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Chacun sa chacune

Chacun sa chacune

Auteur:: NEECY
Genre: Romance
À chacun sa chacune Maisha, une jeune femme ayant subit des péripéties dans son jeune âge se retrouve totalement changée. Entre froideur, agressivité, nervosité et surtout sauvagerie, elle ne fait point de cadeaux à son entourage. Mais comme on le dit si bien, chaque marmite à son couvercle, elle trouvera chaussure à son pied.

Chapitre 1 00

PROLOGUE...

+++Maïsha EBONG+++

Aujourd'hui c'est le vingt août .la date que j'aime le plus au monde, Tout simplement parce-que c'est précisément ce jour que le Dieu tout puissant qui vie dans les cieux a décidé de me faire venir dans ce monde qui a été créé par lui même en six jours (le septième il s'est reposé), à travers ma mère Raissa EMANE et mon père Martin NZOGHE.

Je suis entrain de me laver bien propre avec de l'eau chaude[sourire], aujourd'hui je prends mes douze ans. Avec maman et jores on doit aller chez Mami passer la journée, En vrai je sais, ma Mami m'a organiser une grande fête.maman ne veut tout simplement pas me dire la vérité mais je ne suis pas bête [ souriante].

Je prend mon Gant de toilette dans ma trousse ainsi que mon petit gel douche à l'orange que ma grand-mère m'a acheté, je verse une petite quantité sur le gant et je commence à me frotter le corps comme maman me l'a montré.

Je me frotte bien surtout les aisselles, derrière les oreilles et entre les cuisses, maman a dit c'est pour éviter les mauvaises odeurs parce-que mes poils commencent à sortir. Je me rince,rince mon gant puis je me frotte encore pour une deuxième fois. Lorsque je termine de me rincé, je lave mon slip et ma brassière dans le petit sceau que maman nous a acheté.

Il y'a aussi le caleçon de jores à l'intérieur, Je vais aller installé ça sur la corde qui se trouve dehors quand je vais terminer de me laver. J'attache ma serviette, ramasse mon petit sceau ,ma trousse et je porte mes tongs.

Je récupère ma brosse à dents dans ma trousse et je me lave les dents devant le miroir. Je termine je rince ma brosse et la range dans la trousse.

Moi (sursautant): oh tonton Marcus !

Ma serviette tombe à mes pieds.

Tonton Marcus (souriant): je t'ai fais peur maï ?

Moi (le fixant): Tu es là depuis ?

Tonton Marcus (me regardant bizarrement): oui .je regardais comment tu te lave.

Moi : ...

Tonton Marcus (regardant mes seins avec un sourire malicieux ): tu es déjà une grande fille maï.

Je réalise que ma serviette n'est plus sur moi, je la ramasse vite et l'attache. Tonton Marcus me regarde toujours comme si il avait envie de me mangé et ça me fait peur.

[Bruit de porte ]

Tonton Marcus s'en va rapidement en courant presque et moi je sors de la douche.

Tonton Marcus c'est le mari de maman. Moi je ne l'aime pas du tout ce monsieur et je crois que jores aussi, Mami me dit toujours << ce n'est pas bon de détester les gens >> mais malgré ses mots, je force, je n'arrive toujours pas à l'aimer. Doit t'on me forcé à aimer quelqu'un ? Non je ne pense pas. Lorsque maman va au travail, tonton Marcus reste à nous grondé et souvent à tapé sur jores sans aucune raison.

Je n'aime pas lorsque l'on tape sur mon petit frère.

Je vais installer nos sous-vêtements dehors en suite je vais déposer le sceau dans la douche . Tonton Marcus passe devant moi et me caresse le bras en souriant, J'entre dans la chambre en fermant la porte derrière moi .

Jores (me regardant): maï ? pourquoi tonton Marcus était devant la porte de la douche quand tu te lavais?

Moi (sortant ma robe du placard): je ne savais pas qu'il était là jojo, je l'ai vue quand je voulais sortir.

Jores (boudant): maï je ne l'aime pas ! Il est méchant .

Moi : moi aussi je ne l'aime pas mais Mami a dit de ne pas détester les gens Sinon Dieu va nous punir.

Tonton Marcus nous a déposé chez Mami et c'était la grosse fête ! Tous mes oncles et mes cousins étaient là.

Même mon père est venu avec trois gros cadeaux, deux pour moi et un pour jores. J'étais trop CONTENTE [rire] je ne voulais plus le lâcher et jores aussi, ça fait trop longtemps, papa n'est pas venu nous voir depuis un bon moment et lorsqu'il veut nous prendre avec lui pour le week-end, maman refuse TOUJOURS en disant qu'il est parti donc de nous oublié.

Et maman nous demande aussi d'arrêter de pensé à lui, parce-qu'il nous as abandonner pour une autre famille.

Papa (nous regardant): mes bébés je vais rentrer.

Jores (le serrant): reste encore un peu.

Il est encore resté avec nous .

Papa (à mon oreille): j'ai rangé une enveloppe dans le deuxième cadeau maï, tu connais comment faire non ? Comme je t'ai montré là.

Moi (en larmes): oui.

Papa (bisou sur le front) : ok mon bébé. Arrête de pleurer s'il te plaît.

Moi ( reniflant): c'est difficile papou, tu me manques !

Papa ( nous serrant dans ses bras): vous aussi mes bébés.

Les rares fois où l'on voit papa, il me laisses une enveloppe pour nous aider si il y'a un besoin comme maman n'accepte jamais quand il fait les courses.

Maman (me grondant): maïsha tu te dépêches de passer dans la voiture ou je vais te frappé !

Moi (collant mami): non je veux dormir ici.

Mami (regardant maman): Raissa même à son anniversaire ! laisse-les passer la nuit ici et demain je vais envoyer Jonathan chez toi.

Maman (fâchée ): non ! Ils viennent avec moi et c'est tout. C'est toi qui passe ton temps à dire 'oui' à tout leurs caprices, or ce sont des enfants.

Mami ( soupirant): tu abuses.

Maman ( grondant ) : votre père attend dans la voiture !

Jores (en larmes ): ce n'est pas notre père ! Mon père s'appelle Martin et je veux partir chez lui.

Les gens nous regardaient.

Ma tante a emmené jores dans le coin et Mami m'a tiré dans sa chambre pour me calmer en me disant qu'elle nous prendras pour le week-end même si je sais...c'est faux.

Cette nuit nous sommes tous rentrés et maman a dû aller à l'hôpital comme elle était de garde, elle travaille au CHUL (centre hospitalier universitaire de Libreville) alors nous sommes restés avec tonton Marcus.

J'ai lavé jores, on a mangé et nous sommes allés dormir. Pour la première fois,

J'ai fermée la porte de notre chambre à clé.

[Bruit de serrure]

[Bruit de serrure]

[TOC TOC]

Jores descend de son lit et va ouvrir la porte à tonton Marcus qui est debout et visiblement en colère.

[ maïsha , 27 ans ]

Comme à chaque fois, lorsqu'il a quelque chose d' important à me dire, yorick se présente toujours au rendez-vous très en retard.

