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COINCÉ AVEC MON ENNEMI JURÉ

COINCÉ AVEC MON ENNEMI JURÉ

Auteur:: nesslodd
Genre: Romance
L'interdit ne choisit point l'endroit où il vient se pointer... Elle essaye toujours d'éblouir son public, là-bas, elle peut jouer, s'échapper de son quotidien, se venger de la vie. Car malheureusement, tout s'est dégradé quelques années auparavant. Un drame qui lui a laissé des séquelles physiques, mais aussi psychologiques, même si elle tente de se reconstruire malgré tout. Elle n'est plus celle qui rigolait constamment. Elle est devenue quelqu'un d'autre: une personne froide, méfiante, distante. Un soir, alors qu'elle se laissait aller après une routine, les choses ne se passent pas du tout comme prévu. Mais ce qu'elle avait encore moins imaginé, c'était le revoir après avoir accepté l'invitation de sa cousine pour des vacances en Irlande. Comment vont-ils tous deux réagir en se revoyant ? Qu'en adviendra-t-il de leurs relations ? Venez découvrir « COINCÉ AVEC MON ENNEMI JURÉ ».

Chapitre 1 PROLOGUE

Kalys

Une boule de la taille de mon poing se loge dans ma gorge lorsque je m'observe dans mon miroir sur pied. Il m'est impossible de rester insensible. Ce que le reflet me renvoie me répugne. M'effraie.

Du bout des doigts, je caresse lentement ma peau meurtrie et l'examine avec minutie en essayant tant bien que mal de ne pas hurler. Depuis quelques mois, je m'échine à garder mon sang-froid, mais c'est dur. Trop dur! Ce que je vis est pire qu'un cauchemar. C'est un véritable calvaire!

Je clos mes paupières, expire l'air contenu dans mes poumons et relâche tout doucement mon souffle afin de réguler mon rythme cardiaque. Malheureusement, cette méthode ne fonctionne pas, je me sens toujours à fleur de peau.

Il y a peu, j'avais une vie normale comme toutes les personnes de mon âge. Seulement ça, c'était avant qu'on me détruise.

Comment ai-je pu être aussi naïve ?

Je rouvre les yeux et essuie mes pommettes mouillées avant d'enfiler une robe noire pailletée que ma mère m'a offerte il y a quelques jours. Elle est resplendissante, elle scintille. Pas comme moi. Non, moi, je ne brille plus, je me suis éteinte lorsque mon corps s'est mis à brûler. Ma vie est foutue, c'est ce que je me répète régulièrement. Pourtant... Je n'ai que seize ans.

Assise sur un tabouret, j'enfile des bottines et me lève au moment même où on frappe à la porte.

- Ma puce, c'est moi. Je peux entrer?

Je réprime un soupir avant de répondre :

- Oui. Maman. Je suis prête.

Alors qu'elle fait un pas dans ma chambre, je glisse mes doigts dans ma longue chevelure brune afin d'y remettre un peu d'ordre. Elle me contemple de haut en bas, les lèvres pincées.

- Tu es sublime.

Même si je suis persuadée du contraire, je préfère me taire afin de ne pas la rendre encore plus triste qu'elle ne l'est déjà.

Elle avance vers moi tandis que je reste plantée comme un piquet. Je la laisse m'éteindre. Ses bras enroulés autour de mon cou, elle me chuchote à l'oreille qu'elle m'aime. J'aimerais lui dire la même chose. Malheureusement. ce sont les larmes qui parlent pour moi.

- Je déteste te voir dans cet état, me souffle-t-elle en me libérant.

Ses pupilles sont inondées de larmes. Ça me fend le cœur encore davantage.

- Tout ira bien désormais, ajoute-t-elle, la paume de sa main posée sur mon épaule. Je te le promets

Sur ce, elle dépose un baiser sur mon front avant de quitter ma chambre.

Que serais-je sans toi, Maman? Je me le demande.

Une fois remise de mes émotions, je la rejoins dans le salon. Je me force à lui sourire en enfilant mon manteau, et c'est avec de grands sacs dans chaque main, remplis de cadeaux, que nous affrontons le froid hivernal pour aller fêter Noël chez ma tante et mon oncle.

À peine le seuil de leur demeure franchi, ma cousine Mélanie m'embarque dans sa chambre, ne me laissant même pas le temps de saluer ses parents. Elle m'ordonne de m'asseoir sur son lit sans plus attendre. Je fronce les sourcils.

Qu'est-ce qu'elle mijote?

