PRÉFACE
PDV Omniscient- Los Angeles- Dix-neuf ans avant
Un homme et une femme sont face à face. L'homme le plus âgé prend la parole.
- Tu ne comprends pas, c'est très dangereux. Personne, ne doit savoir qui elle est, apprenez lui à se méfier de tout. Et surtout, apprenez lui à les contrôler. Il commence, affolé.
- Mais papa, elle vient à peine de naitre, comment peux-tu être sûre qu'elle est comme nous? Aussi bien elle est normale, et ne te tracasses pas, je lui apprendrais tout, Timothy m'aidera. Essaye de le rassurer sa fille.
Croissant ses bras, le vieil homme la toise sérieusement.
- Ma chérie, ne me dis pas que tu n'as pas senti l'énergie qu'elle a dégagé en naissant. Un enfant croisé de toi et de Timothy ne peut qu'être puissant, elle détient vos deux pouvoirs réunis, et sache que c'est énorme pour un seul individu et surtout pour une femme. Je ne pense pas qu'elle sera capable de tout contrôler. Il continue, voyant que sa fille ne craque pas.
- Comme tu le dis, tu ne penses pas mais tu ne le sais pas. Mais admettons qu'elle soit comme nous. Je crois en elle, et si elle a autant de volonté que son père elle le pourra. Annonce t-elle un peu plus sèchement qu'elle ne le voudrait.
- Je te fais confiance mais apprends lui à se contrôler, elle pourrait tout détruire sans en être consciente. Il conclut, avec l'espoir que sa confidence soit entendue.
- Oui papa, j'y veillerai. Mais elle y arrivera, je le sais. Répond la jeune femme avec fermeté.
- Une dernière chose avant que je reparte mon enfant. Ne lui dis pas tout, au moment venu, elle découvrira tout. Annonce le vieil homme, énigmatiquement.
- C'est à dire? Elle demande, perdue.
- Explique lui qui elle est mais pas d'où elle vient, apprends lui les bases, mais la vraie puissance et la véritable connaissance, elle la découvrira lorsqu'il sera temps. Il explique avec douceur.
- Et quand ce temps viendra t-il? Continue t-elle, toujours dans le brouillard.
- Nul ne le sait. Au revoir ma fille, je t'aime. Il achève avec un air meurtri par la tristesse de devoir déjà quitter sa fille.
- Moi aussi papa. Dis bonjour à maman pour moi. Je t'aime. Elle lance, à deux doigts de lâcher les larmes qui lui montent aux yeux face à lui.
Le spectre du père disparaît instantanément, laissant une jeune femme dépassée par les événements sur son lit en pleurs. Son défunt père vient de venir lui rendre visite sous forme de spectre pour la prévenir.
Son regard se baisse sur le jeune bébé qu'elle tient dans ses bras.
Un sourire se dessine sur ses lèvres en voyant l'enfant dormir à poing fermé, souriant naturellement.
- Ho mon ange, j'espère de tout cœur que grand-père se trompe sur ton compte. Elle essaye de se rassurer en berçant sa fille.
Mais malgré cela, elle sait bien que son père à raison. À sa naissance, c'est dire quelques heures auparavant, elle l'a ressentie cette énergie dégagée, toute la puissance présente dans la pièce qui ne pouvait provenir que du nourrisson. Et même sans l'aide de son père, elle sait une chose.
Elle sera très puissante.
Trop puissante.
_________
PDV Céleste Prince- Los angeles-
Je cours, je cours. Toujours plus vite, ils vont me rattraper, je ne peux pas les laisser faire. Je ne peux même pas me transformer, c'est trop risqué ici. Je regarde en arrière et vois les deux hommes qui me suivent depuis ce matin et que j'essaye de semer depuis plus de 10 minutes de course à pied. Le problème qui se pose maintenant c'est que eux sont entraînés, et moi mise à part mes quelques heures de course à pied de 4ème - ce qui remonte à bien des années - , je ne suis pas entraînée à courir longtemps et vite. Encore moins dans une ville que je ne connais pas.
