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Au titre de l'amour

Au titre de l'amour

Auteur:: ELVIRA
Genre: Romance
Que peut-on faire par amour ? Au nom de l'amour seriez vous prêts à faire l'impossible ?

Chapitre 1 01

Chapitre 1

Je m'appelle Aika et je suis SDF dans un pays qui n'es pas le mien.

Ma vie a basculé du jour au lendemain et je ne sais même pas comment vous l'expliquer. Enfin je sais mais c'est compliqué.

Je suis partie du Gabon il y a 6 ans après avoir raté ma licence 1. Ma mère a décidé de m'envoyer étudier en France, je ne voulais pas la laisser parce que je n'ai qu'elle et elle n'a que moi, en plus elle avait eu une maladie qui l'avait laissé infirme d'une jambe et aucun membre de sa famille ne l'avait soutenu. Mais ma mère ne voulait pas entendre raison, elle m'avait littéralement chassé du pays et depuis mon départ m'avait interdit de rentrer.

La suite logique des choses c'était que à la fin de mes études j'avais fini par trouver un boulot ici. Les choses s'étaient faites assez rapidement je dois l'avouer, j'avais eu de la chance, le laboratoire de chimie ou j'avais fait mon stage avait décidé de me garder.

Je travaillais au sud de la France dans une petite ville et quand je me souviens de cette époque ma vie était belle, il y avait juste un seul hic. Mon chéri, l'homme de ma vie travaillait lui dans le nord et ne supportait plus cette distance.

Il exigeait que je le rejoigne, il me disait, « il y a des laboratoires partout si tu m'aimes vient vivre avec moi ».

Moi j'aimais beaucoup cette ville dans laquelle je vivais depuis plus de 5 ans, j'aimais mon boulot et mes collègues mais par amour j'ai fait l'idiote et j'ai démissionné. C'est la que ma vie a commencé à basculer.

***

C'était un Samedi matin que Aika débarqua sur les quais de la gare de Tourcoing avec deux grandes valises, Ngoye l'attendait et la vue de sa bien aimée lui mit le sourire aux lèvres. Après les embrassades, ils embraquèrent les bagages et rentrèrent chez eux.

Aika avait toujours été indépendante et avait toujours vécu seule. Elle appréhendait beaucoup le fait d'être 24/24 avec quelqu'un même si elle l'aimait beaucoup. Il y avait aussi un autre problème, concernant les charges de la maison, Ngoye avait beau être des mêmes origines que Aika, mais il pensait que la femme aussi devait participer aux charges de la maison, il avait donc décidé qu'ils partiraient sur un partage à 50 pourcent, mais par gentillesse laissait à Aika un mois, le temps de trouver un nouveau boulot.

***

Au bout de deux mois, Aika n'avait toujours retrouvé du travail et les tensions au sein du couple n'arrêtaient pas de grandir. Ngoye passait très peu de temps à la maison et lorsqu'il était là c'était une véritable panthère. Il ne s'en sortait plus avec les charges du quotidien comme il le rappelait à AIka au quotidien, elle ne comprenait pas de quelle charge il parlait sachant que le loyer et les autres factures n'avait pas changé avec sa présence. Elle se sentait piégée et désespérée à tel point qu'elle postulait à toutes les offres d'emplois qu'elle voyait. Il y avait urgence.

Elle avait un mauvais pressentiment et elle avait raison.

Un jour, Ngoye rentra du travail, il chercha Aika et la trouva dans la douche, elle lavait des vêtements dans la baignoire.

-Ngoye : Ah tu es là ?

-Aika : Bonjour bébé tu as passé une bonne journée ?

-Ngoye : oui, diminue la musique que tu écoutes là.

-Aika : Mais le volume est bas

-Ngoye : Diminue j'ai mal à la tête et quand tu finis de laver les vêtements vient me trouver au salon, on doit parler.

C'est fébrile que Aika retrouva Ngoye dans le salon, il avait un très sérieux.

-Ngoye : J'ai perdu mon boulot depuis un mois déjà.

-Aika : Quoi ? Pourtant tu sors chaque matin, Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

-Ngoye : Ce n'est pas ça le problème, la raison ne te concerne pas. Je t'ai appelé pour te dire que je vais quitter cet appartement et allé vivre chez un ami, donc toi aussi réfléchi ou tu vas aller vivre.

-Aika : Hein ! Attend attend ! qu'est ce que tu me racontes là ? tu veux que j'aille où ? J'ai quitté mon boulot et mon appartement parce que tu l'exigeais et maintenant tu veux que j'aille où ?

-Ngoye : Je ne sais pas, tu as bien une cousine à Paris non ?

-Aika : Tu sais très bien qu'on a eu des problèmes familiaux.

-Ngoye : Alors là tu es officiellement dans la merde. Voit une amie ou une cousine, je n'en sais rien mais tu dois libérer avant la fin de la semaine, je partirai juste après.

