Dans une très belle villa blanche à deux étages, tôt le matin, une jeune femme était debout sur le balcon en train de s'étirer. C'était Déborah. Après un moment, une autre jeune femme est venue la rejoindre et lui a dit quelques mots, puis elles sont parties. Cette seconde femme était sa sœur Sarah.
Elles sont entrées dans la chambre de Déborah. Cette dernière s'est déshabillée et est entrée sous la douche, tandis que sa sœur était couchée sur son lit en train de manipuler son téléphone portable.
Déborah est une jeune femme âgée de 24 ans, la cadette d'une famille qui compte un père, une mère et trois enfants. Sa sœur Sarah est la benjamine, âgée de 22 ans, tandis que son grand frère Romaric, âgé de 27 ans, ne réside pas dans le pays. Leur père s'appelle Michel et leur mère Christine.
Après un moment, Déborah est sortie de la douche et Sarah a engagé la conversation.
Sarah : Sœur...
Déborah : Oui ?
Sarah : Comment on s'organise pour ce soir ?
Déborah : Ne t'inquiète pas pour ça, j'ai déjà tout prévu. En plus, papa a dit qu'il ne voulait rien de grandiose, juste une petite fête en famille.
Sarah : Vraiment ? Et moi qui voulais inviter mes amis pour faire la fête...
Déborah : (rires) Je te rappelle que c'est la fête de papa, pas la tienne.
Sarah : Oh... merde. Donc, il n'y aura pas plus de six personnes.
Déborah : Oui, sauf que mon chéri viendra avec sa mère et sa sœur.
Sarah : N'importe quoi ! Pourquoi doivent-ils venir ?
Déborah : Eh, contrôle ton langage petite. C'est normal, nos parents les connaissent déjà et petit à petit, ils font partie de la famille.
Sarah : Oui, je sais. Bon, termine, on doit aller chez la coiffeuse. J'ai hâte de faire mon chignon.
Déborah a fini de s'habiller et, avec sa sœur, elles ont pris une voiture et sont parties en ville.
...
Elles sont revenues vers 18 heures, toutes belles avec leur nouvelle coiffure, et se sont changées pour rejoindre leur mère et la femme de ménage de la maison afin de préparer la table pour le soir.
Avant de les rejoindre, Déborah a pris son téléphone portable et a ouvert WhatsApp, où elle a reçu des notifications. Deux d'entre elles ont retenu son attention : un message de son copain Marcel et une notification du groupe "Les Supergirls", où elles étaient quatre copines qui partageaient presque tout.
Elle ouvrit la porte pour le groupe et constata qu'une d'entre elles les invitait à une soirée karaoké ce soir-là. Mais gentiment, elle refusa en raison de l'anniversaire de son père et annula pour la soirée.
Ensuite, elle ouvrit la porte pour son chéri et, avec un sourire aux lèvres, lut :
Message :
Marcel : Bonsoir ma déesse, j'espère que tout se passe bien et que tu es prête à nous accueillir ? Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à m'appeler. Tu sais que c'est l'anniversaire de mon futur beau-père, alors ne t'inquiète pas. Et aussi, prépare-toi, j'ai une petite surprise pour toi.
Après avoir fini de lire, elle lui répondit :
Déborah : Merci mon prince charmant, mais ne t'inquiète pas, tout est déjà prêt, soyez juste à l'heure. Nous vous attendrons. Et j'ai hâte de découvrir la petite surprise. À tout à l'heure. Bisous.
Puis elle se déconnecta, éteignit son téléphone et rejoignit les autres.
À 19h30, tout était prêt, les filles étaient déjà habillées, toutes ravissantes sur la véranda. Leurs parents étaient encore derrière et venaient. Elles avaient déjà préparé la table et étaient assises en train de discuter.
Après quelques minutes, on frappa à la porte, puis le gardien de la maison ouvrit et ce fut Marcel et sa famille qui arrivèrent. Il n'avait qu'une sœur et sa mère comme famille, leurs pères étant décédés depuis leur enfance. Depuis lors, leurs mères ne s'étaient pas remariées. Leur mère et la mère de Déborah étaient de très bonnes amies, se connaissant grâce à leurs affaires.
À leur vue, les deux filles se dirigèrent vers eux et les saluèrent.
