Dans la pénombre de cette petite chambre de motel très miteux. J'entrevois sa silhouette et son odeur masculine emplit mes narines, se mêlant à celle de tous le rhum brun que nous avons englouti au cours de la soirée.
Tout est très flou. Son visage, ses traits... son corps musclé et viril.
Il me déshabille doucement, faisant passer mon tee-shirt par-dessus ma tête, puis dégrafant mon jean pour le baiser. Docilement, je lève un pied, puis l'autre...
Je suis bien décidée à me donner à lui ce soir.
Je ne veux pas mourir sans avoir vécu ce grand frisson.
Et puis, il n'est pas un inconnu... c'est un homme que j'ai appris à aimer et respecter au cours des dernières semaines.
Satisfait par ma docilité, il se rapproche de moi, son poitrail viril bien ferme frôlant ma poitrine à la brassière délicate à travers le tissu de son propre teeshirt. Lentement, ses bras musclés m'encerclent et ses mains viriles dégrafent avec savoir-faire ma brassière dans mon dos.
Son menton appuyé au sommet de ma tête, il me serre dans ses bras ainsi, durant un court moment. Je le sens trembler légèrement, tous ses muscles bandés. À travers son jean, je peux aussi sentir son sexe en érection.
Il se fait violence pour brider ses propres désirs. Ne pas aller trop vite!
Il me pousse à reculer tout doucement en direction du lit. Je vacille et la pièce me semble tourner un peu lorsque je tombe à la renverse sur le lit.
Au pied du lit, et son ombre géante me couvrant, il retire lentement son tee-shirt, m'exhibant ses pectoraux bien fermes et ses abdos bien musclés.
Il a la classique palette de chocolat.
Des abdos en béton!
Tout ce qu'il faut, là où il faut, quoi!
Il peut sentir mon regard appréciatif. Il bombe le torse, défaisant la boucle de sa ceinture.
Il la jette sur le lit près de moi, de manière un peu théâtrale et ensuite il déboutonne son blue-jean taché de peinture et de ciment qui forme des couches poussiéreuses. Eh oui! Mon amant n'est qu'un travailleur de la construction! Le superviseur... rien de très glorieux quoi!
Bientôt, il ne lui reste que son caleçon, sa bite y faisant une énorme bosse!
J'écarquille alors les yeux et je déglutis fortement.
Est-ce que c'est toujours aussi gros que ça?
Ou si c'est lui qui fait une taille extralarge!?
Un sourire arrogant flotte à la commissure de ses lèvres, face à ma réaction. Lentement, il s'agenouille au pied du lit et le matelas s'enfonce. Penché sur moi, il s'approche telle une panthère sur le point de fondre sur sa proie. Du coin de l'œil, je le vois prendre d'une main la ceinture sur le lit et mon cœur bat alors un peu plus vite.
Que va-t-il me faire avec cette ceinture?
- Ferme les yeux! ordonne-t-il brutalement.
Je lui obéis sans réfléchir. Il se saisit alors de mes poignets et les relève au-dessus de ma tête, vers la tête de lit en fer forgé de cette chambre de motel miteux.
Je pousse un petit cri de souris:
- Ah... mais qu'est-ce que vous faites ?
J'entends son rire sarcastique et son souffle chaud sur ma nuque:
- C'est bien ce que tu voulais, non? Que William Fairsight te fasse vivre le grand frisson!
Hein quoi? William Fairsight? Le type qui avait défrayé la manchette l'an dernier? Le sadique sexuel!?
"...c'que je voulais!" Mais qu'est-ce qu'il raconte!?
J'essaie de bouger. De résister. Mais son corps est sur moi. Il écarte mes jambes sans le moindre effort et il cajole mon sexe à travers ma culotte, relevant la tête et me toisant du regard.
Il a alors un sourire en coin.
Je mouille déjà pour lui, si ce n'est pas charmant!
Je me sens frustrée de mon propre corps qui me trahi!
Je suis sa proie et je ne peux rien y faire!
Mais où est passé ce type ultra sympathique avec lequel je blaguais si souvent dans les dernières semaines? Celui qui me remerciait pour la citronnade bien glacée et se régalait des tranches de melon d'eau que je leur offrais si souvent à lui et aux autres bénévoles?
On dirait qu'il s'est envolé.
Il ne reste plus que cet homme plein de sarcasmes.
C'est Docteur Jekyl and Mister Hide!
En contraste de son cynisme, ses mains caressent mon corps fiévreusement et je me sens de plus en plus excitée, malgré cette situation hautement dangereuse qui n'est plus du tout à mon avantage.
Il prend un de mes seins dans sa bouche et le suce très tendrement. Puis soudain, un éclair de malice passe dans son regard et il commence à le mordiller!
