Préface
N'attends pas que les évènements arrivent comme tu le souhaites ;
Décide de vouloir ce qui arrive ;
Et tu seras heureux !
Épictète
Dédicaces
À mon mari
[...] Deux êtres se sont aimés parce qu'ils se sont regardés. C'est comme cela qu'on s'aime et uniquement comme cela. [...] Rien n'est plus réel que ces grandes secousses que deux âmes se donnent en échangeant cette étincelle.
Victor Hugo
À mes parents
Il y a plus de fleurs pour ma mère, en mon cœur, que dans tous les vergers [...] Et bien plus de baisers pour ma mère, en mon cœur, qu'on en pourrait donner.
Maurice Carême
[...] Si j'écris papa, tout devient caresse, et le monde me berce en chantant dans tes bras.
Maurice Carême
Je propose une brève réflexion sur les notions élémentaires de plaisir et de bonheur. Simples pensées, puisqu'elles sont miennes. Puis, suivront des récits relatant fidèlement des épisodes de ma vie. Ces derniers ont une particularité, ils deviennent, au fil de la lecture, de plus en plus colorés, plaisants et lumineux, ce malgré un incongru qui s'est installé dans mon existence en silence. Volontiers, à la moindre occasion, je prends cet intrus,avec dérision et décide clairement de ne pas l'appeler par son véritable nom. J'ai gagné bien des batailles, aujourd'hui, je vais visiblement mieux. La neurologue m'a lancé, récemment, avec un large sourire « Vous êtes le rayon de soleil de ma journée » !
Ce livre s'adresse aux lecteurs ayant rencontré Parkinson. Mais pas uniquement, il peut utilement servir à chaque individu se trouvant face à la difficulté. Quelle qu'en soit la nature, pathologies ou autres aléas de l'existence. Comment parvenir à demeurer droit et résistant ? Comment vous entraînez à développer réflexions philosophiques et sagesses existentielles. Mais aussi, vous engagez résolument dans l'action. Vaillamment, vous dirigez en avant tout comme le soleil levant, en accompagnant son parcours d'Est en Ouest, y compris par périodes nuageuses ou par fortes tempêtes.
Un récit autobiographique qui pourrait éviter à certains de pâlir !
Commençons
J'ai choisi de débuter cette véritable histoire par une phrase à l'allure, apparemment, insignifiante !
Une petite lumière s'est déclenchée, en moi, grâce aux grands déjeuners dominicaux de chez nous, la famille Rancurel, préparés minutieusement par ma mère. Curieusement, ce n'est pas le fait qu'elle soit, certes, bonne cuisinière qui m'a interpellée. Mon étincelle fut attisée par toute autre chose !
Alors de quoi s'agit-il ? À ce questionnement, je vais répondre rapidement ! J'évoque ici une formule brève et innocente. Oui, une phrase qui éclate spontanément, telle une jolie et légère bulle... Faisant s'échapper de doux funambules. Des petits mots s'élevant délicatement vers la Lune et pour l'éternité ont marqué mon inconscient d'enfant !
Tous ces souvenirs demeurent gravés finement dans mon esprit d'adulte.
« Par quelque chose, il faut commencer », disait ma mère, avec un bien-être perceptible, lorsqu'elle annonçait le premier plat du repas. Ainsi, maman a continuellement été à la recherche minutieuse de diverses saveurs délicieuses pour notre plus grand bonheur ! Dans une jolie assiette, nous découvrions de nouvelles entrées variées.
Ces plats nous étaient systématiquement proposés, après qu'elle eut pris soin de les tester, avec l'avis approbateur de mon père, l'unique membre du jury ! Cette noble mission de dégustation représentait un peu sa gloire et lui permettait de fixer notes et appréciations des plus flatteuses.
De ces belles découvertes, nous lui faisions de sincères compliments ! Elle cherchait, sans relâche, à satisfaire ses enfants.
À ce moment précis, elle nous répondait aimablement par cette phrase succincte. Ses lèvres fines s'habillaient d'un humble sourire, illuminant davantage ses yeux noirs pétillants, toujours soulignés d'un joli tracé de crayon bleu.
À présent, vous connaissez la naissance de la formulette devenue historique. Vous comprendrez, pourquoi j'ai choisi, moi aussi, de débuter mon récit par un dîner. Un repas d'un type quelque peu particulier, il vous plongera délicatement dans de premières réflexions.
