Il était exactement 19 heures quand la voiture de Mireille se gara devant sa maison, elle était toute contente de pouvoir enfin voir son mari, elle ne l'avait pas vu depuis 3 mois en raison d'un déplacement dans une ville voisine. Elle était tellement excitée à l'idée de passer encore du temps avec lui seul à seul qu'en sortant de la voiture elle manqua de tomber. Elle ne prit pas la peine de prendre ses bagages, elle prit son sac à main et se dirigea vers la bâtisse que son mari avait acheté 5 ans auparavant lors de leur mariage, ils y avaient fait leur nid et vivaient leur amour. Le cœur battant, elle se dirigeait à grand pas vers la maison qui n'avait pas de lumière, elle se dit intérieurement que son homme n'était pas encore rentré du boulot et qu'elle aurait donc le temps de lui faire une surprise vraiment pimentée à son arrivé comme à leur habitude.
3 mois loin de son mari était pour elle une torture sans pareille, elle avait toujours envie de lui à chaque occasion et ne manquait pas de le lui dire à chaque fois qu'ils faisaient du sex-phone. Après tout elle était mariée quelle honte y'avait-il à se masturber devant son homme ? Aucune ! Elle arriva devant la porte sortit sa clé et l'introduit dans la serrure...
- Surpriiiiseeeeee JOYEUX ANNIVERSAIRE! criaient des gens en cœur tandis que les lumières s'allumaient.
Mireille se mit à crier lâchant son sac, elle eut la peur de sa vie mais voyant son mari s'approcher d'elle, elle se sentit rassurée, son Anthony toujours aussi beau, avec son sourire angélique il lui faisait toujours de l'effet comme si chaque jour elle le rencontrait pour la première fois, elle était éperdument amoureuse de lui, après Dieu, elle pouvait dire qu'Anthony comblait l'air dans ses poumons.
- Bonsoir ma chérie, joyeux anniversaire et bienvenue chez toi. Lui dit-il d'une voix grave et sensuelle.
- Merci mon amour, c'est une sacrée surprise, moi qui pensais te faire une surprise je suis choquée. Merci à vous tous, vous me mettez de la joie dans le cœur dit-elle s'adressant à leurs amis proches, des amis d'enfances parmi lesquels elle reconnut directement son amie Laeticia qui lui fit un clin d'œil complice. Elle était la complice d'Anthony pour cette petite fête.
- Il n'y a pas de quoi pour la femme la plus belle du monde, tu le mérites tu as bien voyagé ?
- Oui bébé, je suis fatigué mais je tiens le coup.
- Finissons cette petite surprise, et je te montrerais à quel point tu m'as manqué.
- J'ai hâte finissons ça et je suis à toi.
Anthony était chef d'une entreprise qui faisaient dans l'import-export, son père l'avait fondé et à la mort de celui-ci, il avait pris les rênes de la mini entreprise et en avait fait une entreprise florissante ; pour le moment il était au stade africain mais voulait une expansion vers l'Europe. Mireille était consultante dans des ONG et du fait de son travail elle était majoritairement absente de son foyer depuis 3 ans elle était sur le terrain.
Maintenant qu'ils étaient seuls dans leur chambre la tension montait et l'air devenait de plus en plus chaud. Mireille avait juste envie de manger son homme tellement il lui avait manqué le désir se lisait aussi dans les yeux de son époux. Elle se déshabilla et se mit sous la douche appliquant ses huiles essentielles sur le corps pour redonner de la douceur à sa peau. Elle sortit de la salle de bain de leur chambre avec sa grande serviette autour de sa grande poitrine, elle était prête à se faire prendre de partout. Anthony était dans le lit, il avait allumé la chaine hi-fi de leur chambre et avait passé un son romantique pendant qu'il leur servait du rosé.
- Approche toi baby je veux qu'aujourd'hui soit comme notre lune de miel tu es tellement belle et tu sens bon j'adore quand tu es si douce dit-il en la reniflant.