- Il faut que je te montre quelque chose, s'extasie-t-elle en se plantant devant son bureau. Je suis certaine que tu vas kiffer.

Intriguée, je la toise d'un air suspicieux en retirant mon manteau alors qu'elle trifouille dans son PC.

- Regarde bien, s'exclame-t-elle en venant s'asseoir à mes côtés. J'ai trouvé un truc qui déchire.

Elle me sourit tout en passant un bras autour de mes épaules.

OK... Voyons ça...

Tête l'une contre l'autre, nous rivons notre regard sur l'écran. Sur le clip de I'm a Slave 4 U de Britney Spears, j'aperçois une femme à la chevelure rouge coupée au carré qui se trémousse avec sensualité sur une chaise. Elle est vêtue de lingerie noire et d'un chapeau haut de forme. Je souris, je comprends rapidement pourquoi Mélanie me montre ça. Elle sait que j'adore danser. Toutefois, depuis ce qui m'est arrivé, je n'ai plus le goût à rien.

Non, plus rien ne m'intéresse si ce n'est m'enfermer dans ma bulle pour pleurer toutes les larmes de mon corps.

- C'était pas mal, hein? me lance-t-elle une fois la vidéo terminée.

Je lui réponds par un haussement d'épaules.

- Je t'imagine bien danser comme ça un jour, dans un cabaret, m'annonce-t-elle en se levant.

J'écarquille les yeux. Elle déconne ?

- Pourquoidans un cabaret ? Je ne pense pas que...

- Parce que tu m'en avais parlé une fois, et je sais que tu ferais fantasmer tous les mecs, me coupe-t-

Comment pourrais-je être sexy avec toutes ces marques?

Furieuse, je la fusille du regard avant de déguerpir à toute vitesse de sa chambre. Alors que je me dirige vers le salon, je l'entends m'appeler. Je l'ignore, bien trop consciente que je pourrais m'embrouiller avec elle. J'adore Mélanie, je la considère comme une sœur. Depuis que nous sommes gamines, nous sommes soudées comme les doigts de la main. Malheureusement, je ne suis plus celle qui rigolait constamment avec elle. Je suis devenue quelqu'un d'autre : une personne froide, méfiante, distante.

Sans un regard pour mes proches, je m'affale sur le canapé en croisant les bras sous ma poitrine. J'ai envie de pleurer, de démolir tout ce qui se trouve devant moi. Cependant, même si ça me démange, je fais mon possible pour garder mon sang-froid. Je ne voudrais pas qu'on me prenne pour une folle.

Mélanie débarque, regarde autour d'elle et s'installe à côté de moi en soupirant. Lorsque je jette un œil vers elle, je remarque que son visage est empreint d'une infinie tristesse. Elle voudrait me consoler, je le vois dans ses yeux. Mais têtue comme je suis, je ne lui en donne pas l'autorisation. Je l'ignore encore, en faisant semblant de m'intéresser à ce qui se passe à la télé.

Quelques minutes plus tard, alors que ma mère aide ma tante en cuisine, je ferme les yeux, recroquevillée comme une crevette sur le canapé, et je tente de faire le vide dans ma tête. Sauf que je suis perturbée par les images de la vidéo de tout à l'heure. Je m'imagine à la place de cette danseuse.

En réalité, je m'y vois bien, ça me fait même sourire.

Un sentiment de culpabilité m'envahit tout à coup. Je regrette finalement ma réaction face à Mélanie Et puis à dire vrai, j'adore le cabaret.

Chapitre 2 CHAPITRE 1

Aylan

De nos jours

- Bon, Jo... T'es prêt? s'écrie Timothé.

- Putain, ouais... Mais vous êtes fous, je vais me faire assassiner par Alexandra demain matin quand elle apprendra qu'on est venus ici.

Timothé se bidonne.

- On ne te demande pas de coucher avec une des danseuses, s'exclame Nathan en appuyant sur la sonnette du club. On veut juste que tu apprécies le spectacle.

- Nathan a raison. Ne te pose pas de questions pour l'instant. Ce n'est pas tous les jours qu'on fête ton enterrement de vie de garçon, le rassure Keyne en lui enfilant un collier hawaïen autour du cou.

Il ébouriffe sa tignasse alors que je le prends en photo avec mon téléphone. Aujourd'hui on enterre la vie de célibataire de Jo, un de mes cousins. Pour l'occasion, Keyne a rassemblé ses potes afin de lui proposer une soirée de folie, au « Betty Oups ! ». C'est la première fois que je vais y mettre les pieds, mais ce pub est réputé pour ses danseuses très sexy et je compte bien en profiter moi aussi. Surtout après une journée épuisante à réparer des motos.