La mère de Marcel s'appelait Marguerite et sa sœur Ernestine.
Marguerite : Comme vous êtes toutes ravissantes mes chéries.
Déborah et Sarah : Merci maman adorée.
Sarah : Vous êtes encore plus ravissante que nous tous ici.
Marcel : C'est clair, c'est la reine de la beauté en personne.
Ils commencèrent à rire ensemble, puis rentrèrent à l'intérieur. Marcel prit la main de sa mère et de Déborah, puis dit à sa sœur et Sarah :
Marcel : Bon, voici mes deux femmes, vous autres allez chercher les vôtres.
Puis il s'assit avec elles, pendant que les deux autres sœurs les regardaient.
Ernestine : Tu sais quoi frérot ?
Marcel : Non, dis-moi.
Ernestine : Ce n'est pas de ta faute... C'est juste parce que c'est ton tour, que tu es à l'honneur, nous aussi on vient.
Marcel : C'est de la jalousie maintenant ?
Sarah : Appelle ça comme tu veux beau-frère, mais elle a surtout raison. Viens ma chérie, on ira s'asseoir ensemble ici aussi.
Déborah souriait simplement en les écoutant.
Déborah : Ces filles-là sont incroyables.
Un moment plus tard, Sarah leur a expliqué un plan d'accueil pour les parents à l'entrée du salon, et ils étaient tous d'accord.
...
Les parents des filles étaient descendus de l'étage et arrivés à la table à manger. Ils ont constaté que les filles n'étaient plus là et que les invités n'étaient pas encore arrivés...
Michel : Où sont passées les filles ?
Christine : Je n'ai aucune idée, chéri... Déborah !!! Sarah !!!! Où êtes-vous ?
Michel : Bon, j'ai encore des choses à faire... Sers-moi d'abord à manger, et je reviens.
Tout à coup, toutes les lumières se sont éteintes.
Michel : Qu'est-ce que c'est que cette coupure ? Je n'ai même pas apporté mon portable en bas.
Christine serrait fortement la main de son mari, pendant que l'autre essayait d'allumer la torche de son téléphone en attendant que le groupe électrogène démarre, mais avant même qu'elle n'appuie sur le bouton, les lumières sont revenues accompagnées de petites paillettes qui jaillissaient d'en haut, suivies de la chanson "Happy Birthday".
🎼🎵🎵
Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire...
Happy birthday to you, happy birthday to you, happy birthday to you, happy birthday to you....
Le père était tellement émerveillé de les voir tous, et avait compris que c'était un plan. Il souriait avec sa femme, tandis que les autres s'approchaient en chantant. Ils ont commencé à applaudir avec sa femme, et les enfants ont allumé une autre chanson d'anniversaire de l'artiste Sidiki Diabaté, mais ont diminué le volume et ont tous chanté ensemble. Après la fin de la chanson, il y a eu des tonnerres d'applaudissements. Puis, tous ensemble, ils ont dit une dernière fois "Joyeux anniversaire". Ensuite, chacun s'est approché de Michel, l'a embrassé, puis il a pris la main de sa femme et leur a dit :
Michel : Merci infiniment à vous pour cette petite organisation. Même si je n'ai pas voulu d'une fête grandiose, ça a déjà l'air d'être grand juste avec votre compagnie. Tous autant que vous êtes, vous êtes chers pour moi. Merci à Mme Marguerite et ses enfants d'avoir répondu présents à notre invitation. Ça me fait énormément plaisir de vous voir tous réunis, et merci à toi, ma chérie, pour cette organisation. Nous n'allons pas faire attendre nos invités plus longtemps, donc je vous invite tous à vous asseoir et à profiter des bonnes choses.
Sarah : Ah oui... Moi, je mourrais déjà de faim.
Michel : Je le savais.
Tout le monde a ri, et ils se sont tous assis autour de la table où étaient disposés les différents menus, accompagnés d'autres musiques.
Après le repas qui s'était déroulé dans une ambiance conviviale, les filles rangèrent la table et nettoyèrent les bols pendant que le couple discutait avec Marguerite et Marcel. Au bout de quelques minutes, tout le monde avait terminé et les sœurs apportèrent le gâteau commandé, accompagné de champagne. Ensemble, le couple coupa le gâteau sous les acclamations des enfants, puis Déborah distribua les parts pendant que Marcel servait le champagne. Les filles mirent de la musique et firent des prestations qui enchantèrent leurs parents. Ensuite, tout le monde invita M.