- Ah! Non! Pitié! Ne me faites pas de mal!
Mais rien n'y fait. De son autre main, il pince mon second sein entre ses doigts, en manière de me semoncer, moi qui menaçais de me rebeller. Aussitôt que je cesse de me débattre, je peux sentir sa satisfaction, lui qui continue de mordiller mon sein droit, les yeux levés légèrement sur moi et appréciant visiblement mes petits couinements de douleurs!
Les rumeurs sont vraies!
William Fairsight est un sadique qui prend son plaisir à torturer ses partenaires sexuelles!
Je le supplie d'une voix étranglée:
- William... Soyez plus doux! S'il vous plaît!
Il se raidit un court moment et semble envisager ma requête. Je crois alors faussement qu'il va m'épargner quand il délaisse mon sein droit... mais tout de suite après, il empoigne fermement le gauche pour mordiller et bien l'abuser lui aussi!
La bouche sur mon sein gauche, il me donne un ordre de sa voix grave.
Celle d'un chat qui savoure sa proie.
- Maître!
Je lui jette un regard embrasé. S'il pense que je vais l'appeler comme ça! Non, mais pour qui il se prend?
William paraît très amusé par ma petite mine farouche qui ne le rebute aucunement.
- Hmmm... tu joues les difficiles... huh? Moi ça m'va! J'aime bien mater les soumises indisciplinées!
Ragaillardi par ma rebuffade, il ne délaisse mes seins abusés que lorsqu'il se satisfait d'en trouver les petits bouts bien durs et bien violacés de douleurs. Ses lèvres se mettent alors à courir fiévreusement sur ma peau alors qu'il descend en direction de mon bas-ventre.
Pourquoi est-ce que j'en ressens autant de plaisir, à chaque effleurement de ses lèvres sur mon corps ?
Cette douleur, sur le bout de mes seins, en est presque devenue érotique!
Je dois être anormale!
C'est sans doute ça!
Je ne suis pas normale!
Lentement, il descend ma culotte d'une main. Penché au-dessus de moi, agenouillé entre mes cuisses, qu'il n'a aucun mal à ouvrir ma résistance faiblissant de plus en plus au gré de ses attouchements qui attise un feu en moi.
Un feu qui n'avait jamais encore été allumé avant cette nuit!
Le grand blond observe mon sexe avec un plaisir non feint. Il sort sa bite énorme de ses boxers et il commence à se masturber en admirant ma chatte, caressant les petits poils frisottés de mon épilation bikini de son autre main.
Après avoir bien savouré la douceur de mon sexe, la délicatesse du petit duvet blond qui le couvre... William se penche de côté et, lui qui est si grand, il étire son bras pour prendre un condom dans la poche arrière de son pantalon sur le sol.
Devant moi, il le déroule sur son pénis au gland si énorme et tout rouge gorgé de sang.
Je ne peux m'empêcher de fixer sa bite bien dure et bien grosse avec appréhension.
Est-ce que ce truc peut vraiment s'incérer dans ma petite chatte si délicate???
Je me sens tellement intimidée soudainement que je rentre la tête dans mes épaules!
Je voudrais me sauver.
Finalement, je n'ai peut-être pas choisi la bonne personne pour ma première fois!
Ce monstre géant va me défoncer la chatte!
Mais je suis attachée à la tête de lit. Je voudrais fermer les cuisses, mais il les a ouvertes toutes grandes et se tient agenouillé entre celles-ci.
Un de ses doigts se glisse dans ma chatte humide alors qu'il savoure cette expression indignée sur mon visage.
- On fait un peu moins la fière, maintenant... huh!
Je fronce les sourcils.
La fière?
J'ai l'impression qu'il y a un malentendu entre nous.
Quand est-ce que je me suis montrée hautaine envers lui !?
Les bravades et l'arrogance, ce n'est pas du tout mon truc!
Non. Moi j'aime passer inaperçue.
Dans la vie privée, je suis aussi très introvertie, très timide... et surtout très très très vierge!
Mais dans l'excitation du moment, je n'arrive qu'à bégayer des paroles incompréhensibles, le suppliant d'y aller en douceur.
Autrement, je n'y survivrais pas!
Mon cœur est si fragile!
Il se penche de nouveau sur moi, désireux de me pénétrer. Non! Je dirais même qu'il en est impatient! Mais dès l'instant où sa bite tente de se glisser dans ma chatte qui mouille bien malgré moi... l'homme viril s'immobilise dans cette drôle de position.
Appuyé sur ses coudes les mains de chaque côté de mon visage, il plonge son regarde perçant au fond de mes pupilles dilatés.
