Elle allait fêter ses 14 ans ! Pour son anniversaire contrairement aux autres adolescentes de son âge elle ne voulait pas de fête. Seule dans sa chambre, plonger dans un livre son passe-temps favori elle n'entendit même pas Bouba l'appeler. Il a suffi que ce dernier lui arrache le livre des mains pour qu'elle revienne à la réalité.
_ Mais que fais-tu ? Dit-elle sous un ton faussement boudeur
_ C'est ton anniversaire Cathy et toi tu restes là à lire.
_ Et alors c'est un jour comme les autres
_ Crois-moi cousine ta vieillesse mérite d'être célébrer aller debout....
Devant son gâteau au chocolat prête à souffler ses bougies, Cathy pensa à la chance qu'elle avait d'être tant aimée de cette famille. Oui depuis ses 12 ans elle vivait avec eux. Et en deux ans elle ne regretta jamais avoir quitté sa famille. Non dans cette famille, elle n'a jamais été considérée comme une nièce mais plutôt comme un enfant de la maison.
Cathy Cissé pourtant étant l'ainée d'une modeste famille de trois enfants toutes des filles, était à présent traiter tel une cadette dans sa nouvelle maison.
Ses pensées s'envolèrent à Rufisque la vieille ville coloniale ou elle vu le jour. Dans cette ville, elle avait toujours vécu avec ses parents. A ses 12 ans, elle les quitta pour aller vivre aux parcelles assainies unité 15 chez la sœur de son père, son homonyme Cathy Cissé : sa Badiène. A l'époque, elle venait juste de décrocher son certificat d'entrée en sixième à l'école élémentaire Ousmane Socé Diop.............
_ Souffle tes bougies avant qu'ils ne fondent ma fille. Lui souffla badiène l'extirpant de ses pensées.
Badiène n'ayant pas de fille, a toujours voué un amour immense pour sa nièce. Ayant une situation financière plus aisée que son frère, elle demanda aux parents de Cathy à ce qu'elle vienne continuer ses études chez elle. Et ce fut une opportunité que son frère et sa belle-sœur ne manquèrent de saisir. Penda, la mère de Cathy travaillait comme guichetière à la gare de Rufisque tandis que son mari Malik excellait dans le domaine de l'éducation en tant qu'enseignant : un professeur de mathématique. Malgré leurs travails respectifs ils parvenaient tant bien que mal à joindre les deux bouts.
Après avoir déguster le gâteau et profiter de la petite fête improvisée, Cathy regagna sa chambre pour reprendre sa lecture. Ainsi était Cathy, pleine de joie de vivre mais cependant très studieuse. Comme tout enfant d'enseignant de l'époque, ses sœurs et elle avaient reçu une éducation très stricte. Elle ne sortait pas beaucoup et était très assidue à l'école.
Monsieur Cissé comme l'appelaient ses élèves, gardait chaque soir ses filles éveiller à parcoeuriser leurs leçons ou faire leurs devoirs.
Terminant le dernier chapitre du livre, Tapha venu l'appeler pour répondre au téléphone.
_ Alors C.C lui disait l'interlocuteur au bout du fil
Elle rigola un bon moment avant de reprendre la conversation
_ Talla arrête de m'appeler ainsi réprimandait-elle faussement son cousin
_ Mais c'est ton nom ....
_ Ose appeler ainsi ta mère alors ...
_ C'est bon tu as gagné ça été ton anniversaire Bouba m'a dit que tu ne voulais pas faire de fête
_ Bouba exagère avec ses fêtes .........
_ Scène de ménage lol ton futur mari
_ Oh arrête c'est mon grand frère
_ Je rigole sinon je voulais juste te souhaiter un joyeux anniversaire
_ Merci mais tache d'envoyer mon cadeau
_ Tu ne changes pas maman t'as trop pourri gâté
_ Et alors tu es jaloux que je puisse prendre ta place fils à maman
_ Wallah Cathy tu sais que je suis loin sinon tu n'aurais jamais osé...
Ils restèrent encore un bon moment au téléphone à se chamailler et à rigoler avant de raccrocher. C'était toujours ainsi lorsque son cousin Talla appelait.
Ce même jour elle échangea aussi avec ses sœurs qui ne cessaient de lui répéter à quel point elle était plus chanceuse qu'elles.
Oui, ses deux petites sœurs n'avaient que ça à la bouche à chaque fois qu'elles se voyaient ou se parlaient. Et cela même quand leur mère leur informa du départ de Cathy pour vivre désormais chez leur tante. Ce jour-là Cathy sauta tellement de joie que ses deux sœurs en devinrent jalouses. Cathy avait l'habitude depuis toute petite d'aller chez Badiène durant les grandes vacances. Et depuis toujours, là-bas on l'a traité comme une princesse. Si ses sœurs et elle adoraient tant aller chez leur tante, c'était surtout à cause de la liberté qu'elles y trouvaient, liberté qu'elles n'avaient guère chez eux. Parcelles, constituait un véritable havre de paix pour elles, le lieu idéal pour passer d'agréables vacances.
La maison de Badiène se trouvait qu'à quelques mètres de la plage, une belle et grande maison à étage qui retenait à chaque fois leur admiration : une maison très différente de leur petit appartement de deux pièces des logements enseignants qu'ils disposaient à Rufisque.
Là-bas Cathy avait une chambre rien qu'à elle contrairement à celle qu'elle partageait avec ses sœurs. Cependant elle n'avait profité que de quelques jours de vacances pour que la rentrée scolaire pointe son nez. Badiène l'avait inscrite dans une école privée non loin de chez elle. C'est ainsi que débuta sa nouvelle vie là-bas .....................
..........................................................................................................................................
Ce weekend Cathy l'avait passé chez ses parents. Comme à chaque fois qu'elle s'apprêtait à rentrer, sa mère l'appelait dans sa chambre pour la conseiller. Cela même au jour de son départ, durant toute la route sa mère n'avait cessé de lui prodiguer des conseils : de bien se comporter, d'écouter tout ce que Badiène lui dira et surtout d'avoir de bonnes notes.
_ Cathy j'espère que tu te comportes bien chez ta tante ?
_ Oui mère ...
_ En tout cas tu te dois d'être exemplaire et irréprochable ma fille. Ta tante fait tant pour nous.
_ Je sais mère à qui le dis-tu. Moi qui suis, là-bas ils me traitent tous très bien
_ Tant mieux alors ta tante et ton père ont toujours été très proches. Il n'y a jamais eu de problème ni de mal entendu entre eux. Redouble d'efforts ma fille, je sais que tu travailles bien à l'école, et ta tante m'a confié que tu ne sors pas beaucoup et que tu n'as pas d'amis là-bas.
_ Non je n'ai pas d'amis là-bas si ce n'est mes cousins sinon j'ai des camarades de classes
_ N'oublie jamais que tu te dois d'être exemplaire ma fille, tu es notre ainée et tes sœurs copient sur toi..... Alors pas de petit ami ni quoi que ce soit
_ Mais maman.....
_ Quoi maman ? Tu es une jeune fille belle et naïve et je m'inquiète pour toi. De nos jours on voit du n'importe quoi. Et toi tu as intérêt à rester sage. Je ne cesse de le répéter à tes sœurs et toi. Une fille doit rester sage jusqu'au mariage. C'est la plus grande fierté d'une fille et de sa famille. Et dans le cas contraire cela constitue le plus grand déshonneur et honte ..........
_ Je sais mère .... Ne t'en fait pas je ne parle à aucun garçon soit tranquille
_ Je te fais confiance mais n'empêche je ne serai tranquille qu'après vos mariages.
_ Je te jure que je n'ai pas de petit ami ça ne me traverse même pas l'esprit. Comment pourrais-je en avoir je ne sors pas et mes cousins sont tout le temps sur mon dos. Lol c'est sure qu'ils me tueraient en me voyant avec un garçon ...
_ C'est tant mieux alors et en plus tu es leur femme de droit ....
_ Lol maman je ne me vois pas marier avec eux je les considère tous comme mes frères........
