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Contrat de Mariage Secret avec l'Alpha

Contrat de Mariage Secret avec l'Alpha

Auteur:: vino
Genre: Loup-garou
Lyse Donnelly est une jeune femme douce et innocente. Après que sa mère tombe gravement malade, Helen est contrainte d'accepter un mariage arrangé avec l'Alpha d'une puissante meute de loups-garous, un homme imposant et impitoyable. Cet Alpha est un leader redoutable, connu pour sa force, sa rigueur, et son tempérament distant. Bien plus âgé qu'elle, il vit isolé, et des rumeurs disent qu'il est cloué dans un fauteuil roulant à cause d'une ancienne bataille qui l'a gravement blessé. Lyse pourra-t-elle apprivoiser cet homme et réveiller la part humaine en lui, ou ce mariage contractuel les laissera-t-il dans une relation froide et sans amour ?

Chapitre 1 Chapitre 1

Chapitre 1

Lyse serrait sa tasse de thé entre ses mains, cherchant un réconfort dans la chaleur douce qui émanait de la porcelaine. Mais aucune chaleur, ni aucun murmure apaisant ne pourrait la réconforter face à l'appel glaçant qu'elle avait reçu cette nuit-là. Sa mère, sa douce et fragile mère, avait été admise d'urgence à l'hôpital. Les médecins lui avaient laissé entendre que les soins nécessaires seraient longs, coûteux et exigeants. Ils étaient au-delà de ce que ses maigres économies pouvaient couvrir. Elle s'était endettée jusqu'à la limite pour d'autres frais médicaux dans le passé, et chaque facture non payée venait alourdir la tension insupportable qui écrasait déjà son cœur.

Elle passa une main tremblante sur son visage, cherchant une solution, une échappatoire. Puis, elle sentit la fatigue la rattraper, alourdissant ses pensées, l'enveloppant dans une torpeur sombre. L'avenir lui semblait un puits sans fond, où chaque effort pour remonter n'aboutissait qu'à la repousser plus profondément. Elle regarda autour d'elle, dans son petit appartement, comme pour y trouver une réponse ou un réconfort. Mais le silence des murs vides lui rappela l'étendue de sa solitude et de sa précarité.

Alors que son esprit s'enfonçait dans un tourbillon d'inquiétudes, un coup sec résonna à la porte. Sur le seuil se tenait un homme vêtu d'un costume noir, droit et solennel, avec une expression de gravité qui lui semblait incongrue pour quelqu'un qui frappait chez elle, une simple étudiante sans famille notable ni fortune. Lyse l'observa, méfiante, mais son regard dur et la lueur de compassion dans ses yeux éveillèrent une curiosité mêlée de crainte.

- Mademoiselle Donnelly ? Je me présente : William Blackwood, émissaire de la meute des Westfalls, dit-il en inclinant légèrement la tête.

Elle ne put s'empêcher de froncer les sourcils. Que pouvait bien lui vouloir une meute de loups-garous, et surtout, pourquoi venir jusqu'à elle ? Cette visite impromptue n'apportait aucun sens.

- Vous êtes bien la fille de Madame Donnelly, Helen Donnelly ? s'enquit-il, et Lyse hocha la tête, une boule se formant dans sa gorge.

- Oui, c'est moi... mais... que me voulez-vous ? murmura-t-elle, son regard déviant inconsciemment vers le sol.

- J'ai entendu parler des circonstances qui touchent votre mère. Je me permets d'entrer directement dans le sujet, car le temps est précieux, n'est-ce pas ?

Sa voix, posée et calme, avait quelque chose de rassurant. Il n'y avait ni mépris ni jugement dans son regard, seulement une lucidité brute.

- Je représente notre Alpha, expliqua-t-il en poursuivant. L'Alpha a besoin de renforcer certaines alliances stratégiques. Dans ce but, il a été décidé qu'un mariage arrangé serait avantageux. Une alliance avec une humaine pourrait être utile pour notre image et pour nos projets futurs.

