Alexander parcourt le corps de sa future femme avec sa langue humide. Il la caresse avec tendresse et explore son corps comme il sait bien le faire. Elle gémit de plaisir, murmure son prénom tout en caressant ses cheveux noirs pendant qu'il dévore son entrejambe. Il remonte sur son ventre et parsème son corps de baisers chauds. La pénétration se fait avec douceur, arrachant à sa dulcinée un cri de plaisir. Les vas et vient sont intenses et deviennent de plus en plus bestiale jusqu'à ce qu'ils jouissent ensemble poussant un gémissement profond.
Alex s'écroula sur le lit, transpirant et Gabrielle de côté, se tient sur son coude. Elle l'admire.
- Tu as été formidable mon amour, lance t-elle
- Tu trouves ?
- Ça le sera encore plus quand nous serons mariés. Elle l'embrasse langoureusement avant de se détacher.
- C'est dans deux jours! J'ai hâte de rencontrer toute ta grande famille.
- Chez nous le respect de la tradition est crucial, c'est toute une cérémonie de noces.
- Oui tu m'en as parlé
- Attends, ma sœur m'appelle...
"Allô! Alors ma belle? Prête pour la cérémonie? Alex sait ce qu'il a à faire?"
"Euh c'est vrai que je n'ai pas eu le temps de lui donner les détails. Aussi que c'est une cérémonie que je n'apprécie guère et n'ai jamais vu son importance. Personne ne se trompe."
"Oui mais c'est important qu'il sache les détails"
"Okay à plus"
- Alex?
- Oui ?
Ce dernier vient de sortir de la douche.
- C'est par rapport au mariage traditionnel. En fait les règles ne sont pas aussi compliquées que ça...
- J'attends que tu détailles.
- Pour prouver à la famille que l'homme ne connaît sa fiancée pas que physiquement mais aussi par son instinct, il doit la reconnaître. Celle-ci étant couverte d'un voile de la tête aux pieds.
- Je ne suis pas sûre de bien comprendre
- Écoute. Des femmes aussi jeunes que moi sont chargées de se couvrir d'un voile de la tête aux pieds et tu dois me reconnaître juste avec ton instinct.
- Et si je me trompe?
- Bah tu épouseras celle que t'auras choisi
- C'est une blague?
- Personne ne s'est jamais trompé lors de cette cérémonie et puis on triche un peu. Je mettrai du vernis à ongle rouge sur mes orteils et je ferai exprès de te les montrer c'est tout, dit-elle enjouée en lui donnant des baisers.
- Ok mais quel est l'intérêt?
- Ma famille tient vraiment à ça car ça prouverait que l'homme sait reconnaître sa femme en toute circonstance, tu piges?
- Okay
Il l'embrasse et se prépare pour le boulot.
- Et j'oubliais. Tu n'as pas le droit de parler à une autre fille une fois sur place, excepté ma mère.
- MDR okay
Le jour-j arriva. Le soleil d'été brillait haut dans le ciel lorsqu'Alexander Carroway entra dans le charmant village de Montclair. Il était venu avec un seul but en tête : épouser la belle Gabrielle Thornton. Alors qu'il traversait les rues pavées du village, il ne put s'empêcher d'admirer la beauté tranquille de cet endroit pittoresque. Les maisons pittoresques étaient ornées de balcons fleuris et les habitants s'affairaient avec enthousiasme à préparer le mariage imminent.
L'excitation remplissait le cœur d'Alexander à chaque pas qu'il faisait. Il pensait au jour où il avait rencontré Gabrielle pour la première fois, il y a des années de cela. Ils s'étaient rencontrés dans un restaurant de la ville et il était tombé sur son charme dès le premier regard. Ils étaient tous les deux venus déjeuner et le courage d' Alex face à une inconnue aussi charmante ne pouvait pas passer inaperçu. Son sourire éclatant et ses yeux pétillants avaient capturé son cœur dès le premier instant. Depuis lors, il avait rêvé de ce moment où il la tiendrait enfin dans ses bras et lui promettrait un amour éternel.
Alors qu'il approchait de la demeure des Thornton, Alexander remarqua l'effervescence qui régnait dans les rues. Les résidents s'affairaient à embellir chaque coin du village pour la cérémonie qui allait se dérouler dans quelques heures. Des guirlandes colorées étaient tendues d'une maison à l'autre, et les parfums enivrants des fleurs flottaient dans l'air. Des visages qu'il ne connaissait pas, mais pas un habitant qui ne portait pas un sourire chaleureux.
