Je suis Isabelle, jeune médecin âgée de 26 ans. Ma meilleure amie se prénomme Edith nous avons le même âge et nous partageons les mêmes passions, laissez moi vous relater l'une des expériences les plus mystiques et troublantes que j'ai eu dans ma vie!
Il y'a de cela 15 ans mes parents et moi emménagions dans un nouveau quartier, ils venaient de construire notre maison qui affichait fière allure, j'étais heureuse d'y vivre d'autant plus que c'était le fruit de plusieurs années de dures laveurs qu'ils avaient mis de côte pour m'offrir un toit . Nous étions de la classe moyenne, mes parents exerçaient le métier d'enseignant depuis une dizaine d'années , et ne lésinaient pas sur mon éducation, je faisais leur fierté, malgré ma timidité j'étais un enfant doué à l'école, serviable et respectueuse.
Ma rencontre avec Edith eu lieu le jour de notre installation dans notre demeure, elle habitait juste en face de nous , j'aidais mes parents à décharger les affaires moins lourdes lorsqu' une petite fille de mon âge surgit derrière moi affichant un large sourire...
- Hey je suis Edith et toi je sais que tu t'appelles Isabelle ! Je suis venue vous donner un coup de main avec mes parents
M'avait-elle dit !
Elle était spontanée, très enjouée, elle ne prenait rien au sérieux tout le contraire de moi, mais je ne sais pas par quel miracle nous avons matché, je lui avais souri également et lui avait tendu le petit meuble que je tenais...
-Ravie de faire ta connaissance Edith !
Les parents d'Édith nous avait été d'une très grande aide en quelques heures tout fut rangé, mes parents les connaissaient déjà car venant régulièrement pour suivre les travaux de construction de la maison ils s'étaient déjà familiarisés avec le voisinage, au moins j'avais déjà une personne de ma tranche d'âge avec qui jouer et j'en étais ravie. La soirée se déroula à merveille, la mère d'Edith nous avait fait à manger et nous nous régalions à table.
Tout comme moi Edith était enfant unique à ses parents, sa bonne humeur et ses fou rires pouvaient faire croire que nos voisins avaient d'autres enfants hors mis elle, elle débordait d'énergie.
Mes parents m'avaient inscrit dans la même école qu'Edith, ses parents nous déposait chaque matin avant de se rendre à leurs boulots, ils appartenaient à la classe bourgeoise tous deux étaient avocats au barreau du Cameroun.
Mon enfance avec qu'elle fut la meilleure je ne m'ennuyais pas avec qu'elle, Edith avait une imagination débordante, elle me racontait des histoires qu'elle inventait d'elle-même parfois terrifiantes et drôles, c'était le genre d'enfant qui n'avait peur de rien, moi je pouvais frissonner et prendre peur pour la lumière coupée ou lorsque le tonnerre grondait mais elle ça l'amusait.
Nous étions inséparables plus que des sœurs nous étions des âmes-sœurs, nous nous comprenons parfaitement malgré nos caractères différents Edith arrivait à discerner facilement ce que je désirais, à chaque fois que ma tante Bijango appelait pour venir me récupérer pour les vacances mon visage était noyé de larmes, car je n'allais plus voir Edith durant des mois et cela me déchirait le cœur, fort heureusement ma tante avait un téléphone fixe avec lequel j'échangerais fréquemment avec Edith en attendant de grandir et d'avoir nos propres téléphones.
L'adolescence !
L'adolescence vint avec ses lots de problèmes, Edith était devenue un enfant rebelle, elle était en colère contre le monde entier même de ses propres parents je ne saurai vous dire exactement pourquoi elle agissait ainsi, mais la seule personne qui arrivait à la canaliser c'était moi ! Je connaissais la prendre avec douceur pour la faire entendre raison, ses parents m'appelaient lorsque ça n'allait pas...
- Edith tu veux que tes parents meurent d'AVC avant le temps pourquoi tu ne les obéis pas ?
-J'en ai rien à foutre d'eux ! Mon estime ils l'ont perdu depuis des mois.
-Mais pourquoi parles-tu ainsi ? Qu'est ce qui se passe ?
- Mes parents sont des monstres (elle se mit à sangloter)
Je la pris dans mes bras et la consola, Edith était une dure à cuire elle montrait rarement ses émotions encore moins pleurer devant les gens.
-Je suis là ! On s'était promis de tout se dire qu'est ce qui t'arrive ?
- Tu ne peux pas comprendre Isabelle, moi je t'envie ma sœur je souffre énormément dans cette maison de toute façon c'est ma propre tombe, c'est mon destin.
Je n'y comprenais rien à ses dires, j'essayais de déchiffrer tant bien que mal mais je n'arrivais toujours pas à cerner ses propos.
-Edith tu n'es plus la même qu'avant, tu te rappelles quand nos étions petites, tu étais très enjouée et tu rependais toujours de la bonne humeur autour de toi que t'est-il arrivée ?
- Je ne peux rien te dire, sache que s'il m'arrive malheur un jour ne cherche pas bien loin ce sont mes parents qui en seront la cause.
J'ai eu froid dans les dos quand elle me tint ses propos en me regardant dans les yeux le visage vide d'expression . Je n'avais pas insisté plus que ça.
Les années passaient Edith n'était plus la même, elle s'enfonçait dans l'alcool et multipliait les déboires, ses parents ne s'en souciaient même plus comme si cette situation les faisait plaisir, j'étais révoltée comment pouvaient-ils voir leur unique enfant sombré et ne rien faire ? Eux qui étaient si fortunés, je convainc mes parents d'avoir une discussion avec qu'eux à son sujet, ils la considéraient comme leur fille la voir dépérir de jour en jour les rendait triste. La visite s'était soldée par un échec Mr Biloa avait chassé mes parents comme de vulgaires personnes, je n'avais pas reconnu l'homme doux et posé qu'il était, après cela les Biloa avaient coupé les ponts avec les miens, m'interdisant de remettre également pieds chez eux d'où commença la descente aux enfers de ma meilleure amie.
21 ans !
Ça y est la majorité !