Oui Cathy considérait ses cousins comme ses frères, de la classe de 6ième à la cinquième elle n'avait jamais eu à se plaindre d'eux. Pourtant petite, elle fut totalement amoureuse de Bouba. Oui comme toute fillette de 7 ans Cathy avait jeté son dévolu sur son cousin. Il lui arrivait même de pleurer lorsque les camarades ou copines de Bouba venait à la maison le voir......
Mais c'était-il y a longtemps tout ça, pour Cathy ce n'était qu'un amour d'enfance. Et puis les choses avaient évolués, en Bouba elle ne voyait désormais qu'un frère même si les autres persistent à la taquiner.
Quant à Bouba, il s'entendait merveilleusement bien avec elle. Il existait une réelle alchimie entre eux, alchimie que Cathy avait avec tous ses frères. Oui Cathy s'entendait aisément avec les fils de Badiène qui étaient aux nombres de quatre : l'ainé Bouba, suivi de Talla, Tapha et Moctar le cadet. Seuls Bouba et Talla étaient expatriés en Angleterre au côté de leur père tonton Omar Diop.
C'est à ses quatorze ans que Bouba et son père rentrèrent. Ce fut à cette époque que les tensions à la maison commencèrent à devenir pesantes très pesantes.
Il y'avait cette fille qui habitait dans leur quartier non loin de chez eux et venait souvent voir Bouba.
Fily était la petite amie de Bouba, ils sortaient ensemble avant même que Bouba ne commence à voyager. Depuis qu'ils s'étaient rencontrés lors d'une soirée dansante ils ne s'étaient jamais séparés. Comment Bouba pouvait-il la laisser Fily a été la première qu'il connaisse même s'il n'a pas été le premier homme que connaisse Fily. Fily n'avait jamais froid aux yeux, elle se donnait aisément à Bouba quand il le voulait ou il le voulait. Il arrivait même que ce dernier ne demande rien, mais ne refusait jamais les avances de sa petite amie quand l'initiative venait d'elle. Et pour dire vrai ça ne lui déplaisait pas. Fily était tout sauf une fille sage et ça tous le savaient même les amis de Bouba qui ne cessaient de conseiller à leur ami de laisser cette fille.
Fily étant la cadette d'une famille très nombreuse, a toujours eut la liberté qu'elle voulait. Chez eux il n'y avait pas de sens interdit, ses parents étant très vieux n'avaient guère le temps de se préoccuper d'eux. Oui ses parents avaient l'âge d'être ses grands-parents et à l'école Fily amenait toujours sa grande sœur Takana la faisant passer pour sa mère quand elle était convoquée. Fily arrêta tôt ses études. Elle n'en avait ni l'envie ni les moyens de les continuer alors elle fit comme ses ainés. Chez elle, garçon comme fille arrêtèrent tôt l'école. Tout le monde les connaissaient dans le quartier leur maison était surnommé « Keur Kani » (Maison du piment) car il ne pouvait se passer une journée sans qu'un des leurs ne se bagarre.
Fily n'était pas belle comme une perle mais cependant avait un charme qui lui était propre et surtout beaucoup de feeling.
Les parents de Bouba ne pouvaient l'encadrer, Badiène étant de la vieille école ne pouvait respecter Fily qui venait à tout bout de champ rendre visite Bouba pour se cloitrer dans la chambre de son fils. Bien qu'elle en ait touché deux mots à Bouba, ce dernier lui rétorquait qu'ils ne faisaient rien de mal à chaque fois. Fily ne lui était pas du tout sympathique surtout la sachant très belliqueuse. Il ne pouvait se passait deux jours dans le quartier sans que l'on attende Fily se battre ou se disputer. Elle avait la bouche très salée et était très vulgaire.
Bien que Badiène gardait son mal en patience. Ce fut le contraire de son mari qui n'hésitait jamais à renvoyer Fily de chez lui dès fois même à coups de bâtons.
Il détestait au plus haut point cette fille et ne s'en cachait pas du tout. Pourtant au tout début, c'était lui qui conseillait à son fils de respecter Fily jusqu'à ce qu'il la voit en pleine ébat avec un autre homme dans un bâtiment en pleine air alors qu'il se trouvait sur sa terrasse. Depuis ce jour il ne put plus supporter de la voir et demanda à son fils de ne se plus s'approcher d'elle.
Bouba n'avait jamais vu son père ainsi. Il le connaissait très bien pour savoir qu'il est plus que sérieux. A vrai dire son père n'était pas la première personne qui lui demanda de mettre fin avec Fily.
Bouba voulait la quitter mais ne savait pas comment s'y prendre. Envers Fily, il ne ressentait pas de l'amour mais s'était attaché à elle. Et le jour où il décida à la laisser enfin cette dernière l'abattit par la nouvelle qu'elle lui donna.
Il resta un long moment immobile avant que l'information ne puisse atteindre son système nerveux.
_ Tu es vraiment sure ? Redemanda-t-il une troisième fois
_ Oui Bouba je suis enceinte mes parents vont me tuer pleura Fily
_ T'es enceinte, t'es enceinte de qui, de qui ? Ne cessa-t-il de répéter
_ Comment oses tu me demander cela j'attends ton enfant Bouba.....
_ Je ne sais pas j'ai le droit de te le demander non vu que tu n'as pas été qu'avec moi
_ Je ne suis pas une pute Bouba et surtout pas ta pute. Tu ne doutais pas de moi quand nous faisions l'amour alors pourquoi maintenant c'est parce que j'attends ton enfant c'est ça
_ Ok calme toi t'es sure d'être enceinte ?
_ Oui ça fait presque trois mois que je n'ai pas vu mes règles et à l'hôpital j'en ai eu le cœur net
_ Donc tu es à 3 mois là ..... Mais ça ne fait que deux mois qu'on a repris .... Et je ne t'avais pas touché un mois avant.....
_ Donc tu comptes renier ton enfant et me laisser dans la merde. Tu as menti Bouba. Cet enfant on l'a fait à deux et je n'hésiterai pas à aller voir ta famille pour ça.......
_ Du calme ok. J'ai besoin de temps pour réfléchir. Qui est au courant chez toi ?
_ Ma sœur Takana .....
_ Rentre maintenant je t'appellerai.........
_ Bouba je t'aime plus tout et tu le sais si jamais tu m'abandonnes je me suici...
_ Arrête de dire des bêtises tout va bien se passer..........
Fily savait en âme et conscience que Bouba n'était pas le père : ce dernier avait eu raison de douter. En compagnie de sa sœur Takana, Fily était allée accuser plusieurs de ses amants qui nièrent tous en bloc y compris le père de l'enfant qui manqua de la tabasser. De retour à la maison, elle raconta à sa sœur que seul Bouba ne l'avait pas menacé en l'indexant comme l'auteur de sa grossesse.
_ Tu as bien fais de l'accuser maintient tes propos et soit ferme ne flanche pas la conseilla sa sœur
_ Takana, Bouba n'est pas bête. Il a voulu nier mais je ne l'ai pas laissé poursuivre ...
_ Qu'a-t-il dit ?
_ De lui donner du temps qu'il me rappellera
_ Il n'y a plus à attendre soit il accepte soit tu avortes. Tu n'as pas les moyens d'éduquer ton enfant ici il y'a assez de batards dans cette maison.......
_ Bouba a les moyens, sa famille est riche il faut à tout prix qu'il accepte.......
Fily savait en âme et conscience que Bouba n'était pas le père : ce dernier avait eu raison de douter. En compagnie de sa sœur Takana, Fily était allée accuser plusieurs de ses amants qui nièrent tous en bloc y compris le père de l'enfant qui manqua de la tabasser. De retour à la maison, elle raconta à sa sœur que seul Bouba ne l'avait pas menacé en l'indexant comme l'auteur de sa grossesse.
_ Tu as bien fais de l'accuser maintient tes propos et soit ferme ne flanche pas la conseilla sa sœur
_ Takana, Bouba n'est pas bête. Il a voulu nier mais je ne l'ai pas laissé poursuivre ...
_ Qu'a-t-il dit ?