Le videur à l'entrée nous fouille tous un par un avant de nous demander de le suivre. Je souris en faisant vadrouiller mon regard autour de moi. C'est pas mal, dans un style biker. On peut voir de nombreuses affiches des années 70 ainsi que des guitares accrochées sur les murs, des panneaux lumineux, des canapés en cuir marron et même quelques vieilles bécanes en guise de déco.

Le colosse nous mène jusqu'à une salle à l'ambiance tamisée où se trouvent de nombreux canapés rouges, presque tous occupés par une clientèle masculine.

- Je sens qu'on va bien s'éclater, s'extasie Nathan avant de sourire de toutes ses dents.

Je l'imite tout en progressant lentement et en inspectant les lieux de fond en comble, alors que Closer de Nine Inch Nails nous accompagne à travers les haut-parleurs.

- Oh putain! Mate-moi la bombe, là-bas ! s'exclame soudain Keyne en me désignant la scène du menton.

Je regarde dans la direction qu'il m'indique et j'aperçois une danseuse qui se trémousse sur une barre de pole dance. Une blonde aux longs cheveux, à la poitrine généreuse, sapée de lingerie noire et de bottes en cuir. La vache ! Keyne a raison. C'est un avion de chasse, cette nana.

- Nan, mais sérieux, pourquoi je ne suis pas célibataire, moi? ronchonne-t-il sans la lâcher des yeux.

- Parce que tu as trouvé la perle rare, le réconforté-je en lui tapotant l'épaule.

- Pas faux. D'ailleurs, je me demande ce que je fous ici, finalement.

- Tu es venu faire plaisir à Jo.

- C'est vrai, mais je me sens un peu mal. Jusqu'à présent, je ne m'étais pas mis à la place de Mel.

- Tant que tu gardes ta bite gentiment dans ton froc et ta langue dans ta bouche, tout ira bien, mec!

Il s'esclaffe. Je ne m'en fais pas pour lui, je sais qu'il se tiendra à carreau. Il est raide dingue de sa copine.

Nous prenons place sur un canapé juste en face de la scène, commandons des bières et admirons la danseuse qui se déhanche de plus en plus sensuellement. Quand elle jette un œil dans notre direction, elle prend un air de diablesse, descend les marches, et nous contemple chacun à tour de rôle avant de pointer son index vers Jo, pour lui faire comprendre que c'est sur lui qu'elle a jeté son dévolu.

- Oh, Jo ! C'est ton jour de chance, s'écrie Keyne en lui ébouriffant la tignasse.

- Je préférerais qu'elle choisisse quelqu'un d'autre. J'ai pas envie qu'Alex me fasse la peau.

Malheureusement pour lui, il n'a pas le temps de faire ou de dire quoi que ce soit à la danseuse que déjà elle grimpe sur ses genoux en lui adressant un regard langoureux. J'explose de rire, c'est plus fort que moi, alors qu'il fait son possible pour prendre sur lui quand elle agite sa poitrine contre son torse.

J'hallucine. Il a le visage aussi rouge qu'une tomate.

Alors que les autres potes de Jo encouragent la fille à poursuivre son show, Keyne m'nforme qu'il doit appeler Mélanie. Je lui adresse un mouvement de tête et reporte mon attention sur la danseuse, qui est en train d'embrasser mon cousin à la lisière de l'oreille. Il semble se détendre, je le vois sourire quand elle se détache de lui. Elle lui adresse un clin d'œil puis le salue avant de disparaître de notre champ de vision, pour laisser sa place à une nana aux cheveux rouges coupés au carré, fringuée d'un bustier violet, d'un porte-jarretelles assorti et d'escarpins à hauts talons. Nom de Dieu !

Elle est encore plus canon que sa collègue, avec sa silhouette menue et ses minuscules seins particulièrement mis en valeur dans son corset.

Le sourire aux lèvres, je suis ses moindres faits et gestes, la détaille sous toutes les coutures, de son visage jusqu'a ses pieds. Assise sur une chaise noire, les jambes écartées, elle se la joue sexy tout en s'effleurant la poitrine sur Umbrella de Rihanna. Autour de moi, les cris redoublent. Ça siffle, ça hurle, les hommes l'encouragent à danser avec plus de sensualité encore.