Juste après cette conversation, il était à nouveau sorti. Les jours suivants, il ne rentrait que pour se changer et ressortait. Aika ne savait plus quoi faire. Elle appelait les amis qui aurait ou l'héberger mais personne n'avait de la place. Elle les trouvait tous ingrats, elle qui les avait aidés quand il n'avait nulle part où aller lui avait tourné le dos la seule fois ou elle avait demandé de l'aide.

Excédée par la situation, elle fit ses affaires, les rangea dans un placard et n'emmena que le stricte nécessaire, direction paris.

Elle frauda le train et arriva chez sa cousine, Hélène la fille de sa tante Nadège. Elle y allait sans conviction, mais vu la situation elle n'avait rien à perdre.

Lorsqu'Hélène vit qui se tenait devant la porte de sa maison, elle voulu lui fermer la porte mais Aika s'interposa, elle était choquée par ce qu'elle voyait, sa cousine tenait un bébé dans ses bras.

-Aika : Hélène tu as un bébé ? tu accouches tu ne me dis même pas.

-Helène : Aika qu'est-ce que tu veux ?

-Aika : Hélène pourquoi tu crois à toutes ses histoires de familles qui n'ont pas de sens ? Nous sommes cousines ;

-Hélène : Ta mère a tué la mienne.

-Aika : Tu sais très bien que c'était un accident de voiture Hélène et ce n'est même pas ma mère qui conduisait.

-Hélène : aika qu'est-ce que tu veux ?

-Aika : J'ai besoin d'aide ma sœur, je n'ai nulle part où aller.

-Hélène : va te faire foutre !

Elle claqua sa porte.

***

Aika avait passé la journée à la gare du nord, elle avait regardé arriver et partir de nombreux voyageurs sans qu'elle puisse trouver une solution à son problème. Elle ne comprenait pas comment elle avait pu perdre le contrôle de sa vie à ce point. Elle repensait aux paroles de sa mère qui lui avait dit de ne pas quitter son boulot pour rejoindre Ngoye.

Et Ngoye dans tout ça, ou était-il ? pourquoi avait-il autant changé ? Elle n'aurait jamais cru que l'homme qu'elle aimait tant aurait été à l'origine de sa chute.

Elle se souvenait d'eux à l'époque étudiants et fou amoureux, qu'est ce qui avait bien pu se passer pour en arriver là, il ne décrochait même plus ses appels.

Elle fut tirée de ses pensées par son téléphone qui vibrait dans sa poche, c'était un numéro inconnu.

-Allo, madame Oyané

-Oui c'est bien moi

-Je suis la secrétaire du complexe scolaire catholique St Martin, vous avez eu un entretient avec nous, il y a deux semaines.

Rapidement Aika se souvint de cet entretient qui s'était soldé par un échec du au fait qu'elle n'avait aucune expérience dans l'enseignement et qu'elle n'avait pas un lieu de résidence dans la ville où se trouvait l'établissement. Elle se souvenait de cette journée, la situation avec Ngoye était devenue tellement critique qu'Aika postulait partout, elle était tombée sur cet établissement qui recherchait un professeur de physique-chimie, même si elle n'avait pas le profil, elle trafiqua son CV en mentionnant qu'elle avait enseigné dans un collège au Gabon. Elle dépensa ses dernières économies dans ce voyage. Elle passa l'entretient avec la responsable d'établissement, une petite dame pleine d'autorité. Elle lui avait dit clairement : « Vous n'avez pas le meilleur profil, sans expérience d'enseignement en France et vous vivez loin d'ici. Je vous rappelle avant 16h pour vous dire si je vous prends, mais si après 16H vous n'avez pas de mes nouvelles ça veut dire que je ne vous prends pas ça ne servira a rien de me rappeler »

Ca avait le mérite d'être clair, Aika reprit le train pour chez elle sans trop de conviction, mais vers 14H son téléphone sonna contre toute attente, c'était la responsable d'établissement. Aika n'en revenait pas, c'est pleine d'espoir qu'elle décrocha son téléphone. Mais l'enthousiasme retomba bien vite. La dame l'avait appelé pour lui dire qu'elle ne la prenait pas et elle avait souhaité le lui dire de vive voix pour qu'elle n'attende pas 16H en vain.

Aika l'avait trouvé très méchante, elle avait détesté cette femme ce jour-là. Alors elle ne comprenait pas ce qu'elle lui voulait après l'avoir traité de la sorte.

- Oui je me souviens de vous, que me voulez-vous ?

-La personne qui avait été retenu pour le travail a désisté et comme vous étiez la seconde sur la liste on vous rappelle pour savoir si vous êtes toujours intéressée pour le poste.

Aika n'avait même pas pensé à demander pourquoi au bout de deux semaines l'autre avait démissionné, galvanisée par l'enthousiasme elle répondit

-Oui je suis toujours intéressée

-Vous vivez toujours à Tourcoing ?

A cette question elle ne sut quoi répondre et baragouina quelque chose comme je vis à Paris

-Dans tous les cas si vous êtes intéressée il y a une solution d'hébergement au sein de l'établissement.

Aika n'en revenait pas.