Son regard sur moi se transfigure... il passe de la sévérité presque cruelle à l'incrédulité.
- Pourquoi ne m'as-tu pas dit que tu étais vierge!?
Il en est très indigné. Comme si j'avais commis un crime impardonnable. Je ne peux soutenir ce regard accusateur, alors je détourne les yeux honteusement.
Je lui refais la même demande, d'une voix toute petite:
- S'il vous plaît! Allez-y plus doucement...
Il prend mon menton dans sa main et tourne mon visage vers lui.
Cette fois, son regard me parrait empli de douceur.
Tellement que j'en ai le souffle coupé.
Cet homme est tellement beau que c'en est criminel!
- Baby, je serai très tendre, je te promets!
Sa voix grave est si suave, si affectueuse, si douce... que je sens mon cœur bondir dans ma poitrine.
Je ferme les yeux de nouveau, cherchant à maîtriser mes émotions.
Manquerait plus que je perde connaissance dans un moment pareil!
De quoi aurais-je l'air ?
Il étire un bras en direction de mes mains attachées et il défait la ceinture qui retenait mes poignets à la tête de lit. Doucement, et ne me quittant pas des yeux, il les masse en douceur afin d'activer la circulation sanguine.
Enfin, il entrelace nos mains ensemble de chaque côté de ma tête sur l'oreiller, et il continue sa progression.
Me pénétrant cette fois millimètre par millimètre, tout en douceur.
Tellement en douceur!
Tendrement!
Si tendrement!
La douleur se transforme doucement en plaisir...
Tellement de plaisir que je sens que mon cœur va éclater!
Elle est toujours dans mon esprit.
La Vanilla Girl!
C'était l'été dernier. Dans le mois le plus chaud. Le mois de juillet. À Orlando, il peut faire jusqu'à 36 degrés au soleil, en juillet. C'est aussi une chaleur très humide, presque étouffante!
Effectuer des travaux de construction dans ces conditions est presque intolérable!
Cependant, en collaboration avec la ville, nous avions mis en place un programme de revitalisation des quartiers pauvres. Afin de donner l'exemple à mes employés, je donnais moi aussi du temps bénévolement, même à titre de PDG d'une grande firme d'architecture...
Durant que nous bossions au gros soleil de la Floride, il y avait toujours cette fille... La Vanilla Girl... Elle nous apportait des boissons fraîches et des fruits coupés lors de nos pauses.
Jamais une tranche de melon d'eau ne m'avait autant paru alléchante!
Cette fille était plus jeune que moi d'au moins dix ans. Je lui donnerais maximum 22 ou 23 ans. Elle était toute petite et toute menue. Pas plus de 1,5 mètre environ alors que moi je fais un peu plus de 1,8 mètre. Elle portait toujours un de ces tee-shirts ridicules aux oreilles de Mickey Mouse avec un jean taille basse gris délavé super sexy et parfois aussi une grosse ceinture à boucle rose. Elle avait aussi fait cette queue de cheval qu'elle rentrait dans sa casquette de Disney land. Parfois, elle portait aussi ces lunettes fumées roses en forme de cœur, lorsque le soleil tapait trop fort.
Une vraie Vanilla Girl quoi!
Ou si vous préférez, la fille d'à côté tout innocente et super gentille que tout le monde apprécie.
Pas du tout le genre de fille que je fréquente ordinairement.
D'autant plus qu'elle n'avait aucun intérêt pour mon statut ou mon rang social. Encore moins, les millions que j'ai en poche!
La Vanilla Girl ne faisait d'ailleurs aucune distinction de classe ou de rang social.
Que ce soit mon vieux chef de chantier ou encore cette gamine du quartier un peu insolente, qui ne cessait de venir nous harceler de questions, ou bien cette vieille recluse à qui tous les résidents du quartier avaient conféré le titre de "folle aux chats"... La Vanilla Girl leur donnait le même service.
Un traitement plein de chaleur humaine et de belle humeur.
Je trouvais donc cette fille très sympathique.
Comprenez bien que cela n'avait rien de sexuel. Vanilla Girl et moi n'étions pas du tout dans la même ligue. Je ne me serais jamais intéressé à elle en temps normal.
Cependant, j'appréciais beaucoup le fait qu'elle me traitait de la même manière que tous les autres...
Je savais bien au fond de moi que c'était parce qu'elle ignorait que j'étais le grand patron.
Le big boss!
Le richissime PDG d'une entreprise qui fait des millions en profit annuellement.
Bientôt, mon entreprise va même franchir la barre du milliard de dollars. C'est d'ailleurs sur toutes les lèvres des gens d'affaire de notre très bel état de la Floride.