Michel et sa femme à danser, ce qu'ils firent avec plaisir sous les applaudissements des enfants.
Après cela, la famille de Marcel remit un paquet au père de Déborah, qui les remercia. Tout cela se passait déjà dans le salon, où tout le monde était assis sur les canapés.
Soudain, la musique s'arrêta brusquement et Marcel se leva en souriant pour parler à tout le monde :
Marcel : Mes excuses à tous, M. Michel, Mme Christine, permettez-moi de prendre la parole pendant quelques minutes.
M. Michel : Vas-y, fiston.
Marcel : Merci.
Il se tourna vers Déborah et dit :
Marcel : Eh bien, Déborah, cela fait déjà deux ans que nous nous connaissons et que nous vivons une relation amoureuse extraordinaire. Dès la première fois que je t'ai rencontrée, ma vie a pris un nouveau départ et mes jours sont devenus meilleurs et plus heureux. Ta simple présence suffit à mon bonheur, et toutes les preuves d'amour, d'affection et les petites attentions que tu me donnes chaque jour font de moi l'homme le plus heureux du monde. Tu m'apportes tout ce que je peux espérer dans ma vie, et franchement, je ne supporte plus d'être loin de toi. Tout ce que je veux maintenant, c'est passer le reste de mes jours à tes côtés, fonder une famille avec toi. Je ne peux plus attendre plus longtemps pour cela. Devant tous nos parents et nos sœurs, je te demande...
Il mit un genou à terre et sortit un petit coffret qu'il ouvrit en disant :
Marcel : Déborah, veux-tu faire de moi l'homme le plus heureux de la terre ?
Elle ouvrit grandement la bouche en voyant la bague à l'intérieur qui brillait de mille feux, tout comme Ernestine et Sarah qui furent étonnées. Déborah regarda tout le monde presque en larmes de joie, pendant que les autres souriaient. Elle se leva et s'approcha de lui en disant :
Déborah : Bien sûr que oui... Oui oui.. Je le veux.
Il sourit et lui mit la bague au doigt. Ensuite, elle se mit à sautiller sur place. Il se leva ensuite et ils s'embrassèrent sous les ovations de tout le monde. Les sœurs vinrent les féliciter, de même que les parents.
Michel : Félicitations à vous, je suis très heureux pour vous. J'espère que tu prendras bien soin de ma fille et que tu ne la feras pas pleurer.
Marcel : Vous avez ma parole, monsieur.
Sarah : Ah, j'imagine que ma chère sœur ne va pas dormir du tout maintenant.
Christine : Dis plutôt si elle pourra encore lever la main. Elle ne voudra même plus l'utiliser pour faire quoi que ce soit.
Déborah : Maman, toi aussi !
Sarah : On te connaît, sœurette.
Tout le monde se mit à rire.
Après ce moment, Marcel et sa famille rentrèrent à la maison. Comme il se faisait tard, Déborah et sa famille allèrent se coucher également. En arrivant dans sa chambre, elle ne faisait que sourire et défilait devant son miroir. Ensuite, elle prit son téléphone portable et alla sur WhatsApp pour envoyer un message aux filles :
Message :
Déborah : Devinez quelle est la surprise ?
Les trois filles s'appelaient respectivement Beverlie, Simonia et Lorie. Elles étaient toutes en ligne, donc elles reçurent automatiquement le message et se mirent à écrire.
Lorie : Tu sais bien qu'on n'est pas fortes en devinette.
Déborah : Allez, un peu d'effort, s'il vous plaît.
Beverlie : Tu t'es fiancée ?
Déborah : Ouiiiiiii...
Lorie : Ce n'est pas vrai... Toutes mes félicitations ma chérie.
Simonia : Félicitations ! On fête cela demain.
Beverlie : Ouhhhhh lalalala... Félicitations. On doit forcément fêter cela demain.
Lorie : Et nous devons aussi rencontrer notre beau-frère.
