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Briser les Chaînes: Au revoir, mon mauvais mari

Briser les Chaînes: Au revoir, mon mauvais mari

Auteur:: Elowen Glass
Genre: Romance
Mon stylo glisse sur le formulaire d'immigration, laissant ma signature, mais ma main tremble légèrement, trahissant la tempête qui fait rage en moi. Devant l'employée impassible du consulat du Canada, le sourire professionnel est un écran ; mon esprit est déjà loin, de l'autre côté de l'Atlantique. Pourtant, en pleine rue parisienne, tel un coup de poignard, j'entends les éloges d'un "couple parfait" , le mien, celui que mon mari, Marc Dubois, l'architecte charismatique, a si brillamment mis en scène. Ce soir-là, son retour est l'odeur entêtante et florale de Sophie, ma propre cousine temporairement hébergée, et la trace infime de rouge à lèvres sur son col, une preuve implacable et nauséeuse de leur trahison. Leurs murmures échangés dans le couloir, dévoilant un plan machiavélique où je ne suis qu'un pion pour sa réputation, une façade pour ses affaires, brisent mon cœur en mille morceaux. La douleur me submerge, pourtant, une résolution glaciale s'installe en moi : je ne serai pas la victime fragile, je serai la stratège, et leur anniversaire sera le jour de sa ruine, et de ma renaissance.

Introduction

Mon stylo glisse sur le formulaire d'immigration, laissant ma signature, mais ma main tremble légèrement, trahissant la tempête qui fait rage en moi.

Devant l'employée impassible du consulat du Canada, le sourire professionnel est un écran ; mon esprit est déjà loin, de l'autre côté de l'Atlantique.

Pourtant, en pleine rue parisienne, tel un coup de poignard, j'entends les éloges d'un "couple parfait" , le mien, celui que mon mari, Marc Dubois, l'architecte charismatique, a si brillamment mis en scène.

Ce soir-là, son retour est l'odeur entêtante et florale de Sophie, ma propre cousine temporairement hébergée, et la trace infime de rouge à lèvres sur son col, une preuve implacable et nauséeuse de leur trahison.

Leurs murmures échangés dans le couloir, dévoilant un plan machiavélique où je ne suis qu'un pion pour sa réputation, une façade pour ses affaires, brisent mon cœur en mille morceaux.

La douleur me submerge, pourtant, une résolution glaciale s'installe en moi : je ne serai pas la victime fragile, je serai la stratège, et leur anniversaire sera le jour de sa ruine, et de ma renaissance.

Chapitre 1

Le stylo glissa sans un bruit sur le papier, laissant une signature nette et précise au bas du formulaire d'immigration. Adèle Dupont sentit un léger tremblement dans sa main, la seule trace visible de la tempête qui faisait rage en elle. Devant elle, l'employée du consulat du Canada lui sourit, un sourire professionnel et impersonnel.

« Tout est en ordre, Madame Dupont. Votre dossier est complet. Vous recevrez une notification dans les prochaines semaines. »

Adèle hocha la tête, un simple murmure de remerciement s'échappant de ses lèvres. En quittant le bâtiment officiel, l'air frais de Paris lui fouetta le visage, mais elle ne sentit rien. Son esprit était ailleurs, déjà de l'autre côté de l'Atlantique, loin de cette vie qui n'était plus qu'une mascarade.

Alors qu'elle attendait un taxi, deux femmes bien habillées passèrent à côté d'elle, leurs voix portant dans l'air calme.

« Tu as vu le dernier projet de Marc Dubois ? L'immeuble près de la Seine ? Absolument magnifique. »

« Et quel homme ! Toujours si dévoué à sa femme, Adèle. On les voit partout ensemble, il la regarde comme si elle était le centre de son univers. Un couple parfait. »

Adèle baissa la tête, un sourire amer se dessinant sur son visage. Le couple parfait. Marc Dubois, l'architecte de génie, l'homme charismatique que tout Paris admirait. Son mari. Il avait passé des années à construire cette image, une façade impeccable de mari aimant, et il y excellait. Personne ne pouvait deviner la pourriture qui se cachait derrière les murs de leur somptueux appartement.

