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Choisit par le Roi Alpha

Choisit par le Roi Alpha

Auteur:: Le Trèfle
Genre: Romance
Adira Wade n'a plus rien : un amour perdu, une meute qui l'a condamnée, et des parents exécutés pour une trahison qu'ils n'ont jamais commise. Entre humiliations quotidiennes, corvées dégradantes et violence à peine voilée, elle survit en silence pour protéger Lucas, son jeune frère. Le jour où Grayson, son ancienne âme-sœur autoproclamée, épouse une autre, son monde semble définitivement s'effondrer... jusqu'à l'arrivée du roi alpha, Wyatt McMillan, dont la réputation implacable glace toute la meute. Un seul regard posé sur elle, et le destin bascule : cet homme, craint de tous, la reconnaît comme sa compagne. Sa présence renverse l'ordre établi, fait trembler les coupables et réveille chez Adira un écho qu'elle croyait mort. Mais l'ombre de la Lune bleue, encore à venir, pourrait confirmer... ou détruire cette vérité nouvelle. Sous la protection farouche - parfois terrifiante - de Wyatt, Adira découvre qu'elle n'est pas celle qu'on lui a fait croire, et que son passé est tissé de secrets que certains ont tué pour dissimuler. Alors que la meute s'effondre sous la colère royale, que les anciens ennemis de Wyatt se réveillent et que des serments politiques menacent leur lien, elle doit apprendre à se relever, à se reconnaître, et peut-être à aimer à nouveau. Mais le plus grand mystère demeure : pourquoi une simple louve sans forme révélée attire-t-elle l'attention du roi le plus puissant des royaumes ? Et que se passera-t-il lorsque la pleine lune bleue dévoilera enfin la vérité sur son âme ?

Chapitre 1 Chapitre 1

La douleur me traversa comme un éclair au moment où Grayson Mars, celui que mon âme avait toujours reconnu comme son autre moitié, échangea des vœux avec Stacy Stevens. Debout près de lui, elle affichait l'assurance tranquille de celle qui avait déjà tout gagné. Fille du bêta, mon amie d'enfance, elle incarnait désormais l'avenir de la meute, alors que moi, j'en étais devenue l'ombre. Quand mes parents furent accusés de trahison, tous s'étaient détournés de nous, Grayson le premier. L'alpha Mars avait refusé d'écouter la moindre explication et les avait condamnés sans hésiter.

On les accusait d'avoir transmis des informations sensibles à nos ennemis, d'avoir participé à un complot destiné à renverser le chef. Des mensonges, mais personne n'avait cherché à les contester.

Je n'avais échappé à la mort que parce qu'aucune preuve ne m'incriminait. Cela ne m'avait pas empêchée de passer des mois dans les geôles de la meute, interrogée, secouée, parfois brisée, pour avouer une faute qui n'existait pas. Pourtant, rien n'avait égalé ce que Grayson m'avait fait. Il m'avait abandonnée sans un mot, m'avait reniée devant toute la meute, m'avait ordonné de disparaître de sa vie pour protéger son rang. Son père avait été clair : il ne prendrait jamais pour Luna la fille de supposés traîtres.

Le couple acheva sa promesse, et quand leurs voix se mêlèrent pour dire « oui », mes mâchoires se crispèrent jusqu'à me faire mal. Le regard de Grayson accrocha brièvement le mien, et j'y vis passer un regret trop tardif. Je détournai les yeux avant que la brûlure ne s'intensifie. Stacy, elle, triomphait. Elle embrassa Grayson longuement, puis tourna la tête vers moi avec ce sourire qui n'appartenait qu'à elle, un sourire qui disait tout.

Je murmurai un mot que seule la colère pouvait justifier.

- Tu as perdu, souffla-t-elle, ravie de sa victoire.

Je la regardai en silence. Cette fille qui avait partagé mes secrets et mes premières joies se tenait maintenant exactement là où elle m'avait arraché ma place. Elle avait profité de ma chute pour séduire celui qui m'était promis, puis avait crié à tous qu'elle serait la future Luna. J'avais passé des jours hébétée, incapable de comprendre comment tout cela avait pu m'arriver.