Elle s'exécuta sentant le désir refoulé pendant la fête refaire surface et elle se sentait déjà toute mouillée sous sa serviette. Anthony embrassa sa femme avec avidité et il lui aussi il sentait son sexe se gonfler de désir sous son pantalon. Elle l'attira vers le lit entre deux baisers et se mit à lui lécher l'oreille, le torse, les pectoraux s'attardant sur ses tétons, elle voulait prendre son temps. Elle revint sur sa bouche cherchant sa langue et caressant son pantalon, elle défit tranquillement sa ceinture laissant tomber son pantalon, elle prit son sexe dans sa main et se mit à le masturber lentement. Elle se pencha et le mit directement entre ses lèvres pulpeuses et enroula sa langue sur son gland.
- Tu m'as tellement manqué, il n'y a que toi pour me faire ressentir ce type de sensation Mireille je t'aime trop.
Il ne l'a laissa pas continuer et la prit pour lui faire un cunnilingus comme à son accoutumé et sa femme se mit en position et écarta les jambes laissant tomber sa serviette sur le lit et dévoilant ses tétons raidis par le désir. Anthony entreprit d'explorer le corps de sa femme du fond en comble lui arrachant des couinements et des gémissements sourds. Il la lécha comme si sa vie en dépendait et la sentait mouiller de plus en plus. Il mit ses grandes mains sous les fesses de sa femme pour lui soulever le bassin, il se sentait déjà à bout et ne pouvait plus supporter les gémissements de sa femme c'était une torture sans pareil. Il retourna sa femme et la mit à quatre pattes tout en lui pressant les seins. Mireille était pantelante de désir elle voulait juste recevoir son mari au fond de son intimité, elle le suppliait presque avec ses reins de la prendre directement il fit durer le plaisir en la pénétrant de son majeur en lui mordillant les fesses. Au moment elle ne s'y attendait pas il la pénétra avec fougue et se mit à faire des mouvements de va et vient aussi rapide et sec qu'un coup de vent en pleine tempête, ce qui arracha des cris à Mireille elle griffait les draps en criant le nom de son mari, en lui disant combien il compte pour elle, elle atteignit l'orgasme, mais Anthony n'avait pas envie de se libérer et retourna sa femme pour la regarder dans les yeux avant de jouir dans la position du missionnaire. Ils firent l'amour plusieurs fois cette nuit avant de s'endormir au petit matin recroquevillé et emboité comme de parfaites pièces de puzzle.
Ils étaient heureux ce jeune couple et tout leur était ouvert et offert, ils leur manquaient ce quelque chose qui unit les couples jusqu'à la mort et qui fait en sorte que même quand l'amour entre eux deux s'éteint, un autre type d'amour nait pour toujours les rattacher. Ce quelque chose là, Mireille se rendra compte assez tardivement qu'elle en a besoin pour préserver son foyer. Mais ne dit-on pas que : « mieux vaut tard que jamais ? »...
Après une nuit mouvementée, nos deux tourtereaux se réveillèrent avec paresse et un appétit sexuel encore plus accru. Ils s'étaient manqués et avaient donc besoin de se dire tout l'amour qu'ils ressentaient l'un pour l'autre, Anthony était un éternel romantique tandis que Mireille était la plus timide des deux, c'est d'ailleurs avec ce romantisme qu'Anthony a réussi à faire fondre le cœur de sa belle avant de la conduire devant l'autel. Après le petit déjeuner, Mireille fit le tour de sa maison et fit la liste des choses qui lui manquait pour reprendre en sa maison en main.
- Chéri tu m'accompagne faire les courses pour la maison ? demanda-t-elle à son mari.
- Oui laisse-moi finir d'écrire un mail et je t'accompagne.
- D'accord je pense que tes clés sont dans la chambre avant que tu ne me poses la question
- Oui madame je sais que je suis tête en l'air.