-Bien sûr que je suis intéressée

-Vous pouvez venir quand pour la signature du contrat et la remise des clés pour le logement ?

-Je suis à Paris je prends le premier train, je serai là à 14H

- Parfait, j'informe la directrice, à toute à l'heure.

Aika se sentait bénie et remerciait le bon Dieu pour cette porte qu'Il avait ouvert pour elle, elle avait des larmes de reconnaissance qu'elle essuyait discrètement pendant qu'elle ramassait ses sacs.

Pauvre Aika si seulement elle avait su dans quoi elle allait s'embraquer, toute sa vie allait basculer à partir des heures qui allaient suivre.

Ps : Il y a quelque chose à déceler dans cette histoire, si tu as capté direct, met ton hypothèse en commentaire

Chapitre 2 02

Chapitre 2 : Je veux me laver

Aika descendit du train à la gare de St Peno un petit village perdu de Bourgogne Franche Comté, c'était la deuxième fois qu'elle descendait à cette gare et l'impression était toujours la même, ça sentait le trou perdu.

Elle sortit rapidement de la gare qui n'était déjà pas grande et regagna l'arrêt de bus. Un rapide coup d'œil sur les horaires, le prochain bus arriverait dans 1h 17. Elle décida donc de marcher de toute façon, l'école était à une vingtaine de minutes de la gare et depuis l'endroit ou elle se trouvait, elle pouvait apercevoir les cloches de l'église qui jonchait l'école.

Aika marchait depuis quelques minutes lorsqu'elle s'aperçut d'une chose, elle avait croisé très peu de monde mais à chaque fois qu'elle levait la tête sur les bâtiments, elle voyait des personnes à leurs fenêtres qui l'observaient.

Bon ce sont là sans doute les choses qu'on voit dans un petit village, les personnes âgées qui n'ont pas d'activités sont souvent des commères se disait-elle. Elle finit par arriver devant l'établissement. Elle sonna et c'est la secrétaire qui vint lui ouvrir. Elle s'appelait Sophie et c'était un rayon de soleil cette dame, elle arborait un large sourire.

-Sophie : Ahhhhh madame Oyané, bienvenue ;

Elle prit la valise d'Aika et l'invita à la suivre dans le bureau de la directrice.

Sophie : On a vraiment eu beaucoup de chance que vous ayez accepté, la dame que vous remplacée n'a pas duré huit jours et vous savez nous sommes un établissement privé, les parents ils payent et donc sont plus exigeants, il nous fallait à tout prix une nouvelle enseignante, voila le bureau de la directrice , entrez.

Aika appréhendait de la revoir car elle ne se sentait pas à l'aise en sa présence mais elle n'avait pas le choix.

Contrairement à ce à quoi s'attendait Aika madame la directrice la reçu avec un énorme sourire.

-La directrice : Entrez madame Oyané, Sophie apportez nous du café svp. Vous allez bien ?

-Aika : Ça va merci.

-la directrice : je sais que la collaboration entre nous avait mal débuté, mais je tiens à repartir sur de nouvelles bases.

Aika ne sut pas trop quoi lui répondre, elle acquiesça juste de la tête, alors la directrice lui sortit le contrat de travail qu'elle signa après avoir menti de l'avoir lu. Elle s'en foutait totalement de toutes cette paperasse, elle voulait juste un boulot et un toit sous sa tête.

La directrice lui expliqua ses prérogatives, lui donna plusieurs manuels et de nombreux documents, elle les prit sans lui poser une seule question. De toute façon, que pouvait elle bien demander ? Lors de son entretient, les deux femmes avaient abordés toutes les questions même celle concernant le salaire ; donc Aika voulait gagner du temps.

A la fin de l'entretien, Sophie revint chercher Aika pour lui faire faire le tour de l'établissement. Elle avait pris le soin de ranger les documents et les affaires d'Aika dans son bureau. Elles sortirent du bâtiment de l'administration par une petite porte dérobée et entrèrent dans le collège.

Sophie emmena directement Aika dans sa salle de classe qui était vide.

-Sophie : C'est ici que tu vas enseigner toutes tes classes, tu as vu ton emploi de temps ?

-Aika : Oui oui

-Sophie : T'inquiète pas, les élèves sont supers gentils, tu vas les adorer. Vient, je vais te montrer la salle des professeurs.

Elles entrèrent dans un autre bâtiment, il n'y avait personne dans les couloirs ni dans la cour sans doute dû au fait que c'était une heure de cours. Arrivé dans la salle des prof, Sophie fut appelée à l'accueil par une collègue, laissant Aika toute seule dans la salle et brusquement la porte s'ouvrit. C'était un monsieur, il resta devant la porte, Aika eut juste le temps de lui dire bonjour avant d'entendre.

« Encore une nègre, décidément on est pas sorti de l'auberge »

Puis il referma la porte sans rien rajouter.

Aika était abasourdie et au même instant Sophie réapparut.

-Sophie : Allez vient je vais t'installer dans ton appartement.

Le mot appartement lui remit les idées en place et ne dit mot de ce qui venait de se passer.

