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CONVOITÉ : MAREVA

CONVOITÉ : MAREVA

Auteur:: LAURAH
Genre: Romance
Chapitre 1 ~Mareva AGBO~ Elles( cris et joie): Joyeux anniiii-versairrrrrrre, joyeux anniiii-versairrrrrrre, Joyeux anniiii-versairrrrrrre Evaaa, Joyeux anniiiiversairrre. Djibé zan towééééé dié, Djibé zan towééééé dié, Djibé zan towééééé dié Evaaaaa, Djibé zan towééééé dié ( joyeux anniversaire en langue fon), happyyyyy birthhhhhdayyyy to youuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu.... Oh putain ! Je met mes mains sur mon visage morte de honte. Vous ne voyez vraiment pas ce que moi je vois actuellement. Trois folles dingues qui font un raflu pas possible au milieu d'un restaurant chic. Tout le monde nous regarde comme des extraterrestres ( rire). Quand elles finissent enfin de me chanté joyeux anniversaire dans toutes les langues qu'elles veulent ( mdr) je souffle sur mes 23 bougies et enfin elles s'assoient. Je demande au serveur de coupé une part de gâteau pour tout les clients en nous excusant au passage. Kamila ( qui m'a entendu, roulant les yeux) : Oh toi vraiment, miss pudeur reprend du service. Rya( me regardant): Ce n'est sûrement pas ce soir. Tu as demain pour redevenir sérieuse et reporter tout le poids que tu as déposé au portail de kam. Jenifer: Si tu veux demain matin je te reconduit chez elle tout récupérer au calme. J'éclate de rire dépassé. En effet plus tôt dans la soirée elles m'ont demandé de déposé mes bagages au portail avant de partir. Kamila ( regardant son téléphone): D'ailleurs c'est bon là, on y va. Moi: Où ça ? Rya (zen) : tu verras. Je ne dis plus rien. L'addition arrive, kamila sort son porte-monnaie pour payer mais on nous annonce que c'est déjà réglé. Le serveur nous montre la personne qui l'a réglé et qu'il voudrait ci possible avoir mon contact. Rya( joyeuses): Ah oui, je viens de me rappeler pourquoi on aime te trimballer partout. Moi: Tu veux dire quand vous êtes fauché ? Kamila : Ouh là fait pas ta rabat joie. Jenifer : En vrai quand t'es là, tu prends trop de lumière et on reste dans l'ombre, donc of course tu ne peux pas nous en vouloir. Moi(tournant des yeux) : C'est ça. ( Me levant) Géré comme vous voulez sans moi. Je les laisse à l'intérieur en sortant. Quelques instants plus tard elle me rejoignent et on s'en va toute dans la voiture de Kamila. Vous l'avez compris c'est ma soirée d'anniversaire et comme je suis très casanière et assez sérieuse en général mes copines on décidé de me sortir un peu. Non pas que je suis coincé ou timide, loin de là, seulement elles et moi n'avons pas les mêmes problèmes dans la vie. J'ai accepté faire tout ce qu'elles veulent à reculons parce que faire la fête ce n'est pas trop mon truc. Je me sens toujours un tout petit peu dépaysé dans cette belle ville qui est Cotonou moi ayant vécu au village jusqu'à mes 17 ans. On prend le chemin de la maison de Kamila donc je suis soulagée. Elles n'ont rien prévu de fou. Il faut dire que mes copines sont des filles de la ville en plus de venir de famille plus aisé que moi. Kamila carrément viens d'une famille très riche, pendant que Rya et Jenifer de la classe moyenne. Vous avez deviner que je viens d'une famille très pauvre, je dirai même plus que pauvre. Ma vie, ( gros soupire), parlons en puisque on est toujours pas arrivé. Je suis Mareva AGBO, fille de Stéphanie AGBO et Lucien AGBO. Je suis l'aîné d'une famille de 4 enfants. Après moi vous avez Suzy AGBO ( 17 ans ), Marcel (14 ans), Bénie (10 ans). Mon père est maçon, et ma mère vends des fruits et légumes au marché histoire de joindre les deux bouts. C'est de ses deux boulot qu'ils se sont toujours éreinté à nous offrir ce qu'ils peuvent. J'ai vu mes parents travailler toute leurs vie, sans jamais s'offrir quoi que ce soit, tout à toujours été pour nous. Sous la pluie, même malade mes parents se levaient toujours pour travailler parce que sans ça, on pouvait dormir sans mangé. Cela m'a rendu admiratif de les voir se donné autant, j'ai l'habitude de dire que mes parents sont mes dieux sur terre mais shuuut il ne faut pas le répété devant ma mère qui n'aime pas m'entendre le dire. Ayant été mis aux bans de la société, mes parents nous ont poussé sur la voie de l'école pour je cite ne pas avoir la même vie qu'eux. Par chance j'étais plutôt douée à ça sans vraiment faire d'effort j'étais parmi les meilleurs, jusqu'à ce que je prenne conscience pour devenir LA MEILLEUR. Je vous explique comment c'est arrivé, C'est simple. Quand toi tu arrives affamé à l'école avec seulement 50f en poche et que d'autres on 500f voir 1000f là tu te pose des questions. Quand ta tenue que tu portes depuis des années rafistoler de nombreuses fois et qui devient trop court pour toi est sujet de moqueries. Que tes chaussures, tu portes les mêmes depuis des années sont trouée et que t'as mal au pieds mais tu dois faire semblant pour éviter les railleries, en tant qu'enfant tu es révolté.

Chapitre 1 ~Mareva AGBO~

Elles( cris et joie): Joyeux anniiii-versairrrrrrre, joyeux anniiii-versairrrrrrre, Joyeux anniiii-versairrrrrrre Evaaa, Joyeux anniiiiversairrre. Djibé zan towééééé dié, Djibé zan towééééé dié, Djibé zan towééééé dié Evaaaaa, Djibé zan towééééé dié ( joyeux anniversaire en langue fon), happyyyyy birthhhhhdayyyy to youuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu....

Oh putain !

Je met mes mains sur mon visage morte de honte. Vous ne voyez vraiment pas ce que moi je vois actuellement. Trois folles dingues qui font un raflu pas possible au milieu d'un restaurant chic. Tout le monde nous regarde comme des extraterrestres ( rire).

Quand elles finissent enfin de me chanté joyeux anniversaire dans toutes les langues qu'elles veulent ( mdr) je souffle sur mes 23 bougies et enfin elles s'assoient.

Je demande au serveur de coupé une part de gâteau pour tout les clients en nous excusant au passage.

Kamila ( qui m'a entendu, roulant les yeux) : Oh toi vraiment, miss pudeur reprend du service.

Rya( me regardant): Ce n'est sûrement pas ce soir. Tu as demain pour redevenir sérieuse et reporter tout le poids que tu as déposé au portail de kam.

Jenifer: Si tu veux demain matin je te reconduit chez elle tout récupérer au calme.

J'éclate de rire dépassé. En effet plus tôt dans la soirée elles m'ont demandé de déposé mes bagages au portail avant de partir.

Kamila ( regardant son téléphone): D'ailleurs c'est bon là, on y va.

Moi: Où ça ?

Rya (zen) : tu verras.

Je ne dis plus rien. L'addition arrive, kamila sort son porte-monnaie pour payer mais on nous annonce que c'est déjà réglé. Le serveur nous montre la personne qui l'a réglé et qu'il voudrait ci possible avoir mon contact.

Rya( joyeuses): Ah oui, je viens de me rappeler pourquoi on aime te trimballer partout.

Moi: Tu veux dire quand vous êtes fauché ?

Kamila : Ouh là fait pas ta rabat joie.

Jenifer : En vrai quand t'es là, tu prends trop de lumière et on reste dans l'ombre, donc of course tu ne peux pas nous en vouloir.

Moi(tournant des yeux) : C'est ça. ( Me levant) Géré comme vous voulez sans moi.

Je les laisse à l'intérieur en sortant. Quelques instants plus tard elle me rejoignent et on s'en va toute dans la voiture de Kamila.