Edith avait organisé une grande fête pour fêter ses 21 ans moi-même sa meilleure amie je n'y étais pas invitée, elle avait loué pour l'occasion tout un snack bar pour une nuit, je l'avais su car des amis en communs débattaient dessus dans un forum que nous partagions je voyais des photos de la soirée défilées, postées par certains. Edith était méconnaissable, elle avait perdu du poids et de sa beauté, elle arborait des vêtements très vulgaires pas différents des femmes qui faisaient le poteau. Je n'avais pas pris cela mal, je savais qu'elle traversait une mauvaise passe mais comment sauver mon amie lorsque tous les voies et issues sont fermées.
Je restais dans mon coin et me concentrait sur mes études universitaires, je faisais des études de médecine, après l'obtention du baccalauréat à l'âge 17 ans Edith et moi avions fait le concours d'entrée à la faculté de médecine de l'Université d'Etat malheureusement cela ne l'avait pas réussi, ce qui mit un coup de froid à notre belle amitié, j'étais maintenant en troisième année médecine et elle cumulait les sorties dans tous les bars de la ville, j'aurai dû comprendre qu'Edith souffrait au plus profond d'elle ! J'aurai du chercher à éviter le pire.
24 ans !
Je suis médecin généraliste !
Après 7 ans d'études je sortais de là avec un doctorat en médecine en poche, mes parents étaient si fiers de moi mais il me manquait une personne pour compléter ma joie c'était Edith, dans mes réjouissances avec mes camarades de promo, je vis une frêle femme se tenir pas loin de nous avec un bouquet de fleurs en main, c'était bien elle...
-Edith !
Je marchais vers elle et je me jetai dans ses bras, elle m'avait accueilli chaleureusement avec les larmes aux yeux.
-Isabelle pardonne moi je sais que je t'ai déçu !
- Non Edith tu es ma sœur, jamais je ne me fâcherai de toi ! Viens !
Je la pris par la main et la présentai fièrement à mes camarades, mes parents étaient heureux de la voir, nous poursuivîmes les réjouissances dans un restaurant de la place avec quelques amis et la famille.
j'étais heureuse d'avoir ma sœur auprès de moi après tant d'années sans se parler mon cœur était en joie.
Notre amitié redémarrant sous de meilleurs hospices, avec mon aide Edith quittait progressivement sa vie du dehors elle reprenait goût à la vie, ses kilos revenaient, je suivais son menu de près. Elle quitta la maison familiale malgré les menaces de son paternel de la déshériter et nous nous prenions un appartement dans le centre ville. Avec quelques économies gardées et un coup de pousse de ma part Edith trouva un grand salon dans lequel elle se forma dans le domaine de la beauté et du bien être...
25 ans!
Un an s'était écoulé depuis lors Edith avait finit sa formation j'avais été intégré, j'exerçais en tant que médecin dans un hôpital de référence de la ville, nous menions notre petite vie tranquillement, j'avais fait un près à la banque pour l'aider à mettre sur pied son institut de beauté, je lui avais remis une partie de l'argent gracieusement l'autre partie je l'avais reparti entre mes parents et mes projets. Mon plus grand rêve était d'ouvrir ma propre clinique et je comptais bien y arriver.
Ce fut une belle année, tout souriait à Edith elle avait son propre institut de beauté et était en couple avec Albert un ingénieur en génie civil qu'elle avait rencontré à une fête organisée par une de nos connaissances, le courant était bien passé entre eux et un mois plutard ils se sont mis en couple, ils étaient très beaux ensemble. Albert était la personne parfaite pour elle, il savait la canaliser comme je savais le faire par-dessus tout il l'aimait d'un amour sincère, tout ce dont Edith recherchait depuis des années.
26 ans!
-Edith cela fait plus d'un an que nous sommes ensemble mais je n'ai jamais rencontré tes parents pourtant ils sont en vie, moi je veux que tu deviennes ma femme et je veux bien faire les choses pourquoi ne veux-tu pas me les présenter ?
-Nous irons les voir bébé , patiente encore !
-Jusqu'à quand ? Ça fait plus d'un an que tu me répètes la même chose, je suis déjà fatigué de cette situation je suis sérieux et je veux construire ma vie avec toi.
-Je sais ! D'accord nous irons les voir à la fin de cette semaine ne te fâche pas chéri !
-Ok ! Passé cette semaine je laisserai tout tomber !
- Bébé ne le prend pas ainsi, je t'ai dit que nous irons les voir !
-Ok ! Plusieurs fois tu m'as tourné en bourrique et je ne les ai jamais vu.
Albert se leva en colère et quitta notre appartement très déçu, il ne comprenait pas pourquoi Edith agissait ainsi, ses parents vivaient dans la ville mais elle ne voulait pas qu'il les rencontre pourtant il voulait la légaliser il commençait à se questionner sur son sérieux peut- être il n'était pas le seul homme de sa vie se disait-il...
-Isabelle je suis cuite avec Albert ! Le tour ci je vais me mettre où éh ?
- Qu'est ce qu'il y'a ma copine ?
-Albert veut voir mes parents car il envisage de m'épouser !
-Woulili ! (Je sautais de joie, j'étais heureuse de la nouvelle mais ma joie était redescendue lorsque je vis qu'Edith ne me rejoignit pas dans la même cadence)
-Ekié Edith ! Il y'a quoi ma copine tu n'es pas heureuse de te marier ?
- Si mais je ne veux pas qu'il voit mes parents.
- Pourquoi ? Tu as une famille , tes parents sont bien en vie !
-Pour moi ils sont morts depuis longtemps, ils m'ont tué à petit feu et y retourner serait sceller ma mort .
Je m'assis pour bien l'écouter.
-Hum tu m'inquiètes ma sœur pourquoi parles-tu d'eux toujours avec autant de méfiance et de dégoût, je te rappelle qu'ils t'ont donné la vie, une éducation, tu n'as manqué de rien, tous les enfants du quartier t'enviaient car petite tu avais tout ce que tu désirais, que les reproches-tu au juste ?
Je n'avais même pas fini de parler qu'Edith commença à couler les larmes comme si des choses resurgissaient en elle.
-Si tu pouvais savoir ce que ces deux sorciers ont fait de ma vie tu seras dégoûtée...
-Je suis là parle moi ma sœur, il n'y'a pas de problèmes qui ne s'arrangent pas, même s'il faut que mes parents interviennent ils le feront...
-Isabelle je suis détruite, mon père m'a pris mon inno*cence.
-hein ! M'étais-je exclamée à voix haute.