_ De lui donner du temps qu'il me rappellera
_ Il n'y a plus à attendre soit il accepte soit tu avortes. Tu n'as pas les moyens d'éduquer ton enfant ici il y'a assez de batards dans cette maison.......
_ Bouba a les moyens, sa famille est riche il faut à tout prix qu'il accepte.......
Bouba depuis la nouvelle, avait voulu mettre de la distance avec Fily. Il s'était radouci et ne sortait plus de la maison. Alors qu'il discutait tranquillement avec Aba son ami d'enfance qui faisait le thé, Cathy et Badiène firent éruption au salon pour zapper le match qu'ils suivaient.
_ Mais tata que fais-tu ? Demanda Aba souriant comme toujours
Badiène : Je ne regarde pas le football
Bouba : Mais tu as une télé dans ta chambre
Badiène : Il y'a le patron qui dort
La réplique de sa tante eut le don d'arracher un fou rire à Cathy.
Aba : Donc quand le boss dort, on est obligé de subir ....
Cathy : C'est le boss non donc trêve de bavardage
Aba : Cathy respecte moi .......
Bouba : Oh de quel respect tu parles
Aba : Tu prends la défense de ta femme...tata il faut les marier maintenant
Cathy : Tu es fou, c'est mon frère .....
La réponse de Cathy ramena Bouba trois ans en arrière...Ce jour où il eut à donner la même réponse que Cathy. En s'apprêtant à aller à la plage avec sa bande de toujours, sa mère l'avait intercepté pour lui parler.
_ Ou vas-tu encore ?
_ Maman j'accompagne juste des amis à la plage
_ Accorde moi quelques minutes avant d'y aller
Bouba remarqua l'air stressé de sa mère qui le regardait sans ciller
_ Alors de quoi veux-tu me parler ?
_ Néné touti débuta sa mère
_ Que veux-tu ? Rigola Bouba. A chaque fois que sa mère voulait l'amadouer c'est ainsi qu'elle l'appelait
_ Tu es mon ainé, je n'ai qu'un seul frère. Cathy ma nièce et homonyme j'aimerai que tu puisses faire d'elle ta femme .......
_ Quoi mais t'es folle maman
_ Hey douma sa morom sa ndèye la (je ne suis pas ton égal mais ta mère) c'est la fille de ton oncle, ta cousine ta femme de droit .....
_ Assez maman je ne vais pas me marier avec cette gamine .....
_ Mais il n'est pas question de mariage pour l'instant. Cathy est un enfant. Alors si tu es d'accord vous vous fiancerez ...........
_ Fiançailles, mariage aujourd'hui, demain j'en veux pas Cathy est ma petite sœur alors jamais cela n'aura lieu....
_ Bouba sais-tu que tu brises le cœur de ta pauvre mère
_ Oh maman propose cela aux autres, je ne suis pas ton unique fils. Il y'a Tapha, Talla et Moctar .........
_ Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire. Je ne veux que le meilleur pour toi. Cathy est une fille douce, elle a grandi sous nos yeux tu ne pourras trouver meilleure femme qu'elle ............
: Eh ho non mais tu rêves ton thé va refroidir. Le sortit Aba de ses souvenirs
Tout en buvant son thé, il se mit à regarder sa cousine qui souriait aux blagues de son ami. Oui sa mère avait raison Cathy était une fille douce et son beau sourire en attester parfaitement de même que ses gestes. Si seulement, Fily était comme Cathy alors ce serait la relation parfaite voire idéale soupira-t-il. Plus il regardait Cathy plus il ne pouvait s'empêcher de remarquer ses qualités. Il était tellement facile de dialoguer avec Cathy. En sa compagnie, c'était redevenir enfant. Avec elle c'est tout le temps des sourires. Cathy est le genre de femme à ne pas se plaindre, à supporter tout et tout le monde. Sa cousine était une sainte, une perle rare contrairement à sa Fily..............
Fily était déterminée à avoir ce qu'elle veut. Elle n'avait l'intention de reculer devant rien pour accomplir son souhait. Sa sœur avait raison, il y'avait assez batards chez eux. Deux grandes sœurs de Fily avaient déjà fait des enfants dehors. Seule Takana était mariée mais habiter toujours chez ses parents avec ses trois enfants et son époux Manse......
Sans aucun remords ni craintes, Fily alla trouver cette dame à Pikine qui été réputé pour les charmes et filtres d'amour qu'elle donnait. Tout comme la vingtaine de femmes qu'elle avait trouvées sur place, Fily attendit son tour.........
_ Que puis-je faire pour toi mon enfant ? Demanda la bonne femme blanchie sous ce commerce
_ Mère Lala j'ai un problème dont vous êtes la seule qui puisse m'apporter solution pleurnicha Fily
_ Je t'écoute si c'est dans mon pouvoir, je t'aiderai
_ Je sors avec un homme que j'aime beaucoup. Je ne connais que lui. Je lui ai tout donné y comprit ma virginité. Mais il y'a quelques temps j'ai su que j'étais enceinte et depuis il ne veut plus rien entendre de moi ni même me voir. Il a une nouvelle copine maintenant on dirait qu'elle l'a marabouté car cet homme m'a toujours promis le mariage. Ma vie est foutue. Mes parents vont me tuer mentit Cathy en y jouant du cinéma pour se rouler à terre
_ Non ma fille la secouru la dame, tu ne vas te blesser reprend tes esprits.... Tu es venue au bon endroit. Sèche tes larmes si tu as raison et que la fille l'a marabouté sois sans crainte car il te reviendra et ne pourra plus te quitter.....
_ C'est vrai ! Mère lala je n'aime que lui et j'aimerai tant me marier avec lui....
_ Hélas ma fille le mariage n'est pas de mes capacités mais quand tu utiliseras mon filtre, tu ne quitteras plus ses pensées et lui ne pourra plus te quitter....
_ Je veux simplement qu'il me revienne ...
_ Alors commence par me dire son nom complet
_ Bouba Diop
Oui Fily venait de monter ce gros mensonge pour ne pas que Bouba la quitte. Leur relation étant condamné, elle savait que leur séparation n'était plus qu'une question de temps.
Sur une mixture mère lala récita quelques mantras finissant toujours par Bouba Diop avant de la remettre à sa cliente.
_ As-tu la possibilité de revoir cet homme et de l'approcher ? Demanda Lala
_ Oui
_ Fait tout pour y arriver car cette mixture tu dois l'introduire dans ton intimité et juste après avoir un rapport avec lui. Ce charme est très puissant et très efficace. Fais le comme je l'ai dit et tu auras à l'instant qui suit les résultats.....
Satisfaite Fily régla la note avant de rentrer heureuse.........
Contrairement à elle, Bouba lui était perdu. Il était persuadé que l'enfant qu'attendait Fily n'était pas le sien. Il la savait trop fourbe pour lui rester fidèle. Il y'a deux mois ils ne se voyaient plus, Bouba l'accusait de sortir avec quelqu'un d'autre et comme toujours Fily nia en bloc.
Il ne faisait que cogiter chez lui. Ses parents heureux crurent que leur fils était tout simplement en train de changer. Et secrètement Badiène espéra que son fils revienne à de meilleurs sentiments concernant sa nièce en les voyant tout le temps ensemble.
Mais il a suffi d'un samedi soir pour que tout bascule. Un simple appel de Fily avait réussi à tout chambouler. Vers 23h leur téléphone fixe s'était mis à sonner, Cathy qui s'apprêtait à aller se coucher décrocha croyant que c'était sans doute Talla qui appelait dès fois à des heures semblables.
_ Allo souffla doucement Cathy
_ Oui allo j'aimerai parler à Bouba.
_ Bouba qui est à l'appareil ?
_ C'est moi Fily c'est urgent
_ Il est dans sa chambre je vais l'appeler........
Pendant que Fily patientait, Cathy alla retrouver son cousin qui semblait porter tout le poids du monde sur ses épaules.
_ Bouba tu dors ?
Non elle savait qu'il ne dormait pas mais c'était la seule question idiote qui lui venue à la tête.
