Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Cinq Millions pour ma Douleur
Cinq Millions pour ma Douleur

Cinq Millions pour ma Douleur

Auteur:: Dorice Kadner
Genre: Romance
Ma mère, le visage dur, a jeté un chèque de cinq millions d'euros sur la table basse en marbre. « Mademoiselle Figueroa, prenez cet argent et quittez Paris. Disparaissez de la vie de mon fils. » Mon cœur a tremblé. Cinq millions, une somme que je n'aurais jamais pu imaginer. Mais cet argent n'était pas un don, c'était le prix de ma douleur, une compensation pour avoir sauvé la vie de Roderick, l'homme que j'avais aimé comme Alex, l'homme qui m'avait promis l'éternité sous le ciel de Provence. Pourtant, il m'avait abandonnée, installée dans une chambre de bonne, me forçant à regarder Éléonore, sa nouvelle fiancée, recevoir toutes les caresses et les cadeaux qui auraient dû être les miens. Quand nous sommes tombées dans la Seine, c'est Éléonore qu'il a sauvée, me laissant me noyer. La pire humiliation est venue quand Éléonore a prétendu avoir été empoisonnée, et Roderick, sans la moindre hésitation, m'a forcée à donner mon sang pour la sauver. Mon sang, dans les veines de la femme qui m'avait tout pris. Il a même osé me demander de créer les parfums de leur mariage, foulant mon cœur et mon talent dans la boue. Comment avait-il pu oublier cet « Alex » sans mémoire que j'avais soigné, aimé, et qui m'avait juré fidélité pour toujours ? Était-ce la réalité d'un prince aveuglé par le pouvoir, ou le souvenir d'un rêve trop beau ? Ce soir-là, la mère de Roderick m'a fouettée, "pour m'apprendre ma place". Chaque coup était une blessure, mais chaque coup m'a rendue plus forte. J'ai serré le chèque, ma décision prise : demain, le jour de son mariage, je serai libre.

Introduction

Ma mère, le visage dur, a jeté un chèque de cinq millions d'euros sur la table basse en marbre.

« Mademoiselle Figueroa, prenez cet argent et quittez Paris. Disparaissez de la vie de mon fils. »

Mon cœur a tremblé. Cinq millions, une somme que je n'aurais jamais pu imaginer.

Mais cet argent n'était pas un don, c'était le prix de ma douleur, une compensation pour avoir sauvé la vie de Roderick, l'homme que j'avais aimé comme Alex, l'homme qui m'avait promis l'éternité sous le ciel de Provence.

Pourtant, il m'avait abandonnée, installée dans une chambre de bonne, me forçant à regarder Éléonore, sa nouvelle fiancée, recevoir toutes les caresses et les cadeaux qui auraient dû être les miens. Quand nous sommes tombées dans la Seine, c'est Éléonore qu'il a sauvée, me laissant me noyer.

La pire humiliation est venue quand Éléonore a prétendu avoir été empoisonnée, et Roderick, sans la moindre hésitation, m'a forcée à donner mon sang pour la sauver. Mon sang, dans les veines de la femme qui m'avait tout pris. Il a même osé me demander de créer les parfums de leur mariage, foulant mon cœur et mon talent dans la boue.

Comment avait-il pu oublier cet « Alex » sans mémoire que j'avais soigné, aimé, et qui m'avait juré fidélité pour toujours ? Était-ce la réalité d'un prince aveuglé par le pouvoir, ou le souvenir d'un rêve trop beau ?

Ce soir-là, la mère de Roderick m'a fouettée, "pour m'apprendre ma place". Chaque coup était une blessure, mais chaque coup m'a rendue plus forte. J'ai serré le chèque, ma décision prise : demain, le jour de son mariage, je serai libre.

Chapitre 1

La mère de Roderick Larson, une femme à l'allure sévère et vêtue de haute couture, a posé un chèque sur la table basse en marbre.

« Mademoiselle Figueroa, voici cinq millions d'euros. Prenez-les et quittez Paris. Disparaissez de la vie de mon fils. »

Sa voix était froide, sans aucune émotion, comme si elle parlait d'une simple transaction commerciale.

Je tremblais légèrement, mais je me suis forcée à regarder le chèque. Cinq millions. C'était une somme que je n'aurais jamais pu imaginer gagner dans toute ma vie.

J'ai serré les poings, mes ongles s'enfonçant dans mes paumes. J'ai redressé le dos et j'ai regardé Mme Larson droit dans les yeux.