Il est 17h [regardant ma montre], ça fait deux heures de temp. je suis assise au mayena comme une maboule et toujours pas de Mr OGOULA en Vu. Les choses qui m'énervent tellement [sirotant mon troisième verre de jus ].

Je termine mon verre de jus d'orange, règle ma note, soulèves mon sac à main suivis de mes fesses et je m'en vais.

Aujourd'hui je ne suis pas d'humeur à l'attendre comme un poto électrique, d'ailleurs je ne suis jamais d'humeur à le faire. Juste un peu plus tolérante, mais aujourd'hui non.

Pourquoi ne pas D'abord l'appeler ?

Moi EBONG ? L'enfant de NZOGHE ? Pour lui dire quoi ? En ce moment ma salive est trop acide, les mots qui sortent de ma bouche sont très piquants et si je décide de parlé c'est un tsunami qui va être créé en plein Libreville.

C'est lui qui me donne rendez-vous depuis 15h, après le boulot je viens directement en me disant, monsieur a une urgence et tout, j'arrive il n'est pas là en plus même pas la décence de m'aviser de son retard !

J'arrête un taxi qui m'accepte à la première proposition et ce dernier me déposes directement devant mon portail.

Moi (lui remettant son dû): Merci.

Je pousse le portail et pénétre la concession , maman est assise en plein milieu de la cour comme à son habitude entrain de lire sa bible . Je tire une chaise à la terrasse et je vais la rejoindre . c'est tout le temps comme ça lorsque je rentre du boulot , c'est une sorte de thérapie pour moi de discuter avec elle .

Moi (ouvrant le bouton de mon tailleur): veuve BIBANG Célestin .

Maman (levant la tête): EBONG, Ône vâ. (Tu es là).

Moi (m'assaillant en tendant les jambes en avant): je suis là en personne ooh ma co !

Maman : Oneuh vôrô? (Tu vas bien ?) La journée ? Raconte.

Moi (soupirant): ma journée était passable et supportable.

Maman (refermant sa Bible): gloire à Dieu alors.

Moi (regardant autour): tes nombreux enfants sont où ? C'est trop calme.

Maman (me dévisageant): EBONG tu veux m'énerver ?

Moi (rire): roh.

Maman (me dévisageant): tu viens me demandé les gens de cette maison, qui est le ou la secrétaire de qui ici ? Lorsqu'ils sortent de ma maison ils me disent où ils se rendent peut être ? Toi même qui vient me posé la question, quand tu sors tu me dis où tu vas ?

Moi (rire): pardon oh je n'ai fais que posé la question.

Maman (me toisant ): il faut bien posé Thrrrrrrr ! Au lieu de pensé à trouver les bons maris, vous les filles d'ici c'est sortir tous les jours et faire la fête pendant une semaine, à boire le vin on dirait des trous ! J'ai déjà dis à trente ans vous sortez de chez moi. Ici ce n'est pas l'association des vielles filles pour venir me remplir la maison !

Moi (rire): tu a tes règles ou quoi madame ?

Maman : thrrrrrrr imbécile heureuse !

Moi (toussant): donc c'est maintenant à nous de chercher les hommes ? Avec toute la beauté là ? Belle on dirait le soleil de 18h ?

Maman : yooooouuuuh Âbé minenga ! (vilaine femme) de votre état !

Moi (me levant en riant): en tous cas on se ressemblent trop mon cœur. tu ne vois pas les lèvres là ?

Maman (me lançant sa babouche): regarde moi ses énormes fesses !

Rire.

C'est mon antidépresseur à moi cette femme ! Tout d'un coup ma mauvaise humeur a disparue.

Je fais le tour de la maison pour me rendre dans mon petit studio qui se trouve à l'arrière.

Laissez moi juste le temps d'ouvrir ma porte, d'entrée dans la maison, de retiré mes talons depuis le salon, d'aller les rangés dans la chambre, de posé mon sac à main, de me déshabiller et d'attaché mon pagne autour de la taille ensuite je vous ferai un bilan complet de ma personne.

Voilà tout est fait ! Je mets la climatisation en marche avant de me jette sur mon lit les yeux rivés sur le plafond.

Je me nomme NZOGHE EBONG maïsha Camille, j'ai vingt-sept ans d'âge, de nationalité gabonaise et d'ethnies fang de père et de mère . Plutôt Pas très grande de taille, pleine de corpulence et de peau marron, Je travaille dans une agence immobilière de lux en tant qu'agent commercial de prestige.

Pas marié mais en couple avec yorick OGOULA depuis deux ans, pas d'enfants mais j'ai mon petit frère de vingt ans à ma charge depuis bien longtemps alors je le considère comme étant mon enfant.

C'est mon petit bébé [ sourire].

Je m'occupe de jores comme si j'étais sa mère (c'est même le cas). L'école, le taxi, la nourriture, les vêtements, les chaussures, l'argent de poche et tout ce dont un parent fait à son enfant c'est moi maïsha qui le fait pour lui. Papa nous aide et beaucoup même avec ses moyens, mais la plus grande charge reviens à maïsha parce-que à part nous jores n'a personne pour l'aider.

Sa mère ne s'intéresse pas à lui et ça c'est son problème à elle, d'ailleurs personnes ne pensent à lui demander son argent. Je dis sa mère parce-qu'il y'a bien longtemps que je ne considère plus cette femme comme étant ma mère, même son nom je ne cite plus. ça c'est une autre histoire.

Nos parents se sont séparés j'avais encore dix ans, c'était à cause des nombreuses copines de mon père. J'étais encore une enfant mais j'écoutais lorsqu'ils se disputaient souvent dans leur chambre les soirs.

Cette femme qu'on appelle maman plus haut c'est ma grand-mère maternelle, c'est avec elle que nous habitons depuis des années aujourd'hui. Un matin j'avais pris mon petit frère de cinq ans, quelques vêtements et deux chaussures rangé dans un petit sac, nos affaires de l'école et nous étions venu chez notre grand-mère et depuis ce jour nous ne sommes plus jamais partis de là.

Ici c'est le terrain familiale ,mes grands parents ont construit au moins huit maisons en dehors de leur grande maison qui comporte six chambres.

Chez nous C'est le rassemblement des petits enfants nous sommes au moins dix [rire] Étant la plus grande des filles, maman m'a donné un studio à l'extérieur et jores se gére avec une chambre dans la grande maison.

[Sonnerie de téléphone]

Vous voyez ? C'est maintenant monsieur se présente au mayena et moi je devais rester là-bas comme je suis sa moin cher thrrrrrrr.

[Sonnerie de téléphone]

[Sonnerie de téléphone]

[Sonnerie de téléphone]

Ce n'est qu'à son huitièmes appels que j'ai décroché.

Moi (téléphone posé sur le lit): ...

Yorick (voix grave): maïsha tu es où ?

Moi (calme): chez moi.

Yorick (gueulant): tu es chez toi pendant que moi je t'attends !

Moi : clic.

En plus il veut mentir.

[Ping sms]

Pas la peine de regarder, je sais de qui il s'agit.