_ Non qu'y a-t-il ?
_ Téléphone
_ Si c'est Talla dis-lui que je le rappellerai demain
_ Non c'est Fily
Bouba se redressa pour la regarder de plus près.
_ Fily ?
_ Oui elle dit que c'est urgent
Son sang ne fit qu'un tour croyant qu'il était arrivé malheur à Fily.
_ Tu en as mis du temps dit cette dernière
_ Es-tu malade de m'appeler chez moi à cette heure ?
_ Bouba ça fait une semaine que je n'ai pas eue de nouvel de toi
_ J'avais besoin de réfléchir
_ Je dois te voir maintenant c'est urgent
_ Non remettons ça à après
_ Je suis au télécentre de la plage d'ici cinq minutes si je ne te vois pas alors je sonnerai à ta porte.
Bouba sachant Fily capable du pire partit la rejoindre. Bien en colère, Bouba la trouva très sexy dans sa petite robe évasé décolleté qui dissimulait bien son petit ventre. Fily connaissant ses faiblesses avait fait exprès de s'habiller ainsi.
_ Tu es là. L'accueillit-elle d'une voix mielleuse
_ Tu m'as menacé ...
_ Oh arrête bébé je voulais simplement te voir sans ça tu ne serais jamais venu
_ N'essaye pas de m'amadouer pourquoi voulais-tu me voir ?
_ Bouba tu me manques. Même fâché tu deviens plus beau mon chéri le savais-tu ?
_ Non mais sérieux Fily tu m'as juste appelé pour ça
_ Ça te déplait ? Allons chez moi
_ Non il est tard
_ Raison de plus j'ai quelque chose à te montrer
_ Que vont croire tes parents en me voyant à cette heure ?
_ Ils dorment à cette heure et mes frères et sœurs sont tous dehors. On est samedi ne l'oublie pas. Allez embrasse-moi rien qu'une fois ..........
Bouba avait mordu à l'hameçon une fois dans la chambre de Fily, il n'avait plus résisté pour lui faire l'amour rageusement au tout début puis tendrement. Plus il s'enfonçait en Cathy plus le charme s'enfonçait au plus profond de son être. Fily su que le sort avait marché à la façon dont Bouba la prit dans ses bras une fois terminé. Avant dès qu'il terminait Bouba se hâtait de s'éloigner d'elle mais là c'était différent.......
_ Bouba je t'aime énormément tout ce que je veux c'est que l'on soit heureux c'est tout. Je peux te jurer que l'enfant que j'attends est le tien.........
_ Shut je sais ma belle, pas besoin de me le jurer. Tout ce que je sais est que mon bonheur réside à tes cotés. Je te crois qu'en tu dis que tu attends notre enfant c'est juste que ça me chamboule je ne suis prêt à devenir père ....
_ Et moi donc que crois-tu que mes parents diront ?
_ Que comptes-tu faire ?
_ Si c'est ce à quoi je pense c'est hors de question. Jamais je n'avorterai ton enfant.......
_ Qui te parle d'avortement je te demandais si tu es prête à subir les conséquences ....
_ Tant que tu es avec moi, je subirai pour nous s'il le faut
_ J'assumerai mon enfant tu n'as pas de souci à te faire et je ne te laisserai jamais tomber. J'en parlerai à mes parents ......
Dès le lendemain Bouba n'hésita pas une seule seconde à annoncer la nouvelle à ses parents. Dans sa tête tout était clair, il voulait Fily et leur enfant. Tout sérieux il alla toquer à la porte de ses parents.
Badiène rangeant quelques habits lui cria d'entrer tandis que son mari triait quelques documents.
Badiène : Qu'est-ce que tu as ? Tu es malade ?
Bouba : Non maman ça va c'est juste que j'ai une chose très importante à vous annoncer
Quand il dit ça, son père enleva ses lunettes pour le regarder.
T. Omar : De quoi veux-tu nous parler ?
Bouba : Tout d'abord je vous demande d'essayer de me comprendre. Ce que j'ai à dire n'est pas facile du tout mais j'y peux rien c'est la volonté divine.
Badiène : Tu me fais peur mon fils ......
Bouba : Tu n'as pas à l'être maman malgré tout aussi ça reste néanmoins une bonne nouvelle. Il y'a une semaine ma copine est venue me dire qu'elle attend un enfant de moi.....
T. Omar : Quoi ? Toi Bouba tu as osé faire un enfant dehors ? Quand es-tu devenu aussi irresponsable d'éparpiller ta semence à gauche et à droite ainsi dans la rue hein.......
Badiène : Et qui est cette fille hein Bouba ?
Bouba : C'est ......... Fily
T. Omar : Dis-moi que tu blagues ?
Bouba : Non père Fily est enceinte de moi
T. Omar : Ferme là sale con. Ne t'avais-je pas dis de laisser tomber cette fille. Cette fille est tout sauf bien pour toi. Je ne veux rien entendre à propos d'elle tu m'as compris. Et son batard elle n'a qu'à chercher le père ailleurs
Bouba : Elle entend mon enfant père et tu veux que je le renie
Badiène : Bouba qui te dit que c'est ton enfant hein ? Cette fille est une garce qui couche à gauche et à droite ? Réponds moi sincèrement Bouba as-tu été le premier homme qu'elle connaisse ?
Bouba : Non
Badiène : Alors qu'est ce qui te prouve que cet enfant est le tien. Comme tu es fou elle veut te le mettre facilement sur le dos. Mais ça ne sera pas dans ma famille
Bouba : Garce ou pas elle attend mon enfant et aussi je compte l'épouser car je l'aime.
T. Omar : Tu oses nous dire ça tu verras que tu as des parents sale vermine sors de ma chambre.................
Et depuis c'était toujours des histoires en a plus finir Bouba était catégorique dans sa démarche d'épouser Fily à la naissance du bébé. Et l'avait même dit aux parents de cette dernière.
Badiène en tomba presque malade. Elle avait beau raisonné Bouba pour attendre la naissance de l'enfant ne serait-ce que reconnaitre sa paternité par un test Adn mais il ne voulait rien entendre. Son père le menaça même de le jeter dehors mais rien n'y fit.
C'est ainsi que ses parents eurent recours à la dernière solution. Bouba avait toujours voulu voyagé mais à cause de son adoration du gangstérisme son père n'avait jamais voulu l'amener.
De ce fait son père se hâta de lui faire ses papiers afin qu'il sorte cette fille de sa tête. Comme la pression ne marchait pas avec Bouba, ses parents décidèrent d'utiliser la manière douce. Ils relâchèrent du lest faisant croire à Bouba qu'ils avaient accepté. En compagnie de son mari, Badiène alla le trouver dans sa chambre, endroit où il s'enfermait depuis les problèmes sans parler aux autres occupants de la maison.
Badiène : Bouba est-ce normal le comportement que tu as envers nous ? Nous tes parents qui veulent que le meilleur pour toi.........
Bouba : Vous ne voulez pas mon bonheur ni même mon enfant......
T. Omar : Redresse toi et parles nous correctement. Tu n'es plus un enfant. Quand tu auras un enfant avec quoi le feras tu vivre ? Tu n'as pas de travail, tu ne fou rien. Tu veux te marier mais avec quel argent ? Comment subviendras-tu aux besoins de ta famille. Il faut avoir une certaine assise financière et source de revenus pour avoir une femme et entretenir ta famille. Pour toutes ces raisons j'aimerai te donner un coup de pousse à condition que tu m'écoutes. Tu es d'accord ?
Bouba : C'est vrai tout ce que tu as dit mais quel est cet aide ?
T. Omar : Tout comme ton petit frère Talla, je vais t'amener au royaume Uni pour travailler mais pas pour jouer
Bouba : Il est sérieux maman ?
Badiène : Bien sure
T. Omar : J'ai réuni tous les papiers qu'il te faut pour ta demande de visa. Maintenant il ne te reste qu'à aller déposer ton passeport et ensuite le visa. Et si tout se passe bien nous irons ensemble en Angleterre.
Bouba : Quand est ce que je vais déposer mon passeport ?