« Très bien. J'accepte cet argent. »

Elle a semblé surprise par ma réponse rapide et calme.

« Je ne le prends pas comme une aumône, mais comme une compensation. J'ai sauvé la vie de votre fils. J'ai pris soin de lui pendant des mois. Cet argent couvre mes frais médicaux et le temps que j'ai passé. Après ça, nous n'aurons plus aucun lien. »

À ce moment précis, la porte du salon s'est ouverte. Roderick est entré. Il portait un costume sur mesure qui le rendait grand et distant, si différent de l'Alex que j'avais connu.

« Mère, Juliette. De quoi parlez-vous ? »

Son regard s'est posé sur nous, puis sur le chèque sur la table. Il a froncé les sourcils, une lueur de confusion dans ses yeux.

Mme Larson a souri, un sourire glacial qui n'atteignait pas ses yeux.

« Rien d'important, mon chéri. Mademoiselle Figueroa et moi discutions simplement de son départ. Elle a décidé de retourner en Provence. N'est-ce pas une bonne chose ? »

Elle a habilement évité le sujet de l'argent, me laissant dans une position délicate.

Roderick n'a pas insisté. Il semblait distrait, préoccupé par autre chose. Il s'est approché de la table et a posé plusieurs boîtes de velours luxueuses.

« J'ai apporté les cadeaux pour Éléonore. Regardez. »

Il a ouvert la plus grande boîte. À l'intérieur, un collier de diamants scintillait de mille feux. Dans une autre, une paire de boucles d'oreilles en forme de cygnes, délicates et élégantes.

Puis, il a sorti un flacon de parfum en cristal. « Et ceci, c'est un parfum créé spécialement pour elle par le plus grand maître parfumeur de Paris. Il s'appelle "Amour Parisien". »

Mon cœur s'est serré. "Amour Parisien". Cela sonnait comme une moquerie à mon "Promesse Éternelle", le parfum qu'Alex avait créé pour moi dans notre petit village.

Je me suis souvenue de ce jour, il y a six mois. Je l'avais trouvé inconscient près de mon champ de lavande, gravement blessé. Il ne se souvenait de rien, pas même de son nom. Je l'ai appelé Alex.

Je l'ai soigné. Je lui ai appris à reconnaître les herbes, à distiller les essences. Il avait un don, un odorat exceptionnel. Ensemble, nous avons créé des parfums. Nous étions heureux, d'un bonheur simple et pur.

Il m'a demandé en mariage. Il a créé un parfum juste pour moi, avec de la lavande de Provence, de la rose de mai et une note secrète qu'il était le seul à connaître. Il l'a appelé "Promesse Éternelle". Il m'a dit : « Juliette, ce parfum est notre promesse. Je t'épouserai et je ne t'aimerai que toi, pour toujours. »

Mais ce "pour toujours" a été de courte durée. Juste avant notre mariage, il a été pris de violentes migraines. Il s'est effondré. Quand il s'est réveillé à l'hôpital, il n'était plus Alex. Il était Roderick Larson, l'héritier de l'empire du luxe Larson.

Il m'a emmenée à Paris, mais pas comme sa future épouse. Il m'a installée dans une petite chambre de service de son immense hôtel particulier. Il est devenu distant, froid. Il m'a expliqué qu'il devait épouser Éléonore, un mariage arrangé pour le bien de sa famille et de son entreprise.

Il m'a dit que notre temps en Provence était un rêve, une parenthèse qui devait se refermer.

Maintenant, en le voyant présenter ces cadeaux somptueux pour une autre femme, en entendant le nom de ce parfum parisien, j'ai compris. Mon Alex était mort. Seul Roderick Larson restait.

J'ai pris le chèque sur la table, je l'ai plié et je l'ai mis dans ma poche.

Je me suis levée, le dos toujours droit.

« Je vais faire mes bagages. Je pars ce soir. »

Je suis sortie du salon sans un regard en arrière. En passant dans le grand hall, j'ai vu les domestiques s'affairer, accrocher des guirlandes de fleurs blanches pour les fiançailles de Roderick et Éléonore.

J'ai entendu deux d'entre elles murmurer.

« La petite campagnarde s'en va enfin. Elle pensait vraiment pouvoir épouser Monsieur Larson ? »

« Elle n'est qu'une distraction. Sa place n'a jamais été ici. »

Leurs mots ne m'ont pas blessée. Ils ne faisaient que confirmer ce que je savais déjà. Ma décision était la bonne. Je devais partir.

