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Cercle vicieux

Cercle vicieux

Auteur:: Nana90
Genre: Romance
Amour Trahison Vengeance " Un moment de patience dans un moment de colère empêche mille moments de regrets"

Chapitre 1 Prologue

************ ELLE ***************

Un soleil radieux.

Une matinée qui s'annonce belle.

Et un rituel. Toujours le même.

Je me traine hors de mon lit et me dirige sans grande conviction vers la salle de bain.

Je lance ma playlist et ouvre à fond la douche accompagnée par la voix d'Adèle.

Ne penser à rien.

Se vider la tête.

Rester forte.

3 petites phrases que je me répète tous les jours depuis maintenant 2 ans.

Plusieurs longues minutes plus tard, j'attrape un peignoir et me dirige vers la cuisine.

Je mets une capsule dans la machine à café d'un côté et de l'eau dans la bouilloire electrique de l'autre.

L'odeur du café ne tarde pas à m'envahir et chatouiller mes narines.

J'inspire profondément et ferme les yeux.

Ce rituel, toujours le même.

Jusqu'à quand?

Le bruit de la bouilloire qui siffle me sort de mes pensées.

Je soupire et prépare mon thé en allumant la télé pour regarder les actualités.

Une fusillade? Encore! Quelque part sur cette terre, des personnes sont mortes à cause de la folie d'une autre.

Quelle vie!

Pourquoi l'être humain fait du mal à son prochain?

Bref!

Un thé et 2 biscottes plus tard, me voici prête à attaquer ma journée.

Je sais, je ne mange pas beaucoup le matin mais ne vous inquietez pas, je me rattrape bien au déjeuner.

Je verse le contenu de la tasse de café dans l'evier avant de me diriger vers ma chambre.

En fait, je ne bois pas vraiment de café.

Mon attitude est bizarre, je le sais, mais c'est comme ça.

Si mon pere me voyait..... Je prefere ne pas y penser.

Ma tenue?

Un tailleur!

Jupe? Pantalon?

J'opte pour une jupe! Et pas n'importe laquelle! Je suis d'humeur joueuse ce matin.

Pas que je sois drôle, du moins je ne le suis plus, mais c'est ma manière à moi de ne pas y penser.

Une magnifique tenue qui me mettait en valeur, un brushing et des talons hauts plus tard, je suis enfin prête à partir.

- Madame....

Le chauffeur m'ouvre la porte dès que je sors de l'immeuble

- bonjour Abdou

Je m'installe confortablement et lunettes de soleil sur le nez, je contemple l'exterieur sans vraiment être attentive à ce qui m'entoure.

Mes pensées ne peuvent s'empêcher de me jouer des tours et se tournent inévitablement vers LUI.

Je les chasse immédiatement de mon esprit refusant catégoriquement de me laisser submerger.

Et évitant surtout de penser à LUI.

Ce n'est qu'une question de date, ça passera demain.

- Nous sommes arrivés

La voix d'Abdou me sort de ma bulle et je me redresse pour me donner une contenance tandis qu'il m'ouvrait la porte.

- merci Abdou

- bonne journée

Je lui fis un signe de la tête.

En pénétrant dans le batiment, je sens comme toujours, les regards converger vers moi alors que mes talons martelaient le sol d'un pas assuré.

Je n'en fis pas cas, j'avais l'habitude.

Je pris l'ascenseur en gardant un visage impassible en passant à travers les chuchotements, les sourires charmeurs des hommes et les regards assasins de ces dames.

Cette situation m'amuse mais me laisse indifférente.

Je rigole toute seule dans l'ascenseur en pensant au surnom qu'ils m'avaient donnée " iceberg".

D'après Abdou qui a tout de même osé me le dire, ils me traitent de femme frigide et insensible.

Je suis peut être tout ça aujourd'hui mais je ne l'ai pas toujours été.

S'ils savaient!

Mais je m'en fous! Tant qu'ils font leur job et moi le mien, tout se passera bien.

Sinon c'est la porte assurée!

Et je serai sans pitié.

Je me présente.

Catherine Diaw.

Mes confrères m'appellent Maitre Diaw ou " la tueuse" et les intimes m'appellent Cathy.

J'ai 34 ans, je suis divorcée et avocate en droit des affaires.

Je dirige ce cabinet.

Bienvenue dans mon univers.

************** LUI *****************

Des regrets?

Oui, j'en ai.

J'ai perdu la femme que j'aime.

Que dire de plus?

Je pourrai ajouter que c'est en partie de ma faute.

Non, c'est entièrement de ma faute!

Pourquoi ne l'ai- je pas cru?

Pourquoi je ne lui ai-je pas fait confiance?

Mais comment aurais-je pu me douter que ma propre famille allait me trahir?

Tout ça pour quoi?

L'argent? Le prestige? La notoriété?

Je m'en tape de tout ça!

Tout ce que je voulais, c'était ELLE.

Ma femme.

Comment ai- je pu être aussi stupide?

2 ans.

2 ans que nous sommes divorcés... non que JE l'ai répudiée et que je suis parti sans me retourner.

La première année de notre séparation, je l'ai passé à me prouver que je pouvais vivre sans elle.