Vous l'avez compris c'est ma soirée d'anniversaire et comme je suis très casanière et assez sérieuse en général mes copines on décidé de me sortir un peu. Non pas que je suis coincé ou timide, loin de là, seulement elles et moi n'avons pas les mêmes problèmes dans la vie.

J'ai accepté faire tout ce qu'elles veulent à reculons parce que faire la fête ce n'est pas trop mon truc. Je me sens toujours un tout petit peu dépaysé dans cette belle ville qui est Cotonou moi ayant vécu au village jusqu'à mes 17 ans.

On prend le chemin de la maison de Kamila donc je suis soulagée. Elles n'ont rien prévu de fou. Il faut dire que mes copines sont des filles de la ville en plus de venir de famille plus aisé que moi.

Kamila carrément viens d'une famille très riche, pendant que Rya et Jenifer de la classe moyenne. Vous avez deviner que je viens d'une famille très pauvre, je dirai même plus que pauvre.

Ma vie, ( gros soupire), parlons en puisque on est toujours pas arrivé. Je suis Mareva AGBO, fille de Stéphanie AGBO et Lucien AGBO. Je suis l'aîné d'une famille de 4 enfants. Après moi vous avez Suzy AGBO ( 17 ans ), Marcel (14 ans), Bénie (10 ans).

Mon père est maçon, et ma mère vends des fruits et légumes au marché histoire de joindre les deux bouts. C'est de ses deux boulot qu'ils se sont toujours éreinté à nous offrir ce qu'ils peuvent.

J'ai vu mes parents travailler toute leurs vie, sans jamais s'offrir quoi que ce soit, tout à toujours été pour nous. Sous la pluie, même malade mes parents se levaient toujours pour travailler parce que sans ça, on pouvait dormir sans mangé.

Cela m'a rendu admiratif de les voir se donné autant, j'ai l'habitude de dire que mes parents sont mes dieux sur terre mais shuuut il ne faut pas le répété devant ma mère qui n'aime pas m'entendre le dire.

Ayant été mis aux bans de la société, mes parents nous ont poussé sur la voie de l'école pour je cite ne pas avoir la même vie qu'eux. Par chance j'étais plutôt douée à ça sans vraiment faire d'effort j'étais parmi les meilleurs, jusqu'à ce que je prenne conscience pour devenir LA MEILLEUR.

Je vous explique comment c'est arrivé, C'est simple. Quand toi tu arrives affamé à l'école avec seulement 50f en poche et que d'autres on 500f voir 1000f là tu te pose des questions. Quand ta tenue que tu portes depuis des années rafistoler de nombreuses fois et qui devient trop court pour toi est sujet de moqueries. Que tes chaussures, tu portes les mêmes depuis des années sont trouée et que t'as mal au pieds mais tu dois faire semblant pour éviter les railleries, en tant qu'enfant tu es révolté.

Croyez moi il n'y a pas pire chose de plus méchant et cruel au monde que des enfants. J'en ais subit des choses, au point où un jour je craque en rentrant de l'école pour demander à mes parents pourquoi ils m'avaient mis au monde ? Pourquoi j'étais né dans cette famille précisément ? Pourquoi c'était tombé sur moi?

J'aurai voulu aussi avoir des parents qui viennent chercher leurs enfants avec la voiture, changer de vêtements tout le temps avoir des gadgets électroniques, mangé ce que je voulais etc... La liste de mes récriminations ce jour là était longue.

Je me suis calmé en voyant les larmes de ma mère parce que en dépit de tout j'aime mes parents. Plus tard ma mère m'a dit une chose que j'oublierai jamais.

Elle m'a dit " ma chérie on vit dans un monde injuste, fait d'inégalités. Le pauvre est sensé resté pauvre et le riche encore plus riche. Mets tout ce que tu subit aujourd'hui dans ta rage de vaincre, d'être meilleur qu'eux et ainsi forcé ton destin, bâtir ta vie. Car je suis sur d'une chose ma fille, tu es promise à un grand avenir".

Je n'ai pas sur le moment compris tout ce qu'elle m'a dit. Mais j'ai compris l'essentiel, ils pouvaient toujours se moquer de moi, mais j'allais être meilleur qu'eux et forcé leurs admiration.

Ça été le point de départ, et depuis ce jour là j'ai travaillé d'arrache-pied à toujours être devant et même de beaucoup. Mon caractère aussi s'est affirmé ce jour, je me suis promise de ne plus jamais me laissé faire. Et c'est auprès de moi que désormais ils venaient chercher de l'aide. Le karma existe mes amis, il existe bel et bien. Et je sais une chose, ce n'est pas fini, j'ai n'ai pas encore atteint mes objectifs mais un jour j'y arriverai.

Je suis sortie 1ere du Bénin au Bac D et ait réussi à obtenir une bourse pour mon entrée à la FSS ( faculté de médecine) où j'ai entamé des études en pharmacie. Au début je voulais être chirurgien, mais faire plus de 11 ans d'études, c'était un luxe que je ne pouvais m'autorisé.

J'ai des cadets derrière moi et dont je dois vite terminé trouver un boulot et prendre en charge. Du coup j'ai choisi la branche moyenne. Actuellement je viens de finir ma 5eme année et ait obtenu mon DEFASP ( diplôme de formation approfondie en sciences pharmaceutiques) reconnu au grade de master.

J'entame de ce fait ma 6eme année en officine ( pharmacie) vu que c'est la branche que j'ai choisi. L'industrie ne m'attirait pas du tout puisque c'est un très long parcours qui commence encore. Heureusement cette sixième année se fait en stage de 6 mois en cycle court et en parallèle après je compte suivre un DU ( diplôme universitaire) en nutrition pour obtenir mon DE ( diplôme d'état) de docteur en pharmacie. J'espère le faire en cours du soir pour me permettre de travailler en même temps.

Et j'ai eu justement la chance d'obtenir mon stage dans la plus grande pharmacie de Cotonou. C'est une référence dans la matière, j'en revenais pas. On m'avait dit que pour y entrer il fallait être pistonné même malgré mes très bonne note j'espérais pas y entrer.

Aussi bizarre que ça puisse être en allant déposer mon CV je suis tombé sur le pharmacien en chef et accessoirement propriétaire de la pharmacie il sortait de sa voiture les bras chargés et je me suis proposée de l'aider sans savoir qui c'était et encore moins qu'il allait à la pharmacie vu qu'il s'était garé de l'autre côté.

Quand on est entré dans la pharmacie, j'ai été déchargé et ensuite je suis allée déposer mon dossier. Au sortir on s'était recroisé et il m'a remercié en me demandant si j'étais venu acheter et je lui ai dit non c'est pour demander un stage.

Il à paru surpris, mais n'a plus rien ajouter. Une semaine plus tard j'ai été appelé pour un entretien et c'est là j'ai su qui c'était. Il m'avait dit avoir été impressionné par mes notes mais que ça ne faisait pas tout. Il me faudrait donner le meilleur de moi vu qu'il avait parié sur moi. Du coup tout les jours depuis que j'y suis je m'applique, en espérant secrètement être gardé à la fin.

Bref c'était juste inattendu. C'est ma mère qui doit avoir raison en disant que j'ai une bonne étoile qui m'ouvrira toutes les portes.

On arrive enfin dans le château de Kamila. Je parle de château parce que s'en ait un. Elle vit dans une immense maison à akpakpa ( quartier de Cotonou). Son père est un homme d'affaires immensément riche, et leurs maisons à chaque fois que j'y viens me coupe le souffle.

Elle et moi on s'est connu le premier jour de ma première année. On s'est assise côte à côte. Au premier abord on voyant kamila toujours vêtu de marque, avec ses manière très américaine ( sans gêne), direct je me suis mise sur la défensive parce que par le passé mes bourreau étaient comme elle ( très nanti). Donc j'ai fait ma peste et elle aussi du coup ça à crée des étincelles entre nous pour finir par une belle amitié ( un jour où on à pris la peine de discuter) et juste derrière nous on avait Rya et Jenifer qui jouaient les sapeurs pompiers. C'est comme ça qu'à débuter notre quatuor.