Elle écoutait, abasourdie par ce qu'elle entendait. Ce genre de proposition, elle l'aurait qualifié de moyenâgeux ou de complètement insensé. Mais il poursuivit, impassible :

- En échange de votre consentement, votre mère sera prise en charge intégralement. Tous ses soins, les frais médicaux, jusqu'à son rétablissement complet. Et vous n'aurez plus jamais à craindre pour sa santé.

Les mots restèrent suspendus dans l'air, se logeant au creux de son cœur comme un poids lourd et oppressant. Elle ferma les yeux un instant, comme si cela pouvait dissiper la proposition et les implications qui l'accompagnaient. Un mariage arrangé... avec un Alpha ? Avec cet inconnu dont elle ne savait rien, hormis qu'il devait être aussi puissant qu'intimidant, s'il dirigeait une meute aussi imposante que celle des Westfalls.

- Pourquoi moi ? Pourquoi une humaine ? balbutia-t-elle, son esprit cherchant désespérément une échappatoire.

- C'est une question de circonstances et de besoins, Mademoiselle Donnelly. Vous êtes discrète, loyale envers ceux que vous aimez, et... les loups-garous apprécient la douceur, en particulier notre Alpha. Disons qu'il a besoin d'un certain équilibre dans sa vie, et... votre profil correspond à ce qu'il recherche.

Lyse resta silencieuse, absorbant les paroles de cet homme qui, de par son regard, semblait sincère dans ses intentions. Elle savait au fond d'elle-même que cette proposition était tentante, qu'il représentait peut-être la seule chance de sauver sa mère. Mais l'idée de lier sa vie à celle d'un Alpha froid, sans connaître ses intentions réelles ou son visage, la glaçait.

- Je... dois réfléchir, réussit-elle à murmurer, la voix presque brisée par l'émotion.

Il hocha la tête avec compréhension, sans insister, puis lui laissa une carte avec un numéro à contacter, au cas où elle se décidait.

Cette nuit-là, Lyse tourna dans son lit, les pensées en ébullition. Elle passa en revue chaque possibilité, chaque sacrifice qu'elle pourrait faire. Mais à chaque fois, la vision de sa mère, pâle et affaiblie, reprenait le dessus, lui rappelant que le temps pressait et qu'il n'y avait plus d'alternative crédible. Le choix était cruel, mais l'amour qu'elle portait à sa mère dépassait toutes ses craintes et ses doutes.

Aux premières lueurs de l'aube, elle saisit la carte de visite d'une main tremblante et composa le numéro.

Chapitre 2 Chapitre 2

Chapitre 2

Lyse sentit son cœur battre plus fort à chaque kilomètre qui la séparait du monde qu'elle connaissait. Assise à l'arrière de la berline noire qui l'emmenait vers son futur, elle fixait le paysage changeant par la fenêtre, les arbres s'épaississant à mesure qu'ils pénétraient dans les profondeurs de la forêt. La route se faisait de plus en plus sinueuse, et les rares maisons qu'ils avaient croisé disparurent, laissant place à une solitude imposante. Un frisson d'appréhension la traversa en pensant à l'Alpha qu'elle allait épouser.

Le souvenir de sa dernière conversation avec William Blackwood, le représentant de la meute, résonnait encore dans son esprit. À peine avait-elle accepté la proposition que les arrangements s'étaient enchaînés avec une rapidité déconcertante. Il semblait que tout était orchestré, comme si les membres de la meute attendaient simplement qu'elle prononce ce mot fatal : « oui ». Elle n'avait eu le temps de dire au revoir à presque personne, et chaque pas qu'elle faisait semblait la mener plus loin de son ancienne vie.

Quand la voiture s'arrêta enfin, Lyse releva les yeux pour découvrir une immense bâtisse gothique au milieu des bois. Le manoir était massif, presque menaçant, avec ses murs de pierre grise et ses hautes tours s'élançant vers le ciel. Elle sentit une tension se former dans sa poitrine. Elle n'aurait su dire si c'était la peur ou l'émerveillement. Ce lieu, pourtant magnifique, dégageait une froideur qui lui donna l'impression d'entrer dans une prison dorée.