[Sonnerie de téléphone]

précisément à ce moment, je décide de sortir de mon lit et de me rendre dans la salle de bain prendre une douche complète ! Soins de visage, gommage, masque, shampooing épilation tout le nécessaire. Je lave mes sous-vêtements les installe sur mon petit séchoir à sous-vêtements, récupére ma serviette derrière la porte, l'attache autour de la taille, porte mes tongs et je sors.

[Ping sms]

Ana : mane c'est comment yorick est assis devant la porte ?

Qui va aller l'ouvrir la porte ? Moi ?

À comportement de mouton réaction de berger. Yorick se prend un peu trop ces derniers temps, ou c'est parce-que je ne fais plus de tapage qu'il pense me berner, je remarque bien ses agissements. Il va attendre et si il n'est pas content qu'il parte chez lui.

Je sors une petite robe jaune l'enfile sans rien en dessous, pardon je suis à la maison il fait chaud. Je tire mes cheveux en chignon haut, met du déodorant récupére mon portable sur le lit et je sors de la chambre l'ouvrir la porte.

Je trouve un Yorick bien gonfler assis sur les marches d'escaliers, je laisse la porte ouverte en allant m'asseoir devant la télévision.

...

Il n'entre pas depuis là, alors je vais refermer ma porte. ce n'est pas à cause d'un fou que les moustiques vont me bouffer ce soir.

Yorick (rouge): je veux qu'on arrête.

Moi (n'ayant pas suivie): euh tu disais ?

Yorick (me fixant): je veux mette un terme à cette relation.

Moi (calme): ah ok .

Je n'aime pas trop débattre pour les futilités . Il veut arrêter ? Okay c'est tranquille.

Yorick (n'en revenant pas): tu dis quoi là maïsha ? Ok ? C'est un simple ok que tu me balance ?

Ah ah ? J'ai raté quelle partie de l'histoire ?

Moi (le regardant): oh.

Yorick (énervé): je viens te dire c'est terminé entre nous et toi tu me sors un ok ? Un ok !

Moi (le fixant): mon frère tu as dis c'est terminé entre nous deux , maintenant de faire quoi ? De pleuré ? De m'allonger ? De crié ? De m'évanouir ? Ou de te supplier ? À cause de pourquoi ?

Yorick (gueulant): et comme ça tu penses trouver un homme dans ta vie ? Qu'on viendra t'épouser ? Avec ton comportement de cochon ? Tu penses qu'un autre homme peu encore te supporter comme moi je l'ai fais maïsha ? Ils vont te suivre à cause de ta beauté et en suite ils finiront par te laisser seule comme tous les autres !

Moi (amusée) : ah çaaaaa !

Yorick (gueulant): quel homme voudrait épousé une femme sauvage comme toi ?

Moi (zen) : et merci pour le soutien lorsque j'en avais besoin . Les conseils, l'argent, les gémissements, les positions pornographiques, les couinements,les orgasmes, les cunnilingus à haut niveau et surtout les nuits blanches passer à hurler de plaisir.

Yorick (pétant un câble): oui prend moi bien pour un con maïsha ! La sauvagerie c'est pour toi ! L'orgueil c'est pour toi! Le mépris c'est pour toi ! La froideur ! L'arrogance ! La fierté ! La bipolarité ! La suffisance ! La jalousie ! La possessivité ! La colère ! La nervosité ! L'agressivité ! La violence ! L'autorité ! Tout ça c'est pour toi maïsha ! Tu veux que je continue ? [Hurlant] Les gens doivent toujours se plier devant toi que tu es qui Ebong ?

Moi : ok.

Yorick (gonfler): ou parce-que je cours derrière tes fesses tu penses être la plus belle de Libreville ? Que tu es indispensable dans ma vie ?

Moi (bondissant du fauteuil en lui lançant ma babouche): et toi tu penses être qui pour venir crié CHEZ moi OGOULA ! Tu te prends pour qui et pour combien pour te permettre de venir élevé la voix ici ? C'est toi qui paye ce studio ? L'électricité ? l'eau ? Ou encore les produits ménagers ? Han ?

Yorick : ...

Moi (furieuse): c'est aujourd'hui ? C'est aujourd'hui tu sais que maïsha est sauvage ? bipolaire ? orgeuilleuse ? Fière ? Suffisante ? Jalouse ? Nerveuse ? Colérique ? Violente et tout le reste ? C'est aujourd'hui tu sais ça ? En deux ans de relation tu veux me dire que tu ne savais pas tout ça de moi ?

Yorick : ...

Moi (lui lançant ma deuxième babouche): répond moi yorick ! Lorsqu'il fallait me secouer dans tous les sens comme un cocotier dans ta maison je n'étais pas sauvage n'est-ce pas? Me prendre dans toutes les positions, dans toutes les pièces et sur tous les meubles de ta maison chaque jour moi je n'étais pas sauvage n'est-ce pas ? Ou Lorsqu'il s'agissait de crié comme un gros chien entre mes cuisses là EBONG n'était pas sauvage !

Yorick (le regard noir): tu me compares à ton chien ?

Moi (hors de moi): oui c'est toi yorick ! aujourd'hui c'est à base de " je me prends pour qui ?" mais je me prends pour NZOGHE EBONG maïsha Camille mon frère !

Tu me traites de tous les noms aujourd'hui tout simplement parce-que je ne cour pas derrière toi ? Je vais d'abord commencer par courir derrière toi pour chercher quoi ? [Tapant dans mes mains]

Yorick (les mains aux hanches): ...

Moi (hurlant): il faut me répondre OGOULA ! Tu veux partir mais dégage ! Qui t'a retenu depuis tout ce temps ? Qui t'a demandé de rester à mes côtés ? Je vais te supplier parce que j'ai tué qui ? À cause de ton pipi ? [attrapant violemment son sexe ] à cause de ça seleument ? [Le poussant la tête ]

Yorick (rouge): maïsha ne refait plus jamais ça !

J'ai refais la même chose en le regardant droit dans les yeux.

Yorick me saisi directement par le cou et me plaque au mur en me cognant la tête.

Chapitre 2 01

# chapitre 1 : Yorick OGOULA.

+++Maïsha EBONG+++

Yorick (rouge): maïsha ne refait plus jamais ça !

J'ai refais la même chose en le regardant droit dans les yeux.

Yorick me saisi directement par le cou et me plaque contre le mur en me cognant la tête.

Moi (attrapant son sexe): je compte jusqu'à deux OGOULA, si tu ne me lâche pas, je t'arrache entièrement le sexe !

Je suis très sérieuse.

Yorick est toujours devant moi en respirant comme un chien avec sa main autour de mon cou.

Moi (soutenant son regard): une [serrant ses boules] , deux [pressant sérieusement sur] et...

Yorick me lâche violemment en reculant d'un pas.

On se connait, si c'est seleument pour faire le catch , je suis une grande catcheuse. Si on était chez lui, il y'a bien longtemps que la bagarre aurai commencée mais comme nous sommes chez moi, je n'ai pas envie de cassé mes affaires.

On se maintient du regard pendant un instant avant d'ouvrir ma bouche pour faire sortir.

Moi (le dévisageant): espèce de gros chien !