Kamila habitait avec sa mère au Etat-unis, mais n'accordant aucune importance aux études d'où son rapatriement ( rire) forcé ici auprès de son père en classe de 4 ème à 15 ans. Oui vous avez bien lu. Rien de très criard mais pour son père qui cultive l'excellence c'était trop.

Ses parents sont mariés mais vive séparé, moi même je ne comprends pas le couple mais bon la mère de Kamila est quand même un peu spécial, et à transmis certaines gène à Kamila comme on aime le dire quand son côté diva prends le dessus.

Des trois je suis la moins âgé d'où elles m'appelle petite vu que kamila à 25 ans, Rya et Jenifer 24.

Bref je m'égare, moi qui croyais qu'on allait se faire une soirée tranquille je m'étais trompé. Elles m'ont obligé à changé de tenue une robe contre mon jean et haut que j'avais.

Une robe sortie de je ne sais où et qui me va parfaitement. Le tout agrémenté de talon et ensuite direction, l'endroit dont ma mère m'a toujours averti de ne pas aller parce que trop de mauvaise âme qui circulent une boîte de nuit.

Dès l'entrée je ressens des frissons, comme d'habitude. Je ne me sens jamais bien dans cet endroit et j'ai l'impression qu'on me dévisage et déshabille à mon passé. Je tire sur ma robe trop courte et galère sur mes haut talon. L'ambiance est feutré et lourd, heureusement on a une table vip où je respire mieux loin du monde.

On rejoint une table où il y a quelques amis de l'école. Je salue tout le monde en recevant des joyeux anniversaire. Ça me fait plaisir et me va droit au cœur.

On en est là quand d'un coup deux bouteilles de Ruinart sont envoyés à notre table, une entrée en fanfare. On se regarde toutes étonnée.

Les serveuse nous informe que c'est offert et nous montre la table d'où cela vient. On découvre le même type qu'au restaurant. Je jette un regard courroucé à mes amis.

Rya( me regardant): On n'a rien fait.

Kamila : On à dit au serveur de dire merci mais que tu n'étais pas intéressé.

Jenifer acquise à tout leurs dire. Je soupire, elles n'ont aucune raison de mentir. Mais je sais que leurs loisirs favori est d'essayer de me mettre en couple. Elles ne comprennent pas que ça ne m'intéresse même pas un peu.

Jenifer : Drôle de coïncidence quand même, tu devrais peut-être revoir ta position. C'est peut-être le destin.

Je tourne des yeux. C'est complètement ridicule.

Patricia ( une fille du groupe): En tout cas si personne n'a rien demandé c'est là, on en profite.

Vu que tout le monde est d'accord je laisse tomber. Kamila commande des verres de shoot.

Kamila ( me tendant un verre): Vu que aujourd'hui c'est ton jour à toi l'honneur.

Je prends un verre et le bois cul sec. Inutile de discuter avec elles, elles sont décidés avec moi aujourd'hui ( rire).

Pas que je sois coincé au contraire, celle que j'étais en arrivant n'est plus la même aujourd'hui. J'ai appris avec les filles qui m'ont prise sous leurs ailes. Mais ont toujours respecté ma ligne de conduite.

J'étais là pour étudier, parce que je n'ai pas le choix. J'ai toute une famille qui compte sur moi dont je suis l'espoir et cela elles l'ont comprise. C'est aussi ça qui a soudé notre amitié. On ne s'entraîne pas dans les bêtises ( enfin juste pour s'amuser) mais toujours se tiré plus le haut, vers l'excellence.

Aujourd'hui on a presque déjà nos diplômes en poche, plus que 6 mois, une formalité.

Kamila ( à mon oreille): On te l'a dit pour ce soir, oublie qui tu es et vis, profite c'est ta soirée, lâche toi...

Me dire ça alors que je suis au troisième shoot ? Mauvaise idée, mais putain comme je me sens bien. Libéré, je me sens comme une jeune fille de mon âge, libéré de mon poids, mon fardeau. Juste une fille de 23 ans.

~Karl Djossou~

Ce soir comme presque tout les weekend dernièrement je suis de sortie. J'appelle les gars qui me disent être au restau. Je me place devant le miroir en inspectant ma tenue.

Chemise Gucci, jeans Levi's, montre Rolex Explorer II Réf. 216570 ( oui j'aime les belles choses) et des chaussures fendi. J'aime soigner mon apparence, renvoyer ce que je représente un homme élégant distingués avec les poches bien pleines.

Je sors de ma chambre et descend au salon récupérer au hasard une clé de l'une de mes voitures. J'appuie dessus et c'est la Bugatti qui s'ouvre.

Je m'installe au volant et le gardien m'ouvre la porte. Je conduis perdu dans mes pensées. J'ai l'air décontracté, mais j'ai une pression sur mes épaules actuellement.

Toutes mes sorties ne sont pas anodine, je chasse. Raison pour laquelle, mes yeux scanne tout depuis un moment mais je ne suis encore tomber sur rien qui mérite mon attention.

Arrivé au resto, je les rejoins et on se salut un peu bruyamment en se chahutant. Comme d'habitude plusieurs filles sont à notre table, et certaines essaye d'attirer mon attention au fur et à mesure du dîner mais je ne suis pas là pour flirter.

Marc: Alors comment ça se présente ?

Moi( calme): Le chien aboie et la caravane passera comme d'habitude.

Marc( souriant en me mettant une tape): Ah oui, j'ai confiance c'est quand même toi ou bien ?

On éclate de rire ensemble.

Lorie ( sa copine) : Partager nous un peu votre blague ou bien.

Marc( la regardant): On parlais de la campagne, Karl me rassurait qu'ils avaient les choses bien en main.

Une fille : Ce n'est pas ce qu'on voit à la télé hein, le peuple est en colère...

Moi( l'interrompant): Comme toujours, aujourd'hui tout les maux sont attribués directement à l'État. Les maux de tête c'est l'État, les coupures de courant l'État, et même les problèmes dans les foyers, c'est toujours la faute à l'État...

Paul( tapant dans ses mains hilare): Ah là tu m'a tué..

Moi( souriant): Que veux tu, c'est la vérité. Tout ce qui arrive dans la vie de ses gens là c'est toujours la faute aux dirigeants.

Marc: D'accord avec toi, l'homme est et à toujours été un éternel insatisfait.

La fille( mécontent) : Hum!

Je braqué mes yeux sur elle et elle détourne les siens. C'est mieux pour elle. Je parais serein, mais actuellement c'est chaud, très chaud d'où mes sorties.

Tout d'un coup on entend un joyeux anniversaire scandé dans la salle. Naturellement je tourne la tête vers la table vu qu'ils font un bruit terrible.

Je reste ébloui pendant 30s. Mon cœur bat la chamade, tellement ce que mes yeux voit est juste incroyable merveilleux. Je me frotte les yeux et les ouvre pour contempler une beauté. Une silhouette de déesse, un visage de poupée avec des traits fin doux un nez aquilin, et une bouche pulpeuse.

Une poitrine parfaite et des formes ma-ma à damné un saint.

Moi( bleuffé): Et canon en plus de ÇA.

Marc: Tu as parlé ?

Moi( le regard toujours braqué sur ma cible): Elle, il me la faut absolument.

Lui( étonnée) : oh???

Moi( sérieux): Elle ne peut pas m'échapper.

Lui: on dirait que tu as eu le coup de foudre ?

Moi( dans mes pensées): plus que ça. C'est plus que ça.

On en est là quand des serveurs arrive avec des part de gâteau. J'arrête le serveur.

Moi( lui glissant des billets violet): Vous connaissez ses filles ?

Lui( souriant): Elles viennent de temps en temps.

Moi : Un numéro un nom?

Il me fait non de la tête. Mince. Je me rends compte qu'elle sont à la fin de leurs repas.