Sur le chemin vers un supermarché de la ville, Mireille regardait son mari avec tendresse lui donnant des bisous à tort et à travers, lui aussi était vraiment dans les nuages.
- Baby prend les préservatifs à ta gauche s'il te plait. Chuchota Mireille à son mari pour ne pas attirer les regards
- Pour ? dit Anthony en levant un sourcil.
- Prend d'abord la boite là je vais t'expliquer à la maison. Ne fait pas les gens nous regarde.
- Humm !
De retour chez eux, Anthony ne laissa même pas le temps à sa femme de se défaire des différents paquets et la prit par le bras l'attirant vers la chambre pour être à l'abri du regard indiscret de leur ménagère.
- Tu peux m'expliquer ce que l'achat de préservatif vient faire dans notre vie ? Pourquoi pour avoir ma femme je dois m'encombrer de latex ? Ou tu couches avec quelqu'un d'autres ? Ou mieux tu penses que j'ai fait trempette dans tous les vagins de la ville à ton insu ?
- Non Anthony calme toi ce n'est pas ça, je te fais confiance. C'est mon implant qui est périmé je dois me le faire enlever avant de le remettre et je ne voudrais pas risquer de tomber enceinte, tu sais que je ne peux pas prendre des pilules...
- Stop je ne veux rien entendre Mireille, nous sommes ensemble depuis 5 ans officiellement sans compter les 5 ans de fiançailles, j'ai toujours voulu que tu sois la mère de mes enfants, comment tu penses à remettre ce contraceptif ?
- Je ne suis pas prête à accueillir un enfant maintenant antho, j'ai un boulot qui paye bien, je t'ai demandé de me donner encore un peu de temps et je porterais notre enfant.
- Je n'ai jamais été d'accord pour cet implant et tu le sais mais j'ai voulu te laisser le choix pour que tu ne te plaignes pas que ton mari ne te laisses pas t'épanouir alors que tu as des diplômes.. J'ai tout laissé mais maintenant je ne peux plus supporter, je te prendrais sans latex je m'en fou de tout ce que tu pourras me dire.
- Antho ne dit pas de bêtises, je t'ai demandé du temps pourquoi tu veux faire comme un enfant capricieux ? Lança-t-elle en lui tournant le dos.
- J'ai accepté ce métier malgré moi, un métier où tu serais constamment loin de moi pour te laisser du temps, ce n'est pas une pression familiale, je ressens ce besoin en moi sinon pourquoi t'ai-je épousé ?
- Pour pondre des enfants à ce que je vois !
- Arrête ton sarcasme, tu es faite pour être mère je n'ai rien à t'apprendre je te dis et répète, je ne veux pas de latex et si je surprends des moyens de contraceptions tu verras de quoi je suis capable !
Anthony était sorti en claquant la porte, tellement fort qu'on senti les fenêtres vibrer. Il voulait vraiment éviter sa femme et surtout la conversation, il appela alors son pote Éric et lui donna rendez-vous dans un snack juste à côté de sa maison et Éric comme d'habitude était toujours prêt à l'écouter et à le conseiller ; étant plus âgé et père de deux magnifiques jumelles, il était à même de pouvoir lui dire qu'il ne se trompait pas en imposant ses choix à sa femme. De son côté Mireille fondit en larme se sentant incomprise par son mari, elle lui demandait juste un peu de temps elle trouvait son comportement vraiment égoïste, elle faisait le métier qu'elle avait toujours voulu faire, elle était épanouie dans cela. Elle prit son téléphone et lança un appel de détresse à Laeticia son ami d'enfance.
- Allo pupuce dit moi tout ! Comment était la nuit ? Torride j'espère ! Facon ton homme te regardait là s'il ne t'a pas mangé toute la nuit vraiment je ne sais pas
- Oui Laeticia je vais bien mais les détails de ma nuit tu ne les aura pas cette fois. Sniff...