T. Omar : Dès lundi mais comme je te disais il y'a une condition à cela je ne veux plus t'entendre parler de mariage. Attends de travailler pour penser mariage ....
Bouba : D'accord ........
Fily resta bouche bée lorsque Bouba lui annonça avoir eu son visa elle n'était qu'à 6 mois de grossesse.
_ Donc tu comptes partir et me laisser......... Pleura-t-elle
_ Non si je pars c'est pour pouvoir t'offrir une meilleure vie à notre enfant et toi. Je n'ai rien Fily, et je ne peux pas t'épouser dans pareil condition tu comprends........
_ Oui je sais.........
Fily ne voyait que son intérêt augmenter avec le voyage de Bouba. Très rêveuse elle se voyait déjà rejoindre Bouba à Londres..............
Depuis que Bouba partit avec son père, Badiène retrouva sa joie de vivre ainsi que le reste de la famille. Le bonheur était de nouveau au rendez-vous au sein de la famille Diop............
3 mois plus tard.........
En pleine matinée, Takana venu frapper à la porte des Diop pour leur annoncer que Fily avait accouché la veille d'un garçon.
Cathy regardait tranquillement la télé quand Badiène lui dit de l'accompagner.... Sans connaitre la destination, elle suivit sa tante aux pas avant d'entrer chez Fily...
Trois jours étaient passés depuis l'accouchement de Fily sans que la famille de Bouba ne vienne voir le bébé. Les bruits commencèrent à s'ébruiter dans la famille de la jeune maman, alors que dans le quartier les gens se mettaient à jaser concernant la paternité du bébé. Les commères ne manquèrent pas de parier pour voir si la famille Diop allait baptiser ou non l'enfant.
La venue de Badiène en choquant plus d'un : la famille de Fily les premiers. Daba la mère de Fily arrêta de pétrir la calebasse de mil qu'elle avait en voyant Badiène.
_ Adja Cathy soyez les bienvenus les souhaita-t-elle avant de les entrer dans la chambre ou était couchée sa fille et son petit-fils.
Silence .............. Un long moment de silence que les pleurs du bébé rompu. Après avoir bercé son petit-fils Daba le remit à Badiène lui chantonnant presque :
_ Voici ton petit fils, vous avez tout gagné. Il a tout pris de vous
Sans grand enthousiaste Badiène prit l'enfant en l'auscultant à la loupe. Mais rien, ce petit bébé n'avait rien d'eux : il n'était pas d'eux c'était certain ...
Badiène : Un bébé change, à plus forte raison un nouveau-né. Mais à le voir on dirait qu'il a tout pris de sa mère car je ne lui trouve aucun trait de ressemblance avec nous.
Takana : Vous avez raison un bébé change.......
Daba : Adja Cathy c'est regrettable ce que les enfants ont fait mais on y peut rien. Si nous ne sommes pas venus chez vous c'est parce que Bouba s'est comporté en responsable en venant nous voir. Alors j'aimerai qu'on discute de la suite des évènements
Badiène : Je vous écoute
Daba : Bouba n'a jamais nié que cet enfant est le tien alors il est logique que vous baptisiez votre petit fils. Et aussi Bouba avait promis d'épouser Fily après la naissance j'aimerai savoir à quoi m'attendre .......
Badiène : Je vous comprends Daba. Il est vrai que Bouba est mon fils mais je ne suis pas en mesure d'affirmer ses promesses... Si Bouba a promis le mariage à votre fille alors il faut attendre qu'il revienne pour le clarifier avec lui car ni son père ni moi ne sommes au courant de cette promesse de mariage. Et pour ce qui est du baptême comme vous l'avez souligné tant tôt vous n'êtes jamais venu chez nous pour nous mettre au courant de la grossesse. Bouba n'est plus un enfant c'est vrai mais cependant il n'est pas si mature que ça. Alors je ne vais pas me dédouaner pour sa cause. Il faut donc voir les choses avec lui. Si je suis là ce n'est pas pour quel raison que ce soit mais juste par civilité car avant tout je suis une femme mais aussi mère .....
Daba : Je peux comprendre aussi ton tempérament. Les enfants sont irresponsables. Ils écoutent plus la rue que leurs parents ....
Badiène : Alors nous sommes d'accord car si Bouba nous avait écoutés alors on n'en serait pas là à l'heure qu'il est. S'ils écoutent plus la rue alors ils n'ont qu'à attendre une aide de la rue...
Badiène était si fâchée que dès son retour à la maison, elle appela son mari pour lui raconter la scène :
_ Je savais que cet enfant n'était pas de lui..... Affirma son mari à l'autre bout du fil
_ A vrai dire je n'étais pas du tout choquée, rien de ce bébé ne ressemble à notre famille... Et il est ou Bouba ....
_ Sorti. Il a dit à Talla qu'il allait envoyer l'argent pour le baptême....
_ Alors il compte vraiment reconnaitre cet enfant
_ J'en ai bien peur Cathy ....
_ Ou a-t-on failli dans l'éducation de Bouba ? Pleura Badiène incapable de retenir ses larmes le cœur brisé...
_ Ne pleure pas pour sa gueule, il ne mérite pas tes larmes cet imbécile il s'en mordra les doigts....... Une chose est sure et certaine tant que je vivrai il n'épousera jamais cette fille. Elle ne fera pas partie de ma famille. Qu'il baptise l'enfant d'un autre c'est son problème mais qu'il ne lui donne ni mon prénom ni ceux de ses frères ou quelqu'un de ma famille sinon je ne donne pas chère de sa peau.
Omar Diop n'hésita pas tout de moins à avertir Bouba. Tous dans la famille l'avait averti sa mère y comprit mais il ne voulait rien entendre. De toute façon, il n'avait que faire des menaces de son père puisqu'il laissa carte blanche à Fily pour choisir le prénom de leur fils........
Bouba n'ayant pas de travail fixe depuis les trois mois qu'il était à Londres, du emprunter de l'argent à son frère Talla. Pour le baptême, ce fut à son frère Tapha qu'il envoya l'argent du bélier vu que sa mère ne voulait rien avoir avec ce baptême.
Comme tout adolescent, Tapha diminua l'argent pour ses frais personnel. A la veille du baptême, c'est un petit agneau qu'il avait acheté refusant de l'amener chez Fily pour le laisser chez sa mère. A la nuit tombante, ce fut Moctar âgé de 11ans qui amena l'agneau chez Fily pour l'attacher en douce à la première rampe de leurs escaliers.
Le baptême eut bel et bien lieu sans que la famille Diop n'y participe. Aucun d'entre eux n'y était allé. Et c'était tant mieux pour eux car la famille de Fily très énervée avait la ferme intention de ne pas leur donner à manger à cause de l'agneau qu'ils avaient apporté.
A cause de l'agneau Bouba voulu massacrer son frère mais par un téléphone il ne pouvait rien faire. L'exile de Bouba eut l'air de marcher jusqu'à ce qu'il revienne lors des 14 ans de Cathy.........................
Le baptême eut bel et bien lieu sans que la famille Diop n'y participe. Aucun d'entre eux n'y était allé. Et c'était tant mieux pour eux car la famille de Fily très énervée avait la ferme intention de ne pas leur donner à manger à cause de l'agneau qu'ils avaient apporté.
A cause de l'agneau Bouba voulu massacrer son frère mais par un téléphone il ne pouvait rien faire. L'exile de Bouba eut l'air de marcher jusqu'à ce qu'il revienne lors des 14 ans de Cathy.........................
Du haut de ses 14 ans, on donnerait facilement à Cathy 16 ou 17 ans. On dirait qu'elle prenait des cm de jour en jour. Sous l'ombre de sa tante, elle grandissait sainement. Cette dernière la surveillait comme du lait sur le feu. Badiène remarquant les regards persistants des amis de ses fils qui squattaient la plupart du temps chez elle, demanda à sa nièce de redoubler de vigilance et surtout d'autorité.