Moi: Ajouter leurs l'addition à la nôtre. Et demander à la celle avec les tresses si je peux avoir son numéro.

Lui: ok.

Je reste serein. Ça marche toujours.

Je vois le serveur aller vers leurs table et leurs parler. Un instant plus tard elles tournent le regard vers nous. Je braque mes yeux sur elle mais elle détourne le sien. Un instant plus tard elle se lève et sort.

Oh!!!!

L'instant d'après les autres la suivent. Le serveur viens me dire qu'elles ont dit qu'elle n'était pas intéressé.

Je suis sonné, elle ne m'a pas reconnu ou quoi?

Marc( se moquant): Qui repousse les avances de Karl Djossou ?

Paul ( riant ): Abomination.

Le serveur : Je sais où elles s'en vont après ça.

Moi ( le fixant): Où ?

Lui: Elle ont parlé de Clypso.

Je remercie le serveur en lui donnant encore des billets. Croyez moi il le mérite.

Marc( souriant): J'ai compris on va au calypso c'est ça ?

Je le regarde, il me pose même la question encore?

Un instant plus tard on quitte le resto pour le calypso. J'ai beau regarder sur place je la vois pas.

J'étais entrain de me dire que le serveur m'a entuber. Si c'est le cas il est un homme mort.

Parce-que si je perds cette fille, c'est toute ma vie qui va s'écrouler.

Quand je suis sur le point de m'envouloir d'avoir écouter ce serveur, elle apparaît. Une lumière dans les ténèbres. Pauvre innocente qui illumine tout son chemin en attirant le regard des charognards présent et qui voit ce que je vois.

Aussitôt vu que c'est son anniversaire, je demande qu'on leurs apportent deux bouteilles de champagne.

Cette fois ci quand elle regarde vers nous et nous reconnais. J'ai le temps de capter son regard, qui est indifférent, limite ennuyé.

Je comprends que ça ne va pas être si facile que ça. Mais les challenges ne me font pas peur. Cette fille je l'aurai, quoi qu'il m'en coûte.

Chapitre 2 ~Karl Djossou~

Toute la soirée je la regarde. Elle qui était limite gêner au départ semble détendu et bien s'amuser maintenant.

Vous allez dire pourquoi je ne vais pas à leurs table me présenter ? C'est simple je ne suis pas n'importe qui ni un idiot pour ne pas voir que la demoiselle est réfractaire.

Sinon elles seraient déjà venu à notre table au moins dire merci ou simplement un regard. Donc non je ne prendrai pas le risque d'y aller et me retrouver demain avec une vidéo d'un bach de moi sur les réseaux sociaux.

Je la regarde dansé en la dévorant du regard. Finalement ça ne sera pas aussi pénible que je le pensais, parce qu'elle est vraiment très belle. Elle me plaît vraiment.

À un moment elle se dirige vers l'extérieur et c'est le moment que je choisis pour la suivre. Je la retrouve au niveau du parking.

Moi: Bonsoir !

Elle se retourne surprise, avant de fermer son visage. O-kay!

Elle( froide) : Bonsoir.

Moi: Je me présente Karl Djos...

Elle( contrarié) : Vous me voulez quoi au juste ?

Moi( calme): Je vous ai vu et vous m'avez plût. J'aimerais juste échangé et qu'on fasse plus connaissance...

Elle( me coupant la parole) : Je ne suis pas intéressé. Merci pour tout ce que vous avez fait mais vous n'aurez pas dû...

Moi( calme): Je l'ai fait avec plaisir.

Elle( nerveuse) : Ok, dans ce cas.

Elle fait mine de s'en aller donc je pose la main sur elle pour l'arrêter. Bloquer !!!

Elle ( repoussant ma main): Ne me touchez pas!

Moi( la fixant): C'est compris. Juste j'insiste, vous ne pouvez pas m'en vouloir d'être tombée sous votre charme.

Elle( mine noir): Non, mais comprenez que MOI, je ne le suis pas.

Derrière nous : Mareva ?

Elle ( regardant derrière moi): Oui?

Une des filles qui était à la table viens vers nous.

La copine( me regardant): On te cherchais, il y a un problème ?

Elle( agacé) : oui.

Moi( en même temps): Non, j'essayais juste de faire connaissance avec votre amie.

La copine( perdue): Oh ? ok!

Elle : Au-revoir.

Elle s'en va et sa copine me jette un regard désolé. Je profite de l'ouverture.

Moi( soupirant): Elle n'est pas très sociable votre amie.

Elle ( amusé): ah oui, mais c'est juste avec les inconnus. Sinon c'est une fille bien et gentil.

Moi( je lui tends la main): Karl Djos...

Elle ( m'interrompant en serrant ma main) Djossou, oui je vous ai reconnue.

Je souris et la regarde droit dans les yeux quand on se serre la main.

Moi( reprenant): Elle me plaît vraiment, et se croiser deux fois de suite je trouve que c'est un signe ça. Vous ne trouvez pas ?

Elle ( acquiesçant tout sourire) : je me suis dit la même chose.

Moi: Ce serait vraiment regrettable pour tout les deux de se raté comme ça juste par méfiance. Vu qu'elle est fermé, si vous pouviez m'aider je vous en serais reconnaissant.

Elle ( hésitante): Heu...

Moi( sourire charmeur): Allez je ne lui veux pas du mal. Je suis quelqu'un de public, vous avez toute les infos sur moi. Ce n'est pas comme si j'étais un inconnu n'est-ce pas ?

Elle( réfléchissant) : C'est vrai... Bon je veux bien vous aider, mais Mareva est difficile...

Moi: Ah merci déjà, je veux juste pouvoir entrer en contact avec elle le reste je gère ok?

Elle ( amusé): Ok.

Moi: Tu peux être sûr qu'on on appellera notre premier fille ?

Elle ( riant): Jenifer.

Moi( charmeur): Très jolie prénom.

Je discute encore un moment avec elle en la mettant complètement en confiance. Résultats je me retrouve avec le numéro de Mareva ( j'ai retenue le prénom) et de Jenifer. Il le faut vu que je l'ai dans ma poche, elle m'aidera parce que je me rends compte que ça ne s'annonce pas facile du tout. La victoire n'en sera que plus belle.

Je repars dans la salle dire au revoir à mes amis et laisser ma carte au comptoir pour qu'on m'envoie la note des deux tables celle de mes amis et évidemment celui de Mareva aussi. Ensuite petite escale à la table de ses demoiselle dire bonsoir et au revoir en même temps.

Toutes sont ébloui et impressionné sauf celle qu'il me faut qui me snobe. Ce n'est pas grave, ça arrivera.

En me mettant au volant je lance l'appel chez mon père.

Lui( répondant à la première sonnerie): Si tu appelles à cet heure c'est pour des bonnes nouvelles j'espère ?

Moi: Plus que des bonnes nouvelles.

Lui: Tu as trouvé ?

Moi: Oui, et tu n'imagines pas jusqu'à quel point. C'est plus que j'ai jamais vu, au delà de nos espérances. Le jackpot.

Lui: À ce point ? Je veux la voir.

Moi: Là par contre ça va être difficile. Elle n'est pas du tout réceptive.

Lui: Met l'argent qu'il faut. Ébloui là, c'est ce que les femmes aiment.

Moi: Je l'ai fait, mais j'ai l'impression que ça ne suffira pas.

Lui( ferme): Il nous reste encore un peu de temps, mais ne traîne pas trop. Trouve un moyen et si besoin je suis là.

Moi( soucieux): J'y travail papa. Ne t'inquiètes pas.

~Mareva AGBO~

Jenifer( me regardant) : Tu aurai pu au moins être sympa non quand il est passé?

Moi( fronçant les sourcils): Pourquoi ?

Rya : Parce que ça ne coûte rien, tu lui plaîs chose normal vu que t'es canon. Il à payé toute la soirée pour nous...

Moi: Donc je dois lui lécher les pieds?