Yorick : ...

Moi (le regardant): ce que tu viens de faire est appelé l'hypocrisie ! tu m'as connu j'étais la même maïsha d'à présent , pas une autre yorick. Aujourd'hui comme tu ne veux plus de moi, tu me racontes les bêtises !

Yorick : c'est de ça dont je parle ! Ton orgeuil mal placé !

Moi (le regardant): et j'ai toujours été ainsi. Tu ne peux pas être en tord et venir te permettre de me crié dessus ! Tu me donnes un rendez-vous depuis 15h et tu te pointes à l'endroit à 19h, moi je suis ta chienne ? Ta moin cher ?

Yorick (les mâchoires serrées): ...

Moi (en colère): je ne sais pas mâcher mes mots, je n'ai jamais su les mâcher. Tu veux partir mais vas-y frère ! Qui t'en empêche ? Tu crois me voir courir derrière toi ? Qu'après toi on ne me regardera plus dehors ? Mais sache-le, la liste d'attente est pleine OGOULA. Une fois tu auras franchi le seuil de cette porte, automatiquement quelqu'un d'autre sera Assis sur ce siège !

Yorick : ...

Moi (saisissant son sexe): ou c'est à cause de ton pipi XL ? Tu ne sais pas qu'après XL il y'a XXL et XXXL ? Que je peux trouver quelqu'un qui va me secouer mieux que toi ?

Yorick (me fixant): tu voulais ça depuis longtemps n'est-ce-pas ? Tu as trouvé quelqu'un d'autre, maintenant tu veux te foutre de ma gueule ?

Moi (allant ouvrir ma porte): pardon dégage dégage ! de soulever tes pattes de chien et de sortir de MA maison.

Yorick (soupirant): maï écoute s'il-te-plaît...

Il réagi de la sorte parce-que je ne l'ai pas supplié comme il attendait.

Moi (le fixant): OGOULA sors de chez moi ! C'est fini entre nous point barre.

Yorick (se plaçant devant moi): je ne voulais pas que ça se termine ainsi entre nous.

Moi (rire nerveux): tu as terminée de me faire le bruit ? Dans ce cas Va retrouver Olivia kouabe, elle t'attend à la maison c'est sûr.

Il marque un arrêt en ouvrant grandement les yeux. Ah pour lui je ne savais pas ? Ce n'est pas lui qui peut me dépassé.

Moi (le fixant): ne pas faire de tapage n'est pas synonyme de maboulisme ou d'ignorance.

Yorick se met à mordiller sa lèvre inférieure en serrant les poings, signe qu'il est entrain de stresser.

Yorick (soupirant): il faut passer récupérer tes affaires qui sont chez moi.

Moi (rire): mon frère jette tout ça, ou si tu veut ,brûle ! C'est à la femme qui n'a pas le travail et les parents à qui l'on met les affaires dehors.

Sur ce je le pousse hors de ma maison.

[Porte qui claque]

Il devait tout simplement me dire écoute Maïsha, j'ai trouvé quelqu'un d'autre et j'aimerais mettre fin à notre relation point.

Est-ce-que l'amour c'est forcé ?

Mais non ! Le gars se permet de me faire attendre au mayena en suite il vient me sortir tous mes défauts en jouant au mec martyrisé par moi.

Je savais qu'il voyait quelqu'un d'autre, je n'avais simplement pas le temps et l'énergie à gaspiller pour parler de ces histoires de fesses. Yorick ce n'est pas un enfant, il a bien mûri ses paroles avant de venir me les sortir.

En deux ans de relation j'ai étudié le gars comme un bouquin. Lorsqu'une troisième personne s'introduit dans ton couple tu le ressens forcément même si tu ne l'a pas encore vue.

Yorick a toujours eu des petites dehors mais au grand jamais il ne me l'a montré, il prenait même des billets pour aller faire ses conneries Loin de moi parce-qu'il savait, le jour où moi je l'attrapais en erreur dans une position nocturne, on devait faire la prison à trois ce jour.

Tellement il m'a énervée je prend mon portable et mes babouches puis je vais rejoindre les autres à la grande maison, Au moins là-bas je vais rigoler.

Même pas me laisser le temps de m'asseoir que maman a déjà prononcé mon nom [soupire].

Moi (soupirant): oui.

Maman (me fixant): tu as encore fais quoi au pauvre enfant ?

Moi (amusée): pardon ? je suis devenue quoi ? Madame problème ?

Maman (sérieuse): je ne suis pas entrain de rigoler EBONG. L'enfant là est passé devant moi bien propre avec le visage posé, maintenant il ressort de chez toi avec la chemise froissés et le visage enflé. Qu'est-ce-qui s'est passé ?

Moi (calme): c'est terminé entre nous.

Maman (dramatique): ekieeh EBONG ! De tous les enfants de cette maison c'est toi qui va me tué ici ! Tu vas me tué ici Ebong ! Tu étais bien avec l'enfant là, tout le monde l'aimait, même ton père NZOGHE qui est difficile comme quoi a reconnu que cet enfant est bien. Aujourd'hui tu viens nous dire c'est fini comme tu n'es plus d'humeur à le supporter ?

Moi (soupirant): il a trouvé quelqu'un d'autre maman.

Maman (ne m'écoutant pas): continue ma fille ! Continue sur cette voie, c'est bien. Comme pour toi la jeunesse et la ta beauté te seront éternels. Continue de faire fuir les hommes avec ton caractère d'homme !

Moi : hum.

Maman (se levant): hum moi bien maman !

C'est moi que l'on plaque, c'est encore moi que l'on menace.

Triste ? Déprimer ? Inconfortable ?

Du tout.

Du moment où tu t'es préparer à une éventuelle rupture, ça ne te fais plus rien quand cela se produit. Je savais que ça allait finir, peut être pas de cette façon, mais je le savais.

J'avais déjà cette envie de rompre avec yorick, mais au moment de le faire j'ai repensé à l'histoire de tout reprendre au début avec quelqu'un d'autre.

Te faire encore draguer, étudier la personne, accepter, t' habitué à lui, te déshabiller encore devant une nouvelle personne c'est tout ça quoi... Ça m'a décourager, du coup j'attendais qu'il le fasse de lui même.

Jores (venant à la terrasse): goumin goumin ?

Moi (rire): baaaaadddddd (non) oh !

Anaïs (venant nous rejoindre): combien de round pour aujourd'hui ?

Moi (rire ): tu es bête han !

Anaïs (s'asseillant devant moi): ta mère est déjà bien fâché là-bas ! Obligé d'aller dormir.

Emmanuel (mon grand frère): c'est maïsha qui a été plaqué mais c'est t'elle qui vie le goumin.

Rire.

Jores (rire): vous oubliez qu'elles sont homonymes ? C'est normal.

Anaïs (me regardant): man mais sérieux ? c'est fini ?

Moi : et oui ma petite.

Anaïs c'est la grande après moi, normalement nous sommes à quatre grands. Alain (32 ans) Emmanuel (29 ans), Anaïs (25 ans ) et moi ( 27 ans). Le reste c'est de 15-21 ans.

