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Brisée, Puis Libre

Brisée, Puis Libre

Auteur:: Ivy Locke
Genre: Romance
Mon amour, Jean-Luc, a perdu la mémoire. Mais il n' a oublié qu' une seule personne : moi. Et je savais qu'il faisait semblant. Notre certificat de mariage s' est transformé en acte de divorce du jour au lendemain. Trois jours plus tard, mon mariage minutieusement planifié a eu lieu, mais avec une autre mariée : son ex, Sophie Martin. J'ai été contrainte d'organiser cette cérémonie qui n'était rien d'autre qu'une farce cruelle. Sur des champs de lavande que j'avais destinés à notre union, j'ai vu ma robe de mariée orner Sophie, qui m'a humiliée en me forçant à m'agenouiller pour l'ajuster. Épuisée, brisée, j' ai fini à l' hôpital, pour n' entendre de sa bouche que le nom de ma remplaçante. Comment pouvait-il me faire ça, m'effacer si délibérément de sa vie ? Cette amnésie était un mensonge, une trahison calculée. Je ne pouvais pas le laisser s'en tirer ainsi. Alors, j'ai décidé de jouer à son propre jeu. À sa surprise, je ne l'ai plus reconnu. Pas une seule fois.

Introduction

Mon amour, Jean-Luc, a perdu la mémoire. Mais il n' a oublié qu' une seule personne : moi. Et je savais qu'il faisait semblant.

Notre certificat de mariage s' est transformé en acte de divorce du jour au lendemain. Trois jours plus tard, mon mariage minutieusement planifié a eu lieu, mais avec une autre mariée : son ex, Sophie Martin. J'ai été contrainte d'organiser cette cérémonie qui n'était rien d'autre qu'une farce cruelle.

Sur des champs de lavande que j'avais destinés à notre union, j'ai vu ma robe de mariée orner Sophie, qui m'a humiliée en me forçant à m'agenouiller pour l'ajuster. Épuisée, brisée, j' ai fini à l' hôpital, pour n' entendre de sa bouche que le nom de ma remplaçante.

Comment pouvait-il me faire ça, m'effacer si délibérément de sa vie ? Cette amnésie était un mensonge, une trahison calculée. Je ne pouvais pas le laisser s'en tirer ainsi.

Alors, j'ai décidé de jouer à son propre jeu. À sa surprise, je ne l'ai plus reconnu. Pas une seule fois.

Chapitre 1

Mon amour, Jean-Luc, a perdu la mémoire.

Il n'a oublié qu'une seule personne. Moi.

Et je sais qu'il fait semblant.

Mais je n'ai rien dit.

Notre certificat de mariage s'est transformé en certificat de divorce.

Trois jours plus tard, le mariage que j'avais méticuleuleusement planifié pendant un mois a eu lieu comme prévu.

Le marié était toujours lui, Jean-Luc Moreau.

Mais la mariée n'était plus moi. C'était son ex-petite amie, Sophie Martin.

Le téléphone a sonné, et c'était un numéro que je connaissais par cœur. C'était Jean-Luc. Sa voix était froide, sans aucune émotion, comme s'il parlait à une étrangère.

« Jeanne, on se retrouve demain à la mairie. »

J'ai senti mon cœur se serrer, mais j'ai gardé mon calme.

« Pour quoi faire ? »

Un silence. Puis, sa voix est revenue, encore plus glaciale.

« Pour divorcer. »

Je n'ai pas répondu tout de suite, le choc absorbant tous les sons autour de moi. Il n'a pas attendu ma réponse.

« Sois là à neuf heures. Ne sois pas en retard. »

Puis il a raccroché. Pas d'explication, pas de discussion, juste un ordre. C'était ça, la fin de nos cinq années de relation. Un simple coup de fil.

Le lendemain, à neuf heures précises, j'étais devant la mairie. Le ciel était gris, assorti à mon humeur. Jean-Luc était déjà là. Il n'était pas seul. Il tenait la main de Sophie, son ex. Elle me regardait avec un sourire triomphant, un air de victoire sur le visage. C'était une provocation évidente.

Jean-Luc, lui, évitait mon regard. Il fixait un point au loin, comme si j'étais invisible, comme s'il ne me connaissait pas. Son excuse ? L'amnésie. Un accident de voiture une semaine plus tôt, et hop, j'étais effacée de sa mémoire. C'était pratique. Trop pratique.

Sophie s'est approchée de moi, sa voix mielleuse mais pleine de venin.

« Jeanne, je suis désolée pour toi. Vraiment. Mais Jean-Luc a besoin de quelqu'un qui le soutienne dans cette épreuve. Quelqu'un qu'il reconnaît. »

Elle a resserré sa prise sur le bras de Jean-Luc, qui n'a pas réagi. Il restait là, passif, comme une marionnette.

Je l'ai regardée droit dans les yeux, sans rien dire. Ma dignité était la seule chose qu'il me restait.

À l'intérieur, les choses se sont passées très vite. Trop vite. Jean-Luc avait visiblement utilisé son influence. Il a passé un coup de fil discret pendant que nous attendions.

« Oui, c'est moi. Moreau. Accélérez la procédure. J'en ai besoin aujourd'hui. »

Normalement, obtenir un certificat de divorce prend du temps. Pour nous, ça a pris moins d'une heure. Un employé est venu nous apporter les documents, la tête basse, n'osant pas nous regarder. J'ai signé, ma main tremblait légèrement. Lui a signé d'un trait ferme et rapide. C'était fini.