Mais dans ce quartier très pauvre que nous tentions de revitaliser, je n'étais que Will, le mec qui supervise les bénévoles sur le terrain! Alors normal que cette fille ne cherchait jamais à me séduire, ni à se déhancher devant moi sans arrêt, son pichet de limonade toute fraîche dans la main, comme le font si souvent les serveuses devant moi, dans les restaurants ou dans les pubs du quartier d'affaires de la ville d'Orlando.
Alors... vous n'imaginez pas ma déception quand on m'a dit le contraire!
Quand j'ai réalisé que cette fille à l'air tout innocent m'avait entubé!
Elle n'était pas différente des autres femmes.
La Vanilla Girl était seulement plus sournoise!
C'est du moins ce que mon frère m'a rapporté ce fameux soir...
C'était le dernier soir... et nous en avions enfin terminé les travaux de revitalisation de ce quartier. L'an prochain, ce serait le tour d'un autre des quartiers pauvres de cette ville.
Afin de les récompenser, j'avais décidé d'inviter tous les bénévoles de ce projet communautaire dans un pub local.
Un pub irlandais bien sûr, puisque je le suis moi-même!
Je payais la tournée à tout le monde.
- Qui commande du rhum brun dans un pub irlandais! s'était offusqué le tenancier.
Moi-même! Hé! Hé!
J'adore le rhum, que voulez-vous!
N'empêche que ce soir-là, le rhum et le bon vieux scotch irlandais coulaient à flots.
J'étais donc déjà plutôt éméché quand mon frère Jason est venu vers moi, d'un pas titubant, et la voix pâteuse, me tirant par la manche de mon blouson en cuir, pour attirer mon attention.
- Hey bro!
- Hmmmm?
- Tu sais cette fille... la Vanilla Girl que tu trouvais super cute?
Je lève un sourcil interrogateur.
- Figure-toi donc qu'elle n'arrête pas de se vanter auprès de ses amies qu'elle arrivera à te séduire pour que tu lui passes un jour la bague au doigt!
J'en fus bien sûr très surpris.
Cette fille me semblait tellement innocente et fragile! Mais mon frère a bien insisté, me pointant un groupe de filles du doigt et me disant qu'il les avait entendues en parler entre elles, quand il revenait des W.C.
Suivant son regard, j'ai tout de suite reconnu parmi ces filles Siena Eddington... elle était accompagnée de son groupe de "bitchs" habituelles. Toutes des étudiantes universitaires, et aussi toutes des filles membres de leur stupide sororité des "Kapa-Alpha-Tango"... ou je-sais-plus-quoi!
J'étais en mesure de parfaitement les reconnaître, parce que ces "chicks" ont déjà eu maille à partir avec mon ex-copine! Même qu'elles lui font toujours la vie dure, au gym où elle travaille!
Un peu plus loin se tenait la Vanilla Girl, semblant quitter le groupe et s'éloignant d'un pas vacillant pour aller prendre un peu d'air à l'extérieur sans doute.
- T'es sûr de c'que tu dis?
Une octave plus grave, ma voix était alors très coupante et menaçante.
Même mon propre frère frissonne de terreur quand j'utilise ce ton.
Donc vous imaginez bien que les clients autour se sont automatiquement éloignés de nous de quelques mètres! Intimidé par ma carrure imposante et ma colère qui menaçait d'éclater, mon frère m'a répondu d'une voix mal assurée:
- Euh... bah ouais... Je les ai entendus en parler... enfin quoi!
J'aurais tellement dû me douter que son soudain manque d'assurance était suspect. Mais quand je vois noir, je vois noir! Tout le monde le sait dans ma famille... et même au bureau, mes employés rentrent dans le mur quand ils sentent que je me suis levé du pied gauche!
Donc, immédiatement après que mon frère m'avait donné cette confirmation, l'atmosphère s'était refroidie autour de moi.
J'avais déposé mon verre avec fracas sur le comptoir du bar, pour retirer mon blouson en cuir et ordonner à mon frère de me le garder. Il pouvait aussi ramener ma Corvette à la maison... parce que j'en avais pour la nuit! lui avais-je annoncé, faisant craquer les os de mon cou, puis ceux de mes doigts.
Le combat allait débuter.
Dans le coin droit du ring, la Vanilla Girl!
Dans le coin gauche, moi William Fairsight, Super Vilain en puissance!
Une main dans une poche, et marchant avec nonchalance, je me dirigeais déjà vers la sortie du bar, à la poursuite de cette jeune impertinente.
Cette nuit même, j'allais la défiler!
Lui faire découvrir ce que c'est que de faire l'amour avec William Fairsight.
Homme d'expérience et sadique confirmé!