- Oui ma copine, il l'a fait chaque soir il rentrait et me vio*lait sous les yeux de ma mère et elle ne faisait rien pour me protéger, elle a permis à ce gros porc de me toucher, ils ont gâché ma vie. J'avais les fes*ses en feu parceque mon père s'introduisant dans mon a*nus et me vio*lait avec force, je t'épargner de certains détails... Il me vidait de mon énergie pour des ri*tuels, tu comprends maintenant pourquoi ma vie a basculé tout d'un coup ? Je me réfugiais dans l'alcool et la vie du dehors pour tout oublié mais c'était peine perdue, j'étais devenue la femme de mon père celle sur qui il déversait sa colère et ses frustrations, la petite fille qu'il prenait sur ses pieds et cajolait et qui l'appelait affectueusement papa était mo*rte à ses yeux.
-Zamba( Seigneur !) Edith dit moi que c'est un mensonge mon amie pas ça ( je me mis à pleurer).
Je comprenais maintenant cette vie qu'elle avait menait durant ses années, mon amie avait vécu les pires atro*cités, j'étais révoltée, j'avais mal pour ma sœur...
-Tu devrais porter plainte Edith !
- Ne me fais pas rire ! Qui me croira ? Je te rappelle que mes parents sont de grands avocats au barreau de ce pays, ils diront que je suis folle.
-Mon Dieu quelle atro*cité, je suis désolée !
Je pris Edith dans mes bras...
-Et Albert ? Que vas-tu faire ?
-Je suis perdue, je l'aime sincèrement mais si j'y retourne j'ai peur qu'ils me fassent du mal à nouveau, ils viennent parfois dans mes rêves pour me menacer, seule la prière me réconforte.
Depuis ses déboires dans sa jeunesse, Edith s'était réfugiée dans la prière pour s'en sortir, je n'étais pas une grande pratiquante mais je l'encourageais d'autant plus qu'elle y trouvait son réconfort...
- Jésus ! Moi-même je suis dépassée ! Tu vas perdre l'homme de ta vie à cause d'eux !
-Tes parents peuvent prendre la dote ! Je dirai que j'ai coupé les ponts avec les miens car ils m'ont rejeté.
-Albert va trouver ça louche d'autant plus que tu n'as jamais fait mention d'un quelconque problème entre tes parents et toi, réfléchissons.
Toute la nuit nous avons cogité à toutes les issues possibles mais rien, je ne voulais surtout pas que ma meilleure amie perde l'homme de sa vie.
Le lendemain je reçu un appel de mon père, il me demanda de mettre sous haut parleur car il voulait s'adresser à Edith.
-Allô Edith !
-Oui papa !
-Tu vas bien ma fille ?
-Oui très bien et vous ?
-Solange et moi nous nous portions bien ma fille. J'ai une nouvelle à t'annoncer.
-Ok !
-Ton père est gravement malade depuis des semaines, il se trouve aux urgences de l'hôpital de la référence (où je travaille), il y est interné depuis quelques jours , il veut te voir une dernière fois et te demander pardon avant de fermer les yeux.
-Il t'a dit cela ?
-Oui je te passe le message !
-Okey papa !
- Bonne journée les enfants !
-Merci papa !
Tous les deux nous nous regardions surprises.
-Peut-être il s'est repenti du mal qui t'a fait...
-Hum c'est très louche, mon père n'est pas du genre à demande pardon, c'est un homme bien trop fière et très méchant !
- Moi j'ai peur que tu y ailles et il te fasse du mal.
-De toute façon il m'a déjà tué il y'a longtemps en faisant toutes ses horreurs. Demain je vais y aller, Dieu me protégera !
-Ma sœur parfois Dieu nous envoie des signes, fais attention.
- il ne me fera rien ! On ne sait jamais si quelque chose m'arrive ne les laisse pas emporter mon corps.
-Edith tu me fais peur, je ne veux pas te perdre ! Je me mis à sangloter en lui parlant
-Ne t'inquiète pas ! Ils pourront me faire tout ce qu'ils veulent mais je suis leur terminus jamais ils ne m'achèveront car j'ai Dieu avec moi. Ais foi ma sœur je sais pourquoi je te le dis, tu devras mettre tous les moyens en jeu pour me récupère de leurs griffes.
J'étais perdue face à ce qu'Edith me racontait !
--Je n'y comprends rien Edith pourquoi me parles-tu ainsi ?
-J'ai des révélations depuis quelques jours. La course contre la mort peut commencer à tout moment sois prête pour me sauver ma sœur, surtout ne recule devant rien, arme toi de courage, Dieu t'aidera !
-Je suis médecin ma sœur ! Comment une scientifique telle que moi pourra t'aider ?
-(Rire) tu te sous-estimes trop je te l'ai déjà dit, c'est une marque de faiblesse et le diable peut s'en servir pour te faire fléchir.
Ma discussion avec Edith m'avait fait cogiter durant toute la soirée !
Je ne saurais dire si c'était une erreur de sa part où elle savait dans quoi elle s'embarquait, mais depuis le retour de l'hôpital d' Edith rien n'avait plus été pareil. Albert se plaignait qu'elle ne répondait plus à ses appels, elle avait changé après quelques jours son père récupéra miraculeusement et Edith tomba gravement malade, une longue maladie de plusieurs mois, moi-même médecin je ne savais pas de quoi souffrait ma meilleure amie. Edith s'était éteinte sous mes yeux dans son lit d'hôpital, ce fut le jour le plus sombre de ma vie.
#la_course_contre_la_mort
2.
La mort d'Edith me paraissait irréelle, une partie de moi était morte également, c'était la consternation totale dans l'hôpital. Elle avait passé plusieurs mois hospitalisée et était connue du personnel médical et de certains patients, c'était une fille qui ne passait pas inaperçue une belle aura se dégageait d'elle, ils n'arrivaient pas à croire que la mort avait pris une si belle femme, mais ne savaient-ils pas que la mort ne connaissait pas la beauté ? Elle était à l'affût de ses proies la faucheuse...
Je me devais d'être forte, avant d'être ma sœur Edith était ma patiente et la déontologie ne me permettait pas de montrer de l'émotion.
Environ deux heures s'étaient écoulées depuis le décès son décès, j'étais dans le hall lorsque je vis cinq hommes tous dans des costumes noirs faire irruption à la réception, quelques mots d'Edith me revient en tête de notre conversation il y'a quelques mois de cela <
-Docteur ! Je vais vous aider...