Rya( me fixant): Laisse moi finir, être sympa ne veux pas dire que tu acceptes, mais tu peux refuser tout en étant courtoise. Tu l'as méprisé pour rien pourtant dragué une femme ce n'est pas un crime? Si? Ou tu ne compte pas te marier un jour?

Moi(surprise): Bien sur..

Rya: Alors ? Tu penses te lever un jour et que ça te tombe du ciel ?

Kamila : Ça commence par se laisser dragué. L'âge avance et aujourd'hui tu n'as plus d'excuses. Je ne sais si ton projet est de finir seule.

Moi( soupirant): Je comprends ce que vous voulez dire, mais pour je ne sais quel raison il m'est antipathique ce type.

Jenifer ( amusé): C'est comme ça l'amour commence...

Kamila : En plus ce n'est pas n'importe qui...

Rya: Je te dis le jackpot et elle fait la fine bouche. Pardon donne nous ton secret sista...

Moi : Hum!

Je préfère ne rien ajouter, parce que elle ne comprennent pas ce que je dis. Ce type je sais pas, il me fait froid dans le dos.

Je frotte mon bras à l'endroit où il m'a touchée, je sais pas quand il à posé sa mains sur moi j'ai eu une sensation bizarre. Je ne saurai l'expliquer.

Bref, je ne vais pas lui accorder de place dans ma tête vu que je ne risque plus de le recroisé.

Nous sommes en route pour chez Kamila, il est 4h du matin. On n'a pas tardé nous aussi après le passage de l'autre.

Arrivé sur place, j'occupe la chambre de Kamila avec elle et Jenifer et Rya la chambre d'amis.

Réveil difficile le lendemain, on prend une douche à tour de rôle et descend prendre le petit déjeuner préparer par le cuisinier. Quand je suis ici je suis toujours sur le cul devant ce genre de luxe et de privilège.

Il y en a vraiment qui ont de la chance dans la vie. Un objet de cette maison peut payé ma maison familiale, mais je travaille dur pour nous aussi améliorer notre vie.

J'ai droit à mes cadeaux d'anniversaire, et c'est ému que je les remercie. Ensuite on passe la journée au bord de la piscine avant que kamila aille nous déposer à tour de rôle.

Retour dans ma réalité, mon quotidien. Dans mon une pièce, que j'ai aménagé d'une partie salon et un rideau qui cache le lit. La cuisine est derrière dans une autre pièce et juste à côté ma salle de bain.

Je viens d'intégrer ici il n'y a que quelques mois avec l'argent de mon fin de stage de la 5 ème année. Avant ça j'étais dans une maison avec les sanitaires dehors.

J'ai une copine pleine aux as vous me direz qui pourrait m'aider, mais non j'ai toujours refusé une quelconque aide ou pitié. Je savais pouvoir m'en sortir moi même et c'est ce qui est arrivera. Pauvre oui, mais avec de la dignité.

Ça fait un moment que je suis autonome sans avoir besoin d'ereinté un peu plus mes parents. Aujourd'hui je peux me permettre même de vivre ailleurs, mais j'aide mes parents pour l'école de mes petits frères et sœurs, donc je me prive pour eux.

En parlant d'eux, je passe rapidement un coup de balai et ensuite les appels. Je raconte mon anniversaire à ma mère et promet de passé la voir la semaine prochaine. Vu que ce sera mon weekend de libre dans ce mois ci.

On à normalement un weekend de libre par mois, plus un jour de libre chaque semaine et le reste du temps c'est la rotation à savoir service de jour et la garde de nuit. Les filles et moi ont été prises dans différentes pharmacies, ayant décidé de faire la même branche sauf Rya qui est en laboratoire.

Je prends une douche et m'assure que ma porte et fenêtre sont fermés avant de me mettre au lit.

Réveil à 5h 30, je me douche me brosse les dent et fait mon petit déjeuner qui sera aussi mon dîner de ce soir. Il me restera juste à me prendre un rapide truc à midi.

Je compte mes sous au franc près, pour éviter de boire du gari sans sucre pendant plusieurs semaines ( c'est déjà arrivé).

Ensuite je m'habille avec soin et dès 6h je quitte la maison. J'arrête un zem pour la pharmacie.

Arrivé je passe par l'entrée de service et entre en saluant tout le monde. Je pose mes affaires dans mon casier et ne sort que mon téléphone que je met sur vibreur. J'enfile ma blouse blanche et prend la place de la collègue qui était de garde en me désinfection les mains.

Tout de suite après ouverture des portes, je me retrouve accaparé. Et c'est un rythme de fou toute la journée.

Je sens la fatigue et ai juste hâte de rentrer. Ce weekend n'a pas du tout été de tout repos. Je suis dans mes pensées tellement que je me rends pas compte qu'on me parle.

Lui: Madame ?

Moi(reprenant contenance): Heu ... Oui ?

Lui ( posant une boîte devant moi): Je cherche ce médicament et on me dit que c'est en rupture de stock.

Je prends la boîte et ensuite regarde dans l'ordinateur ce qu'il en ait du produit.

Moi: Oui c'est le cas, mais je vois qu'on à réussi à en avoir quelques boîtes qui arrivera... attendez... normalement jeudi si tout se passe bien, mais on peut vous proposer un équivalent si c'est urgent.

Lui: C'est pour ma mère, et on n'a déjà essayé un équivalent qui n'a pas fonctionné avec elle. Donc on va attendre c'est mieux.

Moi ( prenant mon calepin): Très bien on va prendre votre numéro et vous joindre dès réception ?

Lui: Ok. C'est le 97....

Je note son numéro...

Moi( écrivant): C'est monsieur ?

Lui: Raphaël et vous ?

Moi( relevant la tête): Hein?

Lui( me fixant): Votre prénom ?

Moi( troublé): Mareva.

Lui( souriant en me détaillant du regard): J'attends votre appel mereva, et merci.

Moi( gêner): À vous de même.

Il tourne les talons et je le regarde partir.

Tina ( une vendeuse): Il est beau hein?

Moi( reportant mon attention sur elle): Si tu le dis.

Elle : Arrête il te mangeait du regard et je t'ai vu pour une fois pas indifférente.

Je souris gêner. Bon j'avoue il m'a un peu perturbé surtout de par son regard qui me donne l'impression de me déshabiller sur place et le laisser faire ce que j'ai lu dans ses yeux.

Heu je m'engare là, le manque de sommeil c'est sur. Je n'ai pas l'habitude des hommes ( bien que depuis mon arrivée à Cotonou je me fasse BEAUCOUP dragué), à part un petit flirt quand j'avais 15ans vite stoppé par ma même qui m'a surpris. Ce jour là j'ai reçu la bastonnade la plus mémorables de ma vie. Et vu que je suis une peureuse je n'ai plus jamais tenté.

Ensuite je suis venue dans la ville et mon principal intérêt était d'étudier et éviter de ramener une grossesse ou la honte sur ma famille, parole de ma mère. Donc je me suis tenu loin des hommes.

Les années où j'aurai pu m'y intéressé c'était les années les plus dur dans les études. Ce n'est pas simple de choisir le domaine médical, c'est très difficile hyper prenant et demande une abnégation total.

J'ai assisté aux problème et rupture plus difficile les une que les autres de mes amies et franchement ça m'a pas donné envie. Entre kamila et ses gigolos, Rya et ses histoires compliqué et Jenifer l'idéaliste de l'amour croyez moi c'est la meilleure cure de désillusion.

18h je quitte mon poste avec empressement et rentre chez moi. Je prends ma douche en discutant avec Rya et kamila, Jenifer étant de garde.

Je rechauffe mon plat du matin en m'installant devant la télé, ensuite dodo. Je tiens le rythme jusqu'à jeudi matin.

Je rêve juste de mon weekend loin de l'agitation et l'air vicié de la ville. Aujourd'hui on réceptionne les médicaments. Étant la pharmacienne présente, je m'occupe de la réception et vérifie les bons et les produits.