Quand elle rentra enfin, le silence de l'appartement était assourdissant. Chaque objet, chaque meuble choisi avec soin, lui semblait désormais étranger, contaminé. Elle alla directement dans son atelier, un havre de paix où ses créations de mode prenaient vie. Mais même là, l'inspiration ne venait pas. Elle ne voyait que le visage de son mari, et celui de sa cousine, Sophie.

La porte d'entrée s'ouvrit tard dans la soirée. Marc apparut, son sourire radieux habituel illuminant son visage.

« Ma chérie, je suis rentré. »

Il s'approcha pour l'embrasser, mais Adèle se crispa imperceptiblement. Elle sentit sur lui un parfum qui n'était pas le sien. Un parfum floral, doux et entêtant. Le parfum de Sophie.

« Longue journée au bureau ? » demanda Adèle, sa voix neutre.

« Épuisante. Une réunion qui n'en finissait pas. Tu m'as manqué, » dit-il en la serrant dans ses bras.

Son regard à elle tomba sur le col de sa chemise. Une légère trace de rouge à lèvres, presque invisible, mais elle la vit. La couleur exacte que Sophie portait ce matin. Le cœur d'Adèle se serra violemment dans sa poitrine, un étau de douleur pure. C'était donc vrai. Les soupçons qui la rongeaient depuis des semaines n'étaient pas le fruit de son imagination.

Elle se dégagea doucement. « Je suis un peu fatiguée. Je vais me coucher. »

Marc la regarda, une lueur d'inquiétude feinte dans les yeux. « Tout va bien, mon amour ? Tu as l'air pâle. »

« Juste un mal de tête, » mentit-elle.

Elle monta dans leur chambre, son corps se mouvant comme un automate. Allongée dans le lit, elle fixait le plafond, chaque fibre de son être hurlant de douleur. Elle repensait à tous les signes. Les appels manqués. Les "réunions tardives". La façon dont Sophie, qu'ils hébergeaient "temporairement" depuis six mois, la regardait avec une pitié triomphante.

Plus tard, alors qu'elle feignait de dormir, elle entendit des murmures provenant du couloir. Elle se leva sans un bruit et colla son oreille à la porte. C'était Marc et Sophie.

« Sois patiente, » disait Marc d'une voix basse. « Adèle est fragile. Je ne peux pas la quitter maintenant, ça détruirait mon image. Les gens adorent notre histoire, le couple parfait. C'est bon pour les affaires. »

« Et moi, alors ? » se plaignit Sophie. « Je suis fatiguée de me cacher, de n'être que ta cousine aux yeux du monde. »

« Bientôt, mon cœur. Je te promets. Dès que j'aurai consolidé ma position, nous pourrons être ensemble. Pour l'instant, tu as tout ce que tu veux ici, non ? Profites-en. »

Adèle recula, sa main sur sa bouche pour étouffer un sanglot. L'image. Les affaires. C'était donc ça. Elle n'était qu'un accessoire, un pion dans son jeu de pouvoir. La douleur la submergea, si intense qu'elle eut l'impression de se noyer. Mais sous la douleur, une autre émotion commença à poindre, froide et dure comme de l'acier. La rage. Et avec elle, une résolution inébranlable.

Elle ne serait pas la victime fragile. Elle ne lui donnerait pas la satisfaction de la voir s'effondrer. Elle allait jouer son jeu, mieux que lui. Elle allait attendre, planifier, et le détruire au moment où il s'y attendrait le moins. Son regard se porta sur le calendrier. Son anniversaire approchait. Ce serait le jour parfait. Le jour de sa renaissance, et de sa ruine.

Chapitre 2

Le lendemain matin, le soleil filtrait à travers les rideaux de soie, mais pour Adèle, le monde était gris et sans couleur. Elle se réveilla au son de voix élevées provenant de l'appartement voisin. Les Dupont, un couple plus âgé, se disputaient encore, un spectacle presque quotidien.

« Tu m'as encore menti ! Où étais-tu hier soir ? »

Adèle écouta un instant, une ironie amère la saisissant. Des mensonges, partout des mensonges.

Marc entra dans la chambre, frais et dispos, un plateau de petit-déjeuner à la main.