Le cœur d'Alexander était empli d'une joie pure et d'une légère nervosité alors qu'il franchissait les portes de la propriété Thornton. Il fut accueilli par Mme Thornton, la mère de Gabrielle, qui le reçut avec un sourire bienveillant. Elle le guida à travers la maison vers le jardin, où tous les invités s'étaient réunis pour célébrer l'événement heureux qui allait bientôt avoir lieu.
Alors qu'il avançait dans la foule colorée, Alexander n'avait pas le droit de voir Gabrielle. Il avait invité quelques membres de sa famille, tous vêtus de costumes traditionnels. Il vit la sœur de Gabrielle, avec qui il a déjà discuté et la salua d'un signe de main. Il n'avait pas le droit de parler au genre féminin avant d'avoir vu sa future femme. Il imaginait Gabrielle dans sa magnifique robe traditionnelle. Leurs regards se croisèrent à nouveau lorsqu'il vit sa sœur qui lui souriait. Alexander savait qu'il avait fait le bon choix en l'épousant. Gabrielle était son destin.
La foule se tut lorsque le père de Gabrielle, le respecté M. Thornton, prit la parole pour prononcer quelques mots d'ouverture. Il souligna la beauté de l'amour qui allait unir Alexander et Gabrielle, ainsi que l'importance des traditions de Montclair dans la célébration de l'union traditionnelle. Les mots résonnèrent dans l'esprit d'Alexander, renforçant sa conviction qu'il faisait partie de quelque chose de plus grand que lui.
La soirée se poursuivit dans une ambiance emplie de joie et de rires. Les invités partageaient des histoires et des anecdotes, ce qui permit à Alexander de mieux connaître et d'apprécier les membres de la famille et les amis de Gabrielle. Des danses joyeuses animèrent la nuit, et Alexander prit la main de Mme Thornton pour virevolter sur la piste de danse.
Alors que la nuit avançait et que les invités commençaient à se disperser, de l'autre côté de la concession , Gabrielle et sa sœur n'arrêtaient pas de sautiller comme deux gamines à Noël. Elles se maquillaient entre elles ainsi que leurs cousines. Une tante fit son entrée pour les presser. Amélia ne pouvait s'empêcher d'être heureuse pour sa sœur. Elles s'échangèrent un regard joyeux avant qu'on leur lança un voile opaque de la tête au pied à chacune. Elles seraient au nombre de 6 à être présentées.
- J'ai du mal à respirer là dessous, lança Amélia
Les autres filles ne pouvaient s'empêcher de rire.
Alexander et Mme Thornton décident de prendre un moment de tranquillité dans le jardin. Debout sous un arbre centenaire, elle se pressa de lui réexpliquer les règles.
Alexander renchérit doucement,
- Je suis si heureux avec elle. Je ne pourrais pas imaginer ma vie sans elle. Depuis le jour où je l'ai rencontrée, le vide en moi s'est comblé. Je suis prêt à parcourir tous les chemins avec elle, à affronter les hauts et les bas de la vie à ses côtés. Mme Thornton était émue par sa déclaration et se contentait de sourire.
Les étoiles brillaient au-dessus d'eux, comme si elles bénissaient leur amour naissant. Alexander et sa future belle mère restèrent là, à observer la foule, sachant que son destin serait bientôt scellé par cette rencontre inattendue dans le village de Montclair.
- Sache une chose mon fils, c'est que le cœur ne se trompe jamais.
Le mariage approchait à grands pas, et son impatience grandissait chaque seconde. Alexander savait que sa vie serait comblée avec Gabrielle à ses côtés, et il ne pouvait s'empêcher d'anticiper le moment où il serait lié à elle pour toujours.
Leur chemin était incertain, mais Alexander était prêt à faire face à tous les défis qui se dresseront sur leur route, sachant que l'amour était plus fort que tout.
Leur chemin était-il pavé d'obstacles? Sa détermination et son amour seraient-ils plus forts que jamais?
Alexander est pris d'une grande nervosité alors qu'il doit participer à la cérémonie de reconnaissance, une étape incontournable où l'époux est contraint de reconnaître sa future femme. Les traditions anciennes dictent que les jeunes filles de la famille soient couvertes de la tête aux pieds de voiles blancs, symbolisant leur pureté et leur modestie, et qu'elles soient ensuite présentées à l'époux.
Dans toute cette agitation, Alexander, submergé par ses sentiments et ses émotions, n'arrive malheureusement pas à reconnaître Gabrielle parmi les 6 filles qui sont en face de lui. Cette dernière lui avait fait comprendre qu'elle aurait du vernis rouge aux orteils mais dans l'excitation et la joie que les filles partageaient pour Gabrielle, elles ont toutes mis du vernis rouge et il était confus. Le chef de famille lui demanda de choisir tandis que la foule s'impatientait car les uns étaient pressés de passer à table et d'autres voulaient déjà regagner leurs domicile.