Déborah : Calmez-vous les filles. Nous fêterons cela demain, sans faute. Et si possible, vous le verrez.
Les filles : Yesssss...
Déborah : Bon, je vous laisse les filles, je suis fatiguée. Bonne nuit à vous. Bisous bisous.
Beverlie : Bonne nuit, chérie. Nous aussi, nous allons dormir. À demain les filles.
Simonia : Bisous.
Lorie : Bonne nuit à tous. Je vous embrasse.
Ensuite, elle se déconnecta. Elle alla prendre une douche et revint se coucher, lorsque son téléphone sonna. C'était Marcel.
Marcel : Allô, bébé, toujours éveillée ?
Déborah : J'allais justement dormir. Vous êtes bien rentrés ?
Marcel : Oui. On s'appellera demain. Bonne nuit.
Déborah : Bonne nuit, mon cœur. Je t'aime. Bisous.
Marcel : Je t'aime aussi. Bisous.
Puis ils raccrochèrent. Elle éteignit la lumière et sourit en repensant à la soirée d'aujourd'hui, jusqu'à ce que le sommeil l'emporte finalement.
Dans une autre villa, de couleur blanche, on voit une jeune femme et un jeune homme dans le jardin qui se trouve dans un angle mort de la maison, en train de discuter. Cependant, à travers leurs visages, on remarque que rien ne va. L'homme s'appelle Nelson, il est debout et très nerveux, pendant que la femme, qui n'est rien d'autre que Beverlie, est derrière lui et n'a pas non plus bonne mine. Elle s'approche de lui et lui touche l'épaule, puis lui dit d'une petite voix :
Beverlie : Écoute Nelson, je suis vraiment désolée... Je ne voulais pas te blesser.
Nelson : Toujours le même refrain, si seulement tu pouvais être à ma place actuellement pour voir, pour comprendre.
Beverlie : Je sais, et je te comprends parfaitement, mais essaie aussi de me comprendre.
Nelson se retourne et lui fait face avant de continuer :
Nelson : Non.. Moi, je te comprends parfaitement, c'est toi qui refuses de me comprendre. J'ai été patient avec toi, regarde depuis un an que nous sommes ensemble et j'ai toujours l'impression que tu es distante dans notre relation. Où est-ce que je n'ai pas été à la hauteur de tes attentes ?
Beverlie : Si... Seulement...
Nelson : Seulement quoi ? Dis-moi...
Il la prend par les épaules et la secoue :
Beverlie : Arrête, s'il te plaît... Toi aussi, tu sais bien.
Il la relâche et la regarde avec un air dubitatif, puis se tourne et fait deux pas en avant en disant :
Nelson : Je ne sais rien... Je ne veux plus rien savoir. Comment peux-tu encore espérer retrouver un homme que tu n'as pas vu depuis près de dix ans, à cause d'une putain de promesse ? Qui te dit qu'il n'est pas encore marié, pire qu'il n'a pas encore d'enfant ?
Elle ne dit rien, il se retourne et continue :
Nelson : Tu sais bien que j'ai raison, Beverlie. Vous avez fait des promesses il y a plus de dix ans, tu as 24 ans aujourd'hui et vous n'avez plus eu de contact depuis tout ce temps, mais tu gardes toujours espoir... Franchement, tu me déçois. Penses-tu que je suis là pour être ton pneu de secours ?
Beverlie : Je suis désolée...
Nelson : Je suis désolé aussi... Mais j'ai assez patienté. Je croyais que tu étais une bonne femme, celle avec qui je pouvais fonder ma famille. Je t'ai toujours aimée sans réserve, espérant que tu reviendrais sur le droit chemin. J'ai cru que tu étais juste égarée et que tu finirais par revenir, mais je me rends bien compte que tu es déjà assez loin et qu'il t'est impossible de te retourner.
Beverlie coule des larmes et a la tête baissée...
Nelson : Désolé... Mais j'ai assez attendu, et tu dois maintenant te décider.
Il se retourna vers elle, le visage déçu.
Beverlie : Nelson !