J'ai enchainé conquête sur conquête jusqu'a délaisser ma vie professionnelle.

Aziz, Mon meilleur ami m'a secoué et ouvert les yeux avant que je me ressaisisse mais je ne voulais toujours pas entendre parler d'ELLE.

La deuxième année a donc été plus posée mais il ne fallait pas compter sur mes démons qui me poursuivaient où que j'aille.

Même si je suis loin de chez moi, il m'arrive de regarder les sites internet de mon pays pour voir ce qui s' y passe.

C'est de cette manière que j'ai commencé à entendre parler d'une certaine avocate très réputée, surnommée " la tueuse" par la presse.

J'ai rigolé la première fois que j'ai lu cet article.

Son nom était sur toutes les affaires juridiques qui étaient d'actualités sur le net.

Ça ne m'interessait pas plus que ça mais il y a 3 mois, ma vie a basculé.

Ma petite soeur Amina a débarqué un soir chez moi avec un air des plus bizarres disant qu'elle avait quelque chose à me montrer.

Elle a ouvert une page d'un site internet Sénegalais sur son ordinateur et à la vue de la photo que j'avais sous les yeux, j'ai commencé à suffoquer.

" La redoutable avocate Catherine Diaw surnommée " la tueuse" a encore gagné de manière spectaculaire le procès entre l'entrepreneur Ndoffène Diouf et la société ADH constructions. Cette dernière a été attaquée par l'entrepreneur qui a été lesé dans une affaire qui devait être conclue pour la construction du centre commercial

" Chic City ".

L'avocate a démontré de manière fracassante les dessous de cette affaire faisant ainsi gagner son client avec une simplicité déconcertante.

S'il y'a une personne à ne pas avoir comme ennemi, c'est bien Maitre Catherine Diaw".

Elle était là, sous mes yeux.

Belle..., non.... magnifique, sûre d'elle.

Je la reconnaissais, oui.... mais il y avait quelque chose qui avait changé en elle.

- j'etais tellement choquée que j'ai couru comme une malade pour te le montrer.

- il ne fallait pas te donner cette peine dis- je à ma soeur en fermant l'ordinateur d'un coup sec

- Khadim! Arrête de te voiler la face! Tu l'aimes encore j'en suis sûre, je te connais.

- tu ne sais pas de quoi tu parles.

- j'en sais plus que tu ne le crois

- que veux- tu dire?

- ecoute, je ne te l'ai pas dit mais la dernière fois que je suis partie au Sénégal, j'ai tout fait pour voir Cathy. Personne à la maison ne voulait me donner d'informations.

Je suis allée à la dernière adresse que je connaissais donc chez vous mais elle avait évidemment quitté cette maison. Je ne me faisais pas d'illusion mais je pensais qu'au moins quelqu'un, un voisin, un ami pourrait me le dire. Mais rien!

Je me suis rendue à l'appartement de ses parents. Je me rappelais vaguement où c'etait mais je me suis perdue après une journée entière de recherches.

J'ai dû me résigner et j'ai donc laissé tomber parce que je ne connais pas Dakar comme vous.

- c'est normal, tu n'y as pas grandi

- la veille de mon départ, j'ai entendu une conversation......

- ..........

- je suis désolée.... de ne pas t'en avoir parlé.... mais j'ai longtemps essayé de me convaincre que je me faisais des idées.

- ok. Continue...

- j'ai entendu maman et Diarra discuter ...et elles disaient qu'elles étaient fières d'avoir réussi leur coup et de l'avoir enfin sortie de ta vie. Le seul regret de maman, etait que tu sois parti car cela ne lui a pas permis d'éxécuter la seconde partie de son plan mais elle ne perdait pas espoir

- Amina, qu'est ce que tu racontes? C'est quoi ces inepties?

- J'ai essayé de les confronter et elles sortaient de telles horreurs sur Cathy.....je te demande pardon Khadim mais je te jure que c'est la vérité.

Depuis 3 mois, je retourne cette histoire sans arrêt dans ma tête sans que tout ceci me paraisse possible.

Je ne pouvais me résoudre à accepter l'éventualité que j'ai sacrifié 2 ans de notre vie sur la base de mensonges.

C'était juste impossible.

Une seule chose est sûre dorénavant et je ne reculerai pas.

J'aime toujours Cathy. Quoi qu'il ait pu se passer, j'ai arrêté de me mentir.

Demain, je quitte Paris pour Dakar.

Il est temps que je tire cette histoire au clair et que je récupère ma femme, si c'est encore possible.

J'espere juste ne pas arriver trop tard.

Je suis Ahmadou Bamba Kébé, mes proches m'appellent Khadim.

On fera les réelles présentations plus tard.

J'ai une femme à reconquerir.

***********************************

Chapitre 2 Chapitre 1 Catherine Diaw

*** 3 mois auparavant ********

- Oh ma cherie tu m'épates! Tu ne les as pas raté au tribunal! Les gros bonnets d' ADH ne doivent pas en revenir.

- il faut croire que la première fois ne leur a pas suffit. Ils en voulaient encore

- ils auraient mieux fait de s'en tenir au premier jugement. Ils vont devoir payer beaucoup plus! Non serieux Cathy, tu es vraiment incroyable.