Je me retournais et découvrais une femme d'âge mûre, cheveux blancs qui portait une tenue d'infirmière, elle me sourit et j'avais l'impression qu'elle m'était familière, elle avec un air de ressemblance avec Edith sans hésiter je l'ai suivi, ne me demandez pas comment j'ai fait pour suivre une femme que je ne connaissais pas mais je l'ai fait...
Je ne sais par quel miracle nous nous retrouvions dehors, moi transportant le corps de mon amie posé sur le brancard. Une voiture était garée, la dame m'aida à mettre le corps d'Édith sur les sièges de derrière et moi je montais côté passager la dame pris le volant, nous avons roulé durant près de deux heures et nous sommes arrivées dans une zone broussailleuse.
-Où sommes nous ?
-La limite entre le monde des vivants et ceux des morts !
J'ai cru faire une attaque lorsqu'elle me dit ses mots.
-Pardon ? Qui êtes vous
-Ne crains rien , je ne te ferai aucun mal je suis venue t'aider !
-Je n'y comprends rien ! Aidez qui ? Qui vous a envoyé ?
- C'est écrit ! Je t'aiderai dans ta quête pour retrouver ton amie.
-Retrouvez quelle amie ? Ma seule amie est devant nous sur ce lit et morte. Je me mis à sangloter.
-Elle n'est pas morte, mais mor*te vivante. Edith a besoin de toi pour que tu l'as retrouve !
-Arrêtez ça ! Mais qui vous envoie me racontez toutes ses balivernes? Mon amie est mor*te elle ne respire plus !
-Si ! Touche là !
Cette femme m'exaspérait d'où sortait-elle ? Et pourquoi me racontait-elle toutes ces choses.
Après avoir enlever le drap sur le visage d'Edith je pris son pouls au niveau du cou et ça battait bien, je fus surprise et confuse, je n'y comprenais rien, je posais ma main sur sa poitrine pareil, j'étais scientifique mais comment expliquer cela? Ma meilleure amie avait expiré son dernier soupire sous mes yeux comment se faisait-il qu'elle respirait ?
- C'est une farce c'est ça ?
- Non Isabelle ! Edith a besoin de toi elle est entre les mains de mauvaises personnes si tu ne l'aides pas tu perdras définitivement ton amie.
Elle connaissait mon prénom !
- Je me tire d'ici!
-Non ne fais pas ça, je ne te veux aucun mal. Nous devons la mettre en sureté, tu as vu ses hommes en costume noir qui étaient à la réception ils venaient récupérer son corps comme tu le pensais, sans son corps ils ne peuvent pas s'emparer de son âme. Ton amie Edith a une belle étoile très convoitée par les sorciers...Je t'en dirai plus suis moi.
Je me mis à pousser Edith, cette femme me paraissait étrange mais curieusement je n'avais pas peur d'elle. Après quelques minutes de marche nous sommes entrées dans une forêt tout était noir sauf le chemin qui était éclairé je suivais aveuglément cette dame sans savoir où nous allions, la route se terminait par des feuillages, de ses mains comme par enchantement elle ouvrit les feuillages et une lumière éblouissante me recouvrit le visage, le paysage qui se présentait devant moi était ensoleillé, rempli de verdures avec pleins d'arbres fruitiers c'était tellement beau digne d'une carte postale d'un village paradisiaque.
-Où sommes nous ? Comment avez-vous fait cela ?
- Ne pose pas de questions ma fille, marche !
Au loin je vis quelques maisons mais les gens fuyaient lorsqu'ils me voyaient je n'y comprenais rien. Nous marchions jusqu'à à un niveau nous vimes un attroupement de personnes tous vêtus de blanc , ils se tenaient autour d'un vieil homme qui était assis sur une chaise comme un roi tenant dans sa main une sorte de canne, il me dévisagea longuement, je pris peur mais qui étaient donc ces gens? Pourquoi me regardaient-ils avec autant de méfiance?
-Céleste que fais cette mortelle ici ?
-Pardonnez moi mais il le fallait !
- Tu sais très bien que c'est interdit de faire entrer des mortels ici tu as transgressé nos lois, cela peut avoir de lourdes conséquences sur le temps.
- Je n'ai pas eu d'autres choix, c'est la vie de ma fille qui est en jeu !
- Céleste tu sais très bien que nous n'avons pas le droit d'interférer sur les actions que mènent les humains !
--Biloa m'a tu*é mais je ne permettrai pas qu'il prenne l'âme de ma fille !
De quelle fille parlait-elle ? Le couple Biloa n'était pas les parents d'Edith ?
-Oui Isabelle c'est bien cela Edith est ma fille, je l'ai eu très jeune et mon frère me l'a arraché car il ne pouvait plus faire d'enfant ayant vendu son â*me au diable, j'ai vécu loin d'eux car il menaçait d'ô*ter la vie de mon enfant, quand Edith était gamine je suis revenue à la charge pour me battre pour la récupérer mais ils étaient bien trop forts, mon frère finit par me ô*ter la vie car je représentais un danger pour lui, il ne voulait surtout pas je révèle à la presse la personne maléfique qu'il est...
Donc elle pouvait lire dans mes pensées, mais où étais-je vraiment ? Mon Dieu quelles révélations cela renforçaient ce qu'Edith avait dit de son père, toutes ses atrocités qu'il lui avait faites...
Le vieil homme reprit la parole...
- Es-tu certaine que cet enfant pourra accomplir cette mission ?
-J'ai foi en Isabelle vieux sage, son âme et celle d'Edith sont liées et les esprits ont approuvé cette mission.
-Regardons le miroir !
Devant le vieux sage se trouvait un miroir, mais je ne comprenais pas le sous entendu de son propos.
Il posa sa main sur le miroir et une image apparue...
-Edith ! M'étais-je mis à crier, je voyais mon amie dans un grand bocal c'était comme une sorte de prison renfermant des barres de fer sur lesquelles elle s'accrochait tout en coulant les larmes, elle leva les yeux comme ci elle m'avait vu et m'appela à l'aide... Puis l'image disparue.
-Non Edith ne pars pas ! S'il vous plaît remettez là ! Je m'approchais du vieux pour le supplier.