Il souffla un grand coup puis suivit son intuition et commis une erreur peu commune. Accablé par la même taille des jeunes filles qui lui sont présentées, il choisit accidentellement la sœur de Gabrielle, Amélia Thornton, au lieu de Gabrielle elle-même, sa future épouse lorsque celle-ci enleva son voile.
Un silence étrange s'installa dans la salle alors que tous les regards se posent sur lui. Les autres filles qui enlèvent leurs voiles une à une sont ébahies et Gabrielle, les larmes aux yeux, n'arrive pas à réaliser ce qui vient de se passer. Alexander réalisa alors son erreur et sentit sa gorge se nouer. Il sentit également les regards désapprobateurs de la famille de Gabrielle peser sur ses épaules. Son cœur se serra de regret et d'angoisse, réalisant l'immense embarras qu'il vient de causer.
Gabrielle, quant à elle, demeura immobile, les yeux fixés sur Alexander. Son visage trahissait une mixture de surprise, de déception et de colère. Elle qui avait espéré que cette journée soit empreinte de joie et de sérénité, ne s'attendait certainement pas à ce retournement de situation.
Ils n'avaient pas connu ce genre de scène dans la famille depuis des générations.
Alexander embarrassé demanda au chef de famille s'il pouvait recommencer mais certains rigolaient.
Pas de deuxième chance.
Le père de Gabrielle, Monsieur Thornton, se leva lentement de sa chaise et, d'une voix calme mais sévère, demanda des explications à Alexander. Les mots se bousculaient dans sa tête alors qu'il tenta de justifier son geste malheureux. Il expliqua que l'excitation et les émotions lui ont fait perdre la raison, et qu'il regrettait sincèrement sa méprise.
Cependant, les excuses d'Alexander ne suffisent pas à apaiser la colère et le désarroi de Gabrielle et de sa famille. Cette cérémonie avait une signification bien plus profonde pour eux, et le fait qu'Alexander ait confondu les deux sœurs est perçu comme un absence d'amour réel entre les deux.
Amélia est bouche bée et ne cesse de verser les larmes.
La situation se tend davantage lorsque la mère de Gabrielle, Madame Thornton, s'approche d'Alexander et prononce des paroles empreintes de déception et d'amertume. Elle lui rappelle que cette cérémonie est un moment sacré, symbolisant l'engagement et l'amour éternel entre les deux époux. En tant que futur mari de Gabrielle, il se devait d'accorder toute son attention et son respect à cet événement.
Alexander comprit l'ampleur de son erreur et se sentit profondément honteux. Il sait qu'il a brisé le cœur de Gabrielle et a gravement blessé sa famille. Il décide alors de faire tout ce qui est en son pouvoir pour se racheter et prouver sa sincérité.
- Écoutez! prends t-il la parole en public. J'aime Gabrielle et c'est elle que je veux épouser. Enfin cette cérémonie n'a aucun sens!
Mais Gabrielle sortit de la salle en courant, suivie par sa sœur et sa mère.
Le père se rapprocha de lui.
- Mon fils, la tradition c'est la tradition et malheureusement pour toi tu épouseras sa sœur ce soir.
Dans le jardin de la propriété ...
- Gabi attends! Cria Amélia
- Laisses moi. Je ne veux voir personne sniff tout est de ma faute!
Elle s'arrêta à 5 mètres de sa sœur.
- Comment ça ?
- Nous avions toutes mis du vernis à ongle rouge...sniff
- Et?
- Je lui avais dit que j'aurais cette couleur de vernis à ongle!
- Donc tu as voulu tricher?
- Tu ne comprends pas Amy! je l'aime tu comprends?
- Je sais.
- Mes filles? Appela Mme Thornton
- Maman je ne veux pas épouser le mari de ma sœur! dit Amélia en se retournant vers leur mère qui venait d'atteindre le lieu.
- Je comprends. Répondit-elle en caressant son bras d'un regard triste.
Gabrielle vint se jeter aux pieds de sa maman.
- Il doit y avoir un compromis, une règle qui vient annuler cette erreur non?
- Si mais le mariage aura toujours lieu...
Elle pleura davantage
- Au bout de 3 mois, si les deux parties ne s'aiment pas, ils devront divorcer et tu pourras être avec lui sans passer une nouvelle fois par la cérémonie de reconnaissance, poursuivit leur mère.
- Mais...?
- Ma chérie je te comprends et je te jure que si je pouvais faire quelque chose, je le ferai. Ton père doit certainement être en train de lui expliquer cette règle.