- Ce n'était pas lui, dit ma louve avec une douceur inattendue.

Son détachement me surprit. Moi, j'avais encore mal, surtout en les voyant s'enlacer comme si je n'avais jamais existé.

- Je l'aimais, soufflai-je.

- Un autre nous attend, affirma-t-elle. Quelqu'un qui saura nous choisir.

L'annonce officielle du couple fit vibrer la foule. L'alpha présenta son fils et sa nouvelle Luna comme l'avenir de la meute de Topaz Moon. Les applaudissements explosèrent tandis que je m'écartais, le cœur lourd.

Je tombai presque aussitôt sur Debbie et Cara, les jumelles du bêta, qui n'avaient jamais raté une occasion de me pourrir la vie depuis l'adolescence. Je croisai les bras et plantai mon regard dans le leur.

- Écartez-vous.

Elles se rapprochèrent au lieu d'obéir. Debbie, avec sa manière hautaine, me bouscula comme si j'étais un obstacle.

- Tu prends trop de place.

Cara essaya de me faire tomber d'un croche-pied, mais je la repoussai en la saisissant par les cheveux. Leur réaction fut immédiate : une rage enfantine, presque grotesque, qui les fit se jeter sur moi. J'esquivai le poing de Cara et ripostai. Du sang jaillit de sa lèvre. Les deux s'acharnèrent, mais leur manque total d'entraînement jouait contre elles. Je restai debout, mon instinct de louve en éveil, prête à répondre coup pour coup.

Les gardes accoururent et nous séparèrent. Le bêta déboula aussitôt pour vérifier l'état de ses filles. Quand il constata qu'elles n'étaient pas gravement blessées, il tourna vers moi un regard chargé d'une haine ancienne.

- Qu'as-tu fait ? hurla-t-il avant de me gifler.

Sans la poigne d'un garde, je serais tombée.

L'alpha apparut, attiré par le tumulte. Tout le monde s'inclina sauf moi. Je refusais de lui offrir ne serait-ce qu'un signe de respect.

- Cette fille attaquait mes enfants, affirma la bêta. Elle est dangereuse, elle doit être bannie !

Je serrai les dents et ne répondis pas, jusqu'à ce que l'alpha mentionne une punition.

- Elles ont commencé, comme toujours ! Et c'est encore moi qu'on accuse !

L'alpha se précipita vers moi, m'empoigna le visage et serra jusqu'à me faire gémir.

- Tu n'es rien, lança-t-il. Je pourrais t'abattre ici même.

Le bêta insista :

- Elle causera des ennuis, comme ses parents.

Je savais depuis longtemps ce qu'il pensait réellement de ma famille. Que mes parents aient été innocents n'avait jamais eu d'importance, pas pour lui.

L'alpha finit par relâcher ma mâchoire.

- On s'occupera d'elle plus tard. Nous avons une réunion urgente. Le roi alpha arrive.

Le bêta blêmit.

- Pourquoi viendrait-il maintenant ? L'histoire des ambassadeurs remonte à des mois, et c'était un accident.

- L'alpha des Rayons Bleus ne le voit pas ainsi, répondit l'alpha. Il est en colère, et il vient probablement annoncer sa décision.

La tension monta d'un cran. Chacun savait ce que signifiait la venue du roi alpha. Ce chef, le plus puissant de tous, n'avait pas besoin d'élever la voix pour imposer la peur. Sa réputation parlait pour lui : fermeté implacable, sens de la justice redouté, absence totale de pitié envers ceux qu'il jugeait indignes.

Et pour la première fois depuis longtemps, je vis la peur dans les yeux de ceux qui, d'ordinaire, ne tremblaient jamais.

Chapitre 2 Chapitre 2

Je rangeais la suite de l'alpha, concentrée sur mes tâches quotidiennes, quand une paire de mains surgit derrière moi. Je tressaillis, le cœur bondissant dans ma poitrine, et me retournai brusquement. Grayson était là, bien trop proche.

- Qu'est-ce que tu veux ? lâchai-je, glaciale.