Que faire face à des mecs qui vont plus vite que vous, sont plus endurants et qui connaissent la ville dans tous ses recoins? Bah moi j'essaye, j'ai bien dis j'essaye de courir pour les semer.
Je tourne à gauche pour m'engager dans une petite ruelle assez sombre, qui pourrait me permettre de couper pour rejoindre l'avenue principale et demander de l'aide.
Mais lorsque j'aperçois le bout de la ruelle, le sourire vainqueur que j'avais disparaît immédiatement.
Je suis dans un cul-de-sac.
Un fucking cul-de-sac.
Des pas rapides se rapprochent alors que je me stoppe face au mur qui me piège avec ces hommes qui me veulent je ne sait quoi. Mais rien de bon, je le sens.
Les deux hommes se stoppent à environ un mètre de moi.
- Je pensais qu'elle allait être plus difficile à maitriser que ça. Limite trop facile. Ricane un homme dont je ne peux observer le visage.
Je me retourne vivement et lui réponds sèchement.
- Vous me voulez quoi? Je rétorque, comme si ils ne m'impressionnent pas.
En face de moi se tiennent non plus deux hommes mais bien cinq. Ils sont dans l'ombre mais je vois que c'est l'ombre la plus imposante qui parle.
- Regardez moi ça... Ta maman ne t'a jamais parlé de nous? Enchaine ce même individu.
Je recherche dans ma mémoire des choses que mes parents aurait pu me dire à propos de ses mystérieux hommes vêtus de noir. Mais rien ne me revient.
- Non, vous ne deviez pas être très important. Je soupire, essayant de dissimuler mon ignorance.
- Nous, pas important? Si tu penses que les personnes qui vont mettre fin à tes jours ne sont pas importantes, pense ce que tu veux. Il glousse, et de violents frissons s'emparent de moi.
J'avale ma salive difficilement, ils ont prévu de me tuer, rassurant.
Je me souviens de cette phrase que mon père disait toujours "Montrer à l'ennemie qu'il te fait peur, c'est comme lui prouver qu'il a gagné".
Je me ressaisis vite et me redresse vivement.
- C'est beau de rêver. Je grogne, sur la défensive.
- Si j'étais toi, je ne jouerais pas à ce jeu avec nous, Céleste Prince. Il lance, commençant à s'énerver alors que son rire se calme enfin.
Je les regarde et grimace légèrement. Comment connaissent-ils mon nom et mon prénom? Je viens juste d'arriver. Et même si je reviens sur un État dans lequel j'ai pas mal habité, comment arrivent t-ils à me suivre partout comme ils le font? Et puis pourquoi ma mère aurait du me parler d'eux? Je réfléchis. Peut être que ce n'est qu'une expression?
- Ne fais pas cette tête, depuis la mort de ta mère je ne fais que te chercher. Dommage pour elle d'avoir prononcé ton prénom dans son dernier souffle, j'ai tout de suite compris que tu lui étais importante. Il m'explique comme si il parlait de son dernier passage à la douche.
Il parle de ma mère.
C'est un sujet tabou pour moi, dès qu'on en parle je ne peux plus me contrôler.
L'homme qui était dans l'ombre tout à l'heure est maintenant en train de tourner tout autour de moi en me touchant les cheveux, mais je ne bouge pas. Non, j'essaye de canaliser mes envies meurtrières. Et de lui prouver que ses paroles ne m'atteignent pas.
- Mais tu sais j'ai eu beaucoup de mal. C'est vrai tu changes si souvent de ville. Je parierais que ce sont tes parents qui t'ont toujours dit de faire ça. Il continue, avec dans la voix un faux air triste.
- Comment connaissez vous mes parents? Je demande sur la défensive.