Lorsque la porte s'ouvrit, Aika n'en revenait pas, c'était le plus grand appartement qu'elle avait jamais vu de toute sa vie. Il était au derniers étages du bâtiment administratif et était entièrement meublé.

-Sophie : Entre !

-Aika : ohh c'est grand

-Sophie : Oui oui , c'est plus de 100m carré, c'était le logement réservé à la directrice, mais elle ne vit pas ici, elle monte de temps en temps lorsqu'elle est épuisée se reposer ou prendre une douche mais maintenant elle ne le fera plus. Bon je te laisse t'installer, et comme la directrice te l'a dit vu qu'on est jeudi, tu ne commenceras que lundi, le temps de t'adapter et de préparer tes cours.

-Aika : Ok

-Sophie : Bon j'y vais, si tu as besoin de moi n'hésite pas à descendre

-Aika : Ok , merci Sophie

-Sophie : De rien, à plus.

Lorsque Sophie referma la porte derrière elle, Aika réalisa à quel point il était vraiment grand cet appartement. Le couloir était grand, plus grand que son appartement d'étudiant. Elle se sentait subitement toute petite et très seule.

Elle avançait lentement dans cet immense couloir lorsqu'elle vit la première chambre, la porte était grand ouverte et le lit bien dressé comme s'il avait été fait le matin même. Ça ne lui donna la chair de poule, elle ne sut pas pourquoi. Elle continua d'évoluer, lentement puis tomba sur la douche, puis les toilettes, puis une porte qu'elle n'arriva pas à ouvrir.

Lorsqu'elle regarda à gauche elle vit une porte fermée, elle l'ouvrit et tomba sur une autre chambre, celle-là, le lit semblait n'avoir accueilli personne depuis belle lurette, elle décida de poser ses bagages là.

Sa première action fut d'arranger le lit avec le seul drap qu'elle avait prit soin d'emmener. Une fois fini, elle s'assit, puis s'affala ; la journée avait été longue.

***

Elle se réveilla en sursaut, la pénombre avait recouverte toute la maison. C'était en hiver et la nuit tombait très vite. Elle se leva et alla allumer la lumière de la chambre puis revint s'assoir sur le lit. Il y avait plusieurs appels en absence de sa mère et deux messages venant de Ngoye

Elle ouvrit le premier

« Je constate que tu es enfin partie. Toi-même tu l'as compris ça ne pouvait plus marcher entre nous. Je te souhaite bonne chance et pense à me renvoyer mes clés et la bague de fiançailles par la poste. Bonne soirée »

« Je m'occupe d'expédier tes affaires, des que tu as une adresse, fais moi signe, évite de te déplacer inutilement »

Le cœur d'Aika se mit à battre la chamade, c'est vrai qu'elle était exaspérée par l'attitude de Ngoye mais de là à rompre, elle ne pensait pas que son couple allait si mal.

Elle lança l'appel et Ngoye décrocha au bout de la troisième sonnerie.

-Ngoye : Allo !

-Aika : Qu'est-ce que tu me racontes là ? Ngoye c'est quoi ces messages que je viens de lire ?

-Ngoye : Mais je pense qu'ils étaient suffisamment clairs non

Il lui parlait avec condescendance, Aika pensait être dans un mauvais rêve.

-Aika : Attend Ngoye c'est à moi que tu fais ça ?

-Ngoye : Aika faut pas en faire tout un drame dans la vie les gens se rencontrent, s'aiment et se séparent, ça arrive tous les jours.

-Aika : Mais si tu savais que tu devais rompre avec moi, pourquoi m'as-tu demandé de tout laisser Ngoye ? comment peux-tu être méchant à ce point ? Tu sais ce que je traverse comme difficulté depuis ce jour-là ? Est-ce que tu peux imaginer la souffrance dans laquelle je suis ? sais-tu même ou je suis actuellement ?

-Ngoye : Sans doute chez ta cousine à Paris

-Aika : Elle n'a pas accepté de me prendre chez elle

-Ngoye : Ahh mais là tu vas faire comment ? J'espère que tu ne comptes pas revenir chez moi hein, je ne peux pas t'accueillir je t'ai déjà expliqué.

-Aika : Ngoye tu es vraiment très mauvais, à quel moment tu es devenu comme ça ? Qu'est ce que j'ai bien pu te faire pour que tu te comportes ainsi avec moi ? ohhh mon Dieu !

-Ngoye : Aika je suis vraiment désolée de la situation que tu traverse actuellement, j'ai ma part de responsabilités si tu veux, mais je ne t'ai pas mis le couteau sous la gorge pour que tu quittes ton travail. Je te l'ai demandé et si tu ne voulais pas, tu ne l'aurais jamais fait, donc si tu es venu c'est parce que tu voulais venir, mais bon si ca te plait de me faire passer pour le méchant alors j'accepte.

Aika était à cours de mots, elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait

-Ngoye : Bon je vais te laisser et n'oublie pas dès que possible renvoie moi la bague et les clés stp, bonne nuit.