Je souris simplement sans rien dire.

- allez secoue toi! Montre ta joie. Ce soir on fait la fête.

- c'est gentil mais ce sera sans moi

- Allez stp! D'ailleurs suis moi. On ne peut pas rester enfermées dans ce bureau alors que c'est l'effervescence dehors.

- quoi? Non...

- siiii

Je me fais tirer hors de mon bureau par mon assistante et Amie Arame.

- ok ok pas la peine de me brutaliser je te suis

On sort toutes les deux pour longer le corridor menant à la salle de pause puis celle de réunion.

Bizarrement il n' y avait personne

- mais où sont-ils tous passés ?

Au même moment, Arame me tirait par la main pour me faire entrer et je fus paralysée par le tonnerre d'applaudissements qui m'accueillit

- qu'est ce que......?

- félicitations ma chérie, tu as fait du bon boulot dit-elle en se joignant aux applaudissements

Je regardais tous ces visages qui me souriaient, certains chaleureusement, d'autres un peu crispés attendant sûrement ma réaction

- waouh, si je m'attendais à ça...

- un discours! Un discours! Un discours!

Esquissant un sourire en coin, je me lance, je leur dois bien ça

- merci à tous pour cette ovation que je ne suis pas la seule à mériter.

J'espere que vous êtes conscients du fait que sans vous, ce cabinet ne serait pas ce qu'il est devenu.

Je ne vous le dis peut être pas souvent mais je le pense sincèrement.

Cette victoire, nous la devons à notre acharnement et notre détermination à défendre la bonne cause.

Un grand bravo à Omar Seck pour son travail de longue haleine et son endurance.

Omar, ne m'en veux pas d'être intervenu à la dernière minute. Je te fais entièrement confiance et tu le sais.

Au premier procès, on a eu l'effet de surprise. Ces avocats étaient sûrs d'eux et pensaient ne faire qu'une bouchée de nous. Ils nous ont sous estimés.

Ce procès en appel était donc un moyen de prouver leur puissance et ils étaient prêts à en découdre avec nous.

D'ailleurs ils sont venus, si je puis dire, armés jusqu'aux dents.....

Rire de l'assemblée

-..... mais la force de ce cabinet, notre force, a toujours été notre cause. Défendre ceux qui en ont besoin contre plus forts qu'eux et les défendre comme si notre vie en dépendait.

- je confirme !!! Lance Ndoffène.

Rires

- Continuons à travailler main dans la main pour hisser ce cabinet encore plus haut. Merci à tous et bonne soirée

Applaudissements

Il vient me serrer dans ses bras

- merci encore, sincèrement. Je vous laisse et on se revoit pour le chèque. Vos collaborateurs ont de quoi être fièrs. Vous avez lavez mon honneur et nous avez fait gagner à tous un sacré paquet d'argent!

- vous ne changerez jamais hein Ndoffène!

- on ne change pas une équipe qui gagne Maitre!

Je secoue la tête.

Après avoir serré les mains de pas mal de collaborateurs, je vois Omar et Arame s'approcher de moi.

- tu vois, ce n'était pas difficile

- quels cachottiers! Bon assez bavarder. J' y retourne, j'ai encore des choses à voir

- elle ne s'arrête donc jamais? Lance Omar

- je te demande pardon?

- il a raison Cathy, ce soir je n'accepte aucun refus de ta part. Je t'ai dit qu'on sortait. On va boire un verre, manger, j'en sais rien! Tu peux bien te permettre pour un soir de ne pas penser au boulot?

- Arame, tu sais que je t'aime bien...

- il faudra d'ailleurs qu'elle me dise comment elle a fait....

Je me tourne vers celui qui a encore parlé l'air interrogateur

- laisse tomber. Omar, tu vas te taire? Le coupe Arame. Stp juste pour ce soir. Tu me dois bien ça

Je soupire

- Ok

Ils étaient bouche bée

- Ok?

- ok c'est bon! on va y aller mais j'ai un truc à finir d'abord

- pas de soucis, prends ton temps me sort Arame

J'avais envie de rire vu leurs têtes alors qu'ils me regardaient bizarrement

Arrivée dans mon bureau, j'ai à peine le temps de me plonger dans mes dossiers que mon téléphone sonne

Je regarde l'écran et mon coeur est de suite apaisé

- allo maman

- mon bébé je suis si contente pour toi! On ne parle que de ça à la télé et sur les reseaux sociaux. Je suis tellement, tellement fière de toi

- merci maman

- je t'attends ce soir à la maison et on va fêter ça

- euh ... je ne peux pas ce soir maman

- ne me dis surtout pas que tu vas au sport! Tu ne manges déjà pas assez bien alors cette manie de faire tout le temps du sport, je ne comprends pas!

- maman c'est pas ça. Je sors avec Arame

-.............

- maman t'es là?

- tu..... sors? Comme sortir..... diner? En soirée?

- lol oui maman...