-Hey mortelle reste là, ne t'approche surtout pas de nous ! Sais-tu à quel risque tu t'exposes ? Sais-tu où tu te trouves ?
-Non où suis-je ? Je n'y comprends rien à tout ça !
-Tu es dans le monde des esprits, vois-tu lorsqu'une âme quitte un corps il reste auprès des siens durant des jours, passés ses jours son temps de vie sur terre expire et on ne peut plus rien faire pour elle. Pour les âmes les plus chanceuses les anges du ciel viennent les prendre pour leur jugement, il y'en a qui sont moins chanceuses surtout si elles avaient une belle étoile ou avait été tué mystiquement les forces du mal peuvent s'emparer d'elle pour des pratiques inimaginables, parfois ils les envoient le plus souvent travailler dans d'autres pays comme esclaves.
Nous faisons partie des âmes donc les jours ont expiré sans retourner dans leur corps car notre m*ort n'était pas naturel. Pour échapper aux forces du mal, cet endroit nous a été révélé par le créateur, tu comprends que les vivants ne doivent pas y pénétrer ? Sauf les â*mes qui sont en détresse peuvent y être conduites grâce à notre aide.
-Vous plaisantez rire(haha !)! Elle est bonne celle là, Isabelle réveille toi tu dois être en pleins rêves, tout ceci n'existe pas ce n'est pas vrai ! Je crois en la science pas à la sorce*llerie !
-(rire) ! Céleste cet enfant est une femme des sciences comment voudrais-tu qu'elle aide Edith si elle ne croit pas fermement à tout ceci ?
Le Vieil homme posa sa canne et souleva de sa main Isabelle, et la posa sur un siège en face d'eux...
Isabelle était stupéfaite par tout ce qui se passait sous ses yeux.
-Ce qui se passe ici ce n'est pas un jeu, tu vois cette femme ? (Il pointa céleste) c'est un esprit tout comme nous !
Je regardais encore céleste de plus près cela ne pouvait pas être vrai, un esprit ? J'étais entrain de parler avec des esprits Isabelle cela doit être un rêve, non mais Edith est couchée là avec moi.
-Oui tu ne rêves pas c'est bien une réalité. Renchérit-il
-Qu'est ce que je fais là ?
-Tu as une mission à accomplir Isabelle !
Céleste a transgressé les lois universelles pour te venir en aide pour mettre le corps de sa fille en sûreté, les vautours sont à sa recherche. Regarde !
Il fit encore de la magie et une image se dessine sur le miroir, je voyais ces hommes en noir retournez l'hôpital à la recherche du corps d'Edith, ils étaient très en colère
-Quelle est donc cette mission ?
-Tu as exactement 15 jours pour ramener l'âme d'Édith dans son corps, passé ses jours son âme expira et les vautours s'empareront d'elle, même sans son corps. Comme je te l'ai dit une âme à un certain nombre de jours qu'elle passe auprès des siens avant de trouver sa voie.
-Comment pourrais-je faire cela ? C'est au dessus de mes moyens, je ne sais que soigner les malades ce que vous me demandez relève du mys*ticisme.
-Ne te souestimes pas tu n'as pas été choisi au hasard, Edith et toi êtes liées, le créateur a révélé que c'est toi l'élu la personne appropriée pour cette mission.
-Les parents d'Edith sont des personnes très puissantes et des sec*taires sans foi ni loi je ne fais pas le poids face à eux, et s'ils apprennent que je suis derrière ce vol de corps je peux laisser ma vie.
-Ne t'inquiètes pas, tu trouveras toujours des solutions aux difficultés qui se présenteront devant toi tu es un enfant très intelligent, fais également preuve de sagesse. Ses parents adoptifs sont aux yeux du monde des défenseurs ceux là qui ont soif de justice portant ce sont des assoiffés de sang tu n'auras qu'à les mettre à nu aux yeux de la société. Lorsqu'ils seront révélés au grand jour ils perdront tout également tous les pouvoirs maléfiques ainsi tu libèreras l'âme de ton amie, mais n'oublie pas tu n'as que 15 jours dans quelques heures le soleil se couchera sur la terre et il ne te restera que 14 jours. Te sens-tu prête ?
Céleste me regardait avec un visage rempli d'espoir.
-Fais cela pour ta sœur Isabelle, ne laisse pas les méchants mettre fin à sa vie, Edith mérite de vivre. Elle parlait avec tellement d'émotion.
-Oui je le ferai ! Edith l'aurait fait pour moi. Je suis prête à braver tous les dangers et engagée une course contre la m*ort pour sauver ma sœur.
-Merci ma fille ! Je serai là pour t'aider. Pas physiquement mais je t'enverrai toujours des signes. Et très vite tu auras l'aide d'un mortel, tu ne seras pas seule dans cette quête.
-D'accord ! Et le corps d'Edith ?
Le vieil homme poursuivit à nouveau .
-Il restera ici jusqu'à ce que ta mission s'achève, c'est plus prudent pour toi.
-Okey !
-Sache que quand tout ceci se terminera tu oublieras tout, tu ne te souviendras plus de ce lieu, ni de nous , juste le souvenir d'Edith qu'il te restera que tu aies réussi ou pas ta mission.
-Ok !
Des hommes vêtus de blanc transportèrent le corps d'Edith dans un lieu que je ne connaissais pas. Maintenant tout était dans mes mains, sois je sauve Edith, sois je ne la reverrai plus, Je pouvais très bien y perdre ma vie dans cette quête, mais je devais m'armer de courage pour aller jusqu'au bout.
Je ne sais pas quel miracle je me retrouvais plus tard près de mon appartement, ma porte était ouverte quelqu'un s'était introduit chez moi par effraction, et si c'était un malfrat je pris peur mais est ce que ça pouvait dépasser tout ce que j'avais vu jusqu'à présent ?
J'entrais et découvrais ma maison retournée tout était au sol comme si quelqu'un était venu chercher quelque chose, tout était bouleversé même dans ma chambre c'était pareil, ça ne pouvait être que l'œuvre de ces hommes en noir, plutard le concierge m'avait fait mention que plusieurs hommes étaient entrés dans l'immeuble et se sont mis à lui poser des questions à mon sujet, ceux-ci se sont introduits chez moi malgré son refus, il ne pouvait rien faire face à eux.