Emmanuel (secouant la tête): EBONG on ne peut pas lui faire confiance, regardez comment elle vient de raté nos billets pour mouila.

Rire.

Ici c'est chacun vit sa vie, rare sont les fois où nous nous retrouvons tous dans la maison. Entre ceux qui vont au boulot, à l'école et ceux qui glande dans le quartier c'est un peu compliqué. Au départ nous étions juste à trois, Anaïs jores et moi, puis les autres ont suivis le mouvement.

Anaïs c'est ma bonne petite, on a grandit ensembles, c'est mon élément dans la maison, après jores bien-sûr.

[Ping sms]

Ogoula : je sais bien, je ne me suis pas pris de la bonne manière, j'ai été frustrant et ingrat vis à vis de ta personne, j'ai touché certains points sensibles de ta vie maï. Mais excuse-moi, on ne va pas gâcher deux ans de relation pour si peu. Ne met pas ton orgeuil devant, je t'aime maï.

Eeeh eeeh eeeh eehhh ! Ogoula a horreur de perdre, il le fait simplement parce-que je n'ai pas réagi comme il le voulait ,au fond c'est un gros fièr.

Moi : désolée mon Coco, je ne rebois pas mon vomi ! Bonne continuation à vous !

Message envoyé.

Numéro bloqué et supprimer.

Je reste avec mes frères jusqu'à 23h, au passage nous avons tapé nos bières au calme. C'est bien pété que je suis allée me coucher avec Anna (Anaïs).

Le réveil était brutal [soupire], je vais me doucher en mode furie, heureusement ma tenue est toujours préparer la veille.

Le maquillage je le fais léger, un tour devant le miroir et c'est top !

Moi (bousculant Anaïs): Ada!

Anaïs (dans le sommeil): humm...

Moi (fermant mon sac à main): je m'en vais. Je ne veux pas que les gens rentrent ici madame.

Anaïs : humm.

Moi (passant la porte): et ne me termine pas la nourriture, tu ne viens jamais chez les gens sans manger !

Je sors en fermant la porte derrière moi, il me faut trouver un Taxi qui me déposera directement au boulot sinon je suis foutue, le boss n'est pas passé dans notre bureau j'espère.

Moi (heureuse): Nkoghe (Emmanuel)! frère ai pitié de ta pauvre sœur qui a besoin de toi.

Emmanuel (s'installant dans son véhicule): qui t'a demandé de boire le vin ? Espèce de faiblard.

Pour mon plus grand plaisir Emmanuel me dépose devant la boîte, c'est en courant presque que je me rends dans mon bureau qui est déjà occupée par ses deux autres occupants (un homme et une femme).

Moi (posant mon sac): bonjour à vous !

Eux : bonjour maïsha.

Je partage mon bureau avec deux de mes collègues, Alex et Ashley.

Moi (à Ashley): le boss a fait un tour ?

Ashley : non mais cela ne saurait tarder.

Moi (soupirant d'aise): ouffff.

+++Yorick OGOULA+++

C'est le onzième messages que je laisse à maïsha et aucun retour.

Comme toujours, madame place son ORGUEIL sur le premier pied d'estale.

Pris De frustration, Je balance mon portable contre le mur. Ce dernier se brise avant de terminer sa chute sur le sol.

Comme cette fille a le pouvoir de me mettre dans tous mes états avec des simples mots ! Des petits mots, mais qui te traversent l'âme au point de te donner des douleurs dans l'estomac.

[Toc toc]

Moi (énervé): oui !

Ma secrétaire ouvre et passe la porte on venant se placé devant moi, les mains croisées contre sa poitrine.

Moi (la fixant): que veux tu ?

Olivia (soutenant mon regard): c'est quoi ce silence depuis hier ? Je t'appelle, tu ne prends pas mes appels. J'envoie des messages, tu ne prends même pas la peine de les ouvrir.

Moi (en boule): tu veux vraiment que je déverse ma mauvaise humeur sur toi ?

Olivia : ...

Moi (tonnant): je ne te réponds pas et alors ? C'est toi qui contrôle mes doigts peut être ? Je suis obligé de prendre tes appels ?

Olivia : ...

Moi (la fixant) : Soulève tes pieds et sors de mon bureau.

Et voilà ! je prend maintenant les expressions de l'autre folle !

[Porte qui se ferme]

C'est tout ça quand tu sors avec une personne de la même boîte que toi.

J'ai demandé à Olivia d'annuler tous mes rendez-vous de l'après-midi en prétextant que je ne me sentais pas bien.

Le matin en sortant j'ai laissé les consignes à la dame de ménage, elle doit rangé les affaires de maïsha dans des sacs et les laisser quelques part. Je n'ai pas envie de brûler comme elle me l'a dit hier soir.

C'est juste l'orgueil, lorsqu'elle sera bien calme tout rentrera dans l'ordre.

Je l'espère...

Avec maïsha, on ne sait jamais sur quel pied danser, Cette fille est difficile et très dur de caractère. À savoir même si à part son petit frère et sa grand-mère, elle porte quelqu'un d'autre dans son cœur.

Maïsha est de nature froide et sèche. Lorsque tu discutes avec elle, tu es automatiquement décourager dans ton élan suite aux réponses qu'elle te sors.

En deux ans maïsha m'a dit "je t'aime" quatre fois, quatre fois ! Et c'est seleument après la première année qu'elle me l'a sorti.

Tu ne sais jamais ce qu'elle pense de toi dans sa tête, ou la place qu'elle t'a attribué dans sa vie. À un moment tu te dis c'est bon, tu as gagné la femme, mais deux secondes après tu reviens vite sur terre parce que madame t'aurai déjà sortie un mot sec.

Et le comble avec elle s'est son côté rebelle [soupirant]. Maïsha fait les choses lorsqu'elle en a envie, si cela ne lui plaît pas, elle ne fais pas. Tu vas monté, descendre, sauté, courir, son non c'est non et son oui est un mélange de oui et de non ! Car à tout moment ça peut changer.

J'étais prêt à aller demander sa main chez ses parents, mais avec son comportement...je me suis découragé.

Ma relation avec Olivia n'est pas sérieuse, ce n'est que du sex et rien de plus. Maintenant si elle veut croire autres choses,cela ne m'engage pas.

Et je suis bien étonné du fait que maïsha soit au courant et qu'elle n'ai pas pété un câble !

EBONG ? [Rire nerveux] non ! c'est trop surprenant.

J'ai dis à maïsha que c'était fini sous l'effet de la colère, je pensais qu'elle allait avoir peur et devait s'excuser mais non ! Madame me balance un "OK" sec.

Je ne sais pas ce qui m'attire chez cette fille. Pourtant il y'a des jours où j'ai envie de tout arrêter, mais lorsque je me calme, je fais machine en arrière, je reste encore avec Elle.

Le cœur à ses raisons que la raison ignore. [Soupire]

À 15h je prends ma voiture et je vais me garer devant sa boîte. Dix minutes après elle sort avec le visage fermé en regardant droit devant elle.

Toujours aussi fraîche dans ses vêtements [sourire en coin].

Je donne deux coups de clacxon.