- oh mon dieu! Que dieu benisse cette fille! Envoie moi son numero dès que tu raccroches il faut que je l'embrasse

- maman tu exagères là

- j'exagère? Ma chérie.... tu ne peux pas imaginer.....attends ton père voulait te parler. Mass......l'entendis- je appeller mon père

Je sens sa voix trembler et elle ne dit plus rien

- je vais te laisser. Amuse toi bien. Je t'aime

- moi aussi je t'aime maman

- ma fille.

- papa comment vas-tu?

- moi je vais bien mais je ne sais pas ce que tu as dit à ta mère pour qu'elle se mette à pleurer

- tu connais maman, elle est trop émotive

- je ne te le fais pas dire!

On rigole ensemble

- Catherine, j'ai suivi ce procès du début à la fin et ce n'était pas une mince affaire mais je reconnais bien ma fille. Félicitations

- merci papa

- mais je ne peux m' empêcher de m' inquiéter pour toi. Tu t'attaques à un monde qui est sans pitié ma fille et ces gens là n'aiment pas perdre. Fais attention à toi stp

- papa on est dans un pays de droit et on est tous soumis à la même loi. Je n' ai pas peur de ces gens.

- c'est bien ce qui m' inquiète. Reviens vivre à la maison.

- on en a déjà parlé. Stp

Il soupire

- prends soin de toi et on t' attend ce week end.

- bonne soirée et va consoler ta femme

- di na la bolé ( je vais te dénoncer)

Rires.

Je raccroche pensive et ferme mes dossiers un à un.

Ce n'est pas la peine d'insister, je ne ferai rien de bon aujourd'hui.

Je m'apprête donc tranquillement.

Je refais un tour dans ma salle de bain pour me rafraichir et me remaquiller légèrement.

Ma robe est impeccable.

Mi long, rose poudré, épousant bien mes formes avec une fente derrière et une longue fermeture.

Un sac couleur nude et des talons de la même couleur.

Pas besoin de plus.

Je me dirige vers le bureau d'Arame dont la porte est entrouverte donc j' y pénètre sans frapper mais stoppe net en la trouvant dans les bras de......Omar.

- oh excusez moi

Ils s'eloignent l' un de l'autre immédiatement l'air surpris tandis que je cachais ma surprise derrière un visage de marbre.

- je venais voir si tu étais prête

- oui juste une minute. Ça ne te derange pas qu' Omar et des amis se joignent à nous?

- .........non

Je dis ça mais j'étais un peu agacée tout de même. Moi qui pensais qu' on allait être qu'entre filles

- on se retrouve en bas mesdames

Une fois la porte refermée derriere lui, je me tourne vers Arame qui avait l'air genée

- finalement? toi et la star du cabinet?

- c'est très récent. Desolée de ne pas t'en avoir parlé

- j'espere que tu sais ce que tu fais.

- je sais de quoi tu parles. C'est d'ailleurs ce qui m'a longtemps fait hésiter et évidemment je ne le prenais pas au sérieux

- j'avais bien remarqué comment il te regardait mais tu ne me croyais pas

- je ne voulais pas le croire. Il ne me laissait pas indifferente certes mais toutes ces filles qui rodent autour de lui? Oh mon dieu j'espere que je ne fais pas une bétise

- laisse lui une chance. Tu verras bien

- c'est ce que je fais mais un seul pas de travers et il verra de quel bois je me chauffe. De toute façon il est prevenu

- woow doucement jeune fille, ne transforme pas mon cabinet en ring, range tes griffes.

- on verra, on verra. Bon allons y . Ah et j'ai renvoyé Abdou. Je lui ai dit que tu rentrais avec moi ce soir.

- décidement, tu diriges ma vie d'une main de maître

- il faut bien que quelqu'un le fasse

********************

Nous arrivons dans un charmant endroit mi Pub mi restaurant, chic mais détendu.

On peut y manger ce qu'on veut apparemment et il y a une bonne musique en fond sonore.

Omar nous dirige vers une table qu'il avait pris le soin de réserver.

On s'installe et commande à boire.

- il ne devait pas y avoir d'autres personnes?

- oh juste un ami, tiens le voilà d'ailleurs. On vient souvent ici lui et moi, du coup j'ai eu l'idée de lui demander de nous rejoindre ici.

On aperçoit un homme qui se dirige effectivement vers nous.

Il est d'une carrure imposante et était habillé d'un magnifique costume taillé sur mesure.

Ses traits étaient fins mais avec ce qu'il fallait de dureté pour le rendre véritablement...homme.

Qu'est ce qui me prend de détailler de cette manière un inconnu ?

- bonsoir

- bonsoir

- Salut mec. Tu vas bien? L'accueille son ami.

Tu connais déjà Arame. Je te presente Catherine Diaw, son amie mais aussi ma Boss dit- il en faisant une grimace

- t'es con! Lui dit Arame. Bonsoir Salif

- Catherine, Voici mon ami Salif Ndao.

- enchanté Catherine.

- enchantée

Il nous fait la bise et on s'installe.

Salif attrape le serveur au vol pour commander un verre et quelques minutes plus tard, nos commandes arrivent avec tout un assortiment de tapas qui remplissent la table d'une bonne odeur.

Rappellez vous, je vous avais dit que je me rattrapais en cours de journée, surtout qu'aujourd'hui je n'ai pas eu le temps de déjeuner.