Nelson : Oui, je suis sérieux. C'est difficile pour moi... Je pourrais être prêt à tout pour t'avoir, même s'il faut que je tue pour toi... Mais il n'y a aucun obstacle maintenant, le seul obstacle c'est toi-même. Donc maintenant, soit tu décides d'oublier totalement cet amour d'enfance et de te consacrer complètement à nous, soit tu continues de penser à lui et tu m'oublies... Mais sache une chose, si jamais tu ne le retrouves pas, ne reviens pas vers moi... Tu ne me verras plus.
Beverlie : Je suis vraiment désolée Nelson, donne-moi une chance et je te promets de changer.
Nelson : Je ne suis pas encore parti, tout ce que je te demande, c'est de faire un choix. Nous ne sommes plus des enfants, donc fais un bon choix qui t'arrangera dans le futur et que tu ne regretteras pas.
Elle s'approche de lui, prend ses mains et dit :
Beverlie : Il n'y a pas de réflexion... Je suis vraiment désolée pour tout le mal que tu as enduré. Tout ce que je peux te dire, c'est que ça va changer dorénavant...
Nelson : Es-tu vraiment sûre ?
Beverlie : Très sûre... Tu as raison, peut-être qu'il a déjà une famille ailleurs, une femme, des enfants ou je ne sais quoi d'autre... Et qu'il m'a oubliée... Je veux vraiment aller de l'avant.
Nelson : Je suis très heureux de t'entendre parler ainsi. C'est la Beverlie que je cherchais.
Beverlie : (sourit) Ça va changer, ne t'inquiète pas.
Nelson : Une petite question ?
Beverlie : Vas-y, je t'écoute.
Nelson : Si tu le rencontrais et qu'il ne s'est pas encore marié, que ferais-tu ?
Elle reste silencieuse un moment, son cœur battant rapidement... Elle avale sa salive avant de continuer :
Beverlie : Euh bien, euhhh...
Nelson lui touche la joue et dit :
Nelson : Tu ne me quitteras pas, j'espère ?
Beverlie : Euh... Non, si je t'aime déjà, c'est fini.
Nelson : Ça me rassure parce que je sais que ce sera le cas... Essaie juste de te donner ici et oublie-le. Compris ?
Beverlie : D'accord, c'est compris.
Il l'embrasse et elle répond également, puis après un moment, les deux se séparent et Nelson lui dit :
Nelson : Je t'aime beaucoup, Beverlie.
Beverlie : ... Moi aussi.
Nelson : Bon, je vais te laisser maintenant... Tu avais dit que tu sors avec tes copines ce soir, n'est-ce pas ?
Beverlie : Oui, c'est vrai... Mais il reste du temps... Tu prends le dîner avec moi ?
Nelson : Tu sais bien que je ne peux pas refuser tes plats...
Beverlie : "Sauf que pour aujourd'hui, ce n'est pas moi qui l'ai faite, c'est ma mère."
Nelson : "Ce n'est pas grave, c'est quand même bien... J'ai hâte de goûter. J'ai toujours pris la tienne, alors pour une fois que c'est ta belle-mère qui cuisine, ça changera un peu."
Beverlie : "D'accord... Allons-y."
Ils se prirent la main et entrèrent dans la maison. Beverlie le conduisit à la table à manger et servit les repas, en commençant par Nelson, puis elle se servit à son tour, et ils mangèrent.
Chez Marcel, sa mère était sortie faire des courses et sa sœur était partie à l'université. Il était seul chez lui en train de discuter avec son meilleur ami Firik.
Firik : "Félicitations mon pote, je suis vraiment heureux pour vous."
Marcel : "Merci mec, c'était nécessaire."
Firik : "Mais j'ai une petite inquiétude..."
Marcel : "Quoi ?"
Firik : "Cette fille dont tu parlais la dernière fois que..."
Sans même le laisser terminer, Marcel prit la parole :
Marcel : "Oh mec, laisse tomber. Il n'y a pas de marche arrière possible. C'est vrai que je l'aimais vraiment, et que si ce n'était pas à cause de cette histoire de famille, on serait peut-être ensemble à l'heure actuelle. Mais le temps a passé, beaucoup de choses ont changé. Comme je te l'ai dit, elle est probablement déjà avec quelqu'un d'autre. Je ne veux plus en parler, j'ai Déborah maintenant et je l'aime tellement... Et nous allons bientôt nous marier."