-Aika : Donc si je te suis bien, tu n'as jamais eu l'intention de déménager, est ce que tu avais même vraiment perdu ton travail ?

-Ngoye : Bonne nuit Aika !

Il raccrocha.

Aika se sentait perdue, elle sortit de la chambre et se dirigea vers la douche, elle lava son visage comme si elle voulait se réveiller de son cauchemar. Se séparer de Ngoye, elle n'y avait jamais pensé et là ca lui tombait dessus comme ça, elle devait en parler à sa meilleure amie Brenda, elle lança l'appel mais ça ne sonna pas car elle avait déjà un appel entrant, c'était sa mère.

-Maman : Madame depuis l'après-midi je tente de te joindre, tu ne décroches pas, c'est comment ?

-Aika : Je dormais

-Maman : Je dis hein Aika, tu es allé faire quoi chez Hélène ?

Aika était étonnée, sa mère était déjà au courant de ce qui s'était passé

-Maman : Tu ne réponds pas hein ? Imbécile, je t'ai dit quoi par rapport à elle. Aika, à par moi tu n'as pas de famille, tu veux que je te le dise en quelle langue ?

-Aika : Mais maman j'étais dans la merde

-Maman : Tais-toi vilaine, tu es dans la merde c'est moi ta mère que tu appelles et pas Hélène. Mais ma fille quand vas-tu comprendre que ces gens là ne nous veulent pas du bien ? Quand ?

-Aika : Excuse-moi maman ! Je suis désolé

Ces paroles apaisèrent un peu la colère de la mère d'Aika

-Maman : Tu es dans quelle merde ?

-Aika : Maman Ngoye ne veut plus de moi, il m'a demandé de partir de chez lui

A présent elle pleurait à chaudes larmes.

-Maman : Aika arrête de pleurer

-Aika : maman je ne sais quoi faire, j'ai trop mal

-Maman : Ça va aller

- Aika : j'ai l'impression que ma vie est finie

-Maman : Non c'est là même que ça vient de commencer

- Aika : Pourquoi il m'a fait ça maman ? Pourtant je lui ai tout donné, tout

-Maman : c'est justement parce que tu lui as tout donné qu'il a fait ça !

-Aika : Hein !

-Maman : Mais oui ! Ton animal de Ngoye là moi je t'ai dit quoi quand tu m'as dit qu'il voulait que tu démissionnes ?

-Aika : Tu m'as dit qu'il ne m'aimait pas

-Maman : Et je t'ai dit quoi par rapport au fait de partir vivre avec lui ?

-Aika : que je ne devais pas le faire

-Maman : Voilà, maintenant aujourd'hui on en est où ? Quand je te parle ma fille il faut écouter. Mais tu es même quel genre de fille ? tu as déjà entendu qu'une fille quitte tout pour un copain, un copain, où ? Et quelle qualité même de copain, Ngoye.

-Aika : Il m'avait fiancé maman

-Maman : Je m'en fou de ça ! Ton Ngoye là je t'ai toujours dit qu'il ne te mérite pas, maintenant tu vois ce qui se passe. Maintenant tu vas faire comment ? moi je suis loin ma fille, je fais comment ? alors que toi tu es dans les problèmes en France, pourquoi tu n'as pas pitié de moi ;

-Aika : ...

-Maman : Là tu es où ? tu vas dormir à la belle étoile ?

-Aika : Non maman j'ai peu avoir un logement. La bonne nouvelle c'est que j'ai pu avoir un boulot et avec une possibilité de logement. Tu te souviens que je t'avais dit que j'avais raté un entretien dans une école non ?

-Maman : Oui !

-Aika : Ce sont eux, ils m'ont rappelé. Je commence lundi et le salaire est bon.

-Maman : Ahhh vraiment Dieu merci, le Seigneur est merveilleux ; Tu as tout le week end pour être au top lundi, je t'ai toujours dit que tu dois garder ta fierté africaine et devant les blancs tu dois toujours être au top, à cause de ta couleur on aura tendance à te mépriser mais par ton travail tu dois inspirer le respect ; focalise toi sur ton nouveau travail et oublie moi les ba Ngoye là.

-Aika : Ok maman, mais j'aimerai aller chercher mes affaires qui sont restées chez lui, je n'ai pris que peu de vêtements.

-Maman : Si j'apprends que tu as remis tes deux petits pieds chez Ngoye là-bas, tu vas me sentir. C'est quel vêtement que tu veux absolument aller chercher ? quand je te dis de te focaliser sur ton nouveau boulot là tu ne m'écoutes pas ? Andouille ! Demain, je t'envoie de l'argent, suffisamment pour acheter des vêtements et pour tenir le reste du mois avant ton salaire, tu le récupères et tu t'achètes le nécessaire, concentre toi sur ton travail ma fille.

-Aika : Ok maman

-Maman : Bon je vais te laisser, bonne nuit et surtout n'oublie pas de prier, de remercier Dieu pour tout.

-Aika : Ok maman Bonne nuit à toi aussi

-Maman : Merci

-Aika : Maman !