À peine eut-elle le temps de respirer qu'un homme en costume sombre, aux traits durs et à l'air solennel, ouvrit la portière de la voiture. Il la salua d'un simple signe de tête, mais ses yeux, pleins de gravité, la mirent aussitôt mal à l'aise. Elle comprit rapidement que cet endroit, comme ses habitants, n'étaient pas là pour la réconforter.

« Mademoiselle Donnelly ? » demanda-t-il d'une voix neutre, presque mécanique.

Elle hocha la tête, l'estomac noué. On la fit entrer dans le manoir sans une seconde d'hésitation. Dès qu'elle franchit le seuil, le bruit des portes se refermant derrière elle résonna lourdement, lui donnant l'impression qu'elle venait de sceller définitivement son destin.

Les couloirs étaient immenses, décorés de tapisseries anciennes et de chandeliers de fer forgé. Un silence oppressant régnait, brisé seulement par le son de leurs pas résonnant contre le sol de pierre. Partout où elle posait le regard, elle voyait des visages qui la fixaient brièvement avant de détourner les yeux, comme s'ils avaient peur de croiser son regard. Ces visages, bien que discrets, la regardaient avec une certaine pitié, et elle entendit des murmures étouffés à son passage. Des mots comme « pauvre fille » et « courage » flottaient dans l'air, et chaque murmure semblait accentuer le poids sur ses épaules.

Elle saisit un fragment de conversation entre deux serviteurs, l'un d'eux murmurant d'un ton tremblant : « Elle ne sait probablement pas encore à quoi elle s'engage... Si elle savait seulement. » Ces mots étaient comme un coup de poignard, mais elle se força à continuer d'avancer, la tête haute, bien que ses jambes tremblassent presque sous elle.

Ils la conduisirent dans une grande salle ornée de hauts vitraux colorés où une assemblée de membres de la meute et quelques inconnus attendaient en silence. Les yeux de Lyse parcoururent la pièce, cherchant instinctivement un visage familier, mais elle ne reconnut personne. Elle se sentit soudain terriblement seule, comme si elle était jetée en pâture à des regards froids et curieux, tous fixés sur elle.

C'est alors qu'elle aperçut, au bout de la salle, un homme assis dans une chaise imposante, presque semblable à un trône. Il portait un costume noir, mais son regard était caché sous l'ombre d'un capuchon, ne laissant entrevoir que la dureté de sa mâchoire et le contour de son visage. C'était lui, l'Alpha. Cet homme qu'elle allait épouser, mais qu'elle n'avait même pas vu en face. Elle le fixa, espérant percevoir une once de chaleur ou de bienveillance, mais l'aura qui émanait de lui était glaciale, presque intimidante.

Elle entendit alors quelqu'un murmurer à côté d'elle : « Ils disent qu'il n'est plus tout à fait le même depuis cette blessure... Peut-être qu'elle pourra le changer. Mais... il est dangereux. »

Lyse serra les poings, une vague de peur montant en elle. Elle ne savait rien de cet homme, si ce n'est ce que les murmures lui laissaient deviner : un être distant, imprévisible, au passé mystérieux et peut-être violent. Elle se demanda un instant si elle avait fait une terrible erreur en acceptant ce mariage. Mais, en pensant à sa mère, elle se força à chasser ses doutes. Elle n'avait plus le choix.

La cérémonie se déroula dans une formalité glaciale. Elle était rapide, sans discours ni émotion, presque comme un échange d'affaires. L'Alpha prononça quelques mots d'une voix grave, sans pour autant relever la tête pour croiser son regard. Lyse se sentit étrangement invisible, comme si elle n'était qu'un pion dans un jeu qui la dépassait.

Lorsqu'on leur demanda d'échanger leurs vœux, elle murmura timidement les mots, sentant son cœur se serrer à chaque syllabe. Elle osa enfin relever les yeux pour l'observer de plus près, mais son visage restait à peine visible, son capuchon couvrant ses traits dans une obscurité mystérieuse. Elle aperçut seulement un regard, bref mais pénétrant, avant qu'il ne détourne de nouveau les yeux. Un regard qui lui sembla à la fois froid et intense, comme celui d'un prédateur observant une proie.