Je ne me priverai donc pas.

- bon comment s'est passée votre journée à part cette victoire dont tout le monde parle nous demande Salif en me dévisageant. Les félicitations sont d'ailleurs de rigueur

J'étais assise en face de lui et était très genée d'un coup sous ce regard perçant mais comme toujours je ne laisse jamais rien paraitre.

- Merci. et toi tu fais quoi dans la vie?

Il était visiblement surpris par ma question brusque mais se reprit immédiatement

- tu ne connais pas Salif? Sérieusement? Me demande Arame

- je devrai?

- waouh mon pote attend on va refaire les présentations dit Omar

- Catherine...

- appelle moi Cathy stp

- donc je disais Cathy, voici Mr Salif Ndao PDG de Ndao S.R.S

- S.R.S.... Ah ce Salif Ndao. Raffinerie hein

- Ce Salif Ndao? Me demande- t- il sans me quitter des yeux

Je secoue la tête

- y' a t- il un truc que tu veux partager avec nous? Cathy?

- rien de bien intéressant. Comment se porte ce partenariat saoudien?

Il sourit légèrement

- A merveille. Je te sens un peu.... hostile à mon égard. J'espere que je ne vais pas recevoir une assignation sur mon bureau lundi?

Je ne peux m'empêcher de rires et les autres non plus

- Salif sois sérieux lui dit Arame

- Ah il raison Daf si gaw dé! ( il a raison elle est rapide en besogne) rajoute Omar

- dama beugue lou leer rek ( je veux juste être sûr) rencherit Salif

Sa remarque me fait encore sourire

- bon portons un toast à notre reussite à tous! lance Arame

- et à l'amour rajoute son amoureux en lui faisant un sourire magnifique

On leva nos verres et Salif me fit un signe de tête en plongeant son regard dans le mien que je soutiens sans ciller.

On se mit ensuite à discuter tranquillement.

Les 2 tourtereaux ne tardent pas à se retrouver dans leur bulle avec des sourires complices et des regards insistants.

Je dois admettre qu'ils sont mignons.

Je me lève pour me rendre aux toilettes, pas que j'en ai besoin mais pour m'éloigner un peu de tout ça.

Ca me fait drôle de me retrouver dans cette ambiance. Je n'en ai plus l'habitude. Je me regarde dans le miroir en me lavant les mains et reste songeuse.

Il y a quelques années de cela, qui pouvait penser que je deviendrai cette femme d'affaires dirigeant plus de 50 personnes et se battant au quotidien contre ces gens qui se pensent puissants et au dessus de toutes les lois.

J'ai juré que je ne me laisserai plus pietiner.

Ni par un homme ni par qui que ce soit.

Ce Salif, il vaut mieux que je maintienne mes distances avec lui car je n'aime pas la façon dont il me regarde.

Bref, on va y retourner mais après cette soirée, je promets de retourner à mes habitudes. Je n'ai pas le temps pour ce genre de choses et encore moins avec cet homme.

De retour à notre table, je remarque qu'ils ont changé de place et je n'ai d'autre choix que de m'asseoir à côté de Lui.

- ça va? Me demande discrètement mon amie

Je hoche la tête et m'attèle à faire honneur à ces tapas sans me préoccuper du reste

Sentant un regard sur moi, je lève les yeux et rencontre un regard amusé

- quoi? Je n'ai rien mangé depuis ce matin!

- mais je n'ai rien dit! S'exlame Salif en levant les mains

Hummm ces moules panées sont un vrai délice

- tu ne manges pas?

- j'avais pas faim mais tout compte fait, tu m'as ouvert l'appétit.

Il commande d'autres choses alors que la table était déjà bien garnie et on mange tous ensemble parlant de tout et de rien.

- tu aimes le fromage?

- hum hum

- je vais te faire gouter un truc que j'adore. Voilà, ça arrive.

C'est du pain avec du fromage et un filet d'huile d'olives assaisonné aux herbes.

-Et nous on n' y a pas droit? Lance Omar

- Arame, si mais toi, t'en mangeras s' il en reste.

- quel traitre!

- en tout cas ça sent un habitué des lieux

et t'as pas pitié de ma ligne on dirait lui dis- je

- d'après ce que je vois, tu es parfaite.

Il me drague? Ou je me fais des idées?

- vas y goûte

Une bouchée plus tard

- humm c'est succulent. T'avais raison, j'adore

Sans m'en rendre compte, j'avais fermé les yeux une fraction de seconde et en les rouvrant, je me fige.

Salif me fixait d'un regard que je reconnais et n'avais pas vu depuis très longtemps, profond, intense et brûlant.

Je déglutis difficilement.

Il était temps que je parte d'ici.

Je bois un peu d'eau puis me tourne vers Arame.

- je ne veux pas écourter ta soirée mais je vais rentrer.

- quoi? Non! Cathy il fait encore tôt et demain on est samedi!

- oui mais j'ai des choses à faire demain matin très tôt. Ne te dérange surtout pas je vais prendre un taxi

- non non je ne suis pas d'accord. J'ai renvoyé ton chauffeur donc c'est moi qui te ramène.

