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Cinq Ans, Amour Interdit

Cinq Ans, Amour Interdit

Auteur:: Sky
Genre: Romance
Cinq ans. Cinq ans que je n' avais pas revu ma France natale, exilée par l' homme qui m' avait élevée. Marc, mon parrain, m' avait bannie le jour de mes vingt-deux ans, après avoir découvert des sentiments interdits que je nourrissais pour lui. « Fais tes valises. Tu pars pour la Suisse demain. Ne reviens pas. » Sa voix, tranchante, résonne encore. Pendant ces années d' exil, ma solitude fut brisée par la petite Élise, la fille de Claire, ma bienfaitrice et amie perdue dans un incendie. Je lui avais promis de protéger Élise, quoi qu' il en coûte. Mais Marc m' a forcée à revenir, pour un mystérieux projet. À peine revenue, son épouse, Sophie, m' a accueillie avec un sourire mielleux, la haine masquée dans ses yeux. « Jeanne ! Marc m' a tellement parlé de toi ! » Son regard s' est posé sur Élise, mon enfant de cœur, qui s' est blottie contre moi. Marc, lui, furieux de cette révélation inattendue, m' a ordonné : « Reste discrète. Fais ton travail et ensuite, tu repartiras. Loin d'ici. Loin de notre vie. » Sophie, elle, a tenté de m' acheter, puis, devant mon refus, a utilisé son influence pour me barrer toute route professionnelle, me plongeant au bord du gouffre. Un soir, alors que je préparais des crêpes pour Élise, une odeur âcre a envahi l' appartement. Le couloir était en flammes. Sophie avait mis le feu, cherchant à nous tuer. Nous avons échappé de peu à la mort, ma promesse à Élise, plus forte que la peur. Marc est apparu, me lançant des accusations blessantes. La rage, la douleur, la haine accumulées l'ont toutes éclaboussé. « Je te déteste. Laisse-moi tranquille. Toi et ta femme. Je ne veux plus jamais te voir. Plus jamais. » Je ne savais pas encore que ce n' était que le début de ma libération.

Introduction

Cinq ans. Cinq ans que je n' avais pas revu ma France natale, exilée par l' homme qui m' avait élevée.

Marc, mon parrain, m' avait bannie le jour de mes vingt-deux ans, après avoir découvert des sentiments interdits que je nourrissais pour lui.

« Fais tes valises. Tu pars pour la Suisse demain. Ne reviens pas. » Sa voix, tranchante, résonne encore.

Pendant ces années d' exil, ma solitude fut brisée par la petite Élise, la fille de Claire, ma bienfaitrice et amie perdue dans un incendie. Je lui avais promis de protéger Élise, quoi qu' il en coûte.

Mais Marc m' a forcée à revenir, pour un mystérieux projet.

À peine revenue, son épouse, Sophie, m' a accueillie avec un sourire mielleux, la haine masquée dans ses yeux.

« Jeanne ! Marc m' a tellement parlé de toi ! »

Son regard s' est posé sur Élise, mon enfant de cœur, qui s' est blottie contre moi.

Marc, lui, furieux de cette révélation inattendue, m' a ordonné : « Reste discrète. Fais ton travail et ensuite, tu repartiras. Loin d'ici. Loin de notre vie. »

Sophie, elle, a tenté de m' acheter, puis, devant mon refus, a utilisé son influence pour me barrer toute route professionnelle, me plongeant au bord du gouffre.

Un soir, alors que je préparais des crêpes pour Élise, une odeur âcre a envahi l' appartement. Le couloir était en flammes.

Sophie avait mis le feu, cherchant à nous tuer.

Nous avons échappé de peu à la mort, ma promesse à Élise, plus forte que la peur.

Marc est apparu, me lançant des accusations blessantes. La rage, la douleur, la haine accumulées l'ont toutes éclaboussé.

« Je te déteste. Laisse-moi tranquille. Toi et ta femme. Je ne veux plus jamais te voir. Plus jamais. »

Je ne savais pas encore que ce n' était que le début de ma libération.