Puis, d'un simple signe de tête, le maître de cérémonie conclut l'union. Et c'était fait. Lyse sentit une étrange vague de vertige la saisir. Elle était désormais liée à cet homme, à cet Alpha redouté par ses propres semblables.

Chapitre 3 Chapitre 3

Chapitre 3

Le lendemain de la cérémonie, Lyse se réveilla dans une chambre immense mais sombre, dont les rideaux épais filtraient à peine la lumière du jour. L'atmosphère était lourde, et les murs en pierre froide lui donnaient une impression d'enfermement. Le silence pesant semblait être le maître des lieux, chaque bruit, aussi minime soit-il, résonnant de façon presque intimidante. Elle prit une grande inspiration, tentant de calmer son cœur, et décida d'explorer cet endroit étrange et austère, bien que l'idée de croiser l'Alpha la troublât encore.

Elle enfila une robe simple, souhaitant se fondre dans le décor plutôt que de se faire remarquer. À peine avait-elle quitté sa chambre qu'elle croisa une domestique qui lui adressa un léger signe de tête, sans oser soutenir son regard. Les couloirs qu'elle parcourut étaient décorés de tableaux anciens, représentant des scènes de batailles et de paysages sombres, presque menaçants. Chaque pièce qu'elle explorait dégageait une froideur palpable, comme si l'âme de la demeure était marquée par le caractère impitoyable de l'homme qui la dirigeait.

Les quelques serviteurs qu'elle croisait faisaient des efforts pour éviter tout contact visuel avec elle. Elle sentit la distance qu'ils semblaient tous garder, comme s'ils craignaient quelque chose ou quelqu'un. Une question s'imposa dans son esprit : cet endroit avait-il toujours été aussi morose, ou était-ce l'influence de l'Alpha qui l'avait rendu ainsi ?

Perdue dans ses pensées, elle ne réalisa pas tout de suite qu'elle s'était approchée de la grande salle où elle l'avait aperçu pour la première fois. La porte massive en bois sculpté était entrouverte, et un léger bruit en émanait. Elle hésita, mais la curiosité la poussa à jeter un œil à l'intérieur.

Là, au centre de la pièce, se trouvait l'Alpha. Assis dans son fauteuil roulant, il examinait des papiers posés sur une table, l'air concentré, son visage dur éclairé par la lumière tamisée des chandeliers. C'était la première fois qu'elle le voyait de si près. Ses traits étaient marqués par des années de combat et de douleur, sa peau légèrement tannée par le temps. Sa carrure imposante, malgré le fauteuil, dégageait une autorité indéniable.

Un bruit involontaire échappa à Lyse lorsqu'elle s'approcha un peu trop près. Immédiatement, il releva la tête, ses yeux perçants se fixant sur elle. Pendant un instant, elle fut incapable de bouger, comme figée par le regard intense de cet homme qu'elle connaissait à peine mais qu'elle redoutait déjà.

« Approche, » dit-il d'une voix grave qui résonna dans la pièce, laissant transparaître une fermeté sans appel.

Elle hésita, mais finit par s'avancer, les mains légèrement tremblantes. Lorsqu'elle fut à quelques pas de lui, il la fixa un long moment, et elle eut la sensation qu'il pouvait voir au travers d'elle, décortiquant ses pensées et ses émotions. Elle avait lu dans les regards de ceux qu'elle avait croisés une sorte de crainte mêlée de respect envers lui, et elle comprenait maintenant pourquoi.

Après quelques secondes de silence, il rompit enfin l'attente. « Je suis sûr que tu te demandes ce que tu fais ici. Pourquoi tu as été choisie. »

Lyse sentit sa gorge se serrer, mais elle réussit à hocher la tête. Elle n'était pas certaine de ce qu'il attendait d'elle, mais elle ne voulait pas paraître faible. Pourtant, face à lui, il était difficile de masquer son appréhension.