- Donc tu ne sais vraiment pas qui je suis? Il s'étonne après quelques secondes de blanc.
- Bah sinon je ne vous poserais pas la question. Je soupire, jouant la fille rebelle.
- Je suis celui qui a tué ta famille et qui va dans quelques instants refaire la même chose avec toi. Il rétorque, un sourire fier caché dans sa voix en me le chuchotant à l'oreille.
Choquée. Voilà ce que je suis. C'est cette ordure qui a tué ma mère, mon père et Caramel, notre labrador de trois ans. Je ne réponds même pas sur le coup.
- C'est moi qui ai fait exploser la maison de tes parents. C'est moi qui ai pris le dernier souffle de ton père et de ta mère en leur enfonçant une épée en argent dans le cœur. C'est moi qui t'aie rendue orpheline. Et c'est moi qui vais te tuer. Il ricane, jouant sérieusement avec mes nerfs.
Dire que je vais arriver à mon contrôler est une chose mais y arriver en est une autre. Je sens une haine indescriptible m'envahir.
Comme si mon sang m'envoyait de la rage et de la haine dans tout le corps, secondes après secondes. Comme si une autre personne prenait ma place.
Une chose mauvaise, pleine d'intentions loin d'être bonnes.
J'ai l'impression d'être une bombe à retardement.
Et comme toutes les bombes.
J'explose.
PDV Kurt Black- ??? -
Nouveau message:
Grand-père:
8.30- Viens immédiatement dans mon bureau j'ai à te parler au plus vite.
Qu'est ce que j'ai fais encore?
Il sait très bien que je n'ai à recevoir d'ordres de personne.
J'espère que ce n'est pas pour le bruit qu'on a fait avec Gabriela hier soir, sinon je suis dans la merde, il va encore me faire un serment pathétique. Remarque, pour qu'il prenne le temps de mettre un point c'est qu'il faut vraiment que je me bouge les fesses. Je me téléporte devant la porte de son bureau, toque puis entre. Mon frère et mon père se tiennent à côté de mon grand père, la mine grave. Je leur demande directement.
- J'ai raté un truc? À moins que je n'aie oublié de vous dire un quelque chose? Je parle froidement parce que j'étais occupé et que je n'aime pas recevoir des messages comme cela dès le matin.
Enfin, on va dire que je n'aime pas en recevoir tout court.
- C'est plutôt nous qui avons quelque chose à te dire. Commence mon grand père gravement.
- Oui, tu sais que nous t'adorons mais Kurt, mais nous commençons à nous demander si nous ne devrions pas appeler le Conseil. Tu dépasses vraiment les bornes. Continue mon père.
- Appeler le conseil? Mais pourquoi! Je n'ai rien fais de travers à ce que je sache, j'ai travaillé tous les points faibles de la Meute sans relâche, je bosse tout le temps et vous le savez, alors quel est le problème? Et puis vous savez aussi bien que moi que vous ne pouvez pas faire ça, c'est moi qui dirige ici. Vous êtes juste mes conseillers, si on peut l'appeler comme ça. Je le reprends encore plus froidement.
- Kurt réfléchis deux secondes tu n'arrives pas à te contrôler, tu es un vrai danger public! Enchaîne mon frère, s'énervant.
- Mais ma colère est la force et ça vous le savez! De plus, cela va bientôt faire un mois que je ne me suis pas emporté. Le contredis-je.
- Un mois! Et hier, tu ne le comptes pas?! Commence mon frère en s'énervant.
- C'est inadmissible, en plein centre de Los Angeles, que fessais tu là bas? Tu me déçois, tu as décliné mon offre d'aller visiter Flimon chez nos alliés juste pour partir à Los Angeles. Continu grand père.
Lorsque j'ai fini d'assimiler tout ça, je m'empresse de répondre.
- Mais que ce qu'il vous prend là? Je n'ai rien fais moi ok! Je m'exclame.