- C'est quoi tu pleures ? Dis-moi c'est quoi ?
- C'est antho il veut me coincer à la maison avec un enfant, mon implant est périmé et il ne veut pas utiliser de préservatif.
- Ekieee ma copine toi aussi il ne faut pas appuyer sur déranger ! Depuis que vous êtes ensemble il en a droit norr toi aussi tu dois avoir envie d'être mère, depuis le temps que vous êtes ensemble, il se fait déjà vieux tu veux seulement qu'il ait ses enfants quand il lui restera une dent dans la bouche ?
- Ce n'est pas drôle tu es toujours avec ton humour même quand on ne veut pas rire ! je ne peux pas encore lui donner d'enfant je suis revenue pour juste 2 mois mon boss m'enverra un mail avec ma nouvelle destination et je veux travailler je ne peux pas encore être femme au foyer.
- Mireille arrête de faire l'enfant, tu n'as plus 18ans je te préviens écoute-moi et si tu ne veux pas écoute au moins sa mère, elle te harcèle chaque temps avec cette histoire tu ne veux pas comprendre.
- Je ne perdrai pas mon mari pour ça tu verras !
- Ok ooo si tu le dis je dois aller chercher mon mari a l'aéroport, il rentre de voyage aujourd'hui et au contraire de toi j'aimerais bien qu'il me mette enceinte. Je passerais te voir. Bisous à plus tard !
Laeticia raccrocha et laissa Mireille encore pensive et si son ami avait raison ? Et si elle laissait Anthony la mettre enceinte ? Est-ce qu'elle en avait vraiment envie ? Elle en avait envie mais ne pouvait pas laisser ses rêves ! Elle voulait vraiment continuer et savait qu'en acceptant un enfant son mari en voudrait un autre et comme ça elle se retrouverait clouée à la maison.
Éric était arrivé et les deux amis commencèrent à parler autour d'un verre de whisky avec glaçons.
- Frère je ne sais pas quoi te dire je n'ai jamais eu ce genre de problèmes avec ma femme c'est vrai, elle aime son indépendance et sa liberté mais son devoir d'épouse, elle l'a toujours bien fait. Maintenant qu'elle m'a donné mes filles, je ne la dérange plus trop elle travaille même dans mon entreprise en tant que chargé de projet. Essaie de donner une place dans ton entreprise à ta femme voir si elle pourra rester
- Je vais essayer bro merci vraiment pour ton conseil, j'aime tellement cette femme que je voudrais voir un petit ou une petite qui nous ressemble, tu sais comment j'ai souffert pour l'avoir et tout ce qu'il a fallu donner pour la dote même comme cela sa mère n'était pas d'accord. La cause était : je n'avais pas de travail.
Ils finirent leurs verres et Anthony prit le chemin de sa maison espérant trouver sa femme de meilleure humeur et lui demander pardon pour la brutalité de sa réaction. Mais à peine il franchi la porte il comprit qu'il avait vexé sa femme et décida de tout faire pour se faire pardonner, mais Mireille était une vraie tête de mule, quand elle s'énervait même si elle avait tort elle se fâchait d'abord. Le diner se passa sans même un bruit, juste des regards furtifs de gauche à droite. Au moment de se coucher le couple avait l'estomac noué personne ne voulait parler à l'autre, chacun prit son coté du lit et essaya tant bien que mal de trouver le sommeil. Sentir la respiration de l'autre sans pour autant pouvoir le toucher était une sensation qu'ils n'avaient jamais connue. Toujours avec de la tension dans l'air les deux s'endormirent.