- Je ne veux pas l'épouser
- Tu sais très bien ce qui t'arrivera si tu refuses.
Silence des trois femmes...
- Si c'était vraiment une erreur de sa part et que vous ne développez pas des sentiments au bout de 3 mois, alors il retournera avec Gabi.
Amélia essuyant ses larmes. Elle se tourna vers sa sœur pour savoir si elle était d'accord avec ça.
- Fais ce qu'il y'a à faire. Je sais que tu veux mon bonheur alors je ne t'en veux pas .
- Ne t'inquiète pas, tu le retrouveras ton Alex.
Cette erreur, bien qu'ayant semé le doute et la tristesse, il finit par épouser Amélia ce soir-là. Gaby n'a pas tenu à assister à la bénédiction et alla s'enfermer dans sa chambre, ce qui est tout à fait normal. Il comprit qu'il doit gagner la confiance et le respect de sa future épouse Gabrielle et de sa famille, et il compte bien y parvenir en passant les 3 mois avec sa sœur sans lui parler ni développer de relation intime. C'était son plan.
Alors que la cérémonie se poursuivit et que leurs premiers jours passaient, Alexander s'efforça de montrer à tous, sa sincérité et sa détermination à être un mari respectueux mais distant. Avant de partir avec Amélia, il a promis à Gabrielle de l'appeler chaque jour et qu'il ne partagera pas sa chambre. Mais en tant que mariés, ils doivent vivre dans une même maison. Il sait qu'il ne dissipera pas les doutes et les blessures du jour de la cérémonie du mariage en un instant, mais il est prêt à faire tout son possible pour prouver qu'il est digne de Gabrielle et de son amour.
Et ainsi, dans la tourmente de cet événement malheureux, se forge la détermination d'Alexander à reconquérir le cœur de Gabrielle et à bâtir un mariage prometteur sur les bases solides de l'amour, du respect et de la compréhension mutuelle.
Alexander, se sentant déconcerté et hésitant face à cette situation complexe, se résout finalement à se marier avec Amélia. Ils s'engagent dans une union qui, selon les coutumes et les contraintes qui les entourent, paraît être un mariage de convenance. Ensemble, ils s'apprêtent à partir vers la propriété Carroway, un lieu où Alexander espère pouvoir enfin démêler cette situation confuse.
Amélia, de son côté, est tout aussi déçue par cette situation. Elle avait rêvé d'un amour passionné et sincère, mais se retrouve maintenant prise dans un mariage qui repose sur des conventions sociales plutôt que sur des sentiments véritables. Malgré cela, elle fait de son mieux pour créer une relation amicale harmonieuse avec Alexander, espérant qu'après 3 mois, leur mariage n'aboutira à rien.
Leur voyage vers la propriété Carroway est empreint de silence et d'une certaine tension. Alexander se perd dans ses pensées, se demandant comment il en est arrivé là. Il repense à Gabrielle, à leur amour inconditionnel, et la douleur de l'avoir perdue ou presque ne cesse de le hanter. Les souvenirs de leur union avortée continuent de l'obséder, et il se demande s'il sera un jour en mesure de briser les chaînes de ce mariage de convenance et de trouver le bonheur qu'il désire tant.
Amélia, quant à elle, essaie de combler le vide qui les entoure en engageant des conversations légères et en s'efforçant d'être une épouse aimante et attentionnée. Elle comprend la douleur d'Alexander et tente de lui offrir une certaine consolation. Même si elle ressent son propre chagrin, elle fait de son mieux pour être là pour lui et l'encourager à être optimiste quant à son avenir avec sa sœur Gabrielle.
Lorsqu'ils arrivent à la propriété Carroway, Amélia est frappée par la beauté et l'immensité de cet endroit. Les vastes jardins verdoyants et les impressionnantes structures architecturales contrastent avec son propre état d'esprit troublé. Elle se sent prisonnière dans un lieu qui représente l'éloignement de son véritable amour et de sa propre identité.
Alex, de son côté, tente de faire de la propriété Carroway leur foyer commun. Il veille à ce que tout soit préparé et organisé selon les normes les plus élevées, espérant que cela rendra leur vie ensemble plus agréable. Il essaie d'apporter du bonheur et de la satisfaction à Amélia, mais il sait que ses propres sentiments ne peuvent être facilement dissimulés.
Les heures se transforment en jours et les jours se transforment en semaines.. Alexander et Amélia vivent dans une sorte de coexistence paisible, mais il est clair pour tous les deux que leur mariage n'est pas basé sur un amour profond. Malgré tous leurs efforts, une distance émotionnelle persiste entre eux, et ils continuent à ressentir le manque de la véritable connexion qu'ils recherchent.