- C'est ça, et dis moi qui a pu reproduire une telle source d'énergie en plein Los Angeles si ce n'est pas toi? Me demande mon père n'y croyant pas du tout.
-Vous êtes en train de me dire que qu'il y a une explosion énergétique importante en plein Los Angeles? Et si je comprends bien vous pensez que c'est moi? Mais ce n'est pas moi, merde! Et puis pourquoi j'étais pas au courant moi? Je me mets à hurler.
Je fulmine. Le Conseil? Mais ils sont fous, si ils me dénoncent pour un acte si grave - que je n'ai même pas commis -je suis mort. Je ne dois pas les avoir assez convaincus vu qu'ils reviennent à la charge.
- Une telle énergie ne peut provenir que de toi on l'a sentit jusque ici! Crie mon père.
- Ouais, on connait personne mis à part toi qui a une aussi grosse décharge de puissance, proche de cet endroit. Reprend calmement mon frère.
PDV Céleste Prince- Los Angeles-
J'ouvre lentement les yeux. Je suis frigorifiée, le sol est humide et froid. Je vois que je suis encore dans la ruelle. J'attrape mon portable pour regarder l'heure mais il n'est plus en état de fonctionner: les images ont changé de couleurs et je vois des traits de différentes tailles se superposer. Bon à retenir: portable + magie ne font pas bon ménage.
Observant mes habits qui sont tout sauf propres, je repense à hier soir. Je regarde ma montre qui, heureusement n'est pas numérique et me permet donc, de pouvoir lire l'heure.
-9.29 AM-
J'ai dormis toute la nuit dans cette petite ruelle. En fait hier soir après avoir "pété un plomb" je me suis écroulée au sol épuisée car j'ai dépensé beaucoup d'énergie sachant que je n'en utilise pas - même jamais - souvent. Maman m'avait pourtant dit de faire attention et de me contrôler, mais je n'en ai fait qu'à ma tête, comme d'habitude.
Désolée maman...
Je relève la tête et m'aperçois de ce que j'ai fais.
Ho mon dieu je suis un monstre.
Je recule directement horrifiée par ce spectacle.
Par mon spectacle.
Quatre hommes sont étendus au sol. Le cinquième est au bout de la ruelle mais tout aussi mort que les autres. Je commence à pleurer. J'ai désobéis à ma mère et voilà le résultat: cinq hommes étendus sur le sol. J'avais promis que je me contrôlerais. Mais je n'ai pas réussi.
J'entends du bruit mais je ne bouge pas... Je ne fais même pas attention, je suis trop dans mon monde à cet instant. Je murmure des choses à moi même et à ma mère. Des prières pour qu'elle me pardonne de tout le mal que j'ai fais. J'en ai assez de ces pouvoirs ils sont beaucoup trop puissants pour moi, je n'en veux plus.
Le bruit se rapproche. Je sens une aura très puissante, c'est un loup garou c'est sur. Je lève instinctivement la tête. Un homme se tient en face de moi. Il inspire la puissance et la peur. Il a les cheveux noirs ténèbres et je vois le reflet de ses yeux bleus turquoise briller dans le noir, ils sont comme fluorescents. Même dans l'ombre je distingue une Aura puissante qu'il n'a même pas prit le temps de camoufler. La mienne est cachée par un puissant sort que ma mère m'avait fait à ma naissance. Je ne sais même pas comment la faire réapparaitre. Je me rappelle juste de ce qu'elle m'a dit lorsque je lui aie demandé comment le retirer.
"C'est simple mon ange, lorsque tu sauras te contrôler toute seule, le sort disparaitra".
Plus précis tu meurs. L'homme sort de l'ombre et à l'instant où nos yeux se croisent, un souffle chaud traverse tout mon corps. Ses yeux m'hypnotisent et m'attirent. Ma conscience me souffle intérieurement: "Non, non, non! On ne peut pas rencontrer notre âme sœur maintenant!" On va le mettre en danger! Je peste contre ma louve qui me hurle d'aller le rejoindre. Mais non, je ne peux pas.