Je ramassai mes affaires pour sortir, mais il me retint encore, encerclant ma taille comme si j'étais un jouet à saisir.

- Lâche-moi, Gray. Tout de suite.

Il ne semblait même pas inquiet à l'idée que Stacy puisse débarquer à tout moment. Il me fixa avec une sorte de trouble.

- Je... je regrette ce qu'ils t'ont fait, murmura-t-il, son regard glissant sur mes blessures encore visibles.

J'ajustai mon T-shirt pour cacher les marques qui tardaient à disparaître faute de guérison rapide. Un rire amer m'échappa.

- Va retrouver ta femme. Et ne m'adresse plus jamais la parole.

Je poussai la porte... pour tomber directement sur Stacy. Son regard me jaugea avec un dégoût assumé avant de dépasser mon épaule pour voir Grayson. Lui fit aussitôt demi-tour et regagna son bureau.

Elle ricana et me gifla sans prévenir.

- Dégage de ma vue, espèce de traînée !

Je ne sentis presque rien ; la douleur était devenue une vieille compagne. Elle me plaqua au mur.

- Tu crois pouvoir venir ici attirer son attention ? Tu es vraiment pathétique.

Je levai le genou et la repoussai d'un mouvement sec. Elle tomba à genoux, le souffle coupé.

- Je suis la Luna ! cria-t-elle.

- Pas pour moi, répondis-je d'un ton las.

Je me penchai, attrapai ses cheveux et soufflai :

- Dis à ton mari d'arrêter de m'attraper dès qu'il boit.

Elle se jeta encore sur moi, mais je parai sans difficulté. À ce moment, Grayson sortit de son bureau. Il m'agrippa pour me retenir, puis se tourna vers Stacy, visiblement excédé.

- Arrête. Tout le monde te regarde, lança-t-il sèchement.

Son regard glissa vers moi.

- Sors.

- J'étais déjà en train de le faire, murmurai-je avant de m'éloigner.

Plus tard, je nettoyais les jardins quand Kira, ma louve, se manifesta au fond de moi.

On nous observe.

Je levai les yeux vers la fenêtre du dernier étage. Grayson me fixait, immobile, sa nouvelle femme collée derrière lui, caressant son torse nu comme pour me rappeler qu'il lui appartenait désormais. J'eus un frisson, puis retournai à ma tâche.

La journée fut interminable. J'espérais rentrer auprès de mon petit frère, mais la nouvelle Mme Mars m'avait envoyée en cuisine, m'ajoutant encore plus de travail. Le repas du banquet devait être préparé : le roi arrivait.

À peine entrée, la chef - une petite femme sèche dont la voix seule donnait mal à la tête - se mit à hurler.

- Pas elle ! Pourquoi est-elle encore dans ma cuisine ?

Personne ne répondit. Elle tapa du plat de la main sur la table.

- Je répète : qu'est-ce qu'elle fiche ICI ?

Enfin, quelqu'un osa parler.

- La future Luna a demandé qu'elle aide.

La chef me pointa du doigt.

- Tu épluches les pommes de terre. Et si tu fais une seule histoire, je te renverse de l'huile brûlante dessus.

Je fis un pas vers elle. Elle recula aussitôt. Sans la quitter des yeux, je pris un couteau posé derrière elle et le levai juste assez pour qu'elle comprenne que je n'avais pas peur.

- Apportez-moi les pommes de terre, dis-je calmement.

Elle pâlit. Je m'installai sur un tabouret et me mis au travail.

Autour de moi, les commis chuchotaient.

- Il paraît que le roi ne garde jamais ses compagnes... Elles meurent toutes, dit l'une d'elles.

- On dit qu'il s'emporte pour un rien, répondit l'autre. Debbie prétend qu'il l'a invitée à danser une fois. Elle ne parle que de ça.

Elles gloussaient, mais leurs histoires me glacèrent. Elles décrivaient un homme dangereux, imprévisible, presque inhumain.