Je n'étais plus en sécurité dans ma propre maison mais que faire ? Il me fallait rapidement agir. Je réunis quelques vêtements, ma machine et des affaires importants et me rendit dans un motel, au moins là je pouvais me poser et réfléchir à tout ce qui se passait. Quelle journée !
Dans ma chambre il y'avait une petite télévision je l'allumais et mis les informations...
~~Flash info~~
Un corps a disparu ce jour à l'hôpital de la référence, il s'agit de la nommée Biloa Edith Fille de Maître Biloa président des avocats du barreau du Cameroun, admise il y'a des mois de cela pour maladie.
Selon Maître Biloa sa fille n'est jamais morte, les gens sans foi ni loi ont rependu cette nouvelle et l'ont volé à l'hôpital pour le faire chanter.
Comment est ce possible ? Selon les informations recueillies sur les lieux le médecin en charge de Mademoiselle Biloa, docteur isabelle Atangana avait déclaré deux heures plutôt le décès de celle-ci.
Une affaire très étrange qui émeut toute la ville, nous reviendrons dessus dans nos prochaines éditions.
Isabelle dans quoi tu t'es fourrée...Edith où es-tu fais moi un signe !
Je m'étais couchée plutard, demain je devais retourner à mon service il ne fallait surtout éveiller les soupçons.
Ma nuit fut mouvementée, j'étais la scène d'un événement terrifiant, je vis des hommes vêtus de tuniques noir avec des masques recouvrant leurs visages autour d'un feu ils récitaient des incan*tations au milieu se tenait un homme assis sur un siège juste à ses pieds se tenait une jeune femme elle n'était pas habillée pareillement qu'eux mais son visage était vide d'expression.
-Stop ! Avait dit l'homme se tenant au milieu.
Tous les autres s'assis sur leurs sièges l'homme se leva et retira son masque, c'était un homme d'âge mûr avec pleins de barbe et le crâne rasé, il avait une corpulence et une taille moyennes.
-(rire) haha ! (Il pointa un homme parmi eux), toi Mathieu tu nous as désobéi tu as refusé de donner ta femme en sacrifice pour ta punition. Tu l'as fait fuir le pays en la blindant et protégeant de toute sor*cellerie. (Rire Machia*velique) nous avons pris ta fille tu pensais pouvoir nous tourner en bourrique, tout le monde y est passé et vous continuerez à nous donner vos proches .
- Grand maître pardonnez moi je vous en prie pas ma fille, je vous donnerai ma mère à sa place.
-Ferme là ! Qui es-tu pour nous imposer une viande à manger? Tu nous as trahi tu mérites la m*ort.
-Non pas ça !
Le grand maître placé à distance de se fameux Mathieu exerçait de la magie noire et tordu son cou, du sang s'écoulait de sa bouche et il s'écroula et mourut sous le coup.
-Debarassez moi de ce vaurien, vous subirez le même sort continuez à me défier.
Deux hommes enlevèrent son corps.
-Biloa(dit-il en colère)
Un homme se leva et enleva son masque c'était le père d'Edith !
-Qu'est ce qui se passe avec l'âme de ta fille pourquoi n'avons-nous pas accès à son âme, tu nous aurez rusé comme Mathieu ?
-Non grand maître !
-Tu sais ce que ta fille représente pour nous, son étoile est si grand se nourrit d'elle nous donnera d'énormes pouvoirs.
-Je le sais grand maître, quelqu'un a fait disparaitre son corps à l'hôpital !
--Hum(rumina-il en colère), retournez toute la ville, le pays s'il le faut mais retrouvez ce corps.
-Nous le ferons j'ai quelques pistes.
-lesquelles ?
-Ça doit être l'œuvre de son amie Isabelle !
-Qui est cette fille ?
-C'est une jeune femme de l'âge d'Édith elles ont grandi ensemble c'est une sœur pour elle. Elle est médecin et c'est elle qui soignait Edith depuis des mois, quand nous sommes arrivés à l'hôpital elle n'y était pas et le corps de ma fille avait disparu.
-C'esh très louche ça, laisse moi regardez !
Il se concentra durant quelques minutes.
-Hum cette fille te causera beaucoup de problèmes tu dois l'éliminer, les esprits me disent qu'elle est chargée d'une mission c'est très flou mais c'est en rapport avec Edith.
-J'ai déjà essayé de la t*uer par le passé mais ça n'a pas marché !
-Tu es ignorant ! Je te croyais intelligent mais il n'en est rien ! Les esprits me disent qu'elle est protégée par son grand père le fameux prêtre de Sangmélima.
- Voilà un gros problème, Hector est un vieil homme très puissant tout esprit malveillant qui a osé s'approcher de lui l'a payé amèrement.
- Nous donner une simple âme ça t'a dépassé depuis des années Biloa, c'est ta dernière chance si tu échoues tu auras le même sort que Mathieu.
-Non mon Seigneur pas ça ! Nous pouvons également attendre dans moins de 15 jours l'âme d'Edith aura expiré nous pourrons l'avoir.
-Ferme là ! Incapable ! Et si entre temps cette Isabelle réussissait son coup ? Tu ferais mieux de la contre-carrée élimine là. Nous t'armerons de pouvoir pour cette lutte tu gagneras.
-Merci grand maître !
Tous se sont levés et ont continué leur cérémonie, le grand maître dé*coupa comme par magie la femme qui se tenait à ses pieds et ils se mirent à la man*ger ce qui me fit sursauté je transpirais à grosses gouttes mon cœur s'emballait. Moi qui ne priait pas je me mis à faire une prière invoquant le Saint Esprit. Je n'arrivais pas à refermer les yeux. Il fallait que je me rende chez mes parents le lendemain après le boulot pour avoir une discussion avec qu'eux . Qui pouvait bien être ce grand père Hector dont je n'avais jamais entendu parlé? Pourquoi mes parents me m'avaient caché son existence?
#la_course_contre_la_mort
3.
~~Jour-j -14 jours !~~
Le matin je me suis réveillée avec le corps engourdi je n'avais pas dormi de la nuit après ce cauchemar, je me dirigeais à la douche pour prendre mon bain. Je me plaçais devant le miroir j'avais mauvaise mine.
Je me suis aspergée de l'eau sur le visage ça me faisait un bien fou de recevoir en peu de fraîcheur sur mon visage. Je me mis à me brosser les dents et soudain le miroir devint sombre et l'image d'Edith apparue devant moi je sursautais et je reculais, paralysée par la peur.