Il s'avance vers moi doucement, je vois ses yeux passer du bleu turquoise à un bleu marine, presque noir. Il pourrait terrifier beaucoup de personnes, mais il ne me fait pas peur, au contraire il me rassure même, il me procure un sentiment de sécurité et de protection extrême.
Je me relève difficilement, prête à courir pour lui échapper contre le gré de ma louve qui n'a qu'une idée: lui sauter dessus et le marquer. Dur, hein? Ouais, surtout que je lui ai jamais parlé ni rien, je m'attends au pire si il parvient ne serait-ce qu'à me frôler. Pour bien me démontrer cela, mon cœur palpite plus fort rien qu'à cette idée. "Fichu lien", crie ma conscience. Puis d'un coup, je me demande qui sont les "hommes en noir" qui me voulaient du mal. Et si c'était un des leur? Je commence à paniquer à cette idée. Mon âme sœur ne pourrait pas me faire du mal, non? À moins qu'on ne l'y oblige.
Il comprend que je panique car il s'arrête de s'avancer. à la place il m'observe - ou plutôt me relooke - de haut en bas. Un sourire prend place sur ses lèvres, il aime ce qu'il voit même si je remarque bien qu'il bataille intérieurement contre son loup. Ce qui est le cas pour moi aussi. Je reviens à la réalité en lui posant une question qui pourrait me réjouir tout comme me détruire.
- Es- Es-tu avec ces hommes? Je demande en pointant les corps à sa droite.
Il les fixe quelques secondes avant de détourner son regard vers moi et d'ouvrir la bouche.
- Non. Il souffle.
Sa voix est grave et très terrifiante. Elle me fait frémir rien qu'a l'entendre.
Satané lien.
Je suis heureuse mais me veut-il du mal? Comme si il lisait dans mes pensées il s'empresse d'ajouter des mots qui ralentissent instantanément mon rythme cardiaque.
- Mais je ne te veux aucun mal. Il se reprend rapidement.
Je souris intérieurement avant de me gifler toujours intérieurement.
Connerie de lien.
Avant que je puisse répondre que je dois m'éclipser pour une pause pipi, ou la simple excuse pour échapper, une lueur bleue sort d'un mur à ma droite. "Un portail!" me crie ma conscience. Et merde.
Je recule et rencontre le mur en observant d'autres hommes en noir comme ceux d'hier, ils sont au moins une dizaine. Ils bouchent la sortie si bien qu'il n'y a aucun échappatoire possible, mit à part se battre. Ce n'est pas un problème? Nuance, je ne sais pas me battre. Mon âme sœur dont au passage je ne connais pas le nom se met directement devant moi en grognant. Peut être que lui sait comment mettre un mec au sol? Ça vaudrait mieux pour nous deux, vraiment.
Franchement, si j'étais un des mecs j'aurais peur parce que même pour moi, qui sais qu'il ne me fera aucun mal j'ai légèrement peur. J'ai bien dis légèrement. L'homme qui me parlait hier soir se relève doucement du sol tout ensanglanté. Je comprends donc que c'est lui qui a appelé les nouveaux arrivants. Mon "âme-sœur " prend la parole.
- Que nous vaut l'honneur de ta visite Jack? Il demande avec ironie.
- Ho mon cher Kurt, si tu savais combien tu ne m'as pas manqué. Riposte son interlocuteur avec un petit rire moqueur.
Je souris inconsciemment en entendant ce prénom. Kurt? Ça me donne des frissons rien qu'en y pensant.
L'homme s'approche de nous doucement.
- Ne t'approches pas de mon âme sœur, sale humain! Il hurle en le repoussant violemment par les épaules.
Je vois bien qu'il perd son sang-froid.