Le soir venu, la panique régna lorsque la suite du roi fut annoncée. On me tendit un plateau de boissons et on me poussa vers le hall. La salle brillait sous les lumières, les tables couvertes d'argenterie. Le cortège royal était déjà installé, sauf le siège du roi, encore vide.

Je restai un instant absorbée par mes pensées... jusqu'à ce qu'une gifle me ramène à la réalité.

- Aïe !

Mme Li me fixait, furieuse.

- Tu allais faire tomber tous les verres ! cria-t-elle.

Je en pouvais plus que l'on me touche sans arrêt. Je me contentai de respirer profondément et de l'ignorer.

Je regagnai le banquet pour servir, jetai un regard vers la table principale... toujours pas de roi. Au loin, Debbie et Cara tentaient de séduire les guerriers du roi, mais se faisaient éconduire. Une petite victoire qui m'arracha un sourire.

Je continuai mon service quand une force brutale me poussa dans un recoin sombre. Grayson, encore lui, le regard trouble d'alcool.

- Lâche-moi, sifflai-je.

Il resserra sa prise.

- Je sais que tu me détestes...

- Tu te trompes. Je te méprise.

Je réussis à le repousser, mais il me rattrapa par le poignet et m'attira contre lui.

- Pardonne-moi... s'il te plaît...

Je me dégageai une seconde fois. C'est alors qu'une odeur incroyable me frappa : celle de l'herbe fraîchement coupée, vive, enivrante. Tout mon corps se tendit.

La salle entière se figea.

Deux hommes gigantesques, d'une beauté presque irréelle, venaient d'entrer. Leur présence écrasa l'atmosphère.

Et soudain, un grondement secoua les murs :

- TOUCHEZ ENCORE À MON COMPAGNON, ET JE VOUS ARRACHE LES BRAS.

Chapitre 3 Chapitre 3

Les deux colosses qui gardaient l'entrée se décalèrent pour laisser avancer celui qui venait de parler. Il dominait la pièce de toute sa hauteur, dépassant largement les deux mètres. Ses cheveux noirs lui tombaient autour du visage, et ses yeux, sombres comme une pierre d'onyx, accrochaient la lumière avec une intensité troublante. Ses traits étaient durs, parfaitement dessinés, et il dégageait une force qui fit palpiter quelque chose en moi.

Son regard se posa sur moi. Derrière moi, Grayson se crispa et referma ses bras autour de ma taille, comme s'il pouvait encore me retenir. Je manquai de perdre l'équilibre et me retrouvai appuyée contre le mur, cherchant à reprendre contenance.

L'inconnu s'avança d'un pas lourd, puis d'un autre, puis d'un troisième. Il leva la main, s'arrêta juste devant moi et frôla ma joue du bout des doigts. Ma peau se contracta sous le contact, trop léger pour être intime, trop direct pour être neutre. Je sursautai malgré moi.

- À moi, murmura-t-il d'une voix grave.

Ce simple mot me traversa comme une vague. Mon cœur battait trop vite, mes mains tremblaient légèrement. Je ne comprenais pas pourquoi son attention me bouleversait autant. On m'avait toujours fait sentir que je n'étais rien, qu'on pouvait me bousculer, m'ignorer, rire à mes dépens. Pourtant, sous ses yeux, j'avais l'impression d'exister. C'était déroutant, presque effrayant, et pourtant... je ne pouvais pas m'en détacher.

Je restai figée, incapable de détourner la tête.

Un cri strident fendit alors l'air.

- Cette fille ne peut PAS être ta compagne ! Elle ne vaut rien !

Debbie venait de hurler, la voix saturée de rage. Le roi - car il ne pouvait être qu'un roi - tourna brusquement la tête vers elle. La réaction fut immédiate : elle blanchit, se mit à trembler de tout son corps, recula à l'aveuglette avant de glisser et de s'effondrer.

- Mars, dit-il d'un ton glacial, pourquoi ton fils croit-il pouvoir s'en prendre à la femme qui m'est destinée ?

Il n'avait pas crié. Pourtant, l'autorité contenue dans sa voix me parcourut comme une décharge.

L'Alpha Mars resta pétrifié.

- Ma... ma compagne ? répéta-t-il, abasourdi.