-Maman : oui quoi ?

-Aika : Je t'aime et merci pour tout

-Maman : Tchuip , je t'aime aussi même parfois tu es trop bête on ne dirait même pas que c'est moi qui t'ai accouché, bisous mon bébé

-Aika : Bisous

Lorsqu'Aika raccrocha, elle se sentit beaucoup mieux. Sa mère pouvait être brutale mais c'était sa façon d'être réconfortante.

Elle avait encore le téléphone dans les mains lorsqu'elle se rendit compte que l'eau coulait à la douche. Elle ne se souvenait pas avoir laissé l'eau couler. Elle s'empressa d'aller dans la douche. Mais une fois dans le couloir, la lumière qui l'éclairait ne s'alluma. Elle insista en vain, elle était sans doute grillée l'ampoule.

Elle traversa quand même le couloir, et une fois arrivée devant le lavabo ou elle s'était lavé le visage quelques minutes plutôt, il était sec et aucune goutte d'eau n'en sortait, par contre, de l'eau coulait dans la baignoire.

C'était bizarre, elle ferma l'eau et sortit de la douche mais à peine à l'extérieur que l'eau se remit à couler.

Machinalement elle fit demi-tour et referma à nouveau le robinet.

Mais, ça recommença. Elle se souvint que Sophie lui avait dit qu'en cas de problème d'eau elle devait couper l'arrivée d'eau qui se trouvait dans les toilettes. Alors, elle alla dans les toilettes et coupa l'alimentation en eau de toute la maison.

Ensuite elle regagna sa chambre et s'y enferma. Elle ressentait un sentiment étrange alors elle alluma son ordi et mit un peu de musique pour se changer les idées mais soudainement elle entendit frapper à la porte de sa chambre.

Trois coups

Boum boum boum

Elle arrêta la musique pour être sure. C'était impossible que ce soit à sa porte. Elle réunit tout le courage dont elle disposait et alla ouvrir la porte.

Il n'y avait personne.

C'était normal, elle était seule dans cette maison. Elle alla se rassoir sur le lit et s'apprêtait à remettre la musique lorsqu'à nouveau elle entendit

Boum boum boum

Puis une voix étrange :

« L'eau, je veux me laver»

Chapitre 3 03

Chapitre 3

On frappait à la porte

Boum boum boum

Puis elle entendit une voix lointaine

« L'eau, je veux me laver »

Comment était-ce possible ? elle était seule dans cette maison.

Elle entendit à nouveau des coups

Boum boum boum puis la même voix

« Madame la professeure ouvrez l'eau svp »

Elle sursauta, puis s'approcha lentement de la porte. Elle l'ouvrit lentement mais ne vit personne devant la porte. Elle ne comprenait plus rien. Mais au moment ou elle s'apprêtait à refermer sa porte, elle entendit à nouveau

Boum boum boum

C'est là qu'elle comprit que les coups ne provenaient pas de la porte de sa chambre, mais plutôt de la porte en face, une porte qu'elle n'avait pas réussit à ouvrir il y' avait quelques heures.

Elle avança lentement dans le couloir sombre en direction de la porte.

-Qui est là ? lança-t-elle

-Je m'appelle Mathieu, je vis avec mon père de l'autre côté, vous avez coupez l'eau alors que papa se lavait

Aika s'approcha de la porte, elle tenta de l'ouvrir comme elle l'avait fait l'après-midi en vain, puis elle constata qu'il y avait une clé dans la serrure. Cette clé, elle ne l'avait pas vu la première fois et était quasi-sure qu'elle n'était pas l'après-midi, mais elle s'empressa de la tourner et la porte s'ouvrit.

Elle tomba sur un jeune garçon d'environ 14 ans juste en face d'elle et un monsieur en serviette assis dans le fond. Elle le reconnu tout de suite, c'était l'homme qu'elle avait rencontré en salle des profs.

-Aika : Bonsoir, je ne savais pas que l'étage était habité par d'autres personnes.

-Mathieu : Désolé de vous déranger, mais en fait on n'est pas censé être ici. On squatte ;

-Aika : Hein !

-Aika : Mais attendez, c'est parce que mes parents ont divorcé et ma mère a tout pris, on a perdu notre maison, du coup comme papa travaille ici et qu'il savait que le dernière étage était libre alors on est venu rester là, mais c'est provisoire. S'il vous plait ne nous dénoncez pas, on a nulle part où aller et on ne fait du mal à personne, on occupe juste une chambre vide.

-Tu vas remettre l'eau oui ou merde ? Mathieu je te rappelle que tu n'es pas là pour papoter la noiraude

C'était le papa de Mathieu qui avait crié sur Aika et son fils

-Mathieu : papa tu ne devrais pas lui parler comme ça, tu sais très bien que si elle refuse d'aller remettre de l'eau on n'a aucun moyen de le faire.

Puis il regarda Aika, lui murmura

-On n'a pas le droit de traverser cette porte.

-Aika : Pourquoi ?