-Isabelle j'ai peur, s'il te plaît sauves moi mon amie!
-Edith qu'est ce qu'ils t'ont fait ma sœur ?
-Dépêche toi !
L'image disparue, je frappais le miroir de toutes mes forces dans l'espoir de la voir surgir à nouveau, je mis à sangloter.
--Edith ! Non pas toi !
Je pris rapidement mon bain, ensuite je m'habillais, je refermais ma chambre et donna la clef à la récéption, il fallait que je trouve rapidement une solution pour me loger, juste une nuit dans ce motel et je ne le supportais plus, il était assez bas de gamme et situé dans un quartier très dangereux.
Je pris un taxi qui me déposa à l'hôpital. Devant l'hôpital se tenait des journalistes qui se précipitèrent vers moi à ma descente du taxi.
-Mademoiselle Atangana que savez vous sur le présumé vol de corps de Mademoiselle Biloa Edith ? Nous savons que vous étiez de bonnes amies et son médecin traitant.
J'étais abasourdie par ce que je voyais mais quel toupet ! La presse était toujours à l'affût des informations lorsqu'une histoire croustillante faisait les journaux ils étaient sans pitié ils n'avaient rien à cirer de la peine et des dommages qu'ils pouvaient causer à la famille. Je fais mine de les ignorer et j'essayais de me frayer une chemin vers l'intérieur heureusement pour moi les gardiens ne les permettaient pas d'entrée mot d'ordre du directeur
J'entrais dans mon bureau et je m'assieds, ma journée n'avait même pas démarré mais j'étais déjà essoufflée, puis je remarquais une enveloppe posée dessus à l'intérieur duquel il y'avait un mot, je me mis à lire, j'étais troublée et surprise par ce que je lisais.
C'était une lettre signée par le directeur général de l'hôpital qui me suspendait pour une durée indéterminée quel mal ai-je bien pu commettre? Moi qui étais si pointilleuse et travailleuse, l'une des meilleurs médecins du service. Il devait me donner des explications je m'en foutais pas mal que se soit mon supérieur, j'avais des droits et je méritais de connaître l'objet de cette suspension.
Je me dirigeais vers le bureau du boss très en colère, je frappais et il me demanda d'entrer je pris place en face de lui.
-Bonjour Mr le directeur !
-Bonjour Mademoiselle Atangana ! Quel est l'objet de cette visite ?
Je mis la lettre à sa portée il jeta un coup d'œil et sourit, un sourire malsain j'avais envie de le mettre mon point dans le visage, m'empêcher d'exercer mon métier était la chose la plus cruelle qu'on puisse me faire...
--Oh ! Mais tout est clair qu'est ce que vous n'avez pas compris ?
-Tout Mr ! Pour quelle raison me suspendez vous ?
-Vous n'avez pas l'air de mesurer l'ampleur que prend cette affaire, un corps disparaît dans cet hôpital et c'est vous qui est en cause, je ne veux pas mettre en mal l'hôpital, malgré le fait que vous soyez un médecin très brillant l'hôpital peut se passer de vos services pour un certain temps, le temps que l'affaire se tasse...
-Vous plaisantez Mr ? Où est dit que je suis impliquée dans cela, je ne vous crois pas je sais que c'est une autre raison qui se cache derrière tout ceci, ils vous ont payé pour me faire ça ? Dites leur que je ne me laisserai pas faire !
-Hey calmez vous ! Vous savez je ne fais qu'obéir aux ordres, mais nous pouvons nous arrangez d'une autre façon, vous savez que vous êtes une très belle femme, teint clair vous avez un certain charisme il vous suffit juste de me rendre un généreux service de temps à autre et cette lettre n'existera plus vous continuerez d'exercer en toute tranquillité...
--Vous me dégoutez, espèce de vieux porc, vous n'avez pas honte vous pouvez avoir l'âge de mon père !
-Ne prenez pas cette air, vous m'avez toujours plu et je sais que vous ne pourrez pas laisser cette offre.
-Votre offre vous pouvez la mettre où je pense, vieux pervers !
Je m'étais levée et je le regardais avec beaucoup de dégoût, toute estime que j'avais pour lui avait disparu...
-Réfléchissez bien à mon offre ! Mais dès aujourd'hui vous allez en congés, rangez vos affaires et barrez vous de cet hôpital.
J'étais sortie de là avec une rage en moi, mes yeux étaient déjà humides mes larmes ruisselantes, mais pourquoi tout ceci m'arrive?
Mr le directeur avait mis derrière moi son garde de corps pour qu'il se rassure que je range bien mes affaires et me conduit jusqu'à la sortie. Mes collègues et le personnel étaient tous consternés, ils ne pouvaient pas comprendre réellement le fond de ce problème, je quittais l'hôpital avec beaucoup de chagrin, qu'allais-je devenir tout me tombait dessus...
Je pris un taxi course avec mes affaires pour la maison de mes parents, après une heure de trajet il me déposa devant la maison, je pris le temps d'observer chez les Biloa le portail était entrouvert tout était bien calme, je déposais mes affaires devant notre portail je ne sais pas ce qui m'avait pris mais quelque chose me guidait chez eux. Je marchais jusqu'en face une coïncidence ou une chance le gardien n'était pas à son poste, je poussais et entrais à l'intérieur, une atmosphère glaciale s'empara de moi digne d'un film d'horreur, je ne comprenais pas pourquoi la maison était vide même les servantes n'y étaient pas, je me mis à visiter je ne savais même pas ce que je cherchais mais quelque chose m'attirait à l'étage, je montais les escaliers lorsqu'une voix fine se fit entendre <
--Que fais-tu là ?
Je sursautais et me retournais...
-Je suis désolée je n'ai vu personne...
-Sortez maintenant si vous ne voulez pas que J'informe mes patrons et la police vous embarque.
-Calmez vous je suis là voisine, c'est compris je m'en vais !
Ce gardien on aurait dit un to*tem il me faisait froid dans le dos, il me regardait tout en dandinant son cou comme un robot, j'aurai tout vu, Edith tout ceci c'était toi mon amie, hum...
Je pris une tangente même Usain Bolt ne voyait pas mon carreau dans un 100 mètres...
