : bien sûr docteur il va se présenter chez mes parents demain
Samuel : ah d'accord c'est une bonne nouvelle alors.
Carole : vous allez m'aider ?
Samuel :oui pourquoi pas. C'est pour une bonne cause. Tu peux aller sans crainte je couvrirais tes arrières
Carole : ah merci docteur je savais que je pouvais compter sur vous merci beaucoup vous me sauvez la vie j'ai tellement de choses à rattraper avec mon chéri
Samuel : ça va c'est bon je ne veux pas connaître les détails. Tu peux disposer
Carole : merci encore.
Elle sort en courant, ces gestes de petite fille amusent Samuel. Il se lève et va dans la chambre de caprice elle est assise avec sa sœur près d'elle
Samuel : j'espère que tu as mangé
Caprice : un peu
Mégane : un peu ? Tu as mangé quoi ? Docteur elle ne veut pas manger
Samuel : il le faut, c'est important. Donne lui encore un peu et moi je vais rester là pour te regarder
Caprice : c'est toujours comme ça que vous vous comportez avec vos patients ?
Samuel : oui s'il le faut
Caprice : dans ce cas j'aimerais être malade plus souvent
Samuel : hahahaha
Mégane regarde sa sœur avec un air qui voudrait lui demander de contrôler ses mots. Elle sert sa sœur toujours sous la surveillance du docteur Samuel. Caprice mange avec difficulté, seulement le regard encourageur de son médecin lui permet de prendre encore quelques cuillerées
Samuel : bravo continu
Caprice : si je fini tout ça vous allez me donner quoi ?
Samuel sourit avant de répondre
Samuel : une vitamine qui t'aidera à bien manger
Les deux rient, sauf Mégane qui ne trouve pas ça amusant. Samuel reçoit l'appel d'un collègue et sort répondre.
Mégane : je peux savoir ce qui te prend de parler au docteur comme ça ? Jusqu'à demander ce qu'il va te donner si tu manges tout
Caprice : ah ça va ne prend pas tout mal il est sympa tu ne vois pas que ça l'a amusé. S'il était ringard comme toi il allait mal prendre
Mégane : merci beaucoup je suis ringarde. Te voilà qui mange tout à l'heure tu faisais le bébé
Caprice : le docteur m'a encouragé par comme toi qui n'arrête pas de crier tu ne sais même pas cajoler une personne tu es trop dure
Mégane : stuippp je rentre même tu vas dormir seule aujourd'hui
Caprice : werrrr ma sœur pardon ne me laisse pas seule excuse moi tu es là sœur la plus douce du monde
Mégane : hummm.
Samuel entre
Samuel : ah tu vois que tu as bien mangé maintenant je peux te mettre la perfusion
Caprice' : c'est grâce à vous. On dirait que vos paroles sont une obligation.
Samuel : tant mieux.
Samuel prend le nécessaire pour la perfusion, il injecte des produits intraveineux et les autres dans la perfusion. Mégane observe sa sœur, elle l'a surprend en train de regarder avec envie le docteur, cette situation est très gênante elle fait signe à sa sœur de baisser le regard celle-ci fait mine de n'avoir pas écouté.
Samuel : Voilà mademoiselle Sim votre perfusion est ok.
Caprice : merci docteur. Je vais encore en prendre combien ?
Samuel : il te manque deux après ça tu pourras rentrer
Caprice : moi je me sens déjà mieux hein
Samuel : c'est ce que tu crois.
Mégane : euhhh docteur est ce qu'elle pourra continuer le traitement en indigènes c'est ma mère qui le recommande
Samuel: oui pourquoi pas. Je connais quelqu'un qui le fait très bien si vous voulez je vous passe son numéro
Mégane : ah oui ça nous facilitera la tâche merci beaucoup
Samuel : de rien. Bon je vous laisse je passerais après
Samuel est sorti
Caprice : il est trop gentil mince
Mégane : c'est pour ça que tu n'arrêtais pas de te regarder tu n'as même pas honte
Caprice : honte que j'ai tué qui. En plus d'être gentil il est super beau. Tu l'as senti hummm son parfum est juste un délice on sent que ça coûte cher.
Mégane : hummm
Caprice : tu fais hummm pourquoi, parle
Mégane : je n'ai rien à dire.
Caprice : j'ai fais quoi de mal donc on ne peut plus apprécié quelqu'un.
Mégane : il y a pas de soucis tu es libre tata. Repose toi moi je vais travailler un peu
Caprice : tu peux partager ta connexion s'il te plaît.
Mégane : si ça peut te faire ne plus fantasmer sur ton docteur ok il y a pas de problème
Caprice : hahahaha n'exagère pas je ne fantasme pas sur lui. Vraiment pas, j'apprécie son travail c'est rare de voir un médecin si appliqué
Mégane : le mien l'es donc ce n'est pas rare
caprice : si tu le dis. Merci pour la connexion
Mégane sort sa machine de son sac et va la brancher elle revient s'asseoir
Mégane : laisse moi maintenant travailler
Caprice : ok.