Pris dans l'ambiance, je me lève et les imite. J'en veux plus, moi aussi ! Je veux qu'elle m'en mette plein la vue afin que je me souvienne longtemps de ce spectacle. Pour être franc, je ne pensais pas que le show serait aussi excitant.

Mais pourquoi je n'ai jamais mis les pieds ici avant ?

Je me rassois au moment même où elle descend les marches.

Une fois face au public, elle jette un coup d'œil autour d'elle et s'approche de moi en me souriant en coin. Un frisson me parcourt de haut en bas.

Bonjour, jolie diablesse !

- Toi! Oui, c'est toi que je veux, m'annonce-t-elle en venant s'asseoir à califourchon sur moi.

Ma respiration s'accélère et mon érection commence à monter quand elle vient enrouler ses bras autour de mon cou.

Oh putain...

Tandis que les potes de Jo nous sifflent comme des imbéciles, la magnifique demoiselle aux cheveux rouges m'offre un show époustouflant en se frottant contre moi avec sensualité. Oh bordel ! Mon érection enfle un peu plus.

Cette fille est remarquable et d'une beauté rare. De si près, je remarque ses iris marron clair, ses longs cils, son nez arrondi, ses taches de rousseur par-ci par-là, sa bouche joliment dessinée, sublimée par du brillant à lèvres.

- J'ai envie qu'on passe un peu de temps ensemble. Ca te dit ? me susurre-t-elle soudain à l'oreille.

Sa voix sensuelle, qui s'insinue en moi alors que sa main s'enroule autour de mon cou, me bloque la

resorraton.

- Si tu ne réponds pas dans les cinq secondes, je proposerai à un de tes potes, me provoque-t-elle

en tripotant ma montre.

- C'est quand tu veux.

Hors de question que ce soit un autre qui en profite !

Elle me sourit en guise de réponse tout en détachant ma montre.

- Qu'est-ce que tu fais ? lui demandé-je en fronçant les sourcils.

- Écoute-moi, cher inconnu, me chuchote-t-elle, sa bouche à un chouia de la mienne. Si tu veux récupérer ta montre, attends-moi devant le bar d'ici dix minutes.

Sur ce, elle me sourit d'un air diabolique en quittant mes genoux, puis grimpe les marches qui mènent à la scène.

- Hé... T'es un sacré chanceux, toi ! s'exclame Nathan. Qu'est-ce qu'elle t'a dit?

- Qu'on allait enfiler des perles, dis-je en riant et en glissant mes doigts dans mes mèches rebelles.

- Putain, mais pourquoi elle ne m'a pas choisi?

- Parce que t'as une sale queule, le taquine Jo.

Des éclats de rire résonnent. Le mien aussi alors que je fixe cette charmante demoiselle qui se trémousse désormais sur sa chaise. Je la trouve vraiment douée. Souple. Merveilleuse. Sexy. Je trépigne déjà d'impatience à l'idée de ce qui va se passer d'ici une demi-heure.

- Qu'est-ce que j'ai loupé ? intervient soudain Keyne alors que la danseuse s'éclipse vers les coulisses.

- Un putain de spectacle. Tu aurais halluciné, dis-je pour le chambrer alors qu'il se rassied à sa place.

- Vas-y, raconte.

- Je t'expliquerai plus tard, j'ai plus le temps la

Je m'empare de mon verre de bière que je finis d'une traite, puis je me leve du fauteuil avant de me diriger vers le bar où ça grouille de monde.

Je ne sais pas ce que me réserve cette fille, mais une chose est certaine : je suis déjà excité au plus haut point.

En espérant que je ne me retrouve pas dans un truc chelou quand même.

Chapitre 3 CHAPITRE 2

Aylan

Alors que je patiente devant le bar depuis au moins cinq bonnes minutes en admirant tous les recoins du pub, je sens soudain une main me tapoter l'épaule. Je me retourne et découvre la danseuse, toujours avec sa perruque rouge, un sourire coquin aux lèvres.

- Tu me suis ? me lance-t-elle en agitant ma montre devant mes yeux.

- Où est-ce que tu m'emmènes?

- Quelque part où on sera tranquilles, me répond-elle en se dirigeant vers le fond de la salle.

Intrigué, je la suis, bien trop pressé de découvrir ce qui m'attend.

Tout en jetant un œil autour d'elle, elle ouvre une porte et s'aventure dans un long couloir sombre, tandis que je la reluque avec un immense sourire satisfait. De toutes les danseuses que j'ai croisées dans ce club, je trouve que c'est elle, la plus jolie. Elle n'a peut-être pas les formes généreuses de certaines, mais elle dégage quelque chose de bien plus sexy dans sa façon d'être.