J'allais lui faire vivre des émotions qu'elle ne pouvait même imaginer!
Alternant entre plaisir et douleur érotique, je la torturerais si délicieusement, encore et encore... la poussant au bord du gouffre sans jamais lui permettre d'atteindre l'orgasme!
Quand j'en aurais fini avec elle, cette Vanilla Girl me supplierait de la laisse enfin jouir!
Et moi je ne le lui accorderais pas!
Elle comprendrait alors ce qu'il en coûte de chercher à tromper William Fairsight!
AH! Ce serait sa punition pour avoir voulu me séduire.
Pour avoir joué les demoiselles innocentes avec un homme comme moi!
Un dominant de mon expérience très très sadique et très très sournois!
Je n'avais simplement pas prévu que mon idiot de frère avait très très mal évalué la situation.
C'est sans doute parce que lui-même était soûl comme une botte!
Oui, car, figurez-vous que cette fille était vierge!
Qui aurait cru que le grand William Fairsight serait un jour vaincu par une petite Vanilla Girl!
Oui parce que du moment où j'ai compris qu'elle était vierge... tous mes sombres projets de tortures si délicieuses se sont évaporés dans mon esprit!
Envolé aussi, mon désir de me venger!
Je suis peut-être sadique, et même très tordu! Mais pas au point de prendre avantage d'une petite vierge tout innocente!
Ce serait comme d'écraser une souris avec un bazooka. Ou donner un coup de pied
à un p'tit chiot sans défense!
Cette fille n'était qu'une victime après tout, je l'avais bien compris!
Victime de la cruauté féminine!
Comment je sais que cette fille est une victime?
Si vous ne me croyez pas, vous pouvez le lire par vous-même!
C'est écrit ici noir sur blanc dans ce rapport que j'ai ENFIN reçu par courriel et que je viens de relire pour une énième fois en rentrant au boulot ce matin!
Je me sens d'autant plus frustré de l'avoir laissée filer le lendemain matin.
Si seulement j'avais pris son numéro pour pouvoir la compenser... ou même eu la chance de me montrer à elle sous un meilleur jour!
À mon réveil le lendemain de nos ébats, elle était toujours étendue dans ce lit, près de moi... Ses cheveux blond cendré étalés sur l'oreiller autour de son doux visage et son corps si délicieusement abusé par moi en ayant conservé les marques par endroits.
Maintenant que mon esprit était enfin dégrisé, j'avais retrouvé enfin mon esprit rationnel et j'étais d'autant plus en mesure de savourer toute sa beauté si fragile. La tendresse de sa peau au teint de porcelaine, la finesse de ses traits, jusqu'à ce petit nez retroussé! Il émanait de ma Vanilla Girl une beauté purement angélique qui exultait par tous ses pores de sa peau si douce!
Je ris sarcastiquement en moi-même dans mon grand bureau au sommet de ma tour d'ivoire!
Normal qu'elle m'ait paru si délicate!
Kalinda Jones n'a même jamais vu le monde!
Elle ne peut donc en être teintée! me dis-je en moi-même de manière cynique, riant de ma propre stupidité!
Moi seul ai défilé ce petit ange de douceur.
Dire que sur le moment, je n'en ai ressenti que du bonheur.
Pendant qu'elle dormait encore, j'étais allé prendre une douche. Mais non sans manquer de texter mon frère pour qu'il nous apporte le petit-déjeuner, et surtout avec la ferme intention de me rattraper et de donner une meilleure image de moi à ma dernière conquête sexuelle.
Mais quand je suis revenu de la douche, ma serviette autour du corpsm tout frais et tout propre... ne se trouvait plus dans cette chambre de motel que mon frère Jason!
Lui qui était arrivé avec les croissants et les cafés, avait même croisé la Vanilla Girl qui partait en entrant, mais il n'est même pas venu l'idée à cet imbécile de la retenir!
Et devinez quoi?
Le nom qu'elle avait donné à la réception de ce motel minable quand nous nous sommes inscrits?
FAUX. Archifaux!
Kary Pierce n'existe pas!
Quant aux caméras de ce motel, elles étaient défectueuses précisément ce soir-là. Que c'est une drôle de coïncidence, non!
Désirant rattraper son erreur, mon frère a enquêté autant comme autant... mais il ne trouvait rien. Nada! Ah non c'est faux! Il a trouvé une certaine Kary Pierce faisant du "voice acting" pour des films doublés et des animés! Mais cette personne serait une vieille dame dans la soixantaine qui ne répondait pas du tout à la description que mon frère leur avait faite!
Quant aux autres bénévoles, et même les gens de ce quartier... personne ne la connaissait ni d'Ève ni d'Adam! Ou alors c'est qu'ils ne voulaient rien dire.