Aujourd'hui, je reçois
Une grande tablée familiale, avec quelques amis invités, réunis autour d'un bon repas. Mais... et le décor ? Je propose de vous le créer. Il vous suffit de lire et d'autoriser vos idées à vagabonder.
Alors, jouez le jeu, tentez et soyez curieux. Laissez-vous guider tout en fermant les yeux... Imaginez dans quel décor vous aimeriez que la performance des acteurs ait lieu, ainsi vous choisissez la couleur des murs, le mobilier. Conservez votre concentration et fixez-vous sur des détails qui voyagent tels de petits nuages dans votre esprit. Puis, visualisez l'intensité de la luminosité traversant cette salle à manger. Bel endroit où la table est déjà dressée d'une manière des plus soignée.
Peut-être un lieu complètement imaginaire ? Ou alors, si cela peut vous plaire, projetez-vous dans un univers qui vous est déjà familier.
Laissez-vous envahir par l'ivresse. Faites que votre imaginaire se dresse. Prenez, lentement, le temps de parfaire cette atmosphère.
Si vous êtes prêts maintenant, vous avez alors imaginé et visualisé l'endroit parfaitement approprié, celui qui vous plaît.Lieu, où va se jouer la prochaine scène.
Vous avez planté votre propre décor, parce que vous avez été actifs et réactifs à ma proposition.
Oui, vous avez pris le temps !
Oui, vous avez fait l'effort, l'effort dans l'instant présent !
Plaçons cette petite expérimentation de côté. Inscrivons-la quelque part en mémoire. Car le fondement de celle-ci, vivre dans l'instant est un élément fondamental. Il est fort souhaitable de se l'approprier, telle une belle et riche habitude.
Personnellement, face à ma bataille, contre celui qui m'assaille, ou du moins, qui tente de poursuivre cette tâche, le fait de vivre dans la minute, m'aide à demeurer en position grandie devant lui.
Les préparatifs
Les invitations sont lancées, j'ai même déjà réfléchi à mon plan de table esquissé sur un papier buvard. Oui, il y a quelques années passées, la minutie, la précision, tout dans ma vie devait s'approcher le plus possible de la perfection !
« Carpe diem » j'en ignorais complètement la définition.
Cela est bien dommage, mais il est toujours temps de devenir plus sage.
Il n'est jamais trop tard pour redonner à la vie sa part de hasard !
À présent, il va falloir se mettre aux fourneaux ! Auparavant, me poser des questions en ce qui va concerner le choix, la succession, de la petite farandole de plats. Puis,après des heures de travail, j'attends toujours, avec impatience, le moment du partage, de la dégustation, de la convivialité.
Pendant le repas, les personnes autour de la table pourront, entre deux discussions et l'attente des mets, se projeter et faire l'analyse d'un nouveau tableau. Une toile que la maîtresse des lieux, autrement dit, moi Catalina, a récemment accroché à la hauteur de leurs yeux.
Pour cette commande particulière, le peintre, du bout de ses pinceaux, s'est lancé dans la réalisation de mes attentes. Un tableauchef-d'œuvre d'une vie, représenté au travers des courbes d'un beau paysage fait de collines montantes, de plaines plates et verdoyantes, de ravins creusés ou de douces vallées.
L'artiste a joué des teintes de sa palette, pour faire ressortir de sa composition des zones d'ombre, couvertes de nuages. À d'autres endroits figurent les effets d'une merveilleuse luminosité dans un ciel laissant passer des faisceaux éclairés de sérénité.
À partir de cette page, vous connaissez l'existence, bien loin d'être anodine, de mon tableau. Mes moments de vie s'y cachent, telles des énigmes.
Nous avons tous notre propre tableau chef-d'œuvre d'une vie !
Il est temps de revenir en cuisine. Si je me surprends à comparer la préparation d'un dîner avec le tapis de la vie qui se déroule sous mes pas : eh bien ! C'est simple...
Tout ce que j'avais prévu pour mon repas, tout ce que j'avais longuement pensé, va plus ou moins bien se réaliser. Car il y aura de mauvaises surprises, comme un mets trop cuit ou pas assez, voire trop salé !
Bref, malgré le self-control, dont je m'étais habillée, la préparation ne s'est pas tout à fait passée comme je l'avais imaginée ! Il y aura quelques ratés, ce malgré ma bonne volonté, ce qui ne s'est pas effectué comme je l'avais prévu, c'est le destin qui l'a voulu !
Cependant, il y a de belles réussites comme les feuilletés à l'apéritif, une pure merveille ! L'accompagnement du plat principal est un régal pour nos papilles, le dessert est un délice !