Tout nickel je libère le livreur et monte à l'étage m'occuper du déballage avec une des vendeuses et ensuite elle passe à l'enregistrement et l'étiquetage.

Les nouveaux médicaments jamais vendus sont mises à part en attente les prix réel que le pharmacien en chef déterminera.

Ceci fait je descends et vu que tout le monde est occupé je m'occupe de rappeler les clients en attente de médicaments.

En arrivant au numéro de Raphaël, mon cœur s'accélère et j'ai les mains un peu moite. Je me reprends me traitant de folle, il n'y a pas de raison qu'un inconnu me trouble autant. Je compose son numéro en me raclant la gorge.

Lui: Allô ?

Moi: Bonjour monsieur Raphaël, c'est la pharmacie Do-Régo je vous appelle pour vous informer de l'arrivage du médicament ***** que vous recherchez.

Lui: Ah oui, merde...

Moi: Si vous avez déjà trouvé il n'y a aucun problème...

Lui: Non ce n'est pas ça, j'ai dû juste voyagé et là c'est un peu compliqué...

Moi: Oh, je comprends.

Lui: Je suppose que je ne peux prendre le risque de venir demain ?

Moi: Vous n'êtes pas le seul intéressé et ça risque de partir courant de la journée.

Lui: Mareva c'est bien ça ?

Moi: Heu oui...

Lui: Vous voulez bien me rendre service svp?

Moi: Heu ... Si possible...

Lui: Est-ce que vous pouvez me prendre autant de boîte que possible et demain à mon retour je passe le récupérer ?

Moi: Heu ... C'est que...

Lui ( m'interrompant avec la voix douce): Svp, c'est vraiment important pour ma mère. C'est vraiment le médicament qui la soulage le plus... Svp dès que j'arrive je vous rembourse...

Moi: Il ne s'agit pas de ça ( soupire) ok je vais vous aider.

Lui( taquin): Vraiment merci, vous sauver ma mère comme ça...

Moi( levant les yeux sourire aux lèvres): N'exagérons pas.

Lui: Mais pas du tout. Sinon vous pouvez me donner votre numéro ?

Moi( étonnée): Mon numéro ?

Lui: Oui pour vous appeler, je suppose que là vous utilisez le fixe de la pharmacie ?

Moi: Oh, ok.

Je lui donne mon numéro et ensuite je raccroche. Hum, j'aime me créer des problèmes. Je fini mes appels et ensuite réussi à lui trouver 3 boîte que je passe à la caisse en payant non sans avoir la peur au ventre.

Si jamais il décide de ne pas récupérer je suis foutue, parce que ça coûte une blinde. Là je me demande pourquoi j'ai accepté même ? Après il était bien habillé et très soignée, il sentait l'aisance.

J'essaie de me rassurer comme ça jusqu'à la débauche. Même routine qu'hier, à la différence que j'appelle mes parents et discute avec route la famille qui profite à me passé des commandes vu que j'y vais ce weekend.

En me levant le lendemain,je me réconforte en me disant que dès demain je suis ailleurs. Au boulot même rythme que je tiens, en sortant je souffle un grand coup. Direction d'abord faire les courses que je vais emporter demain.

D'abord les denrées alimentaires puis quelques petits cadeaux pour tout le monde.

La flemme à fait que ce matin j'ai rien préparer donc je décide de me rendre dans un petit resto me commander un plat dans l'intention de l'emporter. J'arrête un zem qui me conduit au resto pas loin de mon boulot dont j'ai mes habitudes.

[ Appel entrant inconnu]

Moi( décrochant ): Allô ?

Lui( voix douce): Bonsoir Mareva !

Je reconnais aussitôt la voix mais je fais ma diva un peu...

Moi: Bonsoir, à qui ai-je l'honneur svp ?

Lui( rire): Raphaël d'Almeida !

Moi: ok!

Lui: Comme promis, je viens de rentrer et j'appelle pour récupérer les médicaments.

Moi( me tapant le front): Les médicaments oui...

Lui: Ne me dite pas que vous avez oublié ?

Moi: Non pas du tout, je l'ai ai juste laisser à la maison chez moi.

Lui ( rassurer): Oh si ce n'est que ça. Vous avez fini le boulot non?

Moi: Oui.

Lui: Super, si vous m'indiquez je peux passer chez vous.

Moi: C'est que j'y suis pas encore, je suis encore dans les parages de cadjehoun.

Lui: Je ne suis pas loin de la aussi, je suis juste à côté du tribunal.

Moi: Et moi dans la von de franc- prix, tu rentres et c'est le deuxième carrefour à droite.

Lui: Je vois, j'arrive.

Moi: Ok.

Je me met en bordure de voie et l'attend avec mes sacs dix minutes plus tard une Lexus se gare devant moi. Je fronces les sourcils dans l'intention de rabrouer encore un énième dragueur quand la vitre se baisse et je le reconnais.

Mon cœur fait un petit boom, face à son sourire éclatant.

Lui( levant les mains hilare): Baisse les armes, ce n'est que moi.

Le ridicule de la situation me fait rire.

Moi( souriante): Désolé.

Lui : Aller monte.

Je fais le tour pose mes sacs sur le siège arrière et m'installe à l'avant dans sa voiture qui sent super bon au passage. Il se rapproche de moi en me faisant la bise, et j'ai le temps de sentir son odeur et sa peau super fraîche ( dû à la clim). J'ai des picotements qui parcourent tout mon corps et se loge direct dans mon bas ventre. Je suis complètement troublé et déstabilisé.

Lui( sourire en coin): Tu m'indique la maison alors ?

Moi(revenant sur terre): Je voulais me prendre un repas à emporter là bas d'abord ( je lui montre le resto devant nous).

Lui( mettant le contact): Il n'y a pas de soucis.

Juste quelques secondes il se gare et je descends surpris de le voir me suivre. Je passe commande et le temps que ça arrive on s'installe à une table et il me propose de prendre une boisson en attendant. Ce qu'on fait en discutant de la pluie et du beau temps.

Tout le long je surprend ses regards sur moi, mais fait mine de les ignorer. Mon plat arrive et plus rapide il paye et en me prenant des boissons dessus.

Moi( gêner): Vraiment il ne fallait pas.

Lui: C'est pas grand chose.

Moi( me levant): merci.

On retourne à la voiture et direction chez moi. Je descends avec mes paquets et pose le tout en prenant le sachet de médicaments. Je vérifie qu'il y est la facture et retourne lui donner.

Moi: J'ai pu trouver trois boîte, vous avez la facture à l'intérieur aussi.

Lui( regardant dans le sachet): Je vois ça, encore une fois merci...

Moi( gêner): Je t'en prie.

Il fouille ensuite dans sa boîte à gants me tendre une enveloppe. Je la prends et l'ouvre, de l'argent mais plus que ce qu'il me doit. J'enlève la différence et lui rends.

Moi: C'est beaucoup plus que ce que vous me devez

Lui( me regardant): C'est fait exprès, c'est ma manière de vous remercier

Moi : Vous l'avez déjà dit et ça va déjà.

Il insiste mais je refuse fermement en posant les billets sur ses cuisses.

Lui: Dans ce cas vous acceptez de dîner avec moi en échange et je laisse tomber.

Moi: Vous m'avez déjà offert un repas ce soir.

Lui( me fixant): Et si c'était un prétexte pour vous revoir ?

Moi( perturbé): Heu... Pourquoi ?

Lui: Vous le saurez si vous acceptez de me revoir.

Moi( le cœur battant la chamade): C'est d'accord.

Lui( souriant) : Ce weekend ?

Moi: Je serait hors de Cotonou ( il lève les sourcils) je vais rendre visite à mes parents.

Lui: Et vous revenez quand ?

Moi: Dimanche soir et j'enchaîne ma semaine de travail. Par contre j'ai ma journée du vendredi de libre.

Lui: Va pour vendredi alors. On reste en contact ?

Moi: Ok.

Lui: Je vais y aller. Passe une bonne soirée Mareva.