Ebong toujours égal à elle même ne prend pas le temps de levé sa tête. Elle marche en regardant droit devant elle.

Je donne encore deux coups de clacxon, sa collègue l'informe qu'il s'agit d'elle qu'on appelle. Maïsha lève la tête, nos regards se croisent bien, pourtant elle continue sa route et arrête son taxi.

J'avais oublié qu'il s'agissait d'elle. C'est tout décourager que je rentre chez moi me doucher, changé de vêtements avant de ressortir et de me rendre chez mes parents.

Il faut aussi penser à me prendre un nouveau portable, l'ancien est resté tout cassé dans mon bureau.

Papa (me regardant): tu es vraiment sûr de toi yorick ?

Moi (soutenant son regard): je suis très sûr de moi papa. C'est bon.

Chapitre 3 03

# chapitre 2 : quand la famille s'en mêle.

+++Maïsha EBONG +++

Avec tout le courage qu'il a dans le corps , monsieur se déplace carrément en espérant que moi EBONG j'allais montée dans sa voiture.

N'importe quoi ! Conneries !

J'emprunte un taxi qui me dépose directement devant chez moi.

Moi (passant le portillon): bonsoir madame.

Maman (tirant la tronche): hum...

Moi (soupirant): tu vas me boudé à cause de cette histoire ?

Maman (levant les yeux): oui je vais te boudé maïsha ! Et cela jusqu'à ce que je me fatigue de le faire !

Moi (prenant place sur le banc ): c'est yorick qui est venu jusqu'ici pour me dire <> et non le contraire. J'étais sensée dire ou faire quoi de plus ? Le supplié ? Pleuré ? M'allonger au sol ? Quoi donc ?

Maman (me regardant): chercher à arranger les choses. Je te connais EBONG, je ne suis peut être pas ta mère mais je te connais comme ma main. Je sais comment tu réagis, comment tu réponds lorsque tu es frustrée, comment tes mots sont durs, et pour ça, je suis sûr et certaine, tu as sortie des mots blessant à l'autre.

Moi (la boule au ventre): il n'y avait rien à arranger. Yorick n'est pas un enfant, il réfléchit bien avant de faire et de dire quelque chose. Il est avec quelqu'un d'autre et c'est la raison pour laquelle il ne veut plus. Je ne suis pas là pour courir derrière un homme, ils sont remplis sur la terre.

Maman ( me dévisageant) : thrrrrrrr toi tu cours d'abord derrière qui ? Homme ou femme c'est la même chose !

Moi (la regardant): hum.

Moi : ...

Maman : il ne s'est pas excusé ?

Moi (petite voix): SIII.

Maman (me fixant): et tu as placer le gros cœur devant n'est-ce pas !

Je la regarde sans répondre.

Maman (soupirant): NZOGHE EBONG maïsha Camille , je vais te posé une seule question, une seule question madame.

Je connais ce genre de regard.

Maman (me fixant) : tu ne l'aimes plus n'est-ce pas?

Moi (honnête): non.

Maman (me fixant): et pourquoi tu n'as pas arrêté cette histoire depuis longtemps ?

Moi (soutenant son regard): tout simplement parce que je te connais ! Regarde toi même, tu ne m'as même pas laisser le temps de t'expliquer le déroulement de la chose que tu me parlais déjà fort. Imagine si c'était moi qui l'avais fait ? Là tu devais directement réunir tous tes parents du village pour dire << j'ai laissé partir un garçon bien ! >> Sans même me demandé mes raisons.

Maman (sérieuse): tu as un nouveau copain ?

Moi (amusée): du tout !

Maman : pourquoi tu n'aimes plus l'enfant OGOULA alors ? Je n'arrive pas à comprendre, du jour au lendemain tu te lèves en disant tout simplement tu ne l'aimes plus.

Moi (Haussant les épaules): je ne sais pas maman ! Il n'y avait plus cette complicité entre nous, je ne me sentais plus comme avant avec lui. Tu sais bien, c'est le seul copain que j'ai eu (sur le plan sexuel),du coup c'était compliqué pour moi de me séparer de lui aussi facilement.

On ne va pas se mentir, mis à part son côté fière, yorick est quelqu'un de vraiment très bien qui m'a toujours soutenu quelque soit l'heure, le moment où l'endroit. Je ne pouvais pas être en difficulté et yorick ne réagissait pas à l'instant.

Maman (me regardant): ce n'était pas compliqué comme tu le dis maman. Tu avais juste la paresse de le laisser en te disant qu'avec le temps ça devait aller , alors que non. Quand ça ne va plus, ce n'est pas la peine de forcé les choses.

Moi : j'ai compris cela. Lorsqu'il m'a annoncé que c'était terminé entre nous, je n'ai ressenti aucune douleur, En fait, je n'étais même pas surprise. J'ai juste dis "ok" et c'est cela qui l'a touché.

Maman (me regardant): et c'est bien normal ! Tu ne peux pas dire à quelqu'un qui est sensé t'aimer c'est terminé entre vous et qu'elle réagisse de la sorte. Ce n'est pas logique ! C'est blessant et touchant ! Il a aussi un coeur et non une pierre comme tu penses.

On reste à discuter pendant un moment puis je me rend chez moi me lavé et mettre une tenue de maison.

Anaïs était toujours là, devant la télévision. Quand Elle ne va pas au travail, Anaïs préfère passer son temps enfermée ici au lieu de rester avec les autres à la grande maison.

Moi (depuis de la chambre): Ada vient s'il te plaît.

Anaïs me rejoint et s'allonge sur mon lit en écartant tous ses membres.

Je sors deux enveloppes de mon sac à main, une contenant des sous et l'autre vide. Je prends le montant voulue dans l'enveloppe pleine et je le met dans celle qui est vide, je range l'enveloppe pleine dans mon sac à main et le referme.

Moi (lui tendant l'enveloppe): tiens c'est pour vous Là-bas.

Anaïs (se redressant): il y'a combien à l'intérieur ?

Moi (sur mon portable): deux-cents mil.

Anaïs se met à compter les sous puis elle les remets dans l'enveloppe.

C'est l'argent de leurs popote du mois. C'est celà ma participation dans la maison, chacun donne quelque chose la fin du mois pour soutenir maman. D'abord,elle ne dépense pas grand chose, Ses enfants envoient aussi des sous en plus de s'occuper de leurs enfants qui vivent ici.

Ça me fait une épine en moins dans le pied, heureusement que l'autre fou d'

OGOULA m'avait déjà remis mes sous du mois [rire]. il ne me manque plus qu'à donner l'argent de jores et à faire mon propre marché du mois.

Moi (m'adressant à un de mes cousins): BIBANG (jores) n'est pas encore rentré ?

Jonas (passant devant moi ): si mais il est ressorti !

Moi (le regardant): et monsieur va où à 18h ?

Jonas (s'arrêtant): je vais prendre le livre chez mon ami et je reviens.

Il me prend bien pour sa grand-mère.

J'ai tiré la chaise et je me suis assise en plein milieu de la cour.

Moi (le regardant): va chercher le livre je t'attends.