Chapitre 2

Je suis restée enfermée dans ma petite chambre pendant deux jours, refusant de voir qui que ce soit. Je voulais juste être seule, panser mes blessures en silence.

Le troisième jour, Roderick a frappé à ma porte.

« Juliette, sors. Je t'emmène faire un tour. »

Sa voix était neutre, mais j'ai décelé une pointe de culpabilité. Une partie de moi a ressenti un espoir stupide. Peut-être qu'il regrettait. Peut-être qu'il voulait me parler.

J'ai ouvert la porte. Il m'attendait dans le couloir, impeccablement habillé. J'ai accepté, en silence.

Quand je suis descendue, j'ai vu qu'il n'était pas seul. Une femme élégante et blonde se tenait à côté de la voiture de luxe qui nous attendait. C'était Éléonore. Mon espoir s'est évanoui aussi vite qu'il était apparu.

« Ah, la voilà ! Roderick, mon amour, tu ne m'avais pas dit que nous aurions de la compagnie. »

Sa voix était mielleuse, mais son regard était rempli de mépris. J'ai compris que cette sortie n'était pas pour moi. J'étais juste un accessoire, une présence tolérée.

Dans la voiture, Éléonore et Roderick parlaient d'art, d'opéra, de leurs amis communs de la haute société parisienne. Ils discutaient des dernières expositions au Louvre et des ventes aux enchères chez Christie's. Je suis restée silencieuse, assise en face d'eux, me sentant complètement invisible et ignorante.

Leurs mondes étaient si éloignés du mien. Je ne connaissais que mes plantes, mes parfums, la vie simple de mon village.

J'ai regardé Roderick. Il souriait à Éléonore. Il lui a pris la main, un geste tendre et naturel. Ils semblaient si bien assortis, un couple parfait issu du même moule doré.

Je me suis souvenue de la façon dont Alex tenait ma main. C'était une prise ferme, protectrice. Il entrelaçait nos doigts comme si nous ne faisions qu'un. Cet homme, Roderick, tenait la main d'Éléonore avec une légèreté étudiée, un geste de possession sociale. Cet homme n'était pas mon Alex. Mon Alex n'aurait jamais partagé un tel moment avec une autre femme en ma présence.

Nous nous sommes arrêtés sur la Place Vendôme. Éléonore voulait acheter un bijou. Nous sommes entrés dans une boutique luxueuse. Le vendeur, voyant mes vêtements simples, s'est tourné vers moi avec un sourire condescendant.

« Madame, si vous voulez bien attendre près de la porte, je m'occuperai de vos maîtres. »

J'ai senti le sang me monter au visage. Éléonore a ri doucement.

Roderick est intervenu, mais sa voix manquait de conviction. « Elle est avec nous. »

C'était une défense molle, presque une excuse. Je me suis souvenue d'un jour en Provence. Un homme au marché avait fait une remarque déplacée sur ma robe. Alex l'avait attrapé par le col et l'avait forcé à s'excuser, ses yeux brillant d'une fureur protectrice. Il avait dit : « Personne ne manque de respect à ma future femme. »

Roderick n'était pas cet homme. Il avait laissé le vendeur m'humilier, ne me défendant que pour sauver les apparences.

Le soir, Roderick avait réservé un bateau-mouche privé sur la Seine. Alors que nous naviguions, un feu d'artifice a soudainement éclaté dans le ciel, juste au-dessus de nous.

Éléonore a applaudi, ravie. « Oh, Roderick, c'est magnifique ! Tu te souviens, je t'avais dit que j'adorais les feux d'artifice ! »

Il lui a souri. « Je me souviens de tout ce que tu dis. »

Mon cœur s'est brisé une nouvelle fois. Je me suis souvenue d'une nuit étoilée en Provence. Nous étions allongés dans le champ de lavande. Je lui avais dit que j'avais toujours rêvé de voir un feu d'artifice au-dessus de l'eau. Alex m'avait promis qu'un jour, il m'offrirait ce spectacle.

Maintenant, il réalisait ce rêve, mais pour une autre. Chaque fusée qui éclatait dans le ciel était une nouvelle blessure.

Quand le bateau a accosté, il y avait une foule sur le quai. Dans la bousculade, quelqu'un m'a poussée. J'ai perdu l'équilibre et je suis tombée vers la Seine. Au même moment, Éléonore, qui se plaignait d'avoir été bousculée, a glissé et est tombée aussi.

Nous sommes tombées dans l'eau glaciale en même temps.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022