Il a cette façon de prononcer mon prénom qui fait chanter mon cœur. Je lui fais une bise rapide en descendant de sa voiture. Il attend que je rentre et ferme le portail avant de partir.

J'entre chez moi, les mains moite et un peu retourner. J'ai chaud d'un coup et je décide de prendre une douche. En enlevant mon sous vêtements je constate une certaine humidité

Moi( abasourdi): wtf???

Chapitre 3 Chapitre 3

Ce type est vraiment un danger public. Jamais un homme n'a eu un tel effet sur moi, j'avoue que ça me donne des papillons dans le ventre et m'effraie aussi un peu. Et j'adore ce sentiment si nouveau dans mon vie.

Alors je vais prendre en compte l'avis des filles sur le faite d'être un peu plus ouverte et en faite pour dire vrai Raphaël me plaît... Beaucoup. J'aime sa grande taille, son style décontracté, sa carrure et surtout son sourire charmeur.

Je discipline mes pensées et me rend dans la douche. Au sortir de là je me nettoie, passe ma crème et mon deo avant de m'habiller d'un ensemble pyjama short et haut.

Je rechauffe mon plat et c'est devant la télé que je mange en discutant avec les filles sur WhatsApp. Dès que j'en ai marre j'éteins et me met au lit.

Le lendemain je suis debout à 5h du matin. D'abord je fais ma petite valise pour deux jours et range les courses que j'ai faite pour la famille. Mon sac prêt je passe dans la salle de bain, me laver et me brossé les dents.

Je prends sur moi de me maquiller légèrement et m'habille. Dernière vérification et je sors de la maison pour arrêter un zem pour l'arrêt des taxi.

J'arrive et par chance prends la dernière place dans une voiture, donc dix minutes plus tard il prend départ, il est 6h15 min. Direction Abomey, je sors aussitôt mon portable et mes écouteurs pour écouter la musique. On en a pour 2h 30 voir 3h de route ça dépend selon que la voie soit encombré ou pas et aussi des arrêts.

Abomey est une ville du sud du Bénin, située à 145 km de Cotonou. C'était l'ancienne capitale du royaume de Dahomey (Danhomé en langue fon) (ou d'Abomey aujourd'hui). Ce royaume à des origines mystérieuse.

On dit royaume parce que dans le temps ( pendant l'esclavage 1625 ) c'était le fief de l'armement militaires qui réussit à conquérir d'autres villes. Plusieurs roi se sont succédé à la tête de ce grand royaume, tous impressionnant redoutable et impitoyable avec leurs voisins et ennemis qui ont donné aujourd'hui lieux à des histoires historique pationnante et unique. Chaque roi avait pour habitude de construire son palais créant ainsi jusqu'à aujourd'hui un patrimoine historique unique ( classé au patrimoine de l'UNESCO).

Même jusqu'à aujourd'hui la royauté est toujours d'actualité, avec le roi Dah Sagbadjou Glèlè.

Je regarde le paysage défilé en respirant mieux. Dès fois je sature de vivre à Cotonou, avec la vie à 100 à l'heure. On a l'impression que la ville ne dors jamais, la pollution, le bruit et surtout le stress quotidien.

Je ne comprendrai jamais ceux qui prétendent ne pouvoir vivre ailleurs. Ou tout simplement c'est moi le problème, ayant connu la majeure partie de ma vie autre chose j'ai du mal à m'adapter totalement. D'où j'ai besoin de faire ce déconnectement de temps en temps.

Enfin arrivé, je descends et récupère mes sacs. Dès que je met pied ici, je me sens différente. La dynamique n'est pas la même qu'à Cotonou, l'ambiance et même l'air n'est pas pareil. En même temps avec ce lieux chargé d'histoire et témoin muet d'un temps passé assez douloureux, il n'est pas étonnant qu'arriver ici ça se ressentent dans l'air.

D'ailleurs une légende ( des plus vrai) sur la création de cette ville en est le parfait exemple. c'est le roi Houegbadja qui fonde le royaume du Danhomè au début du xviie siècle. C'est sous son règne que le royaume prend une idéologie expansionnisme. Il a fait du Danhomè, un État toujours plus grand et plus fort en annexant des États ( autres villes) et faisant la guerre à ses voisins pour prouver sa suprématie ( c'est d'ailleurs le fort de tout les rois de 1925 à 1900).

Le fils de Houegbadja, Yangodo, va jeter son dévolu sur le petit État du roi Dan, qu'il finit par attaquer et décapiter, avant de jeter son cadavre mutilé dans les fondations de son futur palais. En effet, le nom même du Danhomè signifie littéralement « sur le ventre de Dan », allusion à peine voilée au meurtre perpétré à l'encontre de cet ennemi qui était jugé trop encombrant et dérangeant.

Et ce n'est là que l'une des histoires parmi tant d'autres de cette ville chargé d'histoire.

J'arrête un zem et négocie le prix avec lui en lui indiquant ma destination. Ne vous étonnez pas qu'au Bénin on se déplace plus à zem qu'en taxi.

Au départ il y a bien longtemps, on pouvait circulé en ville en taxi, mais l'appât du gain fait que tu te retrouvais serré comme une sardine et du coup beaucoup préférais prendre les taxi moto appelé chez nous "Kèkènon" ou "zémidjan" qui sont même moins chère.

Au fil du temps tout le monde à arrêter de prendre les taxi qui devenait vieux et sale pour les zem ( diminutif de zémidjan), qui se sont eux multiplier dû aux chômage et aussi aux jeunes des villages qui viennent le pratiquer à Cotonou pour avoir de quoi nourrir leurs familles.

Aujourd'hui ils se retrouvent partout dans les quartiers de ville où village et sont devenus le moyen de déplacement n1 au bénin saturant la circulation en plus de crée parfois le désordre.

Constatant qu'il y a un marché à prendre, on apprend la création d'une ligne de taxi. Nouvelle accueilli par beaucoup d'enthousiasme jusqu'à ce qu'ils apparaissent et qu'on se rende compte des prix.

Pour une distance 500fcfa par zem, en taxi tu débourse 5000 voir 7000fcfa. Très vite on comprend que les fameux taxi sont destinées à une élite et non pour les poches moyenne. Donc ce n'est sûrement pas demain la veille que les taxi moto disparaîtront du sillage de la circulation béninoise.

Le zem me dépose à l'entrée de notre quartier. La rue est un peu difficile d'accès, et je pouvais continuer à zem mais ça aurait été avec difficulté et j'aurai été balancé de tout les côté mieux je marche en plus ce n'est que quelques pas.

À peine descendue que les enfants me reconnaissent et viennent m'aidé avec les sacs. Quelques personnes sortent de leurs maisons pour me regardé comme une curiosité pourtant tous me connaissent et m'ont vu grandir. Mais j'avoue avoir beaucoup changé et ça fait quand même 4 mois j'étais pas venu stressée par mon examen final.

Je salue au passage tout le monde et arrive enfin en vue de notre maison. Je vois ma mère assise entrain de chargé son étale sûrement pour aller au marché. Les enfants qui m'ont précédé la trouve, et juste après elle lève les yeux vers moi.

Je presse le pas et c'est tout ému qu'elle me prend dans sa bras les larmes aux yeux.

Moi( ému): Maman arrête...

Elle : C'est que je suis très contente de te voir, tu as tellement changer ma fille.

Elle me palpe et examine sous toutes les coutures puis fronces les sourcils.

Elle : Est-ce que tu fais les bains avec les plantes que je t'ai donné ?

Moi: Heu... Plus depuis un moment...

Elle : Eva, tu n'es pas sérieuse ? Donc tu te promène comme ça dans la ville depuis combien de temps ?

Moi: Comme ça comment maman ?

Elle : Hum. Ce soir je te ferai un bain là je suis en retard.

Moi: Très bien, je vais me changer et venir avec toi.

Elle ( scandalisé): et attirer encore plus sur toi les yeux des sorciers et sorcières? Non, tu restes à la maison.

Moi: Maman ne commence pas tes choses stp, je viens c'est tout. Tu es trop superstitieuse.