En sortant, Sophie ne s'est même pas cachée. Elle m'a souri franchement.

« Au fait, Jeanne, Jean-Luc a dit que tu avais une heure pour récupérer tes affaires à la villa. Après, la serrure sera changée. »

C'était elle qui me mettait dehors. De la maison que nous avions choisie ensemble. De la vie que nous avions construite ensemble.

Jean-Luc a finalement tourné la tête vers moi, mais son regard était vide.

« Sophie a raison. Fais vite. »

Je suis restée plantée là, sur le trottoir, regardant leur voiture de luxe s'éloigner. J'ai pris un taxi pour la villa. Une heure. C'était tout ce qu'ils me donnaient pour emballer cinq ans de ma vie. Assise à l'arrière, les larmes que j'avais retenues ont commencé à couler. Je ne pleurais pas seulement la fin de notre amour, je pleurais la trahison, l'humiliation. Il ne m'avait pas seulement oubliée, il m'effaçait délibérément de sa vie, avec une cruauté que je ne lui connaissais pas. Et je savais, au fond de moi, que cette amnésie n'était qu'un mensonge bien orchestré. Et j'allais devoir jouer le jeu, pour l'instant.

Chapitre 2

Je suis arrivée à la villa, notre villa. Une voiture de sport rouge flambant neuve était garée devant, une voiture que je n'avais jamais vue. C'était la nouvelle voiture de Jean-Luc. Sophie était assise sur le siège passager, elle m'a vue arriver et un large sourire s'est dessiné sur ses lèvres.

Jean-Luc est sorti de la maison, il a fait le tour de la voiture et a ouvert la portière pour elle. Il s'est penché pour l'embrasser tendrement, un geste qu'il avait l'habitude de faire avec moi. Ça m'a fait mal, une douleur physique dans la poitrine. Il a ensuite bouclé sa ceinture de sécurité, un soin qu'il me réservait. C'était comme regarder une parodie de notre vie.

Sophie a baissé la vitre.

« Oh, Jeanne. C'est la voiture que tu avais choisie pour notre mariage, non ? Enfin, pour ton mariage. J'aime beaucoup le choix, elle est très confortable. »

Elle riait. Jean-Luc, à côté, avait un air satisfait. Il a démarré le moteur, qui a rugi. Ils sont partis en trombe, me laissant dans un nuage de gaz d'échappement qui sentait l'amertume.

Je suis entrée dans la maison. Ou du moins, j'ai essayé. Mes valises étaient déjà sur le perron, jetées là sans ménagement. Des vêtements, des livres, des photos, tout était empilé de manière chaotique. Certains de mes objets personnels étaient même tombés par terre, dans la terre humide du jardin.

La femme de ménage, Zhang Yí, une dame qui travaillait pour nous depuis des années et que j'appréciais beaucoup, est sortie, l'air désolé.

« Madame... Enfin, Mademoiselle Dubois. C'est Mademoiselle Sophie qui m'a demandé de faire ça. Elle a dit... elle a dit que vos affaires encombraient. »

Sa voix était pleine de pitié. Je savais qu'elle n'approuvait pas, mais elle n'avait pas le choix. C'était son travail.

J'ai entendu des pas derrière moi. C'était Jean-Luc. Il était revenu. Il a regardé mes valises avec un air de dégoût.

« C'est quoi ce tas de débris ? Zhang Yí, dépêchez-vous de nettoyer ça. Ça gâche la vue. »

Débris. Mes souvenirs, mes objets, ma vie avec lui, réduits à un tas de débris.

J'ai ravalé mes larmes. Je ne lui donnerais pas cette satisfaction.

« Ce sont mes affaires, Jean-Luc. »

Il m'a regardé comme si je venais de dire une absurdité.

« Et alors ? Elles sont sur ma propriété. Débarrasse-moi de ces ordures. Tu as pollué ma maison assez longtemps. »

Ordures. Le mot a résonné dans ma tête. Chaque objet dans ces valises avait une histoire, notre histoire. Le pull que je lui avais tricoté, la première photo que nous avions prise, le livre qu'il m'avait offert. Des ordures.

J'ai pris une profonde inspiration. Mon cœur me faisait mal, mais mon visage est resté impassible. J'ai commencé à ramasser mes affaires, une par une, et à les remettre soigneusement dans mes valises. Je ne voulais pas que quoi que ce soit reste derrière. Cette maison, qui devait être notre foyer, notre nid d'amour, était devenue un lieu hostile. Chaque coin me rappelait un souvenir, maintenant souillé par sa trahison.

Alors que je fermais la dernière valise, je me suis retournée vers lui. Il était toujours là, les bras croisés, impatient.

« C'est bon, j'ai fini de ramasser mes "ordures". » ai-je dit, ma voix était basse mais claire.

Il a haussé un sourcil, surpris par mon ton.

« J'espère juste pour toi que ta nouvelle vie ne finira pas un jour dans un tas d'ordures sur le trottoir. Mais avec le genre de personne que tu es devenue, j'en doute. »

Je ne lui ai pas laissé le temps de répondre. J'ai tourné les talons, traînant mes valises derrière moi, et je suis partie sans un regard en arrière. C'était une petite victoire, un minuscule acte de défi, mais c'était tout ce que j'avais. Et c'était assez pour me permettre de garder la tête haute.

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