A l'approche de son anniversaire, Cathy eut la surprise d'accompagner Tapha à l'aéroport. Pensant que c'était Talla qui rentré, elle s'était habillée d'une belle robe salopette en jeans qui laisser apparaitre ses longues belles jambes. Très excitée, elle était impatiente de revoir Talla. Depuis ses 9 ans, elle n'avait plus vu ce cousin dont elle ne manquait jamais l'occasion de taquiner. Depuis 5ans, elle n'échangeait que par téléphone avec Talla. Pourtant étant son ainé de 7ans, Talla avait toujours été un égal pour elle. Comme une petite puce, elle ne cessa de sautiller sur place en repensant aux cadeaux que ce dernier lui avait promis. A leur dernière conversation, Talla lui avais parlé d'une surprise refusant de lui dire de quoi il s'agissait. En remarquant la bonne nettoyait la chambre qu'occupait Bouba, elle en déduit que Talla rentrait..........
_ Ils sont là.... Lui dit Tapha en indexant deux hommes poussant des charriots vers eux............
Cela faisait trois ans que son père lui menait la vie dure à Mayfair le quartier ou ils habitaient à Londres. Bien que la première année fût dure, Bouba avait fini par s'habituer. Aux yeux de son père, il était devenu plus responsable. Il ne parlait plus de Fily à longueur de temps. Même s'il le voulait, il n'avait personne à qui en a parler. Talla son frère dont il est plus âgé de deux ans s'était toujours avéré être le saint de la famille : le plus responsable. Ce n'était pas pour rien que leur père l'avait amené s'expatrier le premier au détriment de lui l'ainé. A chaque fois qu'il parlait à sa mère cette dernière ne lui parlait jamais de son enfant si ce n'est Cathy.
Oui malgré les tensions qu'ils existaient, Cathy avait pris le petit Manse sous son aile. Si le petit avait pu avoir accès chez ses grands-parents c'était en partie grâce à elle. Fily à sa grande satisfaction, profitait excessivement de la naïveté de Cathy à qui elle faisait parvenir son fils pour vaquer à ses occupations. Bouba en apprend cela par la bouche de Fily, commença à vouloir parler à Cathy. Ses appels devinrent plus fréquents. En vérité c'était Talla qui devait accompagner son père mais dès que sa mère lui demanda de laisser Bouba rentrer, il n'y vu pas d'inconvénient. Même si sa famille lui manquait, Talla était du genre à toujours se sacrifier pour sa famille.
Badiène remarquant les éclats de rires et le gêne de sa nièce lors des appels de Bouba, crut que son vœu était en train de se réaliser. Et depuis elle avait fait tout son possible auprès de son mari pour plaider le retour de son ainé......
Depuis qu'ils avaient récupéré leur affaires, cette femme en robe jeans avait attiré son attention. Plus ils avançaient, plus il se disait que c'était impossible que ce soit elle.
_ Mon oncle cria Cathy avant de lui sauter au cou
T. Omar : Hey tu n'es plus un bébé je ne peux plus te porter
Tapha : Elle s'y croit trop
T. Omar : Oh toi ferme là c'est ma fille .......
: Et moi je n'ai pas droit à cet accueil racla Bouba
Sans que Cathy ne bouge, il fut le premier à aller la prendre dans ses bras, une étreinte qui ne le laissa pas indifférent. Une étreinte que son père sépara en rigolant :
_ Attention toi quand tu touches à ma fille.
Bouba : Mais papa je suis ton fils en plus Cathy est ma cousine tu sais je ne fais rien de mal c'est ma sœur
Ma sœur, ce dernier mot sonna bizarre dans sa bouche. De tout le trajet, il n'avait cessé de jeter des regards furtifs à l'endroit de sa cousine qui avait toujours ce sourire angélique.....................
Depuis qu'il était là, Bouba semblait tomber sous le charme de Cathy. Badiène faisait le nécessaire pour les rapprocher. Même pour l'appeler à manger, elle envoyait sa nièce.........................
Cela ne faisait que trois jours que Bouba était là. Fily devant aller à un baptême entendit la nouvelle dans le quartier. De là elle rebroussa chemin, pour aller prendre Manse qu'elle avait laissé aux soins de sa mère. Faisant semblant de ne rien savoir, elle amena Manse à sa tante.
Depuis 10 minutes, il était en train de parler à sa mère qui lui demandait d'aller en compagnie de Cathy saluer son oncle et sa tante quand la sonnerie retentit.
Dès que la porte s'ouvrit sur elle, son cœur se mit à battre à tout rompre.
Il l'avait dans la peau. Lorsque leurs regards se croisèrent, les angoisses, les doutes furent surfaces. Il ne pouvait guère apprivoiser cette passion folle qui l'envahissait? Il s'était brulé tant de fois les ailes dans cet amour fou. Durant ses trois ans loin d'elle, son cœur était aux aguets mais là tout lui était retombé dessus d'un coup. C'était mission impossible de ne plus revivre cet amour passionnel quitte à souffrir encore. Il était accro, tellement accro à elle. C'était comparable à un toxico qui sortait juste d'une désintoxication faisant face à de la drogue. Il ressentait le besoin d'aller vers elle.
_ Fily laissa-t-il échapper
_ Bouba que fais-tu là ?
_ Je suis rentré et toi .....
_ Je viens apporter notre fils à Cathy.......
Face au petit qui était censé être son enfant, Bouba ne sut comment se comporter. Il le regarda longuement avant d'entendre sa mère l'appeler.
_ Entrez donc dit-il à la mère de son fils
_ Non j'étais simplement amené Manse voir sa tante. Depuis quand es-tu là ?
_ Euh trois jours .......
_ Trois jours sans que tu puisses venir voir ton fils que tu n'as jamais vu de tes yeux .....
_ J'allais venir demain j'avais des choses à faire. Je passerai chez toi et on parlera....
Du reste de la matinée, Bouba essaya de faire connaissance avec le petit Manse qui refusait de quitter Cathy. Quand à tonton Omar, il essaya tant bien que mal de supporter la présence du petit Manse.
Le soir même ce fut Bouba qui ramena son fils à sa mère en ne manquant pas de gratifier de billets de banque à la famille de celle-ci qui n'attendait que cela.
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Même ayant un fils ensemble depuis leur retour, à chaque fois que Fily mettait les pieds chez eux, tonton Omar la chassait encore à coup de bâton sans manquer de l'insulter. Bouba qui avait repris de plus de bel avec Fily, fut celui qui la rejoignait chez elle soit disant voir leur fils. Fily était chanceuse, très chanceuse. Bouba la suivait comme un chien, depuis qu'il était là, elle l'avait déposé de plusieurs milliers de francs CFA. Outre cela elle avait aussi la chance que Manse lui ressemble de plus en plus en grandissant.
Les bruits couraient dans le quartier ainsi qu'au sein de la famille de Badiène que le petit Manse Diop n'était point l'enfant de Bouba. Manse qui était seulement âgé de 3 ans ne ressemblait à aucun membre de la famille. Tout le monde savait mais personne n'osait l'affirmait et ni le proclamer haut et fort.......
En moins d'un mois Bouba avait carrément changé, l'ancien Bouba qui découchait avait refait surface. Cependant, Fily la cocufiait encore. Cette fois ci c'était sur un homme de la trentaine que Fily avait jeté son dévolu. Cet homme en question, Fily l'avait rencontré à l'arrêt de bus du quartier. Alors qu'elle attendait le car qui tardait à venir, une belle voiture gara à ses pieds.
_ Ou allez-vous charmante demoiselle ? Lui chantonnant l'homme qui venait de baisser son vitre.
_ A grand Médine ce n'est pas tellement loin
_ Non montez je vous dépose. Laissez une belle étoile marcher sous ce chaud soleil serait un crime
_ Non je vais attendre le bus ...........
_ J'insiste en plus je travaille juste à coté
Sans se faire prier, Fily prit place à ses côtés.
_ Sarr.....