Chapitre 1

Le train filait à travers la campagne française, un paysage que je n'avais pas vu depuis cinq ans. Cinq années. Une éternité. Assise près de la fenêtre, je regardais les arbres et les maisons défiler, mais mon esprit était ailleurs, perdu dans un passé qui refusait de mourir.

Je tenais fermement la petite main d'Élise, endormie à côté de moi. Sa respiration était douce et régulière, un son apaisant dans le bruit monotone du train. Elle était la seule lumière dans ma vie, la seule raison pour laquelle je continuais à me battre.

Mon téléphone a vibré dans ma poche. C'était lui. Marc.

Le nom sur l'écran a provoqué une vieille douleur familière dans ma poitrine. J'ai hésité un instant avant de répondre.

« Allô ? »

Ma voix était plus basse que d'habitude, presque un murmure.

« Tu es dans le train ? »

Sa voix était comme dans mes souvenirs : froide, autoritaire, sans aucune trace d'émotion. Il ne demandait pas comment j'allais, si le voyage se passait bien. Juste une question factuelle.

« Oui. On arrivera ce soir. »

« Bien. Luc viendra vous chercher à la gare. Il t'emmènera à l'appartement que j'ai préparé. »

Luc. Son assistant. Pas lui. Bien sûr que ce ne serait pas lui.

« D'accord. »

« Ne sois pas en retard pour la fête demain soir. C'est important. »

Important pour lui, pour ses affaires, pour son image. Pas pour moi.

« J'y serai. »

Il a raccroché sans un mot de plus. Pas d'au revoir, pas de "à bientôt". Juste le silence. J'ai fixé mon téléphone, le cœur lourd. Rien n'avait changé. J'étais toujours cette marionnette qu'il déplaçait selon ses besoins.

Je me suis souvenue du jour de mes vingt-deux ans. Le jour où tout a basculé. Il avait trouvé mon journal intime, caché sous mon matelas. Un journal d'adolescente rempli de mes sentiments secrets pour lui, mon parrain, l'homme qui m'avait élevée après la mort de mes parents.

Je n'oublierai jamais son regard ce jour-là. Un mélange de dégoût et de colère froide. Il n'a pas crié. Il a simplement dit :

« Fais tes valises. Tu pars pour la Suisse demain. »

Je n'ai pas pu répondre. J'étais paralysée par la honte et la peur. Il a ajouté, sa voix tranchante comme une lame :

« J'ai organisé des études pour toi là-bas. Tu resteras là-bas. Ne reviens pas. »

Deux mois plus tard, j'ai appris par les journaux qu'il se mariait. Un mariage somptueux avec Sophie Delacroix, son amour de jeunesse, une femme belle et issue d'une famille riche. Les photos montraient leur bonheur parfait, un bonheur construit sur mon exil et mon cœur brisé.

J'ai fermé les yeux, essayant de chasser ces souvenirs. La douleur était toujours là, une braise qui couvait sous les cendres. J'étais Jeanne Dubois, vingt-sept ans, architecte d'intérieur sans emploi, mère adoptive d'une petite fille de cinq ans, et je retournais en France non pas par choix, mais par ordre.

J'ai regardé Élise, son visage d'ange paisible dans son sommeil. Pour elle, je devais être forte. Pour elle, je devais affronter mes démons. Même si le plus grand de mes démons était l'homme qui venait de m'appeler.

La réalité était cruelle. J'étais seule, brisée, et je retournais au point de départ, là où tout avait commencé et où tout s'était terminé.

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Chapitre 2

La gare était bondée et bruyante. J'ai tenu Élise par la main, me frayant un chemin à travers la foule. Un homme en costume impeccable tenait une pancarte avec mon nom. C'était Luc, l'assistant de Marc.

Il nous a souri poliment, un sourire professionnel qui n'atteignait pas ses yeux.

« Mademoiselle Dubois ? Je suis Luc Martin. Monsieur Chevalier m'envoie. »

J'ai hoché la tête. Élise s'est cachée derrière ma jambe, intimidée.