- Oh, vous les chiens toujours prêts à mordre pour un rien. Lui répond l'homme en noir tout en continuant d'avancer.
Un grognement retentit.
- Ne t'approches pas bordel! Il grogne d'une voix roque changée par la colère.
Les nouveaux arrivants nous empêchent de sortir, et je ne suis pas en état de combattre. Quoi que, dans tous les cas c'est vrai que je ne sais pas me battre. Je vois des ombres derrière certains des hommes nous bouchant la sortie. D'un coup les formes surgissent et assomment un garde chacune.
Quoi qu'il en soit, nous sommes clairement dans la merde.
PDV Kurt Black- Los Angeles-
Lorsque Paul et Thomas arrivent, ils font diversion et j'en profite pour attaquer Jack. Ce connard ne m'avait pas manqué. Jack est un membre haut placé des Mysterious, il est même le bras droit de Mickaël, le chef de cette organisation. Les Mysterious sont des humains qui se servent de la magie pour détruire les êtres surnaturels. Et on peut dire que je les hais plus que tout.
Reprenant mes esprits, je saute sur Jack. C'est un très bon bagarreur, il se bat extrêmement bien. J'enchaîne les coups et en reçoit un ou deux. Mais alors que j'étais bien partis, quatre autres hommes me saute dessus. Je les fait graviter dans les airs grâce à un sort et regarde rapidement comment s'en sortent mes trois loups. Jules tient 2 hommes face à lui mais il s'en sort très bien, Thomas étrangle un homme alors qu'il en fait voler 3 dans les airs de son autre main et Ryan se bat avec plusieurs hommes, les envoyants dans le mur voisin à tour de rôle. Je reste quelques micro secondes à les observer utiliser les techniques que je leur ai appris. On pourrait presque comparer ça à un ballet. Un coup à droite, uppercut, crochet gauche, coup de boule.
Nouvel assaillant est égal à nouvel enchainement.
Je serre les dents en voyant Thomas se prendre un gros coup de pied dans les parties reproductives masculines. Je ne supporte pas qu'on touche à mes loups et je ne supporte pas qu'on touche à mes bijoux de famille, alors je le plains et me retiens d'aller casser la gueule aux deux Mysterious qui rigolent de le voir au sol durant de brèves secondes. Ne pouvant m'en empêcher, j'utilise un peu de ma magie et m'en sert pour étrangler les deux connards le temps que Thomas se relève pour leur foutre la raclée de leur vie.
Alors que je tiens fermement Jack par le cou, je m'occupe de faire cramer les quatre autres Mysterious à ma droite devenant maintenant un peu embarrassant.
Je les jette auprès de leurs confrères et constate qu'il doit bien rester une dizaine d'hommes ennemis encore vivants à présent.
Voir que tout est sous contrôle, me fait grogner de bonheur, j'aime savoir tout contrôler. Je regarde mon âme soeur qui est au sol, elle me regarde de ses grands yeux verts. " Et oui poupée tu n'es pas liée à un petit loup de merde. " Ne peut s'empêcher de penser mon loup.
Je me détourne de cette magnifique créature pour faire face à une grosse ordure. Il me sourit magret le sang qui coule de sa bouche et ça lui donne un air de vampire après son repas dans les films d'horreur.
- Pourquoi suivais-tu ma femme. Je grogne hors de moi.
- Ho mon chou, tu ne sais tellement rien d'elle et tu la nommes déjà comme ça. Rit l'autre idiot.
- Pourquoi suivais-tu ma femme! Je re hurle prêt à tout casser.
- Tu n'as qu'a lui demander. Souffle Jack alors que je ressers ma prise sur son cou.
- À ce que je sache, c'est à toi que je pose la question. Je le menace en me rapprochant encore plus près.
Même si il ne montre rien, je sais qu'il a peur, je le sens.