_ Comment ? Demanda Fily
_ Sarr mon nom est Galaye Sarr
_ Fily enchanté
À partir de ce jour ou Sarr lui donna 30.000, Fily garda contact avec lui. Un moment, elle commença même à fuir Bouba au détriment de son directeur d'agence de voyage. Galaye n'était pas aussi beau que Bouba. Ce dernier lui avait démontré être plus riche que son Bouba. Avec Galaye elle se sentait intéressante. Ce dernier ne cessait de la convaincre à réaliser son rêve : s'expatrier en Europe. Pour Fily, Sarr représentait son billet de sortie de l'Afrique. Avec lui, Fily avait trouvé des points en commun, il la faisait rire mais physiquement il n'était pas son genre.
Galaye fut accueilli et traiter en roi ce premier jour où il passa la journée chez Fily pour la première fois. Du plus petit au plus grand, chacun eut droit à ses largesses. Durant tout son récit des voyages qu'il avait effectué un peu partout dans le monde son attention fut retenue par la ressemblance de Manse que Bouba venait de ramener et de sa bien-aimée.
_ Ah Manse......... bègue Takana
Fily : Bouba puis-je te parler ?
Bouba : Bien sûr, descends Manse
Fily le traina hors de la maison le cœur battant .....
_ Qu'est ce qui t'arrive ? Demanda Bouba un peu méfiant
_ Je..... J'en ai marre de cette situation
_ Bébé je vais t'épouser je te le promets ....
_ J'en peux plus de tes promesses Ok. J'en ai assez d'attendre......
_ Je vois que tu es tendue je vais te laisser te reposer et on en reparlera après
Auprès de Galaye, Takana menti en disant que le petit Manse était son fils.
Délaissant Bouba, Fily se donnait corps et âmes à Sarr. A chaque fois qu'ils se voyaient à l'hôtel Fily en ressortait le sourire aux lèvres grâce aux cadeaux qu'elle obtenait en retour.
En deux mois de relation, Fily n'avait jamais mis les pieds chez Galaye ni même rencontré sa famille ou des amis à lui.
_ Tu es la plus belle chose qui m'est jamais arrivé. Je suis une personne connue et surtout influente donc j'ai forcément des ennemis. Vivons cachés, vivons heureux. Mais rassure toi pour moi tu es déjà madame Sarr ce n'est qu'une question de temps. Ma famille est à Dubaï présentement dès leur retour je leur parlerai de toi.
Voilà le speech que Galaye sortait à chaque questionnement de Fily.
Depuis un moment Fily était tombé malade. Dès que sa mère la surprise en train de vomir, elle l'amena directement à l'hôpital. Les soupçons de mère Dab s'étaient avérés être juste : Fily était encore enceinte.
_ Ay Fily n'as-tu pas pitié de moi ? Que vont dire les gens ? As-tu pensé à ton père ? Ton fils Manse ne-t'a t-il pas servi de leçon ?
_ Yaye je suis désolée pleurnicha Fily
_ Désolée, étais tu désolée en faisant tes bêtises. Tu vas assumer et j'espère au moins que tu connais le véritable père cette fois....
_ Ay maman que veux-tu insinuer ?
_ Je ne fais qu'affirmer ce qui est réel peu importe ce bébé ne naitra pas sans père.
_ C'est Galaye le père il sera ravi de cette nouvelle j'en suis sure.........
Sa mère la regarda bizarrement avant de tourner la tête comme perdue.
Voilà trois semaines que Fily n'avait plus de nouvelles de Galaye. Depuis ce fameux diner ou elle l'avait avoué attendre un enfant de lui, Sarr disparu de la circulation.
Sous les directives de Takana, elles se rendirent à l'agence de voyage ou le père de son enfant avait dit travaillé. Mais quel ne fut pas leur surprise ?
Après s'être présenté à l'accueil, la réceptionniste leur indiqua le bureau du directeur Sarr.
_ Que puis-je faire pour vous mesdames ? Demanda le directeur
Fily : Nous voulons parler au directeur de cette agence
_ Je suis le directeur
Fily : Non nous cherchons le directeur Sarr
_ Je suis le directeur Galaye Sarr
Takana : Hey monsieur nous ne sommes pas là pour faire des blagues ou en rire
_ Mesdames il n'y a qu'un seul Galaye ici et c'est moi
Fily : Il m'a dit qu'il travaillait ici à chaque je le retrouvais à la porte de cette agence.
Takana : Es-tu sure ?
Fily : Oui sa voiture est même garée dehors
_ Allons voir leur somma le directeur.
A la grande surprise de ce dernier, Fily indexa sa voiture. A partir de là, il eut une idée de ce qui se passait. Pour ne pas créer d'esclandre, il invita les deux femmes à regagner son bureau.
_ Alors dites-moi, pourquoi cherchez vous ce Sarr ?
Takana : En quoi ça vous regarde ?
_ Calmez-vous d'abord ! Celui que vous cherchez n'est autre que mon ex chauffeur .........
_ Vous mentez cria Fily
_ Je l'ai licencié il y'a une semaine pour des trucs de ce genre. Apparemment vous êtes une de ses victimes. Son nom est Claude Badji mais il usurpait mon identité en se faisant passer pour moi ..........
Fily : Je veux mourir ..........
Takana : Ou peut-on trouver ce salopard ?
_ Tout ce que je sais c'est qu'il est retourné en Casamance auprès de sa famille.....
Takana : Comment le savez-vous si l'avait licencié
_ Mon jardinier est un ressortissant de son village c'est lui qui me l'a confié, pour éviter de finir en prison, il a pris la fuite....
Sans attendre leur reste, les deux sœurs sortirent énervées. Durant tout le chemin, Takana ne cessait de l'embrouiller. Une fois l'histoire parvenue aux oreilles de leur mère, elle mit une gifle magistrale à Fily.
Takana : Ne la bat pas, tu risques de la blesser ou le bébé
Daba : Oui son batard n'a qu'à mourir dans son ventre comme ça le problème sera réglé
Takana : Ce n'est pas la solution maman personne ne doit savoir que Galaye est père ...... Comme avec Manse, Bouba sera le père de ce bébé
Daba : Comment ? Crois-tu ce garçon si fou pour accepter un autre bébé qui n'est pas de lui ? Et sa famille dans tout ça déjà qu'il n'accepte toujours pas Manse comme l'un des leurs....
Fily : Oui maman il acceptera, Bouba me mange sur la main.....
Daba : Tu as intérêt et à ce qu'il t'épouse aussi par la même occasion.
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Un beau matin alors que Cathy arrosait les plantes de la cour, elle vu Fily précédait de sa mère entrer au pas de course dans la maison demandant après Badiène.
Depuis que Cathy l'avait prévenu, Badiène su que cette visite ne présageait rien de bon. N'empêche elle eut la délicatesse de les recevoir gentiment. Durant toutes les salutations Fily avait gardé la tête baissé, seule Daba sa mère répondait aux salamalecs.
_ Ah Adja Cathy débuta mère Daba, notre visite chez toi n'est pas du tout de gaieté de cœur. On est des femmes et toutes les deux sommes mères alors tu es en mesure de comprendre ce que je vis. Je ne vais pas y aller par quatre chemins car nous connaissons tous la relation de Fily et de ton fils. Peut-être que le destin en a voulu ainsi après tout. Il est vrai qu'ils ont eu un fils ensemble, c'était sans doute un accident de jeunesse. Et depuis nous n'avons rien dit. Fily dit que Bouba lui avait promis le mariage après la naissance de l'enfant puis il a voyagé. Durant tout ce temps ma fille est restée à l'attendre et à s'occuper seule de leur fils. Et depuis que Bouba est rentré il est tout le temps chez moi. Au début je croyais qu'il venait simplement voir son fils mais non. Il y a deux jours j'ai surpris ma fille entrain de vomir et je l'ai forcé à aller à l'hôpital. De là je suis tombée des nus car ils m'ont dit qu'elle était enceinte d'un mois.
_ Daba ce que tu me dis là me surprend tout autant que toi. Il n'y a jamais été question de mariage entre eux ni même après la naissance de Manse. Alors je ne comprends pas pourquoi Fily est restée à l'attendre. Et aussi à ce que je sache Bouba aussi s'occupe de Manse, il prend en charge tous ses frais. Et si Bouba vient chez vous c'est peut-être pour voir Manse. Alors je ne comprends pas pourquoi tu viens me dire que ta fille est enceinte de nouveau....