Le regard de Luc s'est posé sur elle, une lueur de surprise dans ses yeux. Il n'a rien dit, mais je savais qu'il se posait des questions. Marc ne lui avait probablement pas tout dit.

« C'est... ? » a-t-il commencé, hésitant.

« C'est ma fille, Élise, » ai-je répondu d'une voix neutre, en resserrant ma prise sur la main de la petite. Je n'avais pas à me justifier.

Luc a rapidement retrouvé son calme. Il a pris ma valise et nous a conduits à une voiture noire qui attendait dehors. Le trajet jusqu'à l'appartement s'est fait en silence. C'était un bel appartement, moderne et impersonnel, dans un quartier chic. Un endroit que je ne pourrais jamais me payer. Un autre rappel de la puissance de Marc et de ma propre dépendance.

Le lendemain soir, la fête. J'ai mis une robe simple, la seule que j'avais qui soit à peu près correcte. J'ai coiffé les cheveux d'Élise, qui était excitée à l'idée d'aller à une "fête de grands".

La maison de Marc était immense, une villa moderne avec une piscine illuminée. La musique et les rires flottaient dans l'air. En entrant, je me suis sentie immédiatement déplacée, comme une pièce de puzzle qui n'appartient pas à cette boîte.

Une femme s'est approchée de nous. Elle était magnifique, élégante dans une robe de créateur, un sourire parfait sur les lèvres. Sophie Delacroix. L'épouse de Marc.

« Jeanne ! Te voilà enfin ! Marc m'a tellement parlé de toi. »

Sa voix était douce, presque mielleuse. Elle s'est penchée vers moi comme si nous étions de vieilles amies. J'ai senti une tension immédiate.

« Bonsoir, Sophie. »

Son regard s'est posé sur Élise, qui se serrait contre moi.

« Et voici la petite... Élise, c'est ça ? Quelle adorable petite fille ! »

Elle s'est accroupie pour être à la hauteur d'Élise, son sourire s'élargissant.

« Bonjour, ma chérie. Je suis Sophie. Tu veux venir voir les jolis poissons dans l'aquarium ? »

Élise a secoué la tête et s'est mise à pleurer doucement, le visage enfoui dans ma robe. Elle était toujours sensible aux gens, et elle sentait clairement quelque chose de faux chez Sophie.

« Oh... Elle est un peu timide, on dirait, » a dit Sophie en se relevant, son sourire se crispant légèrement. « Ce n'est pas grave. »

Je l'ai prise dans mes bras pour la calmer. Je me sentais mal à l'aise, observée par des dizaines de paires d'yeux. Pour échapper à l'attention, j'ai murmuré une excuse et je me suis dirigée vers une terrasse plus calme.

Je pensais être seule, mais j'ai entendu des voix de l'autre côté d'une haie.

« C'est elle, la fameuse Jeanne ? La filleule de Marc ? »

« Oui. Revenue de Suisse après cinq ans. Et avec un enfant, en plus. Personne ne sait qui est le père. »

« Pauvre Sophie. Elle a dû l'inviter pour faire bonne figure, mais ça doit être terrible pour elle. On dit que Marc a toujours eu un faible pour sa filleule... »

« Un faible ? C'est pour ça qu'il l'a envoyée à l'étranger ? Ça ressemble plus à une punition. Regarde-la, elle a l'air complètement perdue. »

Chaque mot était une blessure. J'ai serré Élise plus fort contre moi, mon cœur battant la chamade. Ils me voyaient comme une intruse, une menace, une pauvre fille pathétique.

J'ai pris une profonde inspiration. Je ne pouvais pas fuir. Pas cette fois. Pour Élise, je devais affronter ça.

J'ai essuyé les larmes d'Élise, lui ai murmuré des mots rassurants, et je suis retournée à l'intérieur, la tête haute. J'allais leur montrer que je n'étais pas aussi faible qu'ils le pensaient.

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