- En tout cas, tu as trouvé une âme soeur à ta hauteur, mon petit louveteau. Dit Jack avant de se volatiliser.
Je peste contre moi même en voyant de la poussière sur le sol, ce con a utilisé de la poussière de fée pour se téléporter. Quel lâche. Je me retourne pour voir les garçons achever les deux derniers hommes de Jack à l'aide d'un poignard et une corde. Je soupire et me retourne vers ma pierre précieuse. Même après ne l'avoir observé que deux fois, je sais que sa peau est blanche comme la neige, que ses cheveux sont châtains et que ses yeux sont verts. Je m'approche doucement d'elle et lui tends ma main, dans l'espoir qu'elle la prenne. Elle m'ignore à mon plus grand regret et se lève seule alors mon cœur se sert.
Elle ne veut pas de nous. Souffle mon loup en couinant misérablement alors que je le muselle très rapidement.
Relevée, elle me regarde dans les yeux. Ce que je ressens est trop fort, j'ai du mal à contrôler mon loup de nature déjà très tumultueux. "Je veux la marquer, je veux la marquer, je veux la marquer. " Mon loup s'agite alors que je mène à le calmer en grognant intérieurement et en le bridant au maximum possible à l'instanté.
C'est dur, très dur, de me contenir de sauter sur elle, surtout que je suis tout à fait d'accord avec mon loup. Je l'observe sans gêne, de toute façon elle est à moi, j'ai tous les droits. Je grogne de satisfaction et avance d'un pas vers elle.
- Ça va? Je dis d'une voix douce, pour la rassurer.
- Je- Tu te bas bien. Elle bafouille alors que ses joues deviennent rouge de honte ou de contentement, je ne sais pas.
Mon loup gonfle le torse à ce compliment, sa louve le trouve fort.
- Merci, mais tu n'as pas répondu à ma question. Je souligne calmement, calmant mon loup qui me pousse à ne serait-ce que la toucher du bout des doigts sur la joue ou bien encore la nuque.
Elle ne répond plus, et se contente de me fixer.
Alors que nous nous observons depuis quelques minutes, quelqu'un tousse. Je grogne dans ma barbe, et me tourne vers mes loups que j'avais totalement oublié.
" Commencez à rentrer chez vous sans moi, ne vous inquiétez pas, je ne risque plus rien." Je leur intime par télépathie. Ils acquiescent et je leur ouvre un portail alors qu'ils y pénètrent assez rapidement.
- Pourquoi des soldats de Gulipiam sont t-ils ici? Me demande ma promise doucement.
- C'est un peu long à expliquer, viens avec moi. Je soupire.
Elle se redresse rapidement et s'écarte.
- Non! Crie t-elle horrifiée.
Je ne comprends pas sa réaction et ne parviens pas à réagir, même lorsqu'elle s'éloigne en courant. Je la rattrape rapidement et lui attrape le poignet violemment avant de la plaquer contre mon torse. Mes bras se referment sur elle, de façon à ce qu'elle ne puise pas s'enfuir.
Je suis très énervé, elle a essayé de me fuir et mon loup de le supporte pas. Je ne le supporte pas. Je dois me faire violence pour ne pas m'énerver face à elle au risque de lui faire peur et de la perdre.
- Ne me fuis pas! Je lui hurle dessus totalement hors de moi, les pulsions animales prenant le dessus sur la raison.
Son expression devient horrifiée et elle se met a hoqueter. Aussitôt je m'en veux de lui faire peur, malgré que je ne laisse rien transparaître.
- Ne me fais pas de mal. Elle articule doucement.
Je suis quelques secondes perplexe par ses paroles. " Moi lui faire du mal?" Je m'étonne en même temps que mon loup. Je relâche ma prise et me calme en inspirant de l'air dans ses cheveux. Ils sentent la vanille, tout comme elle.
- Je ne te ferai jamais de mal. Je chuchote, plus blessé que je ne le devrais être en si peu de temps.