« Je vais être direct, » continua-t-il, son ton froid et détaché ne laissant aucune place aux sentiments. « Ce mariage est un devoir, rien de plus. Tu es ici pour remplir un rôle, pour assurer un équilibre nécessaire. »

Chaque mot qu'il prononçait avait le poids d'un couperet. Lyse baissa légèrement la tête, sentant une vague de tristesse et de déception l'envahir. Elle s'était attendue à une relation distante, mais l'entendre formuler les choses de manière si brutale la rendait consciente de la froideur de cette union.

« Je n'attends rien de toi en dehors des obligations qu'impose ce contrat, » ajouta-t-il en la fixant, comme pour s'assurer qu'elle comprenait bien la portée de ses paroles. « Je te fournirai tout ce dont tu as besoin, mais il est inutile de nourrir de faux espoirs. »

Lyse inspira profondément, tentant de masquer la déception qui se lisait probablement sur son visage. Elle savait qu'elle n'était pas venue ici par amour, mais entendre cette indifférence la blessait malgré elle. La chaleur et la tendresse qu'elle avait pu imaginer pour un mariage étaient des illusions, balayées par ses paroles glaciales.

Prenant son courage à deux mains, elle osa lui poser une question. « Est-ce... est-ce que tu détestes cette situation autant que moi ? »

Un léger sourire amer se dessina sur le visage de l'Alpha, et pour la première fois, elle crut apercevoir une étincelle d'humanité dans son regard. « Détester ? Non. Il est inutile de haïr ce qui est inévitable. Les décisions ont été prises il y a longtemps. Nous devons simplement nous y plier. »

Ces paroles, bien que dures, résonnèrent en elle d'une façon étrange. Il n'était pas seulement un homme impitoyable ; il était aussi prisonnier de son propre rôle, enfermé dans des responsabilités qu'il ne semblait pas pouvoir fuir.

Il lui fit un signe de la main, lui indiquant que l'entrevue était terminée. « Nous n'avons pas besoin de nous voir plus que nécessaire. Je m'attends à ce que tu te comportes avec dignité. »

Elle hocha la tête, décontenancée, avant de faire un pas en arrière, prête à quitter la pièce. Mais au moment où elle atteignait la porte, sa voix grave retentit à nouveau derrière elle.

« Lyse. »

Elle se retourna, surprise qu'il l'ait appelée par son prénom. Il la regardait intensément, comme s'il voulait s'assurer qu'elle comprenne une dernière chose.

« Ne te fais aucune illusion. La vie ici est rude, et les faiblesses ne sont pas tolérées. Si tu es ici, c'est pour accomplir ta part, et rien de plus. »

Elle soutint son regard, décidée à ne pas flancher devant lui. Il ne la voyait que comme une pièce dans un échiquier, une présence nécessaire mais dépourvue de toute importance personnelle. Elle se promit intérieurement de ne pas se laisser écraser par sa froideur, même si l'idée de partager sa vie avec un homme si distant lui faisait peur.

En quittant la pièce, elle sentit les regards des domestiques peser de nouveau sur elle, mais cette fois-ci, elle marcha avec plus de détermination. Elle comprenait maintenant ce à quoi elle était confrontée : une existence où elle n'aurait ni l'affection ni le soutien de son époux, où chaque jour serait une lutte silencieuse pour maintenir son intégrité.

Lorsqu'elle rejoignit enfin ses quartiers, elle s'assit sur le rebord de son lit, le regard perdu dans le vide. Ce mariage, ce contrat, tout lui semblait si irréel, si cruel. Elle pensa à sa mère, à la raison pour laquelle elle avait accepté tout cela. Il ne lui restait plus qu'à espérer que ce sacrifice, aussi grand soit-il, permettrait de sauver celle qu'elle aimait le plus.

Mais alors qu'elle fermait les yeux, épuisée par cette première rencontre avec l'homme qui partageait désormais sa vie, une pensée se fraya un chemin dans son esprit. Derrière cette façade de dureté et de froideur, l'Alpha cachait peut-être une blessure plus profonde que sa simple immobilité.

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