Chacun vit sa vie dans cette maison , un enfant de douze ans va se retrouver dehors à 23h en même temps que les grandes personnes parce-que ses grands frères ne le surveillent pas. Même les enfants de quinze ans dorment dehors, tout ça personne ne parle.

Anaïs (derrière moi) : EBONG ta mère t'appelle.

Moi (me levant): elle est dans la chambre ?

Anaïs (me regardant): non, au salon avec papa Martin.

Papa Martin ? Y'a encore quel problème pour qu'il vienne ici ? jores n'a rien fait j'espère.

Je soulève ma chaise et la range sur la terrasse avant de passer la porte centrale.

Moi (les regardant): bonsoir à vous .

Papa (levant la tête): Mademoiselle NZOGHE.

[Conversation à trois]

Attendez je vous explique [rire] ! Laissez moi d'abord terminée de rire !

Donc comme ça, très tôt ce matin, maman a appelé papa en urgence pour qu'il vienne me parler par rapport à yorick. Qu'elle est dépassée de moi, elle n'arrive plus à me conseiller et tout plein de choses [rire].

J'ai dis ce que j'avais à dire et puis on a classé l'affaire. Ce qui est bien avec papa, il n'insiste pas sur les bêtises du moment où je me sens bien le reste ce n'est pas son problème.

De plus, il n'a jamais consommé le jus de yorick du coup il n'est pas dedans.

Papa (s'installant dans son véhicule): ton frère est où ?

Moi (le regardant): je ne l'ai pas encore vue depuis mon retour du boulot.

Papa (me fixant): il est 20h maïsha !

Moi (soupirant): il était déjà là, il est ressorti en après-midi d'après les dires des autres. En plus de ça,ce n'est plus un bébé.

Papa (ouvrant la boîte à gants): ce n'est plus un bébé, mais c'est un enfant ! n'oubliez pas qu'il passe un examen cette année.

Moi ( sérieuse) : et il va avoir son examen.

Ce n'est pas un bébé, en plus d'être un homme. Je ne vais quand même pas être tout le temps sur son dos pour savoir où il va et avec qui. Si ? Tant qu'il ne dors pas dehors, qu'il n'emmène pas de problèmes et surtout qu'il est respectueux Envers tout le monde je ne vois pas pourquoi je vais l'agacer.

C'est son père qui est tout le temps sur son dos.

Papa me remet deux enveloppes d'argent, le marché de jores et son argent de l'école.

Moi ( le regardant): merci le boss.

Je ne sais pas comment ses parents ont fait le jour de sa conception, parce-que façon jores est compliqué en alimentation c'est exagéré ! C'est lui qui ne mange pas le manioc, les petits poids, les légumes verts, l'avocat,l'atanga (prune),la viande de brousse ect... En gros, il ne mange pas tout ce qui est facile à trouver, voici pourquoi il a ses propres aliments à lui.

Heureusement son père est là.

[Bruit de portail]

Les chiens ont commencés à s'agiter.

Moi (m'adressant au boss) : ton fils est là.

C'est lorsque les chiens voient jores qu'ils commencent à s'agiter de la sorte au point de vouloir CASSÉ la chaîne. Maman a dit c'est parce-qu'ils reconnaissent leur frère [rire].

Jores (avec sa grosse voix): bonsoir.

Papa ( du tic au tac ) : tu sors d'où ?

Je les laisse entre eux en me rendant chez moi.

Je compte les sous que le boss m'a remis, retire ceux du marché comme j'irai Aussi faire le mien puis je referme celle de l'école. Quelques minutes après jores me rejoint en balançant son corps sur mon canapé.

Moi (le fixant): il faut cassé, ton père Martin va acheter un nouveau.

Jores (récupérant la télécommande): mon cœur, tu as fais quoi à manger ce soir ?

Moi (sur mon portable): c'est Anaïs qui a fait la cuisine aujourd'hui, Il faut aller voir.

Il va dans la cuisine se servir puis il prend place à côté de moi avec son grand plateau contenant, assiette de nourriture, bouteille d'eau, bouteille de jus, une pomme, un yaourt, une tasse de thé et télécommande posé sur sa cuisse en mode patron quoi !

Jores (mangeant): Ada aussi ne sait toujours pas cuisiner à son âge quoi ! Le riz là est dur.

Moi ( le regardant) : dixit celui qui continue de manger !

Jores (croisant mon regard ): c'est parce que j'ai faim ! Ta mère a préparé les aubergines.

On raconte nos choses comme d'habitude, en même temps je suis sur mon portable occupée à supprimer mes nombreuses photos et vidéos où yorick y figure. J'en garde quand même quelques unes, on ne sait jamais...

Jores (regardant la télévision): j'ai croisé ton type aujourd'hui, Il m'a même déposé devant le portail.

Moi : ok .

Jores (croisant mon regard): tu es vraiment sûr de ne pas vouloir arranger les choses ? C'est un type bien maï...

Moi (regardant une photo de nous ): sûr et certaine jojo.

Je ne vais pas rester avec une personne pour laquelle je ne ressens plus la même chose. Je l'aime, mais plus comme avant, plus comme un partenaire. Je suis de nature TRÈS JALOUSE et POSSESSIVE, mais lorsque j'ai su pour lui et sa secrétaire j'ai gardé mon calme et ça c'est vraiment bizarre ! C'est un signe !

Ce comportement m'a fait réaliser une chose, ce n'était plus pareille.

Bref yorick OGOULA ce n'est plus mon affaire.

Jores : maï ?

Moi (levant la tête): hum ?

Jores (soupirant): Raissa m'a appelée aujourd'hui lorsque je sortais des cours.

[Petit flottement].

Moi (le regardant):ok, et ?

Jores (croisant mon regard): elle veut me voir ce samedi.

Moi (n'importe quoi): ok c'est bien.

Jores (me regardant) : et je lui ai dit que j'allais d'abord t'en parler avant.

Moi (soutenant son regard): c'est TA mère jores, celle qui t'a donné la vie, si tu ressens l'envie ou le besoin de la voir je ne vais jamais te l'empêcher ou encore moins me fâcher contre toi.

Jores (soupirant): je sais...mais je voulais d'abord t'en parler.

Je connais mon frère, la tête qu'il fait montre exactement son ressentiment.

Moi : tu veux vraiment la voir ?

Jores (me regardant): honnêtement, NON. Si elle veut, elle peut venir ici, c'est la maison de sa mère. Moi BIBANG, je n'ai plus envie de remettre mes pieds chez elle.

Moi (le regardant): tu fais comme ton esprit te le dis mon petit. Perso, je ne vois aucun inconvénients à cela.

Jores : ok.

C'est sa mère, ce n'est pas parce-que je ne veux plus rien savoir d'elle que je dois aussi impliqué l'enfant dans nos problèmes. Ce n'est pas de sa faute si il a eu une maman qui n'a pas su et pû prendre soins de ses enfants, ce n'est pas de sa faute si il a eu une maman qui a un coeur remplie d'amertume et de méchanceté à cause de son père.

Bref !

On bascule sur un autre sujet.