Ce n'est qu'après quatre mois et au prix d'efforts surhumains et de recherches infructueuses que je me suis tournés vers une de mes connaissances, Maxime Kellogg, un hacker confirmé... Enfin! Je devrais plutôt dire qu'il me faisait du chantage, étant en possession d'informations de premières mains, affirmait-il, sur ma Vanilla Girl. Si vous saviez ce que j'ai dû promettre à ce nerd pour qu'il me file enfin les informations que je désirais!
Mais cela en valait la peine! Parce que Kellogg ma fournie le dossier complet de la personne que je recherchais!
Malgré tout le chantage qu'il m'a fait et les avantages qu'il m'a soutirés... je lui suis tout de même reconnaissant. Parce que sans Kellogg, je n'aurais jamais su sa véritable identité.
Je fume littéralement en relisant les informations plus que complètes que m'a fournies le hacker.
Ma Vanilla Girl a des ennuis.
Par ma faute!
En effet, tel que je le soupçonnais, cette histoire que m'avait racontée mon frère dans ce bar... comme quoi ma Vanilla Girl n'était qu'une petite arnaqueuse qui désirait que je lui passe la bague au doigt... Tout ça n'était qu'une machination, un piège qui lui était tendu par son horrible sœur, Tania Jones, avec la complicité de toutes ses autres filles jalouses sans doute de sa beauté!
Moi, William Fairsight, pervers sadique reconnu dans la ville d'Orlando... je suis devenu sans le vouloir l'instrument de leur vengeance, grâce à mon imbécile de frère!
L'objectif était bien sûr de défiler sa pureté et de la traîner dans la boue.
Kalinda Jones est la fille adoptive de Godrick Jones, un riche propriétaire d'une chaine de spa beauté de la région. Cependant, malgré que son père soit très riche, elle vit son étonnement dans un des quartiers les pauvres de la ville!
Ce même quartier en fait que nous revitalisions en juillet dernier.
Normal que personne n'ait voulu rien me dire à son sujet! Les résidents de ce quartier apprécient son bon voisinage et son cœur en or, alors ils la protègent des attaques de personnes aussi viles et cruelles que moi!
Le genre de personnes cruelles et malicieuses que sont tous les membres de sa famille adoptive!
Le rapport débute d'ailleurs par une bien triste histoire sur le passé de Kalinda, que ses parents adoptifs ont chassé de leur domicile quand elle n'avait que dix-huit ans!
Ce serait survenu à la suite d'un conflit entre les deux sœurs. Soi-disant que Kalinda aurait ruiné les chances de sa sœur cadette dans l'obtention d'un rôle à la télévision...
Kalinda se serait présentée à la même audition, après avoir supposément ruiné la robe que devait porter sa jeune sœur lors de cette même audition...
Évidemment, toujours selon la mère adoptive et la sœur cadette... c'est pour cette raison que Kalinda aurait été choisie au détriment de sa jeune sœur Tania pour ce rôle!
Les parents adoptifs l'auraient alors jugée comme une fille ingrate. Après l'avoir recueillie chez eux, nourrie, éduquée, vêtue... Kalinda osait faire un coup pareil à sa jeune sœur! s'en outrageaient-ils.
Selon ce rapport, et surtout selon l'ancienne manager de Kalinda, elle a eu beau dire et se défendre et même démontrer que ce n'était en rien sa faute, que ce n'était une machination... Godrick Jones lui a montré la porte!
Elle était majeure, non?!
Il n'était donc plus tenu de voir l'héberger! Ni de la nourrir. Ni de l'entretenir!
Au dire de la manager de cette petite agence d'artistes très réputée dans la région, cet événement a tant affecté ma Vanilla Girl à l'époque qu'elle s'en est trouvée souffrante et qu'elle a dû renoncer à ce rôle qui était tant convoité par tous!
De ce que je comprends, cela est dû à une faiblesse de son cœur, qui était déjà fragile en raison d'une maladie congénitale... Le résultat en fut que finalement, Kalinda n'a jamais pu jouer ce rôle dans le drama en question, comme sa santé était de nouveau fragile.
L'agence d'artistes sous laquelle elle avait signé a même résilié son contrat, sans doute sous la pression de sa famille adoptive, des gens riches et quelque peu influents' Il faut dire aussi que Tania Jones était aussi une autre artiste signée par cette agence. Et comme elle semblait avoir davantage la faveur de leurs richissimes parents, en comparaison de sa sœur adoptive... le choix était vite fait! L'agence a donc suivi les recommandations de l'ancien manager de Kalinda, qui recommandait de mettre fin à son contrat. Ils n'avaient même pas besoin de lui payer la compensation dû à ce problème de santé dont elle avait omis de leur mentionner!