S'il ne s'agissait pas d'un moment si tendu, j'aurais ri. Grayson, lui, semblait prêt à s'écrouler, comme si l'information venait de le frapper plus fort que l'alcool.

- Oui, répondit le roi en tendant légèrement la main dans ma direction.

Je secouai vivement la tête. Une pointe de panique me traversa, aussi brusque qu'incontrôlable. Avant d'avoir le temps d'y réfléchir, je fis ce qui me semblait le plus logique : je pris la fuite.

- Attrapez-la, ordonna-t-il avec lassitude.

Je me ruai vers les jardins et grimpai au premier arbre solide que je trouvai, espérant naïvement disparaître dans le feuillage. Je n'eus même pas le temps de reprendre mon souffle que les hommes qu'il avait envoyés étaient déjà en bas, les bras croisés.

- Elle grimpe vraiment vite... souffla l'un d'eux.

- Elle vole ou quoi ? répondit un autre.

Ils restèrent là, attendant que je redescende ou que je fasse une erreur.

Crac.

La branche céda. Je fermai les yeux et me préparai au choc... mais je tombai dans les bras de l'un d'eux. Il m'observa, perplexe, avant de me lâcher comme si j'étais brûlante. Je roulai sur le côté, jurant intérieurement - j'aurais assurément des bleus.

- Jett ! grogna son compagnon.

Je frottai mon bras douloureux et lançai un regard noir au trio. J'essayai de contourner celui qui m'avait attrapée, mais il se plaça directement sur ma trajectoire.

- Ne... ne m'approchez pas, dis-je d'une voix incertaine.

Il eut un sourire en coin, amusé.

- Et si je n'obéis pas, petit oiseau ? Tu vas t'envoler cette fois ? Tes jambes ne te mèneront pas bien loin.

Je restai bouche bée. Petit oiseau ? Avec mon mètre soixante-quinze ? Ridicule.

- Le roi t'attend, et j'ai bu plus que je ne devrais. Viens, petit oiseau, sinon on va y passer la nuit, dit Jett, déclenchant un rire chez son ami.

- Les "petits oiseaux", c'est une mode entre vous ? Sérieusement ?

- Cet homme qui affirme être ma... mon compagnon... c'est le roi ?

- Oui, confirma Jett.

Je le savais déjà au fond de moi, son aura parlait pour lui, mais l'entendre me fit vaciller.

- Le roi des loups ?!

Mon cœur fit un bond. Comment pouvais-je être liée de près ou de loin à un roi ?

- Je ne le suivrai pas, lâchai-je en ricanant nerveusement. Ce n'est pas mon compagnon, c'est impossible.

Ils se figèrent, interloqués. Je profitai de leur surprise pour courir à nouveau... sans aller très loin. L'un des géants m'attrapa sans effort et me hissa sur son épaule. Je me retrouvai la tête en bas, criant, me débattant, frappant du coude.

- Pose-moi ! Maintenant !

Il n'en fit rien. Il me ramena dans le hall, puis me déposa au sol avec une brusquerie qui me coupa le souffle. Quelques personnes s'indignèrent de mon juron, leurs oreilles trop sensibles captant chaque syllabe.

Je me retrouvai devant la table d'honneur. Le silence était total. Mes jambes tremblaient légèrement - peut-être à cause du trajet sur l'épaule de ce géant, peut-être à cause du regard du roi, que je n'osais pas affronter.

Je vis l'Alpha Mars et le bêta Steven me fusiller du regard. Grayson, lui, semblait sobre d'un coup, le visage fermé. Stacy, à ses côtés, paraissait terriblement mal à l'aise, sûrement en pensant au moment où Grayson m'avait agrippée plus tôt.

Un mouvement attira mon attention. Le roi avançait. Sa simple présence imposait le respect, une domination tranquille mais écrasante. J'avais déjà croisé des alphas puissants, mais jamais quelqu'un comme lui. C'était une force brute contenue sous une maîtrise parfaite, un homme devant lequel personne n'aurait osé prétendre rivaliser. Aucun. Jamais.

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