Finalement, tout ne va pas si mal ! Je dirai même que tout va plutôt bien ! Il y a tellement de bonnes choses.
Ce repas fait écho à mon nouveau tableau, Chef d'œuvre d'une vie. C'est ainsi que va l'existence, ce que vous aviez programmé, imaginé, envisagé : bonheurs, plaisirs et surprises. Cependant, vous rencontrerez, immanquablement, des déceptions et quelques malheurs. Oui ! Votre destinée, au fil des années, même bien pensée et projetée, sera toujours différente de celle que vous attendiez.
J'appellerai cela, les cartes du destin. Elles sont ainsi distribuées, c'est avec ces cartons rectangulaires tenus en main, qu'il va falloir jouer la partie de notre histoire. Dévoilez-vous audacieux, tirez le meilleur du jeu maintenu entre vos doigts.
À partir de cette nouvelle page, vous connaissez l'existence, des cartes du destin. Tout au long de mon récit, elles vont me conduire à les manipuler, les piocher ou les abattre une multitude de fois. Certaines parties seront victorieuses, d'autres simplement et banalement gagnantes, quelques-unes seront ennuyantes, les dernières seront perdantes.
Nous avons tous notre propre jeu de cartes ! Tentez de mener à bien le plus de tournois, totalisez le plus grand nombre de points, maîtrisez vos atouts, faites preuve de réflexion. Cependant, comme dans tout jeu, il y aura toujours la place, inévitable, que se réserve ce fameux hasard.
Soyez certain même si la vie place, insidieusement, sur votre chemin de mauvaises rencontres, vous restez l'initiateur, le principal écrivain de nombreux chapitres du roman de votre existence !
Vous voilà munis de deux choses curieuses et pourtant pleines d'importance. Deux objets concrets dont vous ignoriez l'existence :Le tableauchef-d'œuvre d'une vie et le jeude cartes du destin. Poursuivons nos acquisitions avec le survol d'autres notions...
De qui, de quoi est née mon envie d'écrire ?
Je me souviens parfaitement, c'était un soir de 1erjuin. J'ai alors décidé de me lancer dans une nouvelle thérapie nommée l'écrit. Action bien connue pour ses diverses vertus. Je me suis rapidement aperçue de ses réels bienfaits. C'est incontestable, coucher des mots transmetteurs de pensées, sur le papier permet de s'enlibérer ou encore d'analyser ses émotions.Il est important de les connaître et de savoir grandir avec ! Je vous assure, noter ses impressions, ses idées, ses sentiments aide à se sentir plus léger.
Mon entourage a insisté pour que mes pensées se transforment en messages. Avec le temps, cela devient un plaisir, voire un loisir. Je vous encourage à prendre la plume pour en faire bon usage !
La famille
En cette belle soirée de printemps, ma belle-sœur a pris le temps de m'expliquer qu'elle avait lu mes derniers textes. Ces écrits l'avaient surprise. Il s'agissait à cette époque de « La saga de l'été » !
Petits récits adressés quotidiennement à mes parents et mes frères. Une sorte de compte à rebours ! Manière personnelle, d'avaler ma pilule, sur laquelle était inscrit :
« 5 X 10 = ? »
Histoire de réviser les tables de multiplication !
Les collègues
Petit retour dans le passé... Il y a déjà plus d'une année, le directeur de mon école à qui j'avais envoyé un long message de soutien et d'amitié ; très touché, par mes paroles, m'avait encouragée à rédiger.
Ce monsieur est un beau sachet d'humanité et de bonheur ! Ce monsieur, homme généreux est, dans ce passage particulier de ma vie, un croisement très heureux !
Grâce à Christianpour ne pas le nommer ! Ce qui, pour le coup, est unpeu loupé ! Ma psychanalyste évoquerait un acte manqué. Mais pour toute vérité, c'est un fait exprès ! De par sa présence à mes côtés, j'ai vécu de magnifiques années !
Maintenant, vous connaissez ma profession. J'essaie dedispenser les savoirs, pour le mieux, à mes petits écoliers
Dans les chapitres suivants, je vais développer un sujet bien plus profond. Toutefois, sans me gêner, il y aura un soupçon, voire une bonne cuillerée de senteur fraîche et gaie ! Pour aborder ce thème, il n'est pas nécessaire de garder l'ensemble de son sérieux.
Savoir faire preuve de légèreté, même contre l'adversité. Afficher un léger et discret sourire intérieur de bonheur assouplissant les muscles de votre visage.