Quels salopards ceux-là!
Stardom Empire, hein? Je vais me souvenir de cette compagnie!
Je vais leur faire payer cher d'avoir si mal traité ma Vanilla Girl!
Je vais les ruiner. Oui! Tous les ruiner!
Mais ce n'est pas le comble de l'insulte!
Oui parce que, devinez qui a repris le rôle délaissé par Kalinda et qui pourtant lui revenait de droit?
Tania Jones, bien entendu! La petite princesse tant adulée par le couple!
Je n'arrive pas à croire que Godrick Jones se soit laissé prendre par une machination aussi flagrante, exécutée par la mère et la fille de manière si sournoise!
De vraies vipères, celles-là!
Même moi, qui connais à peine ma petite Vanilla Girl, je ne croirais jamais une histoire pareille! Mais Godrick Jones est un homme extrêmement croyant. Un baptiste plus précisément et aussi un républicain pur et dur. Il ne permettrait jamais que personne, je dis bien personne, n'entache sa réputation.
J'imagine aisément ce que ma petite Vanilla Girl a dû ressentir, quand elle fut chassée de sa propre maison à l'âge de seulement dix-huit ans, et qu'on l'obligea à voler de ses propres ailes!
Et ce que je viens de vous donner n'est qu'un exemple parmi tant d'autres!
En effet, je peux lire dans ce rapport très complet que bien d'autres conflits sont survenus avant et après cette histoire... Progressivement, Godrick Jones a retiré un à un tous ses appuis envers sa fille aînée en faveur de sa fille cadette, à commencer par les études qu'il lui payait en art dramatique ou ce manager d'une agence d'artistes à qui il avait confié le développement de la carrière de ses deux filles... et ensuite ce furent ses frais de subsistance qui lui furent coupés...
Et enfin - comble du comble! - ses frais médicaux qu'il refuse à présent de défrayer depuis juillet dernier.
Juillet dernier.
La date fatidique de ma très grande erreur!
La date où j'ai souillé sa pureté.
Il ne m'est donc pas très difficile de deviner que j'en suis le fautif.
Si Godrick Jones a renié pour de bon sa fille aînée, c'est par ma faute!
En effet, de même que certains autres républicains purs et durs, Godrick Jones n'a jamais caché son dégoût et son mépris envers moi, qui n'a jamais nié mon appartenance au mode de vie BDSM, et ce, chaque fois que nous nous croisions dans des banquets ou des dîners officiels.
Depuis que je fus frappé par un scandale à ce sujet l'an dernier et que cette vilaine rumeur circule toujours, concernant le fait que je serais un pervers sadique qui aime s'adonner aux jeux sado/maso avec ses partenaires sexuelles... rumeur que je n'ai jamais contredite... des hommes d'affaires de son engeance, des républicains très traditionalistes pour la plupart, refusent de faire appel à mon entreprise.
Je crois même que ceux-ci ont organisé une sorte de boycottage avec l'assentiment du gouverneur de notre bel État de la Floride, lui aussi un républicain, ainsi que de toutes ces bonnes gens qui n'hésitent jamais à médire de moi dans mon dos!
Personnellement, je n'en ai que faire!
Je ne désire aucunement avoir parmi ma clientèle des gens aussi étroits d'esprit!
D'ailleurs, ceux de mes clients qui sont dans le mode de vie BDSM sont les plus gros clients. Ils sont aussi ceux qui me passent les commandes les plus coûteuses. Et eux, ils s'en foutent royalement que j'aime flageller des femmes ou leur planter des aiguilles dans les mamelons lors de mes parties de jambes en l'air!
Même qu'à choisir entre deux firmes, ils préféreront toujours la mienne, justement parce que je ne les juge pas!
Cependant, ma petite Vanilla Girl est bien plus fragile que moi.
Elle ne peut se permettre de faire scandale.
Surtout si elle désire faire carrière au cinéma!
Mais il y a aussi une autre raison plus sérieuse...
En effet, elle souffre d'une maladie chronique.
Son cœur est fragile.
Sa voix douce me hante continuellement.
«Plus doux, soyez plus doux...»
«Mon cœur... ah... je n'en peux plus...!»
Moi qui croyais qu'elle était simplement submergée par les émotions en raison de son inexpérience! Je croyais aussi qu'elle me demandait d'y aller doucement en raison du fait qu'elle était vierge!
Mais en fait... en fait... Ahhhh!
Mon visage pâlit en songeant à ce qui aurait pu arriver si je n'avais pas réalisé son inexpérience... justement!