Le lendemain je sors de la maison très tôt ! À 7h18 je suis déjà confortablement assise derrière mon bureau avec mon café en main.

Alex (passant la porte): bonjour maïsha.

Moi (levant la tête): bonjour.

Quelque minutes plus tard, Ashley passe également la porte.

J'ouvre mon PC et je vais sur le site de la boîte regardé les nouvelles maisons et villas qu'on a à notre disposition. La semaine passé j'étais sur la route de bikele pour faire visiter une villa à une cliente, ce matin j'attends le rapport pour savoir si elle l'a finalement loué ou pas.

À 11h30 nous avons tous été conviés à une réunion avec le DG de l'agence, c'est ainsi chaque fin de semaine. Chacun doit faire sortir sa fiche hebdomadaire, le comptable doit également nous montrer le relevé de clientèle de chaque agent commercial et la réceptionniste la liste de tous les clients qui ont contacté notre boîte.

Le tour fait, chacun de nous reçoit des marchés pour la semaine suivante. Comme d'habitude, EBONG a toujours les villas les plus chers en sa possession. Depuis que je travaille, je compte le nombre de fois où j'ai reçue des appartements [rire]. Si ce ne sont pas des maisons de trois à quatre chambres, ce sont des Villas.

Ashley (bizarre): le boss aime bien te confier les marchés les plus importants.

Moi (neutre): je sais.

Ashley (me regardant): c'est quand même étrange. Nous sommes plusieurs mais il n'y a qu'à toi qu'Il confie ce genre de mission.

Là, elle parle de la mission de trouver une villa pour le premier ministre.

Moi (la fixant): ça c'est peut être parce-qu 'au lieu de chercher à savoir pourquoi on confie tel mission à X ou à Y, je m'occupe simplement de faire ce pourquoi on me paye chaque fin du mois, c'est à dire faire mon travail.

Ashley (mécontente): que sous-entend tu maïsha ? Qu'on ne fait pas bien notre travail ?

Le noir ne veux jamais mourir seul, toujours entrain de dire "nous " ou "on" , JAMAIS "moi " ou "j'ai"

Moi (la fixant): je vais te posé une question Ashley. Lorsque le président du sénat était à la recherche d'une villa avec piscine et tout le confort, cette mission t'a été confié qu'a tu fais ?

Ashley : ...

Moi (la fixant): rien ! Tu n'as même pas pû retenir son assistante pendant quinze minutes avec ta présentation. Et c'est encore à qui qu'on a confié ce projet ? À maïsha !

Ashley se vexe et va tranquillement s'asseoir derrière son bureau sous le regard honteux d'Alex. C'est madame qui joue à la paresseuse, c'est encore madame qui met sa bouche dans tout .

Vivement que je quitte ce bureau.

~une semaine plus tard~

Devant le portail je remarque deux véhicules garé, Les enfants de maman (mes oncles) sont présents.

Il y'a encore quel problème ? Ces deux là n'arrivent jamais ici par hasard.

Je referme le portail puis je me rends dans la grande maison dire bonjour aux personnes présentes. C'est à dire maman, deux de mes oncles, une tante et Alain mon grand frère.

Maman (me regardant): va te changer puis tu viens nous trouver.

Tonton Landry (posant son verre de vin) : non pas besoin. Elle peut déjà s'asseoir, bientôt la nuit va tomber, on habite loin !

Je m'asseoi alors à côté de maman en les regardants tous.

Tonton Landry (très sérieux): Ebong, tu sais ? Tu n'es plus là petite fille que je voyais joué à la cour en slip ,ou encore la petite qui venait se jetté dans mes bras à chaque fois que je passais ce portail. Aujourd'hui tu es une jeune femme, tu es belle,vtu as fais l'école,tu travailles, tu t'occupes de ton petit frère et bien plus encore ! Tu nous rends tous fière et même ta mère. Quel parent ne serai pas fièr de voir son enfant réussir ?

Ce genre de discours je ne les sens pas clair.

Tonton Landry (me regardant): hier après-midi, j'ai reçu un appel de Monsieur Thierry OGOULA (le père de yorick). Il m'a donné rendez-vous à l'escale royal et j'ai honoré ce rendez-vous par ma présence.

Je savais , son discours n'était pas simple.

Tonton Landry (me regardant): je vais être clair et rapide. Mr OGOULA m'a dit qu'il compte se présenter chez nous dans les plus brefs délais, accompagné de sa famille au nom de leur fils yorick qui est ton bonami. Sur ce, je veux que tu nous donnes une date qui te convient pour organiser vos fiançailles.

Je tourne la tête en direction de maman qui est entrain de me fixer.

Maman ( me dévisageant) : personne n'est secrétaire de personne ici !

Tantine marie (me regardant): on veut une date EBONG. Ta belle famille est déjà prête, même si on dit c'est demain, ils viendront s'asseoir ici.

Moi (croisant son regard): désolée mais je n'ai pas de date à vous donnez. Yorick et moi nous ne sommes plus ensembles, ces fiançailles ne peuvent pas avoir lieu.

Ils mettent du temps à enregistrer mes paroles.

Tonton Landry (l'air grave): EBONG comment tu n'es plus avec l'enfant OGOULA ? Tu as informé qui ici avant de prendre ce genre de décision ? Qui t'a conseiller de quitter ce jeune homme ?

Moi (pardon ?): j'ai Informé qui ?

Tonton Rogé (entrant aussi dans le jeu): oui ! tu as informé qui avant de te séparer de lui ? Tu fais les choses sans avisé ou demandé la permission aux grandes Personnes depuis quand ? Toi aussi tu es rentrée dans la désobéissance comme les enfants d'ici ?

Je reste là à les regarder toute hébété. Pour mettre fin à Ma relation je dois demander la permission à quelqu'un ? Sérieusement ?

Moi (contrôlant mes mots): je n'ai demandé la permission à personne, pour mettre fin à MA relation je dois d'abord vous demandez la permission ?

Tante Marie (me coupant): l'homme là te maltraite ? Te bat ? Il ne s'occupe pas de toi ? Te trompes ?

Tonton Landry (fâché): et même si il la trompe ! C'est une raison valable pour mettre fin à cette relation ? On ne trompe pas qui dans ce monde là ! Qui ? Même la première dame on la trompe !

Moi ( le regardant) : je ne l'aime plus.

Tante Marie (en fang): pour toi vous êtes chez les blancs ici ? On t'a dit c'est l'amour qui fait tout dans une relation ? Tu crois quoi Maïsha ? dans tous les couples qu'on voit dehors il y'a toujours l'amour à l'intérieur ?

Chacun d'eux a commencé à me crié dessus comme si j'étais un enfant de cinq ans. J'étais là assise sans rien dire l, je n'avais rien à dire de toute façon [Haussant les épaules].

Tonton Landry a mal au cœur tout simplement parce-que c'est le père de yorick qui l'a trouvé un poste au trésor.

Ils me parlaient tous comme si j'avais insulter l'un d'entre eux. À un moment je me demandais si on parlait toujours de la même chose ou si y'avait autre chose au fond.

Maman (ferme): Alain et EBONG sorter et fermé moi la porte !

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