Firik : "Je n'ai jamais dit le contraire, mais tu devrais faire attention à toi, vu la façon dont tu parlais d'elle avant. J'espère que vous ne vous recroiserez pas."
Marcel : "Même si on se croisait, rien ne me fera changer d'avis... Rien."
Firik : "Je l'espère bien."
Marcel : "Ne t'inquiète pas. Bon, trinquons à..."
Firik : "À vos fiançailles."
Marcel : "Exactement. Santé !"
Ils commencèrent à boire. Tout à coup, Marcel reçut une notification sur son téléphone. Il l'alluma et vit que c'était de Déborah.
Message :
Déborah : "Bonjour mon amour, j'espère que tu as bien dormi ? De mon côté ça va, j'aimerais te demander si tu peux m'accompagner à une fête ce soir. Mes copines ont hâte de rencontrer mon fiancé."
Marcel : (en souriant) "Je vais bien ma belle, merci. Pour ta soirée, dis à tes copines de ne pas se presser, on se verra tôt ou tard."
Déborah : "Allez s'il te plaît... Ne me fais pas ça... Ce n'est pas pour toi qu'elles demandent, c'est juste une petite soirée pour faire connaissance..."
Marcel : "Ah oui ? Et je serai le seul homme ?"
Déborah : Et où est le problème ? Je serai avec toi.
Marcel : Dans ce cas, je serai avec mon ami Firik.
Déborah : D'accord, donc à ce soir 20h.
Marcel : Oui, à ce soir.
Déborah : Tu es vraiment adorable mon ange. Allez, à plus. Bisous.
Il lui envoie un sticker d'amour, puis éteint son portable.
Firik : Enfin, tu es là. Depuis un moment, tu souriais seulement.
Marcel : Toi aussi, tu sais. Tu m'accompagnes ce soir pour une fête ?
Firik : Quelle occasion ?
Marcel : Ah, c'est ma chérie qui veut me présenter à ses copines. Apparemment, elles veulent me rencontrer.
Firik : Vraiment ? Ces filles-là, et ça ne peut pas attendre ?
Marcel : Toi aussi, tu les connais.
Firik : Quand elles arracheront leur homme, elle comprendra.
Marcel : Elle a confiance en elles et en moi.
Firik : Confiance... Bref, je te laisse. À ce soir. Tu passes me chercher ?
Marcel : Bien sûr.
Firik : À ce soir, donc.
Marcel : Je te raccompagne.
Ils se lèvent et s'en vont ensemble au portail, avant que Marcel ne se retourne.
...
Le soir arrive, la soirée va se dérouler chez Lorie, puisqu'elle a un petit bar où l'on peut faire des fêtes. Comme ce n'est pas grand chose, les filles se sont mises d'accord pour être là-bas.
Simonia et Beverlie sont déjà présentes depuis 18h et ont aidé Lorie à préparer le bar avec une petite décoration en l'honneur de la soirée, ainsi que le repas, etc.
À 19h30, elles sont déjà prêtes et n'attendent que les autres. Elles discutent de tout et de rien. À un moment, Beverlie les a quittées pour aller aux toilettes.
Vers 19h50, une voiture se fait entendre et on sonne à la porte. Lorie va ouvrir. Simonia attend en laissant un message à Beverlie de venir vite, car leur copine est déjà de retour.
Elle répond ok, puis se dépêche de se maquiller rapidement devant son miroir avant de sortir. Pendant ce temps, les autres sont déjà sur les lieux.
Déborah embrasse ses copines et elles saluent Marcel et Firik.
Déborah : Et Beverlie ?
Lorie : Elle arrive bientôt.
Déborah : Bien, je vous laisse deviner qui parmi les deux est mon fiancé les filles... D'abord voici Firik, et ensuite Marcel.
Marcel, Firik, je vous présente mes copines Simonia et Lorie. Il reste une troisième amie qui viendra et que vous verrez.
Marcel & Firik : Enchanté, les filles.
Simonia : Tout le plaisir est pour nous.
Lorie : Ravie de vous rencontrer.
Déborah : Bien, les filles, devinez qui c'est...
Simonia : Humm... Toi aussi tu sais qu'on n'est jamais très forts en devinettes... C'est Beverlie qui nous bat toujours là-dedans.