- non profitez de votre soirée, je vais la ramener dit Salif

- je te remercie mais ne te donne pas cette peine.

- je ne me donne pas cette peine. Je le

fais avec plaisir.

Je ne pouvais pas refuser au risque que mon amie rentre à cause de moi.

- dans ce cas...... allons y. Bonne fin de soirée. Omar, A lundi. Je chuchote au passage à mon amie " sois sage".

- promis. Merci d'être venue. Je sais mieux que quiconque ce que ça représente

- surtout aux yeux de ma mère. Elle t'a bénie! Prie le bon dieu ce soir

- ah ah carrément!

- oui carrément! Allez bye

On sortit du restaurant et je suivis Salif jusqu'au parking.

Il déverouilla les portes d'une superbe mercedes coupée et me laissa m'installer avant de se diriger vers le côté conducteur.

- donne moi ton adresse.

Je lui dis où j'habite tandis qu'il démarre

Dans l'habitacle, on n'entendait que le son de youssou ndour. Je crois reconnaitre un live de union chapel.

Oui, j'aime bien youssou ndour. Et apparemment, lui aussi.

Salif brise soudain ce silence

- t'as passé une bonne soirée?

- oui c'était plutôt bien.... finalement

- finalement?

- je me comprends.

- moi en tout cas même si ça a été court, j'ai passé une bonne soirée avec la grande Catherine Diaw qui je te signale, m' a souri pas 1 mais 2 fois!

- ah bon? Et qu'est ce qu' il y a d'exceptionnel?

- ce qu' il y 'a d' exceptionnel? Tu te rends compte que tu ne souris jamais?

- attends c'est la première fois que tu me vois, alors comment tu peux dire ça?

- euh.... sur les photos de toi que j'ai déjà vu, je ne t'ai jamais vu sourire.

- peut être bien

Il se gare devant mon immeuble et se tourne vers moi.

- tu devrais le faire plus souvent me dit- il doucement

-.......

- c'est ici?

Je hoche la tête

- merci de m'avoir ramenée. Au revoir

- j'aimerai te revoir Cathy

- je ne crois pas que ce soit une bonne idée

- et pouquoi ça?

- on est assez occupés tous les 2 et cette sortie de ce soir est, quelque chose qui, normalement, n' arrive jamais

- et il faut y remédier. Donne moi ton numéro, on verra bien

- tu te contenterais d'un non?

- pourquoi tu poses la question?

- ..................77450....

Il l'enregistre et détache ma ceinture doucement en me faisant une bise sur la joue.

Surprise, je fais un mouvement de recul, mais trop tard.

Sa proximité, son parfum, me troublent.

- rentres bien.

Je sors de la voiture et me dirige d'une démarche assuree vers l'entrée de l' immeuble où le gardien se leva pour m' ouvrir la porte.

J'entendis à ce moment là, sans me retourner, le vrombissement du moteur qui s'éloigne.

Après une toilette rapide, je me blottis sous les draps pensive.

Salif Ndao.

Evidemment que je l'ai reconnu dès que je l'ai vu.

Dieu ne pouvait pas être aussi clément.

Mes plans vont- ils devoir changer?

Je ne suis pas folle, j'ai bien vu la manière dont il me regardait et je peux jurer que je lui plais.

En même temps, pourquoi s'étonner? C'est un coureur de jupon et n'est pas ami avec Omar Seck pour rien.

Arame et lui, sans le savoir, me l'ont servi sur un plateau.

Les comptes que j'ai à régler avec cette famille passeront donc inévitablement par leur fils prodigue.

Les choses sérieuses vont pouvoir commencer.

Tu veux jouer Salif? On va jouer!

Chapitre 3 Chapitre 02

Salif Ndao

Arrivé depuis plusieurs minutes dans le garage, je suis toujours dans ma voiture et n'arrive pas à la sortir de mes pensées.

Cette femme m'a toujours intrigué.

J'ai failli me trahir, car effectivement, ce n'est pas la première fois que je la vois.

Belle, hautaine et mystérieuse.

Voilà comment certains la décrivaient.

Sa réputation la précéde.

La première fois que je l'ai aperçue, j'étais passé prendre Omar au boulot.

J'etais en train de patienter tranquillement dans ma voiture quand cette déesse est sortie en se dirigeant vers une S.U.V blanche.

Elle a fait tomber quelque chose et le temps que le chauffeur se baisse pour le ramasser, j'ai eu le loisir de l'observer à souhait et ce que je voyais me plaisait au plus haut point.

Quand mon pote est arrivé, je lui ai tout de suite demandé qui elle était.

- qui? Elle? C'est Catherine Diaw. Avocate réputée mais froide comme la glace d'où son surnom dans la boîte" iceberg".

- oookkkk

- mec si elle t'a tapé dans l'oeil, oublie ça. T'es un joueur mais avec celle là, tu n'arriveras à rien

- si tu le dis

Depuis ce jour là, je m'interesse à elle.

Je demandais des nouvelles à omar qui ne faisait que me prendre la tête pour que je laisse tomber mais plus il me décourageait, plus il aiguisait ma curiosité.

De temps en temps, je tombais sur un article dans la presse parlant d'elle.