Si j'avais continué de la châtier comme je l'avais prévu au départ!
De la torturer si délicieusement!
Lisant un rapport médical, cette fois, j'agrippe ma souris si fort que je risque de l'écrabouiller!
Ma mâchoire se durcit en lisant que, à la suite de notre scandale sexuel de juillet dernier, qui lui fut exposé, ce salopard de Godrick Jones a même décidé d'arrêter de lui payer ses frais de traitements et sa médication!
Tout cela par ma faute.
Parce que j'ai entaché sa pureté.
Môsieur ne désire pas être associé à un homme comme moi, même par personne interposée!
Il me traite comme un pestiféré, et Kalinda aussi, elle qui fut ma plus récente conquête sexuelle.
Il faut le comprendre!
*sarcasme*
Après tout, Godrick Jones n'a pas adopté cette enfant, dès son plus jeune âge, pour ensuite l'élever et en faire ce petit singe savant tout obéissant qu'il apprécie tant... uniquement pour me voir MOI venir souiller et teinter sa pureté de mon aura très hautement satanique!
*sarcasme*
Alors qu'a-t-il fait quand la détestable sœur et l'encore plus horrible mère adoptive de Kalinda lui ont présenté les preuves indéniables de notre petite aventure d'un soir?
Il a renié Kalinda purement et simplement.
Elle ne fait plus partie du clan de Godrick Jones!
Mais, Kalinda a-t-elle seulement jamais vraiment fait partie de cette famille?
Permettez-moi d'en douter!
Entre Kalinda et Tania, sa sœur cadette... c'est deux poids, deux mesures!
Les meilleures écoles pour Tania... le tutorat à domicile pour Kalinda.
Lors des quatorze ans de sa chère petite princesse Tania, il l'a fait intégrer le meilleur programme d'art dramatique de la région d'Orlando.
Tania fut tout de suite encouragée dans ses aspirations, que ce soit pour la danse, pour le chant, pour la musique ou pour l'art dramatique! Lors de ses seize ans, Godrick Jones a même fait jouer de ses relations et investi dans ce foutu drama pour ados dont je vous parlais... afin que sa précieuse enfant puisse intégrer le casting après que Kalinda en fut elle-même exclue!
De son côté, Kalinda manifestait des talents artistiques dès son plus jeune âge. Mais elle n'a eu droit qu'à des tuteurs médiocres et des cours donnés à domicile sous la gouverne de madame Jones, qui prétextait le cœur fragile de Kalinda chaque fois, pour l'obliger à ne pas sortir de la maison... Kalinda a d'ailleur cessé de fréquenter les établissements scolaires peu avant l'adolescence, quand ses formes gracieuses ont commencées à se développer sans doute!
À la place, elle bénéficiait de tuteurs... Cours privés que son père a cessé de lui payer lorsqu'il l'a mise à la porte, à ses dix-huit ans!
En fait, depuis ce jour de sa majorité, Kalinda vit dans un appartement minable, d'un quartier tout aussi misérable... Elle occupe aussi un emploi complètement nul!
Pendant ce temps, la carrière de sa sœur Tania s'est développée et elle a déjà obtenue plusieurs rôles dans des films et des séries à la télé, grâce à son gentil papa qui aime bien sponsoriser tous les shows où elle apparaît!
Dans ces circonstances, il est difficile à croire que pour Godrick Jones, l'adoption de Kalinda Jones, à l'âge de deux ans, aie déjà été autre chose qu'une œuvre charitable, histoire de bien paraître devant sa bande de vieux amis du parti républicain à la morale si parfaite!
Parvenu une nouvelle fois au bout de ce document qui me donne envie de vomir... j'abaisse l'écran de mon portable avec mauvaise humeur.
J'appuie sur le bouton de l'interphone et j'aboie des ordres à mon assistant personnel, qui se trouve aussi à être mon idiot de frère!
- Jason! Je veux l'emploi du temps complet de Kalinda Jones pour les trois prochains mois à venir!
- Oui boss! Je te l'envoie sans faute d'ici une heure! s'exclame alors Jason avec ferveur à l'interphone.
Mon frère sait qu'il a merdé.
En me répétant les mensonges de cette bande de femmes si cruelles ce soir-là, il a fait de moi une arme chargée pour annihiler Kalinda Jones.
Une arme qui l'a touchée droit au cœur.
Un cœur fragile qui non seulement ne recevra jamais cette transplantation qu'elle espérait tant... mais qui n'a même plus les moyens de payer ses frais médicaux!
Je ferme les yeux, tentant de garder la tête froide.
Si jamais il arrive quelque chose à cette petite Vanilla Girl à cause de moi... je ne me le pardonnerai jamais!