Le papa de Mathieu c'était levé et se tenait à présent devant Aika

-Le papa : Vous allez nous mettre l'eau, oui ou non ?

-Aika : Bien sur j'y vais

Elle tourna ses talons et courut vers les toilettes, en 2 secondes, elle avait rétabli l'eau, mais voulait absolument en savoir plus sur cet homme et son fils. Donc lorsqu'elle sorti de la douche, en face d'elle, elle trouva la porte fermée. Même pas la lumière traversait en dessous. C'est comme si, elle n'avait jamais rencontré ces deux personnes.

C'était vraiment étrange tout ça.

Elle resta devant la porte, ne sachant si elle devait l'ouvrir à nouveau ou frapper et attendre une réponse lorsque la sonnerie de son téléphone retentit depuis sa chambre.

C'était Brenda sa meilleure amie

-Aika : Allo ma belle

-Brenda : Salut Aika, comment vas-tu ? j'ai vu ton appel en absence.

-Aika : Oui je voulais te parler, mais attend Bren, je suis dans une maison bizarre ou il se passe des choses étranges

-Brenda : que se passe-t-il ?

-Aika : Je suis logé ou je bosse et il y a des squatteurs juste en face. Ils vivent dans une chambre de l'appartement, on ne les entend pas du tout sauf s'il veulent quelque chose mais la question que je me pose c'est de savoir comment ils sont rentrés.

-Brenda : Ça m'a l'air bizarre tout ça. Fait attention à toi Aika stp

-Aika : ok, Brenda il faut qu'on se voit ce week-end, stp. Je peux passer chez toi ?

-Brenda : J'aurai aimé mais malheureusement j'ai déjà des billets de voyage pour Barcelone j'y vais avec des amis du boulot. Mais on peut se voir pour le week-end prochain si tu veux.

-Aika : Ouais je vais attendre, parce que j'ai trop de choses sur le cœur mais j'ai besoin de te parler.

-Brenda : C'est Ngoye c'est ça ?

-Aika : Oui !

-Brenda : Ok , tu es ou actuellement ?

-Aika : Dans un petit village bizarre de Bourgogne- Franche Comté

-Brenda : Chez qui ?

-Aika : Personne, j'ai eu du boulot là-bas et ils me logent.

-Brenda : Ahh ok. Aika, on peut se parler demain, je suis fatiguée, je me lève tôt demain.

-Aika : Ok

-Brenda : Prends soin de toi et ferme bien les portes derrière toi stp, bisous

-Aika : Bisous

***

Aussi étrange que cela puisse paraitre, Aika avait dormi paisiblement. Elle avait pris le soin de poser une chaise devant la porte en guise protection contre une éventuelle irruption.

Elle était plutôt de bonne humeur et allait passer sa journée à Paris à faire du shopping après avoir récupéré l'argent que sa mère lui avait envoyé.

La journée se passait plutôt bien, mais Aika ressentait un extrême sentiment de solitude. Elle essayait de se changer les idées, mais n'y arrivait pas, la tristesse qu'elle ressentait était énorme. Elle regrettait son ancienne vie, sa vie sociale, ses amis, son boulot. Mais maintenant elle devait aller de l'avant et n'avait plus trop le choix.

Elle passa la matinée à Paris et rentra chez elle vers 13h. C'était la première fois qu'elle voyait les élèves, ils étaient dans la cour de récréation, c'était la pause.

Depuis la chambre de la salle à manger elle avait une vue sur la cour, et voir les enfants aussi nombreux dans la cour lui rappela qu'elle devait préparer ses cours, dès lundi elle commençait.

Elle passa donc tout l'après-midi à travailler, c'était une nouvelle aventure qui allait débuter et plus elle peaufinait son travail plus, elle prenait gout. Qui sait ? peut être qu'elle allait se plaire ici.

***

La nuit tomba très vite et trouva Aika toujours dans les bouquins, elle avait bien avancé et décida de prendre une pose.

Elle laissa ses affaires sur la table, de toute façon elle allait continuer ou elle s'était arrêtée et alla prendre une douche. Elle pensait qu'elle devait aussi manger mais n'avait pas d'appétit.

Après la douche, elle alla dans sa chambre et prit le téléphone. Elle avait plusieurs appels manqués de sa mère et de Ngoye.

Voir des appels en absence de Ngoye sur son téléphone lui donna des papillons dans le ventre. OMG il avait cherché à me joindre se disait-elle.

Mais elle décida d'abord d'appeler sa mère, histoire de garder le meilleur pour la fin.

La conversation avec sa mère fut courte. Elle voulait savoir comme sa fille avait passé la journée et si elle avait récupéré l'argent envoyé.

Aika était expéditive et rassura sa mère sur le fait qu'elle avait fait ce qu'elle devait faire. Puis lui souhaita bonne nuit.

Maintenant qu'elle avait raccroché, elle appela Ngoye, elle était un peu stressée ca allait s'entendre à sa voix

-Ngoye : Allo Aika

-Aika : Bonsoir Ngoye

-Ngoye : Ça va ?