Dans leurs moments les plus intimes, Alexander et Amélia partagent leurs frustrations et leurs doutes. Ils sont tous deux conscients du sacrifice qu'ils ont dû faire pour se conformer aux traditions, mais ils espèrent encore trouver un moyen de briser les chaînes qui les entravent et de rechercher leur propre bonheur.
Les moments de réflexion solitaire d'Alexander le poussent à apprécier les qualités d'Amélia quant à addiction au rangement et il souhaite la considérer comme une amie précieuse. Il admire sa détermination à rendre leur mariage aussi naturel et son engagement à faire de la propriété sa demeure. Il réalise que, malgré les circonstances, Amélia est une personne précieuse et mérite son respect et son admiration.
- Pourquoi tu t'obstines à ranger et nettoyer les pièces! Il y'a les domestiques pour ça , lance t-il alors qu'il la retrouve dans la cuisine pour se servir une tasse de thé.
- Alexander...
- Alex, c'est mieux
- Je n'ai rien à faire dans cette propriété, répondit-elle tristement et humblement. J'essaie...d'occuper mes pensées.
- Je vois.
Il la laissa seule et alla dans son bureau. Cette propriété appartenait à son grand-père et Alex l'avait héritée ça fait 5 années aujourd'hui! Il vient d'une famille très riche et exerce le métier de PDG dans l'une des grandes entreprises du pays.
Cependant, il est clair pour Alexander et Amélia que leur mariage est loin d'être idéal. Les sentiments profonds qu'ils partagent pour Gabrielle et les vies qu'ils auraient pu avoir ensemble ne peuvent être ignorés. Ils se rendent compte qu'ils doivent faire face à leur situation et prendre des décisions difficiles pour leur propre bien-être.
Après avoir terminé, elle vint timidement s'installer en face de lui dans son bureau pour essayer d'avoir une conversation avec lui. Depuis qu'ils sont arrivés, elle ne cesse de faire des efforts pour créer un lien amical avec lui mais il a plutôt l'air plus courroucé et ne veut pas dialoguer.
Il était très concentré sur son ordinateur qu'il ne l'a même pas vu entrer.
Elle a un peu peur de devoir le déranger sauf qu'elle s'ennuie et en ce moment, ils doivent être tous les deux solidaires et se comprendre. Elle finit par se racler la gorge pour qu'il prête attention à elle.
- Pardon je ne t'ai pas entendu, un souci? Elle a dû mal à parler. Elle balbutie quelques mots inaudibles.
- Amélia je ne veux pas être désagréable mais je travaille.
- Est-ce que tu as parlé à Gabi depuis...?
- Elle ne décroche pas à mes appels, répondit-il froidement sans lever la tête de son écran.
- Donnes lui un peu de temps pour digérer tout ça.
- D'accord c'est entendu.
Elle constate visiblement qu'il ne veut pas s'ouvrir. Il continue de taper sur son clavier à une vitesse endiablée. Elle se leva pour s'en aller vu que malheureusement la conversation est plate.
- Hey.
Elle se retourna avec une lueur d'espoir.
- Toi ça va?
- Oui... je vais bien
Elle sortit cette fois en vitesse pour aller s'enfermer dans les toilettes où elle pleura à chaudes larmes, priant les cieux de la sortir de là. Elle pensa à tout: fuguer, se donner la mort etc parce qu'elle n'avait jamais songé à se retrouver dans ce genre de situation. Amélia était une rêveuse. Du haut de ses 24 ans, elle n'avait pas eu la chance de connaître ce qu'était le véritable amour, le bonheur. Ce sentiment d'être aimé par un homme. Mais le destin a voulu qu'elle se retrouve coincée avec le mari de sa sœur.
Elle appela sa mère au téléphone, à la recherche d'un peu de consolation et surtout de tendresse.
- Mama je n'en peux plus !
- Je sais ma chérie mais s'il te plaît sois patiente c'est juste 3 mois et après tu trouveras ton bonheur ou qui sait? Peut-être...
- Peut-être quoi mama ?
- Rien
- Et comment va Gabi?
- Elle a repris avec son travail et essaye de s'occuper tant bien que mal mais la tristesse se lit toujours sur son visage. Dès demain elle retournera dans son appartement. Elle ne supporte plus que tout le monde au village lui demande si elle va bien ou la dévisage au passage.
- Je la comprends
- Je dois te laisser. Ton père a besoin de moi.
- A plus.
Amélia se leva et décida de ne plus s'apitoyer sur son sort.