Mireille se leva pour aller uriner et se regarda dans le miroir de la salle de bain, elle avait envie de son mari et n'était pas rassasiée de lui mais avec son obstination elle n'avait même pas pu placer un mot. Elle décida de ne pas gâcher le peu de temps qu'elle avait avec son homme et profiter de lui malgré les tensions, elle n'avait pas l'intention de faire 24 heures sans parler à son mari, même pas aujourd'hui où il veut l'obliger à laisser ses rêves. Elle se nettoya, sorti et se glissa sous la couverture. Anthony s'était réveillé dès qu'il avait senti sa femme se lever du lit et l'avait guetté du coin de l'œil pour découvrir sa robe de nuit en dentelle transparente et cela l'avait directement excité, il attendait qu'elle revienne pour briser la glace et assouvir son désir mais elle l'avait pris de court en lui attrapant le membre et en prenant ses bourses dans sa bouche.
- Baby ! waouh ! Dit Anthony dans un souffle.
- Chutttt ! Calme-toi, relaxe-toi et laisse-moi te donner du plaisir.
Anthony laissa sa tête retombée sur l'oreiller et savoura la langue qui lui faisait monter dans l'espace aussi vite qu'une fusée, il prit sa bouche et lui murmura :
- Je te veux sans latex bébé si tu ne veux pas arrête tout de suite ce que tu fais et j'irais dormir dans une autre chambre.
- Promis chéri sans latex je suis à toi sans barrière.
Mama Monique était une femme respectée avec un fort caractère, elle a été veuve très tôt car son mari était décédé d'un cancer du foie, il lui avait laissé 3 filles dont Mireille qui était sa première née. Elle n'avait que 15 ans quand son père décéda, elle vécut toutes les souffrances de sa mère et s'occupa de ses sœurs comme une mère. Mireille avait donc acquit une maturité assez rare pour les filles de son âge, elle était déterminée à réussir et à s'occuper de sa famille et avait décidé d'être le fils que son père n'avait jamais eu.
Elle était la fierté de sa mère qui s'était battue corps et âme pour qu'elle fréquente et qu'elle trouve un travail en dépit du fait qu'elle était mariée à Anthony car pour mama Monique, la femme se devait d'avoir toujours des gardes fous et son sixième sens en alerte pour contrer les coups de la vie. Elle n'avait pas été d'accord que sa fille se mari de surcroit à une homme sans emploi. Elle avait accepté pour faire plaisir à sa fille mais en lui donnant toujours des conseils.
Mireille rentré de son voyage se précipita chez sa mère pour voir ses sœurs.
- Mama ooo mireille est là viens voir. Cria Claudia se dirigeant vers sa sœur pour l'embrasser.
- J'arrive oo. Resonna une voix à l'arrière de la maison
- Claudia arrête de sauter sur moi comme ça toi aussi tu vas m'arracher le bras à force de te cramponner à moi comme ça.
- Weee ma sœurette je suis trop contente de te voir.
- Aka tu dis toujours ça pour me flatter je sais que tu attends que j'ouvre mon sac. Ou est Stella ?
- Elle m'a dit qu'elle avait cours aujourd'hui mais je sais qu'elle est allée chez son chaud lui répondit elle a voix basse pour que sa mère qui arrivait n'entende rien.
- Ma fille chérie comment vas-tu ? demanda mama Monique en s'asseyant en face de sa fille.
- Je vais bien ma'a je viens de rentrer de mon voyage et j'ai pensé venir vous voir avant de repartir.
- Ah ! tu comptes repartir quand ?
- Je pense dans 2 mois. Je suis venu te laisser de l'argent en main propre pour la scolarité des deux-là et je voulais aussi te parler...
- Claudia va faire un tour, lança mama Monique vers sa fille qui avait l'oreille tendue.
- Pourquoi je dois toujours sortir quand vous parlez ? Ce n'est pas juste je suis aussi grande !
- Ne m'énerve même pas où tu es placé la errr sinon c'est ma babouche que tu vas recevoir ! Je suis grande je suis grande, une grande fille laisse encore trainer ses strings comme toi sous le lit ? Ne me fais pas te verser devant ta sœur ici !