Rien de scandaleux ou autre, j'ai assez donné dans ce genre mais ça concernait toujours sa vie professionnelle.

Les journalistes ne pouvaient certes pas s'empêcher de s'interroger sur sa vie sentimentale mais la seule information qui a filtré c'est qu'elle était divorcée et Omar non plus n'en savait pas plus.

Elle n'est pas une mondaine visiblement et ne se rend jamais aux soirées diverses qui sont organisées dans les hautes sphères.

Cette femme est comme un fantôme qui ne fait des apparitions que lorsque c'est necessaire.

Bref, depuis plusieurs mois, je voyage sans arrêt et ça faisait longtemps que je n'avais pas vu mon ami.

Omar Seck et moi sommes des amis d'enfance.

On a été à l'école ensemble et avons nourri nos rêves et nos ambitions à deux.

Nous ne nous sommes séparés que pour aller à l'université.

Etant dans 2 pays differents, on a tout de même gardé nos liens et nous retrouvions à Dakar pendant les grandes vacances.

Malgré que nous avions tous les deux beaucoup d'amis, nous sommes restés très proches et soudés comme le frère que je n'ai jamais eu.

La société nous a toujours vus comme des fétards qui ne prennent rien au sérieux.

C'était peut être vrai.

On a fait pas mal de conneries tous les 2 et ça concernait principalement les femmes.

Je me suis par contre assagi.

Lorsque mon père a fait un AVC, je n'ai eu d'autre choix que de reprendre plus tôt que prévu les reines de l'entreprise, épaulé par mon oncle.

Ce dernier n'a pas pu me soutenir longtemps malheureusement car peu après, il a quitté l'entreprise ayant visiblement d'autres projets qu' il voulait réaliser depuis longtemps.

Ce fut la version officielle mais j'ai toujours pensé qu' il y avait autre chose car depuis lors, on ne le voit même plus à la maison pretextant toujours être en voyage.

J' ai essayé d'en parler avec papa et de joindre mon oncle plusieurs fois, sans résultats.

À partir de là, je n'ai plus su où donner de la tête et donc moins de temps pour les femmes et aucune relation sérieuse à mon actif.

Il y en a bien eu certaines qui ont esperé le mariage comme la belle Lala mais il manquait quelque chose à notre relation.

Aujourd'hui donc à 36 ans, je suis toujours célibataire.

Ma grande soeur est déjà mariée et mère de famille et la pression de ma mère commence à être pesante.

Omar quant à lui, a continué à prendre du bon temps jusqu'à présent mais je sens que les choses sont en train de changer.

Arame est peut être la femme qui saura apprivoiser ce don juan.

En tout cas, il ne parle que d'elle du matin au soir.

C'est bon signe.

Quand je suis rentré de Riyad hier, j' étais tellement creuvé que j'ai passé la matinée à dormir.

C'est mon pote qui m'a reveillé me proposant de nous voir ce soir dans un de nos restaurants preférés.

Je n'avais vraiment pas la force d'y aller mais il a insisté en me disant qu'ils avaient gagné une grosse affaire et qu'il voulait qu'on fête ça.

Je m' y suis rendu donc après mon rdv d'affaires qui commençait à s'éterniser.

J'étais loin de me douter de la surprise qui m'attendait en allant le rejoindre.

Elle était là.

Comment? J'en sais trop rien.

On a mangé ensemble 1 ou 2 fois omar, Arame et moi mais je n'avais pas compris qu'elle et sa patronne étaient si amies.

Toujours est-il que cette soirée s'annonçait sous les meilleurs auspices.

Ça m'a fait un choc quand je l'ai vue, je l'avoue.

Cette femme est sublime.

J'en ai connu des femmes mais elle, elle a truc qui la rend spéciale.

Je l'ai étudié sans vergogne sous tous les angles et ce qui m'a plu le plus, c'est qu'elle s'en est rendu compte et ne s'est pas laissée destabilisée le moins du monde.

Elle était tout ce que j'aime chez une femme, belle, élegante, discrète et Audacieuse.

Quand elle a savouré ce pain delicieux ,je n' ai pu quitter des yeux ces lèvres pleines qui m'attiraient comme un aimant et aurait tout donné pour être à la place de ce pain.

Je ne sais pas pourquoi mais je sens que mon pote n'avait pas tort quand il me mettait en garde.

On verra bien.

Je suis arrivé sur la pointe des pieds dans la maison pour ne pas réveiller mes parents.

Je sais, ça vous étonne que j'habite encore chez eux.

Je le fais pour ma mère.

Ma soeur étant chez son mari, cela me rassure d'être là.

Le peu de temps que je suis à Dakar, j'ai envie de profiter de mes parents et que ma mère ne soit pas toute seule avec l'état de mon père.

J'ai mon appartement en ville que j'ai délaissé pour le moment, le temps que l'etat de papa s'améliore au mieux, après ça on avisera.

****************

- mon fils tu as bien dormi? Je ne t'ai pas entendu rentrer hier

- salut maman. Je suis rentré un peu tard et vu l' heure, j' ai beaucoup dormi.