-Aika : Oui ça va mais pourquoi tu m'as appelé autant de fois ? Il y a un problème ?

-Ngoye : Non je voulais juste te demander un truc

-Aika : Quel truc ?

-Ngoye : Si tu as déjà renvoyé la bague, j'en ai besoin.

Aika n'en revenait pas et son cœur s'emplit de tristesse à nouveau

-Aika : Ngoye, est ce que tu te souviens du jour ou tu m'avais offert cette alliance ?

-Ngoye : ...

-Aika : Moi si, c'était le jour de mon anniversaire, le 14 Juin, il y a bientôt deux ans. On avait passé une très belle journée, l'un de mes plus beaux anniversaires même je dirai. Pour finir la soirée on était allé dans un parc et c'est là Ngoye, c'est là que tu m'as fait ta demande en mariage (elle fit une pause) tu apportais tant de bonheur à ma vie pourquoi aujourd'hui tout n'est que tristesse Ngoye ?

-Ngoye : Je suis désolé Aika

-Aika : Ngoye tu es entrain de me détruire, tu m'as tout pris même la bague tu veux me la reprendre.

-Ngoye : Aika comprends moi, je suis dans la merde, j'ai besoin d'argent, sinon je ne te l'aurai jamais reprise.

-Aika : Tu as quel problème Ngoye ?

-Ngoye : J'ai fait des choses qu'il ne fallait pas et maintenant je suis dans la merde, c'est pour ca que je préfère t'éloigner de ma vie pour t'éviter les problèmes

-Aika : Et c'est pour ça que tu me fais autant de mal ? quel problème n'a pas de solution dans ce bas monde ? Au lieu de m'en parler tu fous la merde bon sang, on est un couple et on se devait de se soutenir mutuellement

-Ngoye : Oui je suis désolé mais là c'est trop tard en fait et je veux juste la bague, j'ai vraiment be...

Elle lui raccrocha au nez, elle en avait marre de l'entendre ne parler que de la bague.

Après avoir raccroché, elle était épuisée émotionnellement. Nonchalamment elle alla vérifier que la porte d'entrée était fermée, ce qui était le cas. Mais elle ne fit pas attention à ce qu'il y avait sur la table. Si elle n'avait pas eu les yeux plein de larmes, elle aurait constaté que ses affaires avaient été rangées, tous les stylo avait été remis dans sa trousse, les livres ouverts avaient été fermés et rangés sur le coin de la table.

Elle ne fit pas attention et alla pleurer dans le noir dans sa chambre. Elle avait le moral en berne et avait besoin de sommeil. La lumière du lampadaire en face, entrait dans sa chambre de plein fouet alors elle décida de prendre sa couverture qu'elle transforma en rideau , puis plaça la chaise devant la porte comme la veille et s'endormit

***

Elle se réveilla subitement comme tirée d'un mauvais rêve et à peine les yeux ouverts, elle eut un sentiment de malaise, comme s'il s'était passé quelque chose durant la nuit. Son premier réflexe fut de regarder vers la porte afin d'être sûre que personne n'était entré pendant qu'elle dormait. Elle fut tout de suite rassurée, la chaise n'avait pas bougé et coinçait toujours la poignée.

Mais ça ne suffisait pas à la rassurer, elle sentait que quelque chose clochait, c'est à ce moment qu'elle tourna la tête vers la fenêtre et là, elle vit que le rideau qu'elle avait placé la veille n'y était plus, il avait du tomber sans doute, c'était quand même une couette et c'était lourd.

Elle jeta un regard par terre et en vit rien, elle voulut donc sorti du lit mais c'est là qu'elle comprit ce qui s'était passé.

La couverture se trouvait sur elle, dans le lit, et la recouvrait de la poitrine aux pieds, comme si on l'avait posé là durant la nuit pour qu'elle ne prenne pas froid, l'hiver était rude.

Aika sauta de son lit, elle était paniquée, la couverture n'avait pas pu la recouvrir toute seule, et elle savait que ce n'était pas elle qui l'avait fait, alors c'était qui ?

Elle alla dans le couloir vers la porte de ses voisins squatteurs comme pour demander de l'aide mais personne ne répondit à ses appels en plus la clé qui était sur la serrure la veille avait disparu.

-Aika : je ne reste pas une seconde de plus dans cette maison

***

Quelques minutes plus tard, Aika était dans le train, elle avait juste pris son sac à main. Il était tôt certes, mais elle avait eu vraiment peur ce matin-là.

Elle arriva devant l'immeuble de Ngoye vers 7h, comme elle connaissait le code d'accès elle entra et rapidement elle se trouva devant sa porte.

Elle du sonner plusieurs fois avant d'entendre des pas se diriger vers la porte.

Puis elle s'ouvrit et Aika n'en croyait pas ses yeux.

-Aika : Brenda mais qu'est-ce que tu fais ici ? tu n'es pas censé être à Barcelone ?

Devant elle se tenait Brenda les yeux mis cos par le sommeil avec pour tout vêtement un t shirt trop grand, c'était celui de Ngoye.

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