Je la laisse et entre dans la maison en même temps que les enfants qui m'ont aidé en ressortent je leurs donnent un billet à partager. Puis réceptionne Béni ( 10ans) le benjamin.

Moi: Ouh là là là tu grandis trop vite toi...

Lui: Oui parce que j'ai 10 ans maintenant.

Moi( amusé): Tu as raison.

Je le pose et traverse le salon pour le couloir j'ouvre la porte de la chambre que je partage avec Suzy qui est encore couché à l'heure là.

Moi( fermant la porte): Tu es sérieuse de dormir à 9h passé ?

Elle ( remettant les couvertures sur sa tête): J'ai eu cours toute la semaine, là je profite de ma grasse matinée.

Moi: Tu as largement dépassé la grasse matinée.

Bref je la laisse et pose mon sac sur mon lit. Je me change pour une tenue plus simple jean et tee-shirt puis sort de la chambre en tombant sur Marcel 14 ans habiller comme pour sortir.

Lui: Dada ( grande sœur en langue fon) Eva tu es arrivé quand ?

Moi: Juste à l'instant et toi tu vas où ?

Lui: au TD.

Moi : D'accord, à tout à l'heure alors.

Lui( s'en allant): Ok.

Je le rappelle et ouvre mon sac pour lui donner 2000f. C'est celui sur qui je compte les yeux fermés, il est sage et n'apporte aucun problème pas comme Suzy par exemple.

J'arrive au salon sur ma mère qui m'attend avec des feuilles qu'elle me demande de marché. Je le fais en grimaçant, parce que essayé de discuter avec elle c'est peine perdue.

Ma mère est animiste. Étant initié aux rythmes du vodoun il y a quelques années, il arrive comme maintenant qu'elle me disent de faire ci ou ça sans vraiment me l'expliquer. Ça à commencer lorsque j'étais petite victime de cauchemar effroyable qui à entraîner une maladie dont jusqu'à présent on ne m'a jamais expliquer.

Je me rappelle avoir été envoyé chez une guerrisseuse et au sortir de là, j'ai commencé à avoir droit à ses bains chaque trois mois pour encore une fois je ne sais quel raison.

J'ai confiance en mes parents, ils ne peuvent me vouloir du mal, mais il m'arrive d'oublier de le faire. Ce n'est pas intentionnel, même si j'avoue cela me fatigue de le faire.

Après ça, elle m'a fait boire une boullie pour faire passer le goût. Ensuite on a enfin pu aller dehors et prendre les sacs qu'elle à préparer pour se rendre à pied à la descente avant de prendre un zem pour le marché.

Arrivé à son emplacement, j'ai balayer et c'est ensemble qu'on à tout mis en place pour commencer notre journée.

Toute la journée, ça n'a pas arrêté, ma mère était super contente et j'ai pu passer du temps en tête à tête avec elle et discuter surtout de ma vie à Cotonou.

Elle ( souriante en faisant la recette): Quand tu es là mes journées sont toujours excellente.

Moi(occupé à couper la viande): Ça c'est parce qu'on est samedi maman.

Elle ( mettant l'argent dans son porte-monnaie) : Si tu veux. Bon laisse ce que tu fais et asseois toi. Tu travailles toute la semaine et aujourd'hui on a été au marché. Je ne veux pas que le lundi tu arrives tout fatiguée au boulot.

Moi: Ok, mais je vais t'aider quand même.

Elle(ferme) : Non.

Elle me tire et me fait asseoir sur un tabouret. Elle sort et reviens avec une Suzy pas ravi pour l'aider à faire la cuisine.

Je les laisse en entendant la voix de mon père. Donc je sors pour le salué. Mon père contrairement à ma mère est très réservé. C'est un homme simple, honnête et humble.

Je le décharge de ce qu'il tient et il s'en va se rafraîchir puis me retrouve avec les garçons assis devant la télé. Il m'appelle près de lui et prend de mes nouvelles jusqu'à ce que la cuisine soit prêt et qu'on s'installe pour manger tous ensemble dehors sur la natte vu qu'il fait chaud dans la maison.

Cette petite maison de 3 chambre salon et cuisine et une douche avec les WC à l'extérieur. La maison est simple même pas crépi mais c'est notre chez nous et on en est fière, surtout parce que c'est mon père qui l'a construit à la sueur de son front.

J'ai la chance d'avoir des parents consciencieux, toujours à notre écoute c'est pourquoi je me suis moi même imposé cette rigueur. Croyez moi j'ai vu de tout ici, des foyers où l'alcool rythme les humeurs, les disputes à n'en plus finir, des foyers où tout les jours c'est le catch. Alors j'apprécie d'autant plus les miens pour avoir toujours été unie. Si même mes parents se sont disputés un jour, je n'ai jamais su alors.

Après manger, j'en profite pour donner à chacun ses cadeaux. Ensuite c'est ma mère qui s'amuse à nous raconter des histoires qui nous font rire même mon père.

On ne sait comment on se retrouve que tout les deux. Je pose ma tête sur ses genoux et elle sourit en me caressant mes cheveux.

Elle ( poussant un gros soupire): Ta sœur connais déjà les hommes...

Je me relève en ouvrant grand les yeux.

Moi: quoi?

Elle( continuant) : ses notes ont chuté, elle se cache pour sortir la nuit et le pire elle à raté plusieurs cours. Ton père n'est pas encore au courant, j'ai peur de ses réactions quand il est en colère...

Je hoche la tête pensive. Aussi calme que soit mon père ses colères sont terribles. Il est capable de te tapé au point de t'accompagner après à l'hôpital.

Mam: Je lui parle et elle n'écoute pas. Qui que soit cet homme en l'encourageant à 17 ans à faire tout ça est-ce qu'il veut alors quelques choses de sérieux ?

Moi: Non.

Elle : Voilà, je vous protège tous mais à un moment je finirai dépassé et le dirai à votre père.

Moi: laisse moi d'abord lui parler, si ça ne change pas, hé ben...

Je ne peux finir mes mots tellement ça me glas le sang la suite.

Elle : Hum, bon et dit moi de ton côté pas de petit ami?

Moi( riant): Non, je suis bien comme ça.

Elle : Hum, il faut arrêter, on t'a encourager à être sérieuse c'est vrai mais aujourd'hui que tu as presque fini il faut aussi te détendre et chercher à fondé ton foyer...

Moi: Pourquoi tout le monde me dit ça dernièrement ?

Elle : Parce que tu commences à inquiété, et tu es à l'âge où on commence à construire une relation. Passé 30 ans célibataire et avec un bon boulot les hommes commence à se dire qu'il y à forcément problème quelques part...

Moi: Ses même homme à la recherche de femmes travailleuse et non consommatrices ? Pourquoi être effrayé par la suite ?

Elle : ils disent que les femmes sont compliqués mais eux ne sont pas mieux, premier à jugé, il veulent le beurre, l'argent du beurre et la beurrière...

Je ris.

Moi( mdr): Crèmière maman!

Elle ( souriante): moufff! (J'éclate de rire et elle continue) On dit que le temps évolue mais pourtant les mentalités sont les mêmes. Leurs égo sont surdimensionné, dès que tu les dépasse c'est fini il te fuieront et ceux qui accepteront de se frotter à toi chercherons à te rabaisser pour booster leurs égo. Ils cherchent certe des femmes qui travaillent mais seulement celles qui se débrouille et n'émascule pas leurs virilités.

Moi: Hum!

Elle : Et il n'y a pas de règle sans exception. Je te souhaite l'exception qui t'aidera à aller loin dans ta carrière.

Moi: Amen maman.

Après cela on se lève pour plié la natte et je rejoins la chambre pour me coucher.

Sous les draps je repense à tout ce qu'on s'est dit avec maman et mes pensées s'envole vers Raphaël. Je souris bêtement, je vois son visage, ses yeux, son corps, sa bouche. Je me mords la lèvre en souriant, sans savoir quand je m'endors.

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