_ Si je suis là c'est parce que ton fils est l'auteur de sa grossesse ...
_ Comment cela ? Tu sais il est bien facile d'indexer quelqu'un comme ça
_ Eh bien quand une femme pointe un homme en disant que c'est l'auteur de sa grossesse alors elle doit avoir raison. En plus ma fille ne connait et ne côtoie que Bouba.
_ Ça c'est vous qui le dites.......
_ Il y'a assez eut de problèmes le mieux c'est de les marier ....
_ Les marier ?
_ Oui ton fils a déshonoré ma fille et notre famille par la même occasion. Alors Bouba se doit de l'épouser c'est le minimum....
_ Daba laisse-moi te dire que seule ta fille vous a déshonoré. C'est elle qui a toujours couru derrière mon fils cela bien avant la naissance de Manse. Demande la combien de fois lui ai-je dis qu'une fille qui se respecte ne devait point venir à tout bout de champ voir un homme. Demande-lui ! Tu te rends compte mon mari à chaque fois qu'elle met les pieds ici mon mari est obligé de la chasser dès fois même à coups de bâtons. Alors si ta fille ne sait pas cadenasser ses jambes ce n'est pas de la faute de mon fils .........
_ Toi-même tu l'as dit vous la chassiez mais votre fils lui courrez après. Alors ne blâmez pas ma fille....
_ Tu as raison seule votre fille n'est pas à blâmer dans l'histoire mais en tout cas elle est le plus à blâmer.......
_ Elle a eu sa part, son père a failli la mettre dehors mais il ne veut plus voir votre fils chez nous à moins qu'il n'épouse Fily.....
_ Je ne peux rien vous promettre, avant tout je dois en parler à mon mari et écouter ce que Bouba à dire........
Dès qu'elle regagna sa chambre, Badiène tomba sur le lit comme malade.
Elle commença à respirer sourdement en pensant à son ainé qui ne cessait de les couvrir de honte. Et dire qu'elle s'apprêtait à appeler son frère Malik pour lui demander la main de sa fille pour son fils Bouba. Quel honte ça aurait été !
Sans s'en rendre compte des larmes perlèrent ses yeux. Bouba était son fils, la chair de sa chair mais en vérité, il ne méritait pas une femme comme sa nièce. Etait-ce un signe après tout ? De ne plus poursuivre ce rêve de faire de sa nièce sa belle-fille. Que ne donnerait-elle pas pour voir cela se réaliser ? Hélas la crainte l'habitait, la peur de la honte ou du refus de ses autres fils d'épouser son homonyme.
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Quelque chose n'allait pas et cela Cathy s'en était rendue compte au comportement de son oncle qui ne cessait de demander après son ainé. Ce dernier ayant découché, son père ne le vu qu'au lendemain en pleine petit déjeuner avec ses frères.
_ Ou étais tu depuis hier ? Hurla leur père
Tapha : Qui moi ? J'étais là
Moctar : Moi aussi
T. Omar : Je parle à Bouba
Bouba : J'étais avec des amis je suis rentré tard vous dormiez tous. Qu'y a-t-il encore ?
T. Omar : Tu oses me demander ce qu'il y'a encore vermine hier ta mère m'a dit que cette Fily et sa mère étaient là
Badiène : Allons parler en haut
T. Omar : Non pourquoi faire ? Laisse-les entendre ce qu'il a fait vu qu'il n'a honte de rien.
Bouba : Maman de quoi parle-t-il ?
Badiène : Bouba tu revois toujours Fily hein ?
Bouba : Oui bien sûre c'est la mère de mon enfant..........
Et là sa mère lui mit une gifle très retentissante apeurant les autres. Plus que quiconque Bouba fut le plus surpris se tenant la joue droite. C'était la première fois que sa mère levait la main sur lui.
Badiène : A cause de toi sa mère est venue me manquer de respect sous mon propre toit et Dieu sait que j'ai pris ta défense....
Bouba : Je l'aime mère .........
Badiène : C'est tout ce que tu as me dire que tu l'aimes ? C'est parce que tu l'aimes que tu te permets de me couvrir de honte Bouba ?
Bouba : Si vous m'aviez laissé l'épouser depuis le début on n'en serait pas là à l'heure qu'il est
T. Omar: Tant que je vivrais cette fille ne sera jamais ma belle-fille, elle est mauvaise, tant que je serai en vie, elle n'entrera jamais dans ma famille
Bouba : Mais elle attend encore un enfant de moi..........
Badiène: Ferme-là ! Qui te dit qu'il est de toi. Cette fille ne fait que trainer et venir te pointer du doigt à chaque fois qu'elle se retrouve enceinte.
T. Omar : Tu me couvres de honte à chaque fois, si tu avais laissé cette fille comme on te l'avait dit, tu n'en serais pas là aujourd'hui....
Bouba : Je compte reconnaitre mon enfant papa.....
T. Omar : Comme tu l'as fait avec Manse, tu comptes encore reconnaitre l'enfant d'autrui mais je te défends fondamentalement de l'épouser
Bouba : Que lui reprochez-vous hein ?
Badiène : Nous sommes tes parents crois nous cette fille n'est pas bien pour toi.......
Bouba : Dis-moi qui est bien pour moi ? Laisse-moi devinez Cathy ?
T. Omar : Ferme la sale con, moi-même je ne permettrai pas de te donner Cathy après tous les bêtises que tu ne cesses de faire....
Bouba ne voulant plus entendre se leva en frappant violemment la table avant de partir marmonnant dans sa barbe en claquant fortement la porte d'entrée.
Bouba en avait sa claque et pourtant depuis son retour tout semblait aller pour le mieux. Pourtant à Londres, il avait rencontré une jolie brune avec qui il semblait bien. Mais il avait suffi qu'il revoie Fily pour avoir envie d'elle plus que jamais et oublier la fille de Londres ..... Fily il l'avait tout simplement dans la peau.
Dans un excès de colère, son père se dirigea dans sa chambre pour ressortir le passeport de son fils et d'autres papiers. Il en avait marre à chaque fois qu'il se disait que Bouba changeait, il le décevait encore plus. Et le plus dure était qu'il ne pouvait dévoiler ce qu'il savait de Fily ni même à son épouse qui partageait depuis plus de 20 ans sa vie. Que n'avait-il pas fait pour Bouba ? Que n'avait-il pas envisagé pour son ainé ? Il avait toujours espéré que Bouba change et soit un exemple pour ses frères. Ce n'était pas pour rien qu'il amena Talla s'expatrier avant lui en décrochant avec brio son bac G.
_ Va me ramener un briquet dit-il à Cathy avant qu'elle ne s'enfuît à la cuisine le chercher sous le regard ébahi de Moctar, Tapha et leur mère.
Tapha : Papa que fais-tu ?
T. Omar : J'en ai marre je brule ses papiers et sa carte de séjour
Moctar : Ne fait pas pareil chose....
Badiène : Ce n'est pas la solution .......
T. Omar : Ne le défend pas, surtout pas après tout ce qu'il a fait. Bouba ne me cause que des problèmes combien de fois lui ai-je demandé de laisser cette fille ? Je l'avais prévenu mais il n'a que faire de mes menaces, il me défie sous mon propre toit en nous ramenant que des enfants illégitimes...... Je le jure sur le Saint Coran que tant que je vivrais cette fille n'entrera jamais dans ma famille ça je le confirme devant vous tous .....
Ainsi avait-il brulé les papiers de Bouba et repartit sans lui. Ce dernier devenu fou rage quand son père lui montra ce qu'il restait de ses papiers. Mais aussi mélancolique qu'il puisse être ne manqua pas de rires son père au visage en lui disant :
_ Tu peux faire tout ce que tu voudras mais je ne laisserai jamais tombé Fily ....
Bouba n'avait cessé de voir Fily au contraire cela même malgré les remontrances de Pa. Thierno le père de Fily à qui il promit d'épouser sa fille.........