- Weeee mama laisse la noorr ! Claudia sors tu es grande je sais mais je veux parler seule avec mama.
Après que Mireille ait exposé sa situation à sa mère ainsi que la dispute qu'elle a eu avec son mari en ce qui concerne sa conception, sa mère prit la parole en s'asseyant à ses côtés.
- Ma fille, pour moi si tu n'es pas prête à porter un enfant va à l'hôpital et remet un implant à l'insu de ton mari, pour ma part je ne suis pas encore prête à être grand-mère avant de voir tous les rêves que nous avons se réaliser.
- Mama il me met la pression tout le monde d'ailleurs même Laeticia qui m'a toujours soutenu aujourd'hui est contre moi me disant que ça fait longtemps que je suis marié et tout le blabla.
- Ma fille les gens parleront toujours mais personne ne pourra être toi et savoir ce qu'il y'a de mieux à faire pour toi et pour ta vie, à la mort de ton père tu sais comment les choses étaient difficile, sa famille nous a tout pris et je n'ai pu garder que cette maison..
- Je sais mama ne ressasse pas les mauvais souvenirs j'étais aux premières loges pour voir leur méchanceté. Je sais ce que j'ai à faire mais j'aime aussi mon mari j'aimerais qu'il soit heureux.
- Je sais mais ce n'est pas le moment, tes sœurs sont encore sur les bancs Claudia, c'est vrai fait une formation mais elle ne travaille pas mon business est tombé maintenant je n'ai que toi pour me soutenir financièrement, je n'ai jamais été d'accord pour ce mariage car je savais que tu aurais des obligations mais tu peux faire encore un peu de chantage à ton mari...
Mireille écouta les conseils de sa mère et partit de chez elle avec la conviction de pourvoir accomplir sa mission : demander à son mari une année de plus pour qu'elle puisse voyager gagner de l'argent, essayé de faire jouer ses contacts pour avoir un boulot dans la ville qui lui permettrait de s'occuper de sa famille. Mais elle avait cette peur dans le ventre ; si Anthony refusait ? S'il lui disait qu'il ne veut pas attendre ? Comment ferait-elle pour ne pas tomber enceinte pendant les deux mois à venir sans contraception et connaissant l'appétit de son mari pour son corps ? Mille et une questions sans réponses.
- Mon bébé chéri, tu m'as manqué ! Dit Mireille en posant ses lèvres sur celle de son mari affalé dans le divan.
- Toi aussi tu m'as manqué, comment va ta mère ? et tes sœurs ?
- Elles vont bien. Elle te salue.
- Ok. Je voudrais qu'on parle s'il te plait .. Par rapport à hier je me suis emporté je suis désolé et j'aimerais te faire une proposition de travail.
- J'écoute.
- Tu sais que mon entreprise est en pleine expansion, j'essaie de la faire évoluer et j'ai besoin des compétences d'une chargée de communication et j'ai pensé à toi
- Je n'ai pas de formation pour ce type d'emploi et tu le sais.
- Tu pourrais prendre des cours et aussi gérer avec monsieur NANG qui va bientôt aller en retraite il a tellement servi mon père et j'ai besoin de ton dynamisme, tu es parfaite pour ce....
- Je répète je n'ai pas de qualifications pour ça ! Le coupa Mireille d'un ton sec
- Pourquoi tu ne veux pas m'écouter ? Je t'ai dit que tu pouvais faire des cours du soir, si tu veux tout en t'entrainent sur le terrain et avoir un diplôme en 18 mois dans un centre de formation.
- Je ne veux pas j'ai déjà trop fréquenté.
- Dis plutôt que tu veux voyager et te taper d'autres hommes !
- Et toi qu'est-ce que tu veux ? Me priver de ma liberté ?
- Je préfère ne pas te répondre réfléchis à ma proposition c'est tout ce que je te demande.