Ainsi, le fait d'avoir les traits détendus jouera, sans que vous vous en aperceviez, sur votre respiration. Elle deviendra moins saccadée et plus profonde. Tout cela déclenchera une source de bien-être intérieur.
À n'importe quel moment de la journée, dès que vous y pensez, laissez paraître ce discret relèvement des coins de la bouche, sans oublier de vous concentrer sur votre souffle.
Lorsque j'inspire, je calme mon corps. Lorsque j'expire, je pense à sourire : ainsi, je demeure dans l'espace maintenant. Je sais, depuis peu, en mesurer l'importance ! À force de vous entraîner, cela deviendra finalement presque une habitude.
Le sourire que tu envoies revient vers toi !
Sagesse hindoue
Revenons à cette belle soirée de printemps, où nous passions un bon moment, en famille. Au bout de ma terrasse, mon petit cocon de coton, nous avons observé les premiers bourgeons. C'est l'heure où vont naître les fleurs. Les roses multicolores vont éclore, les lavandes vont surprendre, les lauriers roses, rouges, blancs vont se mettre à danser.
Déjà, se font entendre, ces bruits à peine audibles, pourtant si agaçants ! J'évoque ici, les petits sons vibrants provenant de ces insectes volants, nommés moustiques, dont on préférerait se débarrasser et éviter de passer des semaines à gonfler !
Bref ! Cela n'est pas si grave, devant cet émerveillement suave. Toute cette nature, plus ou moins sauvage, nous rappelle d'être sages.
Il y a aussi la possibilité, s'ils nous ont déjà beaucoup piqués et agacés de fermer les fenêtres, avant de ressembler à l'acteur Coluche qui dans le film « Banzai»gonfle de manière peu banale ! Seuls les gens, de mon âge, comprendront là ce message, car ils ont vu le film de ce comédien.
Mais pourquoi, Catalina, nous parle-t-elle de ce Monsieur ?
En voici la raison, ce personnage est, celui-là même qui aujourd'hui dans tous les yeux demeure, le créateur de ce que l'on nomme : les restos du cœur !
Ce drôle de bonhomme a laissé, au travers de cette idée révolutionnaire, pour l'éternité, une initiative, plus encore, un bouquet de tiges d'espoir, tiges d'entre aide, d'une telle splendeur, qui a bien des gens font chaud au cœur !
Faire du bien aux autres, c'est se faire du bien à soi-même ! Donner enrichitplus que recevoir. Pour « aller mieux », essayez de faire preuve d'altruisme aussi souvent que vous le pourrez ! C'est une bonne règle à instaurer.
Si cette attitude fait déjà partie de vos habitudes ; alors, poursuivre sur ce chemin. À chaque détour, il vous apportera tant de bien.
Si cette pratique ne vous est pas coutumière, je vous engage à prendre un petit bagage vide. Puis, essayez un peu, de temps en temps, à l'occasion, de mener des actions, d'aider, de rendre de petits services, à des gens que vous connaissez un peu, pas du tout, ou beaucoup. À l'instant, où vous verrez une lueur de remerciement dans leurs yeux...
Dès que vous aurez vécu un moment heureux, placez-le en souvenir, dans ce bagage.
Au fur et à mesure, en rangeant vos expériences bien pliées, un bien-être viendra subtilement vous envahir ! Oui, la chaleur humaine est la plus agréable des chaleurs !
C'est en essayant encore et encore que le singe apprend à bondir !
Proverbe africain.
Dans les derniers chapitres de mon histoire, j'ai réuni quelques écritsde personnes, dans les yeux desquelles j'ai vu cette lueur ! Tellement vue, quelques fois, que je l'ai ressentie en plein cœur !
Dans une intention toujours positive, j'ai provoqué, dans ma profession, quelques larmes de pleur... En deuxième année de maternelle, j'ai bien souvent détecté des troubles sévères de l'apprentissage, du comportement ou du langage. Eh bien, lorsque vous êtes la première à faire une telle annonce, ce n'est pas facile !
Cependant, ces larmes, même celles, qui, au début de mes propos, étaient de tristesse, se sont toujours transformées, avec le temps, en larmes de joie et de remerciement !
Ce n'est pas une valise, non ! Ce sont des malles de bonheur que je me suis ainsi remplie ! Sans même m'en rendre compte, car cette pratique m'est très vite devenue coutumière !
Si au début, la préoccupation du sort d'autrui vous paraît difficile alors, il vous faudra persévérer.
