Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Fantaisie > Cent Morts Pour L'Amour
Cent Morts Pour L'Amour

Cent Morts Pour L'Amour

Auteur:: Encore
Genre: Fantaisie
C' était ma quatre-vingt-dix-neuvième mort, le prix à payer pour l' amour que mon mari, Damien, portait à une autre: Chloé. Il tenait Chloé dans ses bras, le visage plein d' angoisse, et pour la sauver, il n' a pas hésité à me pousser devant un camion. Personne ne s\'est soucié de ma douleur, personne n\'a appelé à l\'aide, au contraire, les passants pariaient sur le temps de ma \"résurrection\", pendant que je me vidais de mon sang sur l\'asphalte. À son réveil, au lieu d\'un mot de réconfort, j\'ai reçu ses insultes: j\'avais « sali sa voiture » avec mon corps brisé et ensanglanté. Ce n\'est que le début de ce cauchemar, j\'étais encore et toujours son outil, celle qu\'il jetait sous les pneus, qu\'il faisait déshabiller en plein hiver pour que sa bien-aimée ne salisse pas ses chaussures, et qu\'il laissait se faire mordre à mort par un Dogue du Tibet, pour s\'assurer qu\'elle était bien \"immortelle\"\... car j\'étais stérile. Mon calvaire atteignant bientôt son dénouement, j\'ai appris avec une joie indicible qu\'il ne me restait qu\'une seule et unique mort pour enfin être libre. Chloé, enceinte de Damien, a simulé une fausse couche et m\'a accusée de l' avoir attaquée, m\'assurant ainsi ma fin. Aveuglé par son amour pour Chloé et leur enfant, l' unique \"héritier\" qu\'il pourrait avoir, Damien a ordonné ma dissection pour \"sauver\" son fils. Allongée sur la table d\'opération, attachée, cette centième mort serait ma délivrance. Maintenant, enfin libre après cent morts, je peux enfin couper tous les liens avec ce monde, avec Damien, et commencer une nouvelle vie.

Introduction

C' était ma quatre-vingt-dix-neuvième mort, le prix à payer pour l' amour que mon mari, Damien, portait à une autre: Chloé.

Il tenait Chloé dans ses bras, le visage plein d' angoisse, et pour la sauver, il n' a pas hésité à me pousser devant un camion.

Personne ne s\'est soucié de ma douleur, personne n\'a appelé à l\'aide, au contraire, les passants pariaient sur le temps de ma \"résurrection\", pendant que je me vidais de mon sang sur l\'asphalte.

À son réveil, au lieu d\'un mot de réconfort, j\'ai reçu ses insultes: j\'avais « sali sa voiture » avec mon corps brisé et ensanglanté.

Ce n\'est que le début de ce cauchemar, j\'étais encore et toujours son outil, celle qu\'il jetait sous les pneus, qu\'il faisait déshabiller en plein hiver pour que sa bien-aimée ne salisse pas ses chaussures, et qu\'il laissait se faire mordre à mort par un Dogue du Tibet, pour s\'assurer qu\'elle était bien \"immortelle\"\... car j\'étais stérile.

Mon calvaire atteignant bientôt son dénouement, j\'ai appris avec une joie indicible qu\'il ne me restait qu\'une seule et unique mort pour enfin être libre.

Chloé, enceinte de Damien, a simulé une fausse couche et m\'a accusée de l' avoir attaquée, m\'assurant ainsi ma fin.

Aveuglé par son amour pour Chloé et leur enfant, l' unique \"héritier\" qu\'il pourrait avoir, Damien a ordonné ma dissection pour \"sauver\" son fils.

Allongée sur la table d\'opération, attachée, cette centième mort serait ma délivrance.

Maintenant, enfin libre après cent morts, je peux enfin couper tous les liens avec ce monde, avec Damien, et commencer une nouvelle vie.

Chapitre 1

C'était ma quatre-vingt-dix-neuvième mort.

Damien m'a poussée devant un camion.

Le bruit des freins qui crissent, le choc violent, puis l'obscurité familière. Tout s'est passé très vite.

Juste avant, il tenait Chloé dans ses bras, le visage plein d'angoisse.

« Ne t'inquiète pas, je vais te sauver. »

Puis il a tourné la tête vers moi, son regard était froid, sans aucune émotion. Il n'a rien dit. Il a juste tendu la main et m'a poussée.

Pour sauver la femme qu'il aime, il m'a sacrifiée. Encore une fois.

Je suis sa femme, Éléonore. Mais dans son cœur, je ne suis qu'un outil avec une capacité spéciale : je peux ressusciter.

Peu importe la gravité de la blessure, je reviens toujours à la vie.

Alors, ma vie n'a aucune valeur pour lui.

Après le choc, je me suis retrouvée dans le chaos. Des gens criaient autour de moi.

« Oh mon Dieu, elle a été percutée ! »

« Appelez une ambulance ! »

Mais Damien n'a pas bougé. Il a simplement serré Chloé plus fort, comme si j'étais une simple poupée de chiffon écrasée sur la route. Il a même murmuré des mots doux à Chloé pour la calmer.

Puis, des voix plus basses se sont fait entendre.

« C'est encore elle, la femme de Damien. »

« Je parie qu'elle sera de retour dans dix minutes. »

« Dix minutes ? C'est trop long. Je dirais cinq. Je parie cent euros. »

« D'accord, pari tenu. »

Personne ne s'inquiétait pour moi. Personne ne se souciait de ma douleur. J'étais juste un spectacle pour eux, un jeu. Ma souffrance était leur divertissement.

Je suis restée là, sentant la vie quitter mon corps brisé. Mais cette fois, une pensée claire a traversé mon esprit engourdi.