Je sortais de là tout en sueur, j'allais chez nous et sonna tout en prenant mon carton d'affaires...
Ma mère vient d'ouvrir ...
-Isabelle tu es tout en sueur ! Mais que fais -tu là de bonne heure !
- Mater pardon laisse moi entrer c'est grave sur ta fille !
--Hum ! Tu nous en diras plus !
J'entrais et plongeais sur le canapé ma mère m'emmena un verre d'eau peu à peu je repris mon souffle .
Mon père fait irruption au salon !
-Isabelle qu'est ce que tu fais là ?
-Papa j'ai été suspendue par mon boss.
-Pourquoi ? S'écriaient-ils
-Pardon ce n'est pas important ! J'ai un autre sujet qui m'emmène ici
-Isabelle mais qu'est de ce qui se passe, j'ai vu aux informations que tu étais impliquée dans la disparition du corps d'Edith est ce vrai ma fille ? Me demanda mon père.
-Papa c'est totalement fou !
-C'est histoire est vraiment rocambolesque, Edith est réellement morte ou vivante ?
Je restais silencieuse face à la question de mon que pouvais-je bien lui dire ? Le vieux sage m'avait formellement interdit de révéler quoi que ce soit.
-Vous deux là vous nous avez toujours montré de tout les couleurs. Moi j'ai espoir qu'Edith sort de nulle part vivante, ça me déchire le cœur de savoir que cette petite est probablement morte j'ai l'impression d'avoir perdu mon enfant.
Je voyais ma mère parlé avec tant d'émotions, mes parent s'inquiétaient pour Edith comme si c'était la leur, ils l'avaient vu grandir à mes côtés, nous étions pas de simples amis mais des sœurs, quand il y'avait à manger chez nous il y'avait également pour Edith, nous partagions tout comme des jumelles.
-Maman, papa qui est grand père Hector ?
Mes parents se regardaient surpris et pris au dépourvus par ma question.
-D'où connais-tu ce prénom ?
-Papa réponds moi s'il te plaît !
-Hum ! C'est une histoire très étrange es-tu sur de vouloir connaître cette histoire ?
-Oui papa !
-Père Hector était mon père c'était un très grand prêtre exor*ciste !
--Prêtre ! Ils n'ont pas le droit de se marier ni de faire des enfants à ce que je sache...
-Ma mère était une jeune fille naïve à l'époque et père Hector était un jeune homme séminariste, il s'était épris d'elle lors de ses vacances dans leur village je suis né de cette idylle, ma mère avait essuyé toutes les moqueries parcequ'elle avait décidé de me garder. Il avait quitté le village et réapparu une dizaine d'années plutard étant prêtre, ma mère me disait qu'il prenait de mes nouvelles et subvenait à mes besoins sans toute fois interférer dans ma vie à cause de son statut de prêtre. Sa renommée avait traversé tout le pays ainsi que les pays voisins car c'était un très grand puissant prêtre exor*ciste, dé*mon sor*cier, quelque soit l'entité maléfique il venait à bout d'eux.
--Pourquoi parles-tu de lui au passé papa ?
-Il y'a quelques années une histoire assez troublante secoua la ville de Sangmélima.
-laquelle ?
-Il se disait qu'un dé*mon était venu à bout de père Hector et qu'il l'avait emmené dans les abîmes et on n'entendait plus parler de lui et puis un an plus tard il resurgit de nulle part et s'isola dans la forêt et on n'entendait plus parler de lui.
-Quelle histoire papa ! Je crois qu'il est encore en vie ?
- Je n'ai aucune idée ma fille ! Je n'ai jamais eu d'attache avec lui, il n'a jamais cherché à me connaître ça ne m'a jamais traversé l'esprit de le chercher.
-Papa tu dis qu'il est probable de le trouver où ?
-En forêt dans la ville de Sangmélima ! Son diocèse si trouve également !
-Ok !
-Pourquoi me poses-tu ces questions ?
-Pour rien papa juste par curiosité !
--Toi tu ne demandes jamais rien pour rien je te connais très bien Isabelle, j'espère que tu ne cherches pas à te mettre dans les problèmes ?
-Non papa ! Juste que j'ai lu un article et son nom y figurait et ce qui m'a intrigué c'est qu'il portait le même nom de famille que nous !
-Ok !
J'avais déjà quelques informations concernant père Hector qui était en réalité mon grand père, il fallait que je le convainc de m'aider dans ma quête !
--Isabelle que feras-tu maintenant que tu es suspendue ?
-maman ne t'en fait pas pour moi je reprendrai le boulot bientôt ! Je vais m'absenter dès demain pour quelques jours !
-Où vas-tu ? Demande-elle
-Il y'a une ONG qui a sollicite mes services dans le Nord du pays !
-Ok sois prudente ! Je ne comprends toujours pas le mystère derrière la disparition d'Edith sais-tu où elle se trouve ?
-Maman tout comme toi je suis choquée et chagrinée je ne connais pas où se trouve Edith encore moins son corps dans la mesure où elle est décédée.
-Pauvre enfant ! Seigneur envoie nous un signe de sa part .
Je passais la nuit chez mes parents ce jour là je ne les avais pas parlé de la partie où mon appartement avait été chamboulé et fouillé je ne voulais surtout pas les faire peur.
~~Jour-j -13 jours~~
Au petit matin, je quittais la maison familiale et alla au motel prendre mes affaires je payais également ma note, je retournais chez moi et fit un sac avec juste quelques habits et mon ordinateur, j'avais commencé à rédiger mon aventure et toutes les étapes que je traversais dans ma quête pour sauver Edith !
J'avais rédigé une lettre que je mis dans une enveloppe et la posa sur mon chevet de lit au cas où je venais à disparaitre mes parents seraient informés de tout, je rédigeais également un petit mot que je laissais sur la table au salon pour les informer que j'étais partie en voyage au Nord comme je leur avais dit la veille.
Je me mis en route je pris le car direction le diocèse de Sangmélima, dans le bus j'avais fait la connaissance d'une jeune de la trentaine il m'avait dit être un journaliste d'investigation et il se rendait également à Sangmélima tout comme moi nous avons échangé nos contacts à l'arrivée.
~~Bienvenue à SANGMELIMA~~
La plaque affichait fière allure, une nouvelle étape venait de commencer on verra où ça me mènera.