Il est indispensable d'éprouver de la considération envers les autres parce que notre propre bonheur est inextricablement lié au leur.
Dalaï-Lama
Vous venez d'effectuer, en mode avion, un premier repérage de notions telles, l'altruisme, le sourire intérieur, les profondes respirations, le bonheur, la légèreté, l'humour, ou encore l'instant présent... Vous souhaitant un agréable atterrissage pour la suite des évènements.
Si... si... si ?
– Si je vous parle d'humour, si je m'étends à propos d'altruisme, de simples sourires qui ne coûtent rien mais qui apportent tellement.
– Si j'évoque la bienveillance.
– Si je philosophe sur les petits bonheurs, ou encore, si j'explique au travers de courts exemples à quel point il est important de profiter du moment (scène du souper, admirer la végétation...).
– Si j'aborde, furtivement, l'idée de réapprendre à respirerpour en retirer les meilleurs concentrés d'essences naturelles de sagesse,de réflexion, et savourer toute la merveille, de cet instant, l'instant présent !
Et si...
Toutes ces tentatives j'explore, pour toujours aller de l'avant.
Toutes ces réflexions me font grandir et devenir robuste.
Tout doucement la petite branche devient arbuste.
Puis devient arbre.
Et cet arbre devient un peu plus solide sous le vent.
Sagesse hindoue
Si je tente, si j'essaie toutes ces choses... Si je me sens grandir et bien plus forte, c'est parce que je suis face à l'ennemi. Mon objectif est de le laisser enchaîné dans sa tranchée et de l'oublier. Mes préoccupations ont fait cheminer ma raison vers toutes ces réflexions et la rédaction.
Comment développer et travailler son bonheur ? Sentiment, impalpable mais primordiale !
Le 2 mai 2018, 21 heures 09indique le cadran du four. En ce début de printemps, il fait encore un peu jour. Sur la table extérieure de la terrasse, celle qui nous sert l'été de séjour, j'ai eu envie de poursuivre ma trace. Oui, je ne prends ma plume, seulement, si l'humeur me fait grâce ! Si ce n'est pas le cas... Alors, je me conduis vers d'autres duvets, ceux de ma douce et réconfortante couette.
Tirer un grand bénéfice de l'accumulation des petits bonheurs
Le réveil de la sieste
Je vous présente un premier exemple de petits moments gourmands de la vie, nul besoin d'aller chercher réellement loin, car ils sont fréquemment là dans un coin :
... Ainsi, sous d'autres plumes, dans ma chambre, aux tons délicats, je me réfugie dans la parure aux subtiles couleurs de blanc et de doré. Gracieusement, celles-ci parviennent à adoucir mon humeur. Oui, j'adore la couleur or, un soupçon intégrée au décor, elle fait d'une pièce une parure de chaleur, une atmosphère cotonneuse, un bonheur ronronnant. Je décris là, le plaisir extrême ! Simple, mais grandissime plaisir, après la sieste, ouvrir l'œil et scruter, encore mal éveillée, tout autour de moi, calme, ambiance pleine de délicatesse et de volupté !
Dans le midi, il existe une formule mentionnant que le soleil se lève deux fois : une fois le matin et une fois après la sieste ! Donc, par chaleur excessive, dans ma belle région méditerranéenne, j'ai la chance de vivre ces heures de plénitude à deux reprises dans la même journée ! Sans exagérer, il s'agit sincèrement d'instants de grande béatitude !
Ces moments particuliers, tels de beaux papillons aux multiples couleurs, sachez les attraper de l'œil et les observer, les sentir proches de vous et en apprécier la beauté... En deux mots, profitez de vivre dans la seconde !
Ainsi, dans un grand sac, vous apprendrez à mettre un tas de petits plaisirs, tout en vrac, Puis, unis entre eux, ils se transformeront en grands instants de bonheur !
Associer les bons moments du passé à ceux du présent
Je vais vous narrer, un second exemple, celui-ci émoustille mes neurones, car il mélange, de manière savante, dans mon esprit, deux époques et deux lieux différents, de ma vie, à 30 ans d'intervalle !
Si l'on pense, quelquefois, à s'arrêter sur ses ressentis et associer passé et présent, alors l'on vit encore un beau, bon, riche et émouvant instant de plaisir ! De simples pensées, de petits souvenirs qui assemblés, entre eux, se transformeront en belles parois de joie ! Voici le contenu d'un bon moment de vie, un autre micro-événement à saisir pour édifier notre propre château de force et de lumière !