Plus qu'une fois.

Il ne me reste plus qu'une seule mort à subir.

Cent morts. C'est le calvaire que je dois endurer. Après la centième, je serai libre. Je pourrai enfin couper tous les liens avec ce monde, avec Damien.

Mon calvaire sera bientôt terminé.

La conscience m'a quittée, puis est revenue brusquement.

J'ai ouvert les yeux.

J'étais allongée dans le coffre d'une voiture, le corps encore endolori et couvert de sang séché. L'odeur métallique emplissait l'espace confiné.

Le coffre s'est ouvert. La lumière m'a aveuglée un instant.

C'était Damien.

Son visage était dur, impatient.

« Tu es enfin réveillée ? Dépêche-toi de sortir. Tu salis ma voiture. »

Aucune question sur ma douleur, aucune trace de remords. Juste du dégoût. Comme si ma présence même était une offense.

Chapitre 2

Je suis sortie du coffre en silence. Mes membres étaient raides, chaque mouvement était une souffrance.

Je me suis dirigée vers le tuyau d'arrosage dans le jardin et j'ai commencé à me nettoyer. L'eau froide me faisait frissonner, mais je ne disais rien.

La soumission était devenue ma seconde nature.

Damien est entré dans la maison sans un regard pour moi. J'ai entendu la voix de Chloé.

« Damien, mes chaussures sont sales. Le sol était si boueux à cause de la pluie. »

Une voix douce et plaintive.

Damien a répondu aussitôt, sa voix remplie de tendresse.

« Ne bouge pas, je vais m'en occuper. »

Un souvenir douloureux a refait surface dans mon esprit.

Une fois, nous étions en voiture et il y avait une grande flaque de boue devant nous. Chloé ne voulait pas salir ses nouvelles chaussures de luxe.

Damien m'a regardée, son ordre était glacial.

« Éléonore, descends. »

Je suis descendue.

« Enlève ton manteau et mets-le sur la flaque. »

J'ai obéi. Le manteau n'était pas assez grand.

Son regard est devenu plus dur.

« Enlève le reste. »

Sous le regard amusé de Chloé et le regard impérieux de Damien, je me suis déshabillée en plein hiver, jusqu'à ce que mes vêtements forment un chemin sec pour que Chloé puisse passer sans salir ses chaussures.

Je me souviens du froid glacial sur ma peau, mais la honte était encore plus mordante.

Aujourd'hui, il se contentait de nettoyer ses chaussures lui-même. C'était presque une forme de gentillesse, en comparaison.

J'ai fini de me laver et je suis entrée dans la maison, pieds nus sur le sol froid.

Damien était à genoux devant Chloé, essuyant méticuleusement la boue de ses talons hauts. Il était si concentré, si doux.

« Est-ce que ça va mieux comme ça ? » a-t-il demandé.

« Oui, merci Damien. »

Juste à ce moment-là, Chloé a eu un haut-le-cœur. Elle a mis une main sur sa bouche et a couru vers la salle de bain. On a entendu le bruit de vomissements.

Damien s'est levé d'un bond, son visage plein d'inquiétude. Il a couru derrière elle.

« Chloé ! Qu'est-ce qui se passe ? »

Je suis restée là, immobile. Autrefois, quand je tombais malade, il était comme ça. Il se précipitait à mon chevet, me tenait la main, me demandait si j'avais besoin de quelque chose.

C'était il y a si longtemps. Avant Chloé. Avant qu'il ne découvre que je ne pouvais pas mourir.

Maintenant, son inquiétude n'était plus pour moi.

Il est revenu quelques minutes plus tard, soutenant Chloé.

« Éléonore, » a-t-il dit, son ton redevenu froid et autoritaire. « Chloé a été effrayée à cause de toi. Va lui présenter tes excuses. »

Mes excuses ? J'ai été poussée sous un camion, et c'est à moi de m'excuser ?

« Et nettoie la salle de bain. »

J'ai baissé la tête et j'ai hoché la tête.

« Oui, Damien. »

Je suis allée dans la salle de bain. L'odeur était âcre. J'ai commencé à nettoyer, à genoux sur le carrelage froid.

Chloé est apparue dans l'encadrement de la porte, un sourire suffisant sur les lèvres.

« Tu sais, Éléonore, Damien est si inquiet pour le bébé. Il ferait n'importe quoi pour nous. »

Le bébé. Bien sûr.

Elle était enceinte.

Et moi, je ne pourrai jamais avoir d'enfant.

Un autre souvenir, encore plus sombre, m'a envahie.

Il y a deux ans, Damien voulait un chien de garde. Il a ramené un énorme Dogue du Tibet, une bête féroce. Un jour, Chloé est venue nous rendre visite. Elle a "accidentellement" laissé le chien sortir de son enclos pendant que j'étais dans le jardin.

Le chien m'a attaquée. Il m'a mordue sauvagement au ventre. La douleur était inimaginable.

Damien est arrivé. Il a maîtrisé le chien, mais il n'a pas appelé les secours tout de suite. Il a attendu. Il a regardé le sang couler.

Il m'a dit plus tard : « Je voulais voir si tu pouvais vraiment guérir de n'importe quoi. »

J'ai guéri. Mais les blessures internes étaient trop graves. L'utérus était détruit. Les médecins m'ont dit que je ne pourrais jamais porter d'enfant.

Damien n'a montré aucun regret. Il a juste dit : « Ce n'est pas grave. Tu ne peux pas mourir de toute façon. »

Maintenant, Chloé portait son enfant. L'enfant que je ne pourrais jamais avoir.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022