Mireille ne répondit pas et se dirigea vers leur chambre pour se changer et décida de ne pas en sortir, elle avait bien l'intention d'utiliser toutes les armes de chantages et de séduction pour que son cher époux lui donne du temps mais il était têtu. Comment ne pas le comprendre elle savait que dès qu'ils seraient mariés les choses se dessineraient pour qu'elle soit mère, c'est le décès du père d'Anthony qui avait calmé les choses, il a dû prendre les rênes de l'entreprise ce qui lui prenait beaucoup de temps et donc elle avait pu lui arracher un peu de liberté et le convaincre qu'il valait mieux se mettre cet implant vu qu'il n'avait pas de temps pour s'occuper d'un bébé.
Anthony était confus, trop même pour suivre sa femme dans la chambre, il ne voulait pas qu'une autre dispute éclate et se coucher sur son lit sans adresser un mot à sa femme. « Non pas pour ce genre de bêtise » se dit-il intérieurement. Mais il aimait tellement les enfants, à chaque fois qu'il allait chez Éric, son ami, il jouait tellement avec ses enfants qu'au moment de se séparer d'eux, il sentait un vide s'installer et sur le chemin du retour il pensait juste à jouir dans sa femme et d'entendre un beau jour qu'elle lui annonce la fameuse nouvelle. Mais rien du tout car sa belle épouse avait ce contraceptif il devait attendre et amasser aussi assez d'argent pour que sa progéniture vit dans l'abondance. Son père ne lui avait pas laissé une entreprise florissante malheureusement et il a dû se battre pour être un manager hors pair pour la faire sortir de la presque faillite. Les choses s'étaient calmées et il avait maintenant besoin d'une famille. Son telephone le fit sortir de ses pensées.
- Oui allo.
- Allo mon fils
- Mama ? demanda-t-il d'une voix presque incrédule. C'est quoi ce numéro et où est ton portable ?
- Je l'ai perdu, vos choses d'Android là moi je ne connais pas ça je crois même que j'ai laissé ça dans un taxi, ton frère a essayé d'appeler le numéro mais toi-même tu connais.
- Yaaaa la mère ci, ça ne fait même pas deux mois que je te l'ai acheté tu es irrécupérable.
- Oui je sais, je suis au call box je voulais te dire que je passe te voir. Je voyage demain matin donc je serais là demain dans l'après-midi si tout se passe bien.
- Ok o la mère il n'y a pas de soucis. Mireille est même à la maison.
- Oui je sais ton frère m'a déjà tout raconté, c'est même la raison principale de ma visite.
- Mama ne vient pas chercher les problèmes ici pardon
- Tu me connais norr je suis douce comme une lionne, on se voit demain et préviens ta femme, bisous je n'ai même pas assez de pièces sur moi pour payer.
Mama Sidonie raccrocha, Anthony se mis à rire pensant à sa mère qui n'avait pas de quoi payé devant le call boxeur. Sa chère maman était tête en l'air et heureusement qu'il n'avait pas pris ce caractère chez elle sinon la société aurait coulé depuis fort longtemps. Il fallait annoncer à Mireille que sa belle-mère venait pour je ne sais combien de temps et que tout devait être impeccable car même si elle était tête en l'air, elle ne supportait pas de voir du désordre. Quelle ironie !
Le couple se mit à table et Sophie la ménagère, leur mit une bonne sauce gombo avec du couscous de manioc sur la table, Anthony était aux anges devant son plat préféré. Après avoir fini de manger, il annonça la nouvelle à sa femme qui se contenta de répondre en disant qu'elle allait tout apprêter pour la « reine mère ». Ce soir-là ils se mirent au lit et ne firent pas l'amour. Mireille n'en avait pas envie d'après ses explications, Anthony n'insista pas et s'endormi de toute façon il devait aller au travail très tôt et revenir pour accueillir sa mère le lendemain.