« Bonjour, mon amour. Je t'ai préparé ton thé préféré, » dit-il avec son sourire le plus charmant. Il posa le plateau sur le lit et l'embrassa sur le front. « Je déteste quand nous nous endormons fâchés. Je t'aime plus que tout, tu le sais. »

Sa déclaration sonnait faux, comme une réplique de théâtre apprise par cœur. Adèle se contenta de hocher la tête, le cœur lourd.

Au petit-déjeuner, Sophie les rejoignit, vêtue d'une robe de chambre en soie qui en dévoilait plus qu'elle n'en cachait. Elle s'étira langoureusement, ses yeux se posant sur Marc avec une possessivité à peine déguisée.

« Bien dormi, cousin ? » demanda-t-elle d'une voix mielleuse.

« Très bien, merci, » répondit Marc, son regard glissant sur elle une seconde de trop.

Adèle observa la scène, un frisson de dégoût la parcourant. Ils ne prenaient même plus la peine de se cacher. C'était un affront, une humiliation constante.

Plus tard dans la journée, Marc insista pour qu'elle l'accompagne à un déjeuner chez ses parents. La famille Dubois était une dynastie de notables, obsédée par les apparences et la réputation. Adèle s'y sentait toujours comme une pièce rapportée.

À peine arrivée, sa belle-mère, Hélène Dubois, la prit à part.

« Adèle, ma chère. Vous êtes mariés depuis cinq ans maintenant. Marc est un homme important. Il a besoin d'un héritier. Quand allez-vous enfin vous décider à avoir un enfant ? »

La question était directe, brutale. Adèle sentit le poids de leurs attentes l'écraser.

« Nous y pensons, Hélène, » répondit-elle poliment.

Marc, qui avait entendu la conversation, s'approcha et passa un bras protecteur autour des épaules d'Adèle.

« Mère, s'il te plaît. Ne mets pas la pression à Adèle. Je l'aime plus que tout, avec ou without enfant. Sa santé et son bonheur sont tout ce qui compte pour moi. Nous aurons un enfant quand elle se sentira prête. »

Cette déclaration publique de soutien la laissa de marbre. Elle leva les yeux vers lui et vit le masque du mari parfait, l'acteur consommé. C'était une performance pour sa famille, pour le monde. À l'intérieur, Adèle se sentait vide, spectatrice d'une pièce dont elle ne voulait plus faire partie.

Le déjeuner se poursuivit dans une atmosphère tendue. Adèle mangeait sans appétit, écoutant d'une oreille distraite les conversations sur la finance, la politique et les derniers potins mondains.

Soudain, le téléphone de Sophie, qui les avait accompagnés, vibra. Elle jeta un regard à son écran, puis à Marc, un sourire entendu aux lèvres.

« Oh, je dois filer. Un rendez-vous de dernière minute pour un entretien. Vous m'excusez ? »

À peine Sophie eut-elle parlé que le téléphone de Marc vibra à son tour. Il le consulta rapidement.

« Ah, quelle coïncidence. Je dois y aller aussi. Un problème urgent sur le chantier de la Défense. Adèle, ma chérie, tu peux rester un peu avec mes parents ? Je reviens te chercher dès que possible. »

Il ne lui laissa pas le temps de répondre, l'embrassa sur la joue et partit presque en courant, quelques secondes seulement après Sophie. La coïncidence était trop grosse pour être crédible.

Adèle resta seule, piégée avec ses beaux-parents. Dès que Marc fut parti, le ton changea.

« Vois-tu, Adèle, » commença son beau-père, « Marc travaille si dur. Il mérite une famille stable. Une femme qui s'occupe de la maison et lui donne des enfants. Pas une artiste qui passe ses journées dans son atelier. »

Hélène enchaîna. « C'est ton devoir d'épouse. Si tu n'es pas capable de lui donner un fils, peut-être que tu n'es pas la femme qu'il lui faut. »

Les mots étaient des coups de poignard. Adèle encaissa, son visage impassible. Elle les laissa parler, déverser leur venin, leurs attentes, leurs déceptions. Elle ne dit rien, ne montra aucune émotion. À l'intérieur, la glace continuait de s'étendre, gelant la moindre parcelle de chaleur. Elle resta assise là pendant près de deux heures, subissant leur sermon, attendant que son mari, parti rejoindre sa maîtresse, daigne revenir la chercher.

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