A) Temps : présent
Lieu : chez nous, dans le sud
Toujours en ces mois de printemps bien chargés, nous avons reçu la visite de mon beau-frère et de ma belle-sœur. Ils nous ont apporté, tout droit venus du Beaujolais, deux cageots remplis de cerises.
Ces jolis bigarreaux au rouge pourpre ont, délicatement, avec amour, et patiemment, été cueillis par ma belle-maman sur ses gigantesques cerisiers au bout de son pré. Au milieu de ces herbes vertes, tout à côté de ces arbres majestueux, se situe une maison que j'ai toujours adorée !
Maison chaleureuse et accueillante, dans laquelle j'ai vite frôlé le sol, car dès l'âge de dix-sept ans, mon futur mari m'avait, alors, présentée à deux êtres délicieux, ses parents.
Nous n'avions dégusté ces petites billes au goût si particulier depuis bien longtemps.
Afin de remercier ma belle-mère, je lui ai écrit quelques lignes au travers d'un petit mot. Une courte lettre dans laquelle, je me suis moi-même surprise à penser, à rêver...
Du coup, dans ces phrases, j'évoque ce que représente à mes yeux, « Mon temps des cerises ».
B) Temps : il y a 30 ans
Lieu : la région lyonnaise, chez mes parents
Je me souviens d'un temps
Où nous avions 20 ans
Un temps où nous habitions avec mes chers parents
Nous étions alors adolescents.
À chaque printemps
Le temps des examens
Je me souviens
Toujours en juin
Il me semble que c'était hier
Pourtant, c'est bien loin
Il fallait donc apprendre
Des noms, des dates, par cœur, dans ma mémoire suspendre
Mais aussi, savoir se détendre !
Pour moi, il s'agissait des quatre grands cerisiers
Je me souviens de ce passé
Pour les garçons, de ma promotion
Durant, les révisions,
Leur coupure, un soupçon regarder la télévision
Le tennis... Roland-Garros
C'était là leur pause...
C'est avec une pointe de regret
Que je me souviens de ce passé
Ces quatre grands cerisiers
Qui se dressaient, le long, du chemin de l'entrée
Ah ! Le temps des cerises...
Quelle gourmandise !
Les matchs de tennis
Les souvenirs dans ma tête retentissent !
Merci pour cette belle cueillette
Merci pour ces deux Cagettes
Dont le précieux contenu m'a rappelé
Un si beau passé
Si j'avais su
Que cette époque serait vite si loin
Alors, j'en aurais mangé tout plein !
Jusqu'à en devenir ventrue !
Ce moment passé à les ramasser
Ces instants pris à les déguster
M'ont rappelé un temps
Où nous avions 20 ans
Nous n'étions, alors, qu'adolescents
Je vivais chez mes chers parents
C'était, avec eux et chez eux, tous les jours...
MON plus beau printemps !
Amassez vos menus plaisirs de vie, rassemblez-les, tel un immense puzzle coloré. La manipulation de cet assemblage de pièces vous permet de créer, de renouveler, d'enrichir votre irremplaçable collection de moments de douce lueur.
Je viens de vous en présenter des exemples : « L'éveil de la sieste » et « Mon temps des cerises ». Il est simplement sublime de profiter de chaque instant à sa juste valeur.
Dans notre course éperdue, sur un circuit sans aucun intérêt, mis à part engendrer stress ou encore contrariétés... Nous perdons de vue l'essentiel : plaisir et bonheur !
Je vous parle de cette notion de l'effort, un élément essentiel à créer, un facteur existentiel à ne jamais perdre de vue. C'est un joker déterminant, jouant un rôle primordial, afin de vous permettre de demeurer, en grande partie, maître de votre futur.
Tout est relié par un fil robuste d'or. Tout comme un collier superbe sur lequel s'enfilent, inévitablement, les fameuses cartesdudestin! Celles, dont il faudra se servir avec réflexion ou encore stratégie de joie et d'engouement pour l'existence, afin de gagner des parties superbes de vie !
D'une part, on peut choisir d'être heureux et, d'autre part, on cultive ce féerique et magnifique jardin particulier. Car, si l'on ne prend pas soin de son bonheur, celui-là, même implanté dans la plus belle des plaines, alors irrémédiablement finira en friche !
Certaines pistes sont entrouvertes, nous sommes tout proche de l'entrée. Dans peu de temps, vous pousserez le grand portail, avancerez au cœur de mon propos, et indirectement du vôtre probablement.
La joie est dans tout ce qui nous entoure, il suffit de savoir l'extraire.
Confucius