- Vas-y, entre, me dit-elle en ouvrant une porte.

Alors qu'elle allume la lumière, j'avance avec prudence et découvre, à ma plus grande surprise, que nous sommes dans les vestiaires.

J'écarquille les yeux. Sérieux ? Je m'attendais à mieux comme décor. Mais bon, pourquoi pas...

- On a une demi-heure, me prévient-elle en fermant la porte.

Je la scrute en haussant un sourcil.

- C'est millimétré ? m'étonné-je avec une pointe de déception dans la voix.

- Écoute, je ne suis pas habituée à faire ce genre de choses. Nimporte qui pourrait faire irruption quand le show sera termine.

Ah ouais ?

- C'est la première fois que tu t'aventures dans un tel délire ?

Elle me jette un regard sombre.

- Ne me prends pas pour une prostituée, je ne le suis pas.

- Je n'ai pas dit ça. Je...

- Je veux juste m'amuser, alors ne me pose plus de questions et laisse-moi mener la danse, me coupe-t-elle d'un ton un peu sec.

Je hausse un sourcil dubitatif en me débarrassant de mon cuir et le laisse tomber sur un banc. Cette fille a un sacré tempérament, mais elle a raison. Je vais arrêter de me poser des questions. Pas de prise de tête. Il n'y a pas à s'en faire. Elle veut juste du sexe. Comme moi.

À peine assis sur le banc, elle grimpe sur moi et vient enrouler ses bras autour de mon cou. Je sens la chaleur de son corps alors qu'elle entrouvre ses jolies lèvres roses en plongeant ses yeux espiègles dans les miens. À l'instant où nos lèvres devraient entrer en contact, elle recule sa tête et cajole mon torse de ses mains douces et délicates glissées sous ma chemise, tout en se dandinant sur moi comme lorsque nous étions dans la salle de spectacle.

Tout devient torride d'un coup. J'ai une envie folle de l'embrasser, mais chaque fois que j'essaie de le faire, elle m'en empêche. Ça m'intrigue, mais je ne le lui dis pas afin de ne pas tout gâcher. Mes paupieres se ferment et je la laisse me toucher pour mon plus grand plaisir. Je la laisse déboutonner ma chemise. Je la laisse poser ses lèvres sur mon torse. Je la laisse lécher mes tétons et les mordiller.

Oh putain...

- Tu aimes ? me susurre-t-elle à l'oreille tout en agrippant mes cheveux.

- Oui, continue.

Ma queue palpite contre mon ventre quand elle tire mes mèches. Je suis complètement ailleurs, si bien que lorsqu'elle frotte son sexe contre le mien, je ne me contrôle plus. Je lui saisis les hanches et la plaque sans ménagement contre les casiers. Ses yeux deviennent aussi sombres que la nuit.

- Qu'est-ce que tu fais ? C'est moi qui prends les commandes, râle-t-elle en se détachant de moi.

Elle tente de s'échapper, mais je l'en empêche en collant mon corps au sien.

- Laisse-moi m'occuper un peu de toi, lui ordonné-je avant d'enfouir ma tête dans son cou.

Elle lâche un soupir, mais je vois dans son regard qu'elle a envie que je mène la danse. Alors sans plus attendre, j'embrasse son cou avant de le lécher lentement tout en remontant progressivement vers sa bouche. Je suis à deux doigts de l'embrasser. Malheureusement, elle ne m'en donne pas la permission, encore une fois, elle tourne la tête, me laissant à nouveau perplexe.

Mais c'est quoi son problème ?

- Pourquoi tu évites ma bouche ? J'ai envie de t'embrasser.

- Je préfère que tu ne le fasses pas.

- Pourquoi ?

- Parce que je ne veux pas qu'on s'attache l'un à l'autre.

J'ai envie de rire. C'est bien la première fois qu'une nana me sort un truc pareil, mais bien que ça m'emmerde de ne pas pouvoir goûter ses levres, je laisse tomber, sinon je sens que je pourrai dire adieu à cette folie. Ce serait quand même con.

Je l'embrasse de nouveau dans le cou tout en caressant son sexe à travers sa culotte noire, avant de glisser à l'intérieur. Je plonge mes yeux fiévreux dans les siens, et j'insère deux doigts en elle sans crier gare. Un gémissement franchit ses lèvres pendant que je vais et viens en elle. Putain... Un soupir m'échappe quand je sens combien elle est trempée.