- je vois ça, tu devais être fatigué

- un peu

- ça ira mon coeur. Accroche toi et dieu te rendra tout ce que tu fais

- merci maman gnanal ma rek ( prie pour moi)

- tous les jours ma gnanal la. dara yomboul ( je prie pour toi tous les jours rien n'est facile)

- où est papa?

- il est dans son bureau. Il lit ses journaux.

- je vais aller le voir pour qu'on parle de mon prochain voyage

- salif tu voyages beaucoup. Tu es à peine arrivé que tu prepares déjà ton départ

- je suis obligé maman. On est en train de négocier un gros partenariat mais une fois que tout sera bouclé, je serai plus présent. Le but c'est de travailler dans de bonnes conditions et de fournir aux sénégalais de l'energie au meilleur prix le temps que nos forages portent leurs fruits. On veut que le sénégal soit plus autonome dans les années à venir.

- je connais ton avis la dessus Salif et je te fais entièrement confiance. Tout ce que je te demande c'est de m'amener une belle fille qui me tiendra compagnie.

- ça viendra maman, je te le promets

Je lui fais un bisou et m'en vais voir mon père avant d'aller retrouver mon pote au sport.

Je le trouve assis dans son fauteuil roulant, en train de lire.

Son AVC n'a pas effecté des zones nerveuses mais malheureusement tout son côté droit est resté paralysé.

Malgré plusieurs années de réeducation et divers séjours en Europe, il n'a pas eu une récuperation complète.

J'en suis très triste.

Mes parents, Pape Gana Ndao et Sira Diallo me sont très chers.

- bonjour papa

- bonjour mon fils. Comment vas-tu?

- ça va papa et toi? Le kiné est déjà passé?

- oui oui. Alors raconte moi comment ça s'est passé à Riyad?

- ça se deroule bien. J'ai visité les sites et tout me parait en règle. On n'est pas encore d'accord sur le prix mais le contrat est en bonne voie.

On parle encore affaires mon père et moi durant presque 1 heure en buvant notre café, le temps que je lui explique où en sont les choses.

Il semblait content du bon déroulement.

Mon père aime que je lui rende compte, ce que je trouve tout a fait normal.

Pape Gana Ndao a crée sa société de raffinerie il y a bien des années et a bossé toute sa vie comme un malade.

Cette entreprise était comme son bébé et il a beaucoup de mal à s'en éloigner.

Bilaye jigueen di nagnou doflo

( les femmes vont nous rendre fous!)

************* Lundi ****************

Je n' arrête pas depuis ce matin, enchainant réunion sur réunion.

Il faut aussi que je fasse un aller retour rapide du côté de diourbel voir un site prometteur qu' on a découvert recemment.

Je ne suis pas de ces PDG qui restent assis dans leur bureau à signer de la paperasse.

Il faut que je montre à mes collaborateurs le bon exemple, être ponctuel, bosser dur et se salir les mains quand c'est necessaire.

J'ai pris la tête de l'entreprise alors que je suis encore jeune donc j'en ai entendu des choses.

" un gosse va nous diriger maintenant"

" il va faire n' importe quoi de l'entreprise"

" il ne doit cette place qu'à son père"

Je ne pouvais pas leur en vouloir. Les choses ont été brusques pour tout le monde mais ce qu'ils oublient, c'est que j'ai été préparé à prendre cette relève.

Mes études, mes stages, ma vie professionnelles ont été guidés par cet objectif.

J'ai appris aux côtés de mon père tout ce que je devais savoir.

Et aujourd' hui, ils ont compris car j'ai su prouver ma valeur.

Bref, entre tout ça j' ai tout de même réussi à confier une mission à ma secrétaire.

Voyons voir ce que ça a donné.

Ça sonne.

- Allo

- bonjour Catherine, c'est Salif Ndao

- bonjour Salif.

- Comment vas- tu?

- bien et toi?

- super! Comme un lundi matin

- tu ne sais pas où donner de la tête, c'est ça?

- je ne te le fais pas dire.

- merci pour les fleurs..... et les chocolats. Je pense sérieusement ... que tu en veux à ma ligne.

Je rigole un peu

- ma surprise te plait?

- A ton avis? Je ne t'ai pas appellé personnellement pour te remercier vu que je n'avais pas ton numéro

- je sais. Acceptes de diner avec moi et je ne t'en voudrai pas de ne pas avoir cherché à l'avoir

- quoi? C'est quelle arnaque ça?

- appelle ça comme tu veux tant que tu dines avec moi, ça me va

- c'est la première fois qu' on me la fait celle là!

- tu n'as encore rien vu. Dis moi oui

- Salif.....

Mon nom dans sa bouche est ........un pur délice.

- 1 diner. T'as peur de moi ou quoi?

Je la provoque exprès, je sais

- et pourquoi j'aurai peur de toi?

- pourquoi tu évites un tête à tête avec moi?

- je n'évite pas.... ok c'est d'accord. Quand?

J'esquisse un sourire vainqueur

- demain, 20h? Ça te va?

- demain 20h.

- Je passerai te chercher. Bonne journée.

- à toi aussi

Demain.

Je ne me rappelle plus la dernière fois que j'ai été aussi excité par un simple diner.

Cette femme, je la veux.

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