- Pourquoi tu m'as choisi ? lui susurré-ie à l'oreille.

- Tu poses beaucoup trop de questions. Tu as un préservatif ?

- Dans mon portefeuille, réponds-je en continuant de la pénétrer.

Ses soupirs et ses gémissements emplissent la pièce, se mêlant aux miens. Je bande comme pas possible. Putain ! Moi qui voulais prendre mon temps, je ne vais pas y arriver.

Pressé d'aller plus loin, je l'abandonne quelques secondes afin de m'emparer du préservatif. Je fouille dans la poche intérieure de mon cuir et m'en saisis au moment même où elle enroule ses bras autour de mon ventre avant de coller sa poitrine contre mon dos. Mon cœur bat comme un fou quand elle défait ma ceinture. Je me retourne pour lui faire face et elle fait glisser mon jean jusqu'à mes chevilles.

- Laisse-moi faire, me dit-elle en m'arrachant le préservatif des mains.

Sourire aux lèvres, je la regarde déchirer l'emballage avec ses dents et dérouler le latex sur mon sexe dressé. Mon cœur bat si vite qu'il me donne l'impression qu'il va s'expulser de ma poitrine. Ce n'est pas la première fois que je m'aventure dans un tel délire, mais cette fille me rend plus dingue que les autres fois où je me suis envoyé en l'air. Et pourtant, je ne saurais pas dire pourquoi. Est-ce que c'est parce qu'elle m'a chauffé comme une diablesse dans la salle ?

Peut-être...

Sa petite danse sexy était vraiment très, très sympa quand j'y repense.

Elle repousse mon torse et je me retrouve soudain assis sur le banc à la contempler en train de dégrafer son porte-jarretelles et se délester de sa jolie culotte.

- Dis-moi comment tu t'appelles ? lui demandé-je alors qu'elle vient s'asseoir à califourchon sur mes genoux.

- Tu n'as pas besoin de le savoir, répond-elle en saisissant ma queue.

Elle ne me laisse pas le temps de lui poser d'autres questions, elle s'empale sur moi comme une déesse, et va et vient tout en fermant les yeux, la tête rejetée en arrière.

Dieu que c'est bon ! Vraiment trop bon !

Mes mains parcourent son buste, ses seins emprisonnés dans son bustier. J'ai bien envie de lui retirer sa perruque pour voir à quoi elle ressemble vraiment, mais je n'ai pas l'occasion de le faire parce qu'elle redresse la tête pour ancrer ses yeux emplis de désir dans les miens. Elle est magnifique.

J'adore ses yeux. Son nez. Sa bouche que je ne peux pas toucher.

Mais quel dommage...

Nous sommes tout près de jouir tous les deux. C'est trop tôt. Seulement, je ne parviens pas à me contrôler. Sans pouvoir empêcher quoi que ce soit, je laisse l'orgasme monter et la vague de bonheur me submerger en fermant les yeux. Très vite, elle me rejoint et elle étouffe son cri dans mon cou, son cœur battant la chamade. Une fois que son pouls reprend un rythme normal, elle se détache de moi et se rhabille tandis que je remonte mon jean avant de jeter le préservatif dans une poubelle. Puis tout en remettant ma ceinture, je lui souris d'un air satisfait en me rapprochant d'elle.

- C'est quoi ce que tu as là ? lui demandé-je, curieux, en touchant la marque étrange sous son aisselle gauche.

- Ça ne te regarde pas ! crache-t-elle avec une soudaine lueur de rage dans le regard.

J'écarquille les yeux, surpris qu'elle me parle ainsi.

C'est quoi son problème ?

- C'était juste une question. Je...

- Oui, bah, c'est bon, dégage maintenant ! me coupe-t-elle en pointant la porte du doigt.

Je lâche un rire nerveux.

- T'es pas sérieuse ?

- Si, on n'a plus rien à se dire.

Je la regarde d'un air mauvais.

Et dire que l'idée de lui proposer qu'on se revoie m'a traversé l'esprit pendant qu'on était en train de baiser... J'aurais été bien trop con de lui proposer ça.

- Nan, mais sérieux, tu déconnes ?

- Putain ! Mais dégage, je viens de te dire ! Qu'est-ce que t'as pas compris ?

Pris d'un accès de rage, j'empoigne mon cuir et ma montre en la dévisageant avec dédain, et je me casse de là sans plus attendre. Quelle garce ! C'est bien la première fois qu'on me fait un coup pareil.

Je n'aurais peut-